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Macron va lancer une convention citoyenne sur les temps de vacances et les horaires scolaires

Emmanuel Macron va lancer au mois de juin une nouvelle convention citoyenne sur “les temps de l’enfant” où seront abordés les temps de vacances et les horaires scolaires, des sujets qui concernent le quotidien de millions de Français mais aussi leur lot d’irritants.Après la convention citoyenne sur le climat et celle sur la fin de vie, le chef de l’Etat va demander à un panel de citoyens de plancher sur une troisième convention, a indiqué l’Elysée confirmant une information du Parisien. “Il me paraît nécessaire que l’on travaille à faire en sorte que l’organisation des journées de nos élèves soit plus favorable à leur développement et aux apprentissages, qu’un équilibre soit trouvé aussi pour faciliter la vie des familles”, a indiqué le président au journal.La question du nombre de semaines de vacances sera également abordée. “La France a des vacances plus longues que dans beaucoup de pays”, avait indiqué le chef de l’Etat en février.”Il y a beaucoup de pays qui ne partent en vacances qu’à partir du 14 juillet. On a des vacances qui sont très très longues l’été. Les enfants qui ne sont pas accompagnés par leurs familles vont perdre souvent du niveau scolaire (…) Le temps des enfants, c’est quelque chose qu’on va ouvrir, mais il faut que ce soit un peu discuté”, avait-il dit.En France, une année scolaire est composée de 36 semaines au moins de classe, et de 16 semaines de vacances. “La convention citoyenne m’a semblé être l’outil de consultation des Français le plus adapté, car c’est une question très complexe qui nécessitera de dégager de nombreux consensus entre tous ceux qui sont touchés par ce vaste sujet, comme les parents, la communauté éducative y compris périscolaire, les collectivités locales et même les professionnels du tourisme”, a ajouté le chef de l’Etat. Pour Emmanuel Macron, le champ de l’éducation permet en outre d’envisager des réformes sans passer par la case parlement où son camp ne dispose pas de la majorité, la plupart des dispositions sur l’Ecole relevant du domaine réglementaire. Lors de ses voeux pour l’année 2025, Emmanuel Macron avait laissé entrevoir le lancement d’une nouvelle convention citoyenne, ou l’organisation d’un referendum, en disant que les Français seraient amenés à “trancher” sur des sujets déterminants.- “Hors sujet” -Comme pour la fin de vie, M. Macron a décidé de confier l’organisation de cette convention citoyenne au Conseil économique, social et environnemental (Cese).”Le malaise démocratique ressenti par nos concitoyens est aussi une crise de l’efficacité de l’action publique. Et c’est là que la démocratie participative et sociale prend tout son sens en apportant le matériau nécessaire pour des politiques publiques mieux construites, plus applicables, mieux acceptées”, a déclaré son président Thierry Beaudet. En choisissant l’expression des “temps de l’enfant”, Emmanuel Macron évite de reprendre celle des “rythmes scolaires”, une réforme conflictuelle avec l’instauration de la semaine de quatre jours et demi à l’école mise en oeuvre au début du quinquennat de François Hollande et sur laquelle l’ex-ministre Vincent Peillon avait fini par se casser les dents.Dès à présent, l’initiative présidentielle s’est attiré les foudres du principal syndicat enseignant des collèges et lycées. “C’est un hors-sujet de la part du Président de la République sur les questions d’éducation”, a déclaré à l’AFP Sophie Vénétitay secrétaire générale du Snes-FSU. “Il fait diversion pour ne pas s’occuper des urgences et masquer l’état de l’école qui s’effondre: on manque de professeurs, on a les classes les plus chargées d’Europe…””On considère aujourd’hui que le système éducatif est arrivé à un point de rupture, et qu’il nous faut absolument repenser l’école dans ses attentes, dans ses objectifs, et ça doit être un débat de société”, salue au contraire Grégoire Ensel, vice-président des parents d’élèves de la FCPE.”On doit repenser la question des rythmes scolaires (…) Mais nous demandons à ce qu’il y ait une approche beaucoup plus globale de l’enfant. Il y a plein d’autres sujets à aborder : la question de la mixité sociale et scolaire, celle du handicap, celle des effectifs dans les classes”, met en avant M. Ensel.

Attaques de prisons: 21 suspects mis en examen, la piste des narcotrafiquants confirmée

Vingt et un suspects ont été mis en examen par des juges d’instruction chargés de la criminalité organisée vendredi à Paris et la plupart incarcérés, l’enquête ayant démontré que les attaques contre des prisons et des agents pénitentiaires étaient imputables aux narcotrafiquants.Après leur mise en examen, la plupart des suspects ont été placés en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD), conformément aux réquisitions de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), seule désormais à conduire les investigations.A 23H00, trois devaient encore comparaître devant un JLD.Dans le box, ceux qu’a pu voir l’AFP avant que le huis clos ne soit ordonné sont âgés d’une vingtaine d’années.La “dimension publique, politique” du dossier “est écrasante pour tous les mis en examen”, a réagi auprès de la presse l’avocate de l’un d’eux, Helin Köse.”Il faudra que l’instruction mette en exergue avec précision la responsabilité de chacun. Mon client, à titre d’exemple, n’avait aucune idée de l’ampleur des activités de ce groupe et les condamne fermement”, a-t-elle ajouté.”Les mises en examen automatiques dans ce dossier (…) reflètent une volonté de faire un exemple plutôt que de faire du droit”, a regretté Juliette Triquet, une autre avocate.Pour le conseil Maxence Gallo, les attaques de prisons traduisent “un appel à l’aide malvenu dans sa forme mais qui doit être écouté”.La procureure de Paris, Laure Beccuau, tiendra une conférence de presse samedi à 11H00 au tribunal.Parmi les 21 suspects, dont deux mineurs et sept déjà incarcérés, figure le créateur présumé “du premier compte Telegram intitulé DDPF (Défense des prisonniers français) et rédacteur du texte de revendication (…) mettant en cause la condition carcérale”, soulignent dans un communiqué commun le parquet national antiterroriste (Pnat) et la Junalco.Déjà en détention, condamné pour des infractions de droit commun, il sera prochainement jugé “pour des faits liés au narcobanditisme marseillais, proche de la DZ Mafia”.Dans le box, le jeune homme de 23 ans, pantalon noir bariolé et fine barbe, a écouté attentivement la JLD, mains croisées dans le dos. Son avocate n’a pas souhaité s’exprimer.Le groupe DDPF, totalement inconnu, avait publié vidéo et menaces sur cette messagerie cryptée, qui a fermé le canal.”Trois relais probables des actions violentes de +DDPF+, également inscrits dans la grande criminalité” et en détention, ont aussi été identifiés. Ces “donneurs d’ordres” ont désigné “des cibles (…) parmi les agents et les établissements pénitentiaires (…) et auraient sollicité des relais hors les murs, pour recruter des exécutants, parfois leur donner les moyens d’agir, et les rémunérer”, est-il détaillé.Les investigations “ont mis en évidence un mode opératoire similaire, déployé de façon répétée: à partir d’un mot d’ordre d’action donné par l’instigateur du mouvement +DDPF+ sur une chaîne Telegram, des offres d’actions ont été diffusées et relayées sur les réseaux sociaux, des exécutants ont été recrutés et sont passés à l’acte, moyennant une rémunération significative”, relate le communiqué.”Ce mode opératoire correspond à celui désormais habituellement employé par les organisations criminelles”, est-il ajouté.- Coup de filet -Au total, 30 personnes ont été interpellées entre lundi et mercredi lors d’un vaste coup de filet dans toute la France. Sept ont été relâchées. Un mineur de 16 ans a été mis en examen et incarcéré à Lyon pour “des incendies aux abords des maisons d’arrêt” dans le Rhône, selon son avocat, Hervé Banbanaste. La procédure, qui concerne également un majeur, n’a pu être liée avec l’enquête principale.L’information judiciaire ouverte vendredi par la Junalco pour notamment association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits et tentative de meurtre en bande organisée porte sur une quinzaine d’actions menées contre des prisons et des agents pénitentiaires à partir du 13 avril. Ce jour-là, à Agen, est apparu pour la première fois le tag “DDPF” près de sept voitures incendiées sur le parking de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap).S’en est suivie une série d’incendies de voitures de personnels pénitentiaires un peu partout en France, des tirs de mortiers d’artifices sur des prisons, voire des tirs de Kalachnikov comme à Toulon. Et des tirs par arme à feu et des jets de cocktails Molotov le 21 avril dans un lotissement en Isère où résident des agents pénitentiaires, près de la prison de Saint-Quentin-Fallavier.Le Pnat s’est saisi de l’enquête le 15 avril mais à l’issue du coup de filet, “il n’apparaît pas que ces actions coordonnées procèdent d’une entreprise terroriste”.Les pistes de l’idéologie radicale violente et de l’ingérence étrangère, “pleinement explorées”, ont été abandonnées.”En revanche, les investigations ont permis d’inscrire résolument ces actions dans la très grande criminalité organisée”, selon le communiqué.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait imputé dès le début les attaques à la criminalité organisée. Le Parlement a définitivement adopté mardi une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les narcotrafiquants.

Attaques de prisons: 21 suspects présentés à la justice, la piste des narcotrafiquants confirmée

Au moins 18 des 21 suspects présentés vendredi à des juges d’instruction chargés de la criminalité organisée à Paris ont été mis en examen, l’enquête ayant démontré que les attaques contre des prisons et des agents pénitentiaires étaient imputables aux narcotrafiquants.Après leur mise en examen, les suspects comparaissent devant un juge des libertés et de la détention (JLD) qui doit statuer sur leur placement en détention provisoire, requis par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), seule désormais à conduire les investigations.Dans le box, ceux qu’a pu voir l’AFP avant que le huis clos ne soit ordonné sont âgés d’une vingtaine d’années.La “dimension publique, politique” du dossier “est écrasante pour tous les mis en examen”, a réagi auprès de la presse l’avocate de l’un d’eux, Helin Köse.”Il faudra que l’instruction mette en exergue avec précision la responsabilité de chacun. Mon client, à titre d’exemple, n’avait aucune idée de l’ampleur des activités de ce groupe et les condamne fermement”, a-t-elle ajouté.”Les mises en examen automatiques dans ce dossier (…) reflètent une volonté de faire un exemple plutôt que de faire du droit”, a regretté Juliette Triquet, une autre avocate.Pour le conseil Maxence Gallo, les attaques de prisons traduisent “un appel à l’aide malvenu dans sa forme mais qui doit être écouté”.La procureure de Paris, Laure Beccuau, tiendra une conférence de presse samedi à 11H00 au tribunal.Parmi les 21 suspects, dont deux mineurs et sept déjà incarcérés, figure le créateur présumé “du premier compte Telegram intitulé DDPF (Défense des prisonniers français) et rédacteur du texte de revendication (…) mettant en cause la condition carcérale”, soulignent dans un communiqué commun le parquet national antiterroriste (Pnat) et la Junalco.Déjà en détention, condamné pour des infractions de droit commun, il sera prochainement jugé “pour des faits liés au narcobanditisme marseillais, proche de la DZ Mafia”.Dans le box, le jeune homme de 23 ans, pantalon noir bariolé et fine barbe, a écouté attentivement la JLD, mains croisées dans le dos. Son avocate n’a pas souhaité s’exprimer.Le groupe DDPF, totalement inconnu, avait publié vidéo et menaces sur cette messagerie cryptée, qui a fermé le canal.”Trois relais probables des actions violentes de +DDPF+, également inscrits dans la grande criminalité” et en détention, ont aussi été identifiés. Ces “donneurs d’ordres” ont désigné “des cibles (…) parmi les agents et les établissements pénitentiaires (…) et auraient sollicité des relais hors les murs, pour recruter des exécutants, parfois leur donner les moyens d’agir, et les rémunérer”, est-il détaillé.Les investigations “ont mis en évidence un mode opératoire similaire, déployé de façon répétée: à partir d’un mot d’ordre d’action donné par l’instigateur du mouvement +DDPF+ sur une chaîne Telegram, des offres d’actions ont été diffusées et relayées sur les réseaux sociaux, des exécutants ont été recrutés et sont passés à l’acte, moyennant une rémunération significative”, relate le communiqué.”Ce mode opératoire correspond à celui désormais habituellement employé par les organisations criminelles”, est-il ajouté.- Coup de filet -Au total, 30 personnes ont été interpellées entre lundi et mercredi lors d’un vaste coup de filet dans toute la France. Sept ont été relâchées. Un mineur de 16 ans a été mis en examen et incarcéré à Lyon pour “des incendies aux abords des maisons d’arrêt” dans le Rhône, selon son avocat, Hervé Banbanaste. La procédure, qui concerne également un majeur, n’a pu être liée avec l’enquête principale.L’information judiciaire ouverte vendredi par la Junalco pour notamment association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits et tentative de meurtre en bande organisée porte sur une quinzaine d’actions menées contre des prisons et des agents pénitentiaires à partir du 13 avril. Ce jour-là, à Agen, est apparu pour la première fois le tag “DDPF” près de sept voitures incendiées sur le parking de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap).S’en est suivie une série d’incendies de voitures de personnels pénitentiaires un peu partout en France, des tirs de mortiers d’artifices sur des prisons, voire des tirs de Kalachnikov comme à Toulon. Et des tirs par arme à feu et des jets de cocktails Molotov le 21 avril dans un lotissement en Isère où résident des agents pénitentiaires, près de la prison de Saint-Quentin-Fallavier.Le Pnat s’est saisi de l’enquête le 15 avril mais à l’issue du coup de filet, “il n’apparaît pas que ces actions coordonnées procèdent d’une entreprise terroriste”.Les pistes de l’idéologie radicale violente et de l’ingérence étrangère, “pleinement explorées”, ont été abandonnées.”En revanche, les investigations ont permis d’inscrire résolument ces actions dans la très grande criminalité organisée”, selon le communiqué.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait imputé dès le début les attaques à la criminalité organisée. Le Parlement a définitivement adopté mardi une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les narcotrafiquants.

Le meurtrier d’Aboubakar Cissé guidé par une “envie obsessionnelle de tuer”

Le meurtrier d’Aboubakar Cissé a agi “dans un contexte isolé”, guidé par une “envie obsessionnelle de tuer” qu’il avait largement partagée sur les réseaux sociaux, lâchant, juste avant de s’en prendre à ce jeune Malien de 22 ans, dans sa mosquée, “il est noir, je vais le faire”, selon le parquet. Olivier Hadzovic, un Français de 20 ans, a “agi dans un contexte isolé, sans revendication idéologique ou lien avec une organisation (…). Les ressorts pour agir de l’agresseur sont très vite apparus comme profondément personnels, l’envie de tuer quelqu’un, quelle que soit la cible”, sur fond de “fascination morbide”, a déclaré la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, lors de sa première conférence de presse sur ce dossier sensible vendredi.Rien ne permet pour l’heure d’expliquer pourquoi “il entre dans cette mosquée” et agresse cette personne précise, a insisté la magistrate, rappelant le témoignage d’une jeune femme qui avait signalé les contenus en ligne du futur meurtrier, où il avait fait part, depuis un an déjà, “d’envies de viol de femmes, de meurtres ou de viols de cadavre”. Puis Mme Gensac de détailler les messages du meurtrier le matin même des faits, vendredi 25 avril, peu après 09h00, sur un groupe de discussion sur la plateforme Discord, groupe fréquenté par cette jeune femme- “Je vais le faire aujourd’hui, je vais le faire dans la rue”.- “Tu le connais ?”, lui répond un interlocuteur.- “Non”, répond-il. “Je vais m’attaquer à la mosquée ? Je n’ai pas trop d’idée”.Puis, une fois sur place, il lâche: “Il est noir (NDLR: évoquant sa future victime), je vais le faire”.Enfin, juste après le meurtre, dans une vidéo diffusée sur Instagram qu’il filme face à sa victime agonisante, à qui il a porté 57 coups de couteau au total, il dit à deux reprises: “Je l’ai fait (…), ton Allah de merde”.Les premières investigations dressent le portrait d’un jeune homme né à Béziers, dans le département voisin de l’Hérault, issu d’une famille chrétienne non pratiquante de 11 enfants, consommateur de vidéos violentes, notamment de personnes se scarifiant en direct, a précisé la magistrate. Deux jours avant les faits, il avait fait part, sur Discord toujours, de son intention de passer à l’acte, et deux internautes avaient fait un signalement sur la plate-forme Pharos. Selon l’une de ces deux témoins, le meurtrier se serait décrit comme “schizophrène” dans sa vidéo juste après les faits, où il ajoute qu’il faut qu’il commette “deux nouveaux faits pour devenir un tueur en série”.”A ce stade” donc, le parquet national antiterroriste (Pnat) n’a pas retenu la qualification terroriste, a confirmé la procureure de Nîmes. Mais cela ne signifie pas “une relativisation de la gravité des faits”, pour lesquels la perpétuité est encourue, a insisté la magistrate, selon qui le Pnat “demeurera en observation” sur ce dossier.Les avocats de la famille Cissé avaient annoncé plus tôt à plusieurs médias leur intention de déposer une plainte avec constitution de partie civile pour que l’enquête soit justement requalifiée en assassinat terroriste.- “ça ne choque personne ?” -Le meurtrier, qui s’est rendu dimanche soir dans un commissariat près de Florence, en Italie, devrait “sous toute réserve” être remis à la France “d’ici la fin de la semaine prochaine”, selon Mme Gensac.Alors que l’enquête confiée à un juge d’instruction pour “meurtre aggravé par préméditation et à raison de la race ou de la religion” se poursuit, le temps des hommages a aussi commencé vendredi.Devant la mosquée Khadidja de La Grand Combe, quelque 700 personnes, selon une correspondante de l’AFP, se sont ainsi réunies vendredi, dans et devant l’édifice religieux bondé, pour une prière mortuaire. Avant l’enterrement, prévu au Mali, le cercueil sera accueilli lundi à 11h00 à la Grande Mosquée de Paris. Le même jour, la famille d’Aboubakar Cissé sera reçue par Bruno Retailleau, en même temps que des représentants du Haut conseil des Maliens de France, a confirmé le ministre de l’Intérieur à Metz vendredi.Ailleurs en France, des mosquées ont également organisé des prières funéraires sans dépouille, des “salat al-ghaib”, en marge de leurs traditionnelles prières du vendredi, comme à Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis.”On vient le tuer à l’intérieur de la mosquée, pendant qu’il est en train de faire la prière, de plusieurs coups de couteaux. On insiste sur le crime, on le filme et on le diffuse sur les réseaux sociaux et ça ne choque personne au niveau de nos responsables politiques”, a dénoncé auprès de l’AFP Abdelghani Bentrari, président de la mosquée de Tremblay.”Mon fils, il est fou. C’est 100% pas normal ce qu’il a fait. Je m’excuse pour la famille … Je suis désolé”, a déclaré de son côté vendredi à BFMTV un homme se présentant comme le père du suspect.Dans ses premières déclarations aux enquêteurs italiens, le jeune homme a reconnu le meurtre mais nié avoir agi par haine de l’islam, indiquant, selon son avocat, “avoir tué la première personne qu’il a trouvée”.

Choqués, les socialistes pointent l’antisémitisme derrière les agressions du 1er mai

Attaqués parce que “socialistes” mais aussi parce que “juifs”: choqués par la prise à partie de certains de leurs militants, dont le député Jérôme Guedj, lors de la manifestation parisienne du 1er mai, plusieurs dirigeants du PS pointaient vendredi l’antisémitisme comme une des causes des incidents.L’un des principaux cadres du PS, Nicolas Mayer-Rossignol, a dénoncé “des lâches encagoulés, vêtus de noir et qui ont carrément agressé physiquement les militants et les élus socialistes, un parce qu’ils sont socialistes, et deux, parce que certains d’entre eux sont juifs”. Les incidents se sont produits sur le stand installé par le parti. Des manifestants habillés de noir, certains portant des drapeaux antifas, ont vivement bousculé des élus et militants. Le ministère de l’Intérieur a fait état de quatre blessés légers parmi les socialistes.Depuis une dizaine d’années, et notamment lors des manifestations contre la loi travail de 2016, les socialistes sont habitués à entendre “tout le monde déteste le PS” scandé par l’extrême gauche dans les manifestations.Mais là, “il y a eu des tirs de mortier. On a des copains qui se sont retrouvés aux urgences. Ça aurait pu être extrêmement grave”, a jugé M. Mayer-Rossignol sur Sud Radio.Le PS a porté plainte, et selon le parquet de Paris, une personne a été placée en garde à vue après les faits commis (tirs de mortier, dégradations et violences).Et plusieurs socialistes ont aussi entendu des insultes à relents antisémites. “Des militants qui se prétendent de la gauche, de l’extrême gauche (….) se sont mis d’abord à nous insulter de +sales sionistes+, de +génocidaires+, de +traîtres+”, a raconté l’eurodéputée Emma Rafowicz.Le député Jérôme Guedj, juif comme Mme Rafowicz, a dû être écarté du cortège après avoir déjà dû quitter un rassemblement dimanche contre l’islamophobie organisé à la suite du meurtre d’un fidèle dans une mosquée du Gard. “Tout cela est cohérent avec la détestation qu’ils ont à l’endroit des socialistes et à mon endroit singulier”, a déclaré M. Guedj pour qui “cela pue l’antisémitisme”. Même s’il a confié lui-même jeudi ne pas avoir entendu d’insulte antisémite dans le cortège du 1er-Mai.- les excuses de Tondelier -Alors que les polémiques sur l’antisémitisme à gauche sont généralement provoquées par LFI (positionnement après le 7 octobre, affiche Hanouna, etc) cette fois-ci c’est la patronne des écologies Marine Tondelier qui a semé le trouble jeudi soir en laissant entendre que Jérome Guedj avait un comportement un peu provocateur en venant aux manifestations.Elle a fait son mea culpa vendredi matin, expliquant avoir été mal informée des incidents. “Jérôme Guedj comme l’ensemble des socialistes et des manifestants, doit pouvoir le faire (manifester) dans la sérénité (…) Quant à savoir s’il existe un antisémitisme d’extrême gauche, la réponse est oui”, a-t-elle affirmé, en présentant ses excuses.”Ca fait partie des réflexes presque automatiques que de dire que si quelqu’un subit de la violence, il a une part de responsabilité”, a dénoncé dans la soirée la députée écologiste Sandrine Rousseau, critique de Marine Tondelier au sein du parti, sur BFMTV.”Arrêtons avec cela!” a-t-elle mis en garde à l’adresse de “ceux qui ne voient pas le sujet de l’antisémitisme”. De nombreuses personnalités de gauche ont apporté leur soutien à M. Guedj. Mais les Insoumis, accusés par M. Mayer-Rossignol d’entretenir un “climat” par “leur stratégie de fracturation et de brutalisation du débat”, se sont contentés du service minimum sur Jérôme Guedj qui leur est radicalement opposé. “Merci aux médias d’arrêter de nous imputer n’importe quelle action contre un tel ou une telle dans les manifestations parisiennes”, avait simplement réagi le coordinateur de LFI Manuel Bompard après les incidents.”J’ignorais que Guedj était un travailleur tant il occupe l’espace médiatique du 1er-Mai traditionnellement réservé aux travailleuses et travailleurs qui souffrent de leur labeur”, a réagi pour sa part le député LFI Aly Diouara. “Invisibiliser cette date à des fins d’instrumentalisation de l’antisémitisme est dégueulasse”, a-t-il accusé sur X.Même au sein du PS, le climat est tendu. Jérôme Guedj, qui est dans le camp des opposants à Olivier Faure et derrière Nicolas Mayer-Rossignol pour le prochain Congrès, s’en est pris sur X au premier secrétaire qui n’a pas eu “un appel ni hier ni depuis dimanche pour le porte-parole du PS que je suis”.

Avant un point du parquet sur l’assassinat d’Aboubakar Cissé, prière à la mosquée de La Grand-Combe

Avant une conférence de presse de la procureure de la République de Nîmes vendredi à 19H00, des centaines de fidèles de La Grand-Combe (Gard) se sont recueillis autour du corps d’Aboubakar Cissé, le jeune Malien de 22 ans assassiné dans la mosquée le 25 avril.Quelque 700 personnes, selon une correspondante de l’AFP, se sont réunies dans la mosquée bondée et sur la pelouse en face pour une prière mortuaire.”C’est un acte de haine absolument incroyable, dans un endroit très paisible”, a dénoncé auprès de l’AFP Dominique Sopo, représentant de SOS racisme, qui s’était déplacé dans le Gard.Le cercueil recouvert d’un tissu vert est ensuite parti dans un corbillard avant que son corps ne soit transféré, à une date non encore précisée, au Mali, dans la localité de Yaguiné, au coeur de la région de Kayes, selon une membre du Haut Conseil des Maliens de France rencontrée par l’AFP à La Grand-Combe. Confiée à un juge d’instruction du pôle criminel de Nîmes, l’enquête sur l’affaire a été ouverte lundi pour “meurtre aggravé par préméditation et à raison de la race ou de la religion”.Dimanche, Mourad Battikh, un des avocats de la famille de la victime, avait dénoncé l’attentisme du Parquet national antiterroriste face à ce dossier, pour lequel le Pnat était toujours “en évaluation vendredi, en lien étroit avec le parquet de Nîmes”, selon une source proche du dossier.”Les actes semblent davantage correspondre à un périple meurtrier, dont le premier passage à l’acte, non revendiqué, n’apparaît s’inscrire dans aucune idéologie mais relève plutôt de la fascination morbide”, a développé cette source.Selon Me Battikh dimanche, en revanche, il ne fait “aucun doute” que le meurtre est “une attaque de nature terroriste” et “la communauté musulmane doit bénéficier du même traitement que tout autre citoyen”.Les avocats de la famille Cissé ont annoncé à plusieurs médias leur intention de déposer une plainte avec constitution de partie civile ce vendredi pour que l’enquête soit requalifiée en assassinat terroriste.En fuite pendant près de trois jours, le meurtrier d’Aboubakar Cissé, lardé de dizaines de coups de couteau le 25 avril vers 09H30, dans la salle de prière de la mosquée Khadidja à La Grand-Combe, petite commune gardoise de moins de 5.000 habitants au nord d’Alès, s’est rendu dimanche soir en Italie, au commissariat de Pistoia, près de Florence, accompagné d’une tante et d’un avocat.- “Mon fils, il est fou” -Olivier Hadzovic, jeune Français de 21 ans également domicilié sur la commune de La Grand-Combe, “a consenti à être remis à la France car il veut rentrer chez lui”, avait précisé mercredi son avocat italien, Me Giovanni Salvietti: “Et donc la procédure d’extradition accélérée a été mise en place, ce qui permettra à Olivier de pouvoir rentrer en France autour de la mi-mai”.”Mon fils, il est fou. C’est 100% pas normal ce qu’il a fait. Je m’excuse pour la famille … Je suis désolé. Il est en train d’assumer”, a déclaré vendredi un homme se présentant comme le père du suspect, à BFMTV.Dans ses premières déclarations aux enquêteurs italiens, le jeune homme a reconnu le meurtre d’Aboubakar Cissé mais nié avoir agi par haine de l’islam, indiquant, selon son avocat, “avoir tué la première personne qu’il a trouvée” sur son chemin.Dans une vidéo qu’il avait filmée juste après le meurtre, le meurtrier est pourtant entendu insulter clairement la religion de sa victime agonisante: “Je l’ai fait (…), ton Allah de merde”, répète-t-il à deux reprises.De source proche, confirmant une information de BFMTV, des membres de la famille d’Aboubakar Cissé seront reçus lundi place Beauvau à Paris par le ministre de l’Intérieur, en même temps que des représentants du Haut conseil des Maliens de France.Bruno Retailleau a été très critiqué, à gauche et par la famille de la victime, pour ne jamais s’être déplacé à La Grand-Combe et ne pas avoir encore reçu les proches de la victime.

Conférence de presse à 19H00 du parquet de Nîmes sur le meurtre d’Aboubakar Cissé

La procureure de la République de Nîmes va tenir une conférence de presse ce vendredi à 19H00 sur le meurtre d’Aboubakar Cissé, le jeune Malien de 22 ans tué dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril, a annoncé le parquet de Nîmes.Confiée à un juge d’instruction du pôle criminel de Nîmes, l’enquête sur l’affaire a été ouverte lundi pour “meurtre aggravé par préméditation et à raison de la race ou de la religion”.Dimanche, Mourad Battikh, un des avocats de la famille de la victime, avait dénoncé l’attentisme du Parquet national antiterroriste (Pnat) face à ce dossier, pour lequel il était toujours “en évaluation vendredi, en lien étroit avec le parquet de Nîmes”, selon une source proche du dossier.”Les actes semblent davantage correspondre à un périple meurtrier, dont le premier passage à l’acte, non revendiqué, n’apparaît s’inscrire dans aucune idéologie mais relève plutôt de la fascination morbide”, a-t-elle développé.Selon Me Battikh dimanche, en revanche, il ne fait “aucun doute” que le meurtre est “une attaque de nature terroriste” et “la communauté musulmane doit bénéficier du même traitement que tout autre citoyen”.Les avocats de la famille Cissé ont annoncé à plusieurs médias leur intention de déposer une plainte avec constitution de partie civile ce vendredi pour que l’enquête soit requalifiée en assassinat terroriste.En fuite pendant près de trois jours, le meurtrier d’Aboubakar Cissé, lardé de dizaines de coups de couteau le 25 avril vers 09H30, dans la salle de prière de la mosquée Khadidja, à La Grand-Combe, petite commune gardoise de moins de 5.000 habitants au nord d’Alès, s’est rendu le 27 avril au soir en Italie, au commissariat de Pistoia, près de Florence, accompagné d’une tante et d’un avocat.- Prière mortuaire -Olivier Hadzovic, un jeune Français de 21 ans également domicilié sur la commune de La Grand-Combe, “a consenti à être remis à la France car il veut rentrer chez lui”, a précisé mercredi son avocat italien, Me Giovanni Salvietti. “Et donc la procédure d’extradition accélérée a été mise en place, ce qui permettra à Olivier de pouvoir rentrer en France autour de la mi-mai”, a-t-il ajouté.Dans ses premières déclarations aux enquêteurs italiens, le jeune homme a reconnu le meurtre d’Aboubakar Cissé mais nié avoir agi par haine de l’islam, indiquant, selon son avocat, “avoir tué la première personne qu’il a trouvée” sur son chemin.Dans une vidéo qu’il a filmée juste après le meurtre, le meurtrier est pourtant entendu insulter clairement la religion de sa victime agonisante: “Je l’ai fait (…), ton Allah de merde”, répète-t-il à deux reprises.Vendredi après-midi, une prière mortuaire devait débuter vers 14H00 à la mosquée de La Grand-Combe, le corps de la victime ayant été rendu à ses proches.Selon une membre du Haut Conseil des Maliens de France rencontrée par l’AFP à La Grand-Combe, Aboubakar Cissé sera inhumé dans son pays, au Mali, dans la localité de Yaguiné, au coeur de la région de Kayes, à une date non encore précisée.De source proche, confirmant une information initiale de BFMTV, des membres de la famille d’Aboubakar Cissé seront reçus lundi place Beauvau à Paris par le ministre de l’Intérieur, en même temps que des représentants du Haut conseil des Maliens de France.Bruno Retailleau a été très critiqué, à gauche et par la famille de la victime, pour ne jamais s’être encore déplacé à La grand-Combe et ne pas avoir encore reçu les proches de la victime.

Choqués, les socialistes pointent un antisémitisme derrière les agressions du 1er mai

Attaqués parce que “socialistes” mais aussi parce que “juifs”: choqués par la prise à partie de certains de leurs militants, dont le député Jérôme Guedj, lors de la manifestation parisienne du 1er mai, plusieurs dirigeants du PS pointaient vendredi l’antisémitisme comme une des causes des incidents.Le numéro deux du PS Nicolas Mayer-Rossignol a dénoncé “des lâches encagoulés, vêtus de noir et qui ont carrément agressé physiquement les militants et les élus socialistes, un parce qu’ils sont socialistes, et deux, parce que certains d’entre eux sont juifs”. Les incidents se sont produits sur le stand installé par le parti. Des manifestants habillés de noir, certains portant des drapeaux antifas, ont vivement bousculé des élus et militants. Le ministère de l’Intérieur a fait état de quatre blessés légers parmi les socialistes.Depuis une dizaine d’années, et notamment lors des manifestations contre la loi travail de 2016, les socialistes sont habitués à entendre “tout le monde déteste le PS” scandé par l’extrême gauche dans les manifestations.Mais là, “il y a eu des tirs de mortier. On a des copains qui se sont retrouvés aux urgences. Ça aurait pu être extrêmement grave”, a jugé M. Mayer-Rossignol. Le PS a porté plainte, et selon le parquet de Paris, une personne a été placée en garde à vue après les faits commis (tirs de mortier, dégradations et violences).Et plusieurs socialistes ont aussi entendu des insultes à relents antisémites. “Des militants qui se prétendent de la gauche, de l’extrême gauche (….) se sont mis d’abord à nous insulter de +sales sionistes+, de +génocidaires+, de +traîtres+”, a raconté l’eurodéputée Emma Rafowicz.Le député Jérôme Guedj, juif comme Mme Rafowicz, a dû être écarté du cortège après avoir déjà dû quitter un rassemblement dimanche contre l’islamophobie organisé à la suite du meurtre d’un fidèle dans une mosquée du Gard. “Tout cela est cohérent avec la détestation qu’ils ont à l’endroit des socialistes et à mon endroit singulier”, a déclaré M. Guedj pour qui “cela pue l’antisémitisme”.- les excuses de Tondelier -Alors que les polémiques sur l’antisémitisme à gauche sont généralement provoquées par LFI (positionnement après le 7 octobre, affiche Hanouna, etc) cette fois-ci c’est la patronne des écologies Marine Tondelier qui a semé le trouble jeudi soir en laissant entendre que Jérome Guedj avait un comportement un peu provocateur en venant aux manifestations.Elle a fait son mea culpa vendredi matin, expliquant avoir été mal informée des incidents. “Jérôme Guedj comme l’ensemble des socialistes et des manifestants, doit pouvoir le faire (manifester) dans la sérénité (…) Quant à savoir s’il existe un antisémitisme d’extrême gauche, la réponse est oui”, a-t-elle affirmé, en présentant ses excuses.Plusieurs personnalités de gauche ont apporté leur soutien à M. Guedj. “Il faut être clair, je soutiens Jérôme Guedj”, a déclaré Clémentine Autain sur RTL. “Il y a des actes d’antisémitisme en France, je les condamne tous sans réserve y compris les violences dont peut faire l’objet Jérôme Guedj”, a renchéri Lucie Castets sur France info. Mais les Insoumis, accusés par M. Mayer-Rossignol d’entretenir un “climat” par “leur stratégie de fracturation et de brutalisation du débat”, se sont contentés du service minimum sur Jérôme Guedj qui leur est radicalement opposé. “Merci aux médias d’arrêter de nous imputer n’importe quelle action contre un tel ou une telle dans les manifestations parisiennes”, avait simplement réagi le coordinateur de LFI Manuel Bompard aux incidents en soulignant que “nous ne sommes pas d’accord avec le fait que l’on règle des désaccords politiques comme cela” (par la violence).Même au sein du PS, le climat est tendu. Jérôme Guedj, qui est dans le camp des opposants à Olivier Faure et derrière Nicolas Mayer-Rossignol pour le prochain Congrès, s’en est ainsi pris sur X au Premier secrétaire qui n’a pas eu “un appel ni hier ni depuis dimanche pour le porte-parole du PS que je suis”.

Après Bétharram, l’enseignement catholique lance une campagne “Stop violences”

L’enseignement catholique a annoncé vendredi le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation sur les violences en milieu scolaire dans tous ses établissements, après le scandale de Notre-Dame-de-Bétharram qui a entraîné une libération de la parole sur le sujet.La campagne “Stop violences” a pour objectif d'”amplifier l’information et renforcer l’implication de tous les acteurs de l’école” sur ce sujet, a indiqué le Secrétariat général de l’enseignement catholique dans un communiqué.Elle s’appuie notamment sur des affiches à destination des enseignants et personnels, pour leur rappeler les conduites à tenir, et à destination des élèves pour les inciter à parler à un adulte de leur choix dans leur établissement ou à appeler les numéros 119 (enfance en danger) ou 3018 (harcèlement) en cas de problème. Les livrets d’information sur le programme de protection des publics fragiles de l’enseignement catholique seront actualisés.Cette campagne “contribue à la mise en œuvre du plan ministériel +Brisons le Silence+ que l’enseignement catholique va également déployer, via notamment la mise à disposition des élèves de questionnaires anonymisés et l’utilisation de l’application Faits Etablissements”, ajoute celui-ci, sans annoncer d’autres mesures que la campagne d’information.La ministre de l’Education Elisabeth Borne a annoncé mi-mars un plan intitulé “Brisons le silence, agissons ensemble” pour lutter contre les violences physiques, morales et sexuelles à l’école, dans la foulée des révélations sur les violences physiques et sexuelles à Bétharram et dans plusieurs établissements à travers la France. Ce plan instaure notamment des questionnaires pour les élèves participant à des voyages scolaires avec nuitées et pour les internes, ainsi que le renforcement des contrôles dans les établissements privés sous contrat. Il prévoit aussi la mise en place obligatoire d’un dispositif de remontée des faits de violence au sein de ces établissements. Ce dispositif existe déjà dans le public avec l’application “Faits établissements”.

Valls en Nouvelle-Calédonie: discussions plénières sur l’avenir institutionnel

Une nouvelle phase des discussions sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie s’est ouverte vendredi à Nouméa, avec la tenue d’une séance plénière réunissant l’ensemble des forces politiques locales autour du ministre des Outre-mer, Manuel Valls.Après deux précédentes phases de discussions, cette troisième séquence – qui se poursuivra la semaine prochaine – vise à parvenir à un accord sur l’avenir institutionnel du territoire français du Pacifique sud, durement marqué par les émeutes de 2024.Vendredi, le ministre a notamment présenté un nouveau document de travail aux différentes délégations indépendantistes et non-indépendantistes. Fruit des précédentes consultations, celui-ci doit servir de base aux discussions en cours pour rapprocher des positions encore très éloignées.La séance au Haut-Commissariat a commencé vers 10H00 locales mais selon des sources concordantes, les représentants des Loyalistes ont menacé de quitter la table.Selon ces mêmes sources, les Loyalistes ont déclaré ne pas avoir de mandat pour négocier le statut d’un territoire qui ne serait plus français.Les échanges se tiennent dans un contexte toujours tendu, près d’un an après les émeutes de mai 2024, déclenchées par un projet de réforme du corps électoral. Ces violences, les plus graves depuis les années 1980, ont fait 14 morts et causé plus de deux milliards d’euros de dégâts.Mercredi, le ministre a mis en garde contre un risque de “chaos” en cas d’échec, rappelant que la stabilité politique était indispensable au redressement économique et social du territoire.