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Fusillade à Rennes sur un point de deal: quatre hommes en garde à vue

Quatre jeunes hommes, originaires de Paris, Marseille et Tours, ont été interpellés dans les heures qui ont suivi la fusillade jeudi en plein après-midi dans un quartier populaire de Rennes, touché par le trafic de stupéfiants, qui a fait trois blessés par balle et un quatrième percuté par la voiture des tireurs, a annoncé le parquet.Jeudi vers 17H15, “trois fusillades” ont eu lieu dans le quartier de Villejean, situé non loin du campus universitaire, dans le nord-ouest de Rennes, a précisé dans un communiqué le procureur de la République adjoint Jean-Marie Blin. “La première séquence était marquée par l’arrivée d’un véhicule Peugeot 2008 qui percutait un jeune homme d’une vingtaine d’années, de nationalité italienne, avant de poursuivre plusieurs individus qui réussissaient à s’enfuir”, a indiqué M. Blin.Le pronostic vital de la victime renversée “est engagé à l’heure actuelle”, selon le magistrat.Le véhicule est revenu “à hauteur du blessé qu’il venait de percuter et les occupants du véhicule le prenaient en photo”.Puis, trois individus sont descendus de la voiture “l’un en possession d’une arme longue, les deux autres d’une arme de poing et fonçaient en direction de jeunes attablés en terrasse” devant une sandwicherie.”Trois des personnes poursuivies se réfugiaient à l’intérieur du restaurant où ils étaient victimes de tirs opérés par les attaquants”, d’après le procureur adjoint.Charles Compagnon, élu municipal Horizons, se trouvait précisément dans le restaurant. “On s’est jetés au sol, mon collègue m’a attrapé la veste, et ils ont tiré juste au-dessus de moi, ils ont touché les trois qui étaient derrière moi”, a-t-il dit à l’AFP.Trois personnes, âgées entre 18 et 27 ans, ont été blessées aux membres inférieurs et à l’abdomen pour l’une d’entre elles.Après avoir reçu des soins, ils sont tous les trois sortis de l’hôpital dans la nuit.Puis les agresseurs ont tiré dans un autre endroit du quartier, sans faire de victime, avant de prendre la fuite. Vers 19H00, leur véhicule a été repéré en feu à proximité de l’agglomération rennaise. Un homme de 20 ans, de nationalité française, originaire de la région parisienne, a été interpellé près du véhicule et immédiatement placé en garde à vue pour “tentatives de meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes”. – “Aucune relâche” -Dans la nuit de jeudi à vendredi, un appartement situé à Rennes, identifié par l’antenne de l’office antistupéfiants (OFAST) de Rennes, “pouvant correspondre à un lieu de repli des agresseurs et de domiciliation de l’individu interpellé” a été perquisitionné. Trois hommes, âgés de 21 à 23 ans, deux de nationalité française, l’autre de nationalité congolaise, résidant pour deux d’entre eux dans la région de Tours, le troisième à Marseille, ont été  interpellés et placés en garde à vue.Le parquet de la juridiction interrégionale de Rennes (JIRS) a été saisi vendredi.”Nous retrouverons ces barbares et nous les mettrons hors d’état de nuire. La guerre que nous menons contre le narco-trafic n’admet aucune relâche et aucune faiblesse. Elle sera longue et difficile, mais nous la gagnerons, à Rennes comme ailleurs”, a réagi sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, indiquant qu’une compagnie de CRS envoyée jeudi “restera sur place aussi longtemps que nécessaire”.La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a indiqué dans un communiqué avoir “eu de nouveaux échanges ce matin notamment avec Bruno Retailleau”. “Je me suis assurée que la CRS 82 reste déployée dans le quartier. La CRS 56 prendra le relai ce week-end (…) Ce déploiement de force est indispensable dans le moment de tension. La présence policière doit aussi se poursuivre dans le temps. La lutte contre le narcotrafic est un combat difficile, mais il n’est pas question de déserter”, a ajouté Mme Appéré.Plusieurs quartiers populaires de Rennes, dont celui de Villejean, où a eu lieu la fusillade jeudi, ont été le théâtre ces derniers mois de plusieurs épisodes de tirs sur fond de trafic de stupéfiants.

Maigreur extrême sur les réseaux sociaux: l’Arcom et la Commission européenne saisies

La ministre en charge du Numérique, Clara Chappaz, a saisi le régulateur des médias et la Commission européenne au sujet de la tendance “Skinnytok”, qui promeut la maigreur extrême sur le réseau social TikTok, a-t-elle annoncé vendredi.”Skinnytok, une tendance qui promeut la maigreur extrême sur les réseaux. Inadmissible. J’ai saisi l’Arcom et la Commission européenne”, a écrit la ministre dans un message posté sur LinkedIn. “Je fais de la protection des mineurs en ligne une des priorités de mon action”, a-t-elle ajouté dans une vidéo postée sur le même réseau social, assurant qu’elle ne “laisserai(t) par les plateformes fuir leurs responsabilités”. L’Arcom a indiqué à l’AFP s’être “d’ores et déjà saisie du sujet compte tenu du risque de santé publique que ce phénomène peut représenter”. L’autorité a également dit vouloir “recueillir les éléments à même de caractériser ce risque en France” et “connaitre les moyens mis en œuvre par TikTok pour y répondre”.Contacté par l’AFP, TikTok a assuré avoir “mis en place des règles strictes contre le body shaming (dénigrement du corps, NDLR) et les comportements dangereux liés à la perte de poids”. “Afin de protéger les adolescents, nous limitons l’accès aux contenus présentant des idéaux corporels néfastes”, a insisté l’application.Sur ce réseau, le mot clé “skinny” (“maigre” en anglais) était associé à plus de 500.000 publications vendredi à la mi-journée. Ces vidéos, principalement incarnées par de jeunes femmes, contiennent des conseils pour perdre du poids. La plateforme a mis en place un message de prévention, affiché sous forme de bandeau au-dessus des publications, qui mène les utilisateurs vers une page de ressources liées aux troubles de l’alimentation. Début mars, les députés français ont approuvé la création d’une commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les enfants et les adolescents, le réseau social étant particulièrement populaire chez les jeunes.Le président de l’Arcom, Martin Ajdari, sera auditionné par cette commission le 20 mai.Sur le réseau social Instagram, propriété du groupe Meta, la recherche du mot clé “skinny” renvoie directement sur une page d’aide, qui peut être contournée, pour accéder aux publications. 

Séance de cryothérapie mortelle à Paris: la femme grièvement blessée “en état de mort cérébrale”

La femme qui avait été grièvement blessée lundi à Paris lors d’une séance de cryothérapie dans une salle de sport, au cours de laquelle une employée est morte, “est en état de mort cérébrale” depuis jeudi, a indiqué vendredi le parquet, confirmant partiellement une information du Parisien.L’accident s’est produit lundi en fin de journée, dans une salle de sports située dans le 11e arrondissement de la capitale.Le décès d’une employée de l’établissement, née en 1996, avait été constaté sur place.Une cliente, née en 1991, avait été hospitalisée avec un pronostic vital engagé et plongée dans un coma artificiel. La jeune femme “est en état de mort cérébrale depuis hier” jeudi, a précisé le parquet.”Le rapport d’autopsie de la première victime conclut à un syndrome asphyxique dans un milieu appauvri en oxygène”, a indiqué le parquet, ce qui accrédite l’hypothèse d’une fuite d’azote dans la cabine de cryothérapie.L’azote est un gaz inodore qui provoque une diminution de l’oxygène dans l’air et peut entrainer une intoxication.Dès lundi soir, une source proche de l’enquête, s’appuyant sur les premiers éléments de l’enquête, avait évoqué l’hypothèse d’une fuite d’azote de la cabine de cryothérapie à l’origine de l’intoxication mortelle.La cabine aurait fait l’objet d’une réparation lundi, selon cette source.”L’hypothèse d’une fuite d’azote ayant considérablement diminué le taux d’oxygène dans la cabine fait partie des différentes hypothèses en cours d’analyse”, avait souligné par la suite le parquet.Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et confiée au commissariat de police du 11e arrondissement de Paris, en co-saisine avec l’inspection du travail.”Des constatations sur place ont été effectuées” et “les investigations, d’une particulière technicité, se poursuivent”, selon le ministère public.La cryothérapie est une “thérapie par le froid” qui consiste à placer une personne pendant 2 à 3 minutes dans des chambres ou des cabines dont la température peut descendre sous -110°C.La personne est immergée dans des baignoires d’eau glacée ou des chambres à azote.Initialement destinée aux sportifs de haut niveau afin de prévenir ou traiter les douleurs musculaires après l’exercice, cette pratique est proposée pour soulager des maladies inflammatoires ou neurologiques, et même utilisée en dehors de tout contexte pathologique.

Propos sur le libre-échange: Bernard Arnault est “vendu aux Américains”, tacle Roussel (PCF)

Le patron du Parti communiste français Fabien Roussel a estimé vendredi que Bernard Arnault était “vendu aux Américains” et “dangereux” après les propos du patron de LVMH la veille plaidant pour “une zone de libre-échange” entre les Etats-Unis et l’Union européenne.”Bernard Arnault réussit l’exploit de défendre une zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis en disant que ce serait une chance pour nos agriculteurs. Il est vendu aux Américains. Il est dangereux”, a dénoncé Fabien Roussel sur le réseau social X.Jeudi, le PDG de LVMH a appelé les dirigeants européens à régler “à l’amiable” les tensions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis, se disant même “favorable” à “une zone de libre-échange” entre les deux puissances économiques.”Il faut absolument trouver un accord, comme les dirigeants de Bruxelles semblent essayer d’en trouver un pour la voiture allemande. Pour la viticulture française, c’est vital”, a-t-il plaidé. Bernard Arnault, dont le groupe réalise 25% de ses ventes aux États-Unis, rejoint des positions similaires du milliardaire américain Elon Musk, membre de l’administration Trump, qui a déclaré début avril espérer tendre vers “une zone de libre-échange” entre l’Europe et l’Amérique du Nord, avec des “droits de douane nuls”. La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a pour sa part accusé sur X le multimilliardaire d'”adopter la rhétorique complotiste de l’extrême droite” après ses propos sur l’Europe qui, selon lui, “n’est pas dirigée par un pouvoir politique, mais par un pouvoir bureaucratique”.”Une zone de libre-échange avec les Etats-Unis est la pire réponse à la guerre commerciale lancée par Trump: cela signe la mort de notre agriculture et de notre industrie”, indique pour sa part à l’AFP la cheffe de file des eurodéputés LFI Manon Aubry.”Mais ce n’est pas étonnant que Bernard Arnault marche dans les pas de Donald Trump: il était déjà présent à l’investiture au Capitole (…) cela fait bien longtemps que l’on sait qu’il ne défend pas les intérêts de la France”, accuse-t-elle.

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Avalanches: un décès en Savoie, toujours en vigilance orange

Après d’abondantes chutes de neige, une alerte vigilance orange aux avalanches reste en vigueur vendredi en Savoie, où un Britannique de 27 ans, enseveli la veille dans la station de Val Thorens, est décédé.Le jeune homme, qui se trouvait sur le bord d’une route, a été emporté vers 10H00 sur une quinzaine de mètres par une avalanche à l’entrée de la station savoyarde, explique le parquet d’Albertville. Retrouvé en arrêt cardio-vasculaire, il a été transporté au centre hospitalier de Grenoble mais est décédé dans la soirée, précise le procureur Benoît Bachelet dans un communiqué.Deux autres coulées ont atteint Les Menuires, une station de ski voisine, jeudi sans faire de victime, selon la préfecture qui appelle à la plus grande vigilance en raison de l’instabilité du manteau neigeux. Comme les Alpes françaises et suisses, le nord de l’Italie a été frappé jeudi par de fortes pluies qui se sont transformées en neige en altitude. Trois personnes sont décédées dans ces intempéries: un père de 64 ans et son fils de 33 ans emportés dans leur voiture par un torrent en crue en Vénétie (nord-est) et un nonagénaire retrouvé mort dans sa maison inondée dans le Piémont (nord-ouest). Dans les Alpes françaises, des départs de plaque de petites coulées étaient visibles vendredi sur les flancs de montagne et des tirs de déclenchement préventif d’avalanche se faisaient entendre à Val Thorens, où le soleil était de retour. La station, de nouveau accessible, a progressivement rouvert son domaine skiable, en déconseillant fortement le ski hors piste et la randonnée hors des zones balisées.- 4 sur 5 -La quasi totalité des axes routiers sont ouverts à la circulation et seuls 1.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi matin, dont 800 en Savoie, sur les plus de 5.000 déconnectés la veille, selon le gestionnaire du réseau Enedis. Si plus aucun massif alpin n’est classé en alerte maximum avalanche, la Maurienne, la Vanoise, le Beaufortain, le Mont-Blanc, l’Oisans, les Grandes Rousses, Haute-Tarentaise, Belledonne et la Haute-Maurienne sont en risque “fort” (4/5) selon Météo France, qui appelle à la “plus grande prudence”.”L’activité avalancheuse sera nettement plus réduite que jeudi dans les Alpes mais de grandes avalanches sont encore possibles (…) jusqu’à vendredi après-midi”, prévient ainsi le service météorologique dans son dernier bulletin.Le vigilance orange en Savoie est entrée en vigueur à 10H00 pour une fin d’événement prévue à 16H00 vendredi.Les avalanches “pourront localement atteindre des infrastructures ou des routes habituellement exposées”, avertit Météo France, ajoutant que “les quantités de neige fraîche au sol sont remarquables pour la période” avec des cumuls “atteignant 1 mètre de neige dès le bas des stations de sports d’hiver”.- “Simple présence” -Dans cette neige récente, quelle que soit l’altitude, “une simple présence humaine (skieur, randonneur…) pourrait suffire à déclencher des avalanches d’ampleur. Avec le retour des éclaircies, des départs spontanés sont également à prévoir avant une stabilisation progressive du manteau neigeux”, met également en garde la préfecture.En raison des intempéries survenues jeudi en Italie, le tunnel du Mont-Blanc était toujours fermé dans les deux sens de circulation pour les poids lourds et des files d’attente s’étaient constituées aux abords.L’accès au tunnel du Fréjus, côté français, était également perturbé avec plusieurs kilomètres de bouchons et des poids lourds stockés sur une aire de régulation.La SNCF a de son côté indiqué que la circulation des trains TER resterait perturbée toute la journée dans le département, certaines lignes étant interrompues.Jeudi, de nombreuses routes et tunnels ont été coupés dans les zones affectées en France, en Suisse et en Italie en raison de chutes d’arbres ou de risques d’avalanches et des écoles sont restées fermées toute la journée. Plusieurs stations françaises ont confiné leurs habitants et fermé leur domaine skiable.bur-mlv-mla-ahe/chp/dch   

Avalanches: un décès en Savoie, toujours en vigilance orange

Après d’abondantes chutes de neige, une alerte vigilance orange aux avalanches reste en vigueur vendredi en Savoie, où un Britannique de 27 ans, enseveli la veille dans la station de Val Thorens, est décédé.Le jeune homme, qui se trouvait sur le bord d’une route, a été emporté vers 10H00 sur une quinzaine de mètres par une avalanche à l’entrée de la station savoyarde, explique le parquet d’Albertville. Retrouvé en arrêt cardio-vasculaire, il a été transporté au centre hospitalier de Grenoble mais est décédé dans la soirée, précise le procureur Benoît Bachelet dans un communiqué.Deux autres coulées ont atteint Les Menuires, une station de ski voisine, jeudi sans faire de victime, selon la préfecture qui appelle à la plus grande vigilance en raison de l’instabilité du manteau neigeux. Comme les Alpes françaises et suisses, le nord de l’Italie a été frappé jeudi par de fortes pluies qui se sont transformées en neige en altitude. Trois personnes sont décédées dans ces intempéries: un père de 64 ans et son fils de 33 ans emportés dans leur voiture par un torrent en crue en Vénétie (nord-est) et un nonagénaire retrouvé mort dans sa maison inondée dans le Piémont (nord-ouest). Dans les Alpes françaises, des départs de plaque de petites coulées étaient visibles vendredi sur les flancs de montagne et des tirs de déclenchement préventif d’avalanche se faisaient entendre à Val Thorens, où le soleil était de retour. La station, de nouveau accessible, a progressivement rouvert son domaine skiable, en déconseillant fortement le ski hors piste et la randonnée hors des zones balisées.- 4 sur 5 -La quasi totalité des axes routiers sont ouverts à la circulation et seuls 1.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi matin, dont 800 en Savoie, sur les plus de 5.000 déconnectés la veille, selon le gestionnaire du réseau Enedis. Si plus aucun massif alpin n’est classé en alerte maximum avalanche, la Maurienne, la Vanoise, le Beaufortain, le Mont-Blanc, l’Oisans, les Grandes Rousses, Haute-Tarentaise, Belledonne et la Haute-Maurienne sont en risque “fort” (4/5) selon Météo France, qui appelle à la “plus grande prudence”.”L’activité avalancheuse sera nettement plus réduite que jeudi dans les Alpes mais de grandes avalanches sont encore possibles (…) jusqu’à vendredi après-midi”, prévient ainsi le service météorologique dans son dernier bulletin.Le vigilance orange en Savoie est entrée en vigueur à 10H00 pour une fin d’événement prévue à 16H00 vendredi.Les avalanches “pourront localement atteindre des infrastructures ou des routes habituellement exposées”, avertit Météo France, ajoutant que “les quantités de neige fraîche au sol sont remarquables pour la période” avec des cumuls “atteignant 1 mètre de neige dès le bas des stations de sports d’hiver”.- “Simple présence” -Dans cette neige récente, quelle que soit l’altitude, “une simple présence humaine (skieur, randonneur…) pourrait suffire à déclencher des avalanches d’ampleur. Avec le retour des éclaircies, des départs spontanés sont également à prévoir avant une stabilisation progressive du manteau neigeux”, met également en garde la préfecture.En raison des intempéries survenues jeudi en Italie, le tunnel du Mont-Blanc était toujours fermé dans les deux sens de circulation pour les poids lourds et des files d’attente s’étaient constituées aux abords.L’accès au tunnel du Fréjus, côté français, était également perturbé avec plusieurs kilomètres de bouchons et des poids lourds stockés sur une aire de régulation.La SNCF a de son côté indiqué que la circulation des trains TER resterait perturbée toute la journée dans le département, certaines lignes étant interrompues.Jeudi, de nombreuses routes et tunnels ont été coupés dans les zones affectées en France, en Suisse et en Italie en raison de chutes d’arbres ou de risques d’avalanches et des écoles sont restées fermées toute la journée. Plusieurs stations françaises ont confiné leurs habitants et fermé leur domaine skiable.bur-mlv-mla-ahe/chp/dch   

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Intempéries en Italie du Nord: le bilan monte à trois morts

Les corps de deux personnes portées disparues lors d’une vague d’intempéries ayant frappé le nord de l’Italie ont été retrouvés vendredi, ont annoncé les pompiers, ce qui fait monter le bilan à trois morts.Les corps d’un homme de 64 ans et de son fils de 33 ans, dont la voiture avait été emportée par la violente crue d’un torrent, ont été retrouvés près de Vicence en Vénétie (nord-est).Le président de la région Vénétie Luca Zaia a présenté ses “condoléances à celle qui a perdu un mari et un fils”, déplorant une “tragédie inimaginable”.Les deux hommes ont péri alors qu’ils s’étaient portés volontaires et étaient en route pour contribuer aux opérations de secours.Jeudi, un nonagénaire avait été retrouvé dans sa maison inondée dans le Piémont (nord-ouest).Comme les Alpes françaises et suisses, le nord de l’Italie a été frappé jeudi par de fortes pluies qui se sont transformées en neige en altitude, entraînant de nombreuses coupures de routes en raison de glissements de terrain ainsi que des inondations.Des dizaines de personnes ont dû être évacuées, parfois avec leurs animaux domestiques, de zones inondées.Dans le Val d’Aoste, environ 5.000 familles étaient privées de courant jeudi soir, selon le gestionnaire local du réseau électrique.Des images de l’AFP montrent des rues envahies par la boue à Monteu da Po, dans le Piémont, la petite localité où les pompiers ont trouvé jeudi le nonagénaire décédé. Dans d’autres localités de cette région, des débris ont recouvert les rues.Il y a un mois, le centre de l’Italie avait été touché par les intempéries.En Toscane des dizaines de personnes avaient été évacuées et des militaires avaient été déployés à Pise pour disposer des sacs de sable en guise de protection sur les rives du fleuve Arno qui traverse la ville avant de se jeter dans la mer.La région voisine de l’Emilie-Romagne avait elle aussi été touchée par ces intempéries, moins graves cependant que celles de mai 2023 qui avaient entraîné la mort de 17 personnes et des milliards d’euros de dégâts.Les scientifiques ont établi que le changement climatique causé par les activités humaines accroît les risques de catastrophes naturelles comme les inondations.

Quatre mois après Chido, Mayotte attend toujours sa reconstruction

Quatre mois après le passage du cyclone Chido, qui a dévasté l’archipel le 14 décembre, les habitants de Mayotte peinent à entrevoir une véritable relance, malgré les promesses de l’État et l’adoption d’une loi d’urgence en février.Les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications ont été rétablis en urgence. Mais les Mahorais attendent toujours le début des grands chantiers. Entre manque de financements, coordination laborieuse et pénurie de matériaux, le processus patine, estiment nombre d’habitants.”Tout prend énormément de temps”, souffle Hamidat Soilihi, cadre de santé dont les deux appartements à Labattoir, en Petite-Terre, ont été soufflés par le cyclone et qui vit depuis chez sa mère, avec ses trois enfants. Le toit emporté, les murs en bois effondrés, l’eau infiltrée à l’étage inférieur… Malgré une assurance habitation (un cas rare à Mayotte, où seuls 6% des logements sont couverts selon la Caisse centrale de réassurance), elle n’a reçu qu’une aide minimale pour “bâcher et éviter les infiltrations”.A Tsingoni (ouest), Johann Andrade campe lui aussi dans l’attente. Le toit de sa maison a disparu. “Le propriétaire a voulu refaire la toiture et l’isolation mais il n’a pas trouvé assez de matériel”, raconte l’enseignant qui a trouvé refuge chez une amie, comme beaucoup de sinistrés privés de logement.- “Attente” -Chez les professionnels, le constat est partagé. “Aucun grand chantier n’a démarré”, confirme Yves-Michel Daunar, directeur de l’Établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (Epfam).Un nouvel établissement public foncier, piloté par un général et censé absorber l’Epfam, doit coordonner la reconstruction dans l’archipel. Mais selon lui, “la coordination aurait pu se faire par des structures locales en attendant”.Résultat: “La mise en chantier traîne”, tout comme “les financements”, dit-il, concédant que “le temps de reconstruction est toujours un temps long”.Même les chantiers en cours avant Chido sont à l’arrêt. “Les premières semaines, il y a eu pénurie de matériaux, puis il a fallu attendre les experts. Et maintenant, nous attendons les financements”, résume Julian Champiat, le président de la Fédération mahoraise du BTP.”Tout va très lentement” et “tout le monde est en attente”, poursuit-il. A la tête d’une société d’étanchéité, il envisage de placer ses salariés en chômage partiel alors que “les besoins sont énormes sur le territoire”.Selon l’Iedom, la banque centrale des territoires ultramarins, 100% des entreprises locales ont été impactées par le cyclone, 67% ne prévoient pas de retour à une activité normale avant au moins six mois et 30% disent craindre une défaillance.- Un président très attendu -Dans ce contexte, la visite d’Emmanuel Macron, attendu lundi dans le cadre d’une tournée dans l’océan Indien, suscite espoirs et crispations. A Mayotte, le chef de l’Etat rencontrera élus, habitants et agriculteurs. L’occasion, selon l’Élysée, de faire “le point sur la reconstruction”.Mais les Mahorais veulent surtout des actes. “On en a tous marre”, lâche Alexandre Grau, père d’un nourrisson, qui a perdu son toit à Tsingoni et constate que “rien n’a changé” quatre mois après Chido, qui a fait au moins 40 morts. “Tout le monde est obligé d’être en colocation, il n’y a plus assez de logements”, dénonce-t-il.Même impatience du côté des élus. “On voit encore des montagnes de déchets, des fils électriques par terre, des toits à l’air libre”, déplore le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla.Et de rappeler: “On nous a annoncé 100 millions d’euros de fonds d’amorçage, mais on n’a toujours rien vu”.Le gouvernement assure pourtant être à la manœuvre. “Nous n’avons pas abandonné Mayotte”, a assuré dans une vidéo diffusée jeudi soir le ministre des Outre-mer Manuel Valls, qui accompagnera le chef de l’Etat.Tout en reconnaissant que “pour beaucoup de nos compatriotes mahorais, la vie quotidienne reste très difficile”, il a rappelé que l’Etat a “déployé une mobilisation sans précédent (…) pour répondre aux besoins quotidiens” de la population, mettant en avant les travaux d’urgence pour rétablir l’eau, l’électricité ou les télécommunications.Très attendue, une future loi de “refondation” de Mayotte, en préparation depuis plusieurs mois, sera présentée prochainement en Conseil des ministres.Mais sur le terrain, l’impatience domine. Pour Julian Champiat, comme pour de nombreux Mahorais, l’heure n’est plus aux promesses. “On ne peut pas avoir connu une telle catastrophe et continuer à attendre.”

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Quatre mois après Chido, Mayotte attend toujours sa reconstruction

Quatre mois après le passage du cyclone Chido, qui a dévasté l’archipel le 14 décembre, les habitants de Mayotte peinent à entrevoir une véritable relance, malgré les promesses de l’État et l’adoption d’une loi d’urgence en février.Les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications ont été rétablis en urgence. Mais les Mahorais attendent toujours le début des grands chantiers. Entre manque de financements, coordination laborieuse et pénurie de matériaux, le processus patine, estiment nombre d’habitants.”Tout prend énormément de temps”, souffle Hamidat Soilihi, cadre de santé dont les deux appartements à Labattoir, en Petite-Terre, ont été soufflés par le cyclone et qui vit depuis chez sa mère, avec ses trois enfants. Le toit emporté, les murs en bois effondrés, l’eau infiltrée à l’étage inférieur… Malgré une assurance habitation (un cas rare à Mayotte, où seuls 6% des logements sont couverts selon la Caisse centrale de réassurance), elle n’a reçu qu’une aide minimale pour “bâcher et éviter les infiltrations”.A Tsingoni (ouest), Johann Andrade campe lui aussi dans l’attente. Le toit de sa maison a disparu. “Le propriétaire a voulu refaire la toiture et l’isolation mais il n’a pas trouvé assez de matériel”, raconte l’enseignant qui a trouvé refuge chez une amie, comme beaucoup de sinistrés privés de logement.- “Attente” -Chez les professionnels, le constat est partagé. “Aucun grand chantier n’a démarré”, confirme Yves-Michel Daunar, directeur de l’Établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte (Epfam).Un nouvel établissement public foncier, piloté par un général et censé absorber l’Epfam, doit coordonner la reconstruction dans l’archipel. Mais selon lui, “la coordination aurait pu se faire par des structures locales en attendant”.Résultat: “La mise en chantier traîne”, tout comme “les financements”, dit-il, concédant que “le temps de reconstruction est toujours un temps long”.Même les chantiers en cours avant Chido sont à l’arrêt. “Les premières semaines, il y a eu pénurie de matériaux, puis il a fallu attendre les experts. Et maintenant, nous attendons les financements”, résume Julian Champiat, le président de la Fédération mahoraise du BTP.”Tout va très lentement” et “tout le monde est en attente”, poursuit-il. A la tête d’une société d’étanchéité, il envisage de placer ses salariés en chômage partiel alors que “les besoins sont énormes sur le territoire”.Selon l’Iedom, la banque centrale des territoires ultramarins, 100% des entreprises locales ont été impactées par le cyclone, 67% ne prévoient pas de retour à une activité normale avant au moins six mois et 30% disent craindre une défaillance.- Un président très attendu -Dans ce contexte, la visite d’Emmanuel Macron, attendu lundi dans le cadre d’une tournée dans l’océan Indien, suscite espoirs et crispations. A Mayotte, le chef de l’Etat rencontrera élus, habitants et agriculteurs. L’occasion, selon l’Élysée, de faire “le point sur la reconstruction”.Mais les Mahorais veulent surtout des actes. “On en a tous marre”, lâche Alexandre Grau, père d’un nourrisson, qui a perdu son toit à Tsingoni et constate que “rien n’a changé” quatre mois après Chido, qui a fait au moins 40 morts. “Tout le monde est obligé d’être en colocation, il n’y a plus assez de logements”, dénonce-t-il.Même impatience du côté des élus. “On voit encore des montagnes de déchets, des fils électriques par terre, des toits à l’air libre”, déplore le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla.Et de rappeler: “On nous a annoncé 100 millions d’euros de fonds d’amorçage, mais on n’a toujours rien vu”.Le gouvernement assure pourtant être à la manœuvre. “Nous n’avons pas abandonné Mayotte”, a assuré dans une vidéo diffusée jeudi soir le ministre des Outre-mer Manuel Valls, qui accompagnera le chef de l’Etat.Tout en reconnaissant que “pour beaucoup de nos compatriotes mahorais, la vie quotidienne reste très difficile”, il a rappelé que l’Etat a “déployé une mobilisation sans précédent (…) pour répondre aux besoins quotidiens” de la population, mettant en avant les travaux d’urgence pour rétablir l’eau, l’électricité ou les télécommunications.Très attendue, une future loi de “refondation” de Mayotte, en préparation depuis plusieurs mois, sera présentée prochainement en Conseil des ministres.Mais sur le terrain, l’impatience domine. Pour Julian Champiat, comme pour de nombreux Mahorais, l’heure n’est plus aux promesses. “On ne peut pas avoir connu une telle catastrophe et continuer à attendre.”

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Trump réautorise la pêche commerciale dans un vaste sanctuaire marin du Pacifique

Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret visant à réautoriser la pêche commerciale dans un vaste sanctuaire marin situé au beau milieu de l’océan Pacifique et abritant l’un des écosystèmes les plus vulnérables au monde.Ce sanctuaire, nommé Pacific Remote Islands Marine National Monument, avait été créé début janvier 2009 par le président George W. Bush puis largement étendu en 2014 par son successeur Barack Obama.Il comprend aujourd’hui plus de 1,2 million de kilomètres carrés d’eaux protégées – soit près de deux fois la superficie du Texas – autour de sept îles et atolls de l’océan Pacifique.La pêche commerciale ainsi que l’extraction de ressources, notamment minières, y étaient jusqu’ici interdites, mais la pêche traditionnelle et de loisir continuaient d’être permises.Selon Donald Trump, cette interdiction de pêche commerciale “désavantage(ait) les pêcheurs commerciaux honnêtes des États-Unis” en les poussant “à pêcher plus loin au large dans les eaux internationales pour rivaliser avec des flottes étrangères mal réglementées et fortement subventionnées”.Et “une pêche commerciale correctement gérée ne mettrait pas en danger les objets d’intérêt scientifique et historique” protégés par le sanctuaire, a-t-il affirmé.Les zones maritimes qui composent le sanctuaire abritent des récifs coralliens vierges ainsi que de nombreuses espèces en danger, parmi lesquelles des oiseaux de mer et certains requins et baleines. Elles figurent parmi les environnements tropicaux marins les plus immaculés et vulnérables de la planète, notamment face au changement climatique.Autant de zones qui seront, avec ce décret, désormais en partie accessibles à la pêche commerciale. L’interdiction est ainsi levée sur de larges secteurs au large des îles et atolls, “pour les navires battant pavillon des Etats-Unis”.Des permis de pêche pourront également être “délivrés à des navires battant pavillon étranger pour qu’ils puissent transporter des poissons pêchés par des pêcheurs américains”, est-il ajouté dans le décret.Dans ce texte, Donald Trump enjoint également à son gouvernement d'”amender ou abroger toutes les réglementations contraignantes qui restreignent la pêche commerciale” dans le sanctuaire.Depuis son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier, le républicain, ouvertement climatosceptique, s’attaque à de nombreuses normes environnementales et assume mener une politique de dérégulation pour favoriser l’économie.