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La conservation du patrimoine de Mayotte mise à rude épreuve par le cyclone Chido

Instruments de musique et modèles de pirogues traditionnelles ont envahi les bureaux du Musée de Mayotte (MuMa) à Dzaoudzi, depuis que le cyclone Chido a frappé l’archipel français de l’océan Indien en décembre.”On est obligé de cohabiter”, sourit Achoura Boinaïdi, cheffe de service en charge de la conservation, en présentant une salle où les agents doivent se faufiler pour atteindre leur poste.Cette solution “a permis de sauver l’ensemble de nos collections qui étaient sous l’eau”, insiste le directeur du MuMa, Abdoul-Karim Ben Saïd.Le 14 décembre 2024, Chido a arraché le toit de la caserne coloniale attenante qui abritait les collections du musée à Dzaoudzi, en Petite-Terre, la deuxième île de Mayotte.Au rez-de-chaussée il ne reste qu’un minbar (chaire de mosquée) et le crâne d’un cachalot, seul vestige visible du squelette sauvé des eaux.En levant la tête, la cage d’escalier endommagée laisse apparaître les bâches qui recouvrent désormais l’édifice.Selon Michaël Tournadre, ingénieur des services culturels et du patrimoine à la Direction des affaires culturelles (DAC), les 18 monuments historiques du 101e département français ont été endommagés par des chutes d’arbres ou ont vu leur toiture arrachée.Des bâches ont été posées, mais les infiltrations d’eau restent “très problématiques à long terme, surtout pour conserver les collections du musée”, développe-t-il.Au MuMa, 480 caisses de vestiges archéologiques ont été inondées pendant le cyclone qui a fait au moins 40 morts dans l’archipel, selon les autorités.Avec le soutien du Bouclier bleu, une ONG spécialisée dans la sauvegarde du patrimoine en temps de crise, le personnel “a tout essuyé, enlevé les moisissures, fait sécher”, détaille Achoura Boinaïdi. Selon le directeur du musée, 30% des collections archéologiques ont été endommagées.– “Sentiment de chaos” –À quelques pas, l’ancienne résidence du gouverneur, construite au XIXe siècle, se dresse telle une maison hantée. Les persiennes de la bâtisse ont été arrachées par le vent, tout comme le toit. “Un sentiment de chaos” étreint Achoura Boinaïdi chaque fois qu’elle voit le site.”La fragilisation est générale”, notamment au niveau du plancher, précise Côme de Framond, délégué à Mayotte de la Fondation du patrimoine, qui accompagne sa rénovation.La résidence doit devenir une extension du MuMa, la caserne ne pouvant plus accueillir de public depuis 2021, suite à des séismes l’ayant fragilisée en 2018. Les diagnostics des deux structures sont à refaire depuis Chido, alors que la restauration de la caserne devait commencer en janvier.D’autres sites historiques ont subi des dégâts. Michel Charpentier avait l’habitude de visiter les usines sucrières du XIXe siècle avec l’association qu’il préside, Les Naturalistes.”Celle de Soulou est devenue inaccessible”, déplore-t-il. Dans ce domaine du nord de Mayotte, plusieurs chutes d’arbres ont rendu les ruines dangereuses. Des parties de l’entrepôt et du bâtiment principal se sont effondrées.”Les usines sucrières, c’est là où on a le plus d’effondrements”, commente Michaël Tournadre, évoquant notamment celle d’Hajangoua, dont l’entrepôt a souffert.Si ce site historique du sud de l’île a été déblayé, plusieurs pierres jonchent encore le sol. “L’enjeu n’est pas de les reconstruire, mais de les consolider, les cristalliser pour en faire des sites de visite”, indique Côme de Framond, dont la Fondation suit également ces deux sites.– Des diagnostics en cours –Un architecte en chef des monuments historiques est venu en janvier à Mayotte pour un premier diagnostic général.”On est en train d’évaluer les dégâts au niveau financier pour voir dans quelles mesures on intervient”, précise Michaël Tournadre. Selon lui, la reconstruction devrait être accélérée par “une contraction des délais d’instruction”.La Fondation du Patrimoine a par ailleurs annoncé en mars la création d’un fonds spécial Mayotte d’un million d’euros pour restaurer plusieurs sites, dont les usines sucrières, l’ancienne caserne, la résidence du gouverneur ou la mosquée du XVIe siècle de Tsingoni, plus ancienne mosquée en activité de France.Mais le cyclone a aussi pu mettre au jour des vestiges en bouleversant la terre et les littoraux. Des sépultures découvertes sur un îlot au large de Mamoudzou ont été signalées à la DAC dans les semaines suivant le passage de Chido. Un appel à témoins a été lancé fin mars pour quiconque aurait fait d’autres découvertes.

Haine en ligne: un député de Dordogne dépose plainte pour “menace de mort”

Le député de Dordogne Sébastien Peytavie, le seul de l’Assemblée en fauteuil roulant, a déposé plainte pour “menace de mort” après qu’un blog eut appelé au retour d’un programme nazi d’extermination des handicapés, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.”Un site d’extrême droite appelle à ma mise à mort à travers une +Aktion T4+” qui “désigne la campagne d’extermination par assassinat des adultes handicapés, menée par le régime nazi de 1939 à 1941″, avait annoncé samedi M. Peytavie, député de la 4e circonscription de Dordogne, sur son compte X.”C’est une offensive contre ce que je suis, en tant qu’élu et homme handicapés”, a ajouté ce membre du parti Générations.Sa plainte retient les qualifications de “menace de mort”, “injures publiques” et “injures à caractère homophobe”, a indiqué dimanche le parquet de Bergerac à l’AFP, confirmant une information du journal Sud Ouest.Sur un blog intitulé “Démocratie Participative” au ton ouvertement raciste et xénophobe, un article évoquant le double meurtre d’une femme et de sa fille dans un village du Périgord, fin mars, s’en prend au député local, Sébastien Peytavie,  injurié et présenté comme “l’heureux participant de la prochaine Aktion T4″.”Tout mon soutien à @speytavie. Les menaces dont il est l’objet sont totalement inacceptables”, a réagi sur X Catherine Vautrin, ministre du Travailde la Santé, des Solidarités et des Familles de France.L’administrateur présumé de ce site hébergé aux États-Unis, le blogueur ultranationaliste Boris Le Lay, localisé pour la dernière fois au Japon, demeure recherché après plusieurs condamnations par défaut, notamment pour provocation à la haine raciale et antisémitisme.”Aktion T4″, programme de meurtre de masse des handicapés mentaux et physiques mené par le régime nazi en Allemagne et dans certains pays annexés durant la Seconde Guerre mondiale, fit entre 200.000 et 250.000 victimes, selon les historiens.

Rain complicates recovery in quake-hit Myanmar as death toll rises

Rain is compounding misery and presenting new hurdles for relief efforts on Sunday in Myanmar, where state media reported the death toll from a devastating earthquake has risen to nearly 3,500 people.The 7.7-magnitude quake struck on March 28, razing buildings, cutting off power and destroying bridges and roads across the country.Damage has been particularly severe …

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‘Hands Off!’ Anti-Trump Americans flood Washington

When Liz Gabbitas joined thousands of fellow protesters Saturday in the US capital, she thought her message to the Trump administration would be best delivered through her homemade sign: a cardboard guillotine.The 34-year-old librarian made clear she does not advocate violence, but nevertheless insisted that her one-meter (three-foot) sign, complete with tin foil blade, “communicated …

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Narcobanditisme et corruption: une greffière de Marseille écrouée

Fait rarissime, une greffière du tribunal judiciaire de Marseille a été incarcérée, soupçonnée d’avoir transmis des informations judiciaires à un trafiquant avec qui elle entretenait une liaison, une alerte de plus face aux risques de corruption liés à un narcobanditisme de plus en plus puissant.Cette fonctionnaire d’une trentaine d’années a été “mise en examen pour complicité de trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs, non justification de ressources, violation du secret professionnel et consultation illicite de fichiers judiciaires”, a confirmé à l’AFP le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, après des informations émanant d’une source judiciaire.Elle a ensuite été placée en détention provisoire vendredi ,sur décision du juge des libertés et de la détention.Cette greffière, dont le métier consiste à assister les magistrats dans leurs dossiers, authentifier les actes juridictionnels ou jouer un rôle d’intermédiaire dans les procédures, avec les avocats notamment, menait un train de vie qui ne correspondait pas à ses revenus.Il lui est notamment reproché, ce qu’elle conteste en partie, d’avoir consulté des fichiers et transmis des informations à un trafiquant avec lequel elle vivait jusqu’à ce qu’il soit incarcéré après une condamnation, a-t-on appris de source policière.C’est en menant des investigations autour d’un réseau de trafic de cocaïne et de cannabis à Marseille, épicentre du narcobanditisme en France, que les enquêteurs de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) ont découvert qu’elle vivait avec la tête de ce réseau qui n’appartient pas à la DZ Mafia mais entretient des liens avec ce groupe criminel et notamment avec les dealers de la cité des Oliviers A, très important point de deal des quartiers Nord, selon cette même source.”Elle était au courant de choses troublantes, elle consultait des renseignements sur des personnes liées à son compagnon et sur leurs ennemis”, ajoute la source policière. Quinze autres personnes ont été mises en examen dans le cadre de cette information judiciaire, dont 13 ont été aussi incarcérées.- Pas juste des enveloppes -“La corruption ne se limite pas à la simple remise d’une enveloppe” et “ça reste exceptionnel dans les tribunaux, mais lorsqu’il y a des moutons noirs, il faut savoir les identifier et s’en séparer”, commentait samedi une source proche de l’enquête auprès de l’AFP.Selon elle, cette affaire est en tous cas une nouvelle preuve “de la puissance financière des trafiquants, qui augmente le risque de corruption”.En charge de cette enquête, l’Office anti-stupéfiants (Ofast) de Marseille, service réputé d’enquête, a lui . été éclaboussé cette semaine avec la mise en examen et l’incarcération de deux de ses membres pour trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment ou faux en écriture publiqueContacté par l’AFP, la présidence du tribunal judiciaire de Marseille n’a pas souhaité réagir samedi, soulignant que cette procédure “relève à présent du juge d’instruction saisi de l’affaire” au tribunal judiciaire d’Aix.Procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Franck Rastoul, sollicité par l’AFP, a lui rappelé que “la justice doit passer partout, y compris chez elle si nécessaire”: “Cette affaire est un rappel ferme à l’ordre sur les exigences qui pèsent sur tous et notamment sur le personnel judiciaire”.La source policière contactée par l’AFP a elle confié sa “colère” et “sa grande tristesse” face à ces deux dossiers impliquant des policiers et du personnel judiciaire.Après le bain de sang de 2023, avec près de 50 morts, le nombre de narchomicides a baissé de moitié l’an dernier à Marseille. Sur 2025, l’AFP recense un seul mort à ce stade.Mais si les homicides sont moins nombreux, le trafic est loin d’avoir disparu. Cette semaine, l’Ofast a ainsi mené un coup de filet à la cité du Castellas (15e arrondissement) et interpellé 16 personnes, toutes mises en examen. Parmi elles, neuf ont été écrouées, dont le frère aîné d’un des chefs présumés de la DZ Mafia, selon la source policière. Quelque 92.000 euros en liquide ont également été saisis.L’Assemblée nationale vient justement d’adopter une proposition de loi sénatoriale pour “sortir la France du piège du narcotrafic”, qui prévoit notamment la création d’un Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) ou un nouveau régime carcéral d’isolement pour les trafiquants les plus dangereux.

‘Hang tough, it won’t be easy’: Trump defiant on tariffs

US President Donald Trump doubled down Saturday on sweeping tariffs he unleashed on countries around the world, warning Americans of pain ahead, but promising historic investment and prosperity.The comments came as Trump’s widest-ranging trade measures took effect in a move that could trigger retaliation and escalating economic tensions, with the British and French leaders saying …

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Le Pen: syndicats et ONG dans la rue le 12 avril pour l'”Etat de droit”

Syndicats et ONG donnent rendez-vous le 12 avril pour “défendre l’Etat de droit” et dénoncer la “remise en cause” de la justice suite à la condamnation de Marine Le Pen, une mobilisation voulue plus large que l’appel à manifester dimanche d’une partie de la gauche.Un “large panel d’organisations de la société civile – syndicats, organisations antiracistes, féministes et de défense des droits humains, organisations étudiantes” appelle à se réunir “sous la forme d’un rassemblement à Paris et de mobilisations simultanées dans toutes les villes de France”, selon un communiqué conjoint de la CGT et SOS Racisme.”Lundi dernier, le Rassemblement national et plusieurs de ses dirigeants, cadres et élus ont été condamnés pour détournement de fonds publics. Cette décision de justice a donné lieu, par le RN mais également au-delà des rangs de ce parti, à de graves remises en cause de la justice et des magistrats qui la servent”, dénonce le message auquel s’associe notamment la Ligue des droits de l’Homme.Au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen, lundi en première instance, qui l’empêche à ce stade de concourir à la présidentielle 2027 en raison de l’application immédiate d’une inéligibilité de cinq ans, le RN avait violemment riposté en dénonçant une “tyrannie des juges”. La CGT, SOS Racisme et la LDH n’ont pas appelé à participer dimanche à Paris au rassemblement initié par les Ecologistes et LFI en réponse au meeting de soutien à Marine Le Pen prévu dans la capitale.”Ce qui se passait autour du rassemblement de dimanche ne nous allait pas, parce qu’en fait il n’y a pas de texte d’appel”, a expliqué à l’AFP Gérard Ré, membre du bureau confédéral de la CGT chargé de la lutte contre les discriminations.”C’était vraiment trop rapide, on avait l’impression que c’était uniquement de la réaction au rassemblement de l’extrême droite”, a-t-il ajouté.- “Prétextes” et contorsions -L’objectif du 12 avril est de “mobiliser la société civile et donc la population de manière générale”, le soutien des partis politiques relevant de leur “responsabilité”, même si “tout ce qui pourra être fait pour populariser l’appel sera bienvenu”, a ajouté M. Ré.Cet appel estampillé “société civile” pourrait ainsi convenir au PS et au PCF, qui n’ont pas non plus appelé à manifester dimanche et souhaitaient une mobilisation dans un cadre plus large. “Si nous devons manifester, alors il faut le faire avec, et je dirais derrière, les syndicats, la magistrature, avec la société civile”, affirmait samedi matin le premier secrétaire délégué du PS Nicolas Mayer-Rossignol sur Franceinfo. La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier a toutefois défendu le rassemblement de dimanche, affirmant qu’elle comprendrait “mal que certains passent le week-end à se contorsionner, (…) pour trouver des prétextes pour ne pas être là”.  “La République est menacée”, a-t-elle justifié, sur BFMTV.Selon elle, il y aura des communistes et des socialistes: “La base sera là”, même si “les appareils décident de ne pas appeler pour des raisons qui leur appartiennent et que je respecte”, a-t-elle dit, avant ce rassemblement auquel appellent aussi le syndicat Solidaires, l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante et l’association Attac.Pour la mobilisation du 12 avril, “la liste (complète) des signataires de l’appel sera publiée mardi” et le déroulé de l’évènement pourra être précisé ensuite, selon la CGT. A Paris, “on se dirige vers un rassemblement à 18 heures place de la République, avec des discours et des interventions d’artistes, un peu comme ce qu’on avait fait au moment des législatives” de juin 2024, a précisé à l’AFP le président de SOS Racisme Dominique Sopo.La Ligue des droits de l’Homme prévoit en outre, le 17 avril à Paris, “une table ronde sur les atteintes à l’Etat de droit et l’indépendance des juges” avec notamment Amnesty et le Syndicat de la magistrature, a indiqué à l’AFP sa présidente Nathalie Tehio.

A Montpellier, les “teufeurs” montent le son pour défendre les rave-parties

“Contre la répression, on monte le son !”: environ 1.500 “teufeurs” ont défilé samedi au son de la musique techno à Montpellier, pour défendre leur “droit fondamental” à la fête après l’interdiction pour un an des rave-parties dans le département.Partis en début d’après-midi de la promenade du Peyrou, au coeur de Montpellier, les manifestants ont dansé plusieurs heures durant derrière des façades d’enceintes embarquées sur six camions, dans une ambiance joyeuse et colorée. Sur les pancartes: “Pas de prison pour ma passion”, “moins de répression, plus de son”, “free party is not a crime”.. Depuis janvier, les “free parties” -rave-parties non déclarées et gratuites- sont interdites dans l’Hérault, tout comme le transport de matériel sonore de type “sound system”. Un arrêté pris pour un an par le préfet, qui veut mettre un terme à ces rassemblements souvent organisés en pleine nature et sans déclaration préalable.Arrêtés d’interdiction, saisies de matériel, poursuites judiciaires : pour Marco, membre d’un collectif dans le Vaucluse, “on assiste à une criminalisation de la fête”.”L’Hérault est l’un des départements où il y avait le plus de free parties. C’est un département pauvre, il y a l’espace, on peut trouver des endroits isolés où on ne gêne personne”, dit-il.”Aujourd’hui, c’est de plus en plus difficile d’organiser quelque chose. On a vu des saisies de matériel sur des +free parties+ de moins de 500 personnes, ce qui est hors du cadre légal, mais les forces de l’ordre ne comptent pas les participants, c’est approximatif, forcément”, dit-ilPour Me Sophie Mazas, avocate qui a introduit en février un référé-liberté, sans succès, contre l’arrêté du préfet de l’Hérault, “on est dans une dérive grave”: “La loi française est très claire: seuls les rassemblements de plus de 500 personnes sont soumis à déclaration”, rappelle-t-elle.”Là, on met en place une possibilité de contrôle des gens totalement disproportionnée. (…) Tout ça pour empêcher que les gamins puissent aller danser !”, dénonce l’avocate, également membre de la Ligue des droits de l’Homme.- Casque antibruit -A 24 ans, Emilie a derrière elle huit ans de “free parties” et, assure-t-elle,”même si c’est autogéré, c’est de mieux en mieux organisé”. Elle cite l’intervention d’associations de prévention des risques, le ramassage des déchets. “On veut qu’on ne puisse rien nous reprocher”, dit-elle.Dans la foule de jeunes -1.200 selon la préfecture, 2.000 de sources syndicales-, Louis, 30 ans, semble un peu incongru derrière la poussette dans laquelle dort son fils de 9 mois, casque antibruit sur les oreilles. Même s’il reconnaît fréquenter moins les parties, il est venu “en soutien” d’un mouvement “né il y a 35 ans sous (Margaret) Thatcher”, rappelle-t-il. “C’était la révolte de la jeunesse. Ca fait peur à certains mais, à part les nuisances sonores, je ne pense pas que ça fasse du mal à grand monde”.”De la drogue, il y en a partout”, estime pour sa part Laurie, en réponse à une critique récurrente. “Il y en a aussi dans les boîtes de nuit ! C’est un fait de société, pas quelque chose d’inventé par les teufeurs”, dit-elle. “Nous revendiquons notre droit fondamental à la fête libre. Nous demandons que la +free partie+ passe de la tutelle du ministère de l’Intérieur à celui de la Culture, la fin de la répression violente, de la saisie des matériels et de la criminalisation des organisteurs”, déclare “Sen”, au nom des collectifs “sound systems” présents, qui ont reçu le soutien de la LDH, la Fédération syndicale unitaire (FSU) et Solidaires. Si la contestation a démarré samedi à Montpellier, elle doit s’étendre le 12 avril à la plupart des grandes villes de France, avec des “manifestives” annoncées à Paris, Marseille, Lyon, Nantes ou Toulouse.Après l’Hérault, le préfet de la Haute-Marne a lui aussi interdit pour un an les “rassemblements festifs à caractère musical” non autorisés.Dans le même temps, une quarantaine de députés de la majorité présidentielle ont déposé en mars une proposition de loi qui prévoit jusqu’à six mois d’emprisonnement pour toute personne “participant à l’organisation” d’une “rave-party illicite”.

Arsenal held by Everton, Wolves push Ipswich closer to relegation

Arsenal’s faint hopes of catching Premier League leaders Liverpool are almost over after their 1-1 draw at Everton, while Wolves pushed Ipswich closer to relegation with a 2-1 win on Saturday.Leandro Trossard’s opener for the Gunners was cancelled out by Iliman Ndiaye’s penalty to leave Arsenal trailing 11 points behind Liverpool, who travel to Fulham …

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