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Sous une pluie de pétales, touristes et locaux admirent la beauté des cerisiers en fleurs à Tokyo

Sous les pétales rose pâle ou blancs, touristes et locaux s’émerveillent depuis quelques jours à Tokyo de la beauté des cerisiers, dont la floraison symbolise pour les Japonais le renouveau et le caractère éphémère des choses.Les foules affluent vers les principaux sites de la capitale pour immortaliser la floraison des cerisiers et pique-niquer sous les élégantes branches débordant de fleurs, aussi connues sous le nom de “sakura” en japonais.”C’est une sensation extraordinaire. C’est mieux que ce à quoi nous nous attendions. Et cela n’arrive que de temps en temps et seulement pour une courte durée”, a déclaré à l’AFP Christian Sioting, un touriste philippin.”C’est une expérience éphémère et nous sommes très heureux d’avoir pu être là et d’assister à la pleine floraison”, ajoute-t-il.L’agence météorologique japonaise (JMA) a annoncé dimanche que la variété de cerisiers la plus courante dans le pays, le “somei yoshino”, avait atteint son niveau maximal de floraison.Bien que les dates de floraison cette année soient proches de la moyenne dans l’archipel, la JMA a indiqué que le changement climatique et l’effet d’îlot de chaleur urbain déclenchent la floraison des cerisiers d’environ 1,2 jour plus tôt tous les dix ans.Grâce notamment à la faiblesse du yen, qui attire de plus en plus d’étrangers, les statistiques du tourisme nippon publiées en janvier témoignent d’un record de 36,8 millions de visiteurs en 2024.”Regarder des photos c’est une chose mais être ici (pour) voir les sakura de ses propres yeux…c’est vraiment incroyable”, affirme Ralf Ng, touriste venu de Hong Kong.Un spectacle qui attire également les locaux comme Kayoko Yoshihara, Tokyoïte de 69 ans, qui organise chaque année avec ses amis un “hanami”, un pique-nique sous les arbres pour admirer les fleurs. “Après avoir enduré le froid de l’hiver, les fleurs des cerisiers éclosent et nous donnent envie de nous diriger vers l’été”, a déclaré Mme Yoshihara à l’AFP. “Lorsque les arbres atteignent leur pleine floraison, c’est si beau que l’on reste sans voix”, ajoute Nanami Kobayashi, une infirmière de 31 ans. 

Le texte intégrant le non-consentement à la définition pénale du viol arrive dans l’hémicycle

Faut-il inscrire la notion de non-consentement dans la définition pénale du viol? Les débats qui agitent juristes et associations féministes arrivent mardi dans l’hémicycle, où les députés sont chargés d’étudier un texte à la portée symbolique forte.La mesure ne fait pas consensus: pour les uns, elle est nécessaire pour lutter contre “l’impunité”. Pour les autres, elle est inutile voire contre-productive.Ses opposants craignent qu’inclure le non-consentement à la définition pénale du viol conduise à centrer l’enquête sur l’attitude de la victime. Ses défenseurs le contestent, arguant que cette modification permettrait d’inclure des situations mal couvertes aujourd’hui, comme l’état de sidération.Tout en envoyant un signal fort, quelques mois après le procès des viols de Mazan. “Je pense que la société est prête”, dit à l’AFP l’écologiste Marie-Charlotte Garin, co-rapporteure du texte. “Quand on parle aux gens dans la rue, ils ne comprennent même pas qu’on n’ait pas le consentement inscrit dans la loi.”La proposition de loi transpartisane, également portée par la députée macroniste Véronique Riotton, est issue d’une mission d’information parlementaire de plusieurs mois.Le texte a été adopté en commission sans vote contre, mais avec des abstentions, notamment du Rassemblement national.Le groupe socialiste, divisé, pourrait opter pour une liberté de vote mardi, lors de l’examen en première lecture dans l’hémicycle.- “Libre et éclairé” -La proposition de loi redéfinit l’article du code pénal portant sur l’ensemble des agressions sexuelles, dont le viol. Elle propose de les redéfinir comme “tout acte sexuel non consenti”. Le texte précise ce qu’est ou n’est pas le consentement, afin d’aiguiller les enquêteurs et les juges.”Le consentement est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Il est apprécié au regard des circonstances environnantes”, propose d’établir le texte. “Il ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime”, ajoute-t-il.Des formulations validées par le Conseil d’Etat, et reprises par les deux co-rapporteures, qui ont modifié leur texte à l’occasion de l’examen en commission.Enfin, le texte précise qu'”il n’y a pas de consentement si l’acte à caractère sexuel est commis avec violence, contrainte, menace ou surprise”, quatre modalités déjà présentes dans le code pénal, qui sont conservées.- “Pas d’unanimité” -Dans son avis rendu début mars, le Conseil d’Etat a estimé que “le principal apport de la proposition de loi” serait de “consolider (…) les avancées de la jurisprudence”.Cette dernière, fait-il remarquer, considère déjà le défaut de consentement “comme un élément clé”, et fait entrer les situations d’emprise ou de sidération dans les termes de surprise ou de contrainte.Mais “les chiffres d’impunité qu’on a aujourd’hui démontrent bien que cette jurisprudence n’est pas suffisante”, fait valoir Mme Riotton.Selon l’Observatoire de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), en 2023, pour sept personnes sur dix mises en cause pour violences sexuelles, l’affaire a été classée sans suite.La députée PS Céline Thiébault-Martinez estime toutefois que “personne ne peut dire que cette proposition de loi aura l’effet attendu, à savoir une meilleure reconnaissance des victimes”.”Il n’y a pas d’unanimité”, chez les associations féministes, les magistrats ou les avocats, contrairement aux demandes de moyens, pointe-t-elle auprès de l’AFP. La socialiste redoute que l’initiative ne “pénalise encore plus les victimes, qui vont se retrouver face à des policiers ou des gendarmes qui les interrogerons d’abord et avant tout sur leur consentement”.Un argument balayé par Mme Garin, pour qui l’introduction du consentement dans la loi “n’a jamais” mis la victime “au cœur des audiences”, dans les pays qui l’ont fait, citant l’Espagne, la Suède ou le Danemark.Selon le Conseil d’Etat, l’inscription du non-consentement “n’a pas pour conséquence de caractériser l’infraction du seul fait du comportement de la victime”. Il reviendra aux enquêteurs et juges de démontrer “la conscience chez le mis en cause d’avoir agi à l’encontre ou en l’absence” de consentement, explique-t-il.Avant ce texte, une proposition de résolution non-contraignante visant “à mettre fin à la culpabilisation des victimes de violences physiques et sexuelles” sera soumise aux députés, invitant notamment le gouvernement “à réaffirmer l’obligation d’enregistrer l’intégralité des plaintes”.

Premier jour dans l’inconnu pour Le Pen et le RN, qui lancent la contre-offensive

A J+1 après le jugement choc contre Marine Le Pen, le RN organise la contre-offensive politique et médiatique mardi en prenant l’opinion à témoin, et en exigeant un procès en appel suffisamment rapide pour espérer maintenir sa candidature à la présidentielle.Jordan Bardella, Louis Aliot, Sébastien Chenu, Marion Maréchal… pontes du parti et soutiens de la cheffe de file défileront en nombre sur les plateaux des médias dès le matin. Le président du RN a déjà prévenu sur X qu’il irait sur Cnews/Europe 1 dénoncer un “scandale démocratique”, après la condamnation de Marine Le Pen à une peine immédiate de cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires européens RN. Une décision qui, à ce stade, l’empêche de concourir à la présidentielle 2027.Et les fidèles de la patronne s’attacheront à ne pas alimenter l’hypothèse d’un renoncement de la candidate. Lui-même dauphin sur le papier, Jordan Bardella n’a pas manqué d’accompagner son message d’une photo le montrant en train d’enlacer Marine Le Pen.”Nous serons partout sur le terrain au cours des prochaines semaines”, a assuré Jordan Bardella dans une lettre aux sympathisants du RN.Appelant à la “mobilisation populaire et pacifique”, le parti a également lancé lundi une pétition de soutien, avec le mot d’ordre “sauvons la démocratie, soutenons Marine”.”Nous n’avons pas besoin de préparer un plan B puisque le plan A est le même : Marine Le Pen candidate à la présidence”, a martelé lundi Jean-Philippe Tanguy, cadre du groupe à l’Assemblée.Quant à la principale intéressée, elle a mené la charge au JT de TF1 lundi soir, dénonçant une “décision politique”, “jour funeste pour notre démocratie”, et “des pratiques que l’on croyait réservées aux régimes autoritaires”.”Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi”, a martelé la députée du Pas-de-Calais, mettant sur la table une exigence qui devrait se retrouver dans toutes les prises de paroles du parti lepéniste : une audience en appel rapide, espérant qu’une décision plus clémente lui permette d’être sur la ligne de départ en 2027.- Calendrier de l’appel -La question est au cœur de l’avenir politique de Marine Le Pen, mais les délais habituels de la justice ne semblent pas de nature à éclaircir son horizon. Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle. Et sans garantie que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal.”Ce n’est pas moi qui en ai la maîtrise, je peux demander ce que je veux…”, a d’ailleurs reconnu la députée du Pas-de-Calais lundi soir, avant de retrouver un ton plus offensif : “il faut que la justice se hâte”.Marine Le Pen a également écopé de quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n’ira pas en prison), et d’une amende de 100.000 euros. Le tribunal de Paris a “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”, a justifié la présidente.Il a également considéré qu’il y avait bien eu un “système” entre 2004 et 2016 pour faire faire des “économies” au RN en payant avec l’argent du Parlement européen des assistants d’eurodéputés travaillant pour le parti.Vingt-trois autres personnes ont été condamnées, ainsi que le FN devenu RN.Une décision critiquée à l’étranger par le Kremlin, la Hongrie ou encore l’administration de Donald Trump.Elle a aussi clivé la classe politique française. Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI), “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”. Laurent Wauquiez (LR) a regretté “une décision très lourde”, un fait “pas très sain dans une démocratie”.Ecologistes, socialistes et communistes ont eux appelé au respect de la décision. “Nul n’est au-dessus des lois, pas même ceux qui aspirent à la plus haute fonction de l’Etat”, a déclaré le PS, lançant sa propre pétition pour “défendre la justice”.

Procès RN: Le Pen dénonce une “décision politique” mais y croit encore pour 2027

Marine Le Pen a fustigé lundi une “décision politique” et un “jour funeste pour notre démocratie”, après sa condamnation à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, et réaffirmé ses ambitions pour la présidentielle de 2027 en demandant une audience en appel rapide.”Des juges ont mis en place des pratiques que l’on croyait réservées aux régimes autoritaires”, a tancé sur le plateau de TF1 la cheffe de file du RN, quelques heures après le coup de tonnerre de la décision du tribunal de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens.La peine d’inéligibilité “apparaît nécessaire”, a justifié la présidente du tribunal, soulignant la “gravité des faits”, “leur nature systématique”, “leur durée”, le “montant des fonds détournés” mais aussi “la qualité d’élu” des personnes condamnées.Marine Le Pen, qui a également écopé d’une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n’ira pas en prison), a répliqué en dénonçant une “décision politique” et un “état de droit violé”. Elle a confirmé son intention de faire appel, demandant que “la justice se hâte”, pour assurer une audience et une décision à temps pour la prochaine présidentielle.”Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi”, a affirmé la patronne des députés RN, écartant pour le moment l’idée de passer le témoin à Jordan Bardella. Le président du RN est “un atout formidable (…) j’espère que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt qu’il n’est nécessaire”, a-t-elle répondu.”Il y a un petit chemin. Il est certes étroit, mais il existe”, a-t-elle assuré.Quant à Jordan Bardella, il a estimé que “c’est la démocratie française qui est exécutée” et appelé à une “mobilisation populaire et pacifique” et lançant une pétition sur le site du parti.A ce stade la marche vers l’Elysée de l’une des favorites du scrutin -un sondage publié dimanche dans le JDD la créditait de 34 à 37% d’intentions de vote au 1er tour- apparaît très fortement compromise, vu les délais habituels de la justice. Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle.Et sans garantie que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal. – Bayrou “troublé” -Marine Le Pen a reçu plusieurs soutiens à l’étranger, en particulier de l’extrême droite européenne. Le Kremlin a déploré une “violation des normes démocratiques”, quand le Premier ministre hongrois Viktor Orban a écrit “Je suis Marine!” sur X.Devant des journalistes, le président américain, Donald Trump, a comparé la condamnation de Marine Le Pen à ses propres déboires judiciaires. “C’est une très grosse histoire”, a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. “Elle n’a plus le droit d’être candidate pendant cinq ans alors qu’elle faisait la course en tête”, a ajouté Donald Trump, lui-même condamné l’an dernier dans l’affaire des paiements cachés à une actrice de films X alors qu’il était en campagne pour sa réélection.Son allié Elon Musk avait dénoncé auparavant un “abus du système judiciaire”, et prédit “un retour de bâton”.L’ex-président brésilien d’extrême-droite Jair Bolsonaro (2019-2022), lui-même condamné à une peine d’inéligibilité au Brésil, a lui dénoncé une “persécution” de Mme Le Pen.Le Premier ministre François Bayrou (relaxé pour des faits similaires mais en attente d’un second procès) a lui été “troublé” selon son entourage, alors que le patron de LFI, Jean-Luc Mélenchon (visé par une enquête dans un dossier semblable) a estimé que “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”.En réponse “aux réactions virulentes”, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) français a publié un rare communiqué pour dire son “inquiétude” d’une remise en cause de “l’indépendance de l’autorité judiciaire”.Dans la soirée, le premier président de la cour d’appel de Paris a dénoncé des “menaces” et “des attaques personnelles à l’encontre des trois magistrats” qui ont rendu le jugement du tribunal.Des menaces “inacceptables dans une démocratie et préoccupantes pour l’indépendance de l’autorité judiciaire”, a dénoncé dans la foulée sur X le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.Les autorités surveillent de près et sont attentives à toute menace qui pourrait cibler la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, selon une source proche du dossier.- “Système” d’économies -Le tribunal a “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”, a justifié la présidente.Considérant qu’il y avait bien eu un “système” entre 2004 et 2016 pour faire faire des “économies” au RN en payant avec l’argent du Parlement européen des assistants d’eurodéputés travaillant en réalité pour le parti, le tribunal a condamné 23 autres personnes, ainsi que le FN devenu RN, qui s’est vu infliger deux millions d’euros d’amende, dont un million ferme, et une confiscation d’un million d’euros saisis pendant l’instruction.Le parti et les autres condamnés devront aussi payer quelques 3,2 millions d’euros au Parlement (le montant total des détournements s’élève à 4,4 millions mais 1,1 ont déjà été remboursés).Devant Marine Le Pen, 56 ans, assise en veste bleue au premier rang, le tribunal avait rapidement annoncé que les neuf eurodéputés poursuivis étaient coupables de détournement de fonds publics, et les douze assistants coupables de recel.Marine Le Pen était “au coeur de ce système”, encore plus quand elle a pris la suite de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti à partir de 2011.Il n’y a pas eu d'”enrichissement personnel”, mais “il y a bien un enrichissement du parti”, a martelé la présidente, notant que les salaires octroyés aux assistants parlementaires étaient plus “confortables” que ce que le parti aurait pu se permettre.mdh-alv-edy-sm-sac/hr/bar/cyb/phs

Iran will have ‘no choice’ but to acquire nukes if attacked: Khamenei adviser

Iran would have to acquire a nuclear weapon if attacked by the United States or its allies, an adviser to the country’s supreme leader warned on Monday, following a threat by US President Donald Trump.The comments came after Iran’s supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, promised to hit back if Trump carried out a threat to …

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Procès RN: Le Pen dénonce une “décision politique” mais y croit pour 2027

Marine Le Pen a fustigé lundi une “décision politique” et un “jour funeste pour notre démocratie”, après sa condamnation à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, et réaffirmé ses ambitions pour la présidentielle de 2027 en demandant une audience en appel rapide.”Des juges ont mis en place des pratiques que l’on croyait réservées aux régimes autoritaires”, a tancé sur le plateau de TF1 la cheffe de file du RN, quelques heures après le coup de tonnerre de la décision du tribunal de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Marine Le Pen, qui a également écopé d’une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n’ira pas en prison), et d’une amende de 100.000 euros, a dénoncé une “décision politique” et un “état de droit violé”.Elle a confirmé son intention de faire appel, demandant que “la justice se hâte”, pour assurer une audience et une décision à temps pour la prochaine présidentielle.”Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi”, a affirmé la patronne des députés RN, écartant pour le moment l’idée de passer le témoin à Jordan Bardella. Le président du RN est “un atout formidable (…) j’espère que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt qu’il n’est nécessaire”, a-t-elle répondu.”Il y a un petit chemin. Il est certes étroit, mais il existe”, a-t-elle assuré.Quant à Jordan Bardella, il a estimé que “c’est la démocratie française qui est exécutée” et appelé à une “mobilisation populaire et pacifique” et lançant une pétition sur le site du parti.A ce stade la marche vers l’Elysée de l’une des favorites du scrutin -un sondage publié dimanche dans le JDD la créditait de 34 à 37% d’intentions de vote au 1er tour- apparaît très fortement compromise, vu les délais habituels de la justice. Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle.Et sans garantie que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal. – Bayrou “troublé” -Marine Le Pen a reçu plusieurs soutiens à l’étranger, en particulier de l’extrême droite européenne. Le Kremlin a déploré une “violation des normes démocratiques”, quand le Premier ministre hongrois Viktor Orban a écrit “Je suis Marine!” sur X.Elon Musk, multimilliardaire américain allié de Donald Trump a dénoncé un “abus du système judiciaire”, et prédit “un retour de bâton”. Décision “préoccupante”, a asséné le département d’Etat américain.Le Premier ministre François Bayrou (relaxé pour des faits similaires mais en attente d’un second procès) a lui été “troublé” selon son entourage, alors que le patron de LFI, Jean-Luc Mélenchon (visé par une enquête dans un dossier semblable) a estimé que “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”. “La séparation des pouvoirs n’est plus à l’ordre du jour du gouvernement”, a vertement répliqué le patron du PS Olivier Faure, en réponse au “trouble” du Premier ministre, et son parti a annoncé une pétition en soutien à la “justice et son indépendance”.En réponse “aux réactions virulentes”, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) français a publié un rare communiqué pour dire son “inquiétude” d’une remise en cause de “l’indépendance de l’autorité judiciaire”.Dans la soirée, le premier président de la cour d’appel de Paris a dénoncé des “menaces” et des “des attaques personnelles à l’encontre des trois magistrats” qui ont rendu le jugement du tribunal.Des menaces “inacceptables dans une démocratie et préoccupantes pour l’indépendance de l’autorité judiciaire”, a dénoncé dans la foulée sur X le garde des Sceaux Gérald Darmanin.- “Système” d’économies -Le tribunal a “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”, a justifié la présidente.Considérant qu’il y avait bien eu un “système” entre 2004 et 2016 pour faire faire des “économies” au RN en payant avec l’argent du Parlement européen des assistants d’eurodéputés travaillant en réalité pour le parti, le tribunal a condamné 23 autres personnes, ainsi que le FN devenu RN, qui s’est vu infliger deux millions d’euros d’amende, dont un million ferme, et une confiscation d’un million d’euros saisis pendant l’instruction. Le parti et les autres condamnés devront aussi payer quelques 3,2 millions d’euros au Parlement (le montant total des détournements s’élève à 4,4 millions mais 1,1 ont déjà été remboursés).Le prononcé d’une peine d’inéligibilité “apparaît nécessaire”, a justifié la présidente du tribunal, soulignant la “gravité des faits”. Elle a mis en avant “leur nature systématique”, “leur durée”, le “montant des fonds détournés” mais aussi “la qualité d’élu” des personnes condamnées, et “l’atteinte portée à la confiance publique”.Devant Marine Le Pen, 56 ans, assise en veste bleue au premier rang, le tribunal avait rapidement annoncé que les neuf eurodéputés poursuivis étaient coupables de détournement de fonds publics, et les douze assistants coupables de recel. Marine Le Pen était “au coeur de ce système”, encore plus quand elle a pris la suite de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti à partir de 2011. Il n’y a pas eu d'”enrichissement personnel” mais “il y a bien un enrichissement du parti”, a martelé la présidente, notant que les salaires octroyés aux assistants parlementaires étaient plus “confortables” que ce que le parti aurait pu se permettre.A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief électoral de Marine le Pen où elle est députée depuis 2017, des partisans ont dénoncé l’inéligibilité immédiate.”C’est honteux parce qu’elle avait sa place” dans l’élection présidentielle et “elle ne pourra pas se présenter. Donc voilà, ils veulent l’éliminer du service politique”, a estimé Karine Groulez, aide-soignante de 56 ans.mdh-alv-edy-sac/hr