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China poses biggest military threat to US: intel report

China poses the top threat to American interests and security globally and is making “steady” progress towards having the ability to seize the self-ruled island of Taiwan, an annual US intelligence report warned Tuesday.Beijing’s “coercive pressure” against Taiwan and “wide-ranging cyber operations against US targets” were indicators of its growing threat to US national security, …

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Epaves et lieux sacrés, un héritage culturel menacé par l’extraction minière sous-marine

Navires engloutis, esclaves morts lors de la traite transatlantique ou connexion “spirituelle” des îliens du Pacifique: les océans abritent un patrimoine culturel qui doit être protégé de l’extraction minière sous-marine au même titre que les écosystèmes, plaident ONG et peuples autochtones.”Nos ancêtres ont parcouru l’océan pendant des millénaires, transmettant les informations de génération en génération”, raconte à l’AFP Hinano Murphy, de l’association polynésienne Tetiaroa Society.”Nous sommes les enfants du peuple de l’Océan” et “nous devons protéger cet héritage”, en faisant “adopter le principe selon lequel les fonds marins sont un lieu sacré, la matrice de la vie” insiste-t-elle.Lors de la session en cours de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) en Jamaïque, les représentants de peuples autochtones ont plaidé pour que leur héritage culturel et leur lien spirituel avec les océans soient reconnus dans le code minier, qui doit établir les règles d’exploitation des fonds marins dans les eaux internationales.Scientifiques et défenseurs des océans insistent depuis longtemps sur les menaces que cette future exploitation industrielle fait peser sur les écosystèmes marins. Mais “le patrimoine culturel sous-marin est la mémoire vivante des générations qui nous ont précédé, sa protection doit être une priorité égale à la protection de la biodiversité marine”, a plaidé lors des débats Salim Lahsini, représentant du Maroc, s’exprimant au nom des pays africains.Le projet de texte actuel, encore très disputé, prévoit bien une protection du “patrimoine culturel subaquatique”.Les entreprises exploitantes devraient ainsi notifier l’AIFM en cas de découverte de restes humains, d’objets ou de sites archéologiques. Une découverte qui, selon l’issue des négociations, pourrait mener à une suspension des activités.Mais les modalités et les définitions ne font pas consensus.”Définir le patrimoine culturel seulement par les épaves me semble très triste”, dit à l’AFP April Nishimura, une représentante d’un clan des Gitxsan au Canada, qui souligne le lien de son peuple avec la mer par l’intermédiaire des saumons qui remontent les rivières.- “Immatériel” -Dans cet esprit, un groupe d’Etats mené par la Micronésie a proposé de spécifier que cet héritage inclut à la fois le patrimoine matériel (restes humains, artéfacts, épaves de bateaux et leur cargaison…) et le patrimoine “immatériel”, comme les connaissances liées à la navigation traditionnelle ou les pratiques spirituelles liées à l’eau.A ce stade, seules les technologies d’extraction des nodules polymétalliques présents dans le Pacifique semblent suffisamment développées pour envisager un passage à l’échelle industrielle.Mais l’Atlantique, avec la présence d’un autre type de gisements, pourrait aussi être concerné.Cet océan abrite dans ses entrailles bateaux coulés et avions abattus pendant les deux Guerres mondiales, ou encore les traces de siècles de traite des esclaves entre l’Afrique et l’Amérique.”De nombreux navires transportant des esclaves ont coulé pendant la traversée. Et de nombreux esclaves décédés pendant le voyage ont été jetés à la mer”, souligne auprès de l’AFP Lucas Lixinski, professeur à l’université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney.C’est “une histoire importante du patrimoine sous-marin et de nos liens actuels avec lui”. Si arrêter l’extraction en cas de découverte d’une épave semble sur le principe assez simple, protéger les volets “immatériels” de ce patrimoine est plus complexe.Le code minier pourrait “créer une liste d’évaluation” en amont, avance le professeur. En particulier en demandant aux communautés concernées et à des anthropologues si l’activité dans telle zone pourrait “perturber les connexions culturelles de façon trop invasive, destructrice”.Le groupe de travail mené par la Micronésie recommande lui la création d’un comité spécialisé — composé notamment de représentants de peuples autochtones — chargé d’assister le Conseil de l’AIFM dans sa décision sur un plan d’exploitation.Quant à la protection du patrimoine matériel, des solutions existent, assure à l’AFP Charlotte Jarvis, archéologue maritime et représentante de l’ONG The Ocean Foundation.”Nous sommes entrainés à repérer une épave dans des données sur les fonds marins (…) et à agir à partir de ces données”, par exemple pour mettre en place une “zone tampon”, explique-t-elle.Avant de détromper ceux qui pourraient croire qu’il n’y a pas de vestiges à explorer aussi loin sous la mer.”Pensez simplement à la plus célèbre épave dans le monde, le Titanic,” échoué à 3.800 mètres de fond.

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Corée du Sud: 19 morts dans une série de feux de forêt d’une rare ampleur

Dix-neuf personnes ont péri dans une série de feux de forêt parmi les pires de l’histoire de la Corée du Sud, qui ont causé des dommages sans précédent et dépassé toutes les prévisions.Un hélicoptère déployé pour lutter contre ces feux qui ravagent le sud-est du pays “s’est écrasé mercredi dans une zone montagneuse du comté de Uiseong” tuant son pilote, a indiqué à l’AFP le service des pompiers de la province de Gyeongbuk (est).Dix-huit autres personnes ont péri dans ces incendies, a annoncé mercredi un responsable du ministère de la Sécurité à l’AFP, ajoutant que six personnes avaient été grièvement blessées et treize légèrement.Depuis le week-end, des milliers de pompiers luttent contre plus d’une dizaine de départs de feu qui ont déjà ravagé des milliers d’hectares du sud-est de la Corée du Sud.Le feu est arrivé si rapidement que les gens ont fui sans emporter la moindre affaire, ont raconté à l’AFP des habitants réfugiés dans le gymnase de l’école primaire de Sinsung.”Les vents étaient tellement forts”, a décrit Kwon So-han, un résident de 79 ans d’Andong, qui a fui dès qu’il a reçu l’ordre d’évacuation.”Le feu est venu de la montagne et s’est abattu sur ma maison”, a-t-il dit, affirmant qu’il n’avait pu rien emporter.- “Dommages sans précédent” -Ces feux ont “causé des dommages sans précédent”, a déclaré le président par intérim Han Duck-soo, soulignant qu’ils “se développent d’une manière qui dépasse les modèles de prévision existants”.M. Han a élevé mercredi le niveau d’alerte à son maximum et annoncé une “réponse nationale totale”.Cho Jae-oak, un pomiculteur, a expliqué à l’AFP que sa femme et lui avaient pulvérisé de l’eau autour de leur maison dans une tentative désespérée de la protéger.”Quand le feu brûlait dans la montagne, des boules de feu volaient jusqu’ici”, a-t-il relaté.Ces incendies, aggravés par un temps sec et venteux, ont conduit les autorités à déplacer près de 23.000 personnes, dont des milliers de détenus.Les autorités ont également émis mardi soir une alerte d’urgence destinée aux résidents du village historique de Hahoe. Ce site très touristique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est toujours dangereusement menacé par le feu mercredi.- Situation “critique” -Plus de 17.000 hectares de forêt ont brulé, a indiqué M. Han, évoquant une situation toujours “critique”. C’est plus que les 16.000 hectares partis en fumée lors des graves incendies de Los Angeles en janvier.Pour lutter contre les multiples feux, des centaines de soldats ont été mobilisés, et l’armée américaine fournit un soutien par hélicoptère depuis ses bases militaires du sud du pays, selon le président par intérim.Ces soldats s’ajoutent aux plus de 6.700 pompiers déjà déployés, dont les deux cinquièmes se trouvent dans la zone d’Uiseong, avaient affirmé mardi les autorités.A Uiseong, un des incendies aurait été causé par une personne qui entretenait un site funéraire familial et aurait accidentellement déclenché le brasier.Les feux de forêt peuvent être favorisés par l’augmentation des températures, la multiplication des canicules et la baisse des niveaux de précipitations, des facteurs associés au changement climatique.”La région a connu un temps inhabituellement sec avec des précipitations inférieures à la moyenne”, a relevé Han Duck-soo, soulignant que le sud du pays avait été touché par deux fois plus d’incendies cette année qu’en 2024.L’année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée en Corée du Sud, avec une température annuelle moyenne de 14,5 degrés Celsius –deux degrés de plus que la moyenne des 30 années précédentes– selon l’Administration météorologique coréenne.

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Corée du Sud: 18 morts dans une série de feux de forêt d’une rare ampleur

Dix-huit personnes ont péri dans une série de feux de forêt parmi les pires de l’histoire de la Corée du Sud, causant des “dommages sans précédent” et dépassant toutes les prévisions, selon le président par intérim du pays.Des milliers de pompiers luttent depuis le week-end contre plus d’une dizaine de départs de feu dans le sud-est du pays, qui ont déjà ravagé des milliers d’hectares.La catastrophe a causé la mort de 18 personnes, a annoncé mercredi un responsable du ministère de la Sécurité à l’AFP, ajoutant que six personnes ont été grièvement blessées et 13 légèrement.En réponse, le président par intérim Han Duck-soo a élevé mercredi le niveau d’alerte à son maximum et annoncé une “réponse nationale totale”.Ces feux ont “causé des dommages sans précédent”, a affirmé M. Han, ajoutant qu’ils “se développent d’une manière qui dépasse les modèles de prévision existants”.Ces incendies, aggravés par un temps sec et venteux, ont conduit les autorités à déplacer près de 23.000 personnes, dont des milliers de détenus – une décision rare.Les évacuations ont débuté dès mardi après-midi “mais malheureusement, des victimes n’ont pu être évitées”, a regretté le président par intérim.Les autorités ont également émis mardi soir une alerte d’urgence destinée aux résidents du village historique de Hahoe. Ce site très touristique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO est toujours dangereusement menacé par le feu mercredi.Plus de 6.700 pompiers sont déployés pour lutter contre les différents feux, avaient affirmé mardi les autorités, les deux cinquièmes des effectifs se trouvant dans la zone d’Uiseong.Mais “des vents forts atteignant des vitesses de 25 mètres par seconde ont persisté hier de l’après-midi jusqu’à la nuit, forçant la suspension des opérations d’hélicoptères et de drones”, a relaté Han Duck-soo.Des centaines de soldats ont aussi été mobilisés, et l’armée américaine fournit un soutien par hélicoptère depuis ses bases militaires du sud du pays, a-t-il précisé.- Situation “critique” -Plus de 17.000 hectares de forêt ont été perdus, a indiqué M. Han, évoquant une situation toujours “critique”. Il s’agit d’un chiffre plus élevé que les 16.000 hectares partis en fumée lors des graves incendies de Los Angeles en janvier.Les feux de forêt peuvent être favorisés par l’augmentation des températures, la multiplication des canicules et la baisse des niveaux de précipitations, des facteurs associés au changement climatique.L’année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée en Corée du Sud, avec une température annuelle moyenne de 14,5 degrés Celsius — deux degrés de plus que la moyenne des 30 années précédentes — selon l’Administration météorologique coréenne.”La région a connu un temps inhabituellement sec avec des précipitations inférieures à la moyenne”, a relevé Han Duck-soo, soulignant que le sud du pays avait été touché par deux fois plus d’incendies cette année par rapport à la précédente.M. Han a appelé la population à faire preuve de la plus grande prudence pour éviter tout nouveau départ de feu, prévenant que de nouveaux incendies pourraient “submerger les ressources déjà éprouvées”.Un des incendies à Uiseong aurait été causé par une personne qui entretenait un site funéraire familial et aurait accidentellement déclenché le brasier.- “Le feu est venu de la montagne” -Le feu est arrivé si rapidement que les gens ont fui sans emporter la moindre affaire, ont raconté à l’AFP des habitants réfugiés dans le gymnase de l’école primaire de Sinsung.”Les vents étaient tellement forts”, a décrit Kwon So-han, un résident de 79 ans d’Andong, qui a fui dès qu’il a reçu l’ordre d’évacuation.”Le feu est venu de la montagne et s’est abattu sur ma maison”, a-t-il dit, affirmant qu’il n’avait pu “emporter que son corps”.Cho Jae-oak, un pomiculteur, a expliqué à l’AFP que sa femme et lui avaient pulvérisé de l’eau autour de leur maison dans une tentative désespérée de la protéger.”Quand le feu brûlait dans la montagne, des boules de feu volaient jusqu’ici”, s’est-il rappelé.Le gouvernement a promis de fournir une aide d’urgence et un soutien financier aux déplacés.

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Face à l’assaut des vagues, les ports du Pacifique sud-américain renforcent leurs protections

Des grues déposent d’imposants blocs de béton sur le brise-lames qui protège depuis un siècle le port chilien de San Antonio des assauts de la houle. Profitant d’une mer calme, les ouvriers s’activent avant le début de l’hiver austral, en juin.Les opérations commerciales du principal port chilien, comme celles de dizaines d’autres, dont deux des plus importants en Equateur et au Pérou, sont de plus en plus perturbées par l’agitation marine.Avec l’élévation du niveau de la mer et la hausse des températures liées au réchauffement climatique, “des houles plus intenses et plus fréquentes se produisent”, explique à l’AFP le climatologue chilien Raul Cordero. Des sites portuaires qui, il y a encore quelques décennies, n’auraient pas eu besoin d’être protégés, doivent désormais l’être, assure-t-il. Or, le port de San Antonio se situe dans une baie “très exposée”, note Andrés Orrego, directeur du site spécialisé Portal Portuario.Situé à 120 kilomètres de la capitale Santiago, San Antonio est le troisième port le plus fréquenté du Pacifique sud-américain, avec 1,7 million d’équivalents vingt pieds (EVP, la mesure de référence du secteur) y transitant chaque année.En 2021, l’infrastructure avait dû être fermée pendant 74 jours, soit huit fois plus que lorsque les mesures de protection ont débuté 13 ans plus tôt. En 2024, il a été inopérant pendant un mois entier.- “Insécurité” -Ces dernières années, la mer s’est infiltrée “jusqu’aux zones opérationnelles”, créant “de l’insécurité” pour les travailleurs, regrette Jorge Santos, sous-directeur des opérations du port.Depuis 2020, quelque 270 navires ont été empêchés d’entrer ou de sortir du port. Or, selon M. Santos, chaque jour d’immobilisation leur coûte entre 80.000 et 150.000 dollars. Composé de blocs de 20 tonnes, son brise-lames de 1.000 mètres de long et dix de haut est régulièrement pris d’assaut par les vagues, explique José Aldunate, chef des travaux du port. Le port a investi 11 millions de dollars pour le renforcer. Les travaux ont débuté en 2024 avec l’installation de blocs concaves, conçus pour renvoyer les vagues.   La moitié de la digue a déjà été consolidée, permettant déjà de réduire le nombre de jours de fermeture du port, passé de 47 en 2023 à 30 l’an dernier. La fin des travaux est prévue pour le premier semestre 2026. “Même si ces travaux vont permettre d’atténuer l’impact des vagues, certaines passeront encore, mais dans des limites acceptables, permettant au port de continuer à fonctionner sans difficulté”, estime José Aldunate.- “S’adapter” -Au Chili, le port d’Antofagasta, point clé de l’exportation du cuivre, prévoit également de renforcer son brise-lames afin de réduire les jours où il est contraint de fermer.Plus au nord, le port péruvien de Callao, le principal de la région sur le Pacifique, bien que protégé par une digue de 13 mètres de haut ainsi que par deux îles, est également touché. Fin 2024, il a été fermé pendant dix jours en raison de vagues atteignant jusqu’à quatre mètres de haut, un phénomène qui a également affecté une centaine d’autres ports du pays. Toujours au Pérou, le nouveau mégaport de Chancay, exploité par la Chine, comprend lui déjà un vaste brise-lames de près de trois kilomètres de long. Les ports équatoriens aussi sont touchés par le phénomène. Jusqu’il y a six ans, celui de Manta ne fermait que quelques heures chaque année en raison de la houle. En 2024, il a dû fermer plusieurs jours, a assuré à l’AFP l’Autorité portuaire. Manta a besoin d’un plan de “travaux de protection côtière, d’amélioration des infrastructures portuaires et de stratégies d’adaptation à l’impact du changement climatique”, reconnaît l’opérateur.”C’est un problème auquel il faudra s’adapter”, note le climatologue Raul Cordero. “Il faudra investir beaucoup d’argent pour se protéger contre la houle”, prédit-il.

TPMP s’arrête, l’avenir de Hanouna commence

Après 15 ans d’existence, de nombreuses polémiques et trois semaines de diffusion en ligne, l’émission TPMP s’arrête pour de bon mercredi soir et son animateur Cyril Hanouna entame un nouveau chapitre qui doit le conduire chez le groupe M6 en septembre.”On va maintenant se concentrer sur notre projet”, a-t-il assuré vendredi en annonçant l’arrêt surprise de “Touche pas à mon poste”.Après l’arrêt de la chaîne C8, l’émission était diffusée depuis le 3 mars sur la webtélé Zoubida TV, via Dailymotion, YouTube, Molotov, myCANAL et les bouquets des box internet.Ce dispositif original, couronné par de fortes audiences, avait été annoncé le 27 février, lors de la dernière de TPMP sur la chaîne du groupe Canal+. Mais il était censé durer jusqu’à fin avril.C’est aussi au terme de cette émission que l’animateur avait dévoilé sa destination future: le groupe M6, sur la télé W9 et Fun Radio.Lancée sur France 4 en 2010, transférée en 2012 sur D8 (renommée C8), TPMP est devenue l’une des émissions les plus populaires de France et revendiquait quelque deux millions de téléspectateurs.Un succès public émaillé de nombreuses polémiques. Décidé par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, l’arrêt de la diffusion de C8 sur la télévision numérique terrestre (TNT) a été motivé par ses “manquements réitérés”. La chaîne a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende à cause des dérapages de Cyril Hanouna.- Pas de politique ? -Au fil des années, TPMP a pris une tournure de plus en plus politique. Son animateur est soutenu à droite et à l’extrême droite et boycotté à gauche.Une inimitié l’oppose à La France insoumise. Vendredi, le mouvement de gauche radicale a été condamné pour atteinte à son “droit à l’image”, à cause d’une caricature qui a soulevé des accusations d’antisémitisme.Porté par sa popularité, Cyril Hanouna n’écarte pas une candidature future à l’élection présidentielle.C’est cette image politique que veut gommer M6: le groupe a martelé qu’il recrutait l’animateur pour des émissions de pur divertissement.Un contrat a été signé pour un talk show sur W9 en avant-soirée (comme TPMP) et une émission sur Fun Radio l’après-midi. Actuellement, Cyril Hanouna officie sur Europe 1, radio dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, comme le groupe Canal+.Mais avant même son arrivée, Baba (le surnom de l’animateur) a été recadré par son futur employeur pour avoir égratigné dans TPMP un pilier de Fun Radio, Bruno Guillon. Le 11 mars, le groupe avait apporté “tout son soutien” à ce dernier et “regretté vivement” les propos à son encontre.Fin janvier, l’animatrice star de M6 Karine Le Marchand s’était, elle, opposée à la venue de Cyril Hanouna dans le groupe, car il l’avait critiquée par le passé. Après des excuses de l’intéressé, elle est revenue sur sa position, tout en assurant rester “vigilante”.- Doutes -Ajouté à des craintes en interne, tout cela a fait naître des doutes sur l’arrivée de l’animateur chez M6. “Je pense que c’est impossible après tout ça”, juge un salarié.Officiellement, rien n’est toutefois remis en cause. L’intéressé a lui-même démenti lundi l’existence d’une “clause” permettant aux parties de tout annuler, évoquée par le journal Le Parisien/Aujourd’hui en France.Reste à savoir l’impact qu’aurait sa nouvelle émission sur le paysage télé.En faisant revenir Cyril Hanouna au divertissement, le pari du groupe M6 est de rajeunir le public qu’il avait dans TPMP, ce qui est plus rémunérateur du point de vue publicitaire.Comme “Touche pas à mon poste”, cette nouvelle émission ferait face aux talk shows “Quotidien” sur TMC (groupe TF1) et “C à vous” sur France 5.”Il n’y avait pas de concurrence frontale entre TPMP et Quotidien” car “les propositions étaient très différentes”, a noté le PDG du groupe TF1, Rodolphe Belmer, lors d’une rencontre avec la presse organisée par l’Ajef (Association des journalistes économiques et financiers) mardi.”Le public de C8 était très différent du public de TMC dans sa sociologie” et “les audiences de Quotidien n’ont pas bougé” après l’arrêt de C8, a-t-il développé.Pourrait-il en être autrement avec la nouvelle émission sur W9 ? “Ça dépend un peu de la proposition éditoriale”, a jugé M. Belmer. 

Consentement: le texte modifiant la définition pénale du viol débattu à l’Assemblée

Les députés débutent mercredi en commission des Lois l’examen d’un texte transpartisan visant à modifier la définition pénale du viol pour y intégrer la notion de consentement, un débat juridique qui divise tant les juristes que les associations féministes mais à la portée symbolique forte.Comme “illustré” lors du procès des viols de Mazan, la notion de consentement “est omniprésente dans les débats sociétaux et tout au long des débats judiciaires tout en étant absente du code pénal”, constatent Véronique Riotton (Ensemble pour la République) et Marie-Charlotte Garin (Ecologiste), auteures de cette proposition de loi.  Le texte, signé également par les présidents des groupes macroniste et écologiste Gabriel Attal et Cyrielle Chatelain, propose “de combler ce silence de la loi en introduisant la notion de non-consentement dans la définition du viol et des agressions sexuelles”. A l’heure actuelle, selon le code pénal, le viol se caractérise par “tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise”.Soutenue par le gouvernement, la proposition spécifie la notion de consentement pour permettre aux juges et enquêteurs de mieux apprécier son défaut. Le texte, bien qu’écrit à l’issue d’une année de travaux et auditions, a soulevé d’importantes réserves.Une partie du monde judiciaire, comme par exemple le conseil de l’Ordre des avocats de Paris, ou des associations féministes, telle que Osez le féminisme, se sont inquiétés d’une possible inversion de la charge de la preuve: reviendra-t-il aux plaignants de prouver qu’ils ne sont pas consentants ? Une crainte balayée par le Conseil d’Etat dans un avis rendu début mars, pour qui l’enquête ne sera “évidemment pas dirigée vers le plaignant” mais “vers l’auteur”.- Curseur sur la victime ? -La haute juridiction administrative a émis une série de remarques rédactionnelles, suggérant une formulation – “le consentement doit être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable” – assortie de précisions sur l’interprétation du silence et de l’absence de résistance.  Les deux auteures de la proposition ont déposé des amendements pour “intégrer les modifications rédactionnelles du Conseil d’Etat” qui a “rassuré énormément d’inquiétudes”, affirme à l’AFP Mme GarinLa députée espère bénéficier d’un soutien franc de la gauche et du camp gouvernemental en dehors de “quelques électrons libres”.Une poignée d’élus socialistes ont toutefois déposé des amendements pour s’opposer à cette réécriture. “Je suis très très choquée en tant que juriste qu’on définisse un crime par l’attitude de la victime”, s’indigne la députée socialiste Colette Capdevielle. “Le droit pénal, c’est d’abord définir le comportement d’un auteur, pas celui d’une victime”, selon elle. La définition actuelle “n’empêche pas que les victimes soient au cœur du débat, avec en plus une instrumentalisation de la notion de consentement, qui est partout mais qui n’est pas clairement définie”, lui a rétorqué Mme Garin.Le Rassemblement national “pourrait voter contre”, selon l’un de ses cadres, pour qui le procès des viols de Mazan a montré que la loi actuelle avait permis la condamnation des agresseurs.Les débats devraient être plus techniques et agités en commission des Lois – où siègent de nombreux députés juristes de formation – que dans l’hémicycle où l’examen est prévu le 1er avril.Pour Erwan Balanant, député MoDem, en tant que juriste, “je dirais qu’on n’a pas vraiment besoin” de ce texte, “mais la loi a aussi une vertu pédagogique”.La loi “a un rôle à jouer dans les efforts collectifs pour remplacer la culture du viol”, défendent Mme Garin et Mme Riotton. Selon elles, la “terminologie utilisée” dans la loi actuelle contribue au maintien d’un stéréotype “sur ce qu’est une +bonne+ victime – qui résiste, se débat, est exemplaire dans son comportement -, et un +vrai+ viol – avec violence et contrainte, par un monstre ou un étranger”.En outre, après le procès des viols de Mazan, il “y a une attente forte des Français d’un changement de la loi”, selon Mme Garin.

Mort du petit Emile: gardes à vue prolongées, la piste familiale se dessine

La garde à vue du grand-père du petit Emile Soleil, entendu pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre” dans l’enquête sur la disparition du garçonnet en juillet 2023 alors qu’il était en vacances dans la maison de campagne familiale a été prolongée pour 24 heures, a indiqué dans la nuit de mardi à mercredi son avocate.Les grand-parents, un oncle et une tante de l’enfant avaient été interpellés tôt mardi par les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille, marquant une brusque accélération sur une piste familiale dans l’enquête qui n’avait enregistré aucune annonce significative depuis la découverte il y a tout juste un an d’ossements du petit garçon de deux ans et demi.La garde à vue de Philippe Vedovini, initialement d’une durée de 24 heures, a été prolongée, a déclaré à la presse son avocate Me Isabelle Colombani, devant la gendarmerie à Marseille, vers minuit, au sortir d’une troisième audition de son client, interpellé avec son épouse et deux de leurs enfants majeurs tôt mardi matin à leur domicile de la Bouilladisse (Bouches-du-Rhône).Son épouse, Anne, “continuera à se soumettre” aux questions des enquêteurs, avait déclaré peu avant l’avocat de la grand-mère, Julien Pinelli, laissant entendre que la garde à vue de sa cliente avait également été prolongée.”Philippe Vedovini et son épouse, grands-parents d’Emile Soleil, ainsi que deux de leurs enfants majeurs, ont été placés en garde à vue des chefs d’homicide volontaire et recel de cadavre par les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille”, avait annoncé tôt mardi le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.Une éventuelle prolongation des gardes à vue de l’oncle et de la tante d’Emile, également interpellés et interrogés dans une autre lieu, n’était pas immédiatement connue.Philippe Vedovini, 59 ans “répond aux questions et est là pour qu’on s’approche de la vérité, en espérant qu’on y arrive”, a déclaré Me Colombani. “J’espère que ces gardes à vue permettront d’aboutir à quelque chose”, a ajouté l’avocate, en indiquant que les auditions reprendraient “mercredi matin”.Les auditions “se passent bien” et sans “confrontation”, avait-elle indiqué plus tôt dans la soirée, soulignant que “la garde à vue n’est pas une décision de culpabilité”.Selon une source proche du dossier, les enquêteurs ont également procédé dans la journée à “une dizaine d’auditions de témoins”.- Remorque à cheval -Les quatre interpellations ont eu lieu peu avant 7 heures mardi à La Bouilladisse, commune de 6.000 habitants entre Aix-en-Provence et Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, où le couple Vedovini réside avec plusieurs de ses enfants.Une perquisition s’est déroulée dans la matinée à leur domicile, un cossu mas provençal. Des enquêteurs ont saisi pour expertise un véhicule SUV et une remorque à cheval.Emile a disparu le 8 juillet 2023, alors qu’il venait d’arriver chez ses grands-parents dans leur résidence secondaire du hameau du Haut-Vernet, perché à 1.200 mètres d’altitude dans les Alpes-de-Haute-Provence.Les parents du garçonnet n’étaient pas sur place au moment de la disparition, mais plusieurs autres membres de la famille étaient présents. Malgré plusieurs jours de battues citoyennes et de “ratissages judiciaires”, aucune trace de l’enfant n’avait été retrouvée dans cette zone escarpée et isolée.Pendant neuf mois, l’enquête n’avait rien donné de concret, jusqu’à la découverte, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 km du hameau, à 25 minutes de marche pour un adulte. Des vêtements et un petit bout d’os avaient également été retrouvés par la suite dans la même zone.- Sang sur une jardinière -Le 13 mars, la présence des enquêteurs dans le hameau du Haut-Vernet avait relancé les spéculations. Les gendarmes avaient saisi devant l’église paroissiale une grande jardinière, dans laquelle des traces de sang ont été retrouvées, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.”Ces placements en garde à vue s’inscrivent dans une phase de vérifications et de confrontations des éléments et informations recueillis lors des investigations réalisées ces derniers mois”, a souligné le procureur d’Aix-en-Provence.Le grand-père d’Emile est kinésithérapeute-ostéopathe à La Bouilladisse, berceau de cette famille catholique traditionaliste. Avec sa femme, ils ont eu dix enfants, tous scolarisés à la maison, dont la mère d’Emile, Marie, est l’aînée. Philippe Vedovini avait été placé il y a plusieurs années sous le statut de témoin assisté dans une enquête sur des soupçons de violences et d’agressions sexuelles au début des années 90 dans la communauté religieuse de la Sainte-Croix de Riaumont à Liévin (Pas-de-Calais), où il était chef scout.Les obsèques publiques d’Emile avaient été célébrées le 8 février dernier dans la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var), lors d’une messe en latin, en présence de toute la famille et de plusieurs centaines de personnes.Quelques heures seulement après la cérémonie, les grands-parents d’Emile avaient publié un communiqué, clamant que “le temps du silence doit laisser place à la vérité”. “Nous avons besoin de comprendre, besoin de savoir”, écrivaient-ils.

Au procès Depardieu, les attaques de la défense ne font pas trembler les plaignantes

Altercation, invectives et moqueries: au procès de Gérard Depardieu pour agressions sexuelles, l’avocat de l’acteur a cherché mardi à déstabiliser les plaignantes et leurs conseils, faisant monter la tension à son paroxysme dans la salle bondée du tribunal correctionnel de Paris.”Arrêtez de le cuisiner pendant une heure ! C’est tellement abject ! Ça n’a pas de sens, c’est stupide”, s’emporte Me Jérémie Assous, alors que Gérard Depardieu est interrogé par l’avocate d’Amélie, une des plaignantes.”C’est insupportable de vous entendre”, ajoute l’avocat de Gérard Depardieu, allant jusqu’à se moquer de la voix de sa consœur, Me Carine Durrieu Diebolt. Les avocates des parties civiles, traitées d'”hystériques” par Me Assous, se lèvent et protestent.Dans la salle d’audience bondée, le public retient son souffle. A la barre Gérard Depardieu, vêtu tout de noir, observe la scène tout comme les deux plaignantes, Amélie et Sarah. Après un rappel à l’ordre du président, les questions ont repris sans que l’acteur de 76 ans ne change de version.Selon ses souvenirs de ce jour de tournage en septembre 2021, il a seulement pris Amélie par les hanches “pour ne pas glisser” de son tabouret alors qu’il l’attaquait sur la décoration du film. A de nombreuses reprises, Gérard Depardieu avoue ne pas se rappeler, ne comprend pas la question, demande de répéter, de mieux articuler.Dans la matinée, le prévenu a contesté l’agression sexuelle à la barre: “Il y a des vices que je ne connais pas”, a-t-il expliqué, au deuxième jour de son procès.”Je ne vois pas pourquoi je m’amuserais à peloter une femme, des fesses, des seins, je ne suis pas un frotteur dans le métro”, a-t-il lancé, assis sur un tabouret face au président du tribunal.- “C’est quoi, graveleux ?” -Interrogé dans la matinée sur les propos grossiers qu’il aurait tenus à l’encontre de la décoratrice, Gérard Depardieu s’est emporté: “C’est quoi, graveleux ? C’est dire +chatte+ ? +Chatte+, mais ça m’arrive tout le temps de le dire, même à moi-même, je trouve ça drôle !”.Dans la salle, assise au premier rang à côté de l’autre plaignante, Amélie, 54 ans aujourd’hui, a écouté attentivement celui qu’elle accuse avant de prendre sa place pour donner une version complètement différente.Sur le tournage selon elle, Gérard Depardieu “gesticule”, “grogne”. “Ce n’est pas du tout le monsieur qu’on a là aujourd’hui”, poursuit-elle, qualifiant l’acteur de “fauve”.- “J’aime la féminité” -La décoratrice a raconté avoir évoqué le décor du film avec Gérard Depardieu et sa recherche de parasols des années 70 pour la suite du tournage dans le sud de la France.Cheveux blonds mi-longs, Amélie a raconté doucement la suite: “Il referme alors les jambes, il m’attrape les hanches”, mime-t-elle à la barre. “Il m’avance, il me coince, il a beaucoup de force et il malaxe”, poursuit Amélie, se remémorant “son gros visage”, “ses yeux rouges, très excités” et les propos de Gérard Depardieu: “Viens toucher mon gros parasol, je vais te le mettre dans la chatte !”.Pendant au moins trente minutes, l’avocat de Gérard Depardieu a interrogé la décoratrice sur la disposition de l’appartement, assurant en brandissant un plan que l’agression ne pouvait pas avoir eu lieu.La voix calme et posée, la mère de famille a maintenu sa version. Concernant sa plainte contre Gérard Depardieu, déposée après trois ans, Amélie a expliqué qu’elle n’avait pas envie d’en parler, qu’elle se sentait “humiliée”, précisant avoir eu beaucoup de mal à trouver du travail dans le cinéma une fois cet épisode connu dans le milieu.”Moi ça fait trois ans !” a réagi plus tard Gérard Depardieu. “C’est horrible ce qu’on me fait en me refusant des contrats !”, s’est-il écrié. “A chaque fois que j’ai essayé de chanter, j’avais une vingtaine de folles avec des pancartes qui m’attaquaient”, a-t-il ajouté, faisant référence à ses concerts de reprises de Barbara perturbés par des manifestations féministes.”Je défends la liberté de parole, j’aime la féminité mais pas les femmes qui sont dans l’hystérie”, a insisté le comédien.Figure du cinéma français connue dans le monde entier, Gérard Depardieu a été accusé de comportements identiques par une vingtaine de femmes mais plusieurs procédures ont été classées pour cause de prescription des faits.La comédienne française Charlotte Arnould, présente dans la salle depuis le début du procès, a porté plainte pour viol en 2018. Le parquet de Paris a requis un procès à l’encontre de l’acteur.