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Amendes et prison avec sursis pour cyberharcèlement envers Thomas Jolly

Le tribunal correctionnel de Paris a infligé lundi des peines d’amendes et de prison avec sursis à l’encontre de sept personnes poursuivies pour avoir envoyé des messages haineux à Thomas Jolly, maître d’oeuvre de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris-2024.Ces sept personnes, dont une seule était présente à l’audience, devront en outre chacune verser un euro de dommages et intérêts au directeur artistique de la cérémonie d’ouverture des JO.Le tribunal a infligé des amendes de 2.000 à 3.000 euros assorties du sursis à trois des prévenus et des peines d’emprisonnement de 2 à 4 mois avec sursis aux quatre autres.Les sept prévenus, dont une femme, âgés de 22 à 79 ans, devront effectuer un stage de citoyenneté de cinq jours, a également décidé le tribunal qui a ordonné la suspension pour six mois des comptes X de deux des prévenus.La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a requalifié les faits reprochés aux prévenus, ne retenant finalement que le cyberharcèlement et injures aggravées pour la plupart d’entre eux. Elle n’a retenu la charge de menaces de mort qu’à l’encontre d’un seul prévenu qui a écopé d’une peine de 4 mois de prison avec sursis.Lors du procès, en mars dernier, la procureure avait requis des peines de 3 à 8 mois de prison avec sursis contre les sept prévenus.Dans ses réquisitions, la magistrate avait dénoncé le sentiment d’impunité des personnes qui réagissent à chaud et envoient si facilement des messages pour donner leur avis.”Or, on sait que ces propos peuvent ensuite armer une personne”, avait-elle souligné, faisant référence aux attaques physiques après des mises en cause sur les réseaux sociaux.- Profils “banals” -“Juif dégénéré”, “tantouze”, “Dieu ne t’oubliera pas”, “Tu vas payer pour avoir manqué de respect à notre seigneur Jésus Christ”… avaient notamment posté les prévenus, interpellés en octobre dernier en région parisienne, dans l’Hérault et les Alpes-Maritimes.Thomas Jolly, 43 ans, directeur artistique des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, avait déposé plainte le 31 juillet, quelques jours après le début des Jeux, affirmant “être la cible, sur les réseaux sociaux, de menaces et d’injures à caractère homophobe ou antisémite”.Alors que la créativité de la cérémonie d’ouverture a été saluée par de nombreux spectateurs, le tableau intitulé “Festivité” a alimenté l’été dernier une polémique dans des milieux conservateurs et d’extrême droite.Le tableau, représentant un groupe attablé, dont plusieurs drag queens célèbres, a été interprété par certains comme une parodie moqueuse du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, la Cène, telle que représentée par Léonard de Vinci.Thomas Jolly avait démenti toute volonté de choquer et expliqué avoir voulu représenter une “grande fête païenne reliée aux dieux de l’Olympe”. Les messages haineux à son encontre n’avaient pas cessé et s’étaient même multipliés.

France, EU take aim at Trump’s assault on science, seek to lure US researchers

French President Emmanuel Macron and European Commission head Ursula von der Leyen took aim at Donald Trump’s policies on science on Monday, as the European Union seeks to encourage disgruntled US researchers to relocate to Europe.Von der Leyen told a conference at Paris’s Sorbonne university that the EU would launch a new incentives package worth …

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Le Concorde classé au titre des monuments historiques

La ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé lundi le classement au titre des monuments historiques du Concorde numéro 1, exemplaire de l’avion supersonique franco-britannique, et de l’ensemble de ses équipements.”Cet avion a incarné la force industrielle et la capacité d’innovation de la France sur le plan aéronautique. Il a été aussi un symbole de notre capacité de coopération internationale”, a écrit la ministre sur X.”Cet avion, pionnier des vols supersoniques est resté dans les mémoires. Sa préservation va permettre de transmettre aux générations futures un exemple unique de notre savoir-faire aéronautique dans une vision futuriste”, a-t-elle ajouté.Un communiqué du ministère précise que le Concorde numéro 1 est l’un des 20 appareils construits de 1967 à 1979 et que 18 sont à ce jour conservés, dont six en France. Le Concorde N1 fut l’un des deux exemplaires destinés à obtenir le certificat de navigabilité indispensable pour pouvoir transporter des passagers. Il a effectué son premier vol le 6 décembre 1973 et son dernier le 26 mai 1982 et ouvert la voie aux vols entre Paris et New York le 19 octobre 1977.Depuis 2014, il est un des deux appareils conservés et présentés sur le site d’Aéroscopia à Blagnac (Haute-Garonne).Le dernier vol du Concorde a eu lieu en 2003. Symbole du luxe et d’avancées technologiques, il a marqué l’histoire du transport aérien jusqu’au crash de juillet 2000, déterminant dans son retrait du service.Le 25 juillet 2000, le Concorde AF4590 d’Air France assurant la liaison Paris/New York s’était écrasé juste après son décollage sur un hôtel de Gonesse, en banlieue parisienne. Cet accident avait causé la mort de 113 personnes.

Naturalisation: Retailleau présente une nouvelle circulaire resserrant les critères

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a présenté lundi une nouvelle circulaire, assumée comme une “rupture”, visant à resserrer les critères de naturalisation des étrangers, en matière de respect des lois, maîtrise du français ou insertion sur le marché du travail.”Cette circulaire, c’est une rupture”, mais “pas avec notre droit”, a souligné le ministre en déplacement à la préfecture de Créteil (Val-de-Marne).”Devenir Français, ça doit se mériter et on doit être très très exigeant”, a-t-il aussi déclaré. “Nous faisons reposer la nationalité française et la citoyenneté française, non pas seulement sur l’ascendance, mais d’abord sur un sentiment d’appartenance”.Il avait déjà révisé en janvier la circulaire Valls sur les conditions de régularisations des étrangers sans papiers en France. Il a détaillé lundi les trois critères qui vont être resserrés pour obtenir la nationalité française.”Le premier effort paraît tellement évident, mais il faut le rappeler, c’est le respect de nos lois”, a-t-il décliné. “Je demande aux préfets de rejeter les demandes des étrangers qui auraient été en situation irrégulière par le passé”.Il a ensuite insisté sur la nécessité de mieux “connaître notre langue, connaître aussi et reconnaître l’Histoire de France”.Le niveau de l’examen d’oral de français va être relevé. Et “nous allons créer à partir du 1er janvier 2026, un examen civique qui permettra de connaître auprès du demandeur sa connaissance de notre Histoire par sa connaissance de la culture civique”, a-t-indiqué. Enfin, en matière de travail, les préfets devront vérifier “si les demandeurs disposent de ressources suffisantes pour ne pas dépendre justement des aides sociales”, a déclaré le ministre de l’Intérieur.Le texte de cinq pages, auxquelles la charte des droits et des devoirs du citoyen français est annexée, a été diffusé à l’ensemble des préfets par le ministre, tenant d’une ligne dure sur l’immigration et par ailleurs candidat à la présidence des LR.En 2024, les acquisitions de la nationalité française par décret et par déclaration (mariage, ascendants et fratries) se sont élevées à 66.745, soit une hausse de 8,3% par rapport à 2023, une augmentation qui s’explique par un rattrapage après une année 2023 marquée par des difficultés techniques, selon la Direction générale des étrangers en France (DGEF) qui dépend du ministère de l’Intérieur.

L’UE va investir 500 millions d’euros pour attirer les chercheurs

L’Union européenne va proposer une “nouvelle enveloppe de 500 millions d’euros” pour la période 2025-2027 “afin de faire de l’Europe un pôle d’attraction pour les chercheurs”, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Le rôle de la science à l’heure actuelle est remis en cause. L’investissement dans la recherche fondamentale, libre et ouverte est remis en question. Quelle énorme erreur d’appréciation (…) La science est la clé de notre avenir ici en Europe”, a-t-elle affirmé, en clôture de la conférence “Choose Europe for Science”.Cette conférence, organisée à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron, vise notamment à attirer les scientifiques en poste aux Etats-Unis, dont les travaux de recherche sont menacés par les politiques de l’administration Trump.Vantant les “investissements stables et soutenus” et l'”infrastructure” favorables à la recherche en Europe, Ursula von der Leyen a annoncé des mesures pour pallier ses “lacunes”, notamment “une nouvelle +super-subvention+ d’une durée de sept ans” ainsi que le doublement jusqu’en 2027 du “complément” versé aux bourses de recherche. “À moyen et long terme: avec nos États membres, nous voulons atteindre l’objectif de 3% du PIB pour l’investissement dans la recherche et le développement d’ici à 2030″, a-t-elle ajouté.Elle a également répété sa volonté d'”inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit au moyen d’un nouvel acte législatif sur l’Espace européen de la recherche”.Afin de faciliter la venue des chercheurs, “nous voulons aider les institutions publiques et privées à mieux se rapprocher des travailleurs et des chercheurs hautement qualifiés” et “accélérer et simplifier l’entrée des chercheurs de haut niveau” dans l’Union européenne, a-t-elle assuré.”Faire venir les meilleurs chercheurs du monde entier, c’est faire ressortir le meilleur de l’Europe”, a-t-elle fait valoir.

Une lycéenne exclue de Stanislas dépose plainte pour faux contre le rapport “édulcoré”

Une ex-lycéenne qui dénonçait une discrimination dans son exclusion en juin 2022 de l’établissement privé parisien Stanislas a déposé plainte pour faux visant les conclusions possiblement “édulcorées” du rapport d’inspection, a appris l’AFP lundi de source proche du dossier.Pauline (prénom modifié), scolarisée entre 2013 et 2022 à Stanislas, avait déposé une première plainte en juillet dernier, accusant trois anciens responsables de Stanislas dont son ancien directeur de l’avoir exclue pour avoir manifesté son opposition à de “nombreux propos homophobes, sexistes et racistes du personnel dirigeant de l’établissement”.Vendredi, elle a déposé une nouvelle plainte contre X pour faux en écriture publique par une personne chargée de mission de service public, une infraction passible de quinze ans de réclusion criminelle.Un rapport de l’Inspection générale de l’Education (IGESR) de juillet 2023, révélé par Mediapart et consulté par l’AFP, dévoilait de possibles “dérives” dans cet établissement. Le 29 avril, la présidente PS de la commission d’enquête parlementaire sur les violences dans les établissements scolaires Fatiha Keloua Hachi a annoncé qu’elle allait auditionner les quatre inspecteurs auteurs du rapport après avoir notamment reçu le courrier d’une inspectrice, aujourd’hui à la retraite, évoquant un rapport “plutôt édulcoré” dans ses conclusions “par rapport aux témoignages recueillis lors de cette inspection, et notamment autour de l’homophobie dans l’établissement”.Mediapart a assuré qu’aurait été ajoutée au courrier de mission conclusif, résumant le rapport et divulgué début 2024 dans les médias, une mention à décharge pour l’établissement : “Au terme de la mission, l’équipe ne confirme pas les faits d’homophobie, de sexisme, et d’autoritarisme mis en avant” par la presse dès l’été 2022.D’après Le Monde, une deuxième inspectrice, elle aussi à la retraite, a également fait parvenir vendredi une lettre comparable aux députés. La commission d’enquête a confirmé à l’AFP avoir reçu ce nouveau courrier.Selon la nouvelle plainte de Pauline déposée vendredi, ces “conclusions modifiées” ont “remis en cause sa parole” et ont “a minima ralenti la manifestation de la vérité” sur les faits dénoncés dans sa plainte.”Ces faits sont de nature à sérieusement affecter la crédibilité des conclusions du rapport s’agissant d’agissements graves. Ils accréditent un traitement administratif complaisant envers l’établissement au prix du camouflage des résultats”, d’après l’avocat de Pauline, Me Vincent Brengarth.Deux associations avaient déjà annoncé en janvier 2024 avoir déposé une première plainte pour discrimination homophobe contre l’établissement privé au sujet du cas de Pauline, qui fait par ailleurs déjà l’objet d’une enquête sur des propos à caractère homophobe et sexiste d’un ex-intervenant bénévole, après un signalement de l’IGESR.

Grève SNCF: le trafic francilien “fortement perturbé” sur certaines lignes

Le trafic est “fortement perturbé” lundi matin en Ile-de-France sur les RER B et C ainsi que sur certains Transiliens, conformément aux prévisions de la SNCF, au premier jour d’une semaine d’appels à la grève.Plusieurs catégories de personnel sont appelées à faire grève à partir de lundi par la CGT-Cheminots et SUD-Rail pour réclamer une hausse des rémunérations et une meilleure anticipation des plannings, trop souvent modifiés à la dernière minute d’après eux. Pour le pont du 8-Mai, un influent collectif de contrôleurs baptisé Collectif national ASCT (CNA) s’est joint à l’appel à la mobilisation, lui donnant de l’ampleur.Lundi matin, sur la ligne B du RER, “le trafic est fortement perturbé” avec “un train sur deux sur la partie nord de la ligne, et deux trains sur trois sur la partie sud”, selon le site internet transilien.com. Concernant le RER C, le trafic est également “fortement perturbé”, avec un train sur deux. A la gare du Nord en début de matinée, la situation était plutôt calme. En sous-sol, les usagers de la ligne B du RER étaient prévenus que des suppressions de trains étaient à prévoir et qu’il n’y aurait qu’un train sur deux sur le nord de la ligne. Dans cette grande gare parisienne, le quai du RER s’est chargé plus tôt dans la matinée quand un train est resté à quai 20 minutes, selon Charles, 24 ans, un des nombreux “régulateurs de flux” déployés au bord du quai.Concernant le RER E, le trafic est “légèrement perturbé” avec quatre trains sur cinq qui devraient être assurés.Le trafic est en revanche normal sur le RER A, la ligne la plus fréquentée.Une même fréquence d’un train sur 2 est constatée sur lignes N, U et V du Transilien, où il est fait état d’un trafic “fortement perturbé”. Il faut également prévoir “quelques suppressions” sur la ligne H.- “tous les billets échangeables et remboursables sans frais” -Dans la région Hauts-de-France, seuls sont concernés les TER dans le Nord et le Pas-de-Calais, selon la SNCF, qui annonce le maintien d'”un peu plus d’un train sur trois”. Les voyageurs ont été avisés de ces perturbations dès vendredi 15H “afin qu’ils puissent s’organiser avant même le départ en week-end”, précise la SNCF.Au niveau national, SNCF Voyageurs n’a pas communiqué de prévisions dimanche pour la journée de lundi. Sur le site internet sncf-connect, un message indique qu'”en raison d’un mouvement social, le trafic des trains TGV INOUI et OUIGO pourra être perturbé entre le lundi 5 mai et le dimanche 11 mai. Le plan de transport peut être adapté et confirmé la veille du départ à partir de 17H”.”Nous sommes loin d’une semaine noire, il n’y aura pas de semaine à l’arrêt, mais une semaine aussi normale que possible”, a indiqué lors d’un entretien avec l’AFP le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet.”Les circulations seront normales du lundi 5 au jeudi 8 mai sur les TGV”, a-t-il précisé et pour les 9, 10 et 11 mai, la plupart des trains circuleront.Outre la promesse d’acheminer tout le monde en train, Christophe Fanichet s’est engagé à ce “que tous les clients soient prévenus avant de partir (en week-end, NDLR) concernant leur train de retour”. “C’est-à-dire être prévenus avant le début du pont mercredi pour les circulations jusqu’à dimanche 11 mai”, a-t-il détaillé.Il a également indiqué que tous les billets sont “échangeables, remboursables, sans frais”, sur les TGV Inoui comme les Ouigo, pour la semaine du 5 au 11 mai.

Macron et von der Leyen appellent les chercheurs étrangers à choisir l’Europe

Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen font un appel du pied aux chercheurs étrangers, particulièrement menacés aux Etats-Unis par les politiques de l’administration Trump, en organisant lundi la conférence Choose Europe for Science, avec à la clef de possibles incitations financières pour les attirer.L’événement, qui va réunir des représentants des universités européennes et des commissaires européens ainsi que des ministres de la Recherche, sera clôturé en fin de matinée par le président français et celle de la Commission européenne, dans les locaux historiques du prestigieux campus universitaire de La Sorbonne, au cœur de Paris.Les menaces pesant sur la liberté académique aux Etats-Unis sont l’occasion de “défendre nos intérêts stratégiques et porter une vision universaliste”, constate un conseiller de M. Macron.  Le président avait annoncé la tenue de la conférence à la mi-avril, au moment où était lancée une plateforme Choose France for Science. Avant l’annonce d’une initiative similaire du Centre national de la recherche française (CNRS), premier organisme européen en nombre de chercheurs.Il s’agit de montrer “dans un moment où les libertés académiques connaissent un certain nombre de reflux ou de menaces, que l’Europe est un continent d’attractivité”, selon l’Elysée.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, chercheurs et universités sont dans le collimateur de son administration et ont peur pour leur avenir, entre libertés académiques et de recherche minées, financements sabrés.- “Choisir l’Europe” -La conférence de lundi mêlera annonces concrètes et réflexions sur l’avenir. Pour la France, “il y a des crédits, il y a des montants” qui seront annoncés, éventuellement sous la forme d’incitations fiscales, a précisé un conseiller du président Macron. La plateforme Choose France for Science indique que l’Etat pourrait abonder jusqu’à 50% de certains projets de recherche, au mérite. Mais les opérateurs attendent une annonce sur l’enveloppe globale qui sera allouée.L’initiative fait grincer les dents des syndicats français de l’enseignement supérieur et de la recherche qui la jugent “choquante, voire indécente”. Ils dénoncent le “sous-financement chronique” du secteur, des “regroupements forcés” d’établissements, mais aussi “des atteintes quasi incessantes à la liberté académique”, en rappelant les polémiques sur le wokisme à l’université. Pour le directeur de l’Inserm, Didier Samuel, “il y a eu un réinvestissement sur la recherche” ces dernières années mais “on n’a pas encore comblé le trou”.Il “faut qu’on maintienne” cette dynamique” et qu'”on l’amplifie”, a-t-il estimé sur franceinfo lundi matin, jugeant essentiel de montrer que la France a des “équipements compétitifs”.Rien n’a encore filtré d’éventuelles mesures que pourrait annoncer Ursula von der Leyen, qui a fait savoir mardi que Bruxelles ferait des “propositions pour aider les scientifiques et les chercheurs à +Choisir l’Europe+”.Il s’agit de rendre plus attractifs la France et le Vieux Continent, où les rémunérations et les montants consacrés aux chercheurs et à la recherche sont très en-deçà des Etats-Unis. Même si le continent dispose d’atouts indéniables en la matière, que ce soit dans la qualité de ses infrastructures de recherche pour leurs travaux ou dans le cadre d’accueil pour leurs familles.Ces annonces seront fléchées vers la recherche dans les domaines de la santé, du climat et de la biodiversité, du numérique et de l’intelligence artificielle, de l’espace ou encore de l’agriculture, selon l’Elysée.- Dépendances européennes -L’événement se tiendra dans un format “européen au sens large”, selon l’Elysée, avec des Britanniques, Suisses et Norvégiens. La matinée comprendra deux tables rondes, incluant des universitaires et industriels américains. L’une sur le thème des libertés académiques et de la contribution de la recherche aux biens publics mondiaux. Comme notamment les bases de données, dont beaucoup sont internationales, et dont l’accès à certaines pourrait être menacé par des décisions de l’administration américaine. La deuxième étudiera justement les moyens de lutter contre les dépendances européennes en matière de recherche. En effet, toujours selon cette source, le désengagement américain de nombreux partenariats “peut avoir des conséquences sur notre sécurité, notamment en matière de veille sanitaire et aussi sur des grands programmes de coopération”, comme ceux liés au climat.La journée se poursuivra avec une réunion de ministres européens de la Recherche, à l’invitation de leur homologue français Philippe Baptiste qui accueillera des présidents d’universités et grands instituts de recherche européens. Représentée lundi à Paris par son ambassadrice, l’Italie a fait savoir qu’elle considérait “la liberté de la recherche comme un principe incontournable et un fondement essentiel de tout progrès scientifique et culturel”.Pour autant, la réunion européenne prévue le 23 mai à Bruxelles reste “le format institutionnel le plus approprié” pour “définir ensemble – et non uniquement dans une perspective nationale – des politiques communes concrètes”, a indiqué l’ambassade d’Italie en France. 

Grève SNCF: le trafic francilien “fortement perturbé” lundi sur certaines lignes

Le trafic est “fortement perturbé” lundi matin en Ile-de-France sur les RER B et C ainsi que sur certains Transiliens, conformément aux prévisions de la SNCF, au premier jour d’une semaine d’appels à la grève.Lundi est le premier jour d’une semaine marquée par plusieurs appels à la grève de Sud-Rail et de la CGT-Cheminots sur des questions de rémunération et d’organisation du travail, avec en point d’orgue une grève des contrôleurs qui s’annonce suivie en plein week-end de pont du 8-mai.Sur la ligne B du RER, “le trafic est fortement perturbé” lundi matin avec “un train sur deux sur la partie nord de la ligne, et deux trains sur trois sur la partie sud”, selon le site internet transilien.com. Il n’y a cependant “aucun changement de train nécessaire à Paris gare du Nord”.Concernant le RER C, le trafic est également “fortement perturbé”, avec un train sur deux. Sur le RER E, le trafic est “légèrement perturbé” avec quatre trains sur cinq qui devraient être assurés.Le trafic est en revanche normal sur le RER A, la ligne la plus fréquentée.Une même fréquence d’un train sur 2 est constatée sur lignes N, U et V du Transilien, où il est fait état d’un trafic “fortement perturbé”.Dans la région Hauts-de-France, seuls sont concernés les TER dans le Nord et le Pas-de-Calais, selon la SNCF, qui annonce le maintien d'”un peu plus d’un train sur trois”.Les voyageurs ont été avisés de ces perturbations dès vendredi 15H “afin qu’ils puissent s’organiser avant même le départ en week-end”, précise la SNCF.Au niveau national, SNCF Voyageurs n’a pas communiqué de prévisions dimanche pour la journée de lundi mais, selon plusieurs sources syndicales ou au sein du groupe, les perturbations devraient être limitées ce jour-là.”Nous sommes loin d’une semaine noire, il n’y aura pas de semaine à l’arrêt, mais une semaine aussi normale que possible”, avait indiqué lors d’un entretien à l’AFP le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet.”Les circulations seront normales du lundi 5 au jeudi 8 mai sur les TGV”, a-t-il précisé et pour les 9, 10 et 11 mai, la plupart des trains circuleront.