AFP Top News

Au bord de la Méditerranée, l’artillerie au défi des “feux dans la profondeur”

Les deux roquettes se perdent dans le ciel avant de s’abattre sur leur cible à des dizaines de kilomètres: au bord de la Méditerranée, l’armée française s’exerce aux “feux dans la profondeur”, essentiels pour détruire l’ennemi sur un champ de bataille qui s’élargit.Dans un conflit de haute intensité comme en Ukraine, il est primordial de “façonner l’ennemi, d’affaiblir considérablement sa capacité de combat avant qu’il soit au contact”, explique le général de brigade Marc Galan.Pour cela, il faut viser ses batteries d’artillerie, ses postes de commandement, dépôts de munitions et centres logistiques implantés de plus en plus loin de la ligne de front.Jusqu’à vendredi, la 19e brigade d’artillerie, créée il y a un an, mène son grand exercice baptisé Toll sur un site de la Direction générale de l’armement, implanté au milieu des pins de l’Ile du Levant, sur la Côte d’Azur.Le scénario: repousser l’ennemi “en détectant ses bases de feu que nous traitons avec le LRU”, le lance-roquettes unitaire capable d’envoyer une volée de 12 roquettes à près de 80 kilomètres, et en se défendant avec les moyens de défense sol-air, détaille le colonel Pierre Bernard, directeur de l’exercice.Tirer de l’île permet de “tirer face à la mer en toute sécurité” avec des munitions réelles. “Ce matin, on a tiré 10 missiles anti-aériens” Mistral d’une portée de 6 kilomètres “et 2 roquettes de LRU”, confie-t-il.- Détection, destruction en 3 minutes -Des drones DT-46 du 61e régiment d’artillerie, tout juste entrés en service, sont déployés pour détecter les cibles.Dans la pénombre du PC, la radio égrène les coordonnées de la cible identifiée, lors d’une simulation de tir.- “Reçu Foxtrot Charlie 61.09, un coup”, répond un officier, ordonnant un tir de LRU. – “5, 4, 3, 2, 1, tir… 122 secondes de temps de vol”- “Impact au sol, BDA (Battle Damage Assessment, évaluation des dommages, ndlr) en cours… Je confirme un BM30 détruit”, un lance-roquettes multiple Smertch russe, rapporte ensuite un officier.De la détection de la cible à sa destruction à près de 80 kilomètres de là, trois minutes se sont écoulées.L’armée de Terre, qui ambitionne de déployer une division de 20.000 hommes en 30 jours en 2027, a besoin de cette “capacité différenciante” qu’est l’artillerie de longue portée.”La priorité la plus importante pour le futur à mes yeux, c’est celle des feux, d’être capable de détruire. C’est la dimension à travers laquelle on a le maximum d’enjeux à accélérer”, confiait récemment le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill.Mais les neuf LRU en service – quatre autres ont été cédés à l’Ukraine – sont en fin de vie et il devient urgent de les remplacer, même si “des plans de prolongation sont prévus et doivent nous permettre d’attendre le renouvellement”, selon le colonel Bernard.- Objectif 150 kilomètres -“On optimise l’emploi, les phases de maintenance, la disponibilité technique permet de s’entraîner et d’être déployé”, assure le colonel Olivier Leduc, chef de corps du 1er régiment d’artillerie opérant le LRU.Une enveloppe de 316 millions d’euros est prévue en 2026 pour acquérir son successeur à l’horizon 2029-2030, qui doit être capable de tirer à 150 kilomètres. Des tirs de démonstration prévus en mai 2026 doivent évaluer les systèmes proposés par un consortium formé de Safran et MBDA et un autre d’ArianeGroup et Thales.”C’est à l’issue de cette démonstration qu’on prendra une décision, qui peut être de continuer sur cette solution souveraine, en prenant garde évidemment aux délais de livraison, ou de passer sur d’autres solutions étrangères”, affirmait fin octobre devant les députés Emmanuel Chiva, alors délégué général pour l’armement.Mais les chaînes de production du Himars américain, acheté par de nombreux pays européens, tournent déjà à plein régime et l’Europuls israélien est “non approprié aujourd’hui”, confiait-il. Reste potentiellement le Pinaka indien ou le Foudre, un projet de lance-roquettes développé par une entreprise française de quelques centaines de salariés, Turgis et Gaillard.Tout en rechargeant son panier de roquettes, le maréchal des logis Cassandre, chef de lanceur LRU, se veut philosophe: “On a tous forcément hâte, en même temps on est très content de ce système-là”.

Avec une scie à métaux et des draps: deux détenus s’évadent de la prison de Dijon

Une évasion “à l’ancienne”: deux détenus, dont un “dangereux”, se sont évadés de la prison vétuste de Dijon après avoir eu raison des barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, puis en glissant sur des draps.La double évasion a été constatée jeudi à 07H00 lors des contrôles effectués dans le quartier disciplinaire de la petite maison d’arrêt proche du centre-ville, selon l’administration pénitentiaire.Les deux hommes se sont évadés après avoir “vraisemblablement scié des barreaux” et ont “pris la fuite à l’aide de draps”, a précisé le procureur de Dijon dans un communiqué. “Ils ont utilisé des lames de scie à l’ancienne, manuelles”, a précisé Ahmed Saih, délégué FO Justice à la prison de Dijon.Il s’agit de deux détenus en détention provisoire: l’un, âgé de 32 ans, “pour des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le procureur Olivier Caracotch. Ce trentenaire a laissé un écrit dans sa cellule “évoquant les faits qui lui sont reprochés et un délai d’incarcération qu’ils considère comme +déjà trop long+”, a indiqué le procureur.L’autre, un homme de 19 ans, avait été mis en examen pour “des faits de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs”, selon la même source.Ce jeune majeur est “potentiellement dangereux”, a précisé à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.Incarcéré à de “très nombreuses reprises alors qu’il était mineur”, il est “dans le registre de la criminalité organisée” et est soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté, avec deux autres hommes, pour exécuter un “contrat criminel”.”Une centaine de fonctionnaires de police” ont été mobilisés à la poursuite des évadés, a précisé le parquet de Dijon.Le syndicaliste Ahmed Saih se dit “pas surpris” par la double évasion. “On le dénonce depuis de longs mois, notamment sur les lames de scie découvertes au sein de l’établissement”, a-t-il ajouté à la presse devant la maison d’arrêt.Outre “des moyens humains”, afin de permettre d’effectuer plus de fouilles, le syndicaliste réclame aussi “du matériel, des brouilleurs de téléphones, de drones, des caillebotis qui ne se font pas scier en une nuit…”.- Une prison de 1853 -“Cette maison d’arrêt est ancienne et date de 1853”, rappelle la députée socialiste de Dijon Océane Godard, qui devait initialement visiter la prison ce jeudi après-midi pour justement se rendre compte de sa surpopulation, une visite reportée.Cet établissement vétuste compte 311 détenus pour 180 places, soit un taux d’occupation de 173% selon le ministère de la Justice.Il figure parmi les six établissements pénitentiaires qui doivent bénéficier d’un plan “zéro portable” annoncé vendredi par le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Dans le cadre de ce plan, 6,34 millions d’euros doivent être alloués à la maison d’arrêt de Dijon.Installation de caillebotis aux fenêtres, couverture des cours de promenade, dispositifs anti-drones… : “ces travaux débuteront dans les prochains jours” dans la prison dijonnaise, a promis le ministre dans un communiqué.”On prend les 6 millions d’euros car c’est urgent”, souligne Mme Godard. “Nombre de parlementaires, dont je fais partie, hurlons depuis des mois voire des années sur les conséquences de la surpopulation carcérale”, a-t-elle rappelé. “On n’a plus le temps d’attendre”.”La prison est très dure ici”, témoigne auprès de l’AFP un détenu libéré ce jeudi matin après huit mois d’incarcération. “On était à trois dans une cellule: deux sur des lits superposés et un qui dormait par terre”, ajoute-t-il devant la porte de l’établissement sans vouloir donner son nom.Le nombre de détenus dans les prisons françaises était de 84.862 au 1er octobre 2025, pour 62.501 places opérationnelles, soit une densité carcérale de 135,8% qui classe la France parmi les plus mauvais élèves en Europe, derrière la Slovénie et Chypre.La double évasion dijonnaise intervient quelques jours après la fuite, lors d’une sortie collective, le 14 novembre, d’un détenu de la prison de Rennes-Vézin. Ce dernier a été retrouvé et interpellé jeudi à Nantes.

Budget: le Sénat marque son intransigeance, le compromis reste lointain

Le Sénat, dominé par la droite, s’est attaqué jeudi au projet de budget de l’Etat pour 2026 en assumant une attitude plus intransigeante que jamais sur sa ligne “anti-taxes”, quitte à refermer encore un peu plus l’étroite voie de passage vers un compromis budgétaire.Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 occupera les sénateurs jusqu’à un vote solennel le 15 décembre. Leur comportement sera particulièrement scruté: faut-il s’attendre à une chambre haute constructive?Leader incontesté de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau n’est pas franchement dans l’ouverture. “Il ne restera rien du budget. Le Sénat va faire son travail”, a-t-il encore lancé jeudi lors d’une intervention au Sommet de l’économie, organisé par le magazine Challenges.”C’est-à-dire qu’il y aura moins d’impôts (…) et on va faire beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’économies que le gouvernement dans sa copie initiale”, a-t-il affirmé.Après sa sortie du gouvernement en octobre, le président des Républicains marque sa différence en critiquant notamment les concessions faites par le Premier ministre Sébastien Lecornu en direction de la gauche, “une tambouille” avec “comme seul objectif de pouvoir durer”, selon le sénateur de Vendée.Au Sénat, le chef du parti gaulliste aura probablement les moyens de ses ambitions, grâce à la solide alliance nouée avec les centristes.- “Un rouleau-compresseur” -Les débats sur le budget de la Sécurité sociale, ces derniers jours, ont déjà dressé le tableau d’une droite sénatoriale inflexible, refusant notamment la suspension de la réforme des retraites.Ce texte va désormais revenir sur le bureau des députés, samedi en commission et mardi dans l’hémicycle, pour une nouvelle lecture.Bis repetita sur le budget de l’Etat? “Notre majorité, c’est un rouleau-compresseur, elle vote en bloc, contrairement à l’Assemblée”, assure à l’AFP le chef des centristes, Hervé Marseille, par ailleurs patron de l’UDI.Avec à leurs côtés Gérard Larcher (président LR du Sénat) et Mathieu Darnaud (président des sénateurs LR), les deux chefs de parti proposent ainsi une copie de “responsabilité” et entendent respecter l’objectif d’un déficit ramené à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Transformation de l’aide médicale d’Etat pour les sans-papiers en aide médicale d’urgence, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, suppression de 4.000 postes d’enseignants supplémentaires, refus de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, restriction de la taxe sur les “holdings patrimoniales” proposée par le gouvernement… Voici, pèle-mêle, les propositions que la Haute assemblée promet de voter.- Compromis impossible? -“C’est la droite la plus dure qu’on ait connue”, s’inquiète le patron du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner. “Nous faisons face à une droite revancharde, complètement sourde. Clairement, ce n’est pas avec elle que nous pourrons avancer” vers un compromis, renchérit son collègue Thierry Cozic.Si la gauche est minoritaire au Sénat, le gouvernement peut difficilement faire sans elle à l’Assemblée nationale. L’abstention des socialistes y sera nécessaire – voire insuffisante – pour envisager l’adoption définitive d’un budget, si Sébastien Lecornu continue de renoncer à l’article 49.3.Devant les sénateurs, les ministres Roland Lescure et Amélie de Montchalin ont appelé la chambre haute au compromis. “Le temps nous est compté”, a lancé le premier, espérant un “débat constructif”. “Echouer, ce serait acter l’affaiblissement durable de notre pays”, a craint la seconde.L’intransigeance de Bruno Retailleau commence à irriter au sein du gouvernement. “Il y a tout un jeu de postures qui se joue (…) pour des raisons personnelles et électorales”, s’agace un conseiller de l’exécutif.Plusieurs sources parlementaires et gouvernementales espèrent néanmoins qu’un accord potentiel sur le budget de la Sécu, la semaine prochaine à l’Assemblée, ferait souffler un vent positif sur le budget de l’Etat.”Chacun affiche ses positions mais je pense qu’il y a la volonté non feinte de trouver une voie de passage”, a reconnu le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR). “Il faudra à un moment qu’on enlève les costumes.”Le sénateur Horizons Claude Malhuret, président d’un groupe des Indépendants très aligné sur l’alliance LR-centristes, a lui aussi plaidé pour un accord. Mais “une négociation n’est pas une reddition”, a-t-il prévenu, assurant que le Sénat allait “devoir siffler la fin de la récréation”.

Avec une scie à métaux et des draps: deux détenus s’évadent de la prison de Dijon

Une évasion “à l’ancienne”: deux détenus, dont un “dangereux”, se sont évadés de la prison vétuste de Dijon après avoir eu raison des barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, puis en glissant sur des draps.La double évasion a été constatée jeudi à 07H00 lors des contrôles effectués dans le quartier disciplinaire de la petite maison d’arrêt proche du centre-ville, selon l’administration pénitentiaire.Les deux hommes se sont évadés après avoir “vraisemblablement scié des barreaux” et ont “pris la fuite à l’aide de draps”, a précisé le procureur de Dijon dans un communiqué. “Ils ont utilisé des lames de scie à l’ancienne, manuelles”, a précisé Ahmed Saih, délégué FO Justice à la prison de Dijon.Il s’agit de deux détenus en détention provisoire: l’un, âgé de 32 ans, “pour des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le procureur Olivier Caracotch. L’autre, un homme de 19 ans, avait été mis en examen pour “des faits de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs”, selon la même source.Ce jeune majeur est “potentiellement dangereux”, a précisé à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.Incarcéré à de “très nombreuses reprises alors qu’il était mineur”, il est “dans le registre de la criminalité organisée” et est soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté, avec deux autres hommes, pour exécuter un “contrat criminel”.A Dijon, le syndicaliste Ahmed Saih se dit “pas surpris” par la double évasion. “On le dénonce depuis de longs mois, notamment sur les lames de scie découvertes au sein de l’établissement”, a-t-il ajouté à la presse devant la maison d’arrêt.Outre “des moyens humains”, afin de permettre d’effectuer plus de fouilles, le syndicaliste réclame aussi “du matériel, des brouilleurs de téléphones, de drones, des caillebotis qui ne se font pas scier en une nuit…”.- Une prison de 1853 -“Cette maison d’arrêt est ancienne et date de 1853”, rappelle la députée socialiste de Dijon Océane Godard, qui devait initialement visiter la prison ce jeudi après-midi pour justement se rendre compte de sa surpopulation, une visite reportée.Cet établissement vétuste compte 311 détenus pour 180 places, soit un taux d’occupation de 173% selon le ministère de la Justice.Il figure parmi les six établissements pénitentiaires qui doivent bénéficier d’un plan “zéro portable” annoncé vendredi par le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Dans le cadre de ce plan, 6,34 millions d’euros doivent être alloués à la maison d’arrêt de Dijon.Installation de caillebotis aux fenêtres, couverture des cours de promenade, dispositifs anti-drones… : “ces travaux débuteront dans les prochains jours” dans la prison dijonnaise, a promis le ministre dans un communiqué.”On prend les 6 millions d’euros car c’est urgent”, souligne Mme Godard. “Nombre de parlementaires, dont je fais partie, hurlons depuis des mois voire des années sur les conséquences de la surpopulation carcérale”, a-t-elle rappelé. “On n’a plus le temps d’attendre”.”La prison est très dure ici”, témoigne auprès de l’AFP un détenu libéré ce jeudi matin après huit mois d’incarcération. “On était à trois dans une cellule: deux sur des lits superposés et un qui dormait par terre”, ajoute-t-il devant la porte de l’établissement sans vouloir donner son nom.Le nombre de détenus dans les prisons françaises était de 84.862 au 1er octobre 2025, pour 62.501 places opérationnelles, soit une densité carcérale de 135,8% qui classe la France parmi les plus mauvais élèves en Europe, derrière la Slovénie et Chypre.La double évasion dijonnaise intervient quelques jours après la fuite, lors d’une sortie collective, le 14 novembre, d’un détenu de la prison de Rennes-Vézin. Ce dernier a été retrouvé et interpellé jeudi à Nantes.bur-lv/dch    

Interpellation à Nantes du détenu évadé lors d’une sortie collective à Rennes

Fin de cavale: le détenu, dont l’évasion le 14 novembre lors d’une sortie au planétarium à Rennes a conduit au limogeage du directeur de la prison où il était incarcéré, a été interpellé jeudi après-midi à Nantes.L’homme, qui fait partie de la communauté des gens du voyage, “a été interpellé à Nantes sur le terrain où il réside habituellement”, a fait savoir à l’AFP son avocat, Sami Khankan. “je pense qu’il est soulagé”, a ajouté ce dernier.Le 14 novembre, le détenu de 37 ans, incarcéré au centre pénitentiaire pour hommes de Rennes-Vézin, participait à une sortie au planétarium avec d’autres prisonniers quand il a échappé à la vigilance des personnes chargées de les encadrer.Recherché depuis par les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée de Rennes, il a été arrêté vers 14H30 avec l’aide de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI), selon des sources proches du dossier. Un second homme visé par un mandat de recherche a également été interpellé, selon une de ces sources.Le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, a confirmé l’interpellation, sans plus de détails.Le 17 novembre, lors de la révélation des faits, le procureur avait indiqué que l’évasion de cet homme, condamné depuis décembre 2024 pour “divers faits de vols”, était survenue “sans violence”.Le détenu doit être transféré à Rennes où il sera placé en garde à vue, selon plusieurs sources. – ‘Fusible’ -Après cette évasion, le directeur de la prison de Rennes a été démis de ses fonctions, le 21 novembre. Pour le garde des Sceaux Gérald Darmanin, il a commis “une faute” et ne pouvait “pas rester en responsabilité”.Au moment où le détenu est parti, à pied, du planétarium, “il n’avait pas du tout envisagé les conséquences” de ses actes, a assuré son avocat. Il a été “très déstabilisé par l’ampleur médiatique”, a poursuivi Me Khankan. Son client bénéficiait pour cette sortie d’une permission pénitentiaire, a-t-il rappelé.Joint par l’AFP, le secrétaire local du syndicat FO Justice pour le centre pénitentiaire de Rennes-Vézin, Florian Adam s’est dit satisfait de cette arrestation, tout en étant “agacé” parce que “notre directeur a clairement servi de fusible”.Ce détenu “était connu pour des faits d’évasion, il n’aurait pour moi jamais dû être sélectionné” pour participer à cette sortie, selon lui.Cette fin de cavale intervient peu après que deux détenus se sont évadés dans la nuit de mercredi à jeudi de la vétuste prison de Dijon après avoir eu raison des barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux puis en utilisant des draps.

Terror probe launched into shooting of National Guardsmen in Washington

The FBI said Thursday it had launched an international terrorism investigation after a gunman — identified as an Afghan national who served with US troops in Afghanistan — shot and critically injured two National Guard soldiers near the White House in Washington.The shooting, which officials described as an unprovoked, “ambush-style” attack, cast a grim shadow …

Terror probe launched into shooting of National Guardsmen in Washington Read More »

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Pesticides: 3.000 litres saisis chez des particuliers malgré l’interdiction (OFB)

Près de 3.000 litres de pesticides ont été saisis chez les particuliers depuis le début de l’année par les agents de la police de l’environnement malgré l’interdiction de leur usage depuis 2019, a annoncé jeudi l’Office français de la biodiversité.Les quantités de produits phytosanitaires saisies représentent 1.000 hectares de surfaces traitées, soit près de 1.500 terrains de foot selon un dosage standard du produit, indique l’organisme public.L’OFB a pour la première année mené une opération d’une telle envergure sur les produits phytosanitaires chez les acquéreurs et vendeurs particuliers. Près de 600 contrôles ont été effectués sur 83 départements entre le 1er janvier et le 31 octobre.Depuis le 1er janvier 2019, il est interdit aux particuliers et aux professionnels non agréés d’acheter ou d’utiliser, dans les jardins, potagers, balcons, terrasses et plantes d’intérieur, des produits phytopharmaceutiques de synthèse pour protéger leurs plantations de certains organismes (insectes, “mauvaises herbes”…) jugés nuisibles. La vente de ces produits en jardineries et dans les rayons spécialisés en grande distribution a été arrêtée, mais il est encore fréquent que des sites de vente en ligne proposent illégalement et de manière frauduleuse ces produits à la vente, indique l’OFB.”En visant non plus les fournisseurs mais également les acquéreurs et usagers de produits phytopharmaceutiques, l’opération lancée par l’OFB en 2025 vise à prévenir les atteintes” sur les milieux naturels et particulièrement les réserves en eau “en saisissant notamment les produits acquis illégalement pour en empêcher l’usage”, indique-t-il dans un communiqué.Entre 1994 et 2013, 7.716 captages d’eau destinés à la consommation humaine sur les 32.000 que comptent la France ont été abandonnés, dont 39% en raison de la présence de pesticides ou de nitrates, rappelle l’OFB soulignant également les effets délétères des produits phytosanitaires sur la biodiversité notamment les insectes dont les populations ont chuté de 70 à 80% en Europe au cours des dernières décennies.Par ailleurs l’OFB note que la plupart des particuliers utilisant ces produits ne sont pas conscient des risques qu’ils encourent. Ainsi les substances saisies “étaient fréquemment utilisées à des concentrations dangereuses pour la santé humaine, sans précaution particulière. De plus, aucune mesure de protection n’était mise en place pour préserver la santé des autres occupants du domicile, notamment les enfants, personnes âgées ou personnes vulnérables, exposés involontairement aux produits”, explique l’organisme.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les opposants à l’A69 dénoncent un dépassement illégal de l’emprise prévue pour le chantier

Le principal collectif d’opposants à l’A69 a affirmé jeudi que le chantier de cette autoroute contestée s’est illégalement développé sur une emprise territoriale plus importante qu’initialement prévu et annoncé déposer plainte.Sollicité par l’AFP, Atosca, le futur concessionnaire de cette autoroute Toulouse-Castres qui supervise actuellement le chantier, réfute ces éléments, estimant que les zones évoquées sont “régulières”. Photos aériennes à l’appui, les anti-A69 de “La Voie est libre” (LVEL) estiment, dans un communiqué, qu'”a minima 42 hectares d’emprises supplémentaires (…) ont été artificialisés par le chantier”, une information que l’Agence de vérification de Radio France a annoncé jeudi matin avoir pu confirmer.”LVEL ne conteste pas qu’un projet comme celui-là nécessite des ajustements à la marge mais conteste le fait que ces emprises ont manifestement été faites sans aucun contrôle de l’Etat”, a expliqué à l’AFP un porte-parole du collectif.”Ils sont tels”, a-t-il ajouté, “qu’ils nécessiteraient une évaluation environnementale complémentaire avec un arrêté d’autorisation environnementale complémentaire”.LVEL va déposer une plainte “pour travaux de construction de l’ouvrage autoroutier sans autorisation” contre Atosca dans le courant de la semaine prochaine, a précisé à l’AFP une de ses avocates, ajoutant également “saisir la ministre de la Transition écologique d’une demande d’expertise de l’Inspection générale de l’Environnement (IGEDD) et (de) suspension du chantier”.Atosca répond en affirmant que les “zones évoquées correspondent à des secteurs couverts par les autorisations environnementales” et que “les impacts éventuels ont donc été identifiés et intégrés dans le dispositif ERC (éviter – réduire – compenser) du projet”.”Les zones de chantier sont régulières et seront remises en état conformément aux prescriptions de l’autorisation environnementale”, affime le concessionnaire.Devenu un emblème national des luttes environnementales contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique, l’A69 fait l’objet d’une bataille au long cours devant la justice.Une audience décisive doit avoir lieu le 11 décembre devant la cour administrative d’appel de Toulouse, qui doit à cette occasion examiner au fond la validité de l’autorisation environnementale qui a permis le lancement des travaux.Celle-ci a été annulée par le tribunal administratif de Toulouse le 27 février dernier. La cour d’appel a depuis provisoirement autorisé une reprise du chantier, dans l’attente de se prononcer sur le fond.Dans le cadre de cette procédure devant la justice administrative, LVEL a déposé une demande de récusation de plusieurs magistrats appelés à se prononcer le 11 décembre, qui sera examinée ce vendredi.

Nationaliser ArcelorMittal pour sauver la sidérurgie ? La proposition de LFI examinée à l’Assemblée

Le feu des hauts-fourneaux embrase jeudi le Palais Bourbon et ses abords: les députés débattront dans l’après-midi d’une proposition de loi de La France insoumise (LFI) pour nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal en proie à de sévères difficultés.À l’appel de la CGT, quelque 200 salariés, venus en bus des sites du Nord et de Moselle, ont manifesté dans la matinée sur l’esplanade des Invalides pour soutenir le texte. “La famille Mittal a mis la main sur les deux-tiers de la production de l’acier français et ArcelorMittal est en train de délocaliser la production en Inde, aux Etats-Unis, au Brésil”, a dénoncé la députée LFI Aurélie Trouvé qui défendra le texte à partir de 15H00 dans l’hémicycle. A ses côtés, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, balaie les arguments avancés par le gouvernement contre la nationalisation: “On nous dit (que) ça coûte très cher. Dix ans d’aides publiques, c’est la nationalisation d’Arcelor. Donc nous, nous sommes aussi là pour dire que cette politique du carnet de chèques (…) en blanc, il faut arrêter”, a dénoncé la leader syndicale. Fumigènes en mains, des militants CGT ont fait résonner des pétards sur cette place située à proximité de l’Assemblée. Certains prendront place dans les tribunes, où LFI entend “faire entrer les revendications populaires dans l’hémicycle” à l’occasion de sa journée annuelle réservée à l’examen de ses textes parlementaires, explique à l’AFP la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot.Le groupe de gauche considère la nationalisation comme “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs.Objectif: contrer le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux, faute de quoi l’acier français deviendrait non rentable dès 2030, alerte Aurélie Trouvé. Chiffrée à trois milliards d’euros, la nationalisation rencontre l’opposition du gouvernement. “Ce n’est pas parce que l’Etat va faire un chèque de 3 milliards (…) que l’on va changer la compétitivité”, a affirmé le ministre de l’Economie Roland Lescure mercredi. Il faut d’abord “se protéger contre les invasions de produits, en l’occurrence venant de Chine”, a-t-il ajouté, précisant avoir obtenu de la Commission européenne une enquête sur ce “dumping” et la hausse des droits de douane.L’espoir des salariés s’est ravivé après l’adoption du texte en commission la semaine dernière grâce aux voix de la gauche, une faible mobilisation du camp gouvernemental et l’abstention du RN. – Obstruction du RN -“Changer l’actionnaire d’ArcelorMittal France ne changerait en rien les problèmes structurels”, a réagi son PDG, Alain Le Grix de la Salle.Mais rien n’assure un vote jeudi.En cause notamment, l’obstruction assumée du groupe de Marine Le Pen et de ses alliés ciottistes, en représailles aux blocages de LFI sur leurs textes ces derniers mois. Avec quelque 285 amendements déposés, dont 89% par les seuls groupes RN et UDR, les débats pourraient s’éterniser. Et le vote doit pouvoir être organisé avant minuit, heure limite d’examen des textes.  “Aujourd’hui le RN poignarde les travailleurs du groupe Arcelor en bloquant la nationalisation. La ligne Bardella s’avance”, a réagi sur X Jean-Luc Mélenchon, faisant référence à une supposée ligne plus libérale incarnée par le numéro 2 du RN. Mais plusieurs responsables du RN ont finalement indiqué que le groupe lepéniste devrait finalement permettre un vote dans les délais en retirant des amendements.  – Dernière ligne droite -Le RN qui capte une large partie du vote ouvrier n’est pas favorable à une nationalisation, et accuse LFI de donner de “faux espoirs” aux travailleurs. Il plaide pour une “golden share”, un droit de veto de l’État sur les décisions stratégiques sans gestion directe. Une proposition “stupide”, tranche Aurélie Trouvé, qui estime qu’elle ne relancerait pas les investissements nécessaires à la transition écologique et donc à la survie de la filière.Même en cas d’adoption, le texte aurait peu de chances d’aboutir sans le soutien gouvernemental alors qu’une initiative similaire portée par les communistes a déjà été rejetée fin octobre au Sénat.Mais syndicats comme mouvements de gauche s’accordent à faire monter la pression politique. “On est dans la dernière ligne droite. Le plan acier est en train de passer au Parlement européen. Il sera voté le 3 décembre. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on tienne la pression jusque là-bas”, souligne Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque.