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Trump’s tariff Big Bang puts global economy under threat

It took just one 50-minute speech by US President Donald Trump to undermine global economic stability and raise the prospect of a recession, with China’s countermeasures only amplifying the risk of a debilitating tit-for-tat trade war.The Wednesday White House event, billed by Trump as “Liberation Day”, unveiled levies on dozens of countries including all major …

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SNCF: SUD-Rail appelle les contrôleurs de TGV à faire grève le week-end des 9, 10 et 11 mai

Le syndicat SUD-Rail a appelé vendredi les contrôleurs de TGV à se mettre en grève les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mai, en plein week-end de pont du 8-Mai, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.SUD-Rail critique notamment les changements de planning constants à la dernière minute. Les contrôleurs avaient déjà mené deux grèves massivement suivies dans le passé, à Noël 2022 et pendant les vacances d’hiver 2024, provoquant de nombreuses annulations de trains en plein week-end de départ.Pour l’instant, seul SUD-Rail, troisième syndicat du groupe mais deuxième chez les contrôleurs, appelle à la grève. Il avait déposé fin mars un préavis allant du 17 avril au 2 juin, couvrant ainsi les vacances scolaires et les ponts du printemps.Le syndicat a donc mis sa menace à exécution, après “trois réunions stériles sans le moindre engagement de la direction”, a-t-il écrit dans un tract.Il réclame, outre des plannings mieux anticipés, une augmentation de 100 euros par mois de la prime de travail des contrôleurs.Cette catégorie s’est surtout mobilisée ces dernières années via un collectif informel créé sur un groupe Facebook et baptisé Collectif national ASCT (CNA). Ce collectif n’a pour le moment pas fait savoir s’il va rejoindre le mouvement lancé par SUD-Rail ou non. Lors des deux dernières grèves à l’initiative du CNA à Noël 2022 et en février 2024, plusieurs centaines de milliers de personnes avaient vu leurs trains annulés.Le dialogue social s’est tendu ces dernières semaines à la SNCF sous l’impulsion de SUD-Rail, qui a appelé jeudi les conducteurs à se mettre en grève le 7 mai.Le syndicat contestataire a aussi quitté la table des négociations organisées pour discuter des droits syndicaux à la SNCF dans le cadre de l’ouverture à la concurrence et de l’éclatement du groupe en de multiples filiales.En fin d’année dernière, il avait été, sans succès, à la pointe du combat contre la liquidation de Fret SNCF, transformé en deux filiales avec suppression de 500 emplois à la clef. Il avait alors prévenu qu’il souhaitait reprendre le combat lors de l’année 2025.

Chikungunya: le plan blanc déclenché à La Réunion, lancement de la vaccination lundi

Le plan blanc, dispositif qui permet de déprogrammer certaines opérations ou de rappeler des personnels en congés dans les hôpitaux, a été déclenché à La Réunion où la campagne de vaccination contre l’épidémie de chikungunya débutera lundi, le pic épidémique étant attendu mi-avril.Sous tension, le CHU de La Réunion a annoncé avoir déclenché le plan blanc “afin de faire face à une accélération significative” de la prise en charge de patients atteints de chikungunya et une “augmentation très importante” de l’activité des urgences sur ses deux sites, à Saint-Denis (nord) et Saint-Pierre (sud).Le CHU de La Réunion fait aussi état d’une “saturation des capacités d’hospitalisation, malgré l’ouverture de lits supplémentaires”, ainsi que d’une “tension croissante sur les ressources humaines, avec un taux d’absentéisme élevé” lié au chikungunya.L’activation du plan blanc intervient alors que la campagne de vaccination ciblée à destination des personnes à comorbidité ou âgées de plus de 65 ans doit débuter lundi, a annoncé l’ARS. Les 40.000 doses du vaccin Ixchiq sont arrivées cette semaine sur l’île.”Les semaines les plus délicates se profilent, le pic est attendu mi-avril”, a déclaré vendredi matin sur franceinfo le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, qui se rendra sur l’île à partir de samedi.”Il y a un énorme travail qui est fait pour lutter contre les effets du chikungunya”, a-t-il ajouté.Les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des comorbidités pourront se faire vacciner gratuitement auprès d’un médecin, d’un infirmier ou d’un pharmacien, précise l’ARS. Plus de 20.000 cas ont été recensés depuis le déclenchement de l’épidémie en août 2024, l’immense majorité depuis le début de l’année. L’épidémie continue de progresser: selon le dernier bilan sanitaire, publié mercredi, près de 6.000 nouveaux cas ont été enregistrés au cours de la semaine du 17 au 23 mars.Deux personnes, âgées de 86 et 96 ans, sont officiellement mortes du virus, transmis par le moustique tigre. L’ARS a également recensé 31 cas graves, dont la moitié chez des nourrissons. – A Mayotte aussi – Manuel Valls a rappelé sur franceinfo que l’épidémie “met sous tension tout le système de santé ”, en particulier dans le sud de l’île, la zone la plus touchée, expliquant se rendre sur place pour “marquer notre engagement sur ce dossier”.Le CHU de La Réunion avait appelé dès la semaine dernière les habitants à ne se rendre aux urgences “qu’en cas de réelle urgence médicale”, expliquant que son antenne du sud de l’île affrontait une “situation de tension capacitaire maximale” en raison de l’afflux de patients contaminés par le chikungunya.A Mayotte, l’épidémie progresse aussi. Douze cas ont désormais été enregistrés mais aucun n’a nécessité une hospitalisation, selon l’ARS locale. Elle avait détecté le premier cas le 5 mars, et le premier cas autochtone a été confirmé le 26 mars.Le seul vaccin disponible est le vaccin Ixchiq, du groupe franco-autrichien Valneva, qui a reçu une autorisation de mise sur le marché européen en juin 2024.L’impact de la maladie reste pour l’instant loin de celui de l’épidémie de 2005-2006, qui avait touché 260.000 personnes (plus d’un tiers de la population) et fait plus de 200 morts.Le dernier déclenchement du plan blanc dans les hôpitaux de La Réunion remonte à janvier 2022, pour faire face à l’afflux de malades contaminés par le Covid. Il avait été levé après près d’un mois.Après La Réunion, Manuel Valls se rendra à Mayotte, “qui reste dans une situation très difficile” après le passage du cyclone Chido en décembre et qui a tué au moins 40 personnes. Un projet de loi pour refonder le petit archipel doit être examiné au Sénat le 19 mai, après l’entrée en vigueur fin février d’une première loi d’urgence pour sa reconstruction.

Jusqu’à six ans de prison requis dans le Val-de-Marne pour un trafic de civelles

Dans un dossier qui “emprunte beaucoup au trafic de stupéfiants” selon l’accusation, ce que la défense conteste, le parquet a requis vendredi jusqu’à six ans de prison ferme pour dix personnes jugées dans le Val-de-Marne pour un trafic de civelles, des larves d’anguille prisées en Asie.Ce dossier est “extraordinaire, en raison des quantités saisies mais aussi du caractère extrêmement abouti des investigations”, a souligné la procureure dans ses réquisitions très détaillées qui se sont inspirées d’un parallèle établi lors de l’instruction entre le trafic de ces larves et celui de stupéfiants.Pour cette contrebande de “marchandises prohibées qui prennent de la valeur à chaque franchissement de frontière, comme la cocaïne”, elle a requis des peines allant d’un an d’emprisonnement avec sursis à six ans de prison ferme.”Ce dossier n’est pas allé assez loin pour fermer toutes les portes et mettre fin aux incertitudes”, a plaidé Me Elise Delahaye pour un ancien légionnaire d’origine chinoise qu’elle estime être “ni une tête pensante, ni un donneur d’ordres”.”Lorsqu’on deale un kilogramme de cocaïne, on peut tuer plusieurs personnes par overdose. Quand on trafique des civelles, les conséquences pour l’être humain sont absolument nulles”, a pour sa part estimé Me Pierre Lumbroso, avocat  d’un prévenu en détention.Les peines les plus légères ont été requises contre ceux que le ministère public désigne comme les “petites mains” de cette affaire “aux conséquences extrêmement néfastes”: atteinte à la biodiversité, perte de revenus pour les pêcheurs, conséquence sur le dérèglement climatique…- “Tentaculaire” -A l’inverse, cinq et six ans d’emprisonnement ferme ont été requis contre deux trafiquants chinois sous mandat d’arrêt, considérés comme les têtes d’un réseau “tentaculaire” s’étendant de la façade atlantique française aux marchés asiatiques, en passant par le Sénégal. “Il s’agit d’un des premiers dossiers où on a tout le cheminement”, de la pêche à l’exportation vers l’Asie, a souligné Me Josée Israël, avocate de deux comités des pêches parties civiles au dossier.Le préjudice écologique, soit l’atteinte directe ou indirecte à l’environnement, est “d’importance”, a-t-elle ajouté, “c’est la plus grosse quantité que j’ai vue en dix ans”.La contrebande de l’anguille européenne, protégée par une convention internationale depuis 2009, est l’une des causes de la chute en 30 ans de 75% de sa population. En France, sa pêche est très réglementée et fait l’objet de quotas stricts.Parce que ce poisson pond dans un “seul endroit au monde, dans la mer des Sargasses” et que seuls 40% de la population parvient à y revenir après sa migration, “à partir du moment où on interrompt ce cycle de vie (qui passe par les estuaires ouest-européens, ndlr), on met l’espèce en danger”, a plaidé Me Sandrine Gélis pour deux associations parties civiles. Au coeur de ce dossier, la saisie en février 2023 dans un entrepôt clandestin du Val-de-Marne de plus de 300 kg de ces alevins de l’anguille d’Europe, soit près du double de la marchandise saisie par la douane française en 2024 (154 kg). “Anguilla anguilla” fait l’objet de braconnage à destination d’élevages en Asie où les civelles se payent “entre 5.000 et 6.000 euros le kilogramme”, selon l’Office national anti-fraude (Onaf).La valeur des alevins découverts en France dans cette affaire est estimée par les enquêteurs entre 1,7 et 2,1 millions d’euros. Dans l’ordonnance de renvoi qu’a pu consulter l’AFP, le juge d’instruction estime que les trafiquants “ont a minima tiré des profits à hauteur de plus de 10 millions d’euros avec plusieurs tonnes de civelles transportées”.Suivant les demandes des douanes exprimées la veille, le parquet a également demandé à ce que des amendes allant de 36.000 à 211.000 euros soient prononcées contre les prévenus.La décision est attendue le 10 avril. 

Levothyrox: la justice rejette une indemnisation par l’Etat, malgré une “faute” avérée

L’Etat a commis une “faute” dans le dossier du Levothyrox, n’informant pas suffisamment les patients sur les effets secondaires liés à la nouvelle formule de ce traitement, mais cela ne justifie pas une indemnisation, a décidé vendredi la justice administrative.L’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a “commis une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat” dans ce dossier remontant à la fin des années 2010, estime un arrêt de la cour administrative d’appel de Paris.Mais les plaignants ne sont pas “fondés à se prévaloir d’un préjudice d’anxiété” qui, selon eux, justifiait une indemnisation par l’Etat.Cette décision “n’est pas supportable” pour les victimes, a réagi dans un communiqué leur avocat Christophe Lèguevaques, ajoutant “étudier l’opportunité de saisir le Conseil d’Etat”.Cette décision est distincte d’autres volets, notamment pénaux, de cette affaire, qui a débuté en 2017 avec l’arrivée sur le marché français d’une nouvelle formule du Levothyrox, un traitement produit par le laboratoire allemand Merck et indiqué en cas de trouble ou d’ablation de la thyroïde.Plus de 30.000 patients se sont alors plaint d’effets secondaires. Les autorités sanitaires, à commencer par l’ANSM, ont toutefois d’abord rejeté l’idée d’un mécanisme directement induit par la nouvelle formule, pour ensuite conclure que le changement n’avait pas occasionné de problèmes de santé “graves”.Ce dossier a donné lieu à plusieurs volets judiciaires ciblant l’Etat, via l’ANSM, ou Merck. La décision de vendredi fait suite à une action collective lancée en 2021 et dans le cadre de laquelle les plaignants demandaient à l’Etat 15.000 euros chacun.Le tribunal administratif a finalement conclu que l’ANSM était bien en faute, pour n’avoir pas assez clairement prévenu les patients du changement de formule, mais qu’elle n’avait pas causé le préjudice “d’anxiété” justifiant une indemnisation.Ce préjudice supposerait en effet que les patients aient couru un risque grave pour la santé. Or, malgré le caractère pénible des effets secondaires, ils n’ont pas occasionné de pathologie grave. Par contraste, le préjudice d’anxiété avait été reconnu valable dans les affaires impliquant l’exposition à l’amiante.Une autre procédure avait en revanche imposé à Merck d’indemniser les patients, une décision définitivement confirmée en cassation en 2022.Par ailleurs, sur le plan pénal, le laboratoire et l’ANSM restent mis en examen pour “tromperie”. Contestée par les deux acteurs, la validité de cette mise en examen doit faire l’objet d’une décision de justice en mai.L’ancienne formule du Levothyrox reste pour l’heure disponible en 2025, une prolongation temporaire mais régulièrement renouvelée par l’ANSM.

Nations divided ahead of decisive week for shipping emissions

Members of the International Maritime Organization (IMO) are divided over whether to approve a carbon tax on international shipping, ahead of a meeting starting on Monday to finalise emissions-reduction measures.The carbon tax, the most ambitious measure on the table, would make it more expensive for shipping companies to emit greenhouse gases, encouraging them to curtail …

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Les livreurs pédalent de plus en plus et gagnent de moins en moins

Chez les livreurs indépendants, les rapports alarmants se succèdent: après que l’Anses a scruté leurs problèmes de santé, l’autorité de régulation du secteur vient de publier des statistiques démontrant la chute drastique de leurs revenus entre 2021 et 2024.”En 2021, je gagnais 916 euros par semaine pour 140 courses; aujourd’hui, 880 euros pour 164 courses”: à ce train-là, Amandine, livreuse pour Uber Eats en Essonne, compte “arrêter au plus vite”, se désole-t-elle auprès de l’AFP. Les calculs d’Amandine rejoignent ceux de l’Arpe, l’autorité de régulation du secteur, qui s’appuyant sur les propres données des plateformes, dévoile vendredi que le taux horaire brut de ces travailleurs a considérablement diminué ces quatre dernières années.En tenant compte de l’inflation, ce taux baisse de 34,2% chez Uber Eats, de 26,6% chez Stuart et de 22,7% chez Deliveroo, un aveu d’échec, selon le le syndicat Union-Indépendants, de l’accord signé en 2023 prévoyant que les plateformes versent aux livreurs un revenu minimal horaire de 11,75 euros brut.- Même constat pour les VTC -Union-Indépendants a également analysé les données des plateformes de VTC (Bolt, Uber) et démontré la même “baisse continue et généralisée des revenus” entre 2022 et 2024. Chez Bolt, le taux horaire s’est effondré de 12%, soit une perte de 9.500 euros de chiffre d’affaires, une baisse moins prononcée chez Uber, de 1%, d’après Union-Indépendants.”Les travailleurs doivent rester connectés deux fois plus longtemps pour gagner autant”, avance le syndicat. Un accord collectif prévoit un revenu minimum de neuf euros par course et 30 euros de l’heure (sans compter les temps d’attente) pour les chauffeurs VTC.L’Arpe a aussi constaté que les temps d’attente entre deux courses s’étaient allongés, de +16,9% chez Deliveroo et de +35,3% chez Uber Eats entre 2021 et 2024, même si ce calcul “ne prend pas en compte le recours simultané à plusieurs plateformes par un même travailleur” et qu’en réalité, le livreur peut ne pas attendre mais effectuer une course pour une autre plateforme.Chez Uber, le temps d’attente moyen entre deux courses a quasiment doublé en deux ans, d’après Union-Indépendants.Un étirement du temps qui provient de “l’afflux de plus en plus conséquent de chauffeurs” saturant l’offre, selon Fabian Tosolini, d’Union-Indépendants. Le syndicaliste explique auprès de l’AFP que les livreurs, eux, sont obligés de parcourir des “zones de livraison s’étendant de plus en plus”.Ils se retrouvent ainsi contraints de troquer leur vélo contre un scooter ou une voiture, avec les frais que ce changement engendre (achat du véhicule, assurance, etc.).- Rémunération “juste et obligatoire” -Union-Indépendants demande notamment “une rémunération horokilométrique juste et obligatoire”, “un encadrement strict du nombre de travailleurs” et “une transparence et régulation contraignante des algorithmes”.”Nous entendons leurs demandes de rééquilibrer les revenus”, a réagi Uber Eats auprès de l’AFP, se disant “favorable à la mise en place d’un revenu minimal par course et d’une garantie horokilométrique” et chiffrant à 20,50 euros le revenu horaire brut moyen en 2024 de ses livreurs partenaires.Deliveroo préfère évoquer le revenu moyen par prestation, qui, entre 2021 et 2024, “a toujours été supérieur à 5,50 euros, atteignant 5,70 euros par prestation sur 2024, classant Deliveroo parmi les plateformes les mieux-disantes du secteur en matière de rémunération”, a dit l’entreprise à l’AFP. “Ceci est aussi vrai s’agissant du chiffre de revenu horaire brut en course présenté dans ce rapport de 26,31 euros par heure”, a-t-elle tenu à préciser. Des négociations se tiennent toute l’année sur ces questions, entre plateformes et syndicats, sous l’égide de l’Arpe, sur les conditions de travail de ces plus de 71.000 livreurs indépendants, en grande majorité des livreurs de repas.Cette étude vise “à documenter les conditions d’exercice” et à “fournir, tant aux acteurs du dialogue social organisé par l’Arpe qu’au grand public, des éléments d’analyse fiables et comparables”, a souligné l’autorité de régulation auprès de l’AFP.