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Prada to buy Versace for 1.25 bn euros to create new force in Italian fashion

Prada said Thursday that it had reached a deal to buy Versace for 1.25 billion euros ($1.38 billion), building a new Italian fashion powerhouse and hoping to insert much-needed “spark” into its smaller, flashier rival.The much anticipated acquisition, from US group Capri Holdings, will create a group with revenues of over six billion euros that …

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Défense: mobilisation chez Thales, Dassault et ArianeGroup pour le “partage des richesses”

Plus d’un millier d’employés de l’industrie de la défense, mobilisés près de Bordeaux depuis plusieurs semaines, ont manifesté jeudi pour un meilleur “partage des richesses” créées par Thales, Dassault et ArianeGroup, et reçu le soutien du ministre des Armées Sébastien Lecornu.Environ 1.500 manifestants, selon la préfecture et l’intersyndicale, ont défilé près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac contre le “mépris” des propositions d’augmentation des salaires au sein de ces grands groupes, qui bénéficient pourtant d’un regain de commandes aéronautiques et militaires sur fond de réarmement européen.”L’an dernier, on avait 4% de revalorisation salariale. Et cette année où les résultats sont historiques, on n’a plus que 2%” proposés, a déclaré à l’AFP Rémy Crouzat, représentant CFDT au sein de Thales.Les salariés de Thales, mobilisés mi-janvier avec une “grève perlée” pour peser sur les négociations annuelles obligatoires (NAO), ont basculé fin mars en grève quotidienne reconductible, avec 80% de la production du site de Mérignac bloquée selon eux et l’interruption, notamment, de la production du radar RBE2 qui équipe les avions de chasse Rafale de Dassault.A Toulouse, près de 500 employés de Thales Alenia Space (TAS), branche spatiale détenue aux deux-tiers par l’entreprise française et le reste par le groupe italien Leonardo, ont par ailleurs rejoint ce mouvement de grève reconductible lors d’un vote jeudi en assemblée générale.”La décision a été prise de rentrer à notre tour en grève reconductible”, a indiqué à l’AFP le délégué CGT Thomas Meynadier. Les revendications portent aussi “sur les salaires, bien sûr, mais aussi sur l’emploi, puisqu’on est dans une situation où notre direction veut continuer son plan de suppressions de postes, alors que tous nos collègues sont surchargés”, a-t-il ajouté.Le site toulousain de TAS, qui produit surtout des équipements pour les satellites de télécommunications, de navigation et d’observation, compte 2.700 salariés dont 780 sont concernés par ce plan de redéploiement annoncé en mars 2024. Ainsi que quelque 330 employés des 1.800 du second site, à Cannes.”La direction présente ça comme des redéploiements mais, concrètement, ce sont des suppressions de postes dans le spatial, au moment où les carnets de commandes sont pleins et où il y a un enjeu de souveraineté”, a souligné Thomas Meynadier.”Quand les entreprises ont un carnet de commandes à 10 ans, elles devraient repartager”, a estimé Rémy Crouzat. “On a vraiment un gros problème de partage des richesses” face à des “marges extraordinaires”, lui a fait écho Laurent Gaborit, délégué CGT chez Thales.Interrogé mercredi par la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a apporté son soutien aux salariés mobilisés à Bordeaux.”Sur l’effort de défense, il ne peut pas y avoir de doute sur la juste répartition de cette richesse”, a déclaré le ministre, s’étonnant que le “dialogue social” avec les salariés ne soit pas à la hauteur des “rachats d’actions” décidés en faveur des actionnaires.mra-tsq-jed-vgr/mer/dmc/eb

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La Roumanie annonce une forte hausse du nombre d’ours

Les ours, estimés jusqu’ici à 8.000 en Roumanie, sont désormais près de 13.000, selon un recensement présenté jeudi par le gouvernement, qui appelle à assouplir les conditions d’intervention devant la multiplication des incidents.”Pour la première fois dans l’histoire de la Roumanie, nous pouvons déterminer sur la base d’éléments scientifiques solides le nombre d’ours présents dans nos forêts”, a déclaré le ministre de l’Environnement Mircea Fechet lors d’une conférence de presse. Jusqu’à présent, on se contentait de recenser les marques laissées par des ours dans la neige ou la boue.Mais un projet a été lancé en 2021, financé par l’UE à hauteur de 11 millions d’euros, pour recueillir les déjections et poils et procéder à des analyses ADN. Selon les 24.000 échantillons prélevés, entre 10.419 et 12.770 ours vivent en Roumanie, alors que les autorités estiment le chiffre optimal à 4.000. La Roumanie, qui compte la plus large population en Europe hors Russie, avait doublé l’an dernier ses quotas d’abattage de cette espèce protégée par une directive européenne, après la mort d’une jeune randonneuse sur un circuit très populaire de Transylvanie. Sur les près de 500 tirs autorisés, environ 400 ont été effectués, selon le ministère de l’Environnement.Il y a moins de deux semaines, l’attaque d’un homme, qui a été grièvement blessé par un ours dans une station de montagne et se trouve dans une condition critique, a réveillé l’inquiétude dans le pays.Après ce nouvel incident, le ministre a expliqué vouloir “donner plus de flexibilité” aux maires afin qu’ils puissent intervenir rapidement contre les plantigrades s’aventurant dans les zones habitées. Il va également demander de nouveau à Bruxelles de retirer les ours de la liste des espèces strictement protégées.Selon les données officielles datant de 2024, au cours des 20 dernières années, 26 personnes ont été tuées par des ours en Roumanie et 274 personnes grièvement blessées. En 2023, 7.500 appels d’urgence ont été recensés.Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a fait part de ses “réserves” devant les chiffres préliminaires annoncés par le gouvernement. Le biologiste Cristian-Remus Papp a critiqué le manque de transparence, selon lui, des autorités roumaines. “Il y a de nombreuses inconnues et des incohérences concernant ce recensement”, a-t-il dit à l’AFP.

Parquet spécialisé, outils répressifs… Les mesures phares de la loi narcotrafic

Parquet spécialisé, nouveau régime carcéral d’isolement, mesures répressives et outils pour les enquêteurs… La dernière version de la proposition de loi contre le narcotrafic, fruit d’un accord parlementaire trouvé jeudi, semble promise à une adoption confortable malgré plusieurs irritants pour la gauche.- Parquet spécialisé -Au cœur de la proposition de loi, la création d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), relativement consensuelle, qui devrait voir le jour en janvier 2026.Sur le modèle des parquets financier (PNF) et antiterroriste (Pnat), le Pnaco serait saisi des crimes les plus graves et complexes.- Nouveau régime carcéral d’isolement -Le texte prévoit de créer des quartiers de haute sécurité dans les prisons, où seraient affectés les trafiquants les plus dangereux, sur décision du garde des Sceaux, après avis du juge de l’application des peines pour une personne condamnée.L’affectation à ces quartiers fera l’objet d’un réexamen périodique après un an, selon le texte définitif. L’Assemblée avait opté pour un délai plus long, de deux ans.Ce régime, inspiré des lois italiennes antimafia, prévoit des fouilles intégrales encadrées en cas de contacts sans surveillance d’un agent, ou encore un accès restreint au téléphone.- Dossier-coffre – Décriée par la gauche et les avocats, mais défendue par le gouvernement: la création lors des enquêtes d’un procès-verbal distinct, ou dossier-coffre, pour ne pas divulguer certaines informations aux trafiquants et à leurs avocats.La date, l’heure, le lieu d’utilisation de techniques spéciales d’enquête (sonorisation, captation des données informatiques…) seraient inscrits dans un PV distinct.Après avis du Conseil d’Etat, le dispositif a été restreint aux cas de nature à mettre en danger la vie ou l’intégrité physique d’une personne.Les éléments recueillis ne pourraient pas être utilisés pour une condamnation sans que le PV distinct soit révélé. Sauf si ces éléments sont absolument nécessaires “à la manifestation de la vérité”.- Renseignement algorithmique -Le texte prévoit une expérimentation pour recourir au renseignement algorithmique, technique déjà autorisée pour la prévention du terrorisme et des ingérences étrangères.Elle vise à permettre l’analyse d’un volume très important de données à l’aide d’un algorithme, dans le but de produire des alertes révélant possiblement une menace. Une mesure contestée par une partie de la gauche.En revanche, le dispositif décrié qui visait à contraindre les services de messagerie chiffrée (Signal, WhatsApp…) à communiquer les correspondances des trafiquants aux services de renseignement n’a pas été réintroduit dans le texte.- Surveillance à distance -Autre mesure technologique: la possibilité, dans le cadre d’une enquête, d’activer à distance un appareil électronique, à l’insu de son propriétaire, afin de procéder par exemple à des écoutes. Une telle technique ne pourrait concerner les appareils mobiles d’un député, sénateur, magistrat, avocat, journaliste ou médecin.- Repentis -Les parlementaires ont voté pour un régime plus attractif du régime des repentis, personnes impliquées dans des réseaux mais collaborant avec la justice.Avec le nouveau dispositif, elles pourraient voir leur peine réduite jusqu’aux deux tiers de la peine initiale.- Infiltrés civils -Les parlementaires ont acté la création d’un statut d'”infiltrés civils”, ces informateurs rémunérés qui pourraient, sous conditions strictes, être autorisés par le futur Pnaco à infiltrer les réseaux.Mais ces infiltrés devront s’inscrire dans un “parcours de sortie de la délinquance” établi par une convention avec le Pnaco, avec interdiction de commettre toute violence volontaire. Ces informateurs seront dûment contrôlés après leur infiltration, pendant dix années durant lesquelles le moindre crime ou délit commis réactivera les peines précédemment encourues.-  Interdiction de paraître -Les préfets pourraient prononcer une interdiction de paraître d’un mois maximum dans les lieux liés à des activités de trafic de stupéfiants pour les personnes y participant.Le préfet pourrait aussi saisir un juge pour faire expulser de son logement toute personne dont les agissements en lien avec des activités de trafic de stupéfiants troublent l’ordre public.- Fermetures de commerces – Le texte permet aux préfets de décider la fermeture administrative de commerces soupçonnés de blanchiment, pour une durée allant jusqu’à six mois, éventuellement prolongée six mois par le ministre de l’Intérieur.Un mesure voulue par le Rassemblement national, permettant aux maires de procéder à de telles fermetures administratives, a finalement été retirée du texte.

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Val-de-Marne: jusqu’à cinq ans de prison ferme pour un trafic de civelles

Une atteinte à la biodiversité qui peut conduire en prison: huit prévenus ont écopé jeudi de peines allant jusqu’à cinq ans de prison ferme pour avoir participé à un trafic de larves d’anguilles pêchées sur la façade atlantique à destination des marchés asiatiques.Les deux hommes ayant comparu en détention provisoire devant le tribunal judiciaire de Créteil (Val-de-Marne) les 3 et 4 avril ont été condamnés respectivement à cinq ans ferme et à un an ferme aménageable en détention à domicile sous bracelet électronique. Deux autres prévenus, contre lesquels le parquet avait requis les peines les plus lourdes – jusqu’à six ans de prison ferme – ont vu leur dossier disjoint. Sous mandat d’arrêt et absents à l’audience, le tribunal a estimé qu’ils n’avaient pas pu prendre connaissance de leur convocation.Le réseau “tentaculaire” que formaient les prévenus, selon l’accusation, s’étendait de la façade atlantique française, où les civelles étaient pêchées, aux marchés asiatiques, dont les consommateurs sont friands de cette marchandise, en passant par le Sénégal.Ce dossier est “extraordinaire, en raison des quantités saisies mais aussi du caractère extrêmement abouti des investigations”, avait souligné la procureure dans ses réquisitions très détaillées où elle a comparé le trafic de ces larves avec celui de stupéfiants.Au cœur de ce dossier, la saisie en février 2023 dans un entrepôt clandestin en France de plus de 300 kg de ces alevins de l’anguille d’Europe, espèce protégée depuis 2009 par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).Cela représente près du double de la marchandise saisie par la douane française en 2024 (154 kg).”Il s’agit d’un des premiers dossiers où on a tout le cheminement”, de la pêche à l’exportation vers l’Asie, avait souligné Me Josée Israël, avocate de deux comités des pêches parties civiles au dossier.Le préjudice écologique, soit l’atteinte directe ou indirecte à l’environnement, est “d’importance”, avait-t-elle ajouté, “c’est la plus grosse quantité que j’ai vue en dix ans”.La contrebande de l’anguille européenne, protégée par une convention internationale depuis 2009, est l’une des causes de la chute en 30 ans de 75% de sa population. En France, sa pêche est très réglementée et fait l’objet de quotas stricts.La valeur des alevins découverts en France dans cette affaire est estimée par les enquêteurs entre 1,7 et 2,1 millions d’euros.Une audience civile, visant à fixer le montant des dommages et intérêts, a été programmée au 18 septembre. 

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La demande d’électricité pour les centres de données devrait plus que doubler d’ici 2030, dopée par l’IA

Dopée par l’intelligence artificielle, la consommation d’électricité des centres de données devrait “plus que doubler” d’ici 2030, un défi pour la sécurité énergétique et un facteur de hausse des émissions de CO2, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié jeudi. Déjà énergivores, les centres de données ont redoublé en appétit avec le développement récent de l’IA générative, qui nécessite des capacités de calcul colossales pour traiter les informations accumulées dans des bases de données gigantesques.En 2024, les besoins électriques de ces infrastructures ne représentaient qu’environ 1,5% de la consommation mondiale (415 TWh), mais ils ont déjà augmenté de 12% par an au cours des cinq dernières années. Et ce n’est pas fini.”La demande d’électricité des centres de données dans le monde devrait plus que doubler d’ici 2030 pour atteindre environ 945 térawattheures (TWh), soit un peu plus” que tout ce que le Japon consomme aujourd’hui, selon l’AIE. A cette échéance, les centres de données consommeraient alors un peu moins de 3% de l’électricité mondiale, une part encore modeste mais qui masque des effets beaucoup plus sensibles localement. Inégalement répartis dans le monde et concentrés dans quelques régions d’un pays, et souvent près des villes, ils soulèvent nombre de défis : approvisionnement en énergie, consommation d’eau pour le refroidissement, pression sur le réseau électrique… A lui seul, “un centre de données de 100 mégawatts peut consommer autant d’électricité que 100.000 ménages” annuellement, et demain, “les plus grands centres en construction aujourd’hui consommeront 20 fois plus”, l’équivalent de la consommation de 2 millions de foyers, selon l’AIE.Dans son rapport, le premier consacré à l’IA, l’agence de l’énergie de l’OCDE souligne aussi que “des incertitudes” planent sur cette consommation, qui dépendra de “la rapidité d’adoption de l’IA”, des progrès d’efficacité énergétique et de “la possibilité de résoudre les goulets d’étranglement” dans le secteur énergétique.-Le charbon, en tête aujourd’hui -Cette soif d’électricité est “particulièrement” marquée dans certains pays, comme aux Etats-Unis, où “près de la moitié de la croissance de la demande d’électricité (…) entre aujourd’hui et 2030 sera tirée par les centres de données”, a souligné jeudi le directeur exécutif de l’AIE Fatih Birol. Ensemble, les Etats-Unis, l’Europe et la Chine représentent aujourd’hui environ 85% de la consommation des “datas centers”. Le premier défi est donc de trouver de l’électricité abordable et abondante. “D’ici à 2030, les énergies renouvelables couvriront près de la moitié de l’augmentation de la demande mondiale d’électricité pour les centres de données, suivies de près par le gaz naturel et le charbon”, le nucléaire gagnant des parts après 2030, selon l’AIE. “Le moyen le moins coûteux de répondre à cette demande croissante sera d’accélérer la mise en place d’énergies renouvelables telles que l’énergie éolienne et solaire, complétée par le stockage dans des batteries”, souligne aussi Euan Graham, analyste chez Ember. Mais aujourd’hui, 30% de cette électricité est issue du charbon, un combustible ultra-polluant dont le président américain Donald Trump promet de “doper” l’extraction afin de répondre notamment aux ambitions de l’IA. Dans cette situation, la course aux centres de données fera inéluctablement grimper les émissions liées à la consommation électrique, de 180 millions de tonnes de CO2 aujourd’hui à 300 millions de tonnes d’ici 2035, une part toutefois minime à l’échelle des émissions mondiales estimées en 2024 (41,6 milliards de tonnes), tempère l’AIE. Elles resteront “inférieures à 1,5 % des émissions totales du secteur de l’énergie” sur la période, mais elles font partie de celles “qui augmentent le plus rapidement”, précise l’Agence.Selon l’AIE, ces émissions pourraient être compensées par des économies d’émissions trois à cinq fois plus importantes, grâce aux gains d’efficacité et aux innovations induites par l’IA dans l’économie (énergie, transports, bâtiments, industrie), avance l’AIE. Prudente, elle souligne toutefois que “l’adoption (généralisée) de l’IA n’est pas garantie et pourrait être annulée par des effets de rebond et une augmentation de la consommation de combustibles fossiles”, si leurs coûts baissent. Autrement dit, l’IA n’est “pas une solution miracle” de transition énergétique et une “politique proactive” reste nécessaire.

Cannes annonce sa sélection assortie d’un message de “sérieux” sur les violences sexuelles

Scarlett Johansson devant et derrière la caméra, six réalisatrices en compétition, le retour de Jafar Panahi et Wes Anderson, Denzel Washington sur les marches… Le Festival de Cannes a levé le voile jeudi sur sa 78e édition, en envoyant un message de “sérieux” face aux violences sexuelles dans le 7e art.En plus de Tom Cruise, qui doit présenter l’ultime “Mission: Impossible” et Robert De Niro, pour une Palme d’Or d’honneur, déjà annoncés, le mois de mai promet à nouveau un défilé de stars internationales sur le tapis rouge cannois.Les festivaliers devraient croiser Denzel Washington, tête d’affiche du nouveau film de Spike Lee, “Highest to Lowest”, projeté hors compétition, le chanteur et militant Bono, pour un film autour des morceaux de son groupe U2 ou encore Joaquin Phoenix, Jodie Foster et Harris Dickinson, l’acteur de “Sans Filtre” et “Babygirl”, passé derrière la caméra. Wes Anderson est à nouveau retenu en compétition pour un film au casting XXL avec Guillermo del Toro, accompagné de Tom Hanks, Riz Ahmed, Charlotte Gainsbourg et Scarlett Johansson.Cette dernière présentera, à 40 ans, son premier film de cinéaste, “Eleanor The Great”. Une sélection dans la section “Un Certain Regard”, dédiée aux découvertes, comme un symbole du basculement d’une industrie qui accorde peu à peu davantage de place aux réalisatrices et veut montrer qu’elle tire les leçons du mouvement #MeToo.Le festival, qui avait été appelé à prendre le problème à bras-le-corps par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale française sur les violences sexistes et sexuelles dans le milieu culturel la veille, a assuré avoir “pris connaissance avec sérieux et détermination de ses recommandations”.”Je suis très heureuse qu’un changement continue de s’imposer avec force et courage. Les femmes sont finalement entendues. Le festival y est particulièrement attentif et elles ne demandent plus leur place”, a ajouté sa présidente Iris Knobloch.- Proche du record -Au total, six longs-métrages de réalisatrices sont retenus en compétition, proche du record de sept en 2023. Celui-ci peut encore être dépassé car les organisateurs, qui ont vu plus de 2.000 films et ont bouclé leur sélection à 01H00 du matin, ont prévu de la compléter d’ici Pâques. Terrence Malick ou Jim Jarmusch sont notamment pressentis.Dix-neuf films sont à ce stade en lice pour succéder à la Palme d’Or de l’an dernier, “Anora” de l’Américain Sean Baker.Les frères Dardenne tenteront de décrocher une troisième Palme historique et la Française Julia Ducournau, qui a embauché Tahar Rahim et Golshifteh Farahani, espère un deuxième titre, après celui obtenu pour le très gore “Titane”. Sont également présents en compétition le Brésilien Kleber Mendonça Filho, l’Italien Mario Martone et l’Américaine Kelly Reichardt. La Française Hafsia Herzi fait ses premiers pas dans la course à la Palme d’Or.Ces longs-métrages seront départagés par un jury présidé par Juliette Binoche, l’une des stars françaises les plus connues à l’international, et une personnalité engagée, pour une édition qui se déroulera, du 13 au 24 mai, dans un contexte tendu, entre inquiétudes des artistes sur la présidence Trump et guerres, en Ukraine comme au Proche-Orient.A l’écran, l’Ukrainien Sergei Loznitsa évoquera “l’URSS des années 1930 à l’époque des purges staliniennes” (en compétition) et le cinéaste russe en exil Kirill Serebrennikov adapte “La disparition de Josef Mengele”, roman d’Olivier Guez. L’Iranien Jafar Panahi, passé par la prison dans son pays, est également attendu.”Nous avons, dans cette sélection, des cinéastes qui prennent leurs responsabilités sur un discours sur le monde”, a déclaré le délégué général Thierry Frémaux, en conférence de presse. “Ces films dessinent quelque chose d’un monde (…) difficile, de tensions, de violence où il faut faire sa place, mais aussi un monde qui est celui qu’on a connu, qu’on veut et qu’on continue de voir surgir”.Le festival a également annoncé le film d’ouverture, un premier long-métrage avec la chanteuse française Juliette Armanet, intitulé “Partir un jour”, et doit dévoiler prochainement la composition du jury.Les sélections parallèles doivent, elles, être annoncées lundi et mardi.

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Le recyclage du plastique stagne à moins de 10% des volumes produits dans le monde, selon une étude

La part du plastique recyclé stagne à moins de 10% des volumes produits dans le monde, la vaste majorité des plastiques étant toujours fabriquée à base de matières premières fossiles, selon une étude publiée jeudi.Des chercheurs de l’université de Tsinghua à Pékin ont établi une première analyse détaillée du secteur du plastique en 2022 en se fondant sur des statistiques nationales, des bases de données internationales et des rapports publiés par les industriels, dans la revue Communications Earth & Environment.Seulement 9,5% des 400 millions de tonnes de plastique produits l’ont été à partir de matériaux recyclés en 2022 — un taux quasi stable donc, mais sur des volumes totaux qui explosent. Le reste a été fabriqué à partir de matières fossiles, essentiellement le pétrole et le gaz.Ces conclusions sont publiées alors que les négociations en vue de parvenir à un traité international contre la pollution plastique ont pour l’instant échoué, après une réunion infructueuse en décembre à Busan en Corée du sud. Une nouvelle session doit se tenir du 5 au 14 août à Genève.Des millions de tonnes finissent chaque année dans la nature ou dans les océans, sous forme de micro-plastique qui s’infiltre dans les nappes d’eau, dans les aliments et même dans le corps humain. Le cycle de vie du plastique représente aussi quelque 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.Le recyclage est compliqué par la présence de restes de nourriture ou d’étiquettes sur les emballages ou encore la diversité et la complexité des additifs employés dans les matériaux.Un autre obstacle est économique: il est souvent moins cher de produire du plastique vierge que de le recycler. “Cette barrière économique décourage l’investissement dans des infrastructures et des technologies de recyclage, perpétuant ainsi le cycle des faibles taux de recyclage”, écrivent les chercheurs.Ils ont identifié les États-Unis, premier consommateur de plastique par habitant, comme ayant l’un des plus faibles taux de recyclage, à seulement 5%.Ils ont aussi noté un changement “significatif” avec un déclin de la mise en décharge et environ un tiers des déchets plastiques étant désormais incinérés.

Global plastic recycling rates ‘stagnant’ at under 10%: study

The amount of plastic being recycled around the world is stagnant at less than 10 percent with most new plastic still made from fossil fuels, a new study said Thursday.Researchers from Tsinghua University in China said the rate of recycling had barely budged even as plastic production had exploded, presenting a “pressing global environmental challenge”.Their …

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