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Lignes à haute tension: un éleveur indemnisé par RTE pour ses vaches malades

Le Réseau de Transport d’Électricité (RTE) a été définitivement condamné à verser 444.000 euros à un éleveur de la Manche dont les vaches tombaient malades à côté d’une ligne à haute tension, a indiqué mercredi à l’AFP le cabinet de l’avocat de l’agriculteur.Représenté par Me François Lafforgue, l’éleveur laitier Dominique Vauprès avait constaté des mammites (inflammation d’une mamelle) à répétition après l’installation en 1991 d’une ligne à très haute tension (THT) de 400.000 volts à proximité de son exploitation, située à Isigny-le-Buat.Son lait était devenu impropre à la consommation et par conséquent invendable, a-t-il expliqué à l’AFP.Il avait porté plainte contre le RTE et avait essuyé une première défaite en justice en 2012.Lors d’un nouveau jugement, confirmé en appel en 2023, la société a été condamnée à indemniser Dominique Vauprès. La cour de cassation a rejeté le 13 mars le pourvoi formulé par RTE.La société doit donc verser à M. Vauprès 444.417 euros, a confirmé à l’AFP le cabinet de l’avocat de M. Vauprès, Me Lafforgue.Il s’agit de la deuxième victoire d’un éleveur laitier dans un cas de mammite liée à une ligne THT, après un premier éleveur d’une commune voisine qui lui n’avait été indemnisé par RTE qu’à hauteur de 37.024 € en 2015.Contacté par l’AFP, M. Vauprès a exprimé “son immense soulagement”.”Je suis très content. De toute façon, j’avais dit que je ne lâcherai jamais. Et je vais continuer à aider les autres” éleveurs dans une situation similaire, a déclaré l’éleveur, membre de l’Anast (Association Nationale Animaux Sous Tension) qui regroupe des agriculteurs de plusieurs départements français.La société RTE a indiqué dans un communiqué avoir “pris acte de la décision de la Cour de cassation”.Si “sur les 100.000 km de lignes électriques exploitées par RTE, 70% sont implantées en domaine agricole”, “il est important de rappeler que dans la quasi-totalité des cas, la présence dans le voisinage d’ouvrages électriques à haute et très haute tension ne présente aucune difficulté particulière”, a-t-elle affirmé.

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Washington pourrait manquer le boom des technologies vertes, selon Berlin

L’Europe doit saisir les “énormes opportunités économiques” offertes par l’essor des technologies vertes, a déclaré mercredi le chancelier allemand Olaf Scholz, ajoutant qu’il revenait aux États-Unis de décider s’ils voulaient en profiter ou non.”Le marché mondial des technologies clés respectueuses du climat continue de croître rapidement”, a estimé M. Scholz lors du Dialogue de Petersberg sur le climat, qui réunit des ministres de quelque quarante Etats à Berlin.Le dirigeant, désormais en charge des affaires courantes jusqu’à la nomination de son successeur conservateur Friedrich Merz attendue fin avril, a ajouté regretter “profondément” que Donald Trump ait de nouveau quitté l’accord de Paris, par lequel les Etats signataires s’engagent à limiter le réchauffement climatique et a souligné les “énormes” opportunités économiques que manquent ainsi les Etats-Unis.”Contester et ignorer les faits ne fera pas disparaître les conséquences du changement climatique, ni la responsabilité des États-Unis en tant que plus grand émetteur historique de gaz à effet de serre”, a critiqué le responsable allemand.Selon la cheffe de la diplomatie Annalena Baerbock, les données économiques contredisent le “vieux préjugé” selon lequel investir dans la protection du climat est “inabordable”. L’Europe souhaite particulièrement travailler avec “les entreprises et les pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’autres régions du monde”, a déclaré la ministre écologiste lors de cette réunion qui prépare le terrain au sommet COP30 de novembre au Brésil. “Si d’autres, comme les États-Unis, décident de rester en dehors, c’est leur décision”, a-t-elle insisté.Dans un discours par vidéo conférence, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appuyé leurs propos. “Les énergies renouvelables renouvellent les économies”, a-t-il dit.”Elles alimentent la croissance, créent des emplois, réduisent les factures d’énergie et purifient notre air. Et chaque jour, elles deviennent un investissement encore plus judicieux”.A cet égard, les conservateurs, vainqueurs des législatives du 23 février, et les sociaux-démocrates qui négocient une coalition gouvernementale ont convenu, sous la pression des Verts, de réserver 100 milliards d’euros pour des investissements protégeant le climat, sur un paquet de 500 milliards sur douze ans prévus pour moderniser l’économie.Les bouleversements géopolitiques mondiaux font craindre la relégation de la lutte contre le réchauffement climatique derrière les question sécuritaires et économiques, a souligné le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra.”Mais il n’y a pas d’alternative”, a-t-il averti: “l’humanité n’a pas d’alternative et ne peut pas attendre”.

Obsèques d’Emilie Dequenne: un adieu à l’actrice, un geste contre le cancer

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées au Père-Lachaise à Paris pour un adieu à Emilie Dequenne, que l’actrice, emportée par la maladie à 43 ans, a voulu sans fleurs mais qui doit permettre de soutenir la recherche contre le cancer.Aux côtés d’autres personnalités du cinéma, dont Sami Bouajila, Alice Belaïdi, Natacha Régnier, Albert Dupontel, Hafsia Herzi ou Andrea Ferréol, les réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne sont venus dire au revoir à leur “Rosetta”. Ils se sont assis au premier rang avec la famille.Révélée à 18 ans dans leur film, fauchée par un cancer rare au terme d’une lutte acharnée qu’elle avait rendue publique, Emilie Dequenne est morte le 16 mars, laissant le souvenir d’une comédienne attachante, talentueuse et pleine d’énergie.Un registre de condoléances a été mis à disposition à l’extérieur, et un dessin de l’actrice, signé Jean-Charles de Castelbajac, égaye les marches qui permettent d’accéder au crématorium, où se tient la cérémonie religieuse. A l’intérieur, deux photos, avant et après la maladie: l’une, en noir et blanc, cheveux longs, l’autre en couleur, cheveux courts. Sur les deux clichés, un même sourire.”A la demande d’Emilie, merci de ne pas offrir de fleurs”, avait écrit sa famille, ses amis et son agente, Danielle Gain, dans un faire-part.”Préférez nous aider à faire progresser la recherche sur le corticosurrénalome en faisant un don à l’Institut Gustave Roussy”, l’un des principaux centres de lutte contre le cancer en France, où elle est décédée, avaient-ils ajouté.Une page a été ouverte à cet effet sur le site de l’institut par la famille de l’actrice, rappelant qu’elle “rêvait d’un monde où les traitements seraient plus efficaces”.En octobre 2023, Emilie Dequenne avait annoncé être atteinte de ce cancer du système endocrinien, diagnostiqué deux mois plus tôt et qui la tenait éloignée des plateaux. Elle est décédée après une rémission, puis une rechute.- Aimée du public -Avec ces obsèques, le cinéma français et francophone pleure la mort prématurée d’une comédienne aimée du public et appréciée dans le milieu du 7e art.Des frères Dardenne, qui l’ont révélée, à Tahar Rahim et Vincent Macaigne, qui ont partagé l’affiche avec elle, les hommages ont afflué après son décès, en France comme en Belgique, son pays natal. Une cérémonie d’hommage doit également être organisée avec la ville belge de Chièvres lors de la remise du livre de condoléances à la famille.Emilie Dequenne a connu la consécration dès son apparition à l’écran, en décrochant le prix d’interprétation à Cannes pour “Rosetta” (1999), de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Elle a été fauchée “en plein vol, c’est l’archange foudroyé”, a déclaré Luc Dardenne après sa mort.Ce rôle a été le prélude à une carrière bien plus vaste, avec une cinquantaine de films (“La fille du RER” d’André Téchiné en 2009, “A perdre la raison” de Joachim Lafosse en 2012, “Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait” d’Emmanuel Mouret en 2020…), dans lesquels l’actrice a su varier les registres.”Révoltée à l’écran, elle était la douceur même dans la vie, une vie qui s’achève scandaleusement tôt, tant elle avait encore d’amour à donner. Nous la pleurons”, a salué le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux. Juliette Binoche l’a remerciée d’avoir partagé ce qu’elle traversait “avec tant d’ardeur et de générosité”. “Tout ce que tu étais, comme actrice et comme femme, inspirait l’admiration et l’amour”, a salué sa compatriote Virginie Efira. Leïla Bekhti a rendu hommage à une “grande dame, grande âme, grande actrice, une reine”.Emilie Dequenne s’était mise en retrait du métier depuis l’annonce de son diagnostic de cancer. Mais en mai 2024, à la faveur d’une rémission, la comédienne était apparue sur le tapis rouge à Cannes au bras de son mari, l’acteur Michel Ferracci.Souriante, les cheveux courts en raison de son traitement, elle venait célébrer les 25 ans de “Rosetta” et présenter son dernier film, “Survivre”.

Mort du petit Emile: poursuite des auditions marathon de quatre membres de la famille

Suite des auditions “marathon” pour quatre membres de la famille du petit Emile Soleil, toujours en garde à vue mercredi à la mi-journée et entendus au sujet de la disparition en juillet 2023 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) du garçonnet, retrouvé mort neuf mois plus tard.Philippe et Anne Vedovini, ses grands-parents maternels, ainsi qu’un oncle et une tante, avaient été interpellés tôt mardi par les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille à leur domicile de La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône), un coup de théâtre dans cette histoire.Tous sont entendus pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre”, avait indiqué mardi le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon. Les enquêteurs semblent donc désormais privilégier la piste familiale dans cette enquête qui n’avait enregistré aucune annonce significative depuis la découverte, il y a un an, d’ossements du petit garçon de deux ans et demi.”Les choses se passent très sereinement” et “plusieurs auditions sont prévues cet après-midi”, a déclaré vers 13H00 mercredi l’avocate du grand-père, Isabelle Colombani, en sortant des locaux de la gendarmerie à l’occasion d’une pause dans les interrogatoires.Après trois auditions mardi, achevées vers minuit, Me Colombani, a dit s’attendre à “une nouvelle journée marathon”: “On peut aller jusqu’au bout de la garde à vue, c’est-à-dire demain (jeudi) 06H05”.La garde à vue ne pouvant dépasser 48H, une décision devrait donc tomber d’ici là pour trancher entre une remise en liberté ou un déferrement devant un juge.Me Colombani s’est refusée à tout commentaire sur le fond des auditions, soulignant “qu’il appartient au procureur de communiquer”.- Confrontations à venir ? -Elle a toutefois indiqué qu'”aucune confrontation” entre les quatre membres de la famille en garde à vue n’avait encore eu lieu. L’oncle et la tante du garçonnet, deux des enfants majeurs du couple Vedovini, sont eux auditionnés dans une autre gendarmerie du département. Leurs gardes à vue ont également été prolongées, selon une source proche de l’enquête.Ces placements en garde à vue des chefs d'”homicide volontaire” et “recel de cadavre” s’inscrivent “dans une phase de vérifications et de confrontations des éléments et informations recueillis lors des investigations réalisées ces derniers mois”, avait souligné dans un communiqué mardi matin le procureur Jean-Luc Blachon.Une garde à vue est “forcément une épreuve”, a souligné l’avocat d’Anne Vedovini, Me Julien Pinelli, qui avait précédemment indiqué que sa cliente “n’attend rien de plus que la vérité sur ce drame”.Mardi, le domicile de Philippe et Anne Vedovini, un cossu mas provençal situé à La Bouilladisse, fief de cette famille catholique traditionaliste qui compte dix enfants, avait également été perquisitionné. Un véhicule SUV et une remorque à cheval y ont été saisis par les enquêteurs.Selon une source proche du dossier, “une dizaine d’auditions de témoins” ont eu lieu mardi dans ce dossier.- Une jardinière analysée -Le petit Emile a disparu le 8 juillet 2023, alors qu’il venait d’arriver chez ses grands-parents maternels, dans leur résidence secondaire du hameau du Haut-Vernet, perché à 1.200 mètres d’altitude dans les Alpes-de-Haute-Provence.Les parents du garçonnet n’étaient pas sur place au moment de la disparition, mais plusieurs autres membres de la famille étaient présents. Malgré plusieurs jours de battues citoyennes et de “ratissages judiciaires”, aucune trace de l’enfant n’avait été retrouvée dans cette zone escarpée et isolée.Pendant neuf mois, l’enquête n’avait rien donné de concret, jusqu’à la découverte, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 km du hameau, à 25 minutes de marche pour un adulte. Des vêtements et un petit bout d’os avaient également été retrouvés dans la même zone.Le 13 mars, la présence d’enquêteurs dans le hameau du Haut-Vernet avait relancé les spéculations. Les gendarmes avaient saisi devant l’église paroissiale une grande jardinière, dans laquelle des traces de sang ont été retrouvées, selon une source proche du dossier à l’AFP.jra-vid-sm-dac/swi

La France “profondément préoccupée” par les arrestations en Turquie dont celle d’un journaliste de l’AFP

La France est “profondément préoccupée” face aux manifestations et arrestations, dont celle d’un photographe de l’AFP, en Turquie, a indiqué à l’AFP une source diplomatique, soulignant l’attachement de Paris aux principes démocratiques et à la liberté de la presse “partout dans le monde”. “Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de répressions contre les manifestants et les journalistes en Turquie, y compris le placement en détention de sept journalistes le 25 mars, dont le photographe de l’AFP Y. Akgül qui couvrait les manifestations dans un cadre professionnel”, a déclaré cette source.La Turquie est traversée par un mouvement de contestation porté par la jeunesse. Les manifestations se poursuivaient mercredi, une semaine après l’arrestation du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, qui a de nouveau juré de ne pas céder face à ce qu’il appelle la “terreur de la rue”.La police a interpellé plus de 1.400 personnes depuis le 19 mars.Selon l’agence de presse étatique Anadolu, 172 personnes ont été placées en détention à Istanbul ces derniers jours pour provocations et violences ou pour avoir dissimulé leurs visages lors de manifestations.Parmi les personnes incarcérées figurent sept journalistes, dont l’un de l’Agence France-Presse, accusés par les autorités d’avoir eux aussi pris part à des rassemblements interdits.Le PDG de l’AFP a appelé mardi soir à “la libération rapide” de son photographe transféré en prison.”Son incarcération est inacceptable, c’est pourquoi je vous demande d’intervenir au plus vite pour la libération rapide de notre journaliste”, souligne Fabrice Fries dans une lettre adressée au secrétaire général de la présidence turque, Hakki Susmaz.”Yasin Akgül ne manifestait pas, il couvrait comme journaliste l’un des nombreux rassemblements organisés dans le pays depuis le mercredi 19 mars”, a-t-il fait valoir.”Notre ambassade est en contact avec les autorités turques pour suivre notamment la situation de ce journaliste et s’assurer du respect de ses droits”, a également indiqué la source diplomatique mercredi. “La France est attachée au respect de l’Etat de droit, des principes démocratiques et du pluralisme à tous les niveaux”, poursuit-elle. “Elle réaffirme son engagement constant et déterminé en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes, partout dans le monde”.

A son procès, Depardieu continue de nier toute agression sexuelle

Au troisième jour du procès de Gérard Depardieu pour agressions sexuelles, l’acteur et Sarah, la seconde plaignante, ont livré mercredi des versions différentes devant le tribunal correctionnel de Paris, lui niant l’avoir touchée, elle se remémorant “sa main sur (sa) fesse”.”Je l’ai peut-être frôlée avec le dos dans le couloir, mais je ne l’ai pas touchée !”, affirme à la barre Gérard Depardieu, niant une nouvelle fois toute agression sur le tournage du film “Les Volets verts” de Jean Becker. La veille, il avait déjà nié s’en être pris à l’autre plaignante.”Je n’ai pas fait d’agression sexuelle, une agression c’est plus grave que ça je crois”, ajoute l’acteur. “Plus grave que quoi?”, l’interpelle l’avocate de Sarah (prénom modifié), Me Claude Vincent. “Plus grave qu’une main aux fesses. Enfin, je n’ai pas mis de main aux fesses!”, s’empresse d’ajouter l’acteur. Gérard Depardieu, 76 ans, raconte n’être jamais seul sur un tournage, toujours accompagné de son équipe : habilleuse, maquilleuse, garde du corps.Ce n’est pas ce dont se souvient Sarah, troisième assistante sur le film, chargée, le 1er septembre 2021, d’accompagner l’acteur de la loge vers le plateau.”Ce soir-là, son équipe n’est pas là”, décrit la jeune femme. “On est parti des loges, il faisait nuit et au bout de la rue, il a mis la main sur ma fesse, il l’a posée tranquillement”, a mimé Sarah, debout à la barre, à quelques mètres de Gérard Depardieu.Sarah, 34 ans, indique avoir été agressée ensuite à deux reprises, touchée sur les fesses et sur les seins. Les deux dernières fois, assure-t-elle, “j’ai dit non !”, passée la sidération.L’assistante explique avoir d’abord gardé ces épisodes pour elle par peur des conséquences sur son travail, avant d’en parler à sa responsable. C’est cette dernière qui aurait contacté la production du film pour demander des excuses à Gérard Depardieu.Il s’est excusé “de façon assez énervée”, se souvient Sarah, ajoutant qu’ensuite, il lui a fait vivre un enfer, la traitant “de balance”, “de folle” et refusant de travailler avec elle.”Je ne voulais pas que des jeunes femmes viennent près de la loge parce que je suis grossier !”, se défend l’acteur pour expliquer son comportement. “J’ai dit : arrêtons avec les personnes choquées, puisqu’un rien choque. Je préfère que ce soit un homme.””Mais M. Depardieu, elle ne dénonce pas que vos mots, mais aussi des gestes !”, intervient le président du tribunal.”Je suis vulgaire, grossier, ordurier, je veux bien ! Mais je ne suis pas que ça ! Je respecte les gens !”, s’indigne-t-il. “Je ne touche pas.”Dans l’après-midi, une dizaine de témoins seront appelés à la barre, dont Fanny Ardant, soutien de Gérard Depardieu.

Sextape à Saint-Etienne: le parquet requiert un procès pour “chantage” contre le maire Gaël Perdriau

Le parquet requiert un procès pour chantage contre le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau dans l’affaire de la vidéo intime qui secoue la ville depuis deux ans et demi, a annoncé mercredi le procureur de Lyon Thierry Dran.Le parquet a rendu son réquisitoire définitif et demande le renvoi du maire devant le tribunal correctionnel pour “chantage, soustraction, détournement de fonds publics par un dépositaire de l’autorité publique et participation à une association de malfaiteurs”, a-t-il précisé dans un communiqué transmis à l’AFP.L’affaire porte sur des soupçons de chantage exercé contre l’ancien Premier adjoint Gilles Artigue, un rival potentiel du maire, filmé dans une chambre d’un hôtel parisien en janvier 2015, en train de se faire masser par un escort-boy.Gaël Perdriau, exclu du parti Les Républicains et vilipendé par ses opposants, a toujours clamé son innocence et dit qu’il ne démissionnerait pas de la mairie, même s’il s’est mis en retrait de ses fonctions à la métropole de Saint-Etienne.Le parquet a également requis un procès contre trois anciens proches du maire soupçonnés d’avoir organisé le tournage de la sextape: son ex-directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, son ancien adjoint à l’éducation, Samy Kefi-Jérôme, et l’ex-compagnon de ce dernier, Gilles Rossary-Lenglet, qui avait révélé l’affaire à Mediapart en 2022.En revanche, le parquet requiert un non lieu contre quatre autres personnes mises en examen par les magistrats instructeurs, des couples à la tête d’associations stéphanoises soupçonnées d’avoir servi à rémunérer les auteurs de la sextape en échange de prestations fictives financées par la mairie.Dans leur cas, l’enquête n’a pas permis “de caractériser (…) des charges constitutives de ces infractions”, explique Thierry Dran. Il revient désormais aux juges d’instruction de rendre l’ordonnance de clôture de l’information judiciaire, précise-t-il.

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Corée du Sud: 24 morts dans une série de feux de forêt d’une rare ampleur

Au moins 24 personnes ont péri dans des incendies parmi les plus importants de l’histoire de la Corée du Sud, qui ont détruit plus de 17.000 hectares de forêt et menacent deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.”Vingt-quatre personnes sont confirmées mortes dans les incendies jusqu’à présent et 12 autres sont gravement blessées”, a déclaré à l’AFP un responsable du ministère de l’Intérieur, ajoutant qu’il s’agissait de “chiffres provisoires”.Plus tôt dans la journée, un hélicoptère déployé pour lutter contre ces feux qui ravagent le sud-est du pays “s’est écrasé mercredi dans une zone montagneuse du comté de Uiseong”, a indiqué à l’AFP le service des pompiers de la province de Gyeongbuk (est).Le pilote de l’hélicoptère, décédé dans le crash, est inclus dans le bilan des autorités sur les morts liés aux feux de forêt.Depuis le week-end, des milliers de pompiers luttent contre plus d’une dizaine de départs de feu qui ont déjà détruit quelque 17.398 hectares de forêt mercredi, selon le ministère de l’Intérieur sud-coréen.L’étendue des dégâts en fait déjà le deuxième plus grand incendie de l’histoire de la Corée du Sud, après celui de 2000 qui avait brûlé 23.913 hectares sur la côte est du pays.Le feu est arrivé si rapidement que les gens ont fui sans emporter la moindre affaire, ont raconté à l’AFP des habitants réfugiés dans le gymnase de l’école primaire de Sinsung.”Les vents étaient tellement forts”, a décrit Kwon So-han, un résident de 79 ans d’Andong qui a fui dès qu’il a reçu l’ordre d’évacuation.”Le feu est venu de la montagne et s’est abattu sur ma maison”, a-t-il ajouté, affirmant qu’il n’avait pu rien emporter.- “Dommages sans précédent” -Ces feux “se développent d’une manière qui dépasse les modèles de prévision existants”, a déclaré le président par intérim Han Duck-soo.M. Han a élevé mercredi le niveau d’alerte à son maximum et annoncé une “réponse nationale totale”.Cho Jae-oak, un pomiculteur, a expliqué à l’AFP que sa femme et lui avaient pulvérisé de l’eau autour de leur maison dans une tentative désespérée de la protéger.”Quand le feu brûlait dans la montagne, des boules de feu volaient jusqu’ici”, a-t-il relaté.Ces incendies, aggravés par un temps sec et venteux, ont conduit les autorités à déplacer près de 27.000 personnes.Mercredi, deux sites classés au patrimoine de l’UNESCO et populaires auprès des touristes, les villages de Hahoe et Byeongsan Seowon, sont toujours menacés.Les autorités ont déclaré tard dans la journée que le feu n’était qu’à cinq kilomètres de Hahoe, un village folklorique avec des maisons aux toits de chaume.Les pompiers sont également postés à Byeongsan Seowon, situé à proximité, connu pour son institut néoconfucéen historique.D’énormes panaches de fumée grisaient le ciel et d’énormes morceaux de cendres flottaient dans l’air, ont remarqué des reporters de l’AFP présents sur place, avec des camions de pompiers arrosant d’eau et de retardateurs de feu le site historique pour tenter de le sauver.- Situation “critique” -Des centaines de soldats ont été mobilisés, et l’armée américaine fournit un soutien par hélicoptère depuis ses bases militaires du sud du pays, selon le président par intérim.Ces soldats s’ajoutent aux plus de 6.700 pompiers déjà déployés, dont les deux cinquièmes se trouvent dans la zone d’Uiseong, avaient affirmé mardi les autorités.A Uiseong, un des incendies aurait été causé par une personne qui entretenait un site funéraire familial et aurait accidentellement déclenché le brasier.Pour le reste, “nous ne pouvons pas dire que c’est uniquement dû au changement climatique, mais le changement climatique affecte directement et indirectement les changements que nous vivons actuellement”, a souligné auprès de l’AFP Yeh Sang-Wook, professeur de climatologie à l’Université Hanyang de Séoul.Selon lui, “les feux de forêt deviendront plus fréquents” à l’avenir.”La région a connu un temps inhabituellement sec avec des précipitations inférieures à la moyenne”, a relevé Han Duck-soo, soulignant que le sud du pays avait été touché par deux fois plus d’incendies cette année qu’en 2024.L’année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée en Corée du Sud, avec une température annuelle moyenne de 14,5 degrés Celsius — deux degrés de plus que la moyenne des 30 années précédentes –, selon l’Administration météorologique coréenne.

Mort du petit Emile: nouvelle journée d’auditions pour quatre membres de la famille

Les auditions des quatre membres de la famille du petit Emile Soleil, entendus pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre” dans l’enquête sur la disparition du petit garçon en juillet 2023 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), ont repris mercredi matin, après la prolongation de leurs gardes à vue.Les grands-parents maternels, Philippe et Anne Vedovini, un oncle et une tante de l’enfant, avaient été interpellés tôt mardi par les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille à leur domicile de La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône).Un rebondissement ouvrant une piste familiale dans cette enquête qui n’avait enregistré aucune annonce significative depuis la découverte, il y a un an, d’ossements du petit garçon de deux ans et demi.Philippe Vedovini, 59 ans, a une attitude de “coopération totale” avec les enquêteurs, a affirmé mercredi son avocate, Me Isabelle Colombani, estimant que “dans ce genre de dossier, vu la qualification, la prolongation (de la garde à vue) est quasiment de droit”.Après trois auditions mardi, achevées vers minuit, l’avocate a dit s’attendre à “une nouvelle journée marathon”. Elle a précisé qu’il n’y avait pas eu jusqu’à présent de confrontation de son client avec les autres membres de la famille entendus.Les gardes à vue ayant été prolongées de 24 heures, les avocats des grands-parents maternels d’Emile Soleil sont arrivés peu avant 09H30 dans les locaux de la gendarmerie à Marseille pour une nouvelle journée d’interrogatoire.Les gardes à vue de l’oncle et de la tante d’Emile, deux des enfants majeurs du couple Vedovini, entendus dans une autre caserne de gendarmerie, ont également été prolongées, selon une source proche de l’enquête.Ces placements en garde à vue des chefs d'”homicide volontaire” et “recel de cadavre” s’inscrivent “dans une phase de vérifications et de confrontations des éléments et informations recueillis lors des investigations réalisées ces derniers mois”, avait souligné dans un communiqué mardi matin le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.Elles ne peuvent excéder 48 heures.Une garde à vue est “forcément une épreuve”, a souligné l’avocat d’Anne Vedovini, Me Julien Pinelli, qui avait précédemment indiqué que sa cliente “n’attend rien de plus que la vérité sur ce drame”.- Domicile perquisitionné -Mardi, le domicile de Philippe et Anne Vedovini, un cossu mas provençal situé à La Bouilladisse, fief de cette famille catholique traditionaliste qui compte dix enfants, avait également été perquisitionné. Un véhicule SUV et une remorque à cheval y ont été saisis par les enquêteurs.Selon une source proche du dossier, “une dizaine d’auditions de témoins” ont eu lieu mardi dans ce dossier.Le petit Emile a disparu le 8 juillet 2023, alors qu’il venait d’arriver chez ses grands-parents maternels, dans leur résidence secondaire du hameau du Haut-Vernet, perché à 1.200 mètres d’altitude dans les Alpes-de-Haute-Provence.Les parents du garçonnet n’étaient pas sur place au moment de la disparition, mais plusieurs autres membres de la famille étaient présents. Malgré plusieurs jours de battues citoyennes et de “ratissages judiciaires”, aucune trace de l’enfant n’avait été retrouvée dans cette zone escarpée et isolée.Pendant neuf mois, l’enquête n’avait rien donné de concret, jusqu’à la découverte, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 km du hameau, à 25 minutes de marche pour un adulte. Des vêtements et un petit bout d’os avaient également été retrouvés dans la même zone.Le 13 mars, la présence d’enquêteurs dans le hameau du Haut-Vernet avait relancé les spéculations. Les gendarmes avaient saisi devant l’église paroissiale une grande jardinière, dans laquelle des traces de sang ont été retrouvées, selon une source proche du dossier à l’AFP.