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Ukraine accuses Russia of ‘war crime’ with military hospital strike

Ukraine accused Russia of committing a “war crime” during its weekend attack on the city of Kharkiv, as the US-backed ceasefire efforts continue to prove elusive. Six strikes hit the northeastern border city overnight Saturday into Sunday, wounding personnel undergoing treatment at a military hospital and killing at least two people in a residential building, according …

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Corée du Sud: enquête sur un homme suspecté d’avoir déclenché les feux de forêt (police)

La police enquête sur un homme suspecté d’avoir déclenché les feux de forêt les plus meurtriers de l’histoire de la Corée du Sud, dans le sud-est du pays, ont indiqué dimanche les autorités.Plus d’une dizaine de foyers, alimentés par des vents forts et des conditions sèches, ont consumé quelque 48.000 hectares depuis le week-end dernier, avec un bilan de 30 morts, soit les pires incendies jamais enregistrés en Corée du Sud aussi bien en terme de surface concernée que de bilan humain, selon le ministère de l’Intérieur.Les flammes ont détruit plusieurs sites historiques tels que le complexe du temple de Gounsa à Uiseong, dont la construction remonterait au VIIe siècle.Les enquêteurs suspectent un homme de 56 ans, qui pourrait avoir provoqué la catastrophe le 22 mars alors qu’il s’occupait de la tombe de ses grand-parents, dans le district d’Uiseong, le plus touché avec 12.800 hectares partis en fumée.La police a pris contact samedi avec le quinquagénaire, “sans (le placer en) détention”, a déclaré à l’AFP un responsable de l’autorité dans la province de Gyeongbuk.Les enquêteurs le convoqueront pour interrogatoire une fois les recherches sur le site présumé du départ de feu terminées, ce qui pourrait prendre plus d’un mois, a prévenu la police.Selon l’agence Yonhap, la fille du suspect a expliqué aux enquêteurs que son père avait tenté de brûler avec un briquet des branches qui pendaient au-dessus des tombes.Les braises “ont été transportées par le vent et ont fini par allumer un feu de forêt”, a-t-elle relaté, de même source.La police n’a pas souhaité confirmer ces précisions auprès de l’AFP, gardant secrètes les identités du père et de la fille.La hausse des températures, la multiplication des canicules et la baisse des volumes de précipitations sont autant de facteurs, associés au réchauffement climatique, qui peuvent favoriser les départs d’incendies et leur progression.Les niveaux de pluies dans la région sinistrée étaient en dessous de la moyenne depuis des mois, alors que la Corée du Sud sortait de son année la plus chaude depuis le début des relevés.

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Séisme: des opérations de secours en Birmanie et en Thaïlande, des répliques à Mandalay

Les secours tentent dimanche, deux jours après le violent séisme qui a fait plus de 1.600 morts en Birmanie et endeuillé la Thaïlande, de rechercher des survivants dans les montagnes de destructions et de venir en aide aux sinistrés malgré une pénurie de matériel médical.Malgré l’arrivée progressive de l’aide internationale, les experts craignent que le bilan humain soit encore revu à la hausse en Birmanie, où une grande partie de la population vit le long de la faille de Sagaing, point de rencontre des plaques indienne et eurasienne. D’autant que le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de 2021 a décimé le système de santé, exposant le pays à une crise d’ampleur.Survenu vendredi en milieu de journée (heure locale), le tremblement de terre de magnitude 7,7, peu profond — ce qui a augmenté son impact –, a été suivi quelques minutes après par une secousse de magnitude 6,7. Depuis, des répliques restent perceptibles, ressenties encore dimanche matin, aggravant la détresse des habitants.Le tremblement de terre, le plus puissant qu’ait connu la Birmanie en plusieurs décennies, a été ressenti jusqu’à Bangkok, la capitale thaïlandaise, où une tour de 30 étages en chantier s’est effondrée comme un château de cartes. Les autorités locales ont annoncé onze morts, mais environ 80 ouvriers resteraient coincés dans les décombres, et les chances de les sortir vivants s’amenuisent heure après heure.A Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, proche de l’épicentre, le séisme a provoqué l’effondrement d’immeubles d’habitation et de ponts, ou crevassé les routes.Dimanche au petit matin, Win Lwin s’est frayé un chemin parmi les gravats d’un restaurant détruit, écartant les briques une par une. “Au moins sept personnes sont mortes ici”, assure ce propriétaire d’un salon de thé.”Je suis à la recherche d’autres corps, mais je sais qu’il ne peut pas y avoir de survivants”, poursuit-il. “Nous ne savons pas combien de corps il peut y avoir, mais nous cherchons.”- Cessez-le-feu partiel -Une réplique a frappé Mandalay vers 07H30 (01H00 GMT), poussant des occupant de la réception d’un hôtel à se précipiter vers la sortie, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une similaire secousse a secoué la ville samedi soir.Ailleurs dans la ville, les secours s’organisent pour aider les victimes et rechercher des survivants.La junte a fait état, samedi soir, de 1.644 morts, 3.408 blessés, et au moins 139 disparus. Mais l’ampleur de la catastrophe reste toujours difficile à évaluer avec précision, dans ce pays isolé et fracturé, où les généraux combattent des dizaines de groupes armés dans plusieurs régions.Il existe une probabilité de 35% que le bilan des victimes se situe dans une fourchette de 10.000 à 100.000 personnes, selon le modèle de prévision de l’Institut géologique américain (USGS).Des combattants anti-junte ont déclaré samedi un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche, a annoncé le Gouvernement d’unité nationale (NUG), un organe d’opposition fondé par d’anciens députés du parti pro-démocratie d’Aung San Suu Kyi pour beaucoup en exil, et reconnu par aucun pays.Les agences internationales ont prévenu que la Birmanie, en proie à des crises de toutes sortes, n’avait pas les moyens d’affronter une catastrophe de cette taille. Avant le séisme, les Nations unies ont estimé que quinze millions de Birmans, soit environ un tiers de la population, seraient concernés par le risque de famine en 2025.- Aide internationale -Une “grave pénurie” de fournitures médicales impacte l’assistance déployée sur place, a averti samedi l’ONU, soulignant que les secouristes manquaient notamment de “kits de traumatologie”, de poches de sang, de produits anesthésiques et de certains médicaments essentiels. Les opérations de secours sont en outre compliquées par les dégâts subis par les hôpitaux et autres infrastructures sanitaires, ainsi que par les routes et les réseaux de communication.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu’elle avait envoyé en urgence près de 3 tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés. Des pays de la région ont aussi prêté main forte. La Chine a déclaré avoir envoyé 82 sauveteurs et s’est engagée à fournir 13,8 millions de dollars d’aide humanitaire d’urgence. Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Corée du Sud, les Etats-Unis et l’Union européenne, notamment, ont aussi annoncé un geste.A près de 1.000 kilomètres de Mandalay, à Bangkok, des secours espèrent toujours extraire vivant des ouvriers du site de la tour de 30 étages en construction qui s’est effondrée sous l’effet du séisme.L’opération a mobilisé de grosses pelleteuses mécaniques, des chiens renifleurs et des drones à imagerie thermique pour repérer des signes de vie.La secousse, extrêmement rare à Bangkok, a également provoqué des fissures et fragilisé la structure de nombreux bâtiments. Les autorités locales ont annoncé le déploiement de spécialistes pour réparer 165 immeubles dimanche.burs-ah/gmo

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Trente heures après le séisme, une Birmane sortie vivante des décombres de son immeuble

Trente heures après l’effondrement de son immeuble, une Birmane piégée dans les décombres a été secourue vivante sous les applaudissements samedi à Mandalay, près de l’épicentre du puissant séisme qui a frappé la Birmanie et la Thaïlande voisine.Une longue attente angoissante a pris fin lorsque lorsque Phyu Lay Khaing, 30 ans, a été dégagée du tas de gravas à l’emplacement de son immeuble, le Sky Villa, où elle avait disparu.Aux abords de l’immeuble effondré qui ont pris un air de champ de bataille, son époux Ye Aung, un commerçant âgé de 30 ans, attendait de ses nouvelles et n’osait pas y croire.”Au début, je ne pensais pas qu’elle serait en vie”, confie-t-il aux journalistes de l’AFP présents sur place.Puis des applaudissements nourris ont retenti lorsque des secouristes en combinaison orange et casqués, ont sorti des débris Phyu Lay Khaing vivante, visiblement très affaiblie et le visage marqué, et l’ont installée sur une civière.”Je suis extrêmement heureux d’avoir entendu de bonnes nouvelles”, raconte Ye Aung, qui a eu deux garçons avec son épouse, William, 8 ans, et Ethan, 5 ans.Une chaîne humaine s’est immédiatement formée pour descendre la civière de Phyu Lay Khaing jusqu’à l’ambulance qui l’attendait en bas d’une montagne de débris en tous genres, pour la transporter vers un hôpital.C’est au pied de ce tas de décombres que Ye Aung a enfin pu embrasser son épouse et la serrer dans ses bras, au terme de trente longues heures d’incertitude.- Familles endeuillées -Dans l’ambulance, Ye Aung est resté aux côtés de son épouse aux bras couverts d’hématomes, lui serrant la main.”Nous ne pouvons pas parler pour le moment”, explique-t-il à l’AFP. “Nous craignons qu’elle ne soit trop excitée si elle parle. Elle est très faible et les secouristes m’ont demandé de ne pas lui parler pour le moment.”Si Phyu Lay Khaing a été secourue vivante, le séisme qui a frappé la Birmanie laisse de nombreuses familles endeuillées.Un responsable de la Croix-Rouge a déclaré à l’AFP que plus de 90 personnes pourraient être piégées dans les décombres de l’immeuble où cette Birmane a été retrouvée en vie.Survenu vendredi près de Sagaing, ce séisme – peu profond, ce qui a augmenté son impact – de magnitude 7,7 a été suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,7.Selon un dernier bilan communiqué par la junte, plus de 1.600 personnes ont péri dans ce tremblement de terre.Les secousses ont détruit des bâtiments, abattu des ponts et déformé des routes dans une grande partie de la Birmanie, avec des destructions massives à Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, qui abrite plus de 1,7 million d’habitants.

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Séisme : plus de 1.600 morts en Birmanie, recherches tous azimuts de survivants

Plus de 1.600 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Survenu vendredi près de Sagaing, ce tremblement de terre – peu profond, ce qui a augmenté son impact – a été suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,7.Ces secousses, les plus puissantes depuis des décennies en Birmanie, ont provoqué des scènes de chaos et de désolation. L’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laisse craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Le séisme a également semé la terreur à Bangkok en Thaïlande, à 1.000 kilomètres de l’épicentre.En Birmanie, au moins 1.644 personnes ont été tuées, et 3.408 blessées, a indiqué la junte au pouvoir, en majorité dans la région de Mandalay (deuxième ville du pays), considérée comme la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait fortement s’aggraver.A Mandalay, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitation de douze étages, selon un responsable de la Croix-Rouge.Près de 30 heures après le séisme, Phyu Lay Khaing, 30 ans, a été sortie vivante des ruines de son immeuble. Embrassée par son mari, Ye Aung, elle a ensuite été conduite à l’hôpital, ont constaté des journalistes de l’AFP.Ils ont aussi vu sur place une pagode vieille de plusieurs siècles réduite à l’état de gravats. “Un moine est mort. Il y a aussi des blessés, on en a sortis des décombres et ils ont été conduits à l’hôpital”, témoignait un soldat, posté à un point de contrôle à l’extérieur du temple effondré.Dans la banlieue de Mandalay, les sauveteurs ont escaladé les décombres d’un lycée privé transformé en amas de ruines en béton, d’où émergent des poutres de fer. “Je suis vivante à l’intérieur. Aidez-moi, s’il vous plaît, j’ai soif”, aurait crié une enseignante prise au piège dans les décombres, selon les témoignages de secouristes. Au moins sept personnes étaient encore coincées samedi à l’intérieur, dont deux enseignants et plusieurs enfants, et sept autres personnes sont mortes, selon les habitants.- Appel à l’aide -Près de l’aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. “C’est fermé depuis hier” (vendredi), a lancé l’un d’eux. “Le plafond s’est effondré mais personne n’a été blessé.”Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours, dans un pays où la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 a décimé le système de santé et isolé ses dirigeants du reste du monde.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à apporter son secours. Par le passé, les militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.Les autorités birmanes ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées. Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, selon des journalistes de l’AFP.La Chinen en particulier, a déclaré avoir envoyé 82 sauveteurs, et s’est engagée à fournir une aide humanitaire d’urgence de 13,8 millions de dollars.Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Corée du Sud, la Malaisie, le Royaume-Uni, l’Union européenne et les Etats-Unis, notamment, ont aussi annoncé leur aide.Une “grave pénurie” de fournitures médicales impacte l’assistance déployée sur place, a averti samedi l’ONU, soulignant que les secouristes manquaient notamment de “kits de traumatologie”, de poches de sang, de produits anesthésiques et de certains médicaments essentiels. Les opérations de secours sont en outre compliquées par les dégâts subis par les hôpitaux et autres infrastructures sanitaires, ainsi que par les routes et les réseaux de communication.- Cessez-le-feu -L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu’elle avait envoyé en urgence près de 3 tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés. Quant à la Croix-Rouge, elle mène une “course contre la montre” pour secourir les survivants.”Nous avons quelques récits encourageants de personnes retrouvées, mais les histoires tristes vont continuer à affluer”, a souligné une de ses responsables en Birmanie, Marie Manrique. En outre, il faut “commencer à penser à ce qui va arriver” aux sinistrés ayant perdu leur logement dans la catastrophe, a-t-elle observé.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une telle tragédie, alors que quelque 3,5 millions de personnes ont été déplacées du fait du conflit en cours, et que la famine, avant même le séisme, menaçait déjà 15 millions de personnes cette année à travers le pays, selon l’ONU.Les Forces de défense populaire (FDP), des rebelles birmans, ont décrété un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche, afin de faciliter les opérations de secours après le violent séisme qui a frappé le pays. Le groupe n’attaquera pas l’armée – mais se défendra si besoin -, et a assuré qu’il allait “collaborer avec l’ONU et les ONG pour assurer la sécurité, le transport et l’établissement de camps de secours et médicaux temporaires” dans les zones qu’il contrôle. – Accouchement en plein air -De l’autre côté de la frontière, en Thaïlande, la recherche de survivants se poursuivait dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré à Bangkok. Des dizaines d’ouvriers étaient piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.Au moins huit personnes sont mortes sur ce chantier et huit autres y ont été secourues vivantes, a indiqué à l’AFP le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt. Mais 79 personnes manquaient encore à l’appel, et le bilan pourrait donc s’alourdir.Des drones à imagerie thermique ont décelé dans les décombres des signes de vie d’au moins 30 personnes, selon les autorités.La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur. A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, de nombreux habitants ont été évacués dans les rues, et même certains de piscines situées sur des toits d’immeubles.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP. 

Lettre de l’ambassade des Etats-Unis aux entreprises françaises: la France dénonce des “ingérences”

Paris a vivement réagi samedi après l’envoi d’une lettre de l’ambassade des Etats-Unis à plusieurs entreprises françaises, demandant si elles avaient des programmes internes de lutte contre les discriminations, qualifiant cette initiative d'”ingérences inacceptables” et prévenant que la France et l’Europe défendront “leurs valeurs”.Plusieurs sociétés françaises ont reçu une lettre et un questionnaire, que l’AFP a pu consulter, leur demandant si elles mettaient en place des programmes internes de lutte contre les discriminations.La missive les prévient que, le cas échéant, cela pourrait les empêcher de travailler avec l’Etat américain, ce alors que la France interdit la plupart des formes de discrimination positive. L’information, révélée vendredi par Le Figaro et les Echos, s’inscrit dans un contexte de fortes tensions commerciales alimentées par Donald Trump.”Les ingérences américaines dans les politiques d’inclusion des entreprises françaises, comme les menaces de droits de douanes injustifiés, sont inacceptables”, a rétorqué le ministère français du Commerce extérieur, dans un message transmis à l’AFP. Les destinataires du courrier ont été informés du fait que “le décret 14173”, pris par Donald Trump dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche pour mettre fin aux programmes promouvant l’égalité des chances au sein de l’Etat fédéral, “s’applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain”. Dans la lettre, il est aussi précisé que les entreprises ont “cinq jours” pour remplir, signer et retourner le document. – “Inadmissible” -Une initiative “inadmissible”, a réagi samedi auprès de l’AFP le président de l’organisation patronale CPME, Amir Reza-Tofighi, qui dénonce une “atteinte à la souveraineté” et appelle les responsables politiques et économiques à “faire front commun”. De son côté, la CGT demande au gouvernement “d’appeler les entreprises à ne pas engager de politique dommageable pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre le racisme”, a déclaré à l’AFP Gérard Ré, secrétaire confédéral du syndicat. Au ministère de l’Economie, l’entourage d’Eric Lombard assurait vendredi soir que “cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain”. “Ce ne sont pas les nôtres”, ajoutait Bercy dans sa réaction transmise à la presse, précisant que “le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain”.Samedi, les contours de la lettre restaient flous. Le cabinet du ministre de l’Economie, contacté par l’AFP, estime que le nombre d’entreprises ayant reçu la lettre serait “de quelques dizaines”, tout en précisant que le décompte est toujours en cours. Les grands groupes contactés par l’AFP qui ont accepté de s’exprimer ont déclaré de ne pas avoir reçu la lettre, dont le format est inhabituel. – Droit français -“Ce n’est pas un courrier qui est parti sur le papier à en-tête de l’ambassade, ni du consulat ou d’une quelconque agence américaine”, note auprès de l’AFP Christopher Mesnooh, avocat d’affaires américain du cabinet Fieldfisher basé à Paris, se basant sur la lettre publiée dans le Figaro. “Si c’est bien sous cette forme-là que les entreprises l’ont reçue, ce n’est pas une communication officielle et encore moins une communication diplomatique”, selon l’avocat. “Ce n’est pas parce que ça traduit l’attitude de cette administration que c’est l’administration au sens propre du terme qui a autorisé son envoi à des entreprises”, indique prudemment Christopher Mesnooh.Sollicitée par l’AFP, l’ambassade des Etats-Unis à Paris n’a pas répondu dans l’immédiat. L’administration américaine peut-elle exiger des entreprises françaises qu’elles se conforment à sa loi ?”Non”, affirme Christopher Mesnooh. “Les entreprises françaises ne vont pas être obligées maintenant d’appliquer le droit social ou la loi fédérale contre les discriminations positives”, poursuit l’avocat. En outre, pour les entreprises françaises, le problème ne se pose pas dans les termes posés par la lettre car en France, la discrimination positive fondée explicitement sur l’origine, la religion ou l’ethnie “n’est pas autorisée”, rappelle l’avocat d’affaires.Pour autant, sur le volet de l’égalité hommes/femmes, depuis 2021, pour les entreprises de plus de 1.000 salariés, la loi française impose des quotas de 30% de femmes cadres-dirigeantes et de 30% de femmes membres des instances dirigeantes en 2027, puis d’atteindre des quotas de 40% en 2030.Les entreprises qui choisiraient de se conformer aux exigences stipulées dans la lettre se mettraient donc dans l’illégalité du point de vue du droit français. 

Marine Le Pen dans l’attente d’un jugement qui peut faire basculer sa carrière politique

Attendue par ses juges lundi matin pour connaître son sort judiciaire dans l’affaire des assistants d’eurodéputés, Marine Le Pen joue son avenir politique depuis que le parquet a réclamé son inéligibilité immédiate, qui l’empêcherait de concourir à la présidentielle de 2027.”Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas, mais je comprends qu’on puisse l’être (…) les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement”, a commenté la cheffe de file du Rassemblement national dans La Tribune Dimanche.Mais “je ne crois pas qu’ils iront jusque là”, s’est-elle empressée d’ajouter.Outre l’inéligibilité, cinq ans d’emprisonnement dont deux fermes et 300.000 euros d’amende ont été requis à son encontre au terme d’un procès de deux mois à l’automne.Et, si la triple candidate malheureuse à la présidentielle a répété encore cette semaine dans le Figaro son mantra – “la peur n’écarte pas le danger” -, le compte à rebours tourne au supplice chinois pour sa garde rapprochée.Parmi les troupes lepénistes, on s’inquiète aussi d’une échéance qu’on juge mal préparée. “Il y a un côté amateur…”, s’agace un influent député RN, en rembobinant un film qu’il juge mal monté: “D’abord, on a dit que c’était pas un procès politique pour, en fait, après les réquisitions dire: +Si, quand même, un peu…+”. Le scénario s’est révélé, selon le même, mal écrit: “Ce procès a révélé que si vous ne travaillez pas, vous ne pouvez pas prouver que vous avez travaillé…””Et puis il y a eu quoi depuis la fin du procès?”, interroge-t-il. “Un 20H de TF1, le hashtag +Je soutiens Marine+ sur Twitter… et puis c’est tout.”Qui sera présent lundi aux côtés de Marine Le Pen dans la salle d’audience pour lui témoigner de son soutien? “On ne sait pas, on ne nous dit rien, on ne nous demande rien, parce qu’on en parle pas: tout le monde fait le tatou, en se rentrant dans sa carapace, et le sujet est tabou”, illustre un autre proche, qui glisse au passage “ne pas comprendre” que Jordan Bardella ne daigne pas s’afficher aux côtés de sa mentor au palais de justice.Une réunion devrait néanmoins avoir lieu ce week-end autour du président du RN pour déterminer les “éléments de langage”.- “Plan B” comme Bardella -Quoi qu’il arrive, Marine Le Pen sera confrontée à une équation à multiples inconnues une fois la décision connue.Si les magistrats du tribunal correctionnel devaient la condamner, la députée du Pas-de-Calais a assuré dans Le Figaro qu’elle “défendra à nouveau (son) innocence” en interjetant appel.Ses proches s’interrogent néanmoins tout haut quant à l’opportunité d’un deuxième procès si aucune peine d’inéligibilité n’était prononcée, ou si l’empêchement de se présenter aux élections était inférieur à deux ans, ce qui lui permettrait de recouvrer ses droits civiques suffisamment tôt pour concourir à la prochaine présidentielle. Inconvénient: ne pas faire appel d’une condamnation reviendrait à admettre sa culpabilité.Une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, ainsi que l’a réclamé le parquet pour les cinq prochaines années, ouvrirait par ailleurs un abysse d’incertitudes.Seule une hypothétique décision en appel davantage clémente pourrait alors lui permettre de se placer sur la ligne de départ pour 2027… à condition que ce deuxième procès ait lieu avant l’échéance électorale. “Et puis si elle est condamnée à l’exécution provisoire, ça fait une préparation à la présidentielle particulière, quand même, c’est une épée de Damoclès”, observe un proche.Un autre, pessimiste, convoque pour commenter cette affaire l’antienne lepéniste du “Système”, supposément derrière les malheurs du parti à la flamme, qu’il compare “au bus du film Speed: ils ne peuvent plus s’arrêter, sinon le bus explose”. Manière de s’attendre à une lourde condamnation.Jusqu’à imaginer que Marine Le Pen renonce? “Non. Le verbe est créateur”, coupe court un député, refusant l’évocation même de cette hypothèse. Si l’idée d’un “plan B”, comme Bardella, pour porter les couleurs du parti dès la présidentielle de 2027 est réclamée par certains militants – aucun cadre, en revanche, ne s’y risque.L’opinion publique, si: dans une étude Ifop-Fiducial parue début mars, 60% des Français pronostiquaient une candidature de Jordan Bardella à la présidence de la République dans deux ans. Mieux, 43% la “souhaitent”. Un point de plus que Marine Le Pen.

Le ministère du Commerce extérieur dénonce des “ingérences inacceptables” américaines visant des entreprises françaises

Le ministère français du Commerce extérieur a dénoncé samedi des “ingérences américaines” après l’envoi d’une lettre de l’ambassade des Etats-Unis à Paris à plusieurs entreprises françaises leur demandant si elles mettaient en place des programmes internes de lutte contre les discriminations.”Les ingérences américaines dans les politiques d’inclusion des entreprises françaises, comme les menaces de droits de douanes injustifiés, sont inacceptables”, indique le ministère dans un communiqué transmis à l’AFP. “La France et l’Europe défendront leurs entreprises, leurs consommateurs, mais aussi leurs valeurs”, assure également le ministère.Plusieurs entreprises françaises ont reçu un courrier de l’ambassade des Etats-Unis les interrogeant sur l’existence de programmes internes de lutte contre les discriminations, ce qui pourrait les empêcher de travailler avec l’Etat américain. Les destinataires du courrier ont été informés du fait que “le décret 14173”, pris par Donald Trump dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche pour mettre fin aux programmes promouvant l’égalité des chances au sein de l’Etat fédéral, “s’applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain”, comme le montre un document révélé vendredi par Le Figaro. Les entreprises liées par un contrat commercial à l’Etat américain seraient dans l’obligation de rompre avec les politiques de discrimination positive éventuellement mises en place.”Cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain” avait réagi vendredi l’entourage du ministre de l’Economie Eric Lombard. “Ce ne sont pas les nôtres”, ajoutait le cabinet de Bercy dans sa réaction transmise à la presse, précisant que “le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain”.Interrogée par l’AFP, l’ambassade des Etats-Unis à Paris n’a pas réagi dans l’immédiat.  

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Pour Yves Parlier, “lire les nuages” reste “indispensable” même avec les nouvelles technologies

A l’ère des routeurs et de l’intelligence artificielle, le navigateur Yves Parlier, 64 ans, en est convaincu: “Apprendre à lire et jouer avec les nuages” reste une compétence “indispensable” au skipper en course et le redeviendra aussi dans la marine marchande.A l’occasion de la journée internationale des nuages, initiative lancée en 2022 par l’écrivain français et ex-avocat Mathieu Simonet pour leur donner un statut juridique, l’ancien vainqueur de la Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre rappelle que “les nuages ont une grosse influence sur le vent”, “notre énergie”, que ce soit “pour les kites ou les voiliers”.”Un nuage va faire tourner le vent” et “la direction du vent est absolument primordiale, elle prime sur la force”, explique Yves Parlier, qui était surnommé “l’extraterrestre” pour sa lecture hors pair des conditions météorologiques en course.Tous les nuages n’ont pas le même impact sur la navigation, précise toutefois l’ancien skipper depuis les quais du port de Gujan-Mestras, sur le Bassin d’Arcachon, où il vit.Les stratus, ces nuages horizontaux, “n’auront pas d’effets locaux à la surface de la mer et sur le vent”. A l’inverse, les cumulus, “témoins de l’ascendance de l’air et de ses mouvements verticaux” quand “ils bourgeonnent comme un chou-fleur”, vont avoir “un effet majeur “sur la force et la direction du vent” à la suLeur apparition, leur absence ou leur taille sont des repères cruciaux pour savoir si l’on va plonger dans un anticyclone ou si l’on se rapproches des alizésrface.Leur apparition, leur absence ou leur taille sont des repères cruciaux pour savoir si l’on va plonger dans un anticyclone ou si l’on se rapproches des alizés, détaille l’ancien détenteur de plusieurs records du monde de vitesse.Malgré les avancées technologiques qui ont révolutionné les courses à la voile, pour Parlier, l’œil humain a encore une longueur d’avance.- Réapprendre -“Les skippers ont maintenant une information hyper pertinente, qui simule leur route sur les 10-15 jours à venir, mais le petit détail, l’ajustement, le nuage, ça, l’ordinateur ne le connaît pas”, car l’intelligence artificielle et la puissance de calcul “n’ont pas encore rattrapé la connaissance du marin”.Lors de la route du Rhum 1994, Parlier avait volontairement refusé le routage.”J’avais Alain Gautier à mes trousses, avec un bateau a priori plus rapide”. Lui était routé, “mais comme je n’en étais pas équipé, j’étais hyper attentif et, de nuit, j’ai su anticiper le passage du front (de nuages, NDLR) et il n’a jamais réussi à me rattraper”.Pour le marin-ingénieur, désormais à la tête de Beyond The Sea, une start-up projetant de décarboner le transport maritime à l’aide d’ailes de kite géantes, l’observation des nuages pourra aussi bientôt servir les gros bateaux à moteur.Ils n’en ont pas besoin aujourd’hui, mais au fur et à mesure “que les énergies fossiles se raréfient et comme il faut absolument réduire nos émissions de gaz à effet de serre, il va falloir réutiliser le vent”.”Et donc, à ce moment-là, les pêcheurs et les marins de marine marchande vont réapprendre ce que savaient nos ancêtres, c’est-à-dire utiliser le vent pour se déplacer sur la mer”, parie l’ancien navigateur touche-à-tout.

Sur les plages de la mer du Nord, des objets abandonnés racontent des vies de migrants

Ethiopie, Soudan, Libye, Italie, France et, enfin, Royaume-Uni: une feuille rongée par le sable et l’eau trouvée sur la plage de Gravelines (Nord), dresse l’itinéraire, à travers deux continents et des milliers de kilomètres, d’une personne migrante en quête d’Angleterre.Lorsqu’elle est repérée par Aäron Fabrice de Kisangani, un Belge flamand de 27 ans, la feuille est en grande partie enfouie dans le sable, encore trempée et attaquée par de petits “talitres”, des crustacés de quelques millimètres qui grignotent les objets abandonnés sur les plages.Avec une grande précaution, ce ratisseur de plage ou “beachcomber”, qui consacre son temps libre à la quête de trouvailles en tous genres, extrait la feuille du sable et la déplie, puis en retire un talitre.Lors de chaque départ d’embarcation clandestine vers l’Angleterre, des candidats à l’exil laissent des affaires sur la plage, par précipitation ou besoin de s’alléger.Chaussures, vêtements, sacs et documents se retrouvent éparpillés sur les plages du littoral du nord de la France, aux côtés d’affaires abandonnées par pêcheurs et promeneurs, et d’objets parfois insolites recrachés par la mer.”Beachcomber” depuis 20 ans, Aäron Fabrice de Kisangani collectionne des graines de plantes tropicales ou encore des dents de requin, et s’intéresse depuis un an aux objets laissés par les exilés. “J’en trouvais tout le temps mais je ne les prenais pas, et j’ai commencé à me demander pourquoi”, explique-t-il à l’AFP. A défaut d’être ramassés, “ils sont perdus”, souligne-t-il.- “Désert” -Cette feuille extraite du sable semble retracer le parcours migratoire d’une Ethiopienne nommée Rose I., à en croire le nom inscrit en haut du papier.On y voit, reliés par des flèches, des noms de villes, temps de trajet, moyens de transport. Tel qu’esquissé, le périple commence à “A.A.”, soit Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie.Huit cent cinquante kilomètres et 17 heures de voiture plus tard, la voici à Métemma, à la frontière avec le Soudan.”Dix minutes de marche” doivent suffire pour atteindre Gallabat, de l’autre côté de la frontière, espère l’auteur ou l’autrice du document.Après Khartoum, capitale du Soudan, un mot résume l’ampleur de la tâche: “Désert”. Des milliers de kilomètres à travers le Sahara jusqu’à Tripoli, en Libye, d’où suivent une traversée en bateau jusqu’à l’Italie puis un trajet en train jusqu’à la France. Enfin, la dernière flèche indique l’objectif, rêvé dès l’Ethiopie: “UK”, le Royaume-Uni.L’histoire ne dit pas si Rose a suivi son itinéraire à la lettre, ni si elle a réussi à gagner l’Angleterre.En une matinée de recherches, Aäron Fabrice de Kisangani trouve plusieurs autres fragments de vies d’exilés: la convocation en vue de son expulsion, le 18 mars, d’un Albanais placé en rétention administrative ; des billets utilisés pour rallier Bucarest au littoral en quelques heures, par avion jusqu’à Roissy puis en train de Paris à Dunkerque.- “mieux comprendre” -Ces objets qui racontent “l’histoire des réfugiés”, pourraient permettre de leur “redonner leur humanité” espère Aäron Fabrice de Kisangani, qui ne sait pas encore précisément sous quelle forme exploiter cette collection. “Je veux montrer le problème sous un autre angle, en tant que +beachcomber+.”Lui-même, depuis qu’il récupère ces objets, a “beaucoup appris sur la manière dont les réfugiés voyagent et à quelle vitesse, leurs nationalités (…) Je fais des recherches sur ce qui arrive dans leurs pays, et ça me permet de mieux comprendre le problème et la raison de leur départ vers le Royaume-Uni.”Alors qu’il marche sur le sable en direction de sa voiture, une poignée de vies humaines se jouent à l’autre bout de la plage. Une trentaine de migrants sortent des dunes et courent vers un bateau déjà à l’eau. Repoussés par la police, ils retentent leur chance, quelques minutes plus tard.Cette fois-ci, une grande majorité parviennent à monter à bord. Un enfant pleure.Trois membres d’une même famille échouent, dont l’un, un trentenaire, implore sans succès sa mère, montée sur le bateau, d’en descendre. Des scènes qu’aucun document laissé sur les plages ne peut raconter.