AFP Top News

Marine Tondelier réélue sans surprise à la tête des Ecologistes

Malgré les critiques internes, la patronne des Écologistes Marine Tondelier a été réélue samedi à la tête du parti, plébiscitée par une large majorité des adhérents, et sera donc à la manoeuvre pour les municipales et la présidentielle, après l’échec cinglant aux Européennes.L’élue d’Hénin-Beaumont, qui a explosé médiatiquement ces dernières années, a été élue, dès le premier tour, avec 73% des voix, sur un total de 6.700 votants parmi les près de 14.000 adhérents invités à voter.Malgré des reproches sur sa gestion de l’affaire Julien Bayou, et l’échec cinglant des Européennes (5,5%), elle arrive loin devant ses trois concurrents, moins connus: l’ex-eurodéputée Karima Delli (13%), le maire-adjoint de Paris Florentin Letissier (8%) et l’adjointe à la mairie de Bordeaux Harmonie Lecerf-Meunier (6%), proche de la députée Sandrine Rousseau. Lors d’une visioconférence, Marine Tondelier, à la tête de la formation écologiste depuis décembre 2022, s’est dite “très très fière de ce résultat qui témoigne d’une confiance des militants”. Un résultats à 73% “avec trois concurrents en face, c’est quand même, je pense, assez rare dans la vie des partis”, s’est-elle félicitée.La députée Sandrine Rousseau, très critique de la gestion du parti, se retrouve évincée du bureau politique en raison d’une modification du quota des représentants franciliens dans cette instance.Le maire de Grenoble Eric Piolle, qui visait un poste de porte-parole, contre la volonté de Marine Tondelier, est, lui, en ballotage et devra en passer par un deuxième tour.  Les adhérents étaient invités à voter, de mercredi à vendredi, pour la secrétaire nationale, mais aussi pour le secrétariat exécutif (6 personnes), et pour le bureau politique (12 personnes). Les opposants de Marine Tondelier ont dénoncé ces dernières semaines une récente modification des règles électorales, visant à les simplifier, mais qui au final, selon eux, les a complexifiées et a surtout été destinée à servir la secrétaire nationale. “Nous aurions fait des résultats peut-être même plus importants avec les anciennes règles”, a-t-elle rétorqué.La patronne des Ecologistes, à l’emblématique veste verte, soutenue notamment par les ex-candidats à la présidentielle Yannick Jadot, Noël Mamère et Eva Joly, ainsi que par une majorité de maires écologistes, l’emporte dans toutes les instances du parti.Sa liste gagne notamment la quasi-totalité du secrétariat exécutif (composé de deux secrétaires nationaux adjoints, deux porte-parole et un trésorier).- “digne de LFI” -Au total, sa liste obtient par ailleurs huit des douze postes du bureau politique.De même, dix des onze membres du Comité électoral lui sont rattachés. “C’est digne de LFI. Celles et ceux qui n’ont pas soutenu Tondelier peuvent tranquillement abandonner leurs ambitions législatives ou partir ailleurs”, dénonce un écologiste.Marine Tondelier avait déjà remporté la semaine dernière un premier vote sur la désignation d’une partie des membres du conseil fédéral, sorte de Parlement du parti. Alors que ses opposants soulignent qu’elle n’y a obtenu qu’une majorité relative, la secrétaire nationale rétorque qu’elle a néanmoins la minorité de blocage.  “Marine Tondelier élimine les gens pour être la seule candidate possible en 2027”, accuse l’écologiste.Celle qui a émergé médiatiquement au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale, en se posant en trait d’union de la gauche, se défend de toute ambition présidentielle. “Le nombre de candidats à gauche commence à ressembler au métro aux heures de pointe”, regrettait-elle récemment. Mais ses partenaires ne sont pas dupes. “Bien sûr qu’elle veut y aller”, souffle un député socialiste, tandis que Manuel Bompard, coordinateur de LFI, estime “qu’il y a une part de positionnement tactique chez Marine Tondelier dans son rôle de trait d’union de la gauche”.Dernière étape du congrès, un nouveau vote est prévu du 24 au 26 pour désigner la dernière partie du conseil fédéral, avant une “convention d’investiture” le 26 à Pantin.Marine Tondelier devrait y poser des jalons sur sa stratégie pour les municipales et la présidentielle. Elle a d’ailleurs expliqué qu’elle n’était “pas contre” une primaire pour 2027,  mais que la question était “prématurée”.

Jeune tué près de Lyon: trois personnes, dont le principal suspect, mises en examen et écrouées

Trois personnes, dont le principal suspect, ont été mises en examen et écrouées samedi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un jeune homme de 19 ans abattu début avril près d’une école à Vaulx-en-Velin, a constaté un correspondant de l’AFP au tribunal de Lyon.Deux hommes de 19 et 20 ans et une jeune femme de 18 ans ont été mis en examen dans le cadre de l’instruction ouverte pour “meurtre en bande organisée”, “complicité” et “association de malfaiteurs” notamment, puis présentés devant un juge des libertés et de la détention.L’auteur présumé des coups de feu mortels, 19 ans, avait été interpellé mercredi à son domicile du Val-d’Oise. Selon le journal Aujourd’hui/Le Parisien, il aurait été recruté “via les réseaux sociaux”.Il a fait valoir son droit au silence.”Il faut être très prudent, l’information (judiciaire, ndlr) va être longue et complexe. Il ne faut pas encore tirer de conclusions hâtives”, a déclaré son avocat Me Naguin Zekkouti, appelant à la prudence sur le mode de recrutement des protagonistes.Les deux autres personnes avaient été arrêtées mercredi également, en région lyonnaise.”Il faut faire attention que la pression politique qui parle de narcotrafic ne conduise pas à une procédure expéditive. On n’a pas de certitudes sur tout à ce stade”, a pour sa part réagi Me Elise Rey-Jacquot, qui défend la jeune femme mise en cause, accusée d’avoir rendu des services à l’équipe.Le troisième suspect, venu d’Avignon et présent sur les lieux lors des faits, dont le rôle n’a pas été explicité à ce stade, nie avoir eu connaissance de l’entreprise criminelle au moment de sa venue dans la région lyonnaise, rapporte son avocat Me Philippe Duplan.Le 7 avril, un jeune de 19 ans a été tué dans la rue de plusieurs balles dans la tête à proximité d’une école primaire de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue est de Lyon.Des trafiquants de drogue se livrent à une “guerre des gangs” dans ce quartier et le jeune homme se trouvait près d’un point de deal, selon les autorités.L’enquête pour “assassinat”, ouverte par le parquet de Lyon, a été confiée aux policiers spécialisés dans la criminalité organisée.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les vins de Bourgogne dans la course à la décarbonation

Moins de verre et de métal, plus d’engrais naturels et de haies: les vins de Bourgogne se sont lancés dans un plan tous azimuts pour atteindre la neutralité carbone dès 2035, quinze ans avant l’objectif de la France.C’est “très ambitieux”, confesse à l’AFP Laurent Delaunay, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). “Mais le dérèglement climatique est quelque chose de très grave. On est bien placés pour le voir”, dit-il en référence aux dégâts causés à la vigne par les aléas climatiques.D’ici à 2035, les vins de Bourgogne ambitionnent donc de réduire de 60% leur émission de gaz à effet de serre. Les 40% restants, un “minimum incompressible” selon M. Delaunay, doivent être “compensés” par des mesures de stockage de carbone, comme la plantation de haies et d’arbres.Le plan n’en est encore qu’à ses débuts: sur les quelque 3.500 domaines de Bourgogne, seuls 150 comptes ont été ouverts sur la plateforme WinePilot, qui permet aux vignerons d’évaluer leur empreinte carbone et de la réduire. “Mais il n’y en avait que 60 il y a six mois”, se félicite Mathieu Oudot, chef du projet neutralité au BIVB, qui veut y voir une “dynamique en train de prendre”.Pour atteindre son objectif, la profession s’attaque d’abord au plus gros contributeur : la bouteille, qui pèse 25% du carbone. “Nos bouteilles passent cette année à 420 grammes, contre 520 auparavant. Cela représente 500 tonnes de verre en moins, soit 100 tonnes de CO2″, l’équivalent de plus de 50 allers-retours Paris-New York en avion, se félicite Frédéric Drouhin, de la Maison Drouhin, à Beaune (Côte d’Or).Mais toucher à la dive bouteille, même si elle est devenue diabolique par son empreinte carbone, nécessite de s’attaquer à un tabou dans une Bourgogne où on estime souvent qu’un bon vin nécessite un flacon de poids.”On a sondé nos clients”, rétorque Frédéric Drouhin. “Et ils ne sont pas choqués, même pour les grands vins.”- Tondeuses naturelles -Alléger la bouteille ne suffira pas. “Il va falloir qu’il y ait des pratiques qui changent”, avertit Boris Champy, à la tête d’un des premiers domaines de France à être passé, dès 1984, en biodynamie, forme plus exigeante de l’agriculture biologique qui lutte contre les maladies à l’aide de tisanes ou de bouses de vaches, et émet moins de gaz à effets de serre.Le résultat est visible: alors que la parcelle de son voisin est revêtue d’un triste sol nu, des milliers de pâquerettes pointent leurs couleurs au milieu du domaine de Boris, à Nantoux (Côte d’Or). Entre les rangs, des moutons pâturent, véritables tondeuses naturelles qui “évitent un passage en tracteur” tout en laissant au sol un engrais naturel. Boris Champy n’a pas la prétention de demander à tous de suivre son exemple mais certaines de ses pratiques peuvent être reprises, croit-il, par exemple l’abolition des capsules en métal qui recouvrent les bouchons.Autre usage à éradiquer, selon lui: le brûlage des sarments (tiges coupées lors de la taille) qui charge l’air de C02 alors que, broyés, ils peuvent apporter aux sols de précieuses matières organiques.Outre la vigne, la neutralité se fera également dans les chais, estime la coopérative de La Chablisienne, premier producteur de Chablis (Yonne). Quand il a fallu penser à un nouvel entrepôt, elle a opté pour la réhabilitation d’une ancienne carrière plutôt qu’une nouvelle construction.”Elle aurait coûté 8 millions d’euros, contre 2,5 millions pour cette carrière. Et ici, la température reste toute l’année à 12-14 degrés, donc pas besoin de climatiser, ce qui économise beaucoup d’énergie. C’est une belle opération pour nous et pour la planète”, se réjouit Damien Leclerc, directeur général de La Chablisienne.Pour lui, l’objectif de neutralité en 2035 “semble réaliste”. “De toute façon, même si on s’arrête aux trois quarts du chemin, on aura quand même déjà parcouru trois quarts du chemin”.

Poitiers: enquête ouverte pour “séquestration et enlèvement” d’un adolescent

Le parquet de Poitiers a annoncé samedi avoir ouvert une enquête pour “séquestration et enlèvement” après la disparition d’un adolescent de 12 ans dont les parents n’ont plus de nouvelles depuis une semaine.”L’enquête avait été initialement ouverte pour disparition inquiétante. Elle se poursuit, depuis hier, sous la qualification d’enlèvement et séquestration”, a indiqué le procureur de Poitiers Cyril Lacombe.Vendredi, la police avait diffusé un appel à témoins sur la disparition, “signalée le 17 avril” sur Poitiers-Buxerolles, de ce jeune de 12 ans, à la corpulence mince, aux cheveux châtains et mesurant 1,35 m.On ignore à ce stade les circonstances de la disparition de cet adolescent qui a fugué dans le passé, selon une source proche de l’enquête.”Là ça fait une semaine (…) et on n’a pas vraiment de pistes pour l’instant”, a-t-elle précisé.Toujours dans la Vienne, le parquet avait ouvert le 11 avril une enquête pour “disparition inquiétante” d’une joggeuse de 28 ans. Trois jours plus tard, une information judiciaire était ouverte pour “enlèvement et séquestration”.

Nouvelle tendance fitness, l’Hyrox rassemble plus de 10.000 sportifs déchaînés au Grand Palais

Inventé il y a huit ans en Allemagne par deux anciens athlètes de haut niveau, l’Hyrox a investi de vendredi à dimanche le Grand Palais à Paris où plus de 10.000 adeptes sont appelés à participer à cette compétition exigeante, mélange de force et d’endurance.L’Hyrox, mot-valise associant les termes hybride et rockstar, combine la course à pied traditionnelle avec deux types d’exercice: ceux de musculation (pas en avant avec charges, lancers et déplacements d’objets) et de cardio à haute intensité (rameurs, burpees…).Lieu de plusieurs épreuves des JO de Paris, le Grand Palais est redevenu le temps d’un week-end une arène pour fondus de sport, achevant le plus souvent à bout de souffle et trempés de sueur un parcours du combattant ultramoderne.”Le cadre est fou ! On a le Grand Palais pour nous comme les escrimeurs l’été dernier”, apprécie Valentine, 29 ans et professeur d’EPS en région parisienne, quelques minutes avant de s’élancer pour son premier Hyrox en duo, avec son conjoint triathlète.De grands rayons de soleil transpercent la verrière du célèbre bâtiment, éclairant des installations aussi excitantes qu’intimidantes pour les néophytes: piste de course, traîneaux lestés à pousser et tirer, sacs de sable de 20 kilos, rameurs dernier cri.- “Un peu de torture, beaucoup de fun” -“C’est un peu de torture, mais surtout beaucoup de fun”, lâche exténué et ravi Maxime, étudiant de 22 ans, tout juste sorti de l’ultime épreuve de la compétition, le “wall ball”, qui consiste à lancer cent fois une balle de 6 kilos sur une cible en hauteur.Quatre-vingt-treize courses sont prévues dans le monde en 2025. Elles affichent toutes complet ou presque des mois à l’avance, malgré un prix d’inscription relativement élevé (entre 60 et 139 euros, selon les catégories pour l’événement du Grand Palais).”On trouvait qu’il y avait un vide. Beaucoup de gens allaient à la salle et faisaient des entraînements, mais il n’existait pas de véritables courses de fitness où ils pouvaient mettre en pratique leurs efforts”, explique à l’AFP l’Allemand Moritz Fürste, co-fondateur de la marque et triple médaillé olympique en hockey sur gazon.Au programme d’un Hyrox, huit kilomètres de course, entrecoupés tous les mille mètres d’un exercice fonctionnel à terminer le plus rapidement possible, devant des juges qui s’assurent que les athlètes réalisent des gestes conformes au règlement.”Nous n’avons pas réinventé la roue, nous avons assemblé huit entraînements, y avons ajouté du running et créé un sport compétitif à partir de tout ça “, détaille M. Fürste, qui estime que la difficulté de l’Hyrox vient avant tout de la longueur de l’épreuve.- Haut niveau -Les plus performants mettent environ une heure – le record du monde, détenu par l’Américain Hunter McIntyre, est de 53 minutes et 22 secondes -, tandis que les débutants espèreront terminer en moins de deux. “Peu importe le temps que tu mets, d’ailleurs il n’y pas de limite, l’important c’est surtout de se dépasser, de faire du travail de force, d’endurance”, détaille Joffrey Voisin, 43 ans et actuellement meilleur Français de cette discipline en plein essor.Coach en salle depuis 20 ans à Paris, il s’est spécialisé depuis peu dans l’accompagnement de sportifs souhaitant participer aux Hyrox. “Au début, les gens me prenait pour un Ovni, mais maintenant on sent un vrai engouement”, dit-il satisfait.Au 19 avril 2025, 604 salles de sports affiliées en France proposent des sessions d’entraînement à l’Hyrox.Et en plus de donner des cours, Joffrey s’entraîne 15 à 20 heures par semaine pour espérer entrer dans le top 15 mondial cette année.Ce classement offre une place pour les Championnats du monde en juin. “J’ai participé déjà trois fois aux finales. A chaque fois en passant la ligne, j’ai ressenti un gros relâchement, un sentiment de zénitude”, décrit enthousiaste le recordman de France.Il s’élancera en duo dimanche, sous les encouragements de milliers de spectateurs réunis le long des coursives du Grand Palais, décidément devenu depuis l’été dernier le lieu d’exploits sportifs à haute intensité.

Poitiers: enquête ouverte pour “disparition inquiétante” d’un adolescent

Un appel à témoins a été diffusé et une enquête ouverte après la “disparition inquiétante” à Poitiers d’un adolescent de 12 ans dont les parents n’ont plus de nouvelles depuis une semaine, a-t-on appris samedi de sources policière et proche de l’enquête.”Une enquête a été ouverte pour disparition inquiétante et les services de police sont mobilisés pour essayer de le retrouver”, a indiqué à l’AFP une source policière.Vendredi, la police avait diffusé un appel à témoins sur la disparition, “signalée le 17 avril”, de ce jeune de 12 ans, à la corpulence mince, aux cheveux châtains et mesurant 1,35 m.On ignore à ce stade les circonstances de la disparition de cet adolescent qui a fugué dans le passé, selon une source proche de l’enquête.”Là ça fait une semaine (…) et on n’a pas vraiment de pistes pour l’instant”, a-t-elle précisé.Toujours dans la Vienne, le parquet avait ouvert le 11 avril une enquête pour “disparition inquiétante” d’une joggeuse de 28 ans. Trois jours plus tard, une information judiciaire était ouverte pour “enlèvement et séquestration”.