AFP Top News

Pakistan bombs Kabul in ‘open war’ on Afghanistan’s Taliban government

Pakistan bombed major cities in Afghanistan and declared a state of “war” with its neighbor on Friday, drawing diplomatic support from Washington but a chorus of concern from others in the international community.Pakistan, which launched the strikes to retaliate for a cross-border Afghan offensive on Thursday night, said that 29 locations across Afghanistan had been …

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Drone russe près d’un porte-avions français : “provocation ridicule” selon Paris

Un drone, russe selon Stockholm, a été neutralisé par l’armée suédoise non loin du porte-avions français Charles de Gaulle, en escale à Malmö, une “provocation ridicule” a estimé le ministre français des Affaires étrangères.”Si effectivement, comme le suggère le ministre (suédois) de la Défense, cet incident avait une origine russe, la seule conclusion que je …

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Court orders Greenpeace to pay $345 mn to US oil pipeline company

Greenpeace must pay $345 million in damages to the operator of the US oil pipeline it protested, a North Dakota court ordered Friday.The decision finalizes this phase of the explosive, yearslong case that has pitted the environmental organization against the company Energy Transfer, opening the door to an appeals process in the closely watched legal …

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Cyberattaque dans la santé: les données administratives de 15 millions de Français piratées

Les “données administratives” de quelque 15 millions de Français, mais aussi des commentaires rédigés par leur docteur, ont fait l’objet d’une fuite massive lors d’une cyberattaque qui a visé 1.500 médecins utilisateurs d’un logiciel de la société Cegedim Santé, a admis vendredi le ministère de la Santé.Si cette fuite a principalement concerné des données telles que les nom, prénom, numéro de téléphone ou l’adresse postale des patients, elle a aussi, pour 169.000 d’entre eux, porté sur des annotations libres saisies par les médecins, “dont certaines peuvent être des données sensibles”, soit “1% des cas”, a précisé le ministère lors d’un point de presse. Le piratage a porté sur “19 millions de lignes informatiques” (dont 4 millions de doublons) contenues dans une base de données ayant “entre 3 et 15 ans d’historique, en fonction de la date d’installation du logiciel dans les cabinets des médecins”. Cela explique qu’elle contienne les données de millions de patients, soit bien plus que les informations saisies par 1.500 médecins, a expliqué le ministère.”Il n’y a pas de documents de santé qui ont été diffusés, ni ordonnances, ni résultats d’examens de biologie”, a affirmé la même source, tout en admettant ne pas avoir de “visibilité exhaustive sur l’étendue des données administratives” dérobées.Pour le ministère, le seul fait nouveau relatif à ce cyberpiratage qui “date de la fin 2025” est sa “revendication par le hacker”, à “l’identité” et “la nationalité” pour l’heure non identifiées. Un groupe de hackers nommé DumpSec a revendiqué le vol de ces données, expliquant qu'”un ancien membre” avait ensuite “décidé de revendre une partie des informations”, rapporte l’expert en cybersécurité Damien Bancal sur son site.Interrogée par l’AFP, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a indiqué ne pas être “en capacité, à ce stade, de confirmer l’ampleur de la violation alléguée”. Elle va analyser “ces révélations avec attention, et diligentera des contrôles si nécessaire”.France 2, qui a révélé l’affaire, affirme avoir retrouvé des données “très précises” sur plusieurs patients -leur homosexualité ou qu’ils soient atteints du sida- émanant de la fuite. Des informations sur des dirigeants politiques de premier plan y figureraient aussi, selon la chaîne publique. Vendredi, le ministère de la Santé a précisé à l’AFP avoir enjoint à la société Cegedim Santé, acteur important du secteur de la gestion des données médicales en France, de mettre “immédiatement en oeuvre” des mesures correctives après cette cyberattaque.Cette société a porté plainte le 27 octobre 2025 et une enquête pénale pour “atteintes à un système automatisé de données” est en cours.- “Annotations personnelles” des médecins – Cegedim Santé -filiale de Cegedim- a admis vendredi avoir été victime fin 2025, d’une cyberattaque ayant visé 1.500 praticiens sur les 3.800 médecins utilisateurs de son logiciel MLM.Sollicitée par l’AFP, l’entreprise “réfute qu’il s’agit d’une attaque sur les données médicales : en effet, les dossiers médicaux structurés des patients sont demeurés intègres”.Selon l’entreprise, qui dit “accompagner au mieux” ses clients et leurs patients et vouloir “coopérer pleinement avec les autorités”, “l’incident concerne 15,8 millions de dossiers administratifs (…) parmi lesquels 165.000 comportent une annotation personnelle du médecin relative à une information sensible (liée ou non à la santé)”.- “Sous-investissement” – Le ministère a de son côté pointé la responsabilité du “prestataire privé, responsable du traitement des données”.Pour Gérôme Billois, expert en cybersécurité au cabinet Wavestone, la fuite “très grave”, qui pourrait être “la plus grosse en France” dans la santé, aura des “conséquences irrémédiables”. Car “une information de santé qui dit: +Vous avez le sida+ ou +vous avez telle maladie+, une fois qu’elle est sortie, vous ne pourrez plus jamais revenir en arrière”, dit-il à l’AFP.Il y voit la conséquence d’un “sous-investissement en cybersécurité depuis des années” dans la santé.Agnès Giannotti, la présidente de MG France – principal syndicat de médecins généralistes – a reconnu vendredi sur France Inter “un vrai souci de confiance et de sécurité pour les patients et de pénalisation de notre exercice”.En septembre 2024, la Cnil avait infligé à Cegedim Santé une amende de 800.000 euros, pour avoir traité des données de santé sans autorisation.jt-ref-cra-pgr-clw-mng-jpa/ito/frd/

“Epstine”: Mélenchon à nouveau accusé d’antisémitisme

Loin de jouer la carte de l’apaisement, Jean-Luc Mélenchon a réveillé le procès en antisémitisme qui lui est fait, après avoir ironisé sur la prononciation du nom “Epstein” jeudi à Lyon. Ce qu’il a vigoureusement réfuté, en dénonçant une “manipulation médiatique”.Au cours d’un meeting de soutien à la candidate Insoumise aux municipales à Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi, le triple candidat à la présidentielle s’est fendu, entre attaque des médias et défense du groupe dissous Jeune Garde, d’une incidente sur l’affaire du criminel sexuel new-yorkais Jeffrey Epstein, qui éclabousse responsables politiques et économiques du monde entier. “Je voulais dire +Epstine+ pardon, ça fait plus russe +Epstine+”, a-t-il lancé. “Alors maintenant, vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein”, a-t-il poursuivi avant d’ajouter: “eh bien voilà, tout le monde comprend comment il faut faire”, devant une salle hilare.Ce n’était pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon ironisait en meeting sur ce point depuis la publication des dossiers Epstein.Mais cette fois, les condamnations ont immédiatement fusé. Le président du Crif, Yonathan Arfi, a ainsi fustigé auprès de l’AFP “un discours à la fois complotiste et antisémite”, alors que le nom Epstein se prononce bien, en anglais, +Epstine+. “Ce qu’a dit Jean-Luc Mélenchon, c’est en gros il y a un complot médiatique qui vise à faire oublier qu’Epstein est juif et à vouloir le présenter comme russe”, a-t-il résumé.”Or, évidemment, tenir à rappeler l’origine juive d’Epstein, alors que les faits pour lesquels il est incriminé n’ont rien à voir avec son identité juive, en dit long sur le logiciel de Jean-Luc Mélenchon”, soulignant que, “dans l’histoire de l’antisémitisme, il y a souvent eu des choses autour du nom des juifs”. “LFI a érigé la violence politique et l’antisémitisme en stratégie électorale”, a cinglé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, tandis que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dénoncé des “propos abjects”.”C’était il y a 15 jours”, a pour sa part réagi Emmanuel Macron en repartageant un de ses discours tenu au milieu du mois où il ciblait “l’antisémitisme d’extrême gauche”. Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, dont le parti s’est engagé dans une dédiabolisation, a dénoncé un meeting “brutal, qui fait froid dans le dos, aux relents ouvertement antisémites”.  – “Dégoût” -Plus que jamais, à deux semaines des municipales et un peu plus d’un an de la présidentielle, le probable futur candidat LFI à l’Elysée embrasse son style du “bruit et de la fureur” et clive. Les tentatives – habituelles avant une présidentielle – de lisser son image, comme en début d’année avant la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, semblent bien lointaines.Peut-être ce contexte a-t-il facilité la tâche du Conseil d’Etat, saisi d’un recours par LFI. Les Insoumis contestaient leur classement par le ministère de l’Intérieur à l’extrême gauche pour les municipales mais ont vu leur demande rejetée vendredi.Chez les anciens alliés de gauche de LFI, la sortie “Epstine” a indigné.”Est antifasciste celui qui combat le fascisme, pas celui qui en réutilise les ressorts les plus dangereux”, a tweeté le premier secrétaire du PS Olivier Faure.”Rien ne va dans ces propos. Rien. Ça suffit maintenant !”, s’est encore exclamée la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, quand l’ancien président François Hollande a accusé celui qu’il a côtoyé au Parti socialiste d’avoir “fini par tomber dans les formules antisémites”.Devant cette avalanche de condamnations, le leader Insoumis a riposté par l’attaque. “J’ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec +Epstine+ un nom pour +russifier+ le problème. Consternante réaction de ceux qui y voient de l’antisémitisme”, a-t-il déclaré sur X.”Les Insoumis ont, les premiers, dénoncé les instrumentalisations antisémites de l’affaire Epstein”, a affirmé son premier lieutenant Manuel Bompard en dénonçant “une cabale” contre le mouvement de gauche radicale.Les accusations d’antisémitisme se multiplient contre Jean-Luc Mélenchon, notamment depuis les attaques du 7-Octobre 2023 en Israël.Comme quand il avait estimé que l’antisémitisme était “résiduel” en France en 2024 alors que les attaques contre la communauté juive étaient en très nette augmentation dans le pays. Ou quand il avait ciblé son ancien protégé, le député socialiste Jérôme Guedj, issu d’une famille juive séfarade, en évoquant “la laisse de ses adhésions”.Jean-Luc Mélenchon a toujours nié ces accusations. Les Insoumis rappellent régulièrement qu’aucun élu de leur mouvement n’a été condamné par la justice pour des propos antisémites.

Le Conseil d’Etat confirme la classification de LFI à “l’extrême gauche” pour les municipales

Le Conseil d’Etat a confirmé la classification de LFI à “l’extrême gauche” et celle de l’UDR, parti d’Eric Ciotti, à “l’extrême droite” pour les élections municipales après avoir été saisi par les deux formations, qui contestaient cette décision du ministère de l’Intérieur.”Le Conseil d’Etat juge, compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections, que ni le classement de LFI dans le bloc de clivages +extrême gauche+, ni celui de l’UDR dans le bloc de clivages +extrême droite+ ne sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation”, écrit la plus haute juridiction administrative dans un communiqué publié vendredi soir.C’est la première fois que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui se définit comme de gauche radicale, est classé à l’extrême gauche depuis sa création en 2016.La France insoumise, même si elle porte un programme de rupture avec le capitalisme et entretient des liens avec des partis d’extrême gauche, était jusqu’à présent classée à gauche, comme l’avait confirmé une décision du Conseil d’Etat en 2024.Mais le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en a décidé autrement dans cette circulaire publiée au début du mois.LFI, mouvement connu pour sa forme ultra radicale et son style empreint du “bruit et de la fureur” théorisé par Jean-Luc Mélenchon, se voit requalifiée en raison de sa “remise en cause très forte de l’autorité judiciaire” et ses “accusations systématiques” contre “la police (qui) tue”, preuves pour M. Nuñez d’une “évolution vers une forme de radicalité”, avec “des appels à la désobéissance civile”.”On ne truque pas les étiquettes politiques”, a insisté le locataire de Beauvau, assumant de reclasser une organisation qui “s’éloigne un peu de nos valeurs universalistes républicaines en donnant la primauté aux aspects communautaires (et) identitaires”.Les Insoumis s’étaient indignés contre cette décision qu’ils ont prise comme une attaque politique.Le coordinateur du mouvement Manuel Bompard avait accusé l’exécutif “d’utiliser ces étiquettes comme un moyen de stigmatisation” – même si, de son point de vue, ce classement à l’extrême gauche n’est “pas infamant ou insultant (mais) juste faux”.

Drone à proximité du porte-avions français : “Une provocation ridicule”, s’il était russe, selon Paris

Un drone “probablement russe” selon Stockholm a été neutralisé par l’armée suédoise non loin du porte-avions français Charles de Gaulle, en escale à Malmö, une “provocation ridicule” si cela se confirmait, a estimé le ministre français des Affaires étrangères.”Si effectivement, comme le suggère le ministre (suédois) de la Défense, cet incident avait une origine russe, la seule conclusion que je pourrais en tirer, c’est qu’il s’agit d’une provocation ridicule”, a déclaré vendredi Jean-Noël Barrot au cours d’une conférence de presse à bord du porte-avions.Le Kremlin a toutefois jugé absurde de dire que le drone, repéré et brouillé, était russe.Le drone a été repéré mercredi par un bateau de la marine suédoise en patrouille, à environ 13 kilomètres du Charles de Gaulle dans le détroit d’Öresund, près de la ville de Malmö (sud de la Suède) où le navire amiral français est arrivé pour une escale avant de participer à plusieurs exercices de l’Otan.”Si vous rapportez correctement les déclarations (des autorités suédoises, ndlr) – à savoir que le drone est russe uniquement parce qu’il y avait un navire russe à proximité –, alors cette déclaration est tout à fait absurde”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov en réponse à la question d’un journaliste, tout en disant “ne pas connaître les détails” de cet incident.- Pas de menace réelle -M. Barrot a assuré que le drone n’aurait jamais pu représenter une menace réelle pour le bâtiment. “Le drone a été neutralisé loin du porte-avions Charles-de-Gaulle et en aucun cas la sécurité du porte-avions et de son groupe n’a été menacée”, a-t-il déclaré.Selon la ministre déléguée aux Armées françaises, Alice Rufo, “on ne peut pas qualifier ce qui s’est passé d’incident”. “Il y a eu effectivement un drone qui a été traité de manière très active d’ailleurs par notre partenaire suédois”, a-t-elle dit, avant d’ajouter que “toutes les dispositions sont prises” sur le Charles de Gaulle pour assurer sa protection.Jeudi soir le ministre de la défense Pål Jonson avait estimé que le drone provenait “probablement de la Russie, étant donné qu’il y avait un navire militaire russe à proximité immédiate au moment des faits”.Un navire de la marine suédoise a repéré ce drone lors d’une patrouille maritime, et a pris des mesures pour le neutraliser.”Cela s’est produit alors qu’un navire militaire russe se trouvait dans l’Öresund et dans les eaux territoriales suédoises”, avait précisé le ministre de la défense.”Selon toute vraisemblance, il existe un lien fort entre le navire militaire russe et ce drone”, avait-il ajouté.Vendredi, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a réaffirmé qu’il pensait que le drone était russe.- “Typiquement russe” -“Il s’agit probablement d’un drone russe. Nous menons actuellement une enquête plus approfondie, mais de nombreux éléments semblent indiquer que c’est bien le cas”, a déclaré M. Kristersson aux journalistes lors d’une visite sur le porte-avions.Il a ajouté qu’il ne pensait pas que ce soit une coïncidence si l’incident s’était produit pendant la visite du porte-avions. “C’est une manière d’agir typique de la Russie, que nous avons déjà observée ailleurs”, a-t-il affirmé.Les forces armées suédoises avaient précisé jeudi n’avoir repéré aucun autre drone. A propulsion nucléaire, le groupe aéronaval, fleuron de la Marine française constitué du porte-avions Charles-de-Gaulle et de son escorte, fait escale pour la première fois dans le port de Malmö.La mer Baltique, juste à côté, est un théâtre de rivalités entre la Russie et les pays de l’Alliance atlantique. Les pays européens se sont plusieurs fois inquiétés de survols de drones aperçus au dessus ou à proximité de sites sensibles, comme des installations militaires ou des aéroports, certains responsables politiques dénonçant des opérations de guerre hybride russes.

L’accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

L’accusation a demandé vendredi d’alourdir à vingt ans de réclusion criminelle les peines en appel des deux initiateurs d’une campagne de haine lancée contre Samuel Paty avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d’un cours sur la liberté d’expression. Contre deux amis du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, le parquet général a réclamé seize ans d’emprisonnement pour complicité d’assassinat.L’accusation est convaincue qu’ils ont véhiculé et aidé Abdoullakh Anzorov à se procurer des armes en ayant “conscience (de son) projet terroriste” même s’ils “n’avaient pas connaissance” de ses modalités. Ce dont ils se défendent depuis fin janvier devant la cour d’assises spéciales de Paris. Le père d’élève Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, s’emploient aussi à convaincre de l’absence de toute intention qu’advienne un attentat, et de conscience du risque auquel leur cabale en ligne exposait le professeur du collège du Bois d’Aulne à Conflans Sainte-Honorine (Yvelines). Ils avaient fait appel de leur condamnation à 13 et 15 années de réclusion pour prix de cette campagne qui ne s’était arrêtée qu’avec la décapitation du professeur d’histoire-géographie le 16 octobre 2020 près de son établissement.A l’inverse de leurs co-accusés, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas Anzorov. Mais en réclamant contre eux les peines les plus lourdes, l’accusation a dressé une hiérarchie des responsabilités qui a surpris, notamment la défense.    “On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l’attentat commis par Anzorov. Ce qu’on leur reproche, c’est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels”, déclare une des deux avocates générales. Et leur cabale ne relève pas de l’impulsion vite réprimée: elle “dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre”, relève la magistrate, dans un réquisitoire s’employant, point par point, à priver d’oxygène la défense. Pendant cette période, “la terreur” s’installe au collège, “avant même l’entrée en scène du terroriste Anzorov”: le père d’une collégienne et le militant islamiste ont “créé les conditions d’un passage à l’acte terroriste.” “Jamais un dossier de terrorisme n’aura revêtu autant d’enjeux sociétaux”, poursuit la magistrate, demandant à la cour de protéger l’école, “fondement de la République”. – “C’est ça, l’arbitraire” -“L’accusation cherche à faire un exemple” et souhaite que la cour réponde “à des enjeux sociétaux, là où elle ne devrait être tenue que par le droit”, a répliqué un des avocats d’Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth.   “Il y a un an, ça valait dix” ans, les réquisitions en première instance, “et maintenant ça vaut 20! C’est ça l’arbitraire!”, s’indigne pour Brahim Chnina, sa consoeur Me Louise Tort: quand personne n’avait su prévenir la dérive jihadiste d’Anzorov, “lui, il aurait dû savoir, il aurait dû se douter, il aurait dû prévoir!”.Le crime a traumatisé la communauté enseignante et jeté l’effroi dans un pays qui venait d’être menacé par Al-Qaïda après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l’occasion du procès des attentats de janvier 2015.Mais les deux hommes affirment n’avoir pas été mus par la question du blasphème, invoquée par Anzorov dans la revendication de son crime. Brahim Chnina a parlé du sentiment d’injustice d’un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. Elle avait menti: exclue pour indiscipline, elle n’assistait pas à ce cours. Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n’aurait été animé que par sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans. Une ligne de défense balayée par l’accusation: “On est bien sur la question du blasphème”, tranche l’avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.   Si Brahim Chnina a exprimé “honte” et regrets, Abdelhakim Sefrioui s’est posé en héraut des droits des musulmans, qui aurait été livré à la “vindicte” publique par les autorités françaises. Secouant parfois la tête en écoutant l’avocate générale, l’ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, a écouté sa description en “manipulateur”, désireux “de relancer sa carrière d’islamiste politique qui était en déshérence”. Le verdict est attendu lundi.

Hausse des violences physiques et sexuelles en France en 2025

Le nombre de violences physiques et sexuelles enregistrées par les forces de l’ordre ont respectivement augmenté de 5% et 8% en 2025, selon une étude du ministère de l’Intérieur publiée vendredi.En 2025, les services de police et gendarmerie ont enregistré 473.000 victimes de violences physiques, dont 24% de mineures (114.500). Ces violences sont reparties à …

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Starmer vows to fight ‘extremes’ after UK Labour election drubbing

British Prime Minister Keir Starmer vowed Friday to fight “the extremes in politics” after left-wing and hard-right parties both beat his ruling Labour in what had been a traditional stronghold.The embattled centrist leader called his party’s third-place showing — behind the victorious leftist Greens and anti-immigration Reform UK party — in Thursday’s by-election for a …

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