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La réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille franchit une haie à l’Assemblée

Modifier le mode d’élection à Paris, Lyon et Marseille, une gageure, à moins d’un an des municipales. La réforme a pourtant franchi un cap mercredi à l’Assemblée, en obtenant une approbation large de la commission des lois, au terme de débats qui ont vu la coalition gouvernementale étaler ses divisions.La proposition de loi initialement portée par le député macroniste de Paris Sylvain Maillard a obtenu le soutien de Renaissance, du MoDem, du RN et de LFI, ainsi que du député PS de Marseille Laurent Lhardit. Le reste de la gauche et les Républicains ont voté contre, tandis qu’Horizons s’est abstenu.La commission a été le théâtre de vifs débats, chaque camp accusant l’autre de privilégier ses intérêts électoraux, sous les arguments de fond.Le texte qui a l’onction du Premier ministre François Bayrou doit arriver dans l’hémicycle en début de semaine prochaine. Il devrait selon une source gouvernementale être défendu par le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola.En cas d’adoption il sera examiné à partir du 3 juin au Sénat.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a jusqu’à présent montré peu d’enthousiasme pour cette réforme, se faisant l’écho des sénateurs LR dont il était encore il y a peu le chef.Le texte prévoit essentiellement d’instaurer deux scrutins distincts pour les trois métropoles, l’un pour élire les conseillers d’arrondissement ou de secteur, l’autre pour ceux du conseil municipal, sur une circonscription unique.Actuellement, les électeurs votent dans chaque arrondissement pour une liste de conseillers, et les élus du haut de la liste siègent à la fois au conseil d’arrondissement et au conseil municipal.Un mode de scrutin décrié, qui peut aboutir à l’élection d’un maire ayant réuni une minorité de voix, et qui conduit à ce que l’élection se joue dans une poignée d’arrondissements clés.- Des villes “coupées en deux” -“Le fait est qu’à Paris, Lyon et Marseille (…) les villes apparaissent coupées en deux. La raison en est que les mairies centrales choisissent de privilégier significativement les arrondissements qui leur ont permis de gagner”, a argumenté M. Maillard.Autre effet pervers du scrutin institué en 1982: une moindre participation des électeurs, qui ont “le sentiment récurrent et légitime que leur vote ne sert à rien”, a-t-il pointé.Le député LR Olivier Marleix a en réponse livré un réquisitoire contre un texte qui changerait les règles “à moins d’un an des élections”, contrairement “à toute tradition républicaine”, et qui n’a pas “été soumis au conseil d’État”, M. Maillard ne l’ayant pas souhaité.La proposition de loi “a comme premier signataire quelqu’un qui n’a pas été capable de se faire élire conseiller de Paris la dernière fois. Et donc on a quand même le sentiment que ce texte est un plaidoyer pro domo un petit peu pathétique”, a-t-il cinglé sous les rires des commissaires.”On est là (…) pour changer les habitudes. Vous, ce que vous aimez, c’est qu’on ne change pas des habitudes. Ben voilà, on est chacun dans notre rôle”, a répliqué plus tard M. Maillard.Autre critique récurrente: le fait qu’il abaisse la prime majoritaire à 25%, à rebours de la règle commune, alors même que ses promoteurs assurent vouloir rapprocher le scrutin des trois villes du droit commun.Très remonté, le député PS et candidat à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire a dénoncé une “usine à gaz dérogatoire avec des fragilités constitutionnelles évidentes”, tandis que M. Marleix a pointé dans cette disposition la clé d’un “accord” avec “le Rassemblement national”.”Tout ça est un bidouillage qui est incohérent, qui n’est pas financé”, a également tancé sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur le président Renaissance de la région Renaud Muselier.A l’inverse, le maire de Marseille Benoît Payan (divers gauche) a défendu l’initiative sur Franceinfo: “Il n’y a pas de raison que ces trois villes soient traitées différemment”.Les amendements visant à faire remonter la prime à 50% ont toutefois été rejetés en commission, de même que les amendements de réécriture du rapporteur MoDem Jean-Paul Mattei.Une difficulté reste en suspens: la situation de Lyon, où la réforme aboutirait à trois scrutins le même jour, pour les élus des arrondissements, de la ville, et de la métropole. “On n’est pas tout à fait au bout de la réflexion”, a convenu M. Mattei.sl-san-ama-sac/hr/jp

“C’était pas un bébé Destop”: à la barre, le cri de colère des parents de Lisa

Ils veulent que le procès reste celui du “monstre” qui a tué leur fille, pas celui des crèches privées: les parents de Lisa ont laissé entendre leur souffrance mercredi devant la cour d’assises du Rhône, où l’accusée leur a présenté de courtes excuses.”Moi je veux parler de la monstruosité”. La voix s’élève dans l’immense salle du palais de justice. C’est celle de la mère de Lisa. Appelée à la barre des témoins, elle parle d’un trait. On sent l’émotion, mais aussi la colère, qui monte.”C’était pas un bébé Destop”, s’insurge-t-elle. “Ce n’est pas le bébé assassiné dans une crèche. C’était une fille, une petite fille, une nièce, une cousine…”, un bébé “qui riait tout le temps”.En 2022, à quelques jours de son premier anniversaire, Lisa a succombé à de graves brûlures parce que l’employée de la crèche lyonnaise où elle était gardée lui a fait ingérer du déboucheur pour canalisation, un produit très caustique.Trois ans plus tard, sa mère, très affectée depuis le début du procès, se tient droite. Elle s’offusque du qualificatif de “souffrance” associée à l’accusée, Myriam Jaouen, à propos de ses conditions de détention. “La souffrance c’est d’aller dire au revoir à son enfant sur un lit d’hôpital. C’est choisir un cercueil tout petit pour son tout petit bébé.””On est là pour débattre d’un acte monstrueux, commis par un monstre. Parler des crèches c’est un mauvais sujet”, ajoute-t-elle, en référence aux débats sur la recherche en rentabilité dans les crèches privées ouvert après cette tragédie.- “du mal à croire ce que j’ai fait” -La mère de Lisa dit ne rien attendre de Myriam Jaouen, qu’elle souhaite voir condamnée “et qu’elle ne sorte pas”.”Prenez votre responsabilité”, lui lance-t-elle par deux fois en la fixant du regard. Sur le banc des accusés, la jeune femme qui encourt la réclusion à perpétuité, garde les yeux baissés.Un peu plus tard, cette dernière présente tout de même des excuses pour son “acte grave”.Toujours vague dans ses explications, elle s’entête dans une version peu compatible avec les constatations de l’enquête. Elle affirme encore qu’elle ne pensait pas que le produit toxique allait tuer l’enfant.L’avocat Jean Sannier lui demande alors un “moment de sincérité”. Et cette fois, la réponse change: “je lui ai tenu derrière la tête”. Elle reconnait avoir versé le produit caustique “pas profondément” mais directement dans la bouche. Jusqu’à présent, elle évoquait un geste rapide, de quelques secondes, incompatible selon les experts avec les importantes lésions internes constatées.A l’avocat général, elle dit s’être “rabattue” sur la fillette parce qu’elle “n’était pas bien”. L’une des deux avocates de la défense, Me Maylis Leduc tente de la faire aller plus loin. “Je ne me suis pas rendue compte sur le coup”, répond Myriam Jaouen. “Même encore encore aujourd’hui, j’ai du mal à croire ce que j’ai fait”. “Ce sont des explications qui restent assez courtes”, reconnaît Me Leduc à la sortie de l’audience. “Mais elle a pu donner plus de détails, en tout cas qui sont plus cohérents avec les pièces médicales du dossier et toutes les expertises”. – “Pas confiance” -Le 22 juin 2022, la jeune femme, alors âgée de 27 ans, était seule à l’ouverture de la micro-crèche du groupe People & Baby, quand le père de Lisa est venue déposer la fillette.”Elle l’a laissée au sol agoniser seule. Elle a menti. Elle a dissimulé les preuves”, s’étrangle-t-il en parlant de Myriam Jaouen à la barre des témoins. Il dit qu’il n’avait “pas confiance” en cette employée qui ne répondait jamais que par “oui, non, je sais pas”.Quand il est parti juste avant 8H00, sa fille “ne pleurait pas”. “Je n’aurais pas laissé ma fille comme ça”, assure-t-il.Quelques minutes plus tard, deux femmes venues déposer leur fils ont trouvé l’employée en panique, et l’enfant en train de vomir. La fillette est décédée en fin de matinée à l’hôpital où elle avait été transportée.Le verdict est prévu jeudi.

US judge dismisses corruption case against New York mayor

A federal judge on Wednesday dismissed corruption charges against New York Mayor Eric Adams, while sharply criticizing apparent efforts by Donald Trump’s administration to use the case as political leverage over the city leader.Judge Dale Ho dismissed the case permanently — depriving the government of the right to revive the charges at a later date.The Department …

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Le Pen: Bayrou “troublé” sème le trouble

“Troublé” par l’application immédiate de la peine de cinq ans d’inéligibilité prononcée contre Marine Le Pen, François Bayrou a suscité l’émoi y compris dans son propre camp, interrogeant la relation singulière que le Premier ministre entretient avec son opposante d’extrême droite.Le Premier ministre a été “troublé par l’énoncé du jugement” à l’encontre de la cheffe de file du Rassemblement national, a rapporté lundi son entourage. Puis il a estimé au petit-déjeuner de ses soutiens mardi n’avoir pas vu de législation “plus dure” en Europe que l’exécution provisoire, qui rend immédiate l’inéligibilité, selon plusieurs participants, avant de faire part devant les députés de ses “interrogations”.Marine Le Pen a elle-même repris le terme. Elle a laissé entendre dans Le Parisien que c’est le “trouble” suscité selon elle par son jugement qui a conduit la justice à organiser rapidement un procès en appel, dont la décision serait rendue à l’été 2026.Mais les troupes du MoDem ne semblent pas sur la même ligne que leur chef, qui apparaît isolé dans le camp présidentiel.”Nous, nous ne sommes pas troublés” et “nous n’avons rien à dire sur cette décision de justice”, a affirmé mardi Perrine Goulet porte-parole du groupe MoDem à l’Assemblée, rappelant que l’exécution provisoire “c’est la loi” et que les députés sont libres de la modifier.- “Accusation injuste” -“Je ne suis jamais troublé par la démocratie”, a abondé l’allié et chef de file des députés macronistes Gabriel Attal, en mettant en garde contre le “sentiment” d’un “monde politique qui se regarde le nombril”. Dans une forme de recadrage général, Emmanuel Macron a “rappelé” en Conseil des ministres mercredi que la justice prenait ses décisions en toute “indépendance” et qu’il fallait la “respecter”.Faisant fi de la séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif, le Premier ministre a souvent commenté le procès de son opposante, comparable au sien, pour détournement de fonds publics en rémunérant, par des fonds européens, des assistants parlementaires accusés de travailler en réalité pour le parti.Ces procès sont fondés sur “une accusation injuste”, avait-il estimé fin janvier sur LCI, considérant “très dérangeant” d’être jugé sans possibilité d’appel sur l’exécution provisoire.Lui-même a été relaxé l’an dernier en première instance dans le dossier concernant le MoDem mais son parti a été lourdement condamné et le parquet a fait appel, ce qui lui vaudra un deuxième procès.Il s’agit d’une affaire sensible pour François Bayrou, qui considère qu’elle a “joué” dans le décès de son bras droit Marielle de Sarnez, mise en examen elle aussi, et emportée par une leucémie en janvier 2021.- “Se taire” -Ses propos rappellent sa défense jugée maladroite sur les violences physiques et sexuelles au collège-lycée de Bétharram de Pau, où ont été scolarisés certains de ses enfants, une séquence qui le touche là aussi personnellement.”Sur ces affaires-là, il faut toujours se taire” parce que la réaction “ne sera jamais la bonne”, recommande une ministre.Elle écarte la possibilité, en contestant le jugement, de “courtiser les électeurs RN” car ils sont “déjà convaincus que nous avons tenu la main de la juge”. “A l’inverse si on se réjouit, on accrédite l’idée d’un jugement politique”.En outre, commenter une décision de justice “entache l’idée qu’on a de l’État de droit, de la justice” et risque de réduire “la confiance que les Français ont dans les institutions”, prévient-elle.Cet épisode semble s’inscrire dans le pas de deux entre François Bayrou et Marine Le Pen, pourtant adversaires politiques.Ils partagent une histoire et des propositions communes comme la proportionnelle et la création d’une “banque de la démocratie” destinée à financer la vie politique. M. Bayrou a même participé au parrainage de Mme Le Pen au nom de la “démocratie” pour qu’elle puisse se présenter à la présidentielle de 2022.Depuis qu’il est arrivé rue de Varenne, il a aussi mis les formes avec la leader de l’extrême droite et obtenu sa bienveillance.Un député Renaissance y voit une “volonté de se préserver d’une censure éventuelle” du RN. Mais prévient: “c’est un mauvais calcul” car “le RN ne pense qu’à son intérêt politique” et a fini par renverser Michel Barnier.

Greece to spend 25 bn euros in ‘drastic’ defence overhaul: PM

Greece will spend 25 billion euros ($27 billion) through to 2036 in the “most drastic” defence overhaul in its modern history, Prime Minister Kyriakos Mitsotakis said on Wednesday.The drive, which includes a new anti-missile, anti-aircraft and anti-drone defensive dome called “Achilles’s Shield”, is aimed at addressing rapidly changing geopolitical challenges and fraying transatlantic ties, Mitsotakis …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Séisme en Birmanie: la junte décrète un cessez-le-feu, des survivants réclament de l’aide

La junte birmane a annoncé mercredi un cessez-le-feu temporaire alors que le nombre de morts après le séisme dévastateur s’alourdit dans le pays où des survivants désespérés implorent davantage d’assistance au milieu de scènes chaotiques de distribution d’aide.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 survenu vendredi a rasé des bâtiments à travers la Birmanie, faisant près de 3.000 morts et laissant des milliers d’autres personnes sans abri.La junte a précisé que le cessez-le-feu serait en vigueur à partir de ce mercredi jusqu’au 22 avril “dans le but d’accélérer les efforts de secours et de reconstruction, et de maintenir la paix et la stabilité”.Mais elle a averti ses opposants, un ensemble complexe de groupes armés pro-démocratie et de minorités ethniques, qu’elle allait continuer de riposter aux attaques, aux actes de sabotage ou aux “rassemblements, organisations et expansions territoriales qui porteraient atteinte à la paix”. Les agences de l’ONU, les groupes de défense des droits de l’homme et les gouvernements étrangers avaient auparavant exhorté toutes les parties en conflit en Birmanie à cesser les combats et à se concentrer sur l’aide aux personnes touchées par le séisme, le plus important à avoir frappé le pays depuis des décennies.Le chef de la junte Min Aung Hlaing a annoncé qu’il se rendra néanmoins à Bangkok jeudi pour un sommet des pays d’Asie du Sud, avec la Birmanie et la Thaïlande, où il discutera de la réponse au séisme.- scènes chaotiques -Des journalistes de l’AFP ont assisté à des scènes chaotiques alors qu’au moins 200 personnes désespérées faisaient la queue pour recevoir de l’aide à Sagaing, la ville la plus proche de l’épicentre du tremblement de terre, certains courant à travers la circulation pour rejoindre les files d’attente.Les destructions sont nombreuses dans la ville, l’OMS signalant qu’une habitation sur trois s’est effondrée.Des bénévoles ont distribué de l’eau, du riz, de l’huile de cuisson et d’autres produits de première nécessité aux habitants qui réclamaient de l’aide. “Je n’ai jamais fait la queue pour de la nourriture comme ça auparavant”, déclare à l’AFP Cho Cho Mar, 35 ans, portant son bébé et serrant contre elle des sachets de café instantané et des produits anti-moustiques.”Nous n’avons pas assez d’aide”, se lamente de son côté Ayethi Kar, 63 ans, directrice d’une école pour jeunes nonnes, rasée depuis vendredi. La sexagénaire déclare toujours dormir “à même le sol”.De nombreuses personnes dorment dans la rue depuis le séisme, incapables de retourner dans les bâtiments endommagés ou craignant les répliques. “Nous avons besoin de toitures et de murs pour avoir un abri convenable pour la nuit”, dit Ayethi Kar à l’AFP. Les établissements de santé, endommagés par le séisme, sont “submergés par un grand nombre de patients”, tandis que les réserves de nourriture, d’eau et de médicaments diminuent, selon l’OMS.Les chances de retrouver d’autres survivants s’amenuisent, mais le sauvetage de deux hommes des ruines d’un hôtel de Naypyidaw a ravivé à nouveau les espoirs.- aide entravée-La junte a publié mercredi un nouveau bilan de 2.886 morts et 4.600 personnes blessées tandis que 373 étaient toujours portées disparues.Cependant, les difficultés de communication et le mauvais état des infrastructures retardent les efforts de collecte d’informations et d’acheminement de l’aide. L’ampleur réelle de la catastrophe reste encore à déterminer, et le bilan risque de s’alourdir. Les organisations humanitaires affirment que la réponse globale au séisme a été entravée par la poursuite des combats entre la junte et les groupes armés opposés à son régime, qui ont débuté après la prise du pouvoir par l’armée lors du coup d’Etat de 2021. Avant même le séisme de vendredi, 3,5 millions de personnes avaient été déplacées par les combats, dont beaucoup risquaient de souffrir de la faim, selon l’ONU.L'”Alliance des Trois Fraternités”, formé de trois puissants groupes rebelles ethniques a annoncé une pause d’un mois dans les hostilités pour soutenir les efforts humanitaires déployés en réponse au séisme.Les Forces de défense populaire (FDP) avaient déjà décrété un cessez-le-feu partiel.Mais de nombreuses frappes aériennes de la junte contre des groupes rebelles ont été signalées depuis le séisme. Un porte-parole de la junte a déclaré que des soldats avaient tiré des coups de semonce mardi lorsqu’un convoi de la Croix-Rouge chinoise n’avait pas réussi à s’arrêter à l’approche d’un village de l’État Shan, en proie à un conflit, pour apporter de l’aide aux victimes du séisme.À des centaines de kilomètres de là, à Bangkok, des ouvriers continuaient de fouiller les décombres d’un gratte-ciel de 30 étages qui était encore en construction lorsqu’il s’est effondré vendredi. Le bilan des victimes s’élève à 22 morts, et plus de 70 personnes seraient encore coincées sous les décombres.

Myanmar junta declares quake ceasefire as survivors plead for aid

Myanmar’s junta announced a temporary ceasefire on Wednesday as the death toll from a devastating earthquake rose and desperate survivors pleaded for more help amid frantic scenes of aid distribution.The shallow 7.7-magnitude earthquake on Friday flattened buildings across Myanmar, killing nearly 3,000 people and making thousands more homeless.The military government said it would observe a …

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Le Pen: Macron et Bayrou apportent un soutien ferme à l’indépendance de la justice

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre François Bayrou ont apporté mercredi un soutien ferme à l’indépendance de la justice après la condamnation de Marine Le Pen qui a suscité des attaques du RN contre les juges, le calendrier étant accéléré pour permettre une décision en appel à l’été 2026. Lors du Conseil des ministres, le chef de l’Etat, qui ne s’était pas encore exprimé depuis la condamnation de lundi, s’est placé en “garant des institutions” en “rappelant” que “l’autorité judiciaire est indépendante” et que “les magistrats doivent être protégés et ont le droit d’être respectés”, selon son entourage. Il a également affirmé que “tous les justiciables ont droit au recours”, selon des participants, alors que la justice a déjà fait savoir qu’un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du parti d’extrême droite.Pour sa part, François Bayrou a précisé devant les députés le fond de sa pensée sur le jugement de Marine Le Pen. Selon son entourage, il s’était dit “troublé” de la décision, en affirmant que ses “interrogations” portaient sur l’application immédiate (exécution provisoire) de la peine d’inéligibilité et non sur la peine elle-même.”S’il y a interrogation, c’est le Parlement qui doit s’en saisir” car cette disposition “c’est la loi”, a-t-il affirmé.Plusieurs membres du Rassemblement national ont salué l’annonce la veille par la cour d’appel de Paris qu’elle examinerait le dossier “dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l’été 2026″, soit de longs mois avant la présidentielle.”C’est une très bonne nouvelle dans laquelle je veux voir le trouble qu’a créé le jugement”, a aussitôt réagi dans Le Parisien Marine Le Pen, condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité immédiate, quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n’ira pas en prison), et à une amende de 100.000 euros.”Au plus vite la décision sera définitive, plus vite on sera fixé, mieux c’est pour notre débat démocratique”, a de son côté commenté le chef des députés LR Laurent Wauquiez sur TF1.Pour Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, cette décision prouve qu'”il n’y a aucun complot contre Madame Le Pen” qui va pouvoir “épuiser les voies de recours”.- “Désaveu” -L’avocat de Mme Le Pen a pour sa part estimé que la décision de la cour d’appel de Paris d’accélérer son calendrier, “totalement exceptionnelle”, constituait un “désaveu” du jugement en première instance.”La première décision est tellement difficilement défendable en ce qu’elle a été disproportionnée, que l’institution judiciaire éprouve le besoin de tenter de réparer en obtenant un audiencement absolument hors normes”, a déclaré Me Rodolphe Bosselut sur BFMTV.Les délais à Paris pour organiser les procès en appel sont habituellement plutôt de 18 mois à deux ans.Rien ne garantit toutefois que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal, qui a considéré qu’il y avait bien eu un “système” entre 2004 et 2016 pour faire des “économies” au RN en payant avec l’argent du Parlement européen des assistants d’eurodéputés travaillant pour le parti. Le préjudice total est évalué à 4,1 millions d’euros.Outre Marine Le Pen et le parti, 23 personnes ont été condamnées lundi dans ce dossier.- L’exécution provisoire dans le viseur -Dans ce contexte, le RN veut s’en prendre au principe de l'”exécution provisoire” pour les peines d’inéligibilité, qui rend celles-ci immédiatement applicables, sans attendre que les recours soient épuisés.Dans Le Parisien, Marine Le Pen a annoncé vouloir “saisir le Conseil constitutionnel par une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)” sur “l’incompatibilité qu’il y a entre une décision d’inéligibilité avec exécution provisoire et la liberté des électeurs qui est inscrite dans la Constitution”. Elle a aussi dit vouloir saisir la Cour européenne des droits de l’Homme “en référé” pour faire valoir que le jugement “crée un préjudice irréparable”.Mais le parti d’extrême droite compte aussi sur une proposition de loi que compte déposer Eric Ciotti, patron des députés UDR à l’Assemblée et allié du RN, pour supprimer cette exécution provisoire.Le RN organise dimanche à Paris une manifestation de soutien à Marine le Pen. “Ce n’est pas un coup de force, c’est au contraire une défense très claire et très profonde de l’état de droit et de la démocratie française”, a assuré mercredi le président du parti Jordan Bardella à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

Jean-Marc Aveline, nouveau visage d’une Eglise de France aux nombreux défis

L’archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline a été élu mercredi à la tête de la Conférence des évêques de France, devenant le nouveau visage d’une Église confrontée à de nombreux défis, entre lutte contre les violences sexuelles et déchristianisation de la société.Élu pour une durée de trois ans, Mgr Aveline, cardinal à la ligne proche du pape François et figure emblématique de la cité phocéenne, faisait figure de favori. Il a d’ailleurs été élu au premier tour par les évêques réunis à Lourdes en assemblée plénière, a précisé la CEF, ce qui signifie qu’il a très vite réuni sur son nom la majorité nécessaire des deux tiers des voix.Cet homme décrit comme “très apprécié” au sein de l’Église succèdera à partir du 1er juillet à Éric de Moulins-Beaufort qui arrive au terme de ses deux mandats.L’archevêque de Marseille prendra alors un poste exposé et délicat: visage de l’Église de France et interlocuteur des pouvoirs publics, le président de la CEF n’a pas autorité sur les autres évêques qui dépendent directement du Vatican.L’un de ses dossiers principaux restera la question des violences sexuelles dans l’Église, sujet toujours d’actualité comme l’ont rappelé les deux jours de colloque organisés lundi et mardi à Lourdes, émaillés d’interventions de victimes de Notre-Dame de Bétharram.”La question de l’enseignement catholique va nous occuper”, estime ainsi un évêque.Éric de Moulins-Beaufort, qui a mené une action volontariste contre les violences sexuelles, a assuré mardi n’avoir “pas d’inquiétude” sur la détermination de l’Église à continuer sur la même voie.L’assemblée plénière de la CEF doit d’ailleurs présenter vendredi une instance de réparation pour les victimes majeures. Deux instances existent déjà pour les victimes mineures.- Laïcité -Le prochain président de la CEF devra aussi piloter une Église qui est l’objet d’un regain d’intérêt, notamment chez les jeunes, avec une hausse des baptisés perceptible ces dernières années, d’autant plus remarquée que l’Église est en perte de vitesse structurelle.”On est à un moment de croisement des courbes, avec un effacement du catholicisme sociologique et une montée du catholicisme d’adhésion”, affirme un évêque.À charge pour le nouveau patron de la CEF de faire prospérer ce frémissement, l’engouement initial se heurtant souvent à un manque d’accompagnement des nouveaux venus.La crise des L’archevêque de Marseille vocations comme la question de l’organisation des diocèses restent aussi des questions à résoudre.Prenant ses fonctions en cette année marquant les 120 ans de la loi de 1905 sur la laïcité, l’archevêque de Marseille devra aussi porter la voix de l’Église dans les débats de société comme la fin de vie, et dans la période politique cruciale de l’élection présidentielle de 2027.Or Jean-Marc Aveline, qui a été fait cardinal par le pape dont il partage la ligne sur la question des migrants, a un agenda déjà chargé: outre son diocèse, important et éloigné de Paris, il est aussi membre de deux dicastères (l’équivalent d’un ministère pour le Saint-Siège), ce qui l’appelle très régulièrement à Rome. Il s’est même progressivement fait une place au Vatican, au point de rejoindre les listes – très aléatoires – de “papabile”.Cette configuration pourrait donner une importance accrue à ses deux vice-présidents, qui seront élus jeudi matin.Une conférence de presse de la présidence élue est prévue jeudi à 14H00.Par ailleurs mercredi matin, Christophe Le Sourt a été nommé secrétaire général de la CEF, en remplacement d’Hugues de Woillemont, nommé directeur général de L’Œuvre de l’Orient. Il était jusqu’ici délégué aux relations avec le judaïsme au sein de la CEF.Parmi tous les postes soumis au vote se trouvent ceux du Conseil pour l’enseignement catholique, fonctions très exposées alors que les révélations se succèdent sur Notre-Dame de Bétharram et d’autres établissement catholiques.