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1er-Mai en France: 12 millions de personnes privées de baguette

Quelque 12 millions de Français et touristes seront privés de baguette fraîche et de croissants le 1er-Mai, les boulangeries n’ayant pas le droit d’ouvrir, a déploré jeudi Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie.”Evidemment que je ne trouve pas cela normal. Surtout que nous, on pensait qu’on était essentiels, comme la presse et d’autres métiers”, a déclaré Dominique Anract sur Europe 1.Les 12 millions de clients qui vont chaque jour à la boulangerie “ne vont pas mourir de faim, mais c’est quand même sympa, un jour férié, aller chercher une viennoiserie, une bonne baguette fraîche”, a-t-il poursuivi.”Imaginez des endroits comme les Sables d’Olonne ou le bassin d’Arcachon où il y a des milliers de personnes en week-end quand il fait beau. Ils ne sauront pas où prendre un sandwich. Tout le monde n’a pas les moyens d’aller au restaurant. Des Français touristes ou même des étrangers pourraient ne pas comprendre que dans le pays de la baguette Unesco, on ne puisse pas aller chercher un sandwich!”, s’est-il emporté.La baguette est inscrite depuis 2022 au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. A quelques jours de la fête du travail, les sénateurs centristes, appuyés par le gouvernement, ont déposé une proposition de loi pour permettre aux établissements déjà autorisés à ouvrir le dimanche de pouvoir le faire le 1er-Mai, visant notamment les boulangers et fleuristes.”Pas question”, répond la CGT dont la numéro 1, Sophie Binet a martelé qu’il y avait “364 autres jours pour ouvrir”.Un flou juridique concernant l’ouverture des boulangeries le 1er-Mai, alors que la plupart restaient ouvertes les années précédentes, a entraîné l’an dernier des contrôles inopinés de l’inspection du travail. “Depuis une centaine d’années on travaillait le 1er-Mai sans histoire”, a souligné Dominique Anract, qui assure que la fermeture touche 35.000 boulangeries et génère un manque à gagner de 70 à 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

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Des routes rouvertes en Israël mais les pompiers luttent toujours contre le feu

Plusieurs routes fermées à cause des incendies ont rouvert jeudi en Israël, où les pompiers luttaient toujours contre le feu qui fait rage depuis la veille aux environs de Jérusalem. Des milliers d’habitants ont été évacués mercredi dans des régions du centre du pays bordant l’autoroute entre Jérusalem et Tel-Aviv, où le feu s’est propagé, obligeant la police à couper plusieurs axes principaux.Ces feux, attisés par des températures élevées et des vents violents, ont entraîné l’annulation mercredi de cérémonies prévues pour la fête nationale du Jour de l’Indépendance, tandis que des soldats ont été déployés pour aider les pompiers.Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui s’est rendu sur place, a laissé entendre que les incendies pouvaient être d’origine criminelle.Des feux de forêt se sont déjà produits à cette époque de l’année en Israël, mais le phénomène n’est pas considéré comme habituel.Les pompiers ont annoncé jeudi que 163 équipes, appuyées par 12 avions, restaient mobilisées pour lutter contre ces incendies, “les plus importants” en Israël en une décennie, selon les autorités.Le service de secours du Magen David Adom a annoncé avoir apporté des soins mercredi à 23 personnes, dont la plupart souffraient de brûlures légères ou avaient inhalé de la fumée.Parmi elles se trouvaient deux femmes enceintes et deux bébés de moins d’un an, selon le MDA.Dix-sept pompiers ont été blessés, selon la télévision publique Kan. Après une nuit de lutte contre le feu, “toutes les routes ont été rouvertes à la circulation” jeudi matin, a déclaré la police.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré “l’urgence nationale” et prévenu mercredi que les feux risquaient de se propager à la ville de Jérusalem.- “Pas assez préparées” -L’armée a annoncé jeudi que des militaires restaient déployés à Jérusalem et dans d’autres secteurs du centre d’Israël.”Pendant la nuit des dizaines de véhicules se sont mis en place à travers le pays en formant des lignes afin d’empêcher le feu de s’étendre”, a déclaré l’armée dans un communiqué.L’aviation “continue à participer aux efforts en vue d’éteindre les feux”, a ajouté l’armée en précisant avoir envoyé une cinquantaine de camions de pompiers dans les zones touchées.Un journaliste de l’AFP dans le centre d’Israël a vu mercredi des zones boisées balayées par le feu près de la route principale reliant Latrun à Bet Shemesh, tandis que des hélicoptères tentaient d’éteindre les flammes.Cinq localités bordant l’autoroute entre Jérusalem et Tel-Aviv avaient été évacuées mercredi.Jeudi matin, la température à Jérusalem était de 21 degrés.”C’est vraiment triste parce que nous connaissions la météo, nous savions pour ainsi dire que cela se produirait et pourtant nous avons l’impression que les autorités n’étaient pas assez préparées, avec de gros avions qui peuvent larguer de grandes quantités d’eau”, a témoigné Yuval Aharoni, un homme de 40 ans évacué aux alentours de la ville de Modiin.”De nombreux policiers sont arrivés, de nombreux pompiers, mais cela n’a pas vraiment aidé. Le feu avait déjà complètement envahi toute la zone”, a raconté à l’AFP Yosef Aaron, un étudiant, en montrant les flammes et la fumée qui s’élevaient aux abords d’une autoroute.Mercredi soir, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que des avions de lutte contre les incendies étaient attendus en renfort depuis la France, la Roumanie, la Croatie, l’Italie et l’Espagne.

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Des routes rouvertes en Israël mais les pompiers luttent toujours contre le feu

Plusieurs routes fermées à cause des incendies ont rouvert jeudi en Israël, où les pompiers luttaient toujours contre le feu qui fait rage depuis la veille aux environs de Jérusalem. Des incendies avaient éclaté mercredi le long de l’autoroute entre Jérusalem et Tel-Aviv, obligeant la police à couper plusieurs axes principaux et à évacuer des milliers d’habitants.Selon les pompiers, 163 équipes restaient mobilisées, appuyées par 12 avions.Le service de secours du Magen David Adom a annoncé avoir soigné 23 personnes mercredi, dont la plupart souffraient de brûlures ou avaient inhalé de la fumée. Parmi elles se trouvaient deux femmes enceintes et deux bébés de moins d’un an, selon le MDA.Dix-sept pompiers ont été blessés, selon la télévision publique Kan. Les pompiers ont lutté durant toute la nuit pour maîtriser l’incendie. “Toutes les routes ont été rouvertes à la circulation”, a déclaré la police dans un communiqué jeudi matin.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré “l’urgence nationale” en prévenant que les feux pourraient se propager à la ville de Jérusalem.Des soldats avaient été déployés mercredi en renfort et plusieurs cérémonies de la fête nationale du Jour de l’Indépendance annulées.L’armée a annoncé jeudi que des militaires restaient déployés à Jérusalem et dans d’autres secteurs du centre d’Israël.”Pendant la nuit des dizaines de véhicules se sont mis en place à travers le pays en formant des lignes afin d’empêcher le feu de s’étendre”, a déclaré l’armée dans un communiqué.L’aviation “continue à participer aux efforts en vue d’éteindre les feux”, a ajouté l’armée en précisant avoir envoyé une cinquantaine de camions de pompiers dans les zones touchées.Un journaliste de l’AFP dans le centre d’Israël a vu mercredi des zones boisées balayées par le feu près de la route principale reliant Latrun à Bet Shemesh, tandis que des hélicoptères tentaient d’éteindre les flammes.Les feux se sont propagés rapidement en raison des températures élevées et de vents forts.Mercredi soir, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que des avions de lutte contre les incendies étaient attendus en renfort depuis la France, la Roumanie, la Croatie, l’Italie et l’Espagne.

Un 1er-Mai syndical qui se veut “festif et combatif”, mais sans unité large

Pour les salaires, pour l’abrogation de la réforme des retraites, ou encore “contre la trumpisation du monde” : les organisations syndicales appellent à battre le pavé jeudi pour le 1er-Mai, mais la mobilisation se tient sans unité large.”Depuis trois mois, on entend en boucle la question de la guerre, la question de la dette, la question de l’insécurité, la question de l’immigration mais plus jamais les questions sociales”, a regretté jeudi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, sur France Info.Pour la journée internationale des travailleurs, la CGT a appelé avec la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse (Union étudiante, Unef, Fage, USL) à défiler “contre l’extrême droite, pour la paix, les libertés et la justice sociale”. Au total, plus de 260 rassemblements sont prévus en France. Première à célébrer le 1er-Mai, Nouméa, où le défilé a été interdit cette année, une centaine de militants et sympathisants du syndicat USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et exploités, indépendantiste) se sont rassemblés sur une plage. Parmi eux, Paulette Hmuzo, 78 ans, ancienne agente d’entretien et militante juge “la situation difficile aujourd’hui : beaucoup de gens ont perdu leur emploi” à la suite des émeutes de mai 2024, poursuit-elle.Mélanie Atapo, la présidente de l’USTKE, se dit pour sa part “préoccupée (…) face à la détresse sociale et économique de nos populations salariés”.En métropole, les cortèges s’élanceront dans la matinée, comme à Marseille, Lille, Bordeaux, Strasbourg ou Dunkerque, où des responsables de gauche, comme Marine Tondelier (Ecologistes), François Ruffin (ex-LFI) ou Boris Vallaud (PS) sont attendus pour protester contre le plan du sidérurgiste ArcelorMittal prévoyant la suppression d’environ 600 postes.A Paris, la manifestation doit partir à 14H00 de la place d’Italie vers la place de la Nation.Cent jours après l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, la CGT, la FSU et Solidaires veulent aussi faire de cette journée un temps fort “contre la trumpisation du monde et l’internationale réactionnaire qui se développe partout”, selon Thomas Vacheron, cadre de la CGT. Ces organisations ont ainsi convié des syndicalistes internationaux (américain, belge, argentin, notamment), dont Esther Lynch, Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats, à se joindre au défilé parisien. – “Le sang et les larmes” -Ce rendez-vous traditionnel se tient au moment où le gouvernement apporte son soutien à une proposition de loi visant à autoriser certaines professions à faire travailler les salariés le 1er-Mai – seul jour férié et chômé en France -, une journée acquise “dans le sang et dans les larmes des ouvriers”, rappelait cette semaine Sophie Binet.”Il y a des gens qui ont envie de travailler dans le pays et quand ils sont sur une base volontaire, avec un doublement de salaire, ils doivent pouvoir le faire”, a jugé jeudi matin la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet sur RTL.Il faut qu'”on laisse (la loi) telle qu’elle est, et surtout que les politiques aient le réflexe de ne pas uniquement aller voir les employeurs et qu’ils s’intéressent un petit peu aux conditions de travail. Cela leur ferait du bien”, a jugé la leader de la CFDT, Marylise Léon, sur TF1/LCI, avant de participer à une table ronde sur le travail avec son homologue de l’Unsa Laurent Escure dans le centre de Paris. Après une très forte affluence en 2023 pour le défilé du 1er-Mai (entre 800.000, selon les autorités et 2,3 millions, selon la CGT), marquée par une unité syndicale en pleine opposition à la réforme des retraites, la mobilisation devrait attirer cette année 100.000 à 150.000 personnes dans toute la France, selon une source policière.Cette année encore, de source policière, la présence de militants de l’ultra-gauche est jugée très probable à Nantes, Lyon ou Paris. Dans la capitale, “le cortège se déroulera normalement et dans le calme, mais il faut éviter d’aller au contact des éléments radicaux, surtout s’ils commettent des exactions puisque nous interviendrons avec beaucoup de fermeté”, a prévenu jeudi matin le préfet de Paris, Laurent Nunez, interrogé sur BFMTV.chl-sm-bat-tbm-sc/grd/spi

Avec les avocats commis d’office de Bobigny, le contre-la-montre de la défense d’urgence

“Ça y est, ils commencent à s’agiter”, soupire la coordinatrice Sophie Schwilden en voyant un numéro du parquet de Bobigny l’appeler frénétiquement de bon matin. Pour la permanence d’avocats commis d’office, le combat de la défense annonce une énième journée au pas de charge dans le deuxième tribunal de France.Dans cette usine judiciaire siégeant sur l’un des départements les plus pauvres et criminogènes, un commando de cinq représentants du barreau de Seine-Saint-Denis se relaie chaque jour pour assurer la défense d’adultes sans avocat qui sont poursuivis devant le tribunal.Violences conjugales, vente de cigarettes à la sauvette, vols avec effraction, agressions, trafic de drogues… Dès 08H00 du matin, dans les locaux de l’ordre attenant à la salle des pas perdus, la coordinatrice du jour, Sophie Schwilden, 60 ans, passe en revue les tableaux de personnes poursuivies envoyés la veille au soir par le parquet.Avec trois dossiers par commis d’office, la journée s’annonce presque tranquille selon les standards de Bobigny, tribunal emblématique d’une justice surchargée.Sur des ordinateurs portables, les avocates de permanence – toutes des femmes ce jour-là – prennent rapidement connaissance des pièces des dossiers qui leur sont attribués par la coordinatrice.”Malheureusement, ce sont des personnes qui n’ont pas nécessairement les moyens, il faut pouvoir leur fournir une défense de qualité”, explique sans décrocher les yeux de son écran Me Myriam Driouch, 35 ans, qui prend régulièrement des permanences pour leur “adrénaline”.Presque aussitôt, les téléphones se mettent à sonner tous azimuts: les procureurs, installés deux étages plus haut, appellent pour savoir quand ils pourront aller au dépôt du tribunal notifier les poursuites aux mis en cause détenus.”Je descends !” Une à une, les avocates disparaissent dans les sous-sols pour s’entretenir avec leurs clients en cellule avant leur présentation au parquet. En quelques minutes à peine, elles doivent leur expliquer le déroulement de la procédure, les briefer et trouver des éléments favorables pour contrebalancer le dossier constitué par le ministère public.”On essaye de prendre contact avec les gens dont on nous a donné les coordonnées pour obtenir le maximum d’éléments”, raconte Sophie Schwilden, “par définition ils n’ont aucun moyen d’organiser leur défense car ils n’ont aucun contact avec l’extérieur”.- “Frustrant” -12H45, les audiences de comparutions immédiates s’ouvrent dans un quart d’heure. Au téléphone avec la compagne d’un client addict au crack, Me Lamiae Hafdi court pour imprimer une attestation manuscrite grossièrement photographiée au téléphone portable par son interlocutrice.”On n’a pas le temps d’appeler les membres de la famille, de nous entretenir bien, d’apprendre à connaître vraiment le client qu’on a. La défense d’urgence est un peu frustrante parfois”, confie en coup de vent cette jeune avocate qui a prêté serment il y a deux ans.À la mi-journée, une volée de mails du parquet informe la permanence qu’elle récupère trois dossiers supplémentaires, des “dépôts midi” dans le jargon.Écartelée entre les deux chambres de comparutions immédiates, une permanencière ouvre le bal avec un dossier de violences conjugales alcoolisées à la 18e chambre, redescend au dépôt pour s’entretenir avec des clients qu’elle n’a pas encore pu voir, faute d’effectifs policiers suffisants, puis remonte à la surface pour continuer sa journée avec deux dossiers à défendre à la 17e chambre.À la 18e, Myriam Driouch vient tout juste de plaider la cause d’un homme qui a fracturé le poignet de sa copine lorsqu’elle apprend qu’elle doit aussi récupérer à la volée le cas d’une “mule”, une jeune Brésilienne arrêtée à Roissy avec de la cocaïne. L’affaire est prévue pour passer en procès mais était passée sous le radar de la permanence.”Je suis vraiment une poisseuse sans nom”, lâche-t-elle, les yeux levés au ciel. Elle compulse le dossier en quatrième vitesse, inutile d’espérer un renvoi: “le tribunal va me dire +mais maître, de toute façon nous sommes là jusqu’à minuit+”.Pendant ce temps, sac à dos bordeaux jeté sur une épaule, la coordinatrice Sophie Schwilden virevolte entre les différents étages du tribunal.Un moment, elle ferraille avec une procureure sur la peine dans une CRPC (plaider coupable), l’instant d’après elle se précipite à l’homologation devant une juge de cette procédure. Quelques minutes plus tard, ce sont les modalités d’un contrôle judiciaire dans un autre dossier qu’elle négocie devant un juge des libertés et de la détention.À 21h, après un ultime dossier de conduite sans permis pour un jeune atteint de troubles psychiatriques, la permanence a fini d’écoper. Dans la boîte mail, les tableaux du parquet pour le lendemain s’accumulent déjà. Le même combat recommence.

US reaching out to China for tariff talks: Beijing state media

United States officials have reached out to their Chinese counterparts for talks on vast tariffs that have hammered markets and global supply chains, a Beijing-backed outlet said on Thursday citing sources.Punishing US tariffs that have reached 145 percent on many Chinese products came into force in April, while Beijing has responded with fresh 125 percent …

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1er-Mai: Le Pen et Bardella entendent afficher leur unité à Narbonne

Marine Le Pen et Jordan Bardella tiennent jeudi un meeting à Narbonne (Aude) où sont attendues 5.000 personnes, manière d’afficher leur unité un mois après la condamnation de la première à une peine d’inéligibilité qui pourrait la priver d’une quatrième candidature à l’Elysée.Dans la sous-préfecture de l’Aude, un département devenu terre promise du Rassemblement national pour avoir élu un député du parti d’extrême droite dans chacune de ses trois circonscriptions, il s’agit d’abord pour les deux leaders de se livrer à une démonstration de force.L’objectif étant également de montrer que rien ne change en ce 1er-Mai, une date symbolique pour le parti qui en avait d’abord fait un hommage annuel à Jeanne d’Arc à Paris sous la présidence de Jean-Marie Le Pen, avant que sa fille ne fasse évoluer le format, entre “banquet républicain” et dépôts de gerbe en province.   Affaiblie par sa condamnation le 31 mars à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat, Marine Le Pen avait tenté dans la foulée de galvaniser ses troupes lors d’un rassemblement à Paris.Mais les quelque 7.000 personnes qui avaient répondu à l’appel le 6 avril étaient bien insuffisantes pour remplir la place devant les Invalides, laissant l’impression d’un semi-échec.Le RN préfère insister sur un afflux d’adhésions, revendiquant plus de 100.000 cartes, dont 20.000 nouvelles depuis le jugement du tribunal correctionnel de Paris.Le rendez-vous occitan doit également convaincre de la permanence de la stratégie du parti à la flamme pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen s’en réclamant toujours “la candidate naturelle”.Ce “plan A” est toutefois conditionné à la décision des magistrats qui jugeront en appel le dossier des assistants d’eurodéputés, et dont la décision est attendue “à l’été 2026”.- Si Le Pen “passe sous un camion” -L’entourage de la triple candidate malheureuse à la présidentielle a fait savoir ces derniers jours qu’en cas de confirmation d’une inéligibilité avec “exécution provisoire”, elle passerait immédiatement le relais à Jordan Bardella. Et ce sans attendre une hypothétique décision de la Cour de cassation, tant il apparaît illusoire qu’elle puisse intervenir à temps pour pouvoir concourir.D’ici là, le RN est confronté à un dilemme dont il éprouve déjà tous les inconvénients. Car si le parti ne parie que sur la candidature Le Pen, il prend le risque d’apparaître impréparé en cas d’empêchement judiciaire. A contrario, s’il se résout à évoquer un “plan B” comme Bardella, il nourrit les spéculations en rivalité entre les deux leaders, voire pourrait encourager la base à réclamer que la candidature du champion des européennes de l’année dernière soit d’ores et déjà actée.En déclarant samedi au Parisien que “si (Marine Le Pen) devait être empêchée demain, je pense pouvoir vous dire que je serai son candidat”, celui qui aura trente ans en septembre a provoqué quelques haussements de sourcils parmi les rangs lepénistes.Et si la “patronne” a entendu étouffer toute polémique, elle a rappelé mardi devant des journalistes qu’elle sera “la candidate à la présidentielle”. Le “plan B”? “Si je passais demain sous un camion, eh bien, (Jordan Bardella) serait très évidemment la personne qui aurait vocation à me remplacer”, a-t-elle seulement admis, manière de mieux renvoyer l’hypothèse à une forme d’incongruité.Demeurent malgré tout plusieurs questions en suspens. Si Marine Le Pen n’est pas condamnée en appel à une peine d’inéligibilité immédiate, mais à nouveau reconnue coupable de détournement de fonds avec une peine d’emprisonnement, le RN devra choisir entre sa candidature entachée par l’opprobre pénal et celle de Jordan Bardella, qui n’a jamais été poursuivi dans le dossier judiciaire.Les deux leaders, qui aiment à mettre en avant les sondages d’intentions de vote de premier tour à la présidentielle – l’un comme l’autre arriveraient largement en tête en recueillant entre 30% et 35% des suffrages -, devront par ailleurs d’ici le scrutin se déjouer d’un plafond de verre persistant: face à Edouard Philippe, M. Bardella comme Mme Le Pen ne sont crédités que de 44% au second tour selon une étude Odoxa parue mardi.

Pakistan says India planning strike after deadly Kashmir attack

Pakistan said on Wednesday it had “credible intelligence” that India was planning an imminent military strike and vowed to retaliate, as the United States appeals to both sides to de-escalate after a deadly attack in Kashmir.Already frosty relations between the nuclear-armed neighbours have plummeted further since New Delhi blamed its arch-rival Pakistan for last week’s …

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