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Piste islamophobe dans le meurtre d’un fidèle dans une mosquée du Gard

La traque se poursuivait samedi soir pour retrouver un jeune homme d’une vingtaine d’années auteur du meurtre d’un fidèle vendredi dans une mosquée du Gard, un crime a priori prémédité après lequel il a filmé sa victime en insultant “Allah” et en manifestant son intention de frapper à nouveau.Réagissant à ce drame, François Bayrou a dénoncé samedi une “ignominie islamophobe”: “Nous sommes avec les proches de la victime, avec les croyants si choqués. Les moyens de l’Etat sont mobilisés pour que l’assassin soit saisi et puni”, a ajouté le Premier ministre sur X.”L’islamophobie tue. Tous ceux qui y contribuent sont coupables”, a martelé de son côté Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise, tandis qu’Eric Ciotti, président de l’UDR, a estimé que “ces atrocités visiblement motivées par des haines religieuses (étaient) une source d’inquiétudes pour la République”. Vendredi, le fuyard avait porté des dizaines de coups de couteau à un jeune homme en train de prier, dans la mosquée de la petite commune gardoise de La Grand-Combe. Puis il avait filmé sa victime agonisante avec son téléphone portable, en répétant à deux reprises: “Je l’ai fait (…), ton Allah de merde”, a appris l’AFP d’une source proche du dossier. Le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, a confirmé ces propos à l’AFP, précisant qu’il était désormais “primordial” d’interpeller au plus vite le suspect, “potentiellement extrêmement dangereux”: dans ses “propos très décousus”,  sur sa vidéo, l’homme aurait en effet “manifesté son intention de recommencer”, a expliqué le magistrat.Identifié comme “Olivier H.”, le jeune homme est un ressortissant français âgé d’une vingtaine d’années, issu d’une famille bosnienne et pas musulman. Si les enquêteurs ne savent pas où il réside, il venait régulièrement dans le Gard où vit une partie de sa famille, a expliqué M. Grini.Interpellé samedi dans le Gard, le petit frère mineur du suspect a été placé quelques heures en garde-à-vue avant d’être relâché sans aucune charge en début de soirée, a précisé le magistrat, ajoutant que “toutes les pistes” restaient envisagées, dont celle d’un crime “raciste et islamophobe”.- “La haine nourrit les drames” -Si le parquet national antiterroriste (Pnat) évalue ce dossier pour éventuellement s’en saisir, l’enquête restait confiée samedi soir au groupement de gendarmerie du Gard, à la section de recherches de Nîmes et à la police judiciaire, sous la houlette du parquet d’Alès.Les faits se sont déroulés vendredi matin vers 8H30 dans la mosquée Khadijia, une salle de prière située dans le hameau de Trescol, à La Grand-Combe, une commune de quelque 5.000 habitants au nord d’Alès. La victime, un jeune homme de 23-24 ans prénommé Aboubakar, qui venait bénévolement chaque semaine faire le ménage dans la mosquée avant la prière du vendredi, était seule sur place quand le meurtrier est entré, a expliqué le procureur.Sur les images des caméras de télésurveillance placées à l’extérieur et à l’intérieur de la mosquée – que le meurtrier semble remarquer seulement après le crime, selon sa réaction dans sa propre vidéo -, on voit les deux hommes discuter puis se diriger vers la salle de prière.”La victime se met à prier, l’autre semble l’imiter, puis brusquement il sort un couteau et le frappe”, a expliqué le procureur, soulignant “la très grande froideur” et “la grande maîtrise de lui” dont semblait faire preuve le meurtrier.Le corps de la victime, qui a reçu 40 à 50 coups de couteau selon les premières estimations avant autopsie, a été découvert seulement en fin de matinée, lorsque d’autres fidèles sont arrivés pour la prière du vendredi.Selon plusieurs personnes interrogées sur place vendredi par l’AFP, Aboubakar était arrivé du Mali il y a quelques années. Il était bien connu et très apprécié dans le village.”Dans ce paysage national où se mêlent le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et la haine envers les musulmans, la parole publique doit retrouver une hauteur et une fermeté afin de ne pas laisser prospérer le terreau de la haine qui nourrit les drames”, a insisté SOS-Racisme dans un communiqué.ol-sm-fcc-bpa-gd/ol/pta

Fire rages after major blast at Iran port kills 8, injures hundreds

An explosion of unknown origin tore through Iran’s most advanced container port on Saturday, triggering a major fire, killing eight people and injuring hundreds, state media said.Around 10 hours after the blast at Shahid Rajaee Port in southern Iran, state TV reported the fire had intensified.With choking smoke spreading throughout the area, all schools and …

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Trump raises Putin doubts after Zelensky talks at pope’s funeral

US President Donald Trump cast doubt on whether Russian leader Vladimir Putin wants a peace deal, shortly after meeting Ukrainian President Volodymyr Zelensky in the hush of St Peter’s Basilica before Pope Francis’s funeral Saturday.Zelensky said they had discussed a possible unconditional ceasefire with Russia and was “hoping for results” from a “very symbolic meeting …

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Ecologistes: Tondelier refuse les gauches irréconciliables et suggère une “primaire des territoires”

Un slogan, “l’écologie contre-attaque”, une “ligne stratégique”, le refus des gauches irréconciliables au nom de “l’antifascisme” et une proposition de “primaire des territoires”: Marine Tondelier a jeté samedi les bases de son deuxième mandat à la tête des Écologistes, tourné vers les municipales et la présidentielle.L’élue d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) n’a “que des amis dans cette salle” de la Cité fertile de Pantin (Seine-Saint-Denis) où s’achevait ce congrès des Écologistes. La preuve: elle a longuement étreint le maire de Grenoble Éric Piolle, élu porte-parole du parti contre son candidat, Guillaume Hédouin, après quelques épisodes de tensions internes.Sa reconduction à elle, à 73%, à la tête du parti qu’elle dirige depuis décembre 2022 était acquise depuis le 19 avril. L’heure était donc samedi aux grandes orientations politiques et stratégiques, avant une convention dimanche consacrée aux municipales de 2026, qui verront les Écologistes défendre de nombreux fauteuils de maire conquis en 2020 (Lyon, Strasbourg, Bordeaux…).Le discours truffé de formules de Marine Tondelier avait un mot d’ordre: “l’écologie contre-attaque”. Charge aux Verts de parler à l’ensemble des Français qui ont tous en eux “un écologiste qui sommeille”. Moins, sans doute, “les 1% qui ont intérêt à ce que rien ne change”. Et charge aussi au militants de porter une “écologie qui tend la main”, celle “qui assure la gratuité des premiers mètres cubes d’eau à Lyon” et ne doit pas seulement être perçue comme “annonciatrice de mauvaises nouvelles”, porté par des “oiseaux de mauvais augure”.S’il ne faut pas “brûler les étapes” des municipales avant la présidentielle, la secrétaire nationale a consacré une large partie de son discours à l’échéance de 2027. Avec une “ligne stratégique”, “l’antifascisme”, au nom de laquelle, a-t-elle martelé, “nous ne choisirons pas” entre les diverses composantes de la gauche, LFI et le PS à chaque extrémité.”Ca suffit les buts contre son camp !”, “réservons nos flèches et nos attaques à nos véritables adversaires politiques !”, a-t-elle lancé, car “les gauches irréconciliables, ça n’existe pas”.- 2027 ou le “théorème de l’entonnoir -Dans quel cadre ? Marine Tondelier a exposé son “théorème de l’entonnoir”. A savoir ne pas commencer par la désignation du candidat. Le “programme” d’abord, avant une éventuelle primaire qui n’a “pas sa préférence”. Mais si celle-ci doit s’imposer, elle devra être “la plus ouverte possible”. Et surtout, a-t-elle proposé à son parti comme au reste de la gauche, elle devra être précédée d’une “primaire des territoires”.”Nous devrons prendre le temps d’organiser des débats dédiés aux différents types de territoires.” “Par exemple un débat dédié aux campagnes”, “un débat dédié aux quartiers populaires”. Ou encore des débats dédiés “aux outre-mers”, aux “littoraux”, aux “montagnards” et aux “cinq Français sur dix qui vivent dans les grandes villes”. Car tous doivent pouvoir “trouver leur place dans l’élaboration du dispositif que nous proposerons”.Une formule “girondine” pour tourner la page du “jupitérisme” d’Emmanuel Macron, a expliqué Marine Tondelier, qui n’a pas non plus épargné François Bayrou et ses “158 mots” consacrés à l’écologie dans sa déclaration de politique générale, ni Bruno Retailleau et ses “sujets préférés”, “l’islam et l’immigration”. Ni Gabriel Attal à qui, parodiant ses formules, elle a lancé: “Tu baisses les impôts des plus riches, tu creuses ton déficit”.Auparavant à la tribune, la présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain avait elle aussi brocardé “l’internationale fasciste”. La députée Eva Sas et le sénateur Akli Mellouli ont défendu la taxe Zucman, un impôt-plancher sur le patrimoine des “ultra-riches”, que Mme Sas a fait adopter en première lecture à l’Assemblée.Les Écologistes tiendront leurs journées d’été à Strasbourg, organiseront à l’automne leur troisième “université des ruralités écologistes”, qui seront précédées, en septembre, de “premières université écologistes des quartiers populaires”.La plupart des partis de gauche étaient représentés samedi à la Cité fertile, notamment la maire de Nantes Johanna Rolland, soutien d’Olivier Faure dont Mme Tondelier a dit souhaiter la reconduction à la tête du PS, quand bien même celui-ci prône désormais une “plateforme” de la “gauche non-mélenchoniste”.

2027: si Le Pen est “empêchée”, “je serai son candidat”, pense Bardella

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a affirmé samedi au Parisien qu’il serait soutenu par Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027 si l’actuelle patronne des députés RN “devait être empêchée” par la justice de se présenter elle-même.”Il n’y a pas d’ambiguïté sur le fait que Marine Le Pen est ma candidate, et que si elle devait être empêchée demain, je pense pouvoir vous dire que je serai son candidat. Je ne peux pas être plus clair que ça”, a déclaré M. Bardella, invoquant “l’impérieuse nécessité de rester unis et soudés”. Mme Le Pen, qui fut candidate aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022, est dans l’attente de son procès en appel qui doit avoir lieu au premier semestre 2026 dans l’affaire des assistants d’eurodéputés. En première instance, elle a été notamment été condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat, ce qui oblige le parti à la flamme à préparer un plan B en cas de confirmation de la peine, même si M. Bardella promet d’utiliser “tous les recours possibles” et de “continuer de clamer notre innocence dans cette affaire”.En attendant, l’eurodéputé, que Mme Le Pen souhaitait promouvoir à Matignon en cas de victoire en 2027, “travaille” et se “prépare”, dit-il au Parisien. “Ce qu’on attend d’un potentiel Premier ministre comme d’un candidat à l’élection présidentielle, ce sont des qualités qui sont peu ou prou assez similaires. La fonction est différente. Mais la capacité à rassembler, écouter, comprendre les Français, ce sont des missions que j’ai faites aussi miennes depuis plusieurs mois”, a-t-il expliqué.Mais, a-t-il encore assuré, “je ne ferai pas l’erreur de me pousser du col”. “Je considère que quand Marine est attaquée, je suis attaqué aussi. Nous allons continuer de travailler à deux, main dans la main, dans l’intérêt du mouvement, de nos idées, de notre famille politique”, a-t-il fait valoir, pour déminer de potentielles rumeurs de rivalité entre les deux têtes du parti.M. Bardella a également démenti vouloir, à ce stade, se présenter à la députation, si une nouvelle dissolution était prononcée par Emmanuel Macron.”Je n’ai jamais évoqué les élections législatives avec personne. Il n’est pas prévu au moment où je vous parle, que je sois candidat à des potentielles législatives anticipées”, a-t-il insisté.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Des centaines d’anti-A69 sous la pluie contre un modèle “qui va dans le mur”

Bravant la pluie battante, des centaines de militants anti-A69 ont dit samedi dans le Tarn leur détermination à obtenir l’arrêt définitif du chantier de cette autoroute, emblème à leurs yeux d’un “modèle de société qui va dans le mur”.Réunis pour le week-end au château de Scopont, sur la commune de Maurens-Scopont, ils ont aussi dénoncé une “attaque contre la séparation des pouvoirs” de la part des partisans de l’A69 qui ont déposé une proposition de loi visant à reprendre le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, malgré une décision de justice ordonnant sa suspension.Contrairement à d’autres rencontres de ce type tenues ces dernières années, aucune manifestation sur la voie publique n’était prévue ce week-end lors de ces “Déroutantes” afin notamment de “s’offrir un espace pour discuter sans pression”. En outre, le nombre de participants était limité d’emblée par le choix d’un site à la capacité plus réduite que ceux choisis auparavant.Malgré la pluie, qui s’arrêtait de temps en temps avant de repartir de plus belle au moment le moins attendu, les manifestants de tous les âges ont pu visiter les différents stands pour se mettre au courant des nouveautés en matière de mini-voitures à pédale ou déjeuner en payant le prix qu’ils pensaient pouvoir payer, voire rien du tout.- “mythes scientifiquement faux” -Sous des chapiteaux, plusieurs tables rondes ont réuni, outre des représentants d’organisations présentes, dont la Confédération paysanne ou le Groupe national de surveillances des arbres (GNSA), des syndicalistes ou des chercheurs.”L’A69 est justifiée par des tas de mythes qui sont scientifiquement faux (…) Le gain de temps, le premier, mais aussi le développement économique et le désenclavement, pour prendre ces trois-là”, explique Arnaud Passalacqua, codirecteur de l’Ecole d’urbanisme de Paris, l’un des participants à la table ronde “Toujours plus vite, toujours plus loin. Sous le béton, le progrès ?”.Par exemple, “on sait que les gens passent autant de temps chaque jour à se déplacer depuis qu’on mesure cette grandeur, en gros une heure. Pourtant, on a déployé plein de réseaux de transports, de trains, etc. Et les gens passent toujours autant de temps, donc ils vont plus loin. Il n’y a pas de gain de temps individuel”, précise-t-il à l’AFP.Lors d’une autre table ronde, intitulée “Reprendre possession de nos territoires”, Geoffrey Tarroux, du collectif tarnais La Voie est libre, est revenu sur le bras de fer autour d’une éventuelle reprise des travaux de construction de l’A69.- “tisser des liens” -Le tribunal administratif de Toulouse a annulé fin février l’autorisation de construire cette portion d’autoroute de 53 km, entraînant la suspension du chantier entamé en 2023.Le Sénat doit examiner le 15 mai une proposition de loi déposée par des parlementaires tarnais visant à valider le projet, sans attendre la décision sur le fond de l’affaire de la cour administrative de Toulouse, saisie par l’Etat et le constructeur Atosca.”Ils mettent en place tout un arsenal législatif pour aller à l’encontre d’une décision de justice avec une loi de validation”, a estimé Geoffrey Tarroux du collectif La Voie est libre.M. Tarroux a aussi fustigé “un modèle de société qui vise à hypermétropoliser de manière infinie et créer des métropoles entourées de dortoirs à perte de vue” dont l’A69 est à ses yeux emblématique.”Ce modèle de société, on voit qu’il va dans le mur”, a-t-il ajouté, jugeant nécessaire de “redonner la parole aux populations qui détermineront ce qui est viable pour vivre, travailler, tisser des liens sur le territoire, et pas simplement y dormir”.

Des centaines d’anti-A69 sous la pluie contre un modèle “qui va dans le mur”

Bravant la pluie battante, des centaines de militants anti-A69 ont dit samedi dans le Tarn leur détermination à obtenir l’arrêt définitif du chantier de cette autoroute, emblème à leurs yeux d’un “modèle de société qui va dans le mur”.Réunis pour le week-end au château de Scopont, sur la commune de Maurens-Scopont, ils ont aussi dénoncé une “attaque contre la séparation des pouvoirs” de la part des partisans de l’A69 qui ont déposé une proposition de loi visant à reprendre le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, malgré une décision de justice ordonnant sa suspension.Contrairement à d’autres rencontres de ce type tenues ces dernières années, aucune manifestation sur la voie publique n’était prévue ce week-end lors de ces “Déroutantes” afin notamment de “s’offrir un espace pour discuter sans pression”. En outre, le nombre de participants était limité d’emblée par le choix d’un site à la capacité plus réduite que ceux choisis auparavant.Malgré la pluie, qui s’arrêtait de temps en temps avant de repartir de plus belle au moment le moins attendu, les manifestants de tous les âges ont pu visiter les différents stands pour se mettre au courant des nouveautés en matière de mini-voitures à pédale ou déjeuner en payant le prix qu’ils pensaient pouvoir payer, voire rien du tout.- “mythes scientifiquement faux” -Sous des chapiteaux, plusieurs tables rondes ont réuni, outre des représentants d’organisations présentes, dont la Confédération paysanne ou le Groupe national de surveillances des arbres (GNSA), des syndicalistes ou des chercheurs.”L’A69 est justifiée par des tas de mythes qui sont scientifiquement faux (…) Le gain de temps, le premier, mais aussi le développement économique et le désenclavement, pour prendre ces trois-là”, explique Arnaud Passalacqua, codirecteur de l’Ecole d’urbanisme de Paris, l’un des participants à la table ronde “Toujours plus vite, toujours plus loin. Sous le béton, le progrès ?”.Par exemple, “on sait que les gens passent autant de temps chaque jour à se déplacer depuis qu’on mesure cette grandeur, en gros une heure. Pourtant, on a déployé plein de réseaux de transports, de trains, etc. Et les gens passent toujours autant de temps, donc ils vont plus loin. Il n’y a pas de gain de temps individuel”, précise-t-il à l’AFP.Lors d’une autre table ronde, intitulée “Reprendre possession de nos territoires”, Geoffrey Tarroux, du collectif tarnais La Voie est libre, est revenu sur le bras de fer autour d’une éventuelle reprise des travaux de construction de l’A69.- “tisser des liens” -Le tribunal administratif de Toulouse a annulé fin février l’autorisation de construire cette portion d’autoroute de 53 km, entraînant la suspension du chantier entamé en 2023.Le Sénat doit examiner le 15 mai une proposition de loi déposée par des parlementaires tarnais visant à valider le projet, sans attendre la décision sur le fond de l’affaire de la cour administrative de Toulouse, saisie par l’Etat et le constructeur Atosca.”Ils mettent en place tout un arsenal législatif pour aller à l’encontre d’une décision de justice avec une loi de validation”, a estimé Geoffrey Tarroux du collectif La Voie est libre.M. Tarroux a aussi fustigé “un modèle de société qui vise à hypermétropoliser de manière infinie et créer des métropoles entourées de dortoirs à perte de vue” dont l’A69 est à ses yeux emblématique.”Ce modèle de société, on voit qu’il va dans le mur”, a-t-il ajouté, jugeant nécessaire de “redonner la parole aux populations qui détermineront ce qui est viable pour vivre, travailler, tisser des liens sur le territoire, et pas simplement y dormir”.

Agression gare du Nord début 2023: vers l’irresponsabilité pénale de l’assaillant

La juge d’instruction parisienne chargée de l’enquête sur une attaque à l’arme blanche gare du Nord début 2023 a saisi la cour d’appel pour qu’elle statue sur l’irresponsabilité pénale de l’assaillant qui avait blessé sept personnes, a appris l’AFP de source proche du dossier samedi, confirmant RTL.Le 11 janvier 2023, vers 06H45, cet homme a blessé sept personnes, dont une grièvement, sur le parvis puis à l’intérieur de la gare, avec une sorte de poinçon et en moins de deux minutes. La plupart des témoins, cités dans l’ordonnance de saisine datée de mardi dont l’AFP a eu connaissance samedi, ont indiqué n’avoir pas entendu de revendication durant cette attaque, suivie donc par une juridiction ordinaire et non par la justice antiterroriste.L’assaillant a été immobilisé par des tirs de policiers. Hospitalisé, il s’est présenté comme Mohamed-Amine M., né en janvier 1991 en Algérie.Au cours de l’enquête, il a raconté notamment avoir commis ces attaques “à cause des films qu’il avait dans la tête”, et affirmait avoir eu la volonté de tuer “directement”.Mis en examen pour tentatives d’assassinats, il a été placé en détention provisoire et a été plusieurs fois hospitalisé en psychiatrie ces deux dernières années.Un premier examen psychiatrique de juillet 2023 a établi qu’il “présentait une maladie psychotique non stabilisée”, avec “au moment des faits un épisode délirant”, et se prononçait en faveur de l’abolition de son discernement.Une contre-expertise, réalisée en mars 2024, établissait à son tour “à l’époque des faits un délire aigu à thème de persécution” et se prononçait aussi pour l’abolition du discernement.Dans les deux cas, les experts prônaient des soins et présentaient Mohamed-Amine M. comme potentiellement “dangereux”.Dans son ordonnance de mardi, la juge a donc retenu in fine “l’existence d’une pathologie mentale abolissant totalement le discernement” de l’assaillant au moment des faits, et saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour statuer sur sa responsabilité pénale.L’audience doit se tenir dans les six mois.”Différents experts ont pu confirmer ce qui semblait évident dès les premiers instants de l’enquête, à savoir que mon client souffrait d’un trouble psychiatrique ayant aboli son discernement”, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’assaillant, Me Ambroise Vienet-Legué. “Le diagnostic posé a permis la mise en place d’un traitement médical efficace. L’audience permettra de déterminer les mesures qui doivent encore s’imposer”, a-t-il ajouté.Avocate d’une des personnes les plus grièvement blessées dans cette attaque, Me Alexandra Boret a salué qu’il soit “reconnu que, sans l’ombre d’un doute, les faits commis relevaient bien d’une tentative d’assassinat, et que cette tragédie n’a été empêchée que grâce à la résistance et au courage infini des victimes”.”Toutefois, on ne juge pas les fous, c’est un principe sacré de notre droit pénal. Si la chambre de l’instruction confirme l’irresponsabilité pénale de l’auteur des faits, elle reconnaîtra aussi la qualité de victimes des parties civiles”, a ajouté ce conseil.

2027: si Le Pen était “empêchée”, “je serai son candidat”, pense Bardella

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a affirmé samedi au Parisien qu’il serait soutenu par Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027 si l’actuelle patronne des députés RN “devait être empêchée” par la justice de se présenter elle-même.”Il n’y a pas d’ambiguïté sur le fait que Marine Le Pen est ma candidate, et que si elle devait être empêchée demain, je pense pouvoir vous dire que je serai son candidat. Je ne peux pas être plus clair que ça”, a déclaré M. Bardella, invoquant “l’impérieuse nécessité de rester unis et soudés”. Mme Le Pen, qui fut candidate aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022, est dans l’attente de son procès en appel qui doit avoir lieu au premier semestre 2026 dans l’affaire des assistants d’eurodéputés. En première instance, elle a été notamment été condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat, ce qui oblige le parti à la flamme à préparer un plan B en cas de confirmation de la peine, même si M. Bardella promet d’utiliser “tous les recours possibles” et de “continuer de clamer notre innocence dans cette affaire”.En attendant, l’eurodéputé, que Mme Le Pen souhaitait promouvoir à Matignon en cas de victoire en 2027, “travaille” et se “prépare”, dit-il au Parisien. “Ce qu’on attend d’un potentiel Premier ministre comme d’un candidat à l’élection présidentielle, ce sont des qualités qui sont peu ou prou assez similaires. La fonction est différente. Mais la capacité à rassembler, écouter, comprendre les Français, ce sont des missions que j’ai faites aussi miennes depuis plusieurs mois”, a-t-il expliqué.Mais, a-t-il encore assuré, “je ne ferai pas l’erreur de me pousser du col”. “Je considère que quand Marine est attaquée, je suis attaqué aussi. Nous allons continuer de travailler à deux, main dans la main, dans l’intérêt du mouvement, de nos idées, de notre famille politique”, a-t-il fait valoir, pour déminer de potentielles rumeurs de rivalité entre les deux têtes du parti.M. Bardella a également démenti vouloir, à ce stade, se présenter à la députation, si une nouvelle dissolution était prononcée par Emmanuel Macron.”Je n’ai jamais évoqué les élections législatives avec personne. Il n’est pas prévu au moment où je vous parle, que je sois candidat à des potentielles législatives anticipées”, a-t-il insisté.