AFP Top News

Trump slams ‘weak’ judges as deportation row intensifies

The clash over President Donald Trump’s bid to exercise unprecedented powers in deporting migrants deepened Sunday as he again bashed the judiciary, while a top Democrat warned the country was “closer and closer” to a constitutional crisis.The latest events followed a dramatic intervention by the Supreme Court in the pre-dawn hours of Saturday to temporarily …

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Alexander-Arnold fires Liverpool to brink of title, Leicester relegated

Trent Alexander-Arnold fired Liverpool to the brink of the Premier League title as his late strike sealed a 1-0 win that relegated Leicester after Arsenal’s 4-0 rout of Ipswich delayed the leaders’ coronation on Sunday.Arne Slot’s side could have clinched a record-equalling 20th English title with a combination of an Arsenal loss and a victory …

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Trump eyes gutting US diplomacy in Africa, cutting soft power: draft plan

The United States would drastically reduce its diplomatic footprint in Africa and scrap State Department offices dealing with climate change, democracy and human rights, according to a draft White House order.The executive order, framed as a strategy to cut costs while “reflecting the priorities” of the White House, also lays out measures to slash US soft …

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Ukrainian troops celebrate Easter as blasts punctuate Putin’s truce

Chaplain Volodymyr was in the middle of his Easter prayer near the front in Ukraine’s Donetsk region when another explosion blasted out, piercing the air despite a 30-hour truce announced by Russia for the holiday.”Christ died and rose again… this is their truce” Volodymyr told AFP journalists after the blast, before continuing: “He gave his …

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Adolescent disparu près de Poitiers: la mère et la soeur en garde à vue

Trois personnes, dont la mère et la soeur de l’adolescent disparu pendant plus d’une semaine près de Poitiers puis retrouvé samedi, ont été placées en garde à vue, a-t-on appris dimanche d’une source policière.Le parquet de Poitiers a confirmé “des garde à vue en cours” sans préciser de qui il s’agissait.La garçon âgé de 12 ans avait été retrouvé en bonne santé chez un proche de la famille, qui a depuis été placé en garde à vue, a indiqué à l’AFP la source policière.Quelques heures plus tard, la mère et la soeur de l’adolescent étaient également placées en garde à vue, les enquêteurs soupçonnant la mère d’avoir orchestré une “manipulation” dans un contexte familial tendu, selon la même source.L’adolescent était porté disparu depuis plus d’une semaine et la police avait diffusé vendredi un appel à témoins. Une enquête était par ailleurs ouverte par le parquet pour “enlèvement et séquestration”.Le parquet a indiqué avoir pris “une ordonnance de placement provisoire concernant le jeune garçon”.

L’influence française disputée dans l’océan Indien

Mayotte, îles Eparses … La France, confrontée à une souveraineté contestée sur plusieurs de ses territoires et aux ambitions croissantes de la Chine et de la Russie, joue les équilibristes dans l’océan Indien, où Emmanuel Macron entame lundi une tournée de cinq jours.Le chef de l’Etat, fidèle à sa stratégie “indopacifique”, va réaffirmer les ambitions françaises de puissance régionale tout comme une volonté de coopération renforcée avec les Etats du sud-ouest de l’océan Indien.Après des étapes à Mayotte et La Réunion, les deux départements aux avant-postes de la présence française dans cette zone, il se rendra à Madagascar et Maurice.Et participera jeudi à Antananarivo, la capitale malgache, au cinquième sommet de la Commission de l’océan Indien (COI), qui réunit cinq Etats insulaires (Madagascar, Maurice, Comores, Seychelles, France au titre de La Réunion).”La France a certes la puissance de feu, mais elle n’est pas forcément en position de force, pas forcément numéro un et en tout cas pas seule. Les compétiteurs sont présents et actifs”, résume à l’AFP Christiane Rafidinarivo, chercheuse au centre de recherches politiques Cevipof de Sciences-Po à Paris.Grâce à ses multiples îles et îlots à travers les océans, la France possède certes le deuxième espace maritime du monde (10 millions de kilomètres carrés), dont 27% dans cette partie du globe.Grâce aux îles Eparses (Tromelin, Glorieuses, Juan de Nova, Europa, et Bassas da India), des “confettis” quasi inhabités – sans compter Mayotte au nord – elle contrôle plus de la moitié de la surface du canal du Mozambique, redevenu un carrefour stratégique du transport maritime international.- “Accès aux ressources” -Elle dispose aussi de moyens militaires, dont une base navale à La Réunion, et économiques conséquents par rapport aux pays riverains.Mais Madagascar revendique la souveraineté sur les Eparses tout comme les Comores sur Mayotte, qui s’en est détaché lors de leur indépendance en 1975 pour rester française. L’île Maurice réclame de son côté Tromelin au nord de La Réunion.”La France est dans une situation un peu plus contrainte qu’il n’y paraît”, explique Denys-Sacha Robin, spécialiste en droit international de la mer à l’université Paris-Nanterre.”Ces demandes de rétrocession, c’est un enjeu d’identité nationale, un enjeu d’accès aux ressources et puis c’est un moyen de pression pour obtenir autre chose” de Paris, en matière d’immigration ou de sécurité.Le canal du Mozambique renferme d’importantes réserves en hydrocarbures – au point qu’on le qualifie parfois de “nouvelle mer du Nord” – et halieutiques.Le rôle de la France y est désormais disputé par la Chine, qui investit massivement dans la zone, notamment à travers le développement de ports, et dispose d’une importante flotte de pêche. Etats-Unis, Russie et Inde y renforcent aussi leur présence.Russes et Chinois y ont également mené des exercices militaires avec l’Afrique du sud.- “Epine dans le pied” -La Russie, après avoir tenté en vain d’adhérer à la COI en 2020, a apporté son soutien à Madagascar dans sa revendication sur les îles Éparses, tout comme aux Comores, dont elle s’est rapprochée, pour Mayotte.”Le statut de Mayotte est extraordinairement instable. C’est une épine dans le pied de la France”, estime Bertrand Badie, spécialiste de relations internationales à Sciences Po. Les Comores s’opposent aussi à son intégration à la COI, réclamée par les élus mahorais. Face à ces résistances, Emmanuel Macron devrait s’en tenir à une ligne pragmatique, c’est-à-dire demander une “inclusion” progressive de Mayotte à la COI à travers des programmes de coopération notamment sur la santé.”Pour la France, il s’agit de consolider des coopérations avec des Etats pour qu’ils ne deviennent pas hostiles, ne rentrent pas dans d’autres réseaux qui seraient hostiles”, note Christiane Rafidinarivo.Mayotte, département le plus pauvre de France, présente d’énormes fragilités, avec une importante pression migratoire en provenance des Comores et le cyclone Chido, le plus dévastateur depuis 90 ans, qui a mis à terre son économie en décembre.”C’est une région du monde dans laquelle la décolonisation n’a jamais été véritablement accomplie. La déstabilisation tient à un fil. Il suffit d’un pouvoir populiste dans l’un des pays”, relève Bertrand Badie.

Le réacteur nucléaire EPR de Flamanville reconnecté au réseau électrique

Le réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), à l’arrêt depuis le 15 février pour maintenance, a été reconnecté au réseau électrique samedi soir, les opérations de redémarrage ayant abouti deux jours avant la date initialement prévue, a annoncé EDF.”Toutes les opérations de redémarrage et de connexion au réseau ont pu être faites et cela a permis un couplage sur le réseau dès samedi”, après plusieurs reports pour des opérations de maintenance supplémentaires, a déclaré EDF dimanche à l’AFP.Le site d’EDF indique que la puissance disponible est de 90 MW (contre 1.620 MW de puissance maximale) depuis 20h30 samedi et que des “essais avec variation de puissance” sont prévus jusqu’à mercredi.Le groupe a précisé à l’AFP maintenir son planning prévisionnel, qui prévoit d’atteindre “à l’été 2025” la pleine puissance, soit “100% de puissance nominale”.Le processus pour un premier démarrage de réacteur est “long et s’étend sur plusieurs mois”, il est donc “normal de ne pas être actuellement à pleine puissance” puisque “la montée en puissance du réacteur se réalise par paliers successifs”, a ajouté EDF.EDF avait prévenu que la montée en puissance du 57e réacteur nucléaire français serait un processus progressif, pouvant nécessiter une dizaine d’arrêts de maintenance programmés et, en parallèle, des opérations imprévues. “Plus de 1500 critères de sûreté sont testés lors d’un premier démarrage”, avait-il indiqué.Le réacteur de 3e génération avait déjà connu deux phases d’arrêt programmées depuis son raccordement au réseau le 21 décembre 2024, réalisé avec 12 ans de retard.Le 15 février, le réacteur a été mis à l’arrêt de manière imprévue pour “réaliser une intervention sur un circuit de refroidissement des équipements par l’eau de mer”. L’arrêt avait été prolongé deux fois en février pour des interventions de maintenance et des réglages supplémentaires.Initialement prévu le 30 mars, le redémarrage a été repoussé plusieurs fois depuis et devait avoir lieu lundi.Selon EDF, des “interventions ont été réalisées sur un circuit de refroidissement des équipements par l’eau de mer, sur le groupe turbo alternateur (opérations de reprise des réglages sur trois paliers, pièces portant et guidant les rotors) et sur des matériels requis pour la poursuite des opérations de montée en puissance du réacteur en toute sûreté”.Pièce maîtresse dans une centrale nucléaire, la turbine permet de transformer l’énergie thermique issue des générateurs de vapeur en une énergie mécanique qui entraîne l’alternateur pour créer l’électricité.

Chikungunya à La Réunion: le directeur du CHU veut des renforts

Le directeur général du centre hospitalier de La Réunion Lionel Calenge a déclaré dimanche avoir demandé l’envoi de renforts médicaux pour faire face au pic de l’épidémie de chikungunya, qui a déjà fait six morts sur l’île. “Le pic épidémique avait été annoncé pour mi-avril par les épidémiologistes. Nous y sommes”, a affirmé Lionel Calenge sur RMC, ajoutant que le CHU “est en première ligne dans cette situation de crise”.”Tous les jours depuis plusieurs semaines, on accueille entre 30 et 40 patients atteints de +chik+ sur nos deux services d’urgence”, ce qui génère “vraiment une grosse tension sur nos capacités”, alerte le directeur. Il détaille: “Nombre de lits insuffisant”, “taux d’occupation en médecine et en chirurgie de 95%”, “581 patients hospitalisés pour +chik+ depuis le début de l’année, avec 127 patients en pédiatrie, 46 en néonatologie et réanimation néonatale”.Pour faire face à une “hausse de l’activité aux urgences de 12% sur le dernier mois”, il indique avoir eu “le renfort de trois médecins de la réserve sanitaire”.”On a demandé également six médecins supplémentaires au niveau national”, ajoute-t-il. Début avril, le CHU avait déclenché le plan blanc, dispositif qui permet de déprogrammer certaines opérations ou de rappeler des personnels en congés dans les hôpitaux, face à une augmentation importante de l’activité des urgences liée à la prise en charge des patients atteints de chikungunya. Ce plan blanc a permis “l’ouverture de 14 lits de médecine supplémentaires”, ainsi que la transformation des “hôpitaux de semaine en médecine post-urgence” et la déprogrammation de 300 opérations, explique le responsable. “On a recruté des paramédicaux, des infirmiers, des personnels paramédicaux, on a eu plus de difficultés par rapport aux médecins”, témoigne-t-il.Le président Emmanuel Macron se rendra dans l’océan Indien pour une tournée de cinq jours à partir de lundi, qui comprend des étapes à La Réunion et Mayotte. Les autorités sanitaires ont recensé six décès liés au chikungunya depuis le début de l’année à La Réunion et observent l’amorce de baisse de l’épidémie sur l’île, où plus de 100.000 personnes pourraient avoir été infectées.

Journal d’un agriculteur: “Je voulais faire la multinationale du bien-être”

Jérôme Caze, 37 ans, marié et père de trois enfants, à la tête d’une exploitation maraîchère, et d’élevage de poulets et de porcs en Lot-et-Garonne, lancée il y a sept ans, raconte son quotidien de “petit agriculteur” à l’AFP depuis octobre.Dans ce cinquième épisode, il revient sur son parcours en confrontant ses ambitions initiales, basées sur “la qualité” et le “bien-être”, à la réalité d’un monde exigeant et en proie à des crises récurrentes.- Bien-être -“On a besoin de renflouer l’entreprise. Actuellement, on parvient à éponger les erreurs qu’on a faites au début et les factures en retard.On va arrêter le maraîchage cette année. C’est une réflexion poussée par ma femme (en congé sabbatique, elle l’appuie ponctuellement dans son travail, NDLR). Seul, je m’y serais cramponné, parce que c’était l’héritage culturel familial.Ça reste un échec mais on ne dépensera plus 10.000 euros par an pour acheter des graines.Quand j’ai repris la ferme de mes parents qui ne juraient que par la qualité, j’envisageais d’aller plus loin et de faire une +multinationale du bien-être+.Je me voyais réfléchir, donner les consignes au chef de culture et à un ou deux salariés. Dans ce modèle, le problème, c’est que tout le monde te parle des pesticides mais personne n’évoque la dureté du travail quand tu les supprimes.J’en vois des types qui logent des saisonniers dans des petits bungalows à 600 euros par mois, avec un loyer pris sur le salaire… Ça, je m’y suis toujours refusé.”- Compromis -“À l’école, on nous disait qu’il faut voir l’exploitation comme un tabouret : à trois pieds, ce n’est jamais bancal. Donc on va continuer trois productions : les légumes mais en primeur, les poulets plein air et les cochons de race Duroc, que je veux développer.On veut que les animaux soient bien traités, dans des conditions qui se rapprochent du naturel : dehors, nourris aux déchets de légumes et céréales, avec un point d’eau et un point de souille pour s’y baigner et éviter les coups de soleil et les moustiques.Avoir un objectif final de production ne doit pas empêcher de bien les considérer.J’ai découvert l’abattoir cette année : il y a un petit corridor quand ils descendent du camion, tu peux leur parler, les nourrir, les caresser, les guider. Les pauvres sont allés à la mort tranquillement, en douceur et en confiance. C’est vraiment la méthode qui nous convient.Mon élevage a deux mâles reproducteurs et quatre mères. Je vise deux femelles adultes supplémentaires, pour faire plus de petits, plus de volume avec des rotations de portées.Il y a un petit côté +logique industrielle+ en pensant comme cela mais … la vie est faite de compromis.En agriculture, tu arrives avec un rêve et souvent on te claque la porte. En fait, tu comprends qu’il faut jouer leur jeu, sans le faire totalement, rester des petits, des marginaux, mais dans le rang.”- Fierté -“Par exemple, je veux laisser plusieurs mois de repos aux femelles entre les portées. Le bien-être doit primer sur le volume ou le billet.Si tu as trop d’animaux par parcours, tu t’éloignes des conditions de vie naturelles, celles des sangliers. Même si on veut plus de cochons, on évitera cela, c’est une ligne qu’on s’est fixée.On ne se verse pas de salaire cette année, on en chie mais on sait qu’on va dans la bonne direction, en respectant nos principes et en gardant notre force de caractère.Ce qui me fait vibrer, c’est quand je rencontre d’autres agriculteurs qui empruntent cette voie, ou quand des partenaires ou des clients visitent la ferme.Je suis fier quand je montre mes bêtes, la nurserie, ma façon de travailler.On ne part pas souvent en weekend mais bosser en pleine nature, chez toi, avec les gamins qui viennent t’aider ou faire les pitres à côté, y’a pas beaucoup de métiers qui le permettent.C’est pour tout ça qu’on continue. Quand on aura plus de cochons, on trouvera des débouchés, le bouche-à-oreille va fonctionner. On va y arriver.”Propos recueillis par Karine ALBERTAZZI et Thomas SAINT-CRICQ