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India targets Pakistan with diplomatic moves after Kashmir attack

India took a raft of punitive diplomatic measures against Pakistan on Wednesday, accusing Islamabad of supporting “cross-border terrorism” after a deadly attack on civilians in Kashmir.Pakistan has denied responsibility.But the attack plunged relations between the nuclear-armed neighbours to their lowest level in years, and some fear New Delhi’s diplomatic moves may just be an opening …

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Australia to stockpile critical minerals in strategic reserve

Australia will stockpile critical minerals in a new strategic reserve, Prime Minister Anthony Albanese said Thursday, as nations scramble to source rare earths and coveted metals outside China. Mining superpower Australia sits on bulging deposits of lithium, nickel and cobalt — metals used in everything from smartphones to electric vehicles. But most of this boon is sold …

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Rabbin agressé à Orléans: le mineur condamné à 16 mois de prison ferme

“La négation de tout”: le mineur auteur de l’agression du rabbin d’Orléans en pleine rue fin mars a été condamné mercredi à une peine de 16 mois de prison ferme par le tribunal pour enfants de cette ville, après une longue journée d’audience durant laquelle il a nié toute responsabilité.Dans le détail, il a été condamné à 12 mois de prison ferme pour les violences commises, mais aussi pour deux précédentes procédures traitées à l’audience, à laquelle s’ajoutent deux fois deux mois de prison, notamment pour avoir refusé de se soumettre aux prélèvements biologiques lors de sa garde à vue.Son maintien en détention a été décidé, a indiqué à l’AFP la procureure de la République d’Orléans Emmanuelle Bochenek-Puren, tout comme l’interdiction de paraître dans le Loiret pendant cinq ans et d’entrer en contact avec la victime pendant trois ans.Des mesures éducatives complètent la décision.”Nous sommes tombés face à une personne qui a réfuté toute responsabilité”, a regretté l’avocat du rabbin, Me Isabelle Abreu, qui a fustigé l’attitude du mineur “dans la négation de tout”, au terme de plusieurs heures de procès à huis clos.A son arrivée au tribunal, Arié Engelberg avait estimé que chaque agression antisémite doit être considérée comme “symbolique, dans une démocratie comme la France” où “on n’a pas le droit de se faire agresser”, accompagné du président la communauté israélite d’Orléans André Druon.”L’agresseur n’a exprimé aucune forme de regret ou de compassion”, a déploré M. Druon après l’audience, affirmant que le jeune homme avait tout “rejeté sur la faute du rabbin”.Un quantum de 20 mois de prison ferme avait notamment été requis à l’encontre du jeune homme, également impliqué dans d’autres procédures judiciaires, conduites entre octobre 2024 et décembre 2024, pour des faits de trafics de stupéfiants et de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique à Marseille, et de vol aggravé à Orléans.”J’ai une communauté et une famille dont je dois m’occuper, on n’a pas le choix d’avancer et on le fait la tête haute”, a affirmé le rabbin, rappelant qu’il s’était “défendu” face à son agresseur.- “Rester debout” -“C’est important de dire qu’on reste debout”, a insisté le rabbin.Confronté aux termes de la plainte déposée et aux témoignages recueillis, le mineur a une nouvelle fois nié être à l’origine de l’altercation et soutenu s’être défendu, arguant que le rabbin s’était “lui-même mordu”, selon des avocats des parties civiles, parmi lesquelles la Licra et SOS Racisme.Le rabbin avait pourtant raconté avoir été abordé, accompagné de son fils de 9 ans, par le mineur “en se filmant, le questionnant sur sa religion (…) tout en proférant des injures à caractère antisémite et en crachant en leur direction”.M. Engelberg, qui avait fait état de plusieurs coups, avait aussi relaté que son agresseur lui avait demandé s’il était juif: “J’ai répondu oui” et “il a commencé à dire +tous les Juifs sont des fils de…+”.Le jeune homme, “mineur isolé, arrivé en France depuis moins d’un an” et jugé des chefs de violences volontaires commises en raison de l’appartenance de la victime à une religion, était également poursuivi pour “violences psychologiques” à l’égard du fils du rabbin.Il a affirmé lors de l’audience être de nationalité marocaine, né à Casablanca, après avoir d’abord déclaré lors de sa garde à vue “être âgé de 16 ans et être de nationalité palestinienne”, sans qu’aucun élément ne permette de remettre en cause l’état de minorité qu’il déclare.L’agression avait suscité une vive émotion dans la ville, plus d’un millier de personnes s’étaient rassemblées 48 heures après les faits “en soutien au rabbin” et pour “dénoncer l’antisémitisme”.En 2024, un total de 1.570 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur, un niveau “historique”, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), avec une “explosion” après le 7 octobre 2023, date de l’attaque sans précédent du Hamas en Israël.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Turquie: un séisme de magnitude 6,2 secoue Istanbul sans faire de victimes

Un puissant séisme de magnitude 6,2, dont l’épicentre se trouvait à 7 km de profondeur en mer de Marmara, a secoué mercredi Istanbul sans faire de victimes malgré des dizaines de répliques, selon les autorités turques.Selon le ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya, plus d’une cinquantaine de répliques dont une de magnitude 5,9 ont été enregistrées dans les deux heures suivant le tremblement de terre qui s’est produit à 12H49 locales (09H49 GMT).”Le tremblement de terre, d’une profondeur d’environ 7 km, a duré au total 13 secondes. (Il) s’est produit à 24 km de la côte de Silivri”, a précisé sur X le ministre.A 17H55 (14H55 GMT), 127 répliques s’étaient produites, dont la plus importante était d’une magnitude de 5,9, a précisé le ministre.Le séisme et ses répliques ont été ressentis dans tous les quartiers de l’immense ville de 16 millions d’habitants, située sur le Bosphore et la Mer de Marmara.- réfugiés dans les parcs -Des milliers de personnes se sont jetées dans les rues, en proie à la panique, ont constaté des journalistes de l’AFP, et la plupart restaient réfugiées dans des parcs à ciel ouvert, certaines munies de tentes, sans oser rentrer chez elles.Selon le gouverneur d’Istanbul, Davut Gul, 151 blessés, qui s’étaient jetés par les fenêtres, ont été répertoriés dans les hôpitaux.Le 23 avril étant un jour férié en Turquie, les institutions, les écoles et de nombreux commerces sont fermés. Le Conseil de l’éducation a annoncé que les écoles et universités resteraient fermées les deux prochains jours.”J’ai senti la secousse, je me suis jeté dehors” confie un peintre, rencontré près de la Tour de Galata après avoir dévalé ses quatre étages. “Nous avons paniqué, mais c’est tout… on a juste pris nos jambes à notre cou. Nous ne pouvons rien faire, absolument rien”, a confié à l’AFP un vendeur-ambulant.La puissante secousse de 6,2 a été ressentie selon l’Afad dans les villes voisines d’Istanbul, dans un rayon de plusieurs centaines de km jusqu’à Izmir sur la côte égéenne, ainsi qu’à Sofia, la capitale de la Bulgarie, et sur l’île grecque de Lesbos, selon les bureaux de l’AFP.Les autorités n’ont pas fait état de victimes ni de dégâts. La chaîne NTV a rapporté l’effondrement d’un immeuble inoccupé selon elle depuis près de 30 ans, dans le quartier de Fatih.”Tous nos services d’urgence sont en état d’alerte. Aucun bâtiment ne s’est effondré selon les informations dont nous disposons à ce stade. Nous poursuivons les recherches”, a indiqué le gouvernorat d’Istanbul. Le ministre des Transports a relevé l’absence de dégâts aux infrastructures, “autoroutes, chemins de fer, aéroports, métros”, selon les premières observations.- La hantise du “Big one” – La Turquie est traversée par deux failles qui ont causé de nombreux drames par le passé.Istanbul vit dans la hantise du “Big one”: elle est située à moins de 20 km de la faille nord-anatolienne et les plus pessimistes des experts prévoient un séisme majeur d’ici à 2030, qui provoquerait l’effondrement partiel ou total de centaines de milliers d’édifices.Se voulant rassurant, le Pr Naci Görur, l’un des sismologues les plus réputés du pays, a affirmé sur X que celui de mercredi n’était pas encore le bon: “Ces secousses ne sont pas les tremblements de terre majeurs auxquels nous nous attendons à Marmara” a-t-il indiqué.”Le véritable tremblement de terre ici sera plus fort et supérieur à 7″, insiste-t-il, tout en appelant “la population et le gouvernement à prendre des précautions même lorsqu’il n’y a pas de tremblement de terre” (…) pour préparer la ville”.Le sud-est du pays a subi un violent tremblement de terre en février 2023 qui a fait au moins 53.000 morts et dévasté la cité antique d’Antakya, l’ancienne Antioche.Le district de Silivri abrite notamment l’une des principales prisons du pays, où se trouvent incarcérés le maire d’oppposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu et le mécène et philanthrope Osman Kavala.C’est également là qu’ont été conduits de très nombreux manifestants interpellés lors de la vague de contestation qui a suivi l’arrestation de M. Imamoglu le 19 mars, incarcéré à Silivri six jours plus tard.Le réseau d’entraide des parents des jeunes détenus a affirmé sur X que l’établissement n’avait pas subi de dégâts.

Pour Bayrou, les attaques contre les prisons sont une réaction à la loi narcotrafic

Les attaques “intolérables” perpétrées contre des prisons ou leurs personnels montrent que les mesures carcérales “plus sévères” annoncées pour les narcotrafiquants les plus dangereux “touchent juste”, a estimé mercredi François Bayrou en visite auprès d’agents pris pour cible.Le Premier ministre s’est rendu au Centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, après des tirs d’arme à feu et des jets de cocktails Molotov sur un lotissement situé sur la ville voisine de Villefontaine, où résident certains des agents de cette prison.Au delà de cette attaque, “65 faits” d’agressions ou dégradations ont été commis depuis 10 jours contre des centres pénitentiaires et leurs agents, a indiqué dans la matinée le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui accompagnait M. Bayrou au côté de son homologue de la Justice Gérald Darmanin.”Ces attaques montrent que l’action du gouvernement et de l’État touche juste”, a déclaré le Premier ministre devant la presse, en évoquant des “réseaux” qui se “croyaient en situation d’impunité” et “tout d’un coup, voient la perspective de sanctions plus sévères, plus rigoureuses, sans les moyens de continuer à exercer leurs activités néfastes depuis la prison”.Une proposition de loi destinée à lutter contre le fléau du narcotrafic et qui pourrait être adoptée définitivement à la fin du mois, prévoit notamment de créer des quartiers de haute sécurité pour les narcotrafiquants les plus dangereux. La prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, se prépare à accueillir à l’été 100 de ces criminels.Cette visite vise aussi à “montrer au personnel pénitentiaire qu’on est avec eux”, a poursuivi M. Bayrou, “parce qu’ils sont en première ligne (…) parce qu’ils sont notre dernier recours.”-“Intimidation”-Face à la “volonté d’intimidation” derrière des attaques “sans doute coordonnées”, le Premier ministre a annoncé que les agents qui le souhaitent pourraient “avoir une surveillance” de leur domicile.”Personne n’est en sécurité”, a confié à l’AFP sous couvert d’anonymat une représentante locale de l’Union Fédérale Autonome Pénitentiaire (UFAP). “J’ai accepté le danger en m’engageant dans la pénitentiaire. Mais je ne m’étais pas engagée à mettre en danger ma famille.” Pour elle, “la seule” avancée à l’heure actuelle, c’est “la mise en place de forces de l’ordre sur les débuts et fins de service des agents pour les sécuriser.””Nous mettons le paquet” pour retrouver les auteurs de ces attaques, a pour sa part assuré Bruno Retailleau sur BFMTV-RMC. Selon lui, “125 enquêteurs sont mobilisés, avec l’appui de 30 autres de la police scientifique et technique” sous l’autorité du parquet national antiterroriste (PNAT), qui s’est saisi de 13 des attaques.”Il y avait au départ trois pistes: une piste ultra-gauche, une piste ingérence étrangère et un autre narcotrafic, des narcoracailles. Quand on voit la configuration des choses, quand on voit que ça vient juste après la loi narcotrafic… (…) Il y a un lien qui paraît assez évident”, a-t-il encore assuré.- Vinci visé -Depuis dix jours, un groupe revendiquant la “défense des droits des prisonniers français”, ou DDPF, sigle retrouvé aux abords des prisons prises pour cibles, vise les établissements ou agents pénitentiaires, publiant vidéo et menaces sur la messagerie cryptée Telegram. Si le mode opératoire de certains faits, comme l’attaque à villefontaine, porte les marques de la criminalité organisée, d’autres actions font davantage penser à l’ultragauche, relève une source policière, pour qui certains militants ont pu se greffer sur la campagne initiale.Des dégradations par incendie ont ainsi été réalisées mardi matin sur les bâtiments d’une filiale du groupe Vinci construction, à Villeurbanne. L’inscription “pas de CRA Dijon, ni aucune prison, DDPF” a été laissée sur les lieux, selon cette source.Sollicité par l’AFP, le parquet national antiterroriste (Pnat) a indiqué mercredi soir être, “à ce stade”, “en lien étroit” avec le parquet de Lyon chargé de la procédure.Une revendication d’un groupe baptisé DDPF est arrivée par mail jeudi à l’AFP. “C’est pour dénoncer Vinci et toutes les autres entreprises qui gagnent de la thune en construisant des prisons où des milliers de gens sont maltraités”, écrit ce groupe en reprochant à cette filiale de participer à la construction d’un centre de rétention administrative (CRA) à Dijon.”Nous travaillons sur l’ensemble des pistes qui sont possibles, toutes vont être exploitées”, a souligné le procureur Olivier Christen, à la tête du Pnat, qui accompagnait les ministres à Saint-Quentin-Fallavier.

Marguerite Bérard, première française à la tête d’une grande banque européenne

Marguerite Bérard a été nommée mercredi à la tête de la la banque néerlandaise ABN Amro, une première pour une dirigeante française, après un parcours sans faute dans les cabinets ministériels et les comités exécutifs de deux géants bancaires français, BPCE et BNP Paribas.”Je suis honorée de me voir confier la responsabilité de diriger la banque dans les années à venir”, a déclaré Mme Bérard dans un communiqué, à l’issue de l’Assemblée générale des actionnaires de la banque, qui avait la charge d’entériner son arrivée.Cette prise de fonction survient un peu plus d’un an après son départ surprise de la direction du réseau France de BNP Paribas, possible tremplin vers le premier cercle du pouvoir de la plus grosse banque européenne, aujourd’hui uniquement composé d’hommes.”Elle avait déjà fait cinq ans dans un business pas facile où elle n’avait pas démérité”, se souvient une collaboratrice, “je pense qu’elle a dû aspirer à faire autre chose, ne serait-ce que pour être dans la course à la succession” du directeur général Jean-Laurent Bonnafé, en place depuis 2011.Problème, le poste était loin d’être vacant. Marguerite Bérard le comprend et quitte BNP Paribas en mars 2024, du jour au lendemain.Née le 31 décembre 1977 à Paris dans une famille d’énarques, d’une mère banquière et d’un père préfet, Marguerite Bérard s’inscrit dans la tradition familiale en rejoignant l’école de la haute fonction publique en 2002, après un passage à Sciences Po et un master à l’université américaine de Princeton.Elle sort major de la célèbre promotion “Léopold Sédar Senghor”, coiffant au passage un certain Emmanuel Macron.- “Mains dans le cambouis” -Libérale, Marguerite Bérard intègre l’inspection des finances et se met au service du candidat Nicolas Sarkozy avant de devenir conseillère à l’Élysée entre 2007 et 2010 puis directrice de cabinet du ministre du Travail d’alors, Xavier Bertrand.Bosseuse et déterminée selon ses proches, elle regrettera cependant quelques années plus tard avoir “sacrifié” des moments avec ses proches à cause de ses horaires de travail.La victoire de François Hollande en 2012 la propulse dans le privé: elle entre par la grande porte chez BPCE, qui rassemble notamment les Banques populaires et les Caisses d’épargne, en qualité de directrice générale adjointe en charge entre autres de la stratégie.Elle bascule en 2019 chez BNP Paribas pour diriger la banque commerciale en France, pas aussi rentable que d’autres métiers du groupe et à l’infrastructure informatique vieillissante.Ces nouvelles fonctions l’obligent à “mettre les mains dans le cambouis”, se souvient un proche.Marguerite Bérard est “quelqu’un de profondément intelligent” qui “faisait partie des profils qui montaient dans la banque et dont on parlait beaucoup”, se souvient Angeles Garcia-Poveda, présidente du conseil d’administration de l’équipementier Legrand.- Nouvelles pages -Mme Bérard est restée discrète depuis son départ de BNP Paribas. On la dit concentrée sur l’apprentissage du néerlandais. Les défis ne manquent pas chez ABN Amro, seize ans après la nationalisation de la banque lors de la crise financière de 2008. Le gouvernement néerlandais a annoncé en octobre dernier son intention de réduire à environ 30% sa participation.Sa réussite “se joue beaucoup au pragmatisme et à la capacité à forger des compromis et des consensus”, avertit M. Vassy, directeur de Sciences Po et ancien ambassadeur aux Pays-Bas. Intarissable sur Daniel Kahneman, prix Nobel d’économie en 2002 qu’elle a eu en cours à Princeton, Mme Bérard partage volontiers ses conseils de livres, de films, ou de recettes de cookies sur le réseau social Linkedin.Si un de ses proches loue sa fidélité en amitié et sa capacité à mener de multiples projets de fronts, il note aussi son ambition et lui reproche une proximité parfois surjouée et une approche transactionnelle des relations humaines, rarement désintéressée.Mère de deux enfants, Marguerite Bérard a publié en 2019 un ouvrage sur l’histoire de son grand-père, “Le siècle d’Assia”, ainsi que le thriller politico-financier “Oligarque”, en collaboration avec le patron de la banque Rothschild François Pérol, sous le pseudonyme de Elena B. Morozov.

Le lycée musulman lillois Averroès récupère son contrat avec l’Etat

Le tribunal administratif de Lille a rétabli mercredi le contrat d’association entre l’Etat et le lycée musulman Averroès, résilié en décembre 2023 par la préfecture du Nord, qui avait évoqué des “manquements graves aux principes fondamentaux de la République”.Le tribunal a expliqué dans un communiqué avoir annulé la décision préfectorale parce qu’elle n’établissait pas “l’existence de manquements graves au droit” et que la procédure était “entachée d’irrégularités”.Selon les juges, l’administration n’a pas “suffisamment démontré” le “manque de pluralisme culturel de la documentation accessible aux lycéens”, le “caractère contraire aux valeurs de la République du cours d’éthique musulmane” ou encore “l’existence d’un système de financement illicite” reprochés à l’établissement. Certains manquements ont été démontrés, a reconnu le tribunal, tout en estimant qu’ils n’étaient pas suffisamment graves pour justifier la résiliation du contrat avec l’Etat.L’association Averroès a salué dans un communiqué une “victoire de l’Etat de droit” et assuré que cette décision “à effet immédiat réattribue de manière rétroactive intégralement le contrat d’association au lycée”.”Tous les enseignements dispensés au sein du lycée Averroès sont conformes aux valeurs de la République”, s’est félicité Me Paul Jablonski, l’un des avocats de l’établissement, lors d’une conférence de presse à Lille.- “Un poids qui s’enlève” -Eric Dufour, directeur du groupe scolaire, a souligné que son établissement avait continué d’obtenir “des résultats brillants dans la tempête, dans une tempête absolue. Je pense qu’aucun établissement n’avait eu à vivre ça en France”, a-t-il estimé.”Ça a été des montagnes russes incroyables entre la colère, la tristesse, la résignation aussi et l’espoir que quelque chose soit fait. Ça a été un combat au quotidien”, a réagi auprès de l’AFP Michèle Battin, professeure de philosophie au sein du lycée. “C’est un soulagement pour tous les élèves, c’est génial.””C’est une pression constante, un poids sur les épaules (…), un poids qui s’enlève”, sourit Romayssa, 16 ans, une élève en première à Averroès.Le ministère de l’Education nationale a dit dans un communiqué se réserver la possibilité de faire appel “après analyse approfondie du jugement”.Averroès, fondé en 2003 et qui s’est distingué par d’excellents résultats scolaires, était jusqu’en septembre 2024 le principal lycée musulman sous contrat de France.Pour survivre sans subventions, Averroès a doublé ses frais de scolarité et lancé une cagnotte en ligne. Mais il a perdu de nombreux élèves, passant de 470 lycéens à 290, qui ont dû préparer le bac en candidats libres.L’établissement a chiffré à plus d’un million d’euros par an le coût des salaires des enseignants auparavant pris en charge par l’Etat.- “Infondé et discriminatoire” -La décision du tribunal “démontre que (ce) traitement aussi exceptionnel que brutal (…) par le préfet du Nord était infondé et discriminatoire”, a réagi le député La France insoumise (LFI) du Val-d’Oise Paul Vannier, sur X.”Je respecte la justice administrative”, a affirmé de son côté le Premier ministre François Bayrou, tout en ajoutant qu’il chercherait “le meilleur équilibre possible” dans les semaines à venir pour “éviter qu’il n’y ait des dérives” et qu’en même temps “le droit soit respecté”.Entendu le 9 avril par la commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des établissements scolaires par l’État, Georges-François Leclerc, ancien préfet du Nord qui avait décidé de résilier le contrat, avait assuré qu’il disposait à l’époque d’éléments “suffisamment tangibles pour considérer que les élèves étaient en danger” au sein d’Averroès.Sa décision reposait notamment sur la mention, dans la bibliographie d’un cours d’éthique musulmane, d’un recueil de textes religieux contenant des commentaires prônant la peine de mort en cas d’apostasie ainsi que la ségrégation des sexes.Un livre qui n’a jamais été présent au sein de l’établissement, assurent les responsables d’Averroès.Le rétablissement du contrat d’Averroès intervient alors que le groupe scolaire Al-Kindi, près de Lyon, où se trouvait le seul autre lycée musulman sous contrat, a vu ce contrat suspendu à partir de la rentrée prochaine, ce qu’il conteste en justice.La bataille juridique n’est pas terminée pour Averroès. Les avocats du groupe scolaire ont saisi la justice concernant le refus par la préfecture d’accorder un contrat à son collège, alors que cet établissement remplit “toutes les conditions” selon M. Dufour.kau-chp-zl-jmt/etb/hdz

ArcelorMittal: 600 suppressions de postes en France, jusqu’à 1.400 postes européens transférés en Inde

“Un coup de massue”: dans une sidérurgie européenne en crise, ArcelorMittal a annoncé mercredi envisager quelque 600 suppressions de postes dans le nord de la France, touchant les fonctions support délocalisées de l’Europe vers l’Inde, mais aussi la production, à la grande surprise des syndicats.Aux prises avec une crise historique de l’acier en Europe, le deuxième sidérurgiste mondial avait déjà annoncé en février qu’il envisageait la délocalisation de certaines de ses activités européennes marketing, commercial ou informatique vers l’Inde.Il a d’ailleurs officialisé un chiffre mercredi devant les syndicats lors d’un comité de groupe européen qui s’est tenu à Luxembourg: au total en Europe occidentale, “entre 1.250 et 1.400 postes” dans les fonctions non directement liées à la production d’acier seront transférés en Inde ou en Pologne pour faire des économies, ont indiqué deux sources syndicales -non démenties par la direction- à l’issue de la réunion.En France, où se tenait en même temps un CSE extraordinaire portant sur sept usines du nord du pays, le bilan social est plus lourd que prévu.Outre 210 à 260 postes support délocalisés, le groupe prévoit aussi de réduire la voilure de la production, avec quelque 400 postes de production supprimés dans les sept usines, soit plus de 600 postes français menacés.Le projet concerne les usines de Dunkerque, Florange, Basse-Indre, Mardyck, Mouzon, Desvres et Montataire, qui emploient au total quelque 7.100 salariés.”C’est un coup de massue parce que ça, on ne s’y attendait pas du tout. Ils ont profité de la réunion d’aujourd’hui, où on devait parler des fonctions de support, pour venir nous annoncer ça!”, a lancé Jean-Marc Vecrin, représentant national CFDT à l’AFP.- “tsunami industriel et social” -“Si on veut tuer une entreprise, on ne peut pas faire mieux” a réagi, amer, Gaëtan Lecocq, le secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Dunkerque, selon lequel 180 postes pourraient être touchés à Dunkerque.Ce projet, “incohérent” et “incompréhensible”, va “déstabiliser des services stratégiques” et aussi “mettre en danger les salariés de l’usine et le territoire du Dunkerquois”, car il touchera notamment des salariés chargés de la sûreté du site industriel, a-t-il ajouté.Selon lui, le “but de l’entreprise” est de “saboter l’outil industriel”, pour “fermer” et “délocaliser en Inde et au Brésil”. “Si Arcelor tombe, c’est l’ensemble de l’industrie du nord de la France qui va tomber”, dit-il: un “tsunami industriel et social”.Même inquiétude chez le secrétaire du comité d’entreprise européen Jean-Luc Ruffin (CGT): “On commence par délocaliser les fonctions de support et demain, ce sera la production qui sera délocalisée”, s’est-il inquiété.De son côté, l’entreprise évoque une “décision difficile à prendre” dans un “contexte global difficile depuis plusieurs années pour l’industrie de l’acier en Europe”.”Il est trop tôt pour chiffrer le nombre de personnes concernées” par le plan d’économie, “il découlera d’un processus d’orientation-consultation qui commencera la semaine prochaine avec les organisations syndicales, il y aura notamment des opportunités de reclassement à l’intérieur du groupe”, a dit Bruno Ribo, le nouveau directeur général d’ArcelorMittal France, entité en charge du nord du pays. Selon M. Ribo, ces annonces ne devraient pas remettre en cause les projets d’investissement massif du groupe dans la décarbonation du site de Dunkerque, dont l’annonce a pour le moment été suspendue en raison de la crise.”C’est la restauration de notre compétitivité qui doit nous aider à finaliser la décision d’investissement”, a-t-il assuré à l’AFP.  Le ministre de l’Industrie Marc Ferracci en déplacement dans l’Eure-et-Loir a aussi voulu croire à cette annonce prochaine d’investissement tant attendue, en rappelant à la presse l’aide de 850 millions d’euros promise par l’Etat à ArcelorMittal pour son projet de 1,8 milliard, à condition qu’il passe à l’acte.”Nous travaillons étroitement avec la direction d’Arcelor à ce que ces projets se concrétisent dans les prochains mois”, a ajouté M. Ferracci.Mais des responsables politiques, à gauche comme à droite, ont dénoncé l’attitude et l’ambigüité du groupe. “Il est temps que le groupe nous dise quand ces investissements se feront. ils sont la seule garantie que l’acier continuera à être produit chez nous” a ainsi déclaré Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts de France sur X.”Ou il s’engage à investir en France, à transformer ses hauts fourneaux, ou il faut nationaliser ces entreprises” a lancé pour sa part Fabien Roussel (PCF) en estimant que “la guerre de l’acier est lancée”.

Rabbin agressé à Orléans: les débats se poursuivent au procès du suspect

Un mois après l’agression en pleine rue du rabbin d’Orléans, qui avait suscité une vive émotion et de nombreuses réactions politiques, le procès du suspect interpellé se poursuivait mercredi en début de soirée devant le tribunal pour enfants de cette ville.L’audience, qui s’est ouverte vers 14H30, était toujours en cours à 19H30 et pourrait encore durer une partie de la soirée, selon plusieurs sources judiciaires à l’AFP.”Il faut que ce soit un moment fort pour tout le monde, pour montrer qu’on a besoin de réponses fermes de la justice”, a déclaré le rabbin Arié Engelberg à son arrivée au tribunal. Notamment accompagné du président de la communauté israélite d’Orléans André Druon, il a estimé que chaque agression antisémite doit être considérée comme “symbolique, dans une démocratie comme la France, on n’a pas le droit de se faire agresser”.”J’ai une communauté et une famille dont je dois m’occuper, on n’a pas le choix d’avancer et on le fait la tête haute”, a-t-il aussi affirmé, rappelant qu’il s’était “défendu” face à son agresseur.”C’est important de dire qu’on reste debout”, a souligné le rabbin devant plusieurs journalistes.Une agression pour laquelle le suspect, “un mineur isolé, arrivé en France depuis moins d’un an”, avait déclaré son avocat fin mars, est jugé des chefs de violences volontaires commises en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, réelle ou supposée, de la victime à une religion.Le jeune homme est également poursuivi pour “violences psychologiques” à l’égard du fils d’Arié Engelberg, 9 ans, présent lors des faits.Il avait déclaré lors de sa garde à vue “être âgé de 16 ans et être de nationalité palestinienne”, sans qu'”aucun élément ne permette de remettre en cause l’état de minorité qu’il déclare”, selon un communiqué du 24 mars de la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren.Il avait, en fin de garde à vue, finalement affirmé être de nationalité marocaine, selon la magistrate.Le suspect avait été placé en détention provisoire.Confronté aux termes de la plainte déposée et aux témoignages recueillis, il avait alors “nié être à l’origine de l’altercation et soutient s’être défendu”.Au sujet de son agression survenue en centre-ville le 22 mars “aux environs de 13H40”, le rabbin Arié Engelberg, “accompagné de son fils”, a raconté avoir été abordé par le mineur “en se filmant, le questionnant sur sa religion (…) tout en proférant des injures à caractère antisémite et en crachant en leur direction”.- Vive émotion -M. Engelberg a aussi relaté que son agresseur lui avait demandé s’il était juif: “J’ai répondu oui” et “il a commencé à dire +tous les Juifs sont des fils de…+”.Le jeune homme, sans formation particulière, est “impliqué dans trois procédures judiciaires, conduites entre octobre 2024 et décembre 2024, pour des faits de trafics de stupéfiants et de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique à Marseille, et de vol aggravé” à Orléans, a aussi précisé le communiqué.A chaque fois, “il a déclaré une identité différente”.L’adolescent avait par ailleurs “refusé de se soumettre aux relevés signalétiques et aux prélèvements biologiques permettant son identification, avant de s’y soumettre”, ce pour quoi il sera aussi poursuivi.Le jeune homme est également jugé pour “usage de stupéfiants”.L’agression avait suscité une vive émotion dans la ville, plus d’un millier de personnes s’étaient rassemblées 48 heures après les faits “en soutien au rabbin” et pour “dénoncer l’antisémitisme”.En 2024, un total de 1.570 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur, un niveau “historique”, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), avec une “explosion” après le 7 octobre 2023, date de l’attaque sans précédent du Hamas en Israël.

Avec un gâteau de 121 mètres, la France récupère le record du plus grand fraisier du monde

Quelque 350 kilos de fraises, 150 de sucre, 415 de crème pâtissière, 4.000 œufs: une pâtisserie d’Argenteuil (Val-d’Oise) a battu mercredi l’insolite record du plus grand fraisier du monde, avec un gâteau homologué à 121,88 mètres de long.Avec ce record certifié par une juge-arbitre du livre Guinness des records, la France regagne ce record du monde du plus long fraisier, qui était détenu depuis 2019 par l’Italie avec un fraisier de 100,48 m.Initiative de la maison Héloïse, une pâtisserie réputée de cette ville populaire de banlieue parisienne, le fraisier lauréat s’étire sur une file ininterrompue de tables serpentant sur la glace de la patinoire d’Argenteuil, faisant saliver la foule d’habitants venue pour l’occasion.Ce gâteau gargantuesque a germé dans la tête du pâtissier Youssef El Gatou, qui était en recherche d’un record du monde à battre, en hommage à sa fascination d’enfance pour le livre Guinness des records.”Je cherchais un produit ou une pâtisserie française, et je voulais aussi mettre en avant les produits du terroir, donc la fraise française, les matières premières comme le lait, la crème, le beurre, etc.”, explique-t-il à l’AFP.Ayant mobilisé une vingtaine de pâtissiers de différentes maisons et origines, l’élaboration du fraisier de 1,2 tonne a nécessité près d’une semaine de travail, avec la préparation de la mousseline et du biscuit en laboratoire. Le montage sur la patinoire a ensuite pris toute une nuit et une bonne partie de la journée.Un gigantisme qui n’est pas sans poser quelques défis. “Pour les batteurs, il fallait des gros chalumeaux pour chauffer la cuve longtemps pour que le mousseline puisse se faire”, raconte Nadia El Gatou, épouse du pâtissier à l’origine du record.Pour être homologué, le fraisier devait suivre la recette traditionnelle d’un fraisier, mesurer au minimum 8 cm de largeur et de hauteur et être constitué d’un seul tenant.A l’annonce par la juge de l’obtention du record, une Marseillaise retentit dans la patinoire. “Le fraisier est un gâteau résolument français et ce record en célèbre pleinement l’origine. Il ne s’agit pas seulement d’un exploit pâtissier mais d’un hommage à nos belles régions françaises”, salue le maire (LR) Georges Mothron.Les nombreuses familles d’Argenteuil présentes en cette semaine de vacances scolaires sont chacune reparties avec une part du gâteau, pour éviter tout gâchis.”Je connaissais le plus grand couscous du monde, la plus grande paella du monde, mais un plat sucré comme ça je n’avais encore jamais vu !”, s’enthousiasme Samira Ialou, une habitante venue assister à l’événement avec ses enfants.