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Près d’un Français sur deux souhaite que Le Pen candidate à l’Elysée, selon un sondage

Près d’un Français sur deux (49%), soit une hausse de 7 points en un mois, souhaite que Marine Le Pen soit candidate à la prochaine élection présidentielle, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio réalisé après sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens.51% des Français, au contraire, ne souhaitent pas que la leader du RN puisse se porter candidate à l’Élysée, un résultat en baisse de sept points par rapport à une précédente étude réalisée fin février février.Mais selon la même enquête, seuls 37% des Français pensent que Mme Le Pen pourra finalement être candidate, un résultat en chute de 37 points en un mois. Seuls les sympathisants du RN sont majoritaires (69%) à croire que leur candidate pourra concourir.Une écrasante majorité de sondés (79%) considère que Marine Le Pen est d’extrême droite. Dont 76% parmi les sympathisants du RN.Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne les 1er et 2 avril auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d’erreur comprise entre 2,8 et 3,1 points.

Condamnation de Le Pen: Trump et Vance apportent leur soutien à la dirigeante d’extrême droite

Le président américain Donald Trump a appelé jeudi soir à la “libération” de Marine Le Pen en jugeant que sa condamnation à une peine d’inéligibilité constituait une “chasse aux sorcières” pour l’empêcher de remporter la présidentielle française de 2027.Peu avant, jeudi, son vice-président JD Vance, avait également fustigé la condamnation par la justice de la dirigeante d’extrême droite en estimant que “ce n’est pas ça la démocratie”.”Je ne connais pas Marine Le Pen mais je suis sensible au fait qu’elle travaille dur depuis tant d’années”, a écrit dans la nuit de jeudi à vendredi le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social.”Elle a essuyé des échecs mais elle a continué et, maintenant, juste avant ce qui serait une Grande Victoire, ils s’en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien – Cela ressemble pour moi à une erreur comptable”, a poursuivi le locataire de la Maison Blanche en allusion à la condamnation lundi de Mme Le Pen, qui pourrait l’empêcher de concourir à la prochaine présidentielle.Celle-ci est programmée en principe au printemps 2027 à la fin du second mandat du président Emmanuel Macron.”C’est tellement mauvais pour la France et pour le Grand Peuple de France (…) LIBEREZ MARINE LE PEN!”, a exhorté Donald Trump en lettres majuscules.Sans jamais citer la justice et l’exécutif en France, le président américain, dont les proches JD Vance et Elon Musk soutiennent ouvertement des partis d’extrême droite en Europe, a jugé que Mme Le Pen était victime d’une “chasse aux sorcières” par des “gauchistes européens qui se servent de l’arme judiciaire pour faire taire la liberté d’expression”.Son vice-président JD Vance a aussi apporté son soutien à la dirigeante du Rassemblement national (RN).”Elle est en tête dans certains sondages. Et pour une accusation particulièrement mineure (…) ils essaient de la mettre en prison et de l’écarter du scrutin”, a-t-il déclaré sur la télévision Newsmax, une des chaînes préférées de la droite ultraconservatrice américaine.Il a aussi laissé entendre, à tort, que Marine Le Pen n’était pas personnellement “impliquée” dans les faits reprochés par la justice française.- “Pas la démocratie” -“Ce n’est pas ça la démocratie”, a-t-il martelé. Jugée coupable lundi à Paris de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen s’est vu infliger quatre ans de prison (dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique), une amende de 100.000 euros et surtout cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.Après cette condamnation, la triple candidate à la présidentielle a reçu le soutien de nombreux dirigeants étrangers de la droite radicale.Donald Trump l’avait même comparée à ses propres affaires judiciaires aux Etats-Unis, estimant que le sort de Marine Le Pen était “une affaire très importante”.En février, JD Vance avait sidéré les Européens lors de son discours à la conférence sur la sécurité de Munich. Il les avait accusés d’étouffer la liberté d’expression et la liberté religieuse, les appelant à rompre le “cordon sanitaire” contre l’extrême droite.Simultanément, Marine Le Pen a appelé jeudi soir à l’instauration d’un “protectionnisme intelligent” en Europe, après l’annonce de 20% de droits de douane américains supplémentaires sur tous les produits importés de l’Union européenne.La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a dénoncé sur X des annonces “brutales et au bénéfice des seuls Etats-Unis alors que nous aurions pu construire de nouvelles règles pour le commerce international sans le déni des mondialistes forcenés”.burs-nr/jnd

Russian envoy seeks cooperation with US at landmark Washington talks

The most senior Russian official to visit Washington since the start of the Ukraine war said Thursday he had discussed potential cooperation with the United States in the Arctic and on rare earth metals but acknowledged that “disagreements” remain.Kirill Dmitriev, head of Russia’s sovereign wealth fund and President Vladimir Putin’s special envoy on economic cooperation, said …

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Procès libyen: la relaxe réclamée pour Alexandre Djouhri, ni “bandit”, ni “agent de corruption”

La défense de l’intermédiaire Alexandre Djouhri a plaidé sa relaxe jeudi au procès des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, contestant le rôle de “bandit” et de “personnage central” qui lui est attribué dans ce dossier.C’est la dernière ligne droite, après trois mois de procès : depuis lundi les avocats de la défense se succèdent pour clamer l’innocence de leurs clients. Pour Alexandre Djouhri, ses 66 ans et son “casier judiciaire vierge”, ils sont trois – autant que les procureurs financiers qui ont requis contre lui cinq ans de prison et quatre millions d’euros d’amende la semaine dernière.”Il a été présenté par vous sans beaucoup de nuance ni beaucoup d’humanité”, leur lance Me Jean-Marc Delas, premier à vouloir corriger le “portrait” fait de son client.Quand lui l’a rencontré, en 2020 à la prison de Fresnes (Alexandre Djouhri est “le seul” à avoir fait de la détention provisoire), il a vu un “homme touchant et attachant”, avec “déjà ce sourire de celui qui est à l’attaque, sa marque de fabrique”, plaide-t-il.Discret, “apprécié de beaucoup” mais que “personne” dans le grand public ne connaissait avant cette affaire, Alexandre Djouhri est bien un habitué “des palais de la République” – il tutoie Nicolas Sarkozy – mais pas le “bandit qui use de la menace pour réussir”, soutient Me Delas. Celui qui se dit victime d’un “traquenard judiciaire” – et a multiplié les explications rocambolesques pour se dédouaner – est suspecté d’être au coeur du deuxième réseau de corruption allégué dans ce dossier, via l’argentier du régime libyen, Bechir Saleh, dont il aurait organisé l’exfiltration en catastrophe en 2012 afin de le faire taire.”Un agent de corruption”, a répété l’accusation dans ses réquisitions. Un autre de ses avocats, Me Pierre Cornut-Gentille, n’a pas “apprécié”, et dénonce la “tentative renouvelée de diaboliser” Alexandre Djouhri pour “compenser la faiblesse de l’argumentation juridique”.- “Brut de décoffrage” -Il “ne se cachait pas d’être rémunéré par les grands groupes industriels pour obtenir des marchés à l’étranger, parce qu’il avait un lien d’amitié et de confiance avec des régimes africains et au Moyen-Orient. Il facilitait la conclusion de contrats. Voilà quel était son métier, est-ce que ça fait de lui un agent de la corruption ?”, demande l’avocat. Quant au parallèle avec l’autre intermédiaire du dossier, Ziad Takieddine, jugé en son absence et copieusement accablé par ses coprévenus pendant tout le procès, la défense d’Alexandre Djouhri n’en veut pas. L’intermédiaire franco-libanais “est en fuite, il a un casier long comme le bras, il insulte les journalistes et crache pas terre”, lance Me Charles Consigny, le troisième avocat. Alexandre Djouhri lui “ne se dérobe pas”.A l’audience, souvent en costume et baskets de marque, son client s’est fait plusieurs fois rappeler à l’ordre. Et avait détonné dès son premier interrogatoire, en soulevant à la barre un genou puis l’autre pour s’insurger des fouilles à nu subies en prison – “on vous fait lever la couille droite, la couille gauche” -, sous les yeux effarés de la présidente, Nathalie Gavarino.”Il a son style mais il s’inquiète de ce que vous pensez de lui, ne pensez pas que son élégance est une désinvolture”, assure Me Consigny – le tribunal laisse échapper un sourire.”Est-ce que vous préférez les cadres supérieurs, les gens surdiplômés, qui ont eu le temps de se faire briefer dans des cabinets d’affaires pour au final finasser et mentir ? Ou quelqu’un comme lui, brut de décoffrage ?”, demande l’avocat – peut-être en référence au principal prévenu, Nicolas Sarkozy, venu ses fiches à la main et parfaitement préparé à chacune de ses audiences.Hors audience, Me Consigny a précisé à l’AFP qu’il ne visait pas l’ancien président mais plutôt de hauts cadres dirigeants qui comparaîtraient devant la justice. Les plaidoiries reprennent lundi avec celles pour l’ancien proche de Nicolas Sarkozy Thierry Gaubert, et les trois anciens ministres Claude Guéant, Brice Hortefeux et Eric Woerth.La défense de Nicolas Sarkozy, contre qui l’accusation a requis sept ans de prison, plaidera mardi, pour tenter de convaincre le tribunal qu’il n’a pas été le “commanditaire” aux “ambitions personnelles dévorantes” d’un pacte de corruption passé avec le richissime dictateur libyen Mouammar Kadhafi.  Les prévenus auront ensuite la parole une dernière fois. La décision sera mise en délibéré.

Guerre commerciale: Macron présente un plan de riposte à la “brutale” décision de Trump

Quelques heures après l’annonce par Donald Trump de massives hausses de droits de douane, Emmanuel Macron a énuméré jeudi les premiers termes de “la riposte” souhaitable à cette décision “grave et infondée” des Américains, qui passe selon lui par l’unité et par la suspension temporaire des investissements européens dans ce pays.Donald Trump a signé mercredi un décret généralisant des droits de douane de 10% minimum sur toutes les importations arrivant aux États-Unis et de 20% pour celles arrivant de l’UE.Pendant deux heures jeudi, le président français a reçu à l’Elysée le Premier ministre François Bayrou, des membres du gouvernement, du patronat et des filières les plus exposées – aéronautique, agriculture, viticulture, chimie, électronique, métallurgie, santé, cosmétiques. L’automobile, qui sera touchée par une taxe spécifique de 25%, n’était pas représentée.Emmanuel Macron n’a pas rosi le tableau: la décision américaine aura “un impact massif”, a-t-il dit, rappelant que les exportations vers les Etats-Unis représentent “1,5% du PIB” français, 3% du PIB italien, 4% du PIB allemand et 10% du PIB irlandais.Il a appelé à une première riposte mi-avril, avec “des réponses sur le paquet acier et aluminium”, déjà surtaxé par les Etats-Unis. “La deuxième réponse, plus massive, celle aux tarifs annoncés hier (mercredi, NDLR), se fera à la fin du mois”, a-t-il promis, après une étude secteur par secteur et un travail avec les autres Etats membres de l’UE.Et “tant qu’on n’a pas clarifié les choses”, Emmanuel Macron a appelé ses interlocuteurs à “suspendre” les investissements qui devaient être faits aux Etats-Unis.En 2023, le stock d’investissements directs à l’étranger (IDE) français aux États-Unis représentait 370 milliards de dollars (335 milliards d’euros), soit 6,9% du total des IDE entrant aux États-Unis.- Ne pas jouer “solo” -La plus grande crainte du président de la République semble être celle d’une désunion au sein de l’UE. Il faut “jouer européen”, a-t-il dit, sans “échappée solitaire”. “Je sais ce qu’il va se passer, les plus gros auront tendance à jouer solo. Et ce n’est pas une bonne idée.” “Mais si les Européens jouent groupés (…), avec une vraie solidarité”, ils parviendront à “ce qui doit être notre objectif: le démantèlement des tarifs”, a-t-il lancé.Sur LCI un peu plus tard, le président du Medef Patrick Martin a relevé que la part de 1,5% de PIB citée par Emmanuel Macron représentait “des centaines de milliers d’emplois menacés” en France. Mais il a noté “une grande convergence sur l’analyse de la situation entre toutes les branches, d’un pays à l’autre, d’un patronat à l’autre”. “Mon pronostic est que les Américains n’arriveront pas à fracturer ce front”, a-t-il estimé, et finiront comme “l’arroseur arrosé”.La Bourse de New York, où les épargnants américains investissent massivement, a très mal réagi jeudi, le Nasdaq à forte coloration technologique clôturant sur une perte de 5,97%. Les Bourses européennes ont également accusé le coup. A Paris, le CAC40 a terminé en baisse de 3,31%. – “Un chemin de négociation” -En 2023, les Etats-Unis étaient le 4e marché à l’exportation de la France, derrière l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, selon les douanes françaises.Les industriels concernés par les nouvelles taxes ne doivent “rien s’interdire”, et surtout doivent “rester unis”, a souhaité le président de France Industrie, Alexandre Saubot, à sa sortie de l’Elysée.Parmi les secteurs les plus exposés figurent l’aéronautique (avec 9 milliards d’euros en 2024, il représente un cinquième des exportations de la France vers les Etats-Unis), le luxe (parfums, maroquinerie, etc.), les vins et le cognac.”Nous évaluons les impacts potentiels”, a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole d’Airbus. La Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA) redoute “l’impact” de la décision de Donald Trump et appelle à “un renforcement de la compétitivité du secteur sur son premier débouché: le marché européen”, qui a représenté 40% de ses exportations en 2024 contre 13% pour les Etats-Unis.Gabriel Picard, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), a estimé après la réunion qu’il fallait “une désescalade, même si cela doit passer par une phase de rapports de forces”.Le ministre du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin a donné une touche d’optimisme à cette journée. “Il y a toujours un chemin de discussion et de négociation” avec les Etats-Unis, a-t-il déclaré à l’AFP et au Parisien. Evoquant les 20% de taxes supplémentaires annoncées, il a misé sur le fait qu’il “allait y avoir pas mal d’ajustements dans les 15 prochains jours”.

Guerre commerciale: Emmanuel Macron présente un plan de riposte à la “brutale” décision de Trump

Quelques heures après l’annonce par Donald Trump de massives hausses de droits de douane, Emmanuel Macron a énuméré les premiers termes de “la riposte” souhaitable à cette décision “grave et infondée” des Américains, qui passe selon lui par l’unité et par la suspension temporaire des investissements européens dans ce pays.Donald Trump a signé mercredi un décret généralisant des droits de douane de 10% minimum sur toutes les importations arrivant aux États-Unis et de 20% pour celles arrivant de l’UE.Le Président de la République a réuni à l’Elysée pendant un peu plus de deux heures les membres du gouvernement directement concernés par la décision de Donald Trump, dont le Premier ministre François Bayrou, et les représentants des filières les plus exposées – aéronautique, agriculture, viticulture, chimie, électronique, métallurgie, santé, cosmétiques. L’automobile, qui sera touchée par une taxe spécifique de 25%, n’était pas représentée.Le patronat était présent également.Emmanuel Macron n’a pas rosi le tableau: la décision américaine aura “un impact massif”, a-t-il dit, rappelant que les exportations françaises vers les Etats-Unis représentent “1,5% du PIB” français, et pire encore, 3% du PIB italien, 4% du PIB allemand et 10% du PIB irlandais.”Une ampleur inédite”, a-t-il constaté, mais “surtout pour l’économie américaine”, pour laquelle “ces décisions ne sont pas soutenables” et rendront les entreprises et citoyens américains “plus faibles qu’hier et plus pauvres”.- Ne pas “jouer solo” -Le président français a appelé à une première riposte mi-avril, avec “des réponses sur le paquet acier et aluminium”, déjà surtaxé par les Etats-Unis. “La deuxième réponse, plus massive, celle aux tarifs annoncés hier (mercredi, ndlr), se fera à la fin du mois”, a-t-il promis, après une étude secteur par secteur et un travail avec les autres Etats membres.Il a redouté au passage que de prochaines annonces américaines sur la pharmacie, le bois et les semi-conducteurs aboutissent à des droits de douane “d’au moins 25%”.”Tant qu’on n’a pas clarifié les choses”, Emmanuel Macron a appelé en tous les cas à “suspendre” les investissements qui devaient être faits aux Etats-Unis.En 2023, le stock d’investissements directs à l’étranger (IDE) français aux États-Unis représentait 370 milliards de dollars (335 milliards d’euros), soit 6,9% du total des IDE entrants aux États-Unis.La plus grande crainte du président de la République a semblé être celle d’une désunion en UE: il faut “jouer européen”, a-t-il dit, sans “échappée solitaire”. “Je sais ce qu’il va se passer, les plus gros auront tendance à jouer solo. Et ce n’est pas une bonne idée”. Il a exhorté les industriels à ne pas avoir la tentation de négocier des concessions avec les Etats-Unis, ou d’y annoncer des investissements pour être exemptés de droits de douane, comme les y incite Donald Trump. “Mais si les Européens jouent groupés, préparent une réponse unifiée, proportionnée mais réelle, que derrière, toutes les filières jouent de manière cohérente, avec une vraie solidarité”, nous parviendrons à “ce qui doit être notre objectif: le démantèlement des tarifs”, a-t-il lancé.- “Le monde se réorganise” -A l’issue de la réunion, le président du Medef Patrick Martin a souligné une situation “très grave et très préoccupante”. Mais, a-t-il dit, “on s’est tous accordés (pour dire que) le monde se réorganise, les relations commerciales deviennent extrêmement brutales, les menaces s’accumulent et que le moment est venu plus que jamais d’accélérer sur la simplification et la compétitivité au niveau européen et français”.La Bourse de Paris a en tous les cas nettement accusé le coup, clôturant en baisse de 3,31%, son plus fort recul quotidien depuis deux ans. Les autres Bourses européennes ont chuté aussi. Mais en coeur de séance, la Bourse américaine baissait plus encore.En 2023, les Etats-Unis étaient le 4e marché à l’exportation de la France, derrière l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, selon les douanes françaises.Parmi les secteurs les plus exposés, figurent l’aéronautique (avec 9 milliards d’euros en 2024, il représente un cinquième des exportations de la France vers les Etats-Unis), le luxe (parfums, maroquinerie etc.), les vins et le cognac.”Nous évaluons les impacts potentiels”, a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole d’Airbus.Côté vins et alcools distillés, la France, réputée pour ses vins de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, en exporte massivement aux Etats-Unis, qui est son premier marché à l’exportation.En 2024, quelque 2,4 milliards d’euros de “vins de raisin” ont traversé l’Atlantique pour les Etats-Unis, auxquels il faut ajouter 1,5 milliard d’euros de “boissons alcoolisés distillées”, notamment le cognac.

Hungary announces ICC withdrawal as Israel’s Netanyahu visits

Hungary on Thursday said it will quit the International Criminal Court, just as its Prime Minister Viktor Orban hosted Israeli counterpart Benjamin Netanyahu, whom the tribunal has accused of war crimes in Gaza.Hungary’s announcement that it will start the year-long withdrawal process came as Orban welcomed Netanyahu in Budapest on the Israeli leader’s first trip …

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Bébé empoisonné avec du Destop: l’employée de crèche condamnée à 25 ans de prison

Une ancienne employée de crèche a été condamnée jeudi à Lyon à 25 ans de réclusion pour avoir causé la mort, en 2022, d’un bébé dont elle avait la garde en lui faisant boire un produit caustique de type Destop.Myriam Jaouen, 30 ans, a été condamnée par la cour d’assises du Rhône pour “torture ou actes de barbarie ayant entrainé la mort sans intention de la donner”. Les jurés ont écarté la qualification de meurtre, requise par l’avocat général et qui implique l’intention de tuer. Estimant que l’accusée avait agi “en parfaite conscience” et “lâchement retiré la vie à une enfant sans défense”, Baptiste Godreau avait requis 30 ans de prison.Cette requalification “est difficilement compréhensible pour les parents”, a réagi auprès des journalistes leur conseil Me Catherine Bourgade. Ils sont “choqués” par un jugement qui “rajoute de la douleur à la douleur” et “ont l’impression de perdre leur enfant deux fois”, a-t-elle ajouté.”Qui peut mettre un produit de déboucheur dans la bouche d’un enfant et nous affirmer qu’elle n’a pas voulu le tuer”, s’est offusquée l’avocate, en espérant que le parquet général fasse appel.Egalement “surprise” par le choix des jurés, la défense a estimé que les qualificatifs de torture et barbarie étaient “adaptés à cette affaire”. Quant à la peine, si elle est lourde, elle reste inférieure aux réquisitions, ce qui montre que “les éléments de personnalité de notre cliente”, ont été prises en compte, ont déclaré Mes Julia Coppard et Maylis Leduc.- “Pourquoi ?” -Dès sa garde à vue, Myriam Jaouen avait reconnu avoir fait ingérer le liquide corrosif, un déboucheur de canalisation, à la petite Lisa, 11 mois, tout en niant avoir voulu la tuer. Une ligne de défense qu’elle a conservée pendant le procès, même si elle a fini par préciser le déroulé du crime. Après avoir présenté plusieurs versions, elle a admis avoir tenu la tête de l’enfant et versé le produit directement dans sa bouche. Elle ne supportait plus, selon ses explications, les pleurs de la petite fille. “Huit minutes seule avec un enfant quand on est diplômée d’un CAP petite enfance, est-ce que c’est insurmontable ?”, s’est interrogé M. Godreau, en référence au laps de temps au cours duquel s’est noué le drame.Une question “reste froidement sans réponse: pourquoi?”, a lâché le magistrat dans son réquisitoire.”Quelle explication rationnelle à faire ingérer de l’acide sulfurique à une enfant ? Il n’y en pas”, a répondu Me Maylis Leduc.L’avocate y voit de la “violence pulsionnelle”, ce qui “n’enlève en rien l’atrocité des actes”. Me Coppard a évoqué un “moment de bascule” pour une jeune employée dépassée par ce métier pour lequel elle n’a pas les compétences: “elle ne réfléchit plus, elle est déconnectée, elle passe à l’acte”.Les débats ont mis en lumière sa personnalité fragile, très immature, et des capacités cognitives limitées. A l’époque du drame, atteinte d’une surdité partielle, elle vivait encore chez ses parents après une scolarité difficile et des expériences intermittentes dans le secteur de la petite enfance.- “Pas un bébé Destop” -Malgré ses failles et son manque d’expérience, Myriam Jaouen avait été embauchée par le groupe People & Baby qui gérait la micro-crèche Danton Rêve. Le 22 juin 2022, elle était seule à l’ouverture quand le père de Lisa est venu déposer le nourrisson.Quelques minutes plus tard, deux mères ont trouvé l’employée en panique, et Lisa en train de vomir. Grièvement brûlée, elle est décédée en fin de matinée à l’hôpital.Le drame a déclenché une série d’enquêtes administratives, parlementaires et journalistiques qui ont épinglé la course au rendement dans le secteur des crèches privées.Très éprouvés, les parents de Lisa ont souhaité ramener le débat sur la responsabilité pénale du “monstre” qui a tué leur fille, dans deux témoignages teintés d’une vive émotion.”Je comprends la souffrance des parents, je comprends aussi leur colère”, a soufflé Myriam Jaouen dans une dernière prise de parole avant que les jurés se retirent pour délibérer. “Je regrette tellement”, a-t-elle martelé, assurant une dernière fois ne pas avoir voulu tuer Lisa.