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Une lycéenne tuée et trois blessés dans une attaque au couteau dans un lycée privé de Nantes

Une lycéenne a été tuée et trois autres ont été blessés à coups de couteau jeudi à la mi-journée dans le collège-lycée privé Notre-Dame de Toutes-Aides, à Nantes, par un élève interpellé peu après les faits, a appris l’AFP de source proche du dossier.Les faits se sont déroulés vers 12H30. Un élève armé d’un couteau s’est attaqué à quatre de ses camarades, avant d’être maîtrisé par le corps enseignant et interpellé, selon les tout premiers éléments de l’enquête. Sur X, la ministre de l’Education Elisabeth Borne et le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau ont annoncé qu’ils se rendraient sur les lieux du drame dans les prochaines heures. “Une agression au couteau a eu lieu ce midi au sein d’un établissement scolaire privé de Nantes. Je me rends sur place avec Bruno Retailleau pour exprimer toute ma solidarité aux victimes et mon soutien à la communauté éducative”, a écrit Mme Borne.Une conférence de presse du procureur de la République de Nantes est prévue à 19H00.Sur place, la rue menant à l’établissement est bouclée par un périmètre de sécurité surveillé par de nombreux policiers et des militaires de Vigipirate, a constaté l’AFP sur place.Des parents inquiets se massent également aux abords du lycée. Ludivine, 48 ans, a dit avoir appris que sa fille est dans la classe de Seconde concernée par l’attaque. “Moi qui suis une mère anxieuse et qui ne la laisse pas sortir seule, je ne pensais pas qu’il lui arriverait quelque chose dans son lycée”, a-t-elle dit à l’AFP, qualifiant l’établissement de “calme et correct à tous les niveaux”.- Elèves “confinés” -Une collégienne, que l’AFP a pu joindre, a livré un premier témoignage. “J’étais au self avec mes amies et on nous a dit qu’un lycéen avait poignardé des élèves de seconde dans plusieurs classes. On nous a demandés de ne pas sortir du self pendant une vingtaine de minutes puis on nous a confinés dans un gymnase. Ca fait longtemps qu’on est là, mais on a pu appeler nos parents et les rassurer. Dans un autre gymnase, il y a les 4e et 5e, les secondes ne sont pas avec nous”, a déclaré à l’AFP une collégienne de 3e.”Le lycéen, les gens le connaissaient comme dépressif, il disait qu’il adorait Hitler. Il a envoyé un mail de 13 pages à tout le monde pour expliquer tous ses problèmes à midi”, a-t-elle ajouté.La direction du collège a adressé un message aux parents d’élèves que l’AFP a pu consulter.”Je tiens à vous informer d’un événement majeur, une attaque au couteau s’est produite ce jour sur le temps du midi, entraînant le déclenchement du Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) et le confinement immédiat des élèves au sein de l’établissement”.”En coordination avec les autorités présentes (services de police), nous organisons la sortie progressive des élèves à partir de 15h30 selon un protocole strict”, a-t-il ajouté. – 2.000 élèves -Notre-Dame de Toutes-Aides est un établissement scolaire privé sous contrat situé dans l’est de Nantes qui accueille environ 2.000 élèves, de l’école maternelle au lycée, d’après son site internet.La répétition de drames dans ou autour d’établissements scolaires impliquant ces derniers mois des adolescents avec des couteaux a conduit le gouvernent à vouloir s’attaquer à ce phénomène.  La ministre de l’Education nationale a annoncé son intention de durcir les règles concernant les élèves pris en possession d’une arme blanche dans un établissement scolaire. Ils passeront à l’avenir systématiquement en conseil de discipline.Dans un télégramme adressé fin mars aux préfets et recteurs d’académies, les ministres de l’Education nationale et de l’Intérieur ont appelé à mener “des contrôles aléatoires aux abords des établissements scolaires” d’ici à “la fin de l’année scolaire”.Les meurtres à l’intérieur des établissements scolaires restent rares. En février 2023, un lycéen avait poignardé son enseignante avec un couteau de cuisine dans un établissement privé de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-atlantiques) .mas-all-sm-cor/mb/et/swi

Arcelor Mittal: “L’Etat français doit intervenir au capital”, estime François Ruffin

“L’État français doit intervenir au capital” d’Arcelor Mittal, a déclaré jeudi le député François Ruffin devant le site de Dunkerque, au lendemain de l’annonce par le groupe sidérurgique de la suppression envisagée de quelque 600 postes dans le nord de la France.”L’industrie est en train de crouler. Cela fait 40 ans qu’on la mine, elle est en train de crouler sous des effets d’importations massives et à bas coût”, a déploré le député de gauche de la Somme.Selon lui, une entrée au capital de l’État n’est qu’un volet: “Il doit y avoir derrière un volet protection”, avec “des protections européennes”, des “taxes aux frontières”, des “barrières douanières”, des “quotas d’importation”, sinon, “l’industrie sur notre continent, c’est fini”, a-t-il estimé. Le deuxième sidérurgiste mondial, aux prises avec une crise historique de l’acier en Europe, a suspendu des projets d’investissements massifs dans la décarbonation du site de Dunkerque, réclamant des mesures pour protéger l’acier décarboné européen de la concurrence.Le secrétaire général de la CGT ArcelorMittal Dunkerque, Gaëtan Lecocq, a également appelé l’Etat à intervenir “rapidement”, à défaut de quoi on parlera “de milliers, voire de dizaines de milliers d’emplois” menacés, a-t-il alerté. “C’est la première saignée. Il faut arrêter l’hémorragie tout de suite”, a ajouté le syndicaliste. Nous sommes “pour un acier vert, si Mittal ne veut pas le faire, qu’il dégage. On n’a pas besoin de Mittal pour faire du métal”.”La stratégie de Mittal, c’est de se désengager de l’Europe”, a-t-il déploré, accusant Mittal de vouloir “augmenter sa marge”. “Nous, on travaille dans l’industrie, lui c’est un financier, s’il veut laisser crever l’outil, qu’il s’en aille, et qu’on nationalise l’industrie”, a-t-il ajouté.ArcelorMittal a annoncé mercredi envisager quelque 600 suppressions de postes dans le nord de la France, touchant les fonctions support délocalisées de l’Europe vers l’Inde, mais aussi la production, à la grande surprise des syndicats.Le projet concerne les usines de Dunkerque, Florange, Basse-Indre, Mardyck, Mouzon, Desvres et Montataire, qui emploient au total quelque 7.100 salariés.Cette “mauvaise nouvelle” est due “à la non-compétitivité de la sidérurgie européenne dans son ensemble”, a estimé la porte-parole du gouvernement Sophie Primas sur CNews/Europe1. Elle a rappelé “la surproduction chinoise, notamment en acier, qui vient complètement bousculer les marchés de l’acier”. 

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Washington secoue le sommet sur l’énergie en fustigeant les politiques “dangereuses” contre les fossiles

Les Etats-Unis ont fustigé jeudi les politiques hostiles aux énergies fossiles, les qualifiant de “néfastes et dangereuses”, au premier jour du sommet de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur la sécurité énergétique, à Londres, s’opposant fermement aux pays favorables aux renouvelables.”Certains veulent réglementer toutes les formes d’énergie, sauf les soi-disant renouvelables, jusqu’à leur disparition complète, au nom de la neutralité carbone. Nous nous opposons à ces politiques néfastes et dangereuses”, a déclaré Tommy Joyce, secrétaire adjoint par intérim à l’Energie pour les affaires internationales.Une critique à peine voilée de l’administration Trump sur la politique de l’AIE, devenue boussole de la transition énergétique: en 2021, cette agence née en 1974 en réponse au premier choc pétrolier avait surpris le monde et ulcéré les pétroliers en affirmant qu’il fallait renoncer immédiatement à tout nouveau projet hydrocarbure face au réchauffement climatique.Les représentants d’une soixantaine de pays et d’une cinquantaine d’entreprises planchent depuis jeudi sur l’avenir de la sécurité énergétique, au moment où le monde est secoué par les conflits en Ukraine et au Proche-Orient, les droits de douane américains, ainsi que le climato-scepticisme du président américain Donald Trump.La Chine, l’Arabie saoudite ou la Russie ne sont cependant pas représentées, tandis que les Etats-Unis n’ont envoyé que des secrétaires d’Etat adjoints par intérim à ce sommet, co-présidé par le Royaume-Uni.Le Premier ministre britannique Keir Starmer doit prononcer un discours dans l’après-midi, suivi de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.- “Une arme contre nous” -Sans surprise, de profondes divergences sont rapidement apparues sur le rôle des énergies renouvelables dans la sécurité énergétique.La matinée a été marquée par le discours plus modéré qu’à l’accoutumée du directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, qui a reconnu le pétrole et le gaz comme “des éléments clés (du) mix énergétique”.”Ils le resteront dans les années à venir”, a-t-il ajouté, allant à rebours des prévisions de son agence, qui annonçait en 2023 un pic de la consommation d’énergies fossiles avant 2030.Il a aussi souligné que l’essor exponentiel des énergies bas carbone faisait naître “un nouveau défi”: l’approvisionnement en métaux critiques indispensable à la transition énergétique, mais qui se trouvent principalement en Chine.Près de 40 ans après le premier choc pétrolier, “ces dernières années nous ont montré que la sécurité énergétique ne doit pas être considérée comme acquise”, a-t-il poursuivi dans son discours d’ouverture. “Tant que l’énergie peut être utilisée comme une arme contre nous, nos pays et nos citoyens sont vulnérables et exposés”, a appuyé le ministre britannique de l’Energie Ed Miliband.- “Trois règles d’or” -Face aux menaces, trois “règles d’or” doivent être garanties, selon Fatih Birol: la “diversification” des sources d’énergie, la “prévisibilité” des politiques et une “coopération” entre les Etats.Les investissements dans l’énergie sont le plus souvent gigantesques et pensés à long terme. Or, “si les politiques ne sont pas prévisibles, si elles changent d’un jour à l’autre, cela crée de l’incertitude” et donc “un problème majeur pour les investisseurs”, a-t-il déclaré, au moment où la politique de Donald Trump plonge marchés et pays dans la fébrilité.Dans un monde fragmenté, Fatih Birol et Ed Miliband ont aussi appelé à plus de “coopération” et au “multilatéralisme”.De manière inattendue, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait salué mercredi la tenue de ce sommet, jugeant “positif de voir l’AIE se recentrer sur la sécurité énergétique”, son “objectif fondamental”.Le cartel, qui avait qualifié la sortie des énergies fossiles de “fantasme”, reproche à cette agence de l’OCDE, qui réunit les pays développés, de promouvoir des scénarios de neutralité carbone “irréalistes, sans tenir compte de la sécurité énergétique, de l’accessibilité financière ou de la faisabilité” de ces objectifs.La raison d’être de l’AIE reste “de promouvoir la transition énergétique comme un outil de souveraineté”, répond le cabinet du ministère français de l’Energie, assurant qu’il n’y a “pas d’inquiétude européenne sur une déviation de l’agenda” de l’Agence. 

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Climat: des pays accusés de “jouer” avec les forêts pour réduire leur ambition

De grandes puissances surestiment la capacité d’absorption de CO2 de leurs forêts et s’en servent pour ralentir leur sortie des énergies fossiles tout en prétendant tenir leurs objectifs climatiques, dénonce l’évaluation d’un observatoire international publiée jeudi.L’analyse de l’institut Climate Analytics, qui épingle le Brésil et l’Australie, critique la faiblesse des règles sur le calcul de l’efficacité des puits de carbone terrestres, qui ouvre une faille permettant aux pays de “jouer avec le système” de comptabilisation de leurs émissions de gaz à effet de serre.La quantité de CO2 absorbée par les sols, les forêts et les zones humides est difficile à calculer. Et les scientifiques craignent même que ces puits de carbones en absorbent moins sous l’effet du changement climatique, synonyme par exemple d’incendies plus intenses. Ces incertitudes n’ont pas empêché les pays de faire leurs propres hypothèses, parfois généreuses, qui viennent ainsi bonifier leur bilan carbone national, constitué par la somme des pollutions carbones émises par l’activité humaine sur leur territoire moins la quantité absorbée par leurs puits naturels.Ces bilans carbone sont des instruments clés pour vérifier le respect des engagements des pays à l’heure où chacun doit présenter avant la COP30, en novembre au Brésil, quel sera son nouvel objectif de réduction de ses émissions pour 2035.Ces hypothèses trop optimistes “masquent l’ampleur et le rythme de la réduction des émissions d’énergies fossiles nécessaires” pour que chaque pays fasse sa part de l’accord de Paris, dénonce Climate Analytics.Depuis 2018, l’Australie a plusieurs fois réhaussé ses estimations du CO2 absorbé par ses forêts. A tel point qu’elle assure avoir réduit son bilan carbone de 28% entre 2005 et 2024, alors que ses émissions brutes de gaz à effet de serre n’ont baissé que de 2%, selon le Climate Action Tracker (CAT).Le Brésil a annoncé qu’il réduirait sa pollution carbone dans une fourchette de 59% à 67% d’ici 2035 par rapport à 2005. Mais sans définir la contribution des forêts dans la hausse de l’effort.”Si vous ne comptez pas les forêts, alors toute la réduction doit être faite par le secteur énergétique”, explique à l’AFP Claudio Forner, co-auteur de l’étude. “Mais si vous comptez toutes les forêts, alors les émissions peuvent en fait continuer à augmenter”.L’accord de Paris de 2015 permet aux pays de formuler leurs propres hypothèses de performances des puits de carbone, regrette-t-il, et “sans règles, les pays ne font que jouer avec le système”.Selon Climate Analytics, l’incertitude sur les performances des puits de carbone pourrait représenter jusqu’à trois milliards de tonnes de CO2, soit environ les émissions annuelles de l’Union européenne.

‘They want to destroy us’: Kyiv hit in biggest Russian attack in months

As Russian missiles rained on Kyiv overnight in Moscow’s biggest attack on Ukraine’s capital in months, Anna Balamutova grabbed her children and ran to a shelter, saying they were saved by a “miracle”.Outside their home in Kyiv’s Sviatyshynsky district, rescuers worked through the rubble of heavily destroyed buildings. A woman sat on a stool, caressing …

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Préavis de grèves à la SNCF: le désaccord continue entre syndicats et direction

Syndicats de cheminots et direction de la SNCF n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur les salaires et les emplois du temps, ce qui laisse planer la possibilité d’une semaine émaillée de grèves dans les transports à partir du 5 mai. Les contrôleurs sont appelés à se mettre en grève les 9, 10 et 11 mai, par Sud-Rail, troisième syndicat à la SNCF mais deuxième chez les contrôleurs, ainsi que par un influent collectif de contrôleurs baptisé CNA (collectif national ASCT).La CGT-Cheminots, premier syndicat, a elle appelé à se mobiliser dès le 5 mai. Sud-Rail a également appelé les conducteurs à la grève le 7 mai, veille de jour férié.”On n’a pas forcément envie d’aller à la grève, par contre, on a des revendications légitimes sur la table”, a estimé auprès de l’AFP Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de Sud-Rail.- Le “job” a été “fait” sur les salaires -Mercredi, la direction de la SNCF avait estimé que “sur les salaires”, une des revendications des syndicats, “nous avons fait le job lors des négociations annuelles, il ne peut y avoir de négociations semestrielles ou trimestrielles”, et rappelé que l’augmentation moyenne des salaires des agents s’est portée à 2,2% pour 2025.Un chiffre contesté par les syndicats. “Ce chiffre prend en compte les évolutions automatiques dans la grille de salaire, mais l’augmentation générale est de 1%, alors que l’entreprise a fait 1,6 milliard d’euros bénéfices”, a avancé Fabien Villedieu.”Cet argent est prévu pour être réinvesti dans le réseau qui appartient à l’Etat et non à la SNCF et qui en plus est circulé par tout le monde, à commencer par Trenitalia”, a-t-il déploré.Autre point de discorde: les emplois du temps, les contrôleurs reprochant des modifications de leur journée de travail et de repos trop tardives.La direction de la SNCF a notamment promis mercredi une visibilité à 6 mois sur les jours de repos.Pas assez pour les syndicats, qui aimeraient également plus de visibilité sur les horaires de travail lors des journées de service.”Vous connaissez beaucoup de métiers là où les gens n’ont aucune visibilité sur trois mois dans leur journée de service ?”, s’est interrogé Fabien Villedieu.- “Trouver un accord” -Pour le ministre des Transports Philippe Tabarot, “certains syndicats ne semblent pas vouloir avancer vers un apaisement”.”J’ai espoir encore sur les capacités de Jean-Pierre Farandou (patron de la SNCF, NDLR) et Christophe Fanichet (PDG de SNCF Voyageurs, la filiale qui gère les trains, NDLR) à pouvoir trouver un accord et que certains syndicats reviennent à la raison”, a souligné Philippe Tabarot jeudi sur RTL.Il a indiqué ne pas “(souhaiter) intervenir directement parce que je pense que ça affaiblirait l’Etat”.Et a mis en garde: “une journée de grève, c’est 10 millions (d’euros) qui ne sont pas investis dans le réseau. Donc ceux qui se prétendent (…) amoureux du ferroviaire et qui souhaitent que l’Etat à travers la SNCF puisse investir dans le ferroviaire doivent (…) ne pas utiliser en permanence l’arme de la grève”.Pour Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, “la SNCF, ce sont des profits records”, mais “ceux qui la font vivre, c’est-à-dire les cheminots, n’ont pas les salaires qui suivent”, a-t-elle déclaré jeudi sur TF1.”La direction ferait mieux d’écouter” les cheminots “plutôt que d’arriver à des grèves pendant des périodes où les gens souhaitent partir en vacances”, a abondé jeudi Fabien Roussel (PCF) sur Sud Radio.

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Renault, en forme sur l’électrique début 2025, veut réduire ses coûts face aux droits de douane

Le constructeur Renault, dont les ventes de voitures électriques et hybrides ont progressé au premier trimestre, veut se montrer “prudent” face au contexte douanier dans le secteur de l’automobile et envisage une “réduction de coûts supplémentaire”, a-t-il indiqué jeudi.Le chiffre d’affaires du constructeur automobile est resté stable au premier trimestre, à 11,7 milliards d’euros (-0,3%). Il a confirmé jeudi ses objectifs financiers pour l’année 2025, qui incluent notamment une marge opérationnelle au-dessus de 7%.Le groupe, qui n’est “pas impacté directement” par les droits de douane américains sur les véhicules importés, a toutefois prévu de se montrer “prudent” face à leur effet sur la demande et prévoit un “plan de réduction de coûts supplémentaire”, a indiqué la direction lors d’un brief avec des journalistes.Le groupe n’a pas spécifié le montant de réduction de coûts envisagé, mais a indiqué que cela pourrait passer par le “décalage de quelques projets, par exemple le lancement aux Etats-Unis d’un modèle Alpine”, la marque sportive de Renault, a indiqué Duncan Minto, directeur financier du groupe.De lourdes surtaxes douanières de 25% pénalisent depuis début avril les importations de voitures et de pièces détachées automobiles aux Etats-Unis. Si certains groupes, comme Renault, importent peu aux Etats-Unis et ne sont donc pas directement concernés par les droits de douane, aucune entreprise “ne sera totalement à l’abri d’une baisse de la confiance des consommateurs et d’une diminution de la demande dans le secteur”, expliquait mercredi l’agence de notation Fitch dans une note.Cette dernière conjecturait également une hausse des prix des voitures “partout dans le monde pour compenser les droits de douane américains”, ce que ne prévoit pas Renault, la direction assurant jeudi que “la dynamique était plutôt inverse”, avec des économies de coûts qui seront rendues “en partie aux clients, que ce soit dans les prix ou dans le contenu” des voitures.- L’électrique en hausse -Renault a augmenté ses ventes de voitures électriques et hybrides au premier trimestre, notamment grâce au lancement fin 2024 de la très attendue R5, “qui est entrée dans le top 5 des voitures électriques en Europe”, a indiqué la direction.31% des voitures vendues par le groupe en Europe au premier trimestre étaient des véhicules hybrides, c’était autour de 20% il y a un an sur la même période.Pareillement, 13% des voitures vendues en Europe étaient entièrement électriques, contre autour de 8% au premier trimestre 2024, “grâce à la R5”, “la Scenic E-Tech” et la “Spring” de Dacia, autre marque du groupe.Son modèle phare, la Sandero, – parmi les voitures les moins chères du marché -, a été “de nouveau le véhicule le plus vendu en Europe” au premier trimestre, a indiqué le groupe.Selon les chiffres de l’Association des constructeurs (Acea) publiés jeudi, les immatriculations de véhicules à moteurs électriques dans l’Union européenne ont progressé de 23,9% au premier trimestre 2025 sur un an, représentant à présent 15,2% des immatriculations.Au niveau mondial, le groupe Renault a vendu 564.980 véhicules au premier trimestre 2025, contre 549.204 sur la même période en 2024.Vers 10H00 GMT, l’action de Renault à la Bourse de Paris prenait 1,91%, à 45,81 euros, dans un marché en baisse (-0,52% pour l’indice CAC 40).

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Pesticides: l’agence sanitaire alerte sur des effets néfastes pour la santé des jeunes enfants

Les autorités sanitaires alertent jeudi sur l’effet néfaste pour la santé humaine de pesticides très utilisés en agriculture mais aussi en usage domestique, pointant en particulier des risques pour “le neurodéveloppement des très jeunes enfants”, notamment ceux exposés in utero.L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait mandaté un collectif d’experts indépendants pour évaluer les risques potentiels à partir des résultats d’une expertise de l’Inserm de 2013 mise à jour en 2021. Celle-ci dresse un état des lieux des connaissances sur les liens entre l’exposition aux pesticides – produits phytopharmaceutiques à usage agricole, produits biocides, vétérinaires- et la survenue de pathologies.Ces experts ont croisé les données disponibles sur les présomptions de lien entre expositions aux pesticides et pathologies humaines établies par l’Inserm, celles sur les usages autorisés et sur les toxicités des différents pesticides.Au terme de ce travail l’Anses pointe des “signaux sanitaires”, dont “les plus importants concernent les organophosphorés, et surtout les pyréthrinoïdes”.Ces substances “sont utilisées comme insecticides, mais certains produits phyto-pharmaceutiques et des médicaments vétérinaires, en contiennent également”, précise à l’AFP Matthieu Schuler, directeur général délégué en charge du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses.Parmi elles, “la ciperméthrine est utilisée pour protéger les cultures, et en tant que médicament vétérinaire pour les moutons ou contre les tiques”, précise-t-il.L’agence lance ainsi quatre alertes (niveau le plus élevé du “signal sanitaire” qu’elle peut émettre): l’une porte sur “les effets de l’exposition aux pyréthrinoïdes pendant la grossesse et la petite enfance sur le neurodéveloppement des enfants”, notamment révélés par une étude de 2022 – réalisée en population générale en Chine, elle montre des effets “particulièrement prononcés” à des niveaux d’exposition élevés – suscitant des “préoccupations importantes et croissantes”, pointent les experts.Une autre porte sur “l’altération des capacités motrices, cognitives et des fonctions sensorielles chez l’enfant” exposés in utero aux organophosphorés qui sont des ingrédients d’insecticides.Les deux autres sont relatives à des “troubles cognitifs chez l’adulte” et des leucémies, “en lien avec une exposition professionnelle aux organophosphorés”.Aussi, des “atteintes spermatiques ont également été identifiées dans la population générale, toutes sources d’exposition confondues, néanmoins avec un niveau de présomption plus faible”, révèle l’Anses. – “Utilisation très importante” -En outre, “une substance de la famille des pyréthrinoïdes, la deltaméthrine, est également associée à un risque accru de leucémie” en “lien avec une exposition professionnelle”, avec “un niveau de présomption moyen”, poursuit l’agence sanitaire.Or l’utilisation de ces substances insecticides est “encore très importante”, tant pour “des usages professionnels agricoles” que “des usages biocides professionnels et amateurs”, souligne l’Anses.Ainsi, “la source principale d’exposition de la population générale, ce sont les bombes et les prises insecticides utilisées pour éloigner les insectes, ou les colliers pour chiens et chats”, indique M. Schuler.Si “l’on n’est pas capables aujourd’hui d’être très précis sur les sources d’exposition” qui doivent être davantage étudiées, l’étude Esteban de Santé publique France a montré en 2021 des “niveaux importants” d’imprégnation de la population française pour les pyréthrinoïdes, “plus élevées chez les enfants que les adultes”, rappelle-t-il.Pour “mettre en place des mesures de prévention en santé publique, l’Anses recommande d’identifier les sources d’expositions les plus importantes aux pyréthrinoïdes parmi tous les usages insecticides possibles: médicaments, produits phytopharmaceutiques et biocides”, “matériaux de construction et d’ameublement, textiles”.En revanche l’usage des organophosphorés est “très limité aujourd’hui en France”.L’Anses a transmis ses travaux aux autorités européennes -Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), Agence européenne des médicaments (AME) – alors que l’autorisation de mise sur le marché de certains de ces produits (téfluthrine, lambda-cyhalothrine, deltaméthrine) est en cours de réexamen niveau de l’UE.L’agence appelle d’ores et déjà à informer les professionnels de santé et la population à “limiter l’utilisation” des produits contenant des pyréthrinoïdes, “en particulier lors de la phase prénatale et la petite enfance”. Ces produits sont épandus pour éradiquer les moustiques vecteurs de l’épidémie de dengue à la Réunion, un “usage qui paraît essentiel”, contrairement aux “usages de confort contre des araignées, à la maison”, dit M. Schuler.

Pesticides: l’agence sanitaire alerte sur des effets néfastes pour la santé des jeunes enfants

Les autorités sanitaires alertent jeudi sur l’effet néfaste pour la santé humaine de pesticides très utilisés en agriculture mais aussi en usage domestique, pointant en particulier des risques pour “le neurodéveloppement des très jeunes enfants”, notamment ceux exposés in utero.L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait mandaté un collectif d’experts indépendants pour évaluer les risques potentiels à partir des résultats d’une expertise de l’Inserm de 2013 mise à jour en 2021. Celle-ci dresse un état des lieux des connaissances sur les liens entre l’exposition aux pesticides – produits phytopharmaceutiques à usage agricole, produits biocides, vétérinaires- et la survenue de pathologies.Ces experts ont croisé les données disponibles sur les présomptions de lien entre expositions aux pesticides et pathologies humaines établies par l’Inserm, celles sur les usages autorisés et sur les toxicités des différents pesticides.Au terme de ce travail l’Anses pointe des “signaux sanitaires”, dont “les plus importants concernent les organophosphorés, et surtout les pyréthrinoïdes”.Ces substances “sont utilisées comme insecticides, mais certains produits phyto-pharmaceutiques et des médicaments vétérinaires, en contiennent également”, précise à l’AFP Matthieu Schuler, directeur général délégué en charge du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses.Parmi elles, “la ciperméthrine est utilisée pour protéger les cultures, et en tant que médicament vétérinaire pour les moutons ou contre les tiques”, précise-t-il.L’agence lance ainsi quatre alertes (niveau le plus élevé du “signal sanitaire” qu’elle peut émettre): l’une porte sur “les effets de l’exposition aux pyréthrinoïdes pendant la grossesse et la petite enfance sur le neurodéveloppement des enfants”, notamment révélés par une étude de 2022 – réalisée en population générale en Chine, elle montre des effets “particulièrement prononcés” à des niveaux d’exposition élevés – suscitant des “préoccupations importantes et croissantes”, pointent les experts.Une autre porte sur “l’altération des capacités motrices, cognitives et des fonctions sensorielles chez l’enfant” exposés in utero aux organophosphorés qui sont des ingrédients d’insecticides.Les deux autres sont relatives à des “troubles cognitifs chez l’adulte” et des leucémies, “en lien avec une exposition professionnelle aux organophosphorés”.Aussi, des “atteintes spermatiques ont également été identifiées dans la population générale, toutes sources d’exposition confondues, néanmoins avec un niveau de présomption plus faible”, révèle l’Anses. – “Utilisation très importante” -En outre, “une substance de la famille des pyréthrinoïdes, la deltaméthrine, est également associée à un risque accru de leucémie” en “lien avec une exposition professionnelle”, avec “un niveau de présomption moyen”, poursuit l’agence sanitaire.Or l’utilisation de ces substances insecticides est “encore très importante”, tant pour “des usages professionnels agricoles” que “des usages biocides professionnels et amateurs”, souligne l’Anses.Ainsi, “la source principale d’exposition de la population générale, ce sont les bombes et les prises insecticides utilisées pour éloigner les insectes, ou les colliers pour chiens et chats”, indique M. Schuler.Si “l’on n’est pas capables aujourd’hui d’être très précis sur les sources d’exposition” qui doivent être davantage étudiées, l’étude Esteban de Santé publique France a montré en 2021 des “niveaux importants” d’imprégnation de la population française pour les pyréthrinoïdes, “plus élevées chez les enfants que les adultes”, rappelle-t-il.Pour “mettre en place des mesures de prévention en santé publique, l’Anses recommande d’identifier les sources d’expositions les plus importantes aux pyréthrinoïdes parmi tous les usages insecticides possibles: médicaments, produits phytopharmaceutiques et biocides”, “matériaux de construction et d’ameublement, textiles”.En revanche l’usage des organophosphorés est “très limité aujourd’hui en France”.L’Anses a transmis ses travaux aux autorités européennes -Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), Agence européenne des médicaments (AME) – alors que l’autorisation de mise sur le marché de certains de ces produits (téfluthrine, lambda-cyhalothrine, deltaméthrine) est en cours de réexamen niveau de l’UE.L’agence appelle d’ores et déjà à informer les professionnels de santé et la population à “limiter l’utilisation” des produits contenant des pyréthrinoïdes, “en particulier lors de la phase prénatale et la petite enfance”. Ces produits sont épandus pour éradiquer les moustiques vecteurs de l’épidémie de dengue à la Réunion, un “usage qui paraît essentiel”, contrairement aux “usages de confort contre des araignées, à la maison”, dit M. Schuler.

Bétharram: Bayrou “ne savait pas” et “ne pouvait pas comprendre”, dit sa fille

François Bayrou, Premier ministre et désormais “père d’une victime” dans l’affaire Bétharram, “ne pouvait pas comprendre” le “système pervers” de l’établissement catholique, a déclaré jeudi sa fille sur France Inter, à l’occasion de la sortie du livre du porte-parole des victimes Alain Esquerre.Dans “Le Silence de Bétharram”, publié aux éditions Michel Lafon, Hélène Perlant (née Bayrou) raconte son passage à tabac, lors d’une colonie de vacances, par un curé qui intervenait par ailleurs à Igon, établissement pour filles géré par la congrégation de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) où elle était scolarisée.François Bayrou “est le père d’une victime, ce qu’il ne savait pas” jusqu’à mardi, a déclaré sa fille aînée au micro de France Inter, se disant “victime quelconque”, “parmi d’autres”, d’un “dispositif pervers”.”Ce système, et c’est absolument génial, à la fin ça se retourne contre les parents qui n’ont rien vu, qui sont accusés”, a-t-elle déclaré, prenant la défense de son père, ancien ministre de l’Éducation nationale (1993-1997).”Lui, comme les autres, ne pouvait pas comprendre parce que ça fonctionne comme ça, en fait: on a tout sous les yeux (…) sauf qu’on l’a tellement sous les yeux qu’on ne voit rien, on ne peut pas comprendre”, a-t-elle insisté.Hélène Perlant a aussi évoqué son “effroi” face aux violences subies par un camarade, devant ses yeux, durant l’année scolaire 1987-1988. Un “épisode oublié”, rappelé à son souvenir par une plainte pour “non-dénonciation de crime et délit” déposée en février contre son père, “forcément” mis au courant de l’épisode par sa fille, selon le plaignant.François Bayrou doit être entendu le 14 mai par la commission d’enquête parlementaire née du scandale. Accusé d’avoir été au courant, dans le passé, des agissements dénoncés aujourd’hui, il a démenti fermement à plusieurs reprises.”Ça me poignarde le cœur”, a réagi mercredi le Premier ministre après les révélations de sa fille.En février, le parquet de Pau a ouvert une information judiciaire après une année d’enquête et plus de 200 plaintes déposées. Un ex-surveillant a été mis en examen pour viol et agression sexuelle. Deux autres mis en cause ont bénéficié de la prescription des faits.Devant ce qu’il décrit comme “la plus importante affaire” pédophile en France, Alain Esquerre a milité jeudi pour une “libération de la parole”. “Si tout le monde se met à parler, nous allons en avoir la nausée, on est des millions, on est des légions.”