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Cryptomonnaies: un homme libéré deux jours après son enlèvement contre rançon, sept gardes à vue

Trois mois et demi après le kidnapping contre rançon du cofondateur de Ledger, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies a été libéré samedi soir lors d’un assaut deux jours après son enlèvement en plein Paris, et sept personnes ont été placées en garde à vue.L’homme avait été enlevé jeudi vers 10H30 dans le 14e arrondissement, a précisé le parquet de Paris. Selon une source policière, l’action avait été menée devant témoins par quatre hommes cagoulés qui l’avaient emmené à bord d’un fourgon de livraison.”La victime s’avérait être le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies, les faits étant accompagnés d’une demande de rançon”, a souligné le parquet, sans en préciser le montant.D’après le journal Le Parisien, “les malfaiteurs auraient réclamé entre 5 à 7 millions d’euros sous forme de virements en échange de sa libération”.Une source proche du dossier a précisé à l’AFP qu’une somme “très élevée” avait été réclamée par les ravisseurs mais n’avait pas été versée. Les “nombreuses investigations” menées ont permis la libération samedi vers 21H00 de “la victime retenue dans un logement situé dans l’Essonne”, a indiqué le parquet.Blessé, l’homme a été pris en charge par les secours, selon la même source, sans préciser la nature de ses blessures.Selon la source proche du dossier, l’homme a eu un doigt sectionné.Lors de cette intervention, quatre suspects nés en 1998, 1999, 2002 et 2005, “ont été interpellés, dans ou à proximité du logement où était séquestrée la victime”, a précisé le parquet.Un cinquième, né en 1999, “a été interpellé au volant de l’un des véhicules vraisemblablement utilisés par les malfaiteurs”, a-t-il complété.Deux autres suspects nés en 1995 et 2007 “ont pu être interpellés dimanche”, a complété le ministère public.”Les sept mesures de garde à vue sont actuellement en cours” et “peuvent durer jusque 96 heures”, a-t-on précisé.L’otage a été libéré lors d’un assaut de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans le pavillon où il était séquestré, a relaté la source proche.Le lieu où il était retenu a été localisé grâce à une “enquête hors norme”, “d’anthologie”, a souligné cette source, ajoutant que “d’autres mutilations étaient à craindre” si les policiers n’étaient pas intervenus.”Un immense bravo aux enquêteurs qui ont fait un travail exceptionnel pour libérer cet homme et pour interpeller ses ravisseurs”, a réagi sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, saluant l'”engagement décisif” du préfet de police Laurent Nuñez et de ses effectifs.L’épouse de la victime avait précisé aux policiers que son mari et son fils, qui détiennent une société de marketing gérant de la cryptomonnaie à Malte, avaient fait l’objet de menaces par le passé, selon la source policière.- Mode opératoire similaire -Une enquête a été ouverte pour arrestation, enlèvement, séquestration et détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie et pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition, extorsion avec arme, le tout en bande organisée, et participation à une association de malfaiteurs criminelle.  La brigade de répression du banditisme (BRB) et la police judiciaire sont chargées des investigations.Selon la source proche, la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et la BRI ont également été mobilisées dans cette enquête.Cet enlèvement suivi d’une séquestration avec demande de rançon intervient trois mois et demi après le rapt du cofondateur de Ledger, société spécialisée dans les cryptoactifs.Le 21 janvier, au petit matin, David Balland et sa compagne avaient été kidnappés à leur domicile à Méreau (Cher).L’alerte avait été donnée par Eric Larchevêque, cofondateur de Ledger, qui avait reçu une vidéo d’un doigt coupé de David Balland, accompagnée d’une importante demande de rançon en cryptomonnaie. Séquestré à Châteauroux, David Balland a été libéré le 22 janvier. Sa compagne a été retrouvée ligotée dans le coffre d’un véhicule dans l’Essonne le lendemain.Au moins neuf suspects ont été mis en examen dans cette affaire, dont le commanditaire présumé de cet enlèvement.Par ailleurs, début janvier, un homme de 56 ans avait été retrouvé dans le coffre d’une voiture près du Mans, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé dans l’Ain.Selon plusieurs médias, il s’agissait du père d’un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains, et une rançon avait été réclamée.mlf-sm-sc-mk/bfa/dch   

Drancy: deux personnes présentées au juge d’instruction pour les violences sur les policiers

Deux personnes vont être présentées dimanche soir au juge d’instruction pour des violences sur des policiers vendredi soir à Drancy (Seine-Saint-Denis), intervention lors de laquelle un jeune majeur a été blessé par un tir policier, a indiqué à l’AFP le parquet de Bobigny.Les deux personnes, l’une arrêtée dès vendredi soir et l’autre dimanche matin, sont déférées dans le cadre de l’ouverture par le parquet d’une information judiciaire sur les violences contre un équipage de policiers intervenant sur un rodéo urbain. Le ministère public requerra leur placement en détention provisoire. Les deux autres gardes à vue débutées vendredi soir ont été levées.La personne interpellée dimanche est celle “ayant filmé la scène et outragé les policiers” et “a déjà été condamnée pour violences, rébellion et outrage”, a précisé dimanche soir dans un communiqué de presse le procureur de la République de Seine-Saint-Denis Eric Mathais.Dans l’enquête sur l’usage de l’arme à feu par le policier, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), le jeune de 19 ans blessé par balle à la cuisse, qui se trouve encore à l’hôpital, n’a pas encore pu être entendu, a rapporté le parquet de Bobigny.Vers 20H00 vendredi soir, un équipage de policiers est intervenu dans une rue du quartier de Drancy Avenir sur un rodéo urbain “filmé en vue d’être utilisé pour un clip de rap”, a relaté samedi soir Eric Mathais dans un premier communiqué de presse.”Plusieurs individus s’interposaient entre les policiers et le conducteur contrôlé”, a décrit le représentant du parquet.”Dans ce contexte de violences, après l’usage d’un pistolet à impulsion électrique et des tirs de sommation en l’air, un fonctionnaire de police ouvrait le feu à l’encontre d’un jeune homme de 19 ans, le blessant à la cuisse. Le fonctionnaire était lui-même blessé en chutant au sol concomitamment”, a détaillé le procureur.Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et tournée à proximité de la cité Youri Gagarine de Drancy, ville de 70.000 habitants au nord-est de Paris, montre une violente altercation entre deux policiers et plusieurs personnes autour d’une motocross tombée sur la chaussée.L’un des fonctionnaires de police, en possession d’une arme à feu avec laquelle il procède à des tirs de sommation, est bousculé par un jeune en pull rouge.Au cours de cet accrochage, un tir semble partir. Les images montrent le policier tomber sur la chaussée en se tenant le bras. Blessé par balle, le jeune en pull rouge se trouve alors hors champ sur les images. “Ses jours ne sont pas en danger”, a précisé samedi soir le parquet.

Référendum sur le budget: l’idée de Bayrou accueillie avec fraîcheur

L’idée avancée par François Bayrou d’un référendum sur “un plan d’ensemble” de réduction des déficits, alors que son gouvernement cherche 40 milliards d’euros d’économie à réaliser pour l’année prochaine, a été accueillie avec scepticisme dimanche par la classe politique, à gauche comme à droite.”Il n’y a pas besoin de référendum pour savoir que les Français en ont assez des augmentations d’impôts. Et la seule chose qu’on demande au Premier ministre, c’est d’avoir enfin le courage de s’attaquer au gaspillage de l’argent public”, a taclé sur France 3 Laurent Wauquiez, le patron des députés Les Républicains, force qui participe pourtant à la coalition gouvernementale de M. Bayrou. “On a un Premier ministre qui tergiverse, qui cherche juste à gagner du temps et qui ne décide pas”, a-t-il regretté.”C’est un plan d’ensemble que je veux soumettre, il demandera des efforts à tout le monde, et par l’ampleur qui doit être la sienne, il ne peut réussir si le peuple français ne le soutient pas”, a justifié le Premier ministre dans une interview accordée au Journal du Dimanche et parue samedi soir.Le gouvernement, qui est parvenu à faire adopter les budgets 2025 de l’Etat et de la sécurité sociale en début d’année, en échappant à une série de motions de censure, est désormais engagé dans la préparation du budget pour 2026. Il estime qu’il lui faut trouver 40 milliards d’euros pour respecter ses objectifs de réduction du déficit public de 5,4% du Produit intérieur brut (PIB) cette année à 4,6% l’an prochain.Pour M. Bayrou, si son plan de réduction des déficits et de réforme de l’Etat était approuvé par référendum, cela lui conférerait une forme de légitimité.Suffisant, espère-t-il, pour faire adopter plus facilement par le Parlement les budgets de l’Etat et de la sécurité sociale.”Quand on réforme par les voies classiques, par le passage en force, que se passe-t-il ? Le pays entre en grève, les manifestations s’enchaînent”, a-t-il plaidé dans les colonnes du JDD.- Idée “loufoque” -Peu de chance cependant que cela convainque la gauche, massivement opposée à une réduction des dépenses et qui préférerait augmenter les recettes, notamment en taxant les grandes fortunes et les grosses entreprises. Pour le coordinateur national de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard, interrogé dimanche sur LCI, l’idée du Premier ministre est “loufoque”.”Quelle question allez-vous poser aux gens ? Vous allez leur soumettre un projet de budget, vous allez leur demander s’ils sont pour ou contre ? Mais alors qui va avoir élaboré ce projet de budget, M. Bayrou lui-même ? Vous voyez bien que ça n’a rien de démocratique de manière générale”, a-t-il dénoncé.Aurore Bergé, la ministre chargée de l’Egalité femmes-hommes, membre du parti présidentiel Renaissance, n’y voit pas “forcément une façon de contourner le Parlement”. “Ça dépendrait de la question qui serait posée”, a-t-elle défendu sur RTL et M6.A gauche, tous les groupes parlementaires ont voté la censure de François Bayrou l’hiver dernier, sauf les socialistes qui ont ainsi permis au gouvernement de se maintenir. Et sur cette idée d’un référendum, leur soutien semble encore loin d’être acquis.Le patron du PS Olivier Faure a ainsi dénoncé une idée “assez farfelue” appelant, plutôt, à un référendum sur les retraites.”Je crains que ce soit un écran de fumée et que ce soit très difficile de voter par oui ou par non à un projet de budget qui engage l’ensemble des secteurs, de la défense jusqu’à l’éducation, en passant par tout ce que comprend un budget, c’est-à-dire la vie de la nation”, a-t-il argumenté sur BFMTV.Reste que la prérogative de demander leur avis aux Français par référendum appartient seulement au président de la République, qui avait été prévenu de la sortie de cette interview. “Le Premier ministre évoque un plan de réformes et d’économies et il est difficile de dire quoi que ce soit tant que ce plan n’est pas présenté”, a sobrement commenté un proche d’Emmanuel Macron auprès de l’AFP dimanche.Le référendum tel qu’esquissé par François Bayrou serait le premier de la Cinquième République à porter sur des questions budgétaires. Il apparaîtrait politiquement risqué pour un exécutif au plus bas dans les sondages de popularité.Les Français ont été consultés pour la dernière fois en 2005, sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe. Le “non” l’avait emporté.

A Rennes, le quartier de Villejean secoué par de nouveaux tirs sur fond de trafic de drogue

Un nouvel épisode de tirs sur fond de trafic de stupéfiants a secoué samedi soir le quartier populaire de Villejean à Rennes, faisant deux blessés par balles, pratiquement au même endroit que la fusillade du 17 avril où trois hommes avaient été touchés par arme à feu.Samedi vers 19H30, dans une rue parallèle à la dalle Kennedy où se trouvent commerces et métro, “un groupe d’hommes arrivés dans un véhicule en descendent munis d’au moins une arme automatique, et font feu sur un groupe d’individus présent sur place”, a indiqué dimanche le procureur de la République de Rennes Frédéric Teillet dans un communiqué.”Une dizaine de coups de feu sont tirés, blessant aux jambes deux des membres de ce second groupe. Un troisième est également frappé par plusieurs assaillants”, a ajouté le magistrat.Les agresseurs prennent la fuite en voiture et “sont pris en chasse par les services de police très rapidement arrivés sur les lieux”, d’après M. Teillet.Les trois individus, âgés de 19 à 21 ans, sont finalement interpelés à Saint-Grégoire, commune jouxtant Rennes, puis placés en garde à vue. Les trois victimes, des mineurs âgés de 16 à 17 ans, ont été hospitalisées. Les deux blessés par balles ont subi une intervention chirurgicale, sans que leur pronostic vital ne soit engagé. Le troisième blessé est lui sorti de l’hôpital.Preuve de l’intensité des tirs, “sur les lieux des faits, ont été constatés des impacts sur trois véhicules et un autre dans un appartement inoccupé. L’arme probablement utilisée, de type kalachnikov, a été retrouvée sur l’itinéraire de fuite”, a précisé le procureur.Le parquet de Rennes a ouvert une enquête pour tentative de meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs et violences volontaires en réunion, confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la ville. – “Glaçant” -Dès samedi soir, la CRS 82 a été mobilisée en soutien aux effectifs locaux déployés dans le quartier de Villejean, a indiqué la préfecture d’Ille-et-Vilaine dans un communiqué, précisant que le dispositif était reconduit “au moins pour ce dimanche”.”La CRS 82 est une unité mobile à projection rapide mobilisable en moins de 30 minutes, jour et nuit, toute l’année. (…) Véritable force de frappe, elle apporte un soutien crucial lors de ce type d’événement”, a ajouté la préfecture.Interrogée par l’AFP, Régine Komokoli, élue au conseil départemental et habitante du quartier, a fait part de son désarroi. “Il y a eu des tirs et on a vu des jeunes courir. C’est terrible parce que ça recommence encore alors que sur la dalle il y avait des policiers !”, dit-elle. “On n’a même pas eu le temps de faire baisser les tensions (liées à la précédente fusillade, NDLR) et là ça recommence, encore en pleine journée”, a-t-elle ajouté, dépitée.Dans un communiqué, Lénaïc Brièro, maire-adjointe déléguée à la sécurité, a qualifié ce “nouvel épisode de règlement de comptes entre narcotrafiquants” de “particulièrement glaçant et révoltant”.”Malgré cette mobilisation exemplaire des effectifs locaux de la police et de la justice, cette nouvelle fusillade n’a pas pu être évitée. Cela suscite une incompréhension légitime et soulève, une fois de plus, la question des moyens affectés par l’Etat à la lutte contre les narcotrafiquants et à la protection des habitants de notre ville”, a ajouté l’élue. Le 17 avril, une fusillade a éclaté quasiment au même endroit dans ce quartier populaire et animé, considéré comme l’un des plus touchés par le trafic de stupéfiants dans la capitale bretonne. Trois hommes avaient été blessés par balle dans une sandwicherie tandis que quatre hommes, âgés de 21 à 23 ans, suspectés d’avoir formé ce commando, avaient été écroués.Les investigations ont permis d’établir que les quatre suspects étaient “impliqués dans le trafic de produits stupéfiants organisé par un réseau d’individus originaires de la région parisienne sur la dalle Kennedy, depuis le mois de janvier”, d’après le parquet.

Nouvelle-Calédonie: à la veille d’une semaine cruciale, Manuel Valls fixe le cap des négociations

Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a affiché dimanche sa volonté d'”achever la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie” en continuant de plaider pour le “vivre-ensemble”, à la veille de la reprise des discussions sur l’avenir de l’archipel dans un contexte tendu.La Nouvelle-Calédonie est une terre de symboles, et Manuel Valls l’a bien compris. Dimanche, c’est donc aux îles Loyauté, à Maré, terre natale de Yeiwéné Yeiwéné, indépendantiste kanak tué en même temps que Jean-Marie Tjibaou le 4 mai 1989 par un extrémiste lui reprochant d’avoir signé l’accord de paix de Matignon-Oudinot, que Manuel Valls s’est rendu. Le ministre doit réunir lundi à huis clos indépendantistes et non-indépendantistes pour tenter de leur faire signer un accord sur l’avenir de l’archipel, exsangue après des mois de violences qui ont fait 14 morts en mai 2024 et plus de deux milliards d’euros de dégâts.En cette date anniversaire, une centaine de personnes est rassemblée au mémorial qui abrite la tombe de Ye Ye (Yeiwéné Yeiwéné). “Il est mort parce qu’il avait eu le courage de faire le choix du destin commun et de la paix. L’acceptation des autres, c’est ce qui a guidé les accords de Matignon et de Nouméa”, signés respectivement en 1988 et 1998, souligne l’ancien Premier ministre. Et de lancer: “Moi, je crois que l’eau et l’huile se mélangent”. Un message envoyé aux Loyalistes, branche la plus radicale des non-indépendantistes, qui ont menacé de quitter les discussions vendredi dernier, estimant que l’accord proposé par Manuel Valls était trop favorable aux indépendantistes.Le 14 juillet 2024, leur cheffe de file Sonia Backès, présidente de la province Sud, avait justifié son souhait de renforcer les pouvoirs accordés aux provinces par le fait qu'”au même titre que l’huile et l’eau ne se mélangent pas, je constate à regret que le monde kanak et le monde occidental ont, malgré plus de 170 années de vie commune, des antagonismes encore indépassables”.- “Le pari de l’intelligence” -“L’eau et l’huile se mélangent”: la phrase sera répétée plusieurs fois au cours du déplacement, durant lequel Manuel Valls a assuré que l’État avait bien l’intention “d’achever la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie. L’aspiration à la souveraineté est légitime, celle à rester Français aussi, alors comment faire ? Eh bien, il faut faire le pari de l’intelligence”.Une référence, cette fois, au leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou: c’est en ces termes qu’il parlait des accords de Matignon, signés par Michel Rocard, dans lesquels était inscrite la notion de “vivre-ensemble” pour laquelle Manuel Valls avait plaidé lors d’un précédent déplacement dans le nord de l’archipel en février dernier.Si le ministre est venu aux Loyauté, ce n’est pas un hasard: les îles sont à une écrasante majorité indépendantistes et bien représentées dans les instances décisionnelles de ce camp. Elles n’ont en revanche pas ou très peu été touchées par les violences de l’an dernier, liées à un projet de loi modifiant le corps électoral.”La Calédonie est une pirogue, et les Loyauté en sont le balancier, ce sont elles qui apportent l’équilibre”, explique Pierre Ngaihoni, ancien maire de l’île, à la table de la Fête de l’avocat, temps fort de la vie locale, où déjeune Manuel Valls avec des Maréens. Visiblement conquis, ils ont accompagné tout le déplacement de chants traditionnels et de petits cadeaux: ignames, chapeaux et couronnes tressées, et avocats bien sûr.A Nouméa, les réactions aux propos de Manuel Valls, accusé de promouvoir un statut d'”indépendance-association” avec la France, comme l’avait fait en 1985 le délégué du gouvernement en Nouvelle-Calédonie Edgard Pisani, ne se sont pas fait attendre.”Il y a ceux qui passent et ceux qui restent. En 1985 Pisani est passé, nous sommes restés. En 2025, nous, nous resterons, d’autres passeront, leurs idées avec eux”, a répliqué Sonia Backès sur les réseaux sociaux.L’ancienne secrétaire d’Etat chargée de la Citoyenneté assure toutefois que les Loyalistes seront présents à la table des négociations lundi. A une date elle aussi symbolique puisque c’est le 5 mai 1998 qu’avait été signé l’accord de Nouméa.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Grève SNCF: “Nous sommes loin d’une semaine noire”, affirme le PDG de SNCF Voyageurs

“Nous sommes loin d’une semaine noire, il n’y aura pas de semaine à l’arrêt, mais une semaine aussi normale que possible”, a indiqué lors d’un entretien à l’AFP le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet avant une semaine marquée par plusieurs appels à la grève au sein du groupe public.”Les circulations seront normales du lundi 5 au jeudi 8 mai sur les TGV”, a-t-il précisé et pour la grève des contrôleurs les 9, 10 et 11 mai, la plupart des trains circuleront. “Si nous devons annuler certains trains, nous visons de proposer à chaque client de voyager le jour prévu vers sa destination”, a promis M. Fanichet.Des perturbations localisées sur certaines lignes régionales ou en Ile-de-France sont également à prévoir, a-t-il prévenu.Plusieurs catégories de personnel sont appelées à faire grève à partir de lundi par la CGT-Cheminots et SUD-Rail pour réclamer une hausse des rémunérations et une meilleure anticipation des plannings, trop souvent modifiés à la dernière minute d’après eux. Pour le pont du 8-Mai, un influent collectif de contrôleurs baptisé Collectif national ASCT (CNA) s’est joint à l’appel à la mobilisation, lui donnant de l’ampleur. Outre la promesse d’acheminer tout le monde en train, Christophe Fanichet s’est engagé à ce “que tous les clients soient prévenus avant de partir (en weekend, NDLR) concernant leur train de retour”. “C’est-à-dire être prévenus avant le début du pont mercredi pour les circulations jusqu’à dimanche 11 mai”, a-t-il détaillé.- Billets remboursables -“On s’engage à donner la liberté et le choix à nos clients”, a ajouté M. Fanichet. “Je comprends que certains puissent s’inquiéter, et vraiment moi ça me navre, qu’on les mette dans cette situation difficile”, s’est excusé le patron de la compagnie ferroviaire.”Même si nous arrivons à transporter tout le monde, des clients peuvent préférer renoncer à leur voyage (…). Et donc à ce titre, dès maintenant, tous les billets sont échangeables, remboursables, sans frais”, sur les TGV Inoui comme les Ouigo, pour la semaine du 5 au 11 mai, a annoncé Christophe Fanichet.”J’ai dit qu’on ne pouvait pas se permettre une grève et je le confirme, d’abord parce que des clients vont essayer la concurrence (le covoiturage ou le bus, ou nos concurrents ferroviaires) et moi je n’ai pas envie de donner à mes clients l’envie d’aller voir ailleurs”, a averti le dirigeant.”On a déjà des milliers de réservations en moins pour ce pont du 8-Mai, du +SNCF bashing+ dans les débats et des clients qui réfléchiront à deux fois pour leurs prochaines vacances”, a-t-il énuméré, sans vouloir chiffrer le manque à gagner pour l’entreprise.- Prime d’intéressement -“On a été clair et cohérent depuis le début des échanges qu’on a pu avoir, on a donné toute sa chance au dialogue social, on a fait plus de 35 réunions”, a-t-il assuré.”On a entendu et bougé, (…) on va donner de la lisibilité sur les repos hebdomadaires des chefs de bord TGV, à six mois et non plus à trois mois”, a-t-il promis. Et l’outil de gestion des plannings, très critiqué, va être adapté.”En revanche, on a dit clairement que sur la rémunération, ce serait non, car on a fait le job, plus de 2,2% (d’augmentation moyenne, NDLR) pour 2025, c’est bien plus que l’inflation”, a insisté le PDG.”En mai, 1.300 euros bruts d’intéressement seront versés aux 65.000 agents de SNCF Voyageurs, dont les chefs de bord. Donc c’est plus de 100 euros par mois sur l’année, grâce à cet intéressement”, a aussi souligné M. Fanichet.

Cryptomonnaies: un homme libéré deux jours après son enlèvement contre rançon, cinq interpellations

Trois mois et demi après le kidnapping contre rançon du cofondateur de Ledger, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies a été libéré samedi soir lors d’un assaut deux jours après son enlèvement en plein Paris, et cinq personnes ont été interpellées.L’homme avait été enlevé jeudi vers 10H30 dans le 14e arrondissement, a précisé le parquet de Paris. Selon une source policière, l’action avait été menée devant témoins par quatre hommes cagoulés qui l’avaient emmené à bord d’un fourgon de livraison.”La victime s’avérait être le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies, les faits étant accompagnés d’une demande de rançon”, a souligné le parquet, sans en préciser le montant.D’après le journal Le Parisien, “les malfaiteurs auraient réclamé entre 5 à 7 millions d’euros sous forme de virements en échange de sa libération”.Une source proche du dossier a précisé à l’AFP qu’une somme “très élevée” avait été réclamée par les ravisseurs mais n’avait pas été versée. Les “nombreuses investigations” menées ont permis la libération samedi vers 21H00 de “la victime retenue dans un logement situé dans l’Essonne”, a indiqué le parquet.Blessé, l’homme a été pris en charge par les secours, selon la même source, sans préciser la nature de ses blessures.Selon la source proche du dossier, l’homme a eu un doigt sectionné.Lors de cette intervention, quatre suspects nés en 1998, 1999, 2002 et 2005, “ont été interpellés, dans ou à proximité du logement où était séquestrée la victime”, a précisé le parquet.Un cinquième, né en 1999, “a été interpellé au volant de l’un des véhicules vraisemblablement utilisés par les malfaiteurs”, a-t-il complété.Ils ont été placés en garde à vue.L’otage a été libéré lors d’un assaut de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans le pavillon où il était séquestré, a relaté la source proche.Le lieu où il était retenu a été localisé grâce à une “enquête hors norme”, “d’anthologie”, a souligné cette source, ajoutant que “d’autres mutilations étaient à craindre” si les policiers n’étaient pas intervenus.”Un immense bravo aux enquêteurs qui ont fait un travail exceptionnel pour libérer cet homme et pour interpeller ses ravisseurs”, a réagi sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, saluant l'”engagement décisif” du préfet de police Laurent Nuñez et de ses effectifs.L’épouse de la victime avait précisé aux policiers que son mari et son fils, qui détiennent une société de marketing gérant de la cryptomonnaie à Malte, avaient fait l’objet de menaces par le passé, selon la source policière.- Mode opératoire similaire -Une enquête a été ouverte pour arrestation, enlèvement, séquestration et détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie et pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition, extorsion avec arme, le tout en bande organisée, et participation à une association de malfaiteurs criminelle.  La brigade de répression du banditisme (BRB) et la police judiciaire sont chargées des investigations.Selon la source proche, la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et la BRI ont également été mobilisées dans cette enquête.Cet enlèvement suivi d’une séquestration avec demande de rançon intervient trois mois et demi après le rapt du cofondateur de Ledger, société spécialisée dans les cryptoactifs.Le 21 janvier, au petit matin, David Balland et sa compagne avaient été kidnappés à leur domicile à Méreau (Cher).L’alerte avait été donnée par Eric Larchevêque, cofondateur de Ledger, qui avait reçu une vidéo d’un doigt coupé de David Balland, accompagnée d’une importante demande de rançon en cryptomonnaie. Séquestré à Châteauroux, David Balland a été libéré le 22 janvier. Sa compagne a été retrouvée ligotée dans le coffre d’un véhicule dans l’Essonne le lendemain.Au moins neuf suspects ont été mis en examen dans cette affaire, dont le commanditaire présumé de cet enlèvement.Par ailleurs, début janvier, un homme de 56 ans avait été retrouvé dans le coffre d’une voiture près du Mans, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé dans l’Ain.Selon plusieurs médias, il s’agissait du père d’un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains, et une rançon avait été réclamée.mlf-sm-sc-mk/bfa/spi

Plongée dans la fabrication des décors de la Comédie-Française

Ils donnent vie depuis des décennies aux rêves des scénographes: à Sarcelles, les ateliers de fabrication des décors des pièces de théâtre de la Comédie-Française, visités par l’AFP, viennent de faire peau neuve, en s’engageant davantage pour l’environnement. On pénètre dans ce lieu par l’un des trois bâtiments d’une rue calme de cette ville située à quelques kilomètres au nord de Paris. Une trentaine d’artisans – machinistes, menuisiers, serruriers, décorateurs – s’affairent sur les décors que le public découvrira la saison prochaine sur les planches des trois salles de la maison de Molière.”Le point de départ d’un décor ? Le bureau d’études”, qui reçoit le projet du scénographe, des maquettes, plans et croquis, explique Benoit Simon, directeur technique de la Comédie-Française. Puis “il passe en construction métallique et bois. Dans le même temps, les tapissiers travaillent sur les toiles qui vont recouvrir le bois ou sur tout élément souple: tissus, velours, voilages”. Ensuite, “le décor passe en décoration – peinture et sculpture – avant que le tout soit monté en salle de montage par les machinistes”, ajoute-t-il.Au total, il se passe un an et demi entre la réception du projet et la première du spectacle, les décors étant transportés sur place, par camions, un mois avant le démarrage, tout comme les décors de répétition – des décors leurres qui simulent les volumes.Parmi les consignes: construire des décors légers. Montage et démontage doivent pouvoir se faire en une heure, afin de respecter le principe d'”alternance” qui prévaut salle Richelieu, explique Benoit Simon: des spectacles différents d’un soir à l’autre, lesquels alternent avec des répétitions l’après-midi.Ce jour de visite, un serrurier assemble des châssis en bois et en aluminium pour une pièce dont on ne peut encore révéler le nom, secret sur la saison oblige… Plus loin, l’énorme statue représentant une chienne, figure essentielle de la pièce “Hécube, pas Hécube” de Tiago Rodrigues (2024), vient d’être posée sur un nouveau plateau à roulettes, afin de pouvoir poursuivre sa tournée à Barcelone. L’un de ses concepteurs, Joseph Lapostolle, adjoint au service décoration, peinture, sculpture, est intarissable sur sa construction.- “Techniques anciennes” -Le sol de la salle de montage est horizontal, ce jour. Quand c’est nécessaire, un système de balançoire permet de reconstituer la pente à 4% du plancher de la salle Richelieu, qui “doit être prise en compte” à toutes les étapes de la construction. Sinon, “nos décors sont penchés et ne tiennent pas correctement”, déroule Benoit Simon.Au fond, une peintre redonne un coup de pinceau sur une (fausse) façade blanche de maison, qui servira à nouveau pour une pièce de la saison prochaine, un recyclage qu’observent aussi d’autres théâtres ou maisons d’opéra ces dernières années. “Les décors d’un +Malade imaginaire+ de 2001 tournent toujours depuis 24 ans”, observe-t-il.Affairées à reproduire les bords d’un faux miroir, les décoratrices Marion Dassonville et Elizabeth Leroy expliquent qu’elles laissent de côté la peinture acrylique pour revenir à “des techniques plus anciennes” et “plus naturelles”, en fabriquant par exemple de la peinture à la caséine.Les lieux servent aussi de stockage d’anciens décors: dans le bâtiment avoisinant, Laurent Levasseur, machiniste, énumère le matériel de chaque pièce rangé dans de grandes cases: “Là, c’est +Cyrano de Bergerac+” désigne-t-il du doigt. “Là, +Scapin+; ici, +Le mariage forcé+; là, +Tartuffe+”.  Dans ces bâtiments métalliques qui datent des années 1980, une mise aux normes s’est révélée nécessaire, occasionnant des travaux de rénovation en 2024, pour un montant de 7,5 millions d’euros (hors taxes), dont 5,6 millions financés par le ministère de la Culture.”L’extérieur a été isolé avec des caissons en bois remplis de paille, dans un souci de développement durable et de performance de décarbonation”, décrit Delphine Cedenot, qui a piloté l’organisation du chantier. A l’intérieur, pour respecter le volet sécurité et santé au travail, “le parc des machines-outils a été renouvelé et la totalité du réseau d’aspiration (des poussières) refait”.Prochain projet ? Un parc de 650 panneaux solaires photovoltaïques sur les toits, qui permettrait une autonomie du site en consommation électrique. Mais il faut encore trouver des financements.

Australian PM basks in win, vows ‘orderly’ government

Australia’s left-leaning Prime Minister Anthony Albanese basked Sunday in his landslide election win, promising a “disciplined, orderly” government to confront cost-of-living pain and tariff turmoil.Residents clapped as the 62-year-old and his fiancee Jodie Haydon visited his old inner Sydney haunt, Cafe Italia, surrounded by a crowd of jostling photographers and TV journalists. Albanese’s Labor Party is …

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