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Pour le 1er-Mai, la gauche en ordre de marche pour parler aux travailleurs

Marine Tondelier, Olivier Faure et François Ruffin qui entonnent l’Internationale à Dunkerque aux côtés des salariés d’ArcelorMittal: pour ce 1er-Mai, la gauche veut se réapproprier la question du travail, éternel combat pour elle depuis qu’elle a perdu le vote ouvrier.  “C’est un formidable symbole”, a vanté jeudi matin la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, en saluant la venue de nombreux dirigeants de gauche dans le Nord pour la fête du Travail.Même si la fête a été gâchée plus tard dans la journée par des agressions émanant visiblement de black blocs contre le stand socialiste lors de la manifestation à Paris.A Dunkerque, dans une région ouvrière, le site d’ArcelorMittal est devenu le haut lieu de la contestation sociale depuis l’annonce de la suppression d’environ 600 postes par le géant de la sidérurgie.Dans un communiqué commun, l’ensemble de la gauche hormis La France insoumise (Parti socialiste, Parti communiste, Ecologistes, Génération.s et Picardie Debout, le parti de François Ruffin) a demandé une “intervention immédiate de l’Etat”, par une “nationalisation temporaire ou durable” et une entrée de l’Etat au capital.    Un discours anti-libéral et protectionniste assumé puisque ces forces progressistes demandent également la mise en place de protections douanières “en urgence” sur l’acier. Le patron des députés PS Boris Vallaud a de son côté annoncé le dépôt d’une proposition de loi de mise “sous tutelle” par l’Etat de ce site. Chantre de la défense de la classe ouvrière et partisan affirmé du protectionnisme économique, François Ruffin a rappelé jeudi matin, devant le patron du PS Olivier Faure, que “la gauche socialiste a un passif” sur ce dossier.”ArcelorMittal c’est aussi Florange, c’est François Hollande qui avait promis de sauver cette industrie et qui finalement a abandonné les ouvriers, et ça laisse des traces”, a-t-il dénoncé.Olivier Faure, adversaire assumé de François Hollande à l’intérieur du Parti socialiste, n’a pas bronché. Le porte-parole du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, le député Benjamin Lucas, a pour sa part indiqué à la presse qu’il allait “convoquer la direction d’ArcelorMittal” pour lui demander de “rendre des comptes” sur ces licenciements, alors que le géant de la sidérurgie est bénéficiaire et a été soutenu par des aides publiques.- LFI à part -Le communiqué commun de la gauche “a été publié sans nous être proposé”, a regretté le coordinateur de LFI Manuel Bompard, en appelant à “sauver les emplois et les savoir-faire”. Et le dirigeant du parti de dénoncer des “opérations politiciennes ou des combines de congrès”.Une délégation insoumise, menée par la présidente de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale Aurélie Trouvé, représentait le mouvement de gauche radicale à Dunkerque pour demander également la nationalisation d’ArcelorMittal.Mais c’est bien à Paris que Jean-Luc Mélenchon a livré sa traditionnelle adresse du 1er-Mai.Entre LFI et les syndicats, la CGT particulièrement, la relation n’est pas au beau fixe, notamment depuis les divergences d’approches lors de la lutte contre la réforme des retraites en 2023. Les seconds demandent régulièrement au premier de respecter leur autonomie.Devant ses militants jeudi, Jean-Luc Mélenchon a défendu sa vision “politique” de la fête du travail.”Pendant si longtemps, ce furent les syndicats qui unifiaient le 1er-Mai et la classe ouvrière du monde entier. Eh bien aujourd’hui, hélas, une telle unité n’a pas été possible. C’est donc à la politique de faire son travail et de dire +il faut changer le monde si vous voulez changer le travail+”, a-t-il déclaré alors que la journée internationale des travailleurs se tient cette année sans large unité syndicale”Il a parfois besoin de petits rappels” sur l’indépendance syndicale, “ce que la CGT ne manque pas de faire systématiquement, pour dire que les organisations syndicales sont là pour défendre les travailleurs et les travailleuses et ne se laisseront instrumentaliser par aucun objectif partisan”, a déclaré la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet sur franceinfo à l’égard du leader insoumis.Pas sûr que cela suffise à convaincre les troupes mélenchonistes. “C’est vrai qu’on n’a pas toujours bien géré les relations avec les syndicats. Mais pardon, ils ne font rien non plus”, déplorait auprès de l’AFP un cadre insoumis avant la manifestation du 1er-Mai.”Ils n’ont rien proposé ces derniers mois contre le racisme ou le pouvoir d’achat… S’il n’y a pas d’initiative prise, on est obligé de les prendre à leur place”, assurait-il. 

Religious schools close in Pakistani Kashmir as tensions rise with India

Authorities in Pakistan-administered Kashmir shut more than 1,000 religious schools Thursday over fears of possible military action from India in retaliation for last week’s deadly attack.India blames Pakistan for the gun attack that killed 26 people on April 22 in Indian-administered Kashmir, with Prime Minister Narendra Modi giving his military “complete operational freedom”.US Secretary of …

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Pour son 1er-Mai, Marine Le Pen re-lepénise le RN

Un mois après sa condamnation qui pourrait compromettre une quatrième candidature à l’Elysée, Marine Le Pen a mis en garde contre une “confiscation de la démocratie”, jeudi à Narbonne, en mesurant une popularité intacte chez les militants.”Depuis trente jours, c’est pour mon honneur et pour mon innocence que j’ai dû m’engager dans une nouvelle bataille avec pour seul horizon de vous représenter dans deux ans à la prochaine élection présidentielle”: devant au moins 5.000 personnes, Marine Le Pen a entendu annihiler toute ambiguïté.Et précisé, si nécessaire, que “ce combat” sera mené “avec le soutien de Jordan Bardella”.Il s’agissait ainsi de marteler le caractère incontestable de sa candidature, malgré l’épée de Damoclès judiciaire, et surtout faire taire l’hypothèse d’un “plan B comme Bardella” pour l’Elysée en 2027, relayée ces derniers jours par l’intéressé lui-même.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Marine Le Pen à une inéligibilité immédiate de cinq ans dans le dossier des assistants d’eurodéputés du parti, qui lui a aussi valu quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 100.000 euros d’amende.Marine Le Pen a fait appel de cette condamnation et un nouveau procès aura lieu au premier semestre 2026.Si le président du RN a eu l’honneur protocolaire de prendre la parole en dernier lors de ce traditionnel meeting du 1er-Mai, c’était bien Marine Le Pen le clou de ce spectacle qui se voulait une démonstration de force et de détermination.La triple candidate malheureuse, après un long bain de foule, en a profité pour insister sur le volet “social” de son programme, à rebours des accents libéraux dont use Jordan Bardella depuis plusieurs mois.Revendiquant une “vision gaullienne”, elle lie “justice sociale” et “justice économique”, loue un “Etat stratège” et promet une “Renaissance”.L’immigration ? Un coût sur la protection sociale, “au-delà des problèmes sécuritaires, identitaires, culturels”.La “préférence nationale” ? Justifiée par “la lutte contre la falsification du marché du travail”. Et lorsqu’elle énumère ses “première priorités” au pouvoir, le “rétablissement de notre modèle énergétique”, “l’abrogation des transpositions européennes”, “la remise en ordre de notre système fiscal” et “la remise à flot de notre système d’éducation” arrivent avant “la maîtrise de l’immigration”.Quelques minutes auparavant, le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, s’était d’ailleurs autorisé à célébrer la figure narbonnaise, le socialiste Léon Blum, avant d’entonner a capella “Douce France” de Charles Trénet, l’autre enfant du pays.- Appel à “se lever” -Il restait à Jordan Bardella à évoquer “les racines chrétiennes”, “les clochers”, “les prières anciennes” ou “la tolérance zéro” face à “l’ensauvagement” qui “n’épargne plus aucun territoire.Pas un mot, en revanche sur 2027, lui qui avait estimé samedi dernier que “si (Marine Le Pen) devait être empêchée demain”, il “pensait pouvoir dire” qu’il serait “son candidat”.”Si je passais demain sous un camion, eh bien, (Jordan Bardella) serait très évidemment la personne qui aurait vocation à me remplacer”, avait-elle admis pleine d’ironie trois jours plus tard, manière de mieux renvoyer l’hypothèse à une forme d’incongruité.Reste que le président du Rassemblement national a lui-aussi pu mesurer son immense popularité auprès des sympathisants, déclenchant une ferveur parfois supérieure à celle recueillie par sa patronne lors d’un discours d’ailleurs plus long d’une dizaine de minutes.Les deux, pour qui il s’agissait d’afficher leur unité, se sont quoi qu’il en soit rejoints sur l’importance des élections municipales de 2026.”Ce sont elles qui vous donneront l’occasion de vous lever contre leur entreprise de confiscation de la démocratie pour la reprendre en main au plus près de chez vous”, a lancé Marine Le Pen.Et relevé que “si le système veut m’empêcher d’être candidate à l’élection présidentielle, après avoir voulu empêcher Jordan Bardella d’être Premier ministre, il ne pourra pas empêcher des milliers de Français, partout dans notre pays, d’agir, de s’engager, de prendre des responsabilités”.

Rassemblement à Paris en mémoire d’Aboubakar Cissé et contre l’islamophobie

Au moins un millier de personnes se sont rassemblées à Paris pour rendre hommage à Aboubakar Cissé, un musulman tué la semaine dernière dans une mosquée du Gard, et dénoncer l'”islamophobie”, a constaté une journaliste de l’AFP.”Le racisme tue, non à la haine contre les musulmans”, a-t-on pu lire sur des pancartes tenues par des manifestants réunis à l’appel de SOS Racisme et de la militante associative Assa Traoré.”Je n’ai pas l’impression que l’on (les musulmans) soit entendu et représenté dans les médias ou au gouvernement. Si cela avait été une victime d’une autre religion, d’un autre nom et d’une autre culture nous, nous aurions été au soutien. Il existe un deux poids deux mesures”, commente Yasmina, 52 ans, fonctionnaire, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.”On arrive encore à dire que ce n’était pas un musulman qui était visé mais on ne va pas se mentir il n’y a que les musulmans en France qui fréquentent les mosquées. À un moment il faut poser les mots comme on le fait à juste titre contre l’antisémitisme, et appeler ça de l’islamophobie”, a souligné Myriam, 30 ans, assistante dentaire, qui n’a pas souhaité non plus donner son nom. Aboubakar Cissé, un jeune Malien, a été lardé de plusieurs dizaines de coups de couteau dans la mosquée de la petite commune gardoise de La Grand-Combe, où il était venu tôt comme chaque semaine pour faire le ménage, avant la prière du vendredi. Son assassin, un Français d’origine bosnienne de 21 ans, s’est rendu à la police italienne.Dans la vidéo qu’il avait lui-même réalisée juste après son meurtre, le suspect a insulté la religion de sa victime.Un juge d’instruction du pôle criminel de Nîmes a été saisi et une information judiciaire ouverte pour meurtre avec préméditation et à raison de la race ou de la religion.Outre une marche blanche à La Grand-Combe, un rassemblement en mémoire de la victime et contre l’islamophobie a déjà été organisé dimanche à Paris et une manifestation s’est déroulée mardi à Lyon.  

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Une espèce de cigale périodique de retour aux Etats-Unis après 17 ans d’absence

La dernière fois que ces cigales aux yeux rouges ont envahi banlieues et forêts américaines, c’était au début de l’été 2008. Mais des signalements effectués sur l’application participative Cicada Safari ont montré le retour de ces insectes – qui réapparaissent tous les 17 ans aux Etats-Unis – dans le sud du pays.Et tandis que les températures se réchauffent dans le nord, des millions de cigales dites “périodiques”, issues de la couvée XIV (“Brood XIV”), devraient sortir de terre sous forme de nymphes puis muer, s’accoupler, pondre et mourir, le tout sur fond du bruit assourdissant que font les mâles pour séduire les femelles.Les cigales sont des insectes hémiptères, qui comprennent notamment les punaises diaboliques, les punaises de lit et les pucerons. Il existe près de 3.500 espèces de cigales différentes dans le monde, dont beaucoup ne sont pas encore nommées.Mais les cigales périodiques, qui émergent en masse tous les 13 ou 17 ans, n’existent que dans l’est américain, avec deux autres espèces non apparentées trouvées dans le nord-est de l’Inde et dans les îles Fidji, explique Chris Simon, spécialiste des cigales à l’université du Connecticut.”Tout le monde est fasciné par ces insectes, parce que vous ne voyez rien pendant 13 ou 17 ans, et puis tout d’un coup, votre maison et votre voiture en sont recouvertes”, selon la scientifique.”C’est un phénomène merveilleux que vous pouvez montrer à vos enfants, les regarder sortir de leur coquille et se demander comment ils ont évolué”, ajoute-t-elle, exhortant le public à les apprécier, et non à les craindre.Les “cicadas” sont souvent pensées comme des “créatures de l’histoire”, qui marquent le temps qui passe et des périodes de vie. Elles sont inoffensives et ne se nourrissent pas de nourriture solide, une fois l’âge adulte atteint.Ainsi, leur meilleure défense reste leur abondance. Elles pullulent en si grand nombre qu’elles rassasient les prédateurs tels que les oiseaux, les ratons laveurs, les renards et les tortues, jouant ainsi un rôle crucial dans l’écosystème. Mais leur survie est de plus en plus mise en danger par les perturbations de leur environnement, provoquées par l’homme. La déforestation ainsi que l’urbanisation ont détruit leur habitat. Et le changement climatique entraîne l’apparition plus fréquente de cigales qui émergent quatre ans trop tôt ou trop tard, souvent en trop petit nombre pour survivre, ce qui pourrait menacer la population à long terme.

Les menaces sur l’emploi et sur la paix au coeur des cortèges du 1er-Mai

Menaces sur l’emploi incarnées par les suppressions de postes chez le géant de l’acier ArcelorMittal, “crise du travail” mais aussi inquiétudes pour la paix et la stabilité dans le monde: les traditionnels cortèges du 1er-mai ont fait entendre jeudi, des craintes et revendications diverses des salariés. Malgré un soleil radieux sur la quasi-totalité de la métropole, les manifestants des quelque 270 cortèges organisés partout en France voient les nuages noirs s’accumuler au-dessus du monde du travail à commencer par la situation d’ArcelorMittal qui prévoit un plan de suppression d’environ 600 postes dont une majorité à Dunkerque. Dans la ville portuaire du Nord, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel de la CGT, en présence de plusieurs responsables politiques, dont Olivier Faure (PS), François Ruffin (ex-LFI), Marine Tondelier (Ecologistes) ou Aurélie Trouvé (LFI).A Metz, des salariés d’ArcelorMittal Florange, où 113 emplois doivent être supprimés, étaient aussi présents. A Rennes où les organisateurs ont recensé 4.000 participants et la préfecture 3.000, Guillaume Naud, 53 ans, éducateur social et adhérent FO, s’inquiétait aussi du retour de la guerre et de ses conséquences: “Les budgets militaires vont augmenter et le social et le scolaire vont trinquer.””On est dans un contexte d’inquiétude au niveau international et économique”, constatait encore Carole Nejjari, professeure d’histoire-géographique dans le cortège marseillais, où la préfecture a comptabilisé 3.600 personnes et la CGT 15.000. A Toulouse, ils étaient entre 6.500 (préfecture) et 10.000 (organisateurs), quelque 3.000 à Narbonne où devait se tenir un meeting du RN, 1.800 à Brest, selon la préfecture, 2.200 à Nancy et encore 2.900 à Strasbourg.Peu avant le départ du cortège parisien, vers 14H00, la N.1 de la CGT, Sophie Binet a salué une “réussite” de la mobilisation avec “des centaines de milliers de manifestants”, annonçant une nouvelle “journée de manifestation et de grèves” le 5 juin pour réclamer l’abrogation de la réforme des retraites.A ses côtés, Frédéric Souillot (FO) a souligné que son syndicat portait notamment “l’exigence d’une augmentation des salaires” et “l’abrogation de la réforme des retraites”. – “Crise du travail” -La journée internationale des travailleurs se tient cette année, comme l’an dernier, sans large unité syndicale. La CGT a appelé avec la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse à défiler “contre l’extrême droite, pour la paix, les libertés et la justice sociale”. Cent jours après l’arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump, Murielle Guilbert, codéléguée de Solidaires, a relevé qu’elle ne connaissait “pas un seul salarié aujourd’hui qui ne s’inquiète pas de ce que fait Trump et de la montée du racisme”.Lors d’une prise de parole devant ses militants en marge de la manifestation parisienne, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a promu un 1er-mai “politique” et “antiraciste”, se prononçant en outre pour une “nationalisation d’ArcelorMittal”.Le cortège parisien a été temporairement immobilisé peu après son départ par quelques dizaines de gilets jaunes chantant puis des black blocs. Des tensions ont été observées autour du stand du PS.La numéro un de la CFDT et son homologue de l’Unsa Laurent Escure se sont pour leur part retrouvés dans le centre de Paris pour une table ronde sur le travail, Marylise Léon expliquant qu’il s’agissait d’avoir un espace pour évoquer “la crise du travail”, “le grand impensé du moment”.  Le rendez-vous traditionnel se tient aussi au moment où le gouvernement affiche son soutien à des propositions de loi visant à autoriser certaines professions à faire travailler les salariés le 1er Mai, seul jour férié et chômé en France. Les syndicats y opposent une fin de non-recevoir.  “Il y a des gens qui ont envie de travailler dans le pays et quand ils sont sur une base volontaire, avec un doublement de salaire, ils doivent pouvoir le faire”, a jugé jeudi la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet sur RTL.Dans le cortège bordelais, où 2.350 personnes manifestaient selon la préfecture, Jeanne Lafon, fonctionnaire 53 ans, soulignait qu”il faut que ce jour reste chômé pour tout le monde”.En amont de la journée, la présence de militants de l’ultragauche était jugée très probable à Paris, Lyon ou Nantes. Dans ces deux dernières villes, des heurts ont émaillé les cortèges, forts, de source préfectorale, de 5.000 manifestants à Nantes (15 interpellations) et 6.500 à Lyon (trois interpellations).burs-chl-bat/grd/gvy

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Les incendies sous contrôle en Israël, les routes rouvertes

Les incendies qui ont fait rage pendant deux jours aux abords de Jérusalem étaient sous contrôle jeudi, ont annoncé les autorités israéliennes tandis que les pompiers continuaient à combattre les derniers foyers après la réouverture des routes fermées la veille.Des milliers d’habitants ont été évacués mercredi dans des localités du centre d’Israël bordant l’autoroute entre Jérusalem et Tel-Aviv, où le feu s’est propagé, obligeant la police à couper plusieurs axes principaux.Ces feux, attisés par des températures élevées et des vents violents, ont été qualifiés par les autorités de “plus importants” en une décennie. Ils ont entraîné l’annulation mercredi de cérémonies prévues pour la fête nationale du Jour de l’Indépendance et des soldats ont été déployés pour aider les pompiers.”Le feu est sous contrôle”, a déclaré jeudi à l’AFP Shlomi Harush, un responsable des pompiers.”Il ne reste que quelques foyers. Toutes les équipes restent déployées dans les zones touchées”, a-t-il ajouté, en avertissant que le risque de reprise du feu sous l’effet du vent persistait.A Latrun, à environ 25 kilomètres de Jérusalem, de la fumée s’élevait près du monastère tandis que les pompiers pulvérisaient de l’eau sur les braises, selon un journaliste de l’AFP.Des voisins sont aussi venus prêter main forte.”Nous avons utilisé des tuyaux reliés à des maisons et à des robinets municipaux”, a raconté à l’AFP Ahmad Ibrahim, un habitant du village de Abu Ghosh. “Nous avons fait cela parce que nous étions inquiets pour le village, pour essayer d’empêcher le feu de s’étendre et de mettre en danger les riverains ou leurs maisons”.Les pompiers ont annoncé jeudi que 163 équipes, appuyées par 12 avions, restaient mobilisées pour lutter contre ces incendies qui ont brûlé environ 13.000 hectares de forêts, selon la police.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré “l’urgence nationale” et prévenu mercredi que les feux risquaient de se propager à la ville de Jérusalem.Après une nuit de lutte contre le feu, “toutes les routes ont été rouvertes à la circulation” jeudi matin, a déclaré la police.Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a laissé entendre que les incendies pouvaient être d’origine criminelle.Selon le Times of Israel, M. Netanyahu a déclaré jeudi que les autorités avaient arrêté “18 personnes soupçonnées d’incendie criminel, dont l’une a été prise sur le fait”.Des feux de forêt se sont déjà produits à cette époque de l’année en Israël, mais le phénomène n’est pas considéré comme habituel.- “Pas assez préparées” -Le service de secours du Magen David Adom a annoncé avoir apporté des soins mercredi à 23 personnes qui souffraient de brûlures légères ou avaient inhalé de la fumée.Dix-sept pompiers ont été blessés, selon la télévision publique Kan. L’armée a indiqué jeudi que des militaires, appuyés par l’aviation, restaient déployés dans le centre d’Israël et que “des dizaines de véhicules” avaient été alignés à travers le pays pour barrer la route au feu. Elle a précisé avoir envoyé une cinquantaine de camions de pompiers dans les zones touchées.”C’est vraiment triste parce que nous connaissions la météo, nous savions pour ainsi dire que cela se produirait et pourtant nous avons l’impression que les autorités n’étaient pas assez préparées, avec de gros avions qui peuvent larguer de grandes quantités d’eau”, a témoigné Yuval Aharoni, un homme de 40 ans évacué aux alentours de la ville de Modiin.”De nombreux policiers sont arrivés, de nombreux pompiers, mais cela n’a pas vraiment aidé. Le feu avait déjà complètement envahi toute la zone”, a raconté à l’AFP Yosef Aaron, un étudiant, en montrant les flammes et la fumée qui s’élevaient aux abords d’une autoroute.Le ministère des Affaires étrangères a annoncé mercredi que des avions bombardiers d’eau étaient attendus de France, de Roumanie, de Croatie, d’Italie et d’Espagne. Chypre et la Serbie ont aussi annoncé envoyer des hélicoptères en Israël.

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De la bruine aux tempêtes: la mégalopole Sao Paulo chamboulée par le changement climatique

À quelques centimètres près, le pire arrivait: Cristiane Andrade et Raquel Nascimento ont été surprises par un orage qui a provoqué la chute d’un arbre en plein sur leur pare-brise à Sao Paulo.Inondations, arbres arrachés, quartiers entiers privés d’électricité, embouteillages monstres: avec le changement climatique, les intempéries sont de plus en plus violentes dans la plus grande ville d’Amérique latine.De quoi plonger dans le chaos cette mégalopole de 12 millions d’habitants, poumon économique du Brésil, qui s’est toujours vantée d’être mieux organisée et dotée de meilleures infrastructures que Rio de Janeiro.”C’était un vrai moment de panique, en quelques secondes, c’était la tempête”, raconte à l’AFP Cristiane Andrade, 43 ans. Cette employée d’hôpital a dû être extraite par les pompiers du véhicule totalement détruit par la chute d’arbre.”Sao Paulo, c’est comme ça, il fait beau et tout d’un coup le ciel s’assombrit et on ne sait pas ce qui peut arriver”, renchérit sa collègue de travail Raquel Nascimento, 39 ans.Le réchauffement de la planète et l’urbanisation effrénée ont élevé la température moyenne dans la mégalopole du Sud-Est, ce qui, combiné à la forte humidité, favorise la formation d’orages violents.Lors des deux dernières décennies, Sao Paulo a vécu dix épisodes de précipitations extrêmes, supérieures à 100 millimètres en une journée, seuil considéré comme “très dangereux” par l’Institut national de météorologie (Inmet). Soit deux fois plus que lors des vingt années précédentes.”Avant, le climat de Sao Paulo ressemblait à celui de Londres. Aujourd’hui, c’est presque un climat tropical”, résume César Soares, météorologue de la société Climatempo. – 2.000 arbres arrachés -Dans “Sampa”, une ode à Sao Paulo composée en 1978, le célèbre chanteur Caetano Veloso évoquait la “garoa”, sorte de bruine qui tombait régulièrement sur Sao Paulo.L’air humide amené par la brise venue du littoral se frottait aux températures fraîches de la ville, formant de fines gouttes de pluie propres au climat londonien.Mais de nos jours, la “garoa” a pratiquement disparu.L’humidité et la forte chaleur forment des cumulonimbus, nuages porteurs d’orages, surtout durant l’été austral, de décembre à mars, explique César Soares.Sao Paulo a vécu en janvier son troisième pire déluge depuis le début des relevés en 1961.Les orages de l’été 2025 ont fait six morts, le double de l’an dernier, ainsi qu’un disparu.Trois des personnes décédées étaient chauffeurs de taxi ou de VTC, une profession particulièrement vulnérable face aux intempéries.”Il y a un fort impact sur notre secteur, les rues s’inondent et on perd non seulement nos véhicules, mais aussi la vie d’un collègue écrasé par un arbre”, déplore Antonio Ceara, président du syndicat des chauffeurs de taxi de Sao Paulo.Plus de 2.000 arbres ont été arrachés durant des orages depuis le début de l’année, selon la mairie.En mars, la mégalopole a enregistré son record annuel d’embouteillages, avec 1.174 km de bouchons lors d’un jour de pluie.L’activité économique se ressent de cette nouvelle réalité climatique, de l’interruption des opérations les jours d’orage aux problèmes dans les chaînes d’approvisionnement en raison des fortes chaleurs. – Vivre avec le risque -De violents orages éclatent aussi parfois hors saison, comme en octobre 2024, quand près d’un million de foyers ont été privés d’électricité.Les autorités tentent de prendre les devants pour faciliter l’adaptation. Depuis décembre, les habitants de Sao Paulo ont reçu sur leurs téléphones 14 alertes les prévenant du risque d’orages sévères. Le système doit s’étendre à tout le territoire brésilien d’ici la fin de l’année.La couverture végétale est passée de 15% à 26% de 2021 à 2024, selon les autorités locales, qui tentent de limiter la présence d'”îlots de chaleur” dans les zones de forte densité urbaine.Des travaux sont en cours pour améliorer le drainage des rues, mais les zones les plus sensibles restent en état d’alerte.A Jardim Pantanal, quartier pauvre bâti sur les rives de la rivière Tietê, des images de voitures flottant dans les rues inondées et d’habitants se déplaçant dans des barques de fortune ont fait le tour du Brésil en février.”Les autorités ont proposé de reloger les familles, mais la plupart ne veulent pas partir d’ici. Nous avons besoin de travaux”, dit Pedro Guedes, leader communautaire de 66 ans. “Ce n’est pas viable d’évacuer tout le monde à chaque fois qu’un quartier est inondé”, affirme le lieutenant Maxwell de Souza, porte-parole de la Défense civile. “Puisque nous ne contrôlons pas le changement climatique, les communautés doivent apprendre à être résilientes”.

Israel brings fire near Jerusalem ‘under control’, reopens roads

Bushfires that erupted near Jerusalem were largely brought under control on Thursday, authorities said, with major roads reopened and firefighting teams still tackling lingering hotspots.The blaze, which ignited along the main Jerusalem–Tel Aviv highway on Wednesday, prompted widespread evacuations and road closures as firefighters battled through the night to contain what officials have called the …

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