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Installation régulée: médecins mobilisés, entre grève et manifestation

Après les annonces de François Bayrou sur les déserts médicaux, nouvelle montée de température dans la Santé: les médecins se mobilisent, entre grève dès lundi et manifestation mardi, contre une proposition de loi de régulation d’installation de leur profession.Le mécontentement vient d’une proposition de loi transpartisane, à l’initiative de Guillaume Garot (PS), dont l’article-phare a été adopté début avril par l’Assemblée nationale, l’examen du reste du texte étant prévu début mai.Le texte, qui prône une régulation des installations en faveur des déserts médicaux, provoque la colère des médecins libéraux, étudiants en médecine, internes et jeunes médecins, pour qui le projet “mettra à mal l’attractivité de la médecine libérale, aujourd’hui le premier rempart du système de santé”.Lucas Poittevin, président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), a lancé le 16 avril un appel à “une grève nationale intersyndicale illimitée à partir du 28 avril”.Le gouvernement, hostile au projet Garot, a allumé un contre-feu vendredi, en présentant comme une alternative à la “fin de la liberté d’installation” un plan de lutte contre les déserts médicaux.Mais la mesure-phare mise en avant par le Premier ministre, François Bayrou, imposer jusqu’à deux jours par mois de temps de consultation aux médecins dans les zones prioritaires du territoire, a aussi braqué certains praticiens.”Nous sommes en train de déterminer (l)es modalités et c’est la raison pour laquelle, d’ici la fin du mois de mai (…) la cartographie” permettant de déployer cette mesure, ainsi que ses “conditions financières” notamment, seront fixés, a déclaré lundi matin la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, sur TF1. “L’objectif est que nous soyons totalement opérationnels au plus tard début septembre”, a-t-elle précisé.- “Ça va renforcer la grève” -Pour Sophie Bauer, présidente du Syndicat des médecins libéraux (SML), “si c’est une obligation individuelle (…) ça va renforcer la grève”. “Les politiques n’entendent pas”, déplore auprès de l’AFP Philippe Cuq, coprésident de l’Union Avenir Spé Le Bloc (syndicat des spécialités médicales et médico-chirurgicales), chagriné par le projet Garot et le plan Bayrou. “La semaine dernière, j’ai fait plusieurs réunions pour leur expliquer. On a été reçu au cabinet (du ministre de la Santé, NDLR). Et ils n’arrivent pas à écrire ça correctement (dans le plan Bayrou, NDLR)”, se lasse-t-il.Pour le député Garot, le principe de consultation avancée deux jours par mois ne répondra pas “à l’ampleur du problème : les zones les moins bien dotées sont rarement à proximité géographique des zones les mieux dotées”. “Bien que le plan d’annonces du gouvernement ait prévu pas mal d’actions pour essayer de lutter contre les déserts médicaux, on va dire que si le Parlement décide de voter cette proposition de loi Garot, la régulation s’appliquera quand même”, synthétise pour l’AFP Lucas Poittevin.Les jeunes médecins, dont il est une des voix, appellent à une grève dure dès lundi, avec fermeture des cabinets. La plupart des syndicats de libéraux installés ne sont pas sur cette ligne, sauf la Fédération des médecins de France (FMF). “Mon cabinet est fermé lundi, mardi, que ce soit moi, mon remplaçant, mes internes”, rapporte à l’AFP sa présidente Patricia Lefébure.- “Faire bouger les politiques” -Le Syndicat des Médecins Généralistes (MG France, majoritaire chez les libéraux) recommande juste d’aller “manifester auprès des jeunes médecins, parce que c’est eux qui sont visés par le projet Garot”, comme le dit à l’AFP sa présidente Agnès Giannotti.”Nous, on a donné comme consigne lundi, mardi, mercredi d’arrêter les activités. Dans la mesure du possible. Parce qu’on a quand même des contraintes majeures avec des chirurgies programmées”, relève Philippe Cuq. “Je crois qu’il faut, pour faire bouger les politiques, créer un risque. Un risque sanitaire. Il n’y a que ça qui va faire écouter les politiques”, avance-t-il.”Fermer pendant dix jours, jusqu’à l’examen du texte, c’est hors de question, j’ai des patients à prendre en charge”, expose pour l’AFP Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), pour qui c’est en revanche “une évidence” de soutenir les “plus jeunes” et les internes. Comme beaucoup chez les libéraux installés, il appelle “à la grève de la permanence des soins et du service d’accès aux soins jusqu’au retrait de cette proposition”. C’est-à-dire une grève des permanences mutualisées la nuit, les week-ends et jours fériés.

Attaques de prisons: vaste opération d’interpellations dans toute la France

Plus d’une vingtaine d’interpellations ont eu lieu lundi partout en France dans le cadre des attaques commises depuis le 13 avril contre des prisons et des agents pénitentiaires, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de Paris-Match.A ce stade, 22 interpellations ont au lieu, a indiqué dans un communiqué le parquet national antiterroriste (Pnat). Elles ont été effectuées en région parisienne, à Marseille, Lyon et Bordeaux, a-t-on précisé de source proche du dossier.Des perquisitions sont également en cours, selon le Pnat, qui recense une quinzaine de faits entre le 13 et le 21 avril.D’autres faits ont visé d’autres établissements pénitentiaires, sans que des “liens” puissent “nécessairement” être établis “à ce stade” avec cette enquête, précise le Pnat qui a été néanmoins avisé par les parquets locaux.”Merci aux magistrats et aux forces de l’ordre d’avoir procédé tôt ce matin à l’interpellation des auteurs présumés des attaques contre les agents pénitentiaires et les prisons de notre pays”, a posté sur le réseau social X le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Son collègue de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a également félicité “chaleureusement” les magistrats et enquêteurs, saluant leur “grande détermination” et leur “grand professionnalisme” ayant “permis d’obtenir des résultats dans des temps très courts”. Depuis 15 jours, un groupe revendiquant la “défense des droits des prisonniers français”, ou DDPF, sigle retrouvé aux abords des prisons prises pour cibles, vise les établissements ou agents pénitentiaires, publiant vidéo et menaces sur la messagerie cryptée Telegram. Si le mode opératoire de certains faits porte les marques de la criminalité organisée, d’autres actions faisaient davantage penser à l’ultragauche, avait relevé une source policière, pour qui certains militants ont pu se greffer sur la campagne initiale.

Top UN court to open hearings on Israel’s aid obligation to Palestinians

The UN’s top court will on Monday open a week of hearings on Israel’s humanitarian obligations towards Palestinians, more than 50 days into its total blockade on aid entering war-ravaged Gaza.United Nations representatives will start the five days of sittings at the International Court of Justice in The Hague at 10:00 am (0800 GMT), followed …

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Le procès du retentissant braquage de Kim Kardashian en 2016 s’ouvre à Paris

Début octobre 2016, la reine des influenceuses Kim Kardashian était braquée dans sa chambre d’hôtel en pleine semaine de la mode par de vieux malfrats arrivés à vélo et déguisés en policiers: le procès de ce sensationnel vol de bijoux à neuf millions d’euros s’ouvre lundi à Paris. Ce procès ultra-médiatique, au cours duquel deux mondes vont se faire face jusqu’au 23 mai, doit débuter à 14H30 au sein du palais de justice historique de la capitale. Kim Kardashian, 44 ans, a fait savoir qu’elle viendrait témoigner le 13 mai.Il est près de 03H00 du matin, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, quand deux hommes encagoulés font irruption arme au poing dans la chambre de la star américaine, en peignoir et s’apprêtant à aller se coucher. Elle hurle. Eux, avec un fort accent français dira-t-elle, lui réclament son “ring”.Le “ring”, c’est sa bague de fiançailles offerte par le rappeur Kanye West, évaluée à quatre millions de dollars (3,5 millions d’euros), que Kim Kardashian, alors 35 ans, exhibe sur les réseaux sociaux comme le reste de sa vie.Un énorme diamant, une célébrité qui descend toujours au même hôtel discret mais peu sécurisé, le No Address, et dévoile en temps réel où elle se trouve: la tentation était trop forte pour les papys braqueurs, comme la presse les a surnommés.”C’était pas un gros vol à main armée” mais une affaire “facile”, dira le principal mis en cause, Aomar Aït Khedache, identifié par son ADN. Il a reconnu avoir ligoté Kim Kardashian, mais conteste ce rôle central que lui prêtent les enquêteurs. – 357 millions d’abonnés -Il dit avoir été approché par un “commanditaire” qu’il ne nomme pas, qui lui aurait proposé ce “coup” monté grâce à un “informateur” très proche de la star, pouvant leur donner le feu vert. En l’occurrence, cette nuit-là, où elle était seule, son garde du corps ayant accompagné sa soeur Kourtney en discothèque.Le braquage est express – une dizaine de minutes – mais traumatisera Kim Kardashian. Montant du butin: dix millions de dollars de bijoux (neuf millions d’euros, depuis remboursés à la star par les assurances), soit le plus gros vol d’un particulier depuis 20 ans en France.Seul un collier perdu dans la rue lors de la fuite des braqueurs a été retrouvé. L’or aurait été fondu et les enquêteurs, qui ont tout de même saisi des centaines de milliers d’euros chez les suspects arrêtés trois mois après le braquage, pensent qu’une grande partie du butin a été écoulée en Belgique.Star de téléréalité grâce au show “L’incroyable famille Kardashian”, devenue puissante femme d’affaires et influenceuse avant l’heure, Kim Kardashian était déjà suivie par quelque 84 millions de personnes sur Instagram en 2016. Elles sont aujourd’hui 357 millions.Pas par ses braqueurs, visiblement: au réceptionniste de l’hôtel menacé, ils avaient demandé “la femme du rappeur”. Ils ne se rendront compte de qui elle était qu’après, en voyant l’ampleur médiatique et internationale du braquage.- “Truands à l’ancienne” -La moyenne d’âge de ces “truands à l’ancienne” dixit les enquêteurs (seuls deux ont reconnu leur participation) tournait à l’époque autour de 60 ans. Déjà condamnés pour braquages ou trafic de stupéfiants, Aomar Aït Khedache, son comparse Didier Dubreucq et huit autres, comparaîtront libres.Les juges devront déterminer qui a fait quoi et surtout comment les malfrats ont pu être si bien informés. L’enquête désigne Gary Madar, le frère du chauffeur de Kim Kardashian, qui nie catégoriquement.Pas moins de 400 journalistes, dont un quart d’étrangers, sont accrédités pour ce procès. Mais neuf ans après les faits, les débats risquent d’être compliqués, avec ces accusés âgés et malades pour certains. L’un est décédé en mars et le cas du doyen, Pierre Bouianere, 80 ans, sera disjoint, n’étant pas en état d’être jugé. Aomar Aït Khedache, 68 ans, n’entend plus et ne peut s’exprimer que par écrit. Kim Kardashian, qui avait cru son heure venue, n’a pas remis les pieds à Paris pendant longtemps et a arrêté d’exposer sa vie – en temps réel du moins – sur les réseaux.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La “souveraineté énergétique” en débat à l’Assemblée, sur fond de menace de censure du RN

Les députés auront l’occasion de s’exprimer lundi dans l’hémicycle sur “la souveraineté énergétique de la France”, lors d’un débat sans vote sur un sujet par ailleurs explosif, autour duquel le Rassemblement national fait planer une menace de censure.En jeu: la nouvelle feuille de route énergétique de la France pour la période 2025-2035, qui doit mettre le pays sur la voie de la neutralité carbone en 2050.Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en préparation depuis plusieurs années et qui détaille les objectifs de consommation et de production en France, doit faire l’objet d’un décret.Mais des députés de plusieurs groupes ont demandé à pouvoir se prononcer sur le sujet. Mi-mars, plus de 160 sénateurs de droite et du centre avaient également appelé l’exécutif à “renoncer” à la publication imminente de la PPE, fustigeant l’absence de “vision globale” derrière cette feuille de route. Face aux levées de boucliers, François Bayrou a proposé ce premier débat, qu’il ouvrira par une déclaration. Un autre est prévu sur le même thème au Sénat le 6 mai. Au gouvernement, on espère que l’exercice ne tombera pas dans “les caricatures”, avec “la gauche qui ne veut que des renouvelables, la droite et l’extrême droite qui ne veut que du nucléaire”. Mais même s’il doit permettre de clarifier les positions de chacun, la portée du débat restera limitée.Pour Marine Le Pen, qui prendra elle-même la parole lundi dans l’hémicycle, pas question de laisser passer ces orientations énergétiques sans vote des parlementaires.Ce débat “n’est pas ce qu’on avait demandé”, a déclaré à l’AFP le député RN Jean-Philippe Tanguy. “Le Parlement n’est pas là pour débattre sans vote.” – Visibilité -Sous la pression, l’exécutif a également proposé d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée une proposition de loi du sénateur Daniel Grémillet sur la programmation énergétique, a priori le 16 juin, selon le cabinet du ministre des Relations avec le Parlement. Celle-ci a déjà été adoptée en première lecture par le Sénat en octobre, et prévoit une relance massive de la filière nucléaire. La date de publication du décret, quant à elle, a été repoussée et reste encore incertaine, même si la porte-parole du gouvernement a promis qu’elle interviendrait “avant l’été”.Le Rassemblement national réclame que l’examen de cette proposition de loi sénatoriale ait lieu avant la publication du fameux décret. Si ce n’est pas le cas, “on envisagera, on discutera au groupe d’une censure”, a réaffirmé Jean-Philippe Tanguy. Signe que le sujet est pris très au sérieux par l’extrême droite, la cheffe de file des députés RN avait fait l’un de ses rares déplacements en mars sur le sujet, en visitant l’EPR de Flamanville. “Laisser passer une programmation pluriannuelle qui va augmenter de 100% les factures des consommateurs, et de 30% les factures énergétiques pour les entreprises, il n’en est pas question”, a-t-elle encore déclaré début avril dans une interview à L’Hémicycle.Au gouvernement, on explique que le décret est attendu pour lancer des appels d’offre, avec des enjeux de visibilité pour les industriels, mais qu’il pourrait être corrigé par la suite, à l’aune des débats autour de la proposition de loi. La semaine dernière, une vingtaine de fédérations et organisations professionnelles de l’énergie ont souligné “l’urgence” d’accélérer “les transferts d’usage vers l’électricité”, afin de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles importées et coûteuses. Le projet de PPE prévoit de ramener la part des énergies fossiles dans la consommation énergétique d’environ 60% en 2023 à 42% en 2030, puis 30% en 2035. En rupture avec la précédente PPE 2019-2024, le nouveau texte acte au contraire la relance de l’atome.

La “souveraineté énergétique” en débat à l’Assemblée, sur fond de menace de censure du RN

Les députés auront l’occasion de s’exprimer lundi dans l’hémicycle sur “la souveraineté énergétique de la France”, lors d’un débat sans vote sur un sujet par ailleurs explosif, autour duquel le Rassemblement national fait planer une menace de censure.En jeu: la nouvelle feuille de route énergétique de la France pour la période 2025-2035, qui doit mettre le pays sur la voie de la neutralité carbone en 2050.Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en préparation depuis plusieurs années et qui détaille les objectifs de consommation et de production en France, doit faire l’objet d’un décret.Mais des députés de plusieurs groupes ont demandé à pouvoir se prononcer sur le sujet. Mi-mars, plus de 160 sénateurs de droite et du centre avaient également appelé l’exécutif à “renoncer” à la publication imminente de la PPE, fustigeant l’absence de “vision globale” derrière cette feuille de route. Face aux levées de boucliers, François Bayrou a proposé ce premier débat, qu’il ouvrira par une déclaration. Un autre est prévu sur le même thème au Sénat le 6 mai. Au gouvernement, on espère que l’exercice ne tombera pas dans “les caricatures”, avec “la gauche qui ne veut que des renouvelables, la droite et l’extrême droite qui ne veut que du nucléaire”. Mais même s’il doit permettre de clarifier les positions de chacun, la portée du débat restera limitée.Pour Marine Le Pen, qui prendra elle-même la parole lundi dans l’hémicycle, pas question de laisser passer ces orientations énergétiques sans vote des parlementaires.Ce débat “n’est pas ce qu’on avait demandé”, a déclaré à l’AFP le député RN Jean-Philippe Tanguy. “Le Parlement n’est pas là pour débattre sans vote.” – Visibilité -Sous la pression, l’exécutif a également proposé d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée une proposition de loi du sénateur Daniel Grémillet sur la programmation énergétique, a priori le 16 juin, selon le cabinet du ministre des Relations avec le Parlement. Celle-ci a déjà été adoptée en première lecture par le Sénat en octobre, et prévoit une relance massive de la filière nucléaire. La date de publication du décret, quant à elle, a été repoussée et reste encore incertaine, même si la porte-parole du gouvernement a promis qu’elle interviendrait “avant l’été”.Le Rassemblement national réclame que l’examen de cette proposition de loi sénatoriale ait lieu avant la publication du fameux décret. Si ce n’est pas le cas, “on envisagera, on discutera au groupe d’une censure”, a réaffirmé Jean-Philippe Tanguy. Signe que le sujet est pris très au sérieux par l’extrême droite, la cheffe de file des députés RN avait fait l’un de ses rares déplacements en mars sur le sujet, en visitant l’EPR de Flamanville. “Laisser passer une programmation pluriannuelle qui va augmenter de 100% les factures des consommateurs, et de 30% les factures énergétiques pour les entreprises, il n’en est pas question”, a-t-elle encore déclaré début avril dans une interview à L’Hémicycle.Au gouvernement, on explique que le décret est attendu pour lancer des appels d’offre, avec des enjeux de visibilité pour les industriels, mais qu’il pourrait être corrigé par la suite, à l’aune des débats autour de la proposition de loi. La semaine dernière, une vingtaine de fédérations et organisations professionnelles de l’énergie ont souligné “l’urgence” d’accélérer “les transferts d’usage vers l’électricité”, afin de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles importées et coûteuses. Le projet de PPE prévoit de ramener la part des énergies fossiles dans la consommation énergétique d’environ 60% en 2023 à 42% en 2030, puis 30% en 2035. En rupture avec la précédente PPE 2019-2024, le nouveau texte acte au contraire la relance de l’atome.

Harkis privés de sépulture: la ministre Miralles lundi à Rivesaltes

La ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens combattants, Patricia Miralles, est attendue lundi au mémorial du camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), où elle doit notamment rencontrer les familles des 60 harkis morts dans ce camp dont les corps n’ont jamais été retrouvés.Elle doit également y recevoir un rapport sur des fouilles archéologiques qui y ont été menées pour tenter de retrouver ces dépouilles.Dès lundi matin, les familles déposeront une gerbe de fleurs devant la stèle aux disparus, avant de se rendre sur les lieux des fouilles, puis d’être reçues en fin de matinée par la ministre qui “leur communiquera les dernières avancées relatives à ce dossier”, selon ses services.Au coeur de leurs interrogations: le devenir de quatre caisses d’ossements retrouvées début avril dans un ossuaire du cimetière Saint-Saturnin de Rivesaltes et qui auraient depuis été envoyées dans un laboratoire de Marseille pour effectuer une datation au carbone 14, selon Ali Amrane, un représentant des familles.”Il y a des questions sans réponse à ce jour”, a expliqué à l’AFP M. Amrane. “A qui appartiennent ces ossements ? Combien y en a-t-il ? Est-ce que ça correspond au nombre d’enfants disparus ?”Près de 22.000 harkis (le nom donné aux auxiliaires algériens de l’armée française) et membres de leurs familles sont passés par le camp Joffre, situé non loin de Perpignan, après l’indépendance de l’Algérie, entre 1962 et 1965. Au moins 146, dont 101 enfants, sont décédés sur place ou à l’hôpital de Perpignan. – “Beaucoup de bébés” -“Un peu plus de la moitié (des 22.000 réfugiés) étaient des enfants, forcément plus fragiles, dont beaucoup de bébés”, a précisé à l’AFP l’historienne Fatima Besnaci-Lancou, elle-même passée par le camp de Rivesaltes entre l’âge de huit et neuf ans et membre du Conseil scientifique du mémorial.”Beaucoup sont morts, surtout à l’hiver 1962-1963, parce que les familles étaient sous des tentes (…) sans chauffage, sans beaucoup d’hygiène, confrontées à la rareté de l’eau, etc.”, a-t-elle ajouté.Les corps de 60 d’entre eux, dont 52 bébés, n’ont jamais été retrouvés. A l’automne 2024, des tombes ont été découvertes sur le périmètre du camp lors de fouilles réclamées par les familles, mais une fois ouvertes, les sépultures se sont révélées vides.Puis les familles ont appris avec stupéfaction, le 21 février lors de la précédente visite de Mme Miralles, que les dépouilles avaient en fait été déplacées en septembre 1986.Le maire de Rivesaltes André Bascou, en poste depuis 1983 mais qui disait jusqu’ici ne plus se souvenir, a indiqué ce jour-là avoir retrouvé dans les archives municipales la trace du transfert des ossements au cimetière communal Saint-Saturnin.- Plainte contre X -“Qui a pris la responsabilité d’exhumer les corps ?”, s’est encore demandé Ali Amrane. L’armée, qui contrôlait encore le terrain où se trouvaient les sépultures ? Ou bien le maire, censé selon M. Amrane être au courant de tout transfert dans son cimetière ?Patricia Miralles se verra par ailleurs remettre les conclusions des fouilles par le président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), Dominique Garcia.Les familles “seront entourées” tout au long de cette journée, précise Mme Besnaci-Lancou. “Un repas chaud leur sera servi, elles seront entendues, écoutées, il y aura des échanges (…)  parce qu’on est quand même face à des douleurs non éteintes, ravivées”, poursuit-elle.Et une fois que l’âge des ossements retrouvés dans l’ossuaire sera connu, “l’étape d’après sera la saisie du procureur de la République pour effectuer des tests ADN, et une plainte contre X”, selon Ali Amrane.

Au troisième jour, la traque du meurtrier de la mosquée du Gard se poursuit

Plus de 70 enquêteurs restent mobilisés lundi, pour le troisième jour consécutif, pour “localiser et interpeller” le meurtrier d’un jeune Malien vendredi matin dans une mosquée du Gard, un homme d’une vingtaine d’années resté “sous les radars” mais dont le profil inquiète fortement les autorités.”Nous travaillons d’arrache-pied pour solutionner ce dramatique et tragique assassinat commis à l’intérieur d’une mosquée dans des conditions effroyables”, a répété dimanche le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini.Mais si la piste d’un acte islamophobe est celle sur laquelle gendarmes et policiers “travaillent en priorité, (…) ce n’est pas la seule”, a-t-il souligné à l’issue d’une réunion de travail dimanche à la sous-préfecture d’Alès avec notamment le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.”Certains éléments pourraient laisser penser que ce mobile n’était peut-être pas le mobile premier (…) ou le seul mobile”, a insisté le procureur, se refusant à donner plus de détails sur ces autres pistes pour ne pas mettre en péril les investigations.Mais “la piste d’un acte antimusulman n’est pas du tout négligée, bien au contraire”, a assuré M. Retailleau.Les éléments officiellement communiqués sur le meurtrier, qui a lui-même filmé son meurtre, restent eux peu nombreux: “Olivier A.”, né à Lyon en 2004, est un homme de nationalité française, issu d’une famille bosnienne, sans emploi et ayant des attaches dans le Gard.”C’est quelqu’un qui était resté sous les radars de la justice et des services de police et qui à aucun moment n’avait fait parler de lui jusqu’à ces tragiques événements”, a expliqué M. Grini.Il est “potentiellement extrêmement dangereux”, selon le procureur. “Après s’être glorifié de son acte, après l’avoir quasiment revendiqué, il a tenu des propos qui laisseraient penser qu’il entendait commettre encore des faits de même nature”, a-t-il souligné.- “Eviter d’autres victimes” -Interrogé sur Bfmtv dimanche soir, M. Retailleau a précisé que dans sa vidéo filmée juste après le meurtre, face à sa victime agonisante, l’auteur des coups de couteau mortels avait même “émis le souhait de devenir un tueur en série”. “Il en faut deux autres (victimes)”, aurait-il dit.”C’est une des raisons pour laquelle nous avons mis autant de moyens, avec plus de 70 enquêteurs mobilisés jour et nuit, pour essayer de le localiser et de l’interpeller et (…) pour éviter qu’il fasse d’autres victimes”, a insisté M. Grini.A La Grand-Combe, une marche blanche en souvenir de la victime, Aboubakar Cissé, un jeune Malien d’une vingtaine d’années, a rassemblé plus d’un millier de personnes dimanche après-midi, entre la mosquée Khadidja, où s’est déroulé le drame, et la mairie de cette petite commune de moins de 5.000 habitants au nord d’Alès.Plusieurs centaines de personnes se sont également rassemblées en début de soirée à Paris, dont Jean-Luc Mélenchon, qui a accusé Bruno Retailleau de cultiver un “climat islamophobe”. “Le racisme et la haine en raison de la religion n’auront jamais leur place en France”, a assuré dimanche après-midi le président Emmanuel Macron, en adressant “le soutien de la Nation” à la famille de la victime et “à nos compatriotes de confession musulmane”.Dimanche soir, le parquet national antiterroriste restait “en évaluation” d’une éventuelle saisie, ce qui a provoqué la colère de Mourad Battikh, l’un des avocats de la famille de la victime, pour qui il ne fait “aucun doute” que ce meurtre est “une attaque de nature terroriste”.

Last day of Canada election campaign jolted by Vancouver attack

Canadian leaders made their final push for votes Sunday, one day before an election dominated by US President Donald Trump’s policies, but rattled in the campaign’s final hours by a deadly car-ramming attack in Vancouver.Prime Minister Mark Carney, the Liberal Party leader, is favored to beat Conservative leader Pierre Poilievre in Monday’s vote, but polls …

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