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Jeune blessé par balle policière à Drancy: les gardes à vue prolongées

Les gardes à vue des trois personnes interpellées pour violences sur des policiers à Drancy (Seine-Saint-Denis), intervention lors de laquelle un jeune majeur a été blessé par un tir policier, vont être prolongées, a annoncé samedi soir le procureur de Bobigny.Vers 20H00 vendredi soir, un équipage de policiers est intervenu dans une rue du quartier de Drancy Avenir sur un rodéo urbain “filmé en vue d’être utilisé pour un clip de rap”, a relaté le procureur de la République Eric Mathais dans un communiqué de presse.”Plusieurs individus s’interposaient entre les policiers et le conducteur contrôlé”, a décrit le représentant du parquet.”Dans ce contexte de violences, après l’usage d’un pistolet à impulsion électrique et des tirs de sommation en l’air, un fonctionnaire de police ouvrait le feu à l’encontre d’un jeune homme de 19 ans, le blessant à la cuisse. Le fonctionnaire était lui-même blessé en chutant au sol concomitamment”, a détaillé M. Mathais.Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et tournée à proximité de la cité Youri Gagarine de Drancy, ville de 70.000 habitants au nord-est de Paris, montre une violente altercation entre deux policiers et plusieurs personnes autour d’une motocross tombée sur la chaussée.L’un des fonctionnaires de police, en possession d’une arme à feu avec laquelle il procède à des tirs de sommation, est bousculé par un jeune en pull rouge.Au cours de cet accrochage, un tir semble partir. Les images montrent le policier tomber sur la chaussée en se tenant le bras, le jeune en pull rouge se trouvant alors hors champ. C’est ce jeune qui est blessé par balle.”Ses jours ne sont pas en danger”, a indiqué samedi soir le parquet.Trois personnes sont en garde à vue dans l’enquête pour violences en réunion sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, confiée à la police judiciaire.Parallèlement, l’inspection générale de la police nationale (IGPN) est en charge du volet sur l’usage de l’arme à feu par le fonctionnaire de police, ouverte du chef de violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une ITT de plus de huit jours.Un important dispositif policier a été déployé dans les heures suivant les faits dans le quartier par crainte de violences urbaines mais la nuit n’a pas connu d’incident notable.”Rien ne justifie que l’on s’oppose par la violence à un contrôle de police. La justice fera toute la lumière sur les conditions dans lesquelles mes policiers ont dû protéger leur intégrité physique”, a déclaré sur X le préfet de police Laurent Nuñez. Le député insoumis de la circonscription, Aly Diouara, a appelé samedi dans un communiqué de presse à “la retenue et au respect”, “bien que l’exaspération de la population soit légitime”.Cet épisode illustre “une défiance croissante entre une partie de la population et les forces de l’ordre”, a-t-il estimé.

Pakistan tests missile weapons system amid India standoff

Pakistan’s military said it carried out a “training launch” of a surface-to-surface missile weapons system on Saturday, further heightening tensions with India after last month’s deadly attack in disputed Kashmir.New Delhi has blamed Islamabad for backing an attack on tourists last month in Indian-administered Kashmir, sparking a fresh stand-off between the nuclear-armed neighbours.Pakistan’s military said …

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Left-leaning PM Albanese triumphs in Australian election

Australia’s left-leaning Prime Minister Anthony Albanese triumphed Saturday in national elections, crushing his conservative rival in a contest swayed by economic upheaval and US President Donald Trump. Albanese’s slow-but-steady leadership resonated at a time of global tumult, analysts said, with voters deserting hard-nosed opposition leader Peter Dutton in droves.Not only was Albanese’s Labor Party on track …

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Nouvelle grève chez Décathlon pour réclamer des hausses de salaire

Quelques centaines de salariés de la chaîne de magasins d’articles de sport Decathlon ont observé des arrêts de travail vendredi et samedi dans toute la France à l’appel de la CFDT pour demander de meilleurs salaires et conditions de travail, a indiqué le syndicat à l’AFPSelon Sébastien Chauvin, délégué syndical CFDT, plus de 500 salariés avaient répondu à l’appel à la grève vendredi et samedi, pour des arrêts de travail de quelques heures ou d’une journée, dans une centaine de magasins en France. Le mouvement n’a toutefois pas entraîné de fermeture de magasin.La groupe compte environ 20.000 salariés en France dont 12.000 travaillent en magasin, selon M. Chauvin.”Nous revendiquons des salaires qui correspondent à nos responsabilités et à notre investissement, un meilleur système d’évaluation annuel et plus d’effectifs en CDI”, a-t-il détaillé, précisant que le mouvement était aussi soutenu par la CGT.De son côté, la direction a indiqué à l’AFP que “l’enseigne rest(ait) particulièrement attentive aux questionnements et revendications exprimés. Décathlon poursuit un dialogue direct et régulier avec ses équipes”.La direction n’était pas en mesure samedi d’évaluer le nombre de grévistes.A Paris, une dizaine d’employés de Décathlon syndiqués à la CFDT avaient prévu de se retrouver samedi après-midi devant le magasin de la place de la Madeleine mais une averse de grêle a perturbé le rassemblement, qui s’est finalement déroulé dans les allées du magasin.Ils dénonçaient les conditions de travail dans ce magasin, degradées selon eux par les lourds travaux effectués depuis plusieurs mois dans l’immeuble qui l’abrite.”Ce magasin est celui qui fait le plus gros chiffre d’affaires du groupe au niveau mondial, 60 millions d’euros. La direction n’a pas voulu le fermer pendant les travaux”, regrette Sébastien Chauvin.La CFDT, troisième organisation syndicale au sein du groupe mais première chez les employés, avait déjà lancé un appel à la grève en décembre pour réclamer des hausses de salaire.Les grèves restent toutefois assez rares dans cette chaîne qui appartient au groupe Mulliez (Auchan, Boulanger, Leroy Merlin).

Attaques de prisons: des suspects aux profils divers, mais pas de réseau structuré

Instigateur, relais, recruteurs, exécutants: 21 suspects âgés de 15 à 37 ans, sans antécédent judiciaire ou inscrits dans la criminalité organisée, ont été mis en examen dans l’enquête sur les attaques “d’une violence extrême” contre des prisons et des agents pénitentiaires.Les 19 adultes ont été incarcérés, les deux mineurs placés en centre éducatif fermé, a indiqué lors d’une conférence de presse samedi la procureure de Paris Laure Beccuau.Entre le 13 et le 21 avril, l’administration pénitentiaire “ainsi que ses agents ont été les cibles d’une violence extrême, décomplexée, préméditée, les atteignant, tant dans leur exercice professionnel, qu’au cœur de leur vie privée”, a-t-elle détaillé.Le 13 avril, à Agen, est apparu pour la première fois le tag “DDPF” près de sept voitures incendiées sur le parking de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap).Ce sigle “DDPF” a constitué “en quelque sorte un mot d’ordre, une sorte d’étendard criminel derrière lequel se sont agrégés des malfaiteurs”, a souligné Mme Beccuau. Et “à ce stade, aucune organisation structurée de longue date ne semble correspondre à ce sigle imaginé pour les besoins de la cause”.Ont suivi incendies de voitures de personnels pénitentiaires, tirs de mortiers d’artifices contre des prisons, voire des tirs de Kalachnikov, et jets de cocktails Molotov dans un lotissement où résident des surveillants le 21 avril.Au fil des investigations, menées initialement par le parquet national antiterroriste (Pnat) avec l’appui de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), s’est imposée “l’empreinte de la criminalité organisée”, a-t-elle poursuivi.L’enquête a abouti à l’identification de “certains acteurs déjà connus de la grande criminalité organisée qui se caractérise notamment par ses actions de déstabilisation” de “celles et ceux qui se consacrent à entraver son action”, a résumé la procureure.Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Gérald Darmanin ont vu dans ces attaques une dénonciation de la loi contre le narcotrafic qui vient d’être adoptée au Parlement. Ce texte prévoit la création de quartiers de haute sécurité dans les prisons pour les trafiquants les plus dangereux. L’information judiciaire ouverte par la Junalco notamment pour tentative de meurtre en bande organisée -ce qui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité- et association de malfaiteurs criminelle, porte sur une quinzaine d’actions.- “Vidéos virales” -Pour identifier le réseau (un instigateur, des donneurs d’ordre, des recruteurs et des exécutants) 96 techniques spéciales d’enquête ont été utilisées.Entre lundi et mercredi, les 21 suspects ont été interpellés en divers lieux de France, notamment à Paris, Lyon et Marseille, mobilisant “320 policiers”, a précisé Philippe Chadrys, directeur national adjoint de la police judiciaire.Leurs profils, origines géographiques et parcours judiciaires sont “très différents”: “Certains étaient totalement inconnus (de la justice, NDLR), alors que d’autres peuvent être considérés comme faisant partie de ce qu’on appelle la criminalité organisée du haut du spectre”, a relaté la procureure.En garde à vue, certains ont contesté “l’intégralité des infractions qui leur sont imputées, d’autres ont reconnu plus ou moins spontanément leur implication (…) dans des versions souvent assez édulcorées (…) par la crainte de représailles”, a noté Laure Beccuau.Selon la procureure, cette affaire “révèle l’évolution de la criminalité organisée, qui associe les profils de haut et de bas du spectre”.L’instigateur de la boucle Telegram intitulée DDPF a revendiqué des liens avec les narcotrafiquants de la DZ Mafia. En détention, cet homme de 23 ans sera jugé prochainement pour des faits en lien avec le narcobanditisme marseillais.Son message de revendication sur un canal de la messagerie cryptée Telegram, qui a depuis été fermé, a été relayé par quatre donneurs d’ordre, trois hommes en détention et une femme, très présente sur les réseaux sociaux.Ont ensuite été recrutés des exécutants, dont deux mineurs, habitants près des lieux des attaques, chargés d’incendier des voitures, de taguer le sigle DDPF, de faire usage d’armes à feu ou de mortiers d’artifices contre des sommes allant de 500 à 7.000 euros.Pour Philippe Chadrys, cette affaire a mis en lumière “une stratégie de recrutement et de communication à la fois des instigateurs et des commanditaires” sur des messageries chiffrées avec “une médiatisation des attaques sur les réseaux sociaux aux fins de propagande”.Les vidéos “courtes”, “assez bien faites”, sont devenues “très vite virales” avec une “volonté d’avoir un impact psychologique sur les agents et leurs familles notamment”.  

Jeune blessé par balle policière à Drancy: le parquet ouvre deux enquêtes

Deux enquêtes ont été ouvertes en lien avec les faits survenus vendredi soir à Drancy (Seine-Saint-Denis), où un jeune majeur a été blessé par balle lors d’une intervention policière, a indiqué le parquet de Bobigny samedi à l’AFP.”Il y a deux procédures en parallèle, l’une confiée au service départemental de la police judiciaire pour les violences sur les policiers, et l’autre confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) pour l’ouverture du feu”, a déclaré à l’AFP le ministère public.Trois personnes sont en garde à vue dans le cadre de la procédure ouverte du chef tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, a précisé le parquet.Le jeune homme blessé par la balle d’un policier “va bien”, d’après le parquet samedi. Il avait été évacué à l’hôpital en urgence absolue mais sans pronostic vital engagé, selon une source policière.Selon cette même source, un équipage de policiers a été pris à partie vendredi soir à Drancy alors qu’il procédait à un contrôle dans le cadre de la lutte contre les rodéos urbains motorisés.Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et tournée à proximité de la cité Youri Gagarine de Drancy, ville de 70.000 habitants au nord-est de Paris, montre une violente altercation entre deux policiers et plusieurs personnes autour d’une motocross tombée sur la chaussée.L’un des fonctionnaires de police, en possession d’une arme à feu avec laquelle il procède à des tirs de sommation, est bousculé par un jeune en pull rouge.Au cours de cet accrochage, un tir semble partir. Les images montrent le policier tomber sur la chaussée en se tenant le bras, le jeune en pull rouge se trouvant alors hors champ. C’est cet homme qui est blessé par balle.Le policier qui a chuté a été blessé au dos, selon une source policière.”Beaucoup de vidéos sont en cours d’exploitation” pour faire la lumière sur le déroulé exact des événements de la soirée, a indiqué à l’AFP le parquet.Un important dispositif policier a été déployé dans les heures suivant les faits dans le quartier par crainte de violences urbaines mais la nuit n’a pas connu d’incident notable.”Rien ne justifie que l’on s’oppose par la violence à un contrôle de police. La justice fera toute la lumière sur les conditions dans lesquelles mes policiers ont dû protéger leur intégrité physique”, a déclaré sur X le préfet de police Laurent Nuñez. Pour sa part, la députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain, a estimé que l’incident de Drancy constitue “un fait de société”.”Il est urgent de créer les conditions d’un changement dans les relations entre la police et la population, et singulièrement dans les quartiers populaires”, a écrit sur X l’ex-Insoumise.

Macron va lancer une convention citoyenne sur les temps de vacances et les horaires scolaires

Emmanuel Macron va lancer au mois de juin une nouvelle convention citoyenne sur “les temps de l’enfant” où seront abordés les temps de vacances et les horaires scolaires, des sujets qui concernent le quotidien de millions de Français mais aussi leur lot d’irritants.Après la convention citoyenne sur le climat et celle sur la fin de vie, le chef de l’Etat va demander à un panel de citoyens de plancher sur une troisième convention, a indiqué l’Elysée confirmant une information du Parisien. “Il me paraît nécessaire que l’on travaille à faire en sorte que l’organisation des journées de nos élèves soit plus favorable à leur développement et aux apprentissages, qu’un équilibre soit trouvé aussi pour faciliter la vie des familles”, a indiqué le président au journal.La question du nombre de semaines de vacances sera également abordée. “La France a des vacances plus longues que dans beaucoup de pays”, avait indiqué le chef de l’Etat en février.”Il y a beaucoup de pays qui ne partent en vacances qu’à partir du 14 juillet. On a des vacances qui sont très très longues l’été. Les enfants qui ne sont pas accompagnés par leurs familles vont perdre souvent du niveau scolaire (…) Le temps des enfants, c’est quelque chose qu’on va ouvrir, mais il faut que ce soit un peu discuté”, avait-il dit.En France, une année scolaire est composée de 36 semaines au moins de classe, et de 16 semaines de vacances. “La convention citoyenne m’a semblé être l’outil de consultation des Français le plus adapté, car c’est une question très complexe qui nécessitera de dégager de nombreux consensus entre tous ceux qui sont touchés par ce vaste sujet, comme les parents, la communauté éducative y compris périscolaire, les collectivités locales et même les professionnels du tourisme”, a ajouté le chef de l’Etat. Pour Emmanuel Macron, le champ de l’éducation permet en outre d’envisager des réformes sans passer par la case parlement où son camp ne dispose pas de la majorité, la plupart des dispositions sur l’Ecole relevant du domaine réglementaire. Lors de ses voeux pour l’année 2025, Emmanuel Macron avait laissé entrevoir le lancement d’une nouvelle convention citoyenne, ou l’organisation d’un referendum, en disant que les Français seraient amenés à “trancher” sur des sujets déterminants.-“hors sujet”-Comme pour la fin de vie, M. Macron a décidé de confier l’organisation de cette convention citoyenne au Conseil économique, social et environnemental (Cese).”Le malaise démocratique ressenti par nos concitoyens est aussi une crise de l’efficacité de l’action publique. Et c’est là que la démocratie participative et sociale prend tout son sens en apportant le matériau nécessaire pour des politiques publiques mieux construites, plus applicables, mieux acceptées”, a déclaré son président Thierry Beaudet. En choisissant l’expression des “temps de l’enfant”, Emmanuel Macron évite de reprendre celle des “rythmes scolaires”, une réforme conflictuelle avec l’instauration de la semaine de quatre jours et demi à l’école mise en oeuvre au début du quinquennat de François Hollande et sur laquelle l’ex-ministre Vincent Peillon avait fini par se casser les dents.Dès à présent, l’initiative présidentielle s’est attiré les foudres du principal syndicat enseignant des collèges et lycées. “C’est un hors-sujet de la part du Président de la République sur les questions d’éducation”, a déclaré à l’AFP Sophie Vénétitay secrétaire générale du Snes-FSU. “Il fait diversion pour ne pas s’occuper des urgences et masquer l’état de l’école qui s’effondre: on manque de professeurs, on a les classes les plus chargées d’Europe…””On considère aujourd’hui que le système éducatif est arrivé à un point de rupture, et qu’il nous faut absolument repenser l’école dans ses attentes, dans ses objectifs, et ça doit être un débat de société”, salue au contraire Grégoire Ensel, vice-président des parents d’élèves de la FCPE.”On doit repenser la question des rythmes scolaires (…) Mais nous demandons à ce qu’il y ait une approche beaucoup plus globale de l’enfant. Il y a plein d’autres sujets à aborder : la question de la mixité sociale et scolaire, celle du handicap, celle des effectifs dans les classes”, met en avant M. Ensel.