AFP Top News

Enquête après une vidéo des Jeunes Agriculteurs mettant en scène la mort d’un agent de l’OFB

Une enquête a été ouverte pour outrages et actes d’intimidations à la suite de la diffusion par le syndicat Jeunes Agriculteurs d’une vidéo, présentée comme humoristique, mettant en scène le décès d’un agent de l’Office français de la biodiversité (OFB), a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Cherbourg.”Une enquête est ouverte pour outrages et actes d’intimidations vis-à-vis d’agents dépositaires de l’autorité publique pour des faits susceptibles d’être qualifiés de provocation”, a indiqué à l’AFP Pierre-Yves Marot, procureur de la République de Cherbourg.Selon le média en ligne d’investigation Le Poulpe, cette vidéo a été diffusée en public le 14 mars, lors d’une assemblée générale des JA accueillie au lycée agricole de Saint-Lô Thère, avant une table ronde sur “la relation entre les générations”.Le film, que l’AFP a pu se procurer, mettait en scène un agriculteur qui reçoit une amende d’un supposé agent de l’Office français de la biodiversité renommé “OCB” (pour “office du complot de la biodiversité”) pour le curage de son cours d’eau en 1950, et lors de la même scène en 2024.Lors de la deuxième scène, l’agent de “l’OCB”, grimé en rasta, est menacé de coups de pelle. Le plan suivant ne laisse plus voir que ses bottes dépasser d’un tas de terre.Selon Le Poulpe, la vidéo a été diffusée en présence du préfet de la Manche, Xavier Brunetière. “A plusieurs reprises, le préfet de la Manche a exprimé son soutien aux personnels et aux actions de l’OFB. Il a pris clairement la parole lors de cette assemblée générale (des JA, ndlr) en ce sens et rappelé sa ferme condamnation de toute mise en cause ou menace contre des personnels détenteurs de l’autorité publique”, a réagi la préfecture, sollicitée par l’AFP.”Cette vidéo est très révélatrice de l’incompréhension d’une partie des agriculteurs du rôle et des missions de l’OFB”, a expliqué Sylvain Michel, secrétaire national adjoint de la CGT environnement et représentant du personnel de l’Office français de la biodiversité (OFB) dans le Finistère. “La fin est profondément dérangeante car elle cautionne une forme de violence que nous subissons depuis plus d’un an”, a ajouté M. Michel, “banaliser ou ironiser sur la violence envers un agent de l’État, c’est assez irresponsable”.”Une stèle située dans le centre de formation de l’OFB dans le Loiret recense les 85 agents morts en service, dont une quinzaine tués par balle”, depuis 1945, peut-on voir sur le monument, a-t-il rappelé.Contacté par l’AFP, le syndicat des Jeunes Agriculteurs n’a pas répondu mais avait posté un message sur son compte Facebook le 20 mars, annonçant avoir “retiré la vidéo” de leur “film humoristique 2025”. “En aucun cas, nous n’appelons à la violence envers les agents de contrôle ou de l’Etat. La liberté d’expression est une valeur de notre démocratie, à laquelle nous sommes attachés”, poursuivait le syndicat.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La décarbonation de la France s’essouffle

Après une accélération salutaire en 2023, la France, comme plusieurs pays développés, marque le pas sur son rythme de décarbonation, avec seulement 1,8% de baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2024, l’année la plus chaude jamais mesurée dans le monde.En 2023, la France, portée par la remise en route de ses centrales nucléaires, synonyme d’électricité bas-carbone, et par des prix de l’énergie incitant à la sobriété, avait enregistré une réduction exceptionnelle (-5,8%) des émissions sur son territoire.Cette performance était toutefois déjà légèrement insuffisante pour rattraper le retard accumulé sur les objectifs de décarbonation et pour pallier la dégradation des forêts et des sols qui absorbent beaucoup moins de CO2 que prévu.Un an plus tard, c’est toujours “le secteur de l’industrie de l’énergie qui enregistre la plus forte baisse, de 11,6%” sur un an, note le Citepa, l’organisme mandaté pour dresser le bilan carbone de la France.Tandis que les transports terrestres et le résidentiel-tertiaire, ainsi que l’industrie lourde, peinent à se décarboner.Résultat, “les émissions pré-estimées pour l’année 2024 continuent leur réduction pour atteindre 366 millions de tonnes de CO2 équivalent (Mt CO2e), soit -1,8% par rapport à 2023”, écrit le Citepa, dans ce bilan provisoire publié vendredi.- “Bonne trajectoire” -Tout comme en Allemagne (-3% en 2024) ou au Royaume-Uni (-4%), l’élan semble perdu alors que ces pays développés commencent à s’attaquer aux secteurs difficiles ou coûteux à décarboner.”Nous sommes toujours sur la bonne trajectoire”, mais “il y a deux secteurs où c’est compliqué: les transports (…) et le bâtiment”, a réagi vendredi la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher sur TF1.Le président Emmanuel Macron réunit un conseil de planification écologique lundi autour d’une quinzaine de ministres afin de marquer une “remobilisation” en particulier sur ces secteurs ainsi que la forêt, a indiqué l’Elysée.”Il y a un certain nombre de dispositifs qui existent et qui pourraient éventuellement être amplifiés”, avance-t-on.Pendant ce temps, les Etats-Unis, premiers émetteurs historiques, stagnent (-0,2% en 2024). Et la trajectoire de la Chine, premier émetteur actuel, a continué d’augmenter l’an dernier malgré l’essor inédit des énergies renouvelables.Pour la France, l’objectif actuel est de réduire de 50% ses émissions brutes (c’est-à-dire sans compter l’absorption par les puits de carbone) par rapport à 1990, afin de faire sa part des engagements européens dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Elle en avait déjà supprimé 31% en 2023.En 2024, la baisse des émissions brutes représente 6,7 Mt de CO2e qui n’ont pas été émis dans l’atmosphère. Or la baisse annuelle est censée atteindre en moyenne 15 Mt CO2e sur la période 2024-2030 pour que la France tienne ses objectifs, selon le Haut Conseil pour le climat, organisme indépendant institué par le président Macron.- Déchets et agriculture -Le Citepa note toutefois que ses estimations “sont sur-estimées”, faute de pouvoir à ce stade évaluer la contribution du secteur des déchets et de celui de l’agriculture, et donc de prendre en compte d’éventuelles baisses.La France est en ce moment en pleine révision de sa troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), dont la cible provisoire prévoit d’atteindre 270 Mt CO2e d’émissions brutes sur sol en 2030.Or, le pays doit se préparer à “des objectifs de réduction renforcés pour les années à venir”, rappelle le Citepa, alors que les pays de l’Union européenne sont censés s’accorder dans les prochains mois sur la hausse de leurs ambitions.Selon l’ONU, la trajectoire prise par l’humanité pour réduire sa pollution carbone emmène la Terre vers un climat plus chaud d’environ 3°C par rapport à l’époque pré-industrielle. Au lieu de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, objectif plus ambitieux de l’accord de Paris.”Les reculs politiques en matière de transition écologique ont fait décrocher la France de ses objectifs climatiques”, a réagi vendredi auprès de l’AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat, qui regroupe de nombreuses ONG.”Nous attendons des propositions fortes (…) pour les secteurs qui ont pris du retard comme les transports et la rénovation des bâtiments, avec de vraies solutions pérennes pour les ménages qui ont du mal à boucler leur fin de mois”, a-t-elle ajouté. bl-jco-max-jmi/jum/nth

La décarbonation de la France s’essouffle

Après une accélération salutaire en 2023, la France, comme plusieurs pays développés, marque le pas sur son rythme de décarbonation, avec seulement 1,8% de baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2024, l’année la plus chaude jamais mesurée dans le monde.En 2023, la France, portée par la remise en route de ses centrales nucléaires, synonyme d’électricité bas-carbone, et par des prix de l’énergie incitant à la sobriété, avait enregistré une réduction exceptionnelle (-5,8%) des émissions sur son territoire.Cette performance était toutefois déjà légèrement insuffisante pour rattraper le retard accumulé sur les objectifs de décarbonation et pour pallier la dégradation des forêts et des sols qui absorbent beaucoup moins de CO2 que prévu.Un an plus tard, c’est toujours “le secteur de l’industrie de l’énergie qui enregistre la plus forte baisse, de 11,6%” sur un an, note le Citepa, l’organisme mandaté pour dresser le bilan carbone de la France.Tandis que les transports terrestres et le résidentiel-tertiaire, ainsi que l’industrie lourde, peinent à se décarboner.Résultat, “les émissions pré-estimées pour l’année 2024 continuent leur réduction pour atteindre 366 millions de tonnes de CO2 équivalent (Mt CO2e), soit -1,8% par rapport à 2023”, écrit le Citepa, dans ce bilan provisoire publié vendredi.- “Bonne trajectoire” -Tout comme en Allemagne (-3% en 2024) ou au Royaume-Uni (-4%), l’élan semble perdu alors que ces pays développés commencent à s’attaquer aux secteurs difficiles ou coûteux à décarboner.”Nous sommes toujours sur la bonne trajectoire”, mais “il y a deux secteurs où c’est compliqué: les transports (…) et le bâtiment”, a réagi vendredi la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher sur TF1.Le président Emmanuel Macron réunit un conseil de planification écologique lundi autour d’une quinzaine de ministres afin de marquer une “remobilisation” en particulier sur ces secteurs ainsi que la forêt, a indiqué l’Elysée.”Il y a un certain nombre de dispositifs qui existent et qui pourraient éventuellement être amplifiés”, avance-t-on.Pendant ce temps, les Etats-Unis, premiers émetteurs historiques, stagnent (-0,2% en 2024). Et la trajectoire de la Chine, premier émetteur actuel, a continué d’augmenter l’an dernier malgré l’essor inédit des énergies renouvelables.Pour la France, l’objectif actuel est de réduire de 50% ses émissions brutes (c’est-à-dire sans compter l’absorption par les puits de carbone) par rapport à 1990, afin de faire sa part des engagements européens dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Elle en avait déjà supprimé 31% en 2023.En 2024, la baisse des émissions brutes représente 6,7 Mt de CO2e qui n’ont pas été émis dans l’atmosphère. Or la baisse annuelle est censée atteindre en moyenne 15 Mt CO2e sur la période 2024-2030 pour que la France tienne ses objectifs, selon le Haut Conseil pour le climat, organisme indépendant institué par le président Macron.- Déchets et agriculture -Le Citepa note toutefois que ses estimations “sont sur-estimées”, faute de pouvoir à ce stade évaluer la contribution du secteur des déchets et de celui de l’agriculture, et donc de prendre en compte d’éventuelles baisses.La France est en ce moment en pleine révision de sa troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), dont la cible provisoire prévoit d’atteindre 270 Mt CO2e d’émissions brutes sur sol en 2030.Or, le pays doit se préparer à “des objectifs de réduction renforcés pour les années à venir”, rappelle le Citepa, alors que les pays de l’Union européenne sont censés s’accorder dans les prochains mois sur la hausse de leurs ambitions.Selon l’ONU, la trajectoire prise par l’humanité pour réduire sa pollution carbone emmène la Terre vers un climat plus chaud d’environ 3°C par rapport à l’époque pré-industrielle. Au lieu de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, objectif plus ambitieux de l’accord de Paris.”Les reculs politiques en matière de transition écologique ont fait décrocher la France de ses objectifs climatiques”, a réagi vendredi auprès de l’AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat, qui regroupe de nombreuses ONG.”Nous attendons des propositions fortes (…) pour les secteurs qui ont pris du retard comme les transports et la rénovation des bâtiments, avec de vraies solutions pérennes pour les ménages qui ont du mal à boucler leur fin de mois”, a-t-elle ajouté. bl-jco-max-jmi/jum/nth

Société Générale: Alexis Kohler va aider à mener la transformation du groupe

Le directeur général de la Société Générale Slawomir Krupa va nommer Alexis Kohler, collaborateur historique d’Emmanuel Macron, pour l’aider à mener la transformation du groupe bancaire.La banque a annoncé vendredi qu’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée depuis huit ans, rejoindra le groupe “en juin” comme directeur général adjoint.M. Kohler sera membre du comité exécutif aux côtés notamment du directeur général délégué Pierre Palmieri, et au même niveau que la directrice générale adjointe Lubomira Rochet, chargée des activités de la banque de détail en France, de la banque privée et des assurances.Le nouveau dirigeant aura pour fonction d’assister M. Krupa “dans la mise en œuvre des programmes de transformation de l’entreprise”, engagée dans un vaste programme de restructurations et d’économies. Slawomir Krupa mène, depuis son arrivée à la tête de la banque en mai 2023, plusieurs chantiers, avec la vente des filiales jugées moins rentables et une chasse aux coûts pour laquelle “rien n’est sacré”, comme il l’a déclaré début mars au Financial Times.Alexis Kohler sera notamment président de la banque d’investissement de la Société Générale. A ce titre, “il coordonnera de façon globale les activités de fusions et acquisitions, de marché des capitaux actions et de financements d’acquisition ainsi que les équipes chargées des relations clients”, selon le communiqué du groupe bancaire.Il supervisera aussi le secrétariat général, la direction des ressources humaines et la direction de la communication du groupe.M. Kohler “apportera au groupe son talent, sa grande expérience et son engagement exceptionnel”, a commenté Slawomir Krupa, cité dans le communiqué.- “Vice-président” -Il arrive dans un établissement au climat social troublé, l’ensemble des syndicats de la Société Générale ayant appelé à une journée de grève mardi, pour la première fois depuis l’arrivée de Slawomir Krupa, après l’échec en fin d’année dernière des négociations annuelles obligatoires sur la rémunération.Le départ d’Alexis Kohler de l’Elysée, où il était arrivé en même temps qu’Emmanuel Macron lors de son premier quinquennat en 2017, avait été officialisé jeudi.”Alexis Kohler a mis toute son énergie, son talent et sa force de travail hors pair au service de notre projet politique et des Français”, lui avait rendu hommage Emmanuel Macron jeudi, dans une déclaration au Figaro.Le départ de celui qui portait également le surnom de “vice-président” solde une série de spéculations sur son avenir qui s’étaient amplifiées depuis la fin février.Il marque un tournant majeur dans la présidence Macron, tant la longévité et le pouvoir qu’on a prêtés à Alexis Kohler apparaissent hors du commun: dans la prestigieuse liste de ses prédécesseurs, seul Jean-Louis Bianco – neuf ans auprès de François Mitterrand – est resté plus longtemps à ce poste stratégique. Celui qui fêtera ses 53 ans en novembre avait secondé Emmanuel Macron depuis son entrée en politique, en tant que directeur de cabinet au ministère de l’Economie (2014-2016), après avoir été celui de Pierre Moscovici.- Dossiers judiciaires -Emmanuel Moulin, ancien directeur du Trésor puis directeur de cabinet de Gabriel Attal lorsqu’il était Premier ministre, lui succédera le 14 avril, a annoncé l’Elysée, confirmant une information initialement dévoilée par Le Figaro.Alexis Kohler arrive cependant dans le privé avec plusieurs dossiers judiciaires en suspens. Il a été mis en examen en 2022 pour prise illégale d’intérêts, soupçonné d’avoir participé comme haut fonctionnaire de 2009 à 2016 à plusieurs décisions relatives à l’armateur italo-suisse MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte.La cour d’appel de Paris a estimé fin novembre que les faits n’étaient pas prescrits, faisant valoir qu'”un pacte de silence” avait permis au secrétaire général de l’Élysée de dissimuler ce lien familial. Lui assure n’avoir “jamais considéré être en situation de conflit d’intérêts”.M. Kohler est également visé par une enquête du parquet national financier pour des soupçons de “trafic d’influence” autour de la fusion Veolia-Suez.Il a en outre refusé de se rendre début février devant une commission d’enquête parlementaire sur le dérapage budgétaire, invoquant successivement des problèmes d’agenda, puis “le principe de séparation des pouvoirs”.Le député Eric Coquerel (LFI) a saisi le procureur de la République début mars pour demander des poursuites contre M. Kohler, à la suite de ce refus.

Evasion mortelle de Mohamed Amra: le rappeur Koba LaD présenté à la justice

Le rappeur Koba LaD est présenté vendredi à un juge d’instruction à Paris en vue d’une mise en examen dans l’enquête sur l’évasion mortelle du narcotrafiquant Mohamed Amra en mai 2024, ont indiqué à l’AFP deux sources proches du dossier.Sept autres personnes étaient toujours en garde à vue jeudi soir. Le rappeur Koba LaD, de son vrai nom Marcel Junior Loutarila, avait été extrait de sa cellule lundi pour être entendu. Il est actuellement en détention provisoire en attendant d’être jugé pour homicide involontaire aggravé, quatre mois après la mort d’un de ses passagers dans un accident de voiture en septembre 2024 à Créteil.Jusqu’à présent, 28 personnes dont Mohamed Amra ont été mises en examen dans cette affaire menée par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco). La plupart ont été placées en détention provisoire, à l’isolement.Par ailleurs, un homme de 24 ans, Adonis C., considéré comme “un très proche” de Mohamed Amra par les enquêteurs, a été interpellé mercredi à l’aéroport de Phuket en Thaïlande et incarcéré à Bangkok, selon une source proche du dossier à l’AFP.Il était en fuite et faisait l’objet d’une notice rouge Interpol. Son extradition en France est attendue la semaine prochaine, selon une autre source proche du dossier.Selon son avocat, Me Joseph Hazan, “il s’est présenté de lui-même auprès des autorités thaïlandaises”.Cette arrestation vient s’ajouter aux 24 autres intervenues lundi (22 en France et deux en Allemagne) dans le dossier de l’évasion de Mohamed Amra au péage d’Incarville, dans l’Eure, au cours de laquelle deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés le 14 mai 2024.Parmi les mis en examen figurent, selon les enquêteurs, des membres présumés du commando qui a attaqué aux fusils d’assaut le fourgon pénitentiaire qui transportait Mohamed Amra lors d’un transfèrement.  Après neuf mois de cavale, Mohamed Amra avait été interpellé à Bucarest en Roumanie le 22 février, remis à la France dans les jours suivants, mis en examen et placé en détention provisoire à l’isolement.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Pour Yves Parlier, “lire les nuages” reste “indispensable” même avec les nouvelles technologies

A l’ère des routeurs et de l’intelligence artificielle, le navigateur Yves Parlier, 64 ans, en est convaincu: “Apprendre à lire et jouer avec les nuages” reste une compétence “indispensable” au skipper en course et le redeviendra aussi dans la marine marchande.A l’occasion de la journée internationale des nuages, initiative lancée en 2022 par l’écrivain français et ex-avocat Mathieu Simonet pour leur donner un statut juridique, l’ancien vainqueur de la Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre rappelle que “les nuages ont une grosse influence sur le vent”, “notre énergie”, que ce soit “pour les kites ou les voiliers”.”Un nuage va faire tourner le vent” et “la direction du vent est absolument primordiale, elle prime sur la force”, explique Yves Parlier, qui était surnommé “l’extraterrestre” pour sa lecture hors pair des conditions météorologiques en course.Tous les nuages n’ont pas le même impact sur la navigation, précise toutefois l’ancien skipper depuis les quais du port de Gujan-Mestras, sur le Bassin d’Arcachon, où il vit.Les stratus, ces nuages horizontaux, “n’auront pas d’effets locaux à la surface de la mer et sur le vent”. A l’inverse, les cumulus, “témoins de l’ascendance de l’air et de ses mouvements verticaux” quand “ils bourgeonnent comme un chou-fleur”, vont avoir “un effet majeur “sur la force et la direction du vent” à la surface.Leur apparition, leur absence ou leur taille sont des repères cruciaux pour savoir si l’on va plonger dans un anticyclone ou si l’on se rapproches des alizés, détaille l’ancien détenteur de plusieurs records du monde de vitesse.Malgré les avancées technologiques qui ont révolutionné les courses à la voile, pour Parlier, l’œil humain a encore une longueur d’avance.- Réapprendre -“Les skippers ont maintenant une information hyper pertinente, qui simule leur route sur les 10-15 jours à venir, mais le petit détail, l’ajustement, le nuage, ça, l’ordinateur ne le connaît pas”, car l’intelligence artificielle et la puissance de calcul “n’ont pas encore rattrapé la connaissance du marin”.Lors de la route du Rhum 1994, Parlier avait volontairement refusé le routage.”J’avais Alain Gautier à mes trousses, avec un bateau a priori plus rapide”. Lui était routé, “mais comme je n’en étais pas équipé, j’étais hyper attentif et, de nuit, j’ai su anticiper le passage du front (de nuages, NDLR) et il n’a jamais réussi à me rattraper”.Pour le marin-ingénieur, désormais à la tête de Beyond The Sea, une start-up projetant de décarboner le transport maritime à l’aide d’ailes de kite géantes, l’observation des nuages pourra aussi bientôt servir les gros bateaux à moteur.Ils n’en ont pas besoin aujourd’hui, mais au fur et à mesure “que les énergies fossiles se raréfient et comme il faut absolument réduire nos émissions de gaz à effet de serre, il va falloir réutiliser le vent”.”Et donc, à ce moment-là, les pêcheurs et les marins de marine marchande vont réapprendre ce que savaient nos ancêtres, c’est-à-dire utiliser le vent pour se déplacer sur la mer”, parie l’ancien navigateur touche-à-tout.

Le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler nommé directeur général adjoint de la Société Générale

Le bras droit historique d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée depuis huit ans, est nommé directeur général adjoint de la Société Générale, a annoncé la banque française vendredi.Il sera notamment président de la banque d’investissement de la Société Générale. A ce titre, il “coordonnera (…) les activités de fusions et acquisitions” et  “de marché des capitaux actions”, selon le communiqué du groupe bancaire.Il le rejoindra “en juin” et sera membre de son comité exécutif.Alexis Kohler aura également pour fonction d’assister le directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, “dans la mise en oeuvre des programmes de transformation de l’entreprise”, engagée dans un vaste chantier de restructurations et d’économies.Il supervisera aussi le secrétariat général, la direction des ressources humaines et la direction de la communication du groupe.M. Kohler “apportera au groupe son talent, sa grande expérience et son engagement exceptionnel”, a commenté Slawomir Krupa, cité dans le communiqué.Le départ d’Alexis Kohler de l’Elysée, où il était arrivé en même temps qu’Emmanuel Macron lors de son premier quinquennat en 2017, avait été officialisé jeudi.”Alexis Kohler a mis toute son énergie, son talent et sa force de travail hors pair au service de notre projet politique et des Français”, lui avait rendu hommage Emmanuel Macron jeudi, dans une déclaration au Figaro.Le départ de celui qui portait également le surnom de “vice-président” solde une série de rumeurs et spéculations sur son avenir qui s’étaient amplifiées depuis la fin février.Il marque un tournant majeur dans la présidence Macron, tant la longévité et le pouvoir qu’on a prêtés à Alexis Kohler apparaissent hors du commun: dans la prestigieuse liste de ses prédécesseurs, seul Jean-Louis Bianco – neuf ans auprès de François Mitterrand – est resté plus longtemps à ce poste stratégique.Alexis Kohler, Strasbourgeois de naissance, énarque, diplômé de l’Essec et de Sciences Po Paris, est par ailleurs le seul à avoir occupé ce poste pendant l’entièreté d’un mandat présidentiel. Celui qui fêtera ses 53 ans en novembre avait secondé Emmanuel Macron depuis son entrée en politique, en tant que directeur de cabinet au ministère de l’Economie (2014-2016), après avoir été celui de Pierre Moscovici.Emmanuel Moulin, ancien directeur du Trésor puis directeur de cabinet de Gabriel Attal lorsqu’il était Premier ministre, lui succédera le 14 avril, a annoncé l’Elysée, confirmant une information initialement dévoilée par Le Figaro.

Evasion sanglante d’Amra: interpellation en Thaïlande d’un complice présumé

Un homme de 24 ans a été interpellé mercredi en Thaïlande dans le cadre de l’enquête sur l’évasion sanglante en mai 2024 du narcotrafiquant Mohamed Amra et sa cavale de neuf mois, jusqu’à son arrestation en Roumanie le 22 février.L’homme, Adonis C., considéré comme “un très proche” de Mohamed Amra par les enquêteurs, était en fuite et recherché – il faisait l’objet d’une notice rouge Interpol – dans cette enquête tentaculaire instruite à Paris.Il a été interpellé à l’aéroport de Phuket et incarcéré à Bangkok, a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information de RTL.Son avocat, Me Joseph Hazan, a affirmé à l’AFP que son client s’était en fait rendu aux autorités. “Il s’est présenté de lui-même auprès des autorités thaïlandaises avec qui nous sommes en contact depuis plusieurs jours. Il n’a à ce stade fait aucune déclaration et s’expliquera devant les juges français”, a-t-il dit.La police thaïlandaise a confirmé jeudi son arrestation, déclarant dans un communiqué avoir “arrêté un ressortissant français lié à une organisation criminelle transnationale impliquée dans une violente évasion de prison qui a entraîné la mort d’agents pénitentiaires”.Les autorités ont indiqué avoir annulé son visa de tourisme, émis à son arrivée à l’aéroport international de Phuket le 8 février dernier, avant l’émission de la notice Interpol à son sujet.Adonis C. a été repéré dans les sous-districts de Kamala et de Patong, hauts-lieux touristiques de l’île de Phuket (sud) réputés pour leurs plages paradisiaques, ont précisé les forces de l’ordre.Son extradition en France est attendue la semaine prochaine, selon une autre source proche du dossier.Cette arrestation vient s’ajouter aux 24 autres intervenues lundi (22 en France et deux en Allemagne) dans le dossier de l’évasion de Mohamed Amra au péage d’Incarville, au cours de laquelle deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés le 14 mai 2024.Jusqu’à présent, 27 personnes dont Mohamed Amra ont été mises en examen. La plupart ont été placées en détention provisoire, à l’isolement.Parmi les placés en garde à vue lundi figure le rappeur Koba LaD qui, incarcéré dans une autre affaire, avait été extrait de sa cellule.La garde à vue de Koba LaD était toujours en cours jeudi soir, selon une autre source proche du dossier. Jeudi matin, huit personnes sur les 22 interpellées en France lundi étaient encore en garde à vue, selon une autre source proche du dossier.De son vrai nom Marcel Junior Loutarila, Koba LaD est actuellement en détention provisoire en attendant d’être jugé pour homicide involontaire aggravé, quatre mois après la mort d’un de ses passagers dans un accident de voiture en septembre 2024 à Créteil.En janvier, il a été condamné à 15 mois d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne) pour des violences commises en 2022 sur son manager historique, que le musicien accuse de l’avoir escroqué.- Multiples ramifications -Dans cette enquête gigantesque aux multiples ramifications menée par la police judiciaire, les chefs de mise en examen – meurtres, tentatives de meurtre, évasion, le tout en bande organisée, et association de malfaiteurs – font encourir la réclusion criminelle à perpétuité “pour les plus élevés d’entre eux”, avait détaillé en conférence de presse le 7 mars la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau.Parmi les mis en examen figurent, selon les enquêteurs, des membres présumés du commando qui a attaqué aux fusils d’assaut le fourgon pénitentiaire qui transportait Mohamed Amra lors d’un transfèrement. Le fourgon avait été bloqué au péage d’Incarville (Eure) par deux véhicules du commando. La scène extrêmement violente et rapide avait été filmée par les caméras de surveillance de la barrière de péage. Outre Amra, six personnes sont suspectées d’avoir fait partie du commando: deux guetteurs – dont l’un a aussi conduit un véhicule – deux autres conducteurs de véhicule et deux passagers.Parmi eux, Fernando D. C., 32 ans, surnommé “Abe”, interpellé fin février dans une luxueuse villa dotée d’un important dispositif de sécurité à Mijas, dans la province de Malaga (sud de l’Espagne), puis remis à la justice française, et placé en détention provisoire.Mais aussi des personnes semblant avoir un rôle plus secondaire: aide à la préparation d’autres tentatives d’évasion d’Amra, à son évasion effective le 14 mai (vol de véhicules par exemple), à sa fuite (location d’appartements, etc.) ou à la fuite des autres membres du commando.A également été mis en examen Saïd Agouni, déjà condamné pour l’attaque d’un fourgon blindé en 2011 en compagnie du braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd.Deux autres suspects dans ce dossier sont “en attente d’extradition” du Maroc, avait aussi précisé Mme Beccuau et un autre “fait l’objet d’une notice Interpol”. Ce qui correspond à l’homme interpellé en Thaïlande.Interrogés sur l’implication éventuelle de membres de la “Black Manjak Family”, présentée comme une organisation criminelle basée en Normandie et spécialisée dans les stupéfiants avec de possibles liens avec Koba LaD, le directeur national de la police judiciaire, Christian Sainte, avait simplement indiqué le 7 mars que certains suspects avaient “des liens de proximité” entre eux.Selon une source proche du dossier, un “certain nombre de suspects appartiennent” à la “BMF”, qui serait d’abord une “sorte de label, un signe de reconnaissance autour de Koba LaD”.Mohamed Amra est, depuis sa remise à la justice française fin février, incarcéré à l’isolement dans la prison ultra sécurisée de Condé-sur-Sarthe (Orne).sm-clw-gd-ah/vgu/

Rejet des requêtes de Carlos Ghosn qui demandait à Paris la nullité de son mandat d’arrêt

La cour d’appel de Paris a déclaré irrecevables jeudi plusieurs requêtes de Carlos Ghosn qui demandait la nullité du mandat d’arrêt le visant pour corruption et trafic d’influence notamment, a appris l’AFP de source judiciaire.”Nous formons un pourvoi en cassation”, a indiqué jeudi soir à l’AFP l’une des avocates de M. Ghosn, Me Jacqueline Laffont-Haïk.Contactés plus tôt dans la journée, les avocats de Renault-Nissan, partie civile, n’avaient pas souhaité s’exprimer.Carlos Ghosn, l’ex-patron de Renault-Nissan aujourd’hui âgé de 71 ans, est visé depuis avril 2023 par un mandat d’arrêt international émis par une juge d’instruction parisienne. Dans cette information judiciaire, le parquet national financier (PNF) a requis en novembre que M. Ghosn soit jugé pour corruption et trafic d’influence notamment, aux côtés de la ministre de la Culture Rachida Dati. Cette dernière est soupçonnée par les enquêteurs d’avoir perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires signée le 28 octobre 2009 avec RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et députée européenne (2009-2019). M. Ghosn et Mme Dati contestent.Au cours de l’enquête, la juge d’instruction a convoqué M. Ghosn pour l’interroger. Celui-ci ne s’est pas présenté. La magistrate a ensuite émis un mandat d’arrêt.La défense argue qu’il était impossible à M. Ghosn de se rendre en France. Réfugié au Liban depuis fin 2019, après avoir fui le Japon et visé désormais par un mandat d’arrêt japonais, M. Ghosn fait l’objet d’une interdiction judiciaire de sortir du territoire libanais.Le 20 février, lors d’une audience à huis clos devant la chambre de l’instruction, ses avocats ont demandé la nullité du mandat d’arrêt de la magistrate parisienne et déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dénonçant son usage “détourné”, selon des sources proches du dossier.A leurs yeux, le mandat n’aurait pas été émis pour réellement “permettre son audition” mais pour “continuer” les investigations et “empêcher toute défense”.M. Ghosn fait également l’objet d’un mandat d’arrêt depuis 2022 dans des investigations à Nanterre, notamment pour abus de biens sociaux et blanchiment en bande organisée en lien avec le distributeur omanais Suhail Bahwan Automobiles.La loi française prévoit que le fait d’être à l’étranger peut justifier un mandat d’arrêt “sans même essayer de faire venir la personne”, a expliqué une source proche du dossier à l’AFP. Mais la défense de M. Ghosn estimait qu’un mandat n’est valable que si la personne s’est “volontairement” soustraite à la justice, selon cette source.En février, deux autres recours et QPC avaient été déposés, aussi déclarés irrecevables. Sa défense demandait un accès au dossier judiciaire malgré le mandat d’arrêt et estimait que les poursuites le visant étaient prescrites.

Trump’s auto tariffs spark global outcry as price hikes loom

World powers on Thursday blasted US President Donald Trump’s steep tariffs on imported vehicles and parts, urging retaliation as trade tensions intensify and price hikes appear on the horizon.Major car exporter Germany called for a firm response from the European Union, while Japan said it “will consider all options.”Canadian Prime Minister Mark Carney said Thursday …

Trump’s auto tariffs spark global outcry as price hikes loom Read More »