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Young Turkish protesters face rude awakening in police custody

After rising up to rally against the arrest of Istanbul’s powerful opposition mayor Ekrem Imamoglu, young Turkish protesters have been forced to wake up to the reality of police custody.Lawyers and politicians supportive of Imamoglu, President Recep Tayyip Erdogan’s top political challenger, have slammed the “police brutality” suffered by students arrested for taking part in …

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Début d’une grève dans l’audiovisuel public contre un projet de holding commune

Une grève de deux jours a démarré lundi dans l’audiovisuel public, affectant principalement certaines stations de Radio France, pour protester contre le projet gouvernemental de holding commune, avant le début de son examen à l’Assemblée nationale.A France Télévisions, l’ensemble des syndicats a déposé un préavis commun, pour les deux journées. Sur la journée de lundi, la direction comptait 8% de grévistes, selon des données provisoires.A Radio France, l’intersyndicale a appelé à la grève mardi et la CGT y a ajouté un deuxième préavis pour lundi, pour s’aligner sur le mouvement à France Télévisions.Des préavis ont également été déposés dans les deux autres entreprises publiques potentiellement concernées par la réforme, France Médias Monde et l’Ina (Institut national de l’audiovisuel).Outre ces mouvements sociaux, la CGT organise une “soirée festive”, lundi à la Bourse du Travail à Paris, pour contester le projet de réforme porté par la ministre de la Culture, Rachida Dati.Le texte sur lequel il s’appuie, une proposition de loi du sénateur Laurent Lafon (Union centriste), doit être examiné mardi en commission à l’Assemblée nationale.L’examen du texte dans l’hémicycle est inscrit à l’ordre du jour du 10 avril mais pourrait être décalé.Le texte prévoit de créer une holding, France Médias, qui chapeauterait les entreprises concernées, sous l’autorité d’un ou d’une présidente.”Ce projet de réforme de la gouvernance de l’audiovisuel public et les baisses budgétaires associées auront de graves conséquences s’il est adopté”, selon les syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ et SUD de France Télévisions.”Ce projet aura pour conséquence de démanteler notre entreprise en la plaçant sous la tutelle de France Télévisions”, jugent CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD et Unsa de Radio France.Dans le Parisien, la ministre a rappelé dimanche les raisons d’une réforme qu’elle juge “indispensable”, au vu du “contexte très concurrentiel avec des groupes privés très structurés” afin de créer “un groupe audiovisuel public fort”.Le projet initial prévoyait une fusion des sociétés, dans une sorte de BBC à la française, mais il avait été interrompu par la dissolution de l’Assemblée nationale mi-2024.

UK PM urges nations to smash migrant smuggling gangs ‘once and for all’

UK Prime Minister Keir Starmer urged dozens of countries attending an immigration crime summit on Monday to join forces to dismantle migrant smuggling gangs “once and for all”.Starmer is seeking to crack down on would-be asylum seekers arriving in England on flimsy small boats and has brought together delegates from more than 40 nations for …

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Procès RN: inéligibilité immédiate pour Le Pen, un séisme à deux ans de la présidentielle

Une décision de justice qui a l’effet d’un coup de tonnerre politique: Marine Le Pen a été condamnée lundi à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, compromettant sa candidature à la présidentielle de 2027, dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Outre cette inéligibilité immédiate, la cheffe de file de l’extrême droite a également écopé d’une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, ce qui signifie qu’elle n’ira pas en prison, et d’une amende de 100.000 euros.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a annoncé dans l’après-midi qu’elle allait “faire appel”, et dénoncé un “coup à la démocratie”.Le député et porte-parole du RN, Laurent Jacobelli, a lui assuré que Marine Le Pen restait “combative”.Pour justifier la peine d’inéligibilité immédiate, la présidente Bénédicte de Perthuis a déclaré que le tribunal avait “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”.Cette annonce – avant le détail des peines – a laissé la salle sans voix. Après un moment de flottement, et alors que la présidente commençait à appeler les prévenus un à un, Marine Le Pen a échangé quelques mots avec son avocat, puis s’est levée et a quitté les lieux.Elle a ensuite traversé le tribunal sans s’exprimer face aux caméras la poursuivant, puis est montée dans une voiture qui l’attendait pour se rendre au siège parisien du RN.Au total, 23 autres personnes ont été condamnées, ainsi que le FN devenu RN, qui s’est vu infliger 2 millions d’euros d’amende, dont un million ferme, et une confiscation d’1 million d’euros saisis pendant l’instruction.- Le Kremlin et Orban condamnent -Marine Le Pen, qui sera l’invitée du journal télévisé de 20H de TF1, a reçu plusieurs soutiens à l’étranger, en particulier de l’extrême droite européenne, après l’énoncé du jugement.Le Kremlin a déploré une “violation des normes démocratiques”. “Je suis Marine!”, a écrit le Premier ministre hongrois Viktor Orban sur X.”C’est la démocratie française qui est exécutée”, a réagi le président du RN Jordan Bardella, qui a rejoint Marine Le Pen au siège du parti. Une réunion de crise s’y tenait dans l’après-midi.Le vice-président du parti et maire de Perpignan Louis Aliot, lui-même condamné dans ce dossier, a de son côté dénoncé une “intrusion dans le jeu électoral (…) qui laissera une tache indélébile dans l’histoire de notre démocratie”.Pour Jean-Luc Mélenchon, patron de LFI, “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”. Laurent Wauquiez (LR) a regretté “une décision très lourde et exceptionnelle”, un fait “pas très sain dans une démocratie”.A l’inverse, la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier a estimé que la dirigeante d’extrême droite devait “payer sa peine”.Le Parti socialiste a appelé “à respecter l’indépendance de la Justice et l’État de droit” dans un court communiqué.L’association anticorruption Anticor a quant à elle tenu à “rappeler que ce sont les infractions à la probité qui portent atteinte à la démocratie, et non les condamnations prononcées par des juges indépendants”.Le prononcé d’une peine d’inéligibilité “apparaît nécessaire”, a justifié la présidente du tribunal, soulignant la “gravité des faits”. Elle a mis en avant “leur nature systématique”, “leur durée”, le “montant des fonds détournés” mais aussi “la qualité d’élu” des personnes condamnées, et “l’atteinte portée à la confiance publique et aux règles du jeu démocratique”.Au terme de près de deux heures de lecture du jugement, le tribunal a considéré qu’un “système”, “centralisé, optimisé” avait bien été mis en place pour permettre au Rassemblement national (ex-Front national) de faire “des économies” en payant, entre 2004-2016, des assistants parlementaires “fictifs” qui travaillaient en réalité pour le parti.Au début de l’audience et devant Marine Le Pen, assise en veste bleue au premier rang, le tribunal a rapidement annoncé que les neuf eurodéputés poursuivis étaient coupables de détournement de fonds publics, et les douze assistants coupables de recel. – “Au coeur du système” -“Il a été établi que toutes ces personnes travaillaient en réalité pour le parti, que leur député ne leur avait confié aucune tâche”, qu’ils “passaient d’un député à l’autre”, a détaillé la magistrate.Marine Le Pen était “au coeur de ce système”, encore plus quand elle a pris la suite de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti à partir de 2011. “Elle s’est inscrite avec autorité et détermination dans le fonctionnement instauré par son père” dès 2004, a estimé le tribunal. Il n’y a pas eu d'”enrichissement personnel” mais “il y a bien un enrichissement du parti”, a martelé la présidente, notant aussi que les salaires octroyés aux assistants parlementaires étaient plus “confortables” que ce que le parti aurait pu se permettre.A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief électoral de Marine le Pen où elle est députée depuis 2017, des partisans ont dénoncé l’inéligibilité immédiate, une décision “politique” pour eux.”C’est honteux parce qu’elle avait sa place” dans l’élection présidentielle et “elle ne pourra pas se présenter. Donc voilà, ils veulent l’éliminer du service politique”, a estimé Karine Groulez, aide-soignante de 56 ans.Vu les délais habituels de la justice, il est envisageable que son procès en appel se tienne dans au moins un an, soit une décision pas avant l’automne 2026, quelques mois avant la présidentielle.”Ca fait une préparation à la présidentielle particulière, quand même”, reconnaissait un membre de sa garde rapprochée la semaine dernière, parlant d'”épée de Damoclès”.

Apollonia, une escroquerie immobilière à un milliard d’euros jugée à Marseille

Escroquerie immobilière de près d’un milliard d’euros, le dossier Apollonia est jugé depuis lundi à Marseille pour plus de deux mois, avec des centaines de victimes flouées qui espéraient se constituer un patrimoine à moindre frais.Avec 15 prévenus dont un avocat et trois notaires, quelque 760 parties civiles, 110 avocats et un dossier de 110 tomes, la salle des procès hors-norme du tribunal correctionnel, installée dans la cour de l’ancienne caserne militaire du Muy, aura rarement été aussi remplie.Sur les bancs des prévenus, la famille Badache, fondatrice de la société de gestion de patrimoine Apollonia, basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône): Jean, ancien commerçant, sa femme Viviane, esthéticienne de profession, et leur fils, Benjamin, un temps aux commandes de l’entreprise.Dans la salle, beaucoup d’anciens médecins aujourd’hui retraités, avec “des dégâts humains irréparables, des suicides, des décès, des dépressions”, rapporte à la presse Jean Imbert, vice-président de l’association de victimes créée dans cette affaire qui arrive “enfin” devant la justice, 17 ans après les premières plaintes.Il y a ainsi plusieurs cas de maisons familiales vendues, de faillites personnelles, de personnes se retrouvant avec le minimum légal, d’enfants contraints de renoncer aux héritages, rapporte-t-il.Pascale Hoffmann, veuve Cucuz, tient dans ses bras une photo de son mari, aujourd’hui décédé, et de son plus jeune fils, qu’il a à peine connu. Elle est gynécologue-obstétricienne à l’hôpital à Grenoble, lui était médecin généraliste. Un collègue les met en relation avec Apollonia.Le commercial leur propose “un rêve”: pouvoir construire un patrimoine immobilier à rentabilité exceptionnelle sans apport, ce qui devait leur permettre de partir faire de l’humanitaire tout en ayant mis à l’abri leurs quatre enfants.- Simples “manoeuvres commerciales agressives” ? -Les professions médicales étaient particulièrement ciblées car elles ont des moyens, peu de temps libre et un métier basé sur la confiance et une certaine idée du service public, énumère cette femme au regard doux, vêtue de noir, auprès de quelques journalistes.Apollonia leur proposait d’acquérir des lots de programmes immobiliers éligibles au dispositif de loueurs meublés professionnels (LMP), fiscalement avantageux.Le mécanisme semblait d’autant plus attractif que “les effets combinés de ces avantages fiscaux et des revenus tirés de la mise en location des biens étaient censés” garantir aux clients “l’autofinancement des acquisitions”, résume le juge d’instruction dans ce dossier.Mais le ticket d’entrée pour atteindre ce “Graal” était élevé, l’investisseur devant justifier de plus de 23.000 euros par an de son activité de loueur pour être un LMP. Un impératif qui a conduit à la multiplication des acquisitions, pour des montants compris entre 800.000 et quatre millions d’euros par les investisseurs. Des acquisitions financées la plupart du temps par emprunts. Pour Pascale et son mari, ce sera trois millions d’endettement: “On nous a vendu 13 lots, dont certains ne sont pas construits”.Apollonia, qui gérait tout pour ses clients, contractaient pour eux des emprunts auprès de plusieurs banques, allant jusqu’à falsifier leurs relevés bancaires pour maquiller leur endettement grandissant. Et ceux-ci se retrouvent peu-à peu face à des dettes insurmontables. Un moment mises en cause, plusieurs banques partenaires de ces montages sont désormais parties civiles.  Le mari de Pascale s’en voudra énormément et n’arrivant plus à dormir, il s’automédique, jusqu’à une dose fatale. Aujourd’hui “rien” ne rendra sa “vie d’avant” à son épouse, elle veut juste “pouvoir vivre plus librement”.Car très concrètement, à cause de cette histoire, elle n’a jamais pu finir la construction de leur maison et a été plusieurs fois inscrite au fichier d’interdit bancaire. Heureusement, sa banque a accepté de lui laisser sa carte bleue, ce qu’elle aurait pu refuser.Au final, de 1997 à 2009, la société aixoise aura procédé à la vente de 5.305 lots pour près de 950 millions d’euros. La commission de 15% (sur le prix de vente) perçue a permis elle aux époux Badache de mener grand train.Mais, pour un de leurs avocats, Me Frédéric Monneret, “il convient de distinguer ce qu’on qualifie de manœuvres agressives, qui seraient éventuellement des mensonges dans le cadre d’un argumentaire commercial, avec des manœuvres frauduleuses”, qu’ils “ont toujours contestées”.Le couple Badache comme tous les coprévenus encourent jusqu’à 10 ans de prison et un million d’euros d’amende. 

Otages en Syrie: Mehdi Nemmouche a fait appel de sa condamnation à perpétuité

Le jihadiste Mehdi Nemmouche a fait appel de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été déclaré coupable d’avoir été un geôlier en Syrie du groupe Etat islamique et notamment de quatre journalistes français, a annoncé lundi son avocat.”Je viens de faire appel pour Mehdi Nemmouche contre sa condamnation du 21 mars” par la cour d’assises spéciale de Paris, a déclaré à l’AFP Me Francis Vuillemin. “L’appel s’imposait car ce combat judiciaire et ma plaidoirie n’étaient pas des exercices de style pour l’art, mais visaient l’acquittement”, a-t-il précisé.Après cinq semaines de procès et 10 heures de délibéré, Mehdi Nemmouche, 39 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pendant laquelle il ne pourra pas demander de libération anticipée.La cour d’assises spéciale de Paris a étendu le périmètre des victimes reconnues à l’ensemble des 25 journalistes et humanitaires occidentaux kidnappés en Syrie, dont certains ont été assassinés dans des vidéos de propagande.A l’audience, les ex-otages français ont raconté leur supplice de 10 mois dans les geôles de l’EI, mais souligné avoir vite compris que leurs vies avaient plus de valeur, aux yeux de leurs geôliers, que celles des milliers de Syriens torturés à mort dans les cellules voisines.Le parquet antiterroriste avait requis la peine maximale contre Mehdi Nemmouche, afin de “protéger définitivement la société” de ce “véritable sociopathe dénué de toute empathie”.Mehdi Nemmouche avait été identifié comme leur ancien geôlier par Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres après l’attaque du musée juif de Bruxelles en 2014, pour laquelle Mehdi Nemmouche a déjà été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre assassinats terroristes.Tout au long du procès à Paris, Mehdi Nemmouche, 39 ans, avait juré n’avoir rejoint l’EI que pour y combattre l’ex-dictateur syrien Bachar al-Assad, et n’avoir jamais rencontré les quatre journalistes français qui ont eux formellement reconnu ce geôlier “pervers”, “sadique”, “qui parlait trop, qui parlait tout le temps”.Outre Mehdi Nemmouche, le Syrien Kaïs Al Abdallah, 41 ans, identifié comme l’ancien numéro 2 de l’EI à Raqqa et impliqué dans l’enlèvement des otages français, a également fait appel de sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle, a-t-on indiqué de source judiciaire.La cour a également condamné Abdelmalek Tanem, 35 ans, que les ex-otages n’ont pas reconnu, à 22 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers.Enfin, deux accusés présumés morts ont été condamnés à la perpétuité: Oussama Atar, déjà condamné à cette peine pour avoir commandité les attentats du 13-Novembre, qui “supervisait personnellement la gestion des otages” selon l’accusation, et Salim Benghalem, l’un des chefs des geôliers.

La gastronomie française dans l’attente des nouvelles étoiles du Michelin

C’est le rendez-vous gastronomique de l’année: autant décrié que respecté, le guide Michelin dévoile lundi ses nouvelles étoiles françaises à Metz, lors d’un événement auquel ont été conviés tous les chefs étoilés de France, ainsi que les futurs récompensés.”Comme toujours, on va jouer à guichets fermés, puisque l’immense majorité d’entre eux seront au rendez-vous”, a indiqué à l’AFP Gwendal Poullennec, le patron du guide rouge qui célèbre ses 125 ans cette année. Le chef Vincent Favre-Félix, lui, ne sera pas de la partie. A la tête d’un établissement étoilé à Annecy-le-Vieux, en Haute-Savoie, il a décidé de rendre son macaron, devenu trop pesant pour lui et ses clients.”On s’aperçoit que nos clients aujourd’hui n’attendent plus forcément ce qu’on propose. Ils n’ont plus forcément envie de passer trois heures à table, de menu carte blanche imposé, de menus en 8-10 séquences, ni de payer entre 100 et 500 balles par tête”, explique-t-il à l’AFP, tout en assurant toutefois “ne pas cracher dans la soupe”.Un avis que ne partage pas vraiment Sébastien Hisler, second du restaurant étoilé Chez Michèle à Languimberg, en Moselle. “Quand on est dans des établissements comme ça, c’est un lâcher prise et il faut profiter de l’instant. Si c’est juste +bien+, oui, ça fait cher. Il faut le moment +waouh+”, estime-t-il.”Les étoiles n’appartiennent pas aux chefs. (…) Ce n’est en aucun cas au chef de faire une demande au guide Michelin, soit d’être ajouté, soit d’être retiré”, a de son côté répondu M. Poullennec, interrogé par l’AFP. Pas de quoi gâcher la fête cependant. Les festivités ont commencé dimanche soir, avec un match de football opposant des chefs étoilés, parmi lesquels Fabien Ferré, qui a obtenu l’an dernier trois étoiles d’un coup pour la réouverture de la Table du Castellet (Var) et le triplement étoilé Arnaud Donckele, face à des anciens du FC Metz, dont le champion du monde Robert Pirès, avant un dîner des chefs réunissant professionnels et journalistes. “C’est une grande cousinade. C’est vraiment l’esprit bon enfant, on passe un bon moment, on partage des bons plats, bien cuisinés, on ne se prend pas la tête”, affirme Benoît Potdevin, chef du K au domaine de la Klaus à Montenach (Moselle) qui, après sa première étoile remportée l’an dernier, assure être là “sans pression”.- Référence -La cérémonie des étoiles a lieu à 17H00 au Centre des Congrès de Metz. En attendant, le détail du palmarès est tenu secret.La presse a toutefois déjà fait ses pronostics et les noms de Hugo Roellinger à Cancale (Le Coquillage), de Giuliano Sperandio (Taillevent) et de Hélène Darroze (Marsan) à Paris sont régulièrement cités comme potentiels trois étoiles.Les rétrogradations ont, elles, déjà été annoncées dix jours avant ce rassemblement, sans susciter de tempête médiatique comme pour Marc Veyrat en 2019 ou Guy Savoy en 2023. Cette année, c’est la maison Georges Blanc à Vonnas, dans l’Ain, qui a perdu sa troisième étoile, après 44 ans au sommet. Autant décrié que respecté et craint par les chefs, le Michelin fait toujours la pluie et le beau temps sur la gastronomie mondiale. “C’est clairement le seul guide que tout le monde cite en référence”, estime auprès de l’AFP Rémi Dechambre, journaliste gastronomique au Parisien Week-end.”Malgré lui, et avec lui, (le Michelin) incarne la gastronomie française”, souligne Estérelle Payany, critique culinaire chez Télérama. “Il y a de plus en plus de chefs qui s’en méfient et qui s’en défient, parce que le guide Michelin conserve son opacité, qu’il fait des choix parfois un peu étonnants. Mais il n’en demeure pas moins que ça reste le maestro de la gastronomie française en termes de classement”, estime de son côté Franck Pinay-Rabaroust, rédacteur en chef du média culinaire “Bouillant(e)s”.Créé en 1900 par les frères André et Edouard Michelin à destination des automobilistes, le guide Michelin est aujourd’hui présent en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud, et se décline dans plus de 50 destinations.