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Une loi contre l’antisémitisme dans l’Enseignement supérieur examinée à l’Assemblée

Une proposition de loi pour lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, adoptée à l’unanimité au Sénat, sera examinée mardi à l’Assemblée nationale, avec des désaccords anticipés notamment entre divers groupes politiques sur les sanctions envisagées.Ce texte porté par Pierre Henriet (Horizons et Indépendants) et Constance Le Grip (Ensemble pour la République), entend mettre en place une “sensibilisation obligatoire” à la lutte contre l’antisémitisme et le racisme au sein des missions de formation des établissements.Il renforce les dispositifs de prévention et de signalement, en instaurant par exemple au sein des établissements des “référents” dédiés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.Le texte d’origine prévoyait aussi dans son article 3, supprimé lors de son examen mercredi à la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, la création d’une section disciplinaire commune aux établissements d’une même région académique pour “mutualiser” la charge disciplinaire entre établissements. Le co-rapporteur Pierre Henriet souhaite défendre mardi cette disposition initialement prévue et affirme que cela permettrait aux chefs d’établissements d’externaliser le processus disciplinaire sur les dossiers les plus sensibles.L’enjeu sera “d’essayer d’avoir le même esprit que celui des débats au Sénat même si ce sera plus compliqué à l’Assemblée”, soulignait-il lundi auprès de l’AFP.Il rappelle que “neuf étudiants sur dix disent avoir subi des actes antisémites à l’université” – selon un sondage de l’Union des étudiants juifs de France – avec une accélération depuis l’attaque sans précédent du Hamas en Israël, suivie d’une riposte sanglante à Gaza de l’armée israélienne.Marie Mesmeur, députée LFI et membre de la Commission sur les affaires culturelles et de l’éducation, dénonce quant à elle auprès de l’AFP des mesures “liberticides” de “la droite et de l’extrême droite” dans le texte de loi, faisant référence principalement à son article 3.”Je suis pour lutter contre l’antisémitisme, comme contre toutes les formes de racisme. Mais l’article 3″ avant d’être supprimé avançait des mesures “qui vont vers de la répression croissante, sans moyens supplémentaires pour l’université”, a-t-elle ajouté.En réponse aux amendements, le titre du texte s’intitule désormais “proposition de loi relative à la lutte contre l’antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l’enseignement supérieur”.Le gouvernement a reçu il y a une semaine un rapport comportant des mesures contre l’antisémitisme, “déclinable” face aux autres formes de racisme, et qui insistait notamment sur la formation des personnels enseignants et des fonctionnaires.

Premier jugement mardi contre un religieux traditionaliste de Riaumont

Le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) rend mardi son jugement à l’encontre d’un religieux de Riaumont accusé d’avoir consulté et détenu de nombreux fichiers pédopornographiques, le premier procès autour du “village d’enfants” de cette communauté catholique traditionaliste au cœur de plusieurs enquêtes.Deux ans de prison, dont un ferme, ont été requis contre Alain H., l’ancien prieur de la communauté, lors de son procès le 11 mars. Le délibéré est attendu à 13H30.D’anciens pensionnaires du “village d’enfants” de Riaumont, dont certains ont porté plainte contre l’institution, ont prévu d’être présents au délibéré, après avoir déjà assisté au procès.Situé sur un vaste domaine boisé à Liévin, Riaumont a démarré dans les années 1960 comme foyer d’accueil pour enfants placés par les services sociaux, aux côtés d’enfants de familles traditionalistes. Outre l’affaire de pédopornographie concernant son ancien prieur, la communauté de Riaumont est visée par d’autres enquêtes pour violences, agressions sexuelles et viol sur mineur. A l’audience du 11 mars, Alain H., 61 ans, vêtu d’une soutane beige, a nié une grande partie des faits qui lui sont reprochés, s’étalant de 2012 à 2017. Il a contesté à la barre que la majorité de ces images mettaient en scène des mineurs, jeunes garçons ou adolescents, comme le nombre de fichiers illicites retrouvés sur ses ordinateurs – environ 2.000 selon les enquêteurs.Il a même affirmé que ses recherches sur des sites pornographiques s’inscrivaient dans le cadre d’une “étude anthropologique, sociétale, éducative”, pour mieux comprendre la jeunesse d’aujourd’hui.La procureure a estimé que le prévenu avait la volonté de “manipuler” ses interlocuteurs en faisant croire qu’il y avait une quelconque “dimension scientifique à tout ça”.Son avocat Me Octave Nitkowski a dit lundi à l’AFP espérer la relaxe de son client car, selon lui, “il y a une confusion dans ce dossier entre pornographie et pédopornographie”, et aussi entre “détention et consultation d’images”.- Nouvelles plaintes – Le parquet de Béthune a aussi récemment requis la tenue d’un procès contre Alain H. et cinq autres religieux de Riaumont pour des faits de violences sur plusieurs dizaines d’enfants entre 2007 et 2019.Deux autres encadrants de Riaumont sont mis en examen dans le cadre d’une enquête toujours en cours sur des agressions sexuelles.Une autre enquête en cours concerne une affaire de viol, dans laquelle l’auteur présumé était mineur au moment des faits et le second mis en examen n’est autre qu’Alain H., poursuivi pour “non dénonciation de crime”.La médiatisation du tentaculaire dossier Riaumont est allée crescendo ces derniers mois, dans le sillage de l’affaire Bétharram et de la commission d’enquête parlementaire sur les violences dans les établissements scolaires.Le parquet de Béthune a récemment précisé à l’AFP avoir reçu trois nouvelles plaintes concernant Riaumont ces dernières semaines. L’une d’elles incrimine trois religieux de la communauté pour “violences physiques” et “agressions sexuelles” sur mineur, des faits qui seraient non prescrits, remontant à la fin des années 2000.Après de premières remontées de sévices, Riaumont a perdu en 1982 son agrément pour enfants placés. Mais la communauté a lancé en 1989 une école privée hors contrat, qui n’a fermé qu’en 2019 sur décision administrative, après la révélation des mises en examen de plusieurs de ses membres.Un arrêté préfectoral pris en janvier interdit aussi à la communauté d’accueillir des séjours de scouts cette année, car ses locaux sont “susceptibles d’héberger des personnes ayant l’interdiction d’approcher des mineurs”.Dans un communiqué publié vendredi, le Collectif de victimes et d’anciens du village d’enfants de Riaumont a toutefois accusé la communauté de continuer à tenter d’attirer des mineurs “par tous les moyens”, et a demandé à l’Etat de renforcer son contrôle.Les deux corapporteurs de la commission d’enquête parlementaire, les députés Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (LFI), ont effectué une visite sous tension à Riaumont début avril.Mme Spillebout avait alors comparé Riaumont à un “bagne”, avec “une histoire de souffrance, de travaux forcés”.”Il y avait une discipline” à Riaumont, selon le père Christophe Gapais, le nouveau prieur de la communauté, niant cependant une “violence institutionnalisée”, érigée en système.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Ourse tuée dans les Pyrénées: l’heure du délibéré pour les chasseurs

Relaxe ou condamnation, les 16 chasseurs jugés pour une battue illégale qui a abouti à la mort d’un ours, espèce protégée, en 2021 dans les Pyrénées, connaitront mardi la décision du tribunal correctionnel de Foix.Lors du procès le 19 mars, le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis contre le chasseur de 81 ans, auteur du tir mortel après avoir été blessé par Caramelles, une femelle de 150 kg, accompagnée de deux oursons.Il a également requis deux ans d’interdiction de port d’arme, deux ans de suspension du permis de chasse et 1.800 euros d’amende à son encontre.Contre les 15 autres chasseurs ayant participé à la battue illicite dans une réserve naturelle d’Ariège, le procureur Olivier Mouysset a demandé des suspensions du permis de chasse et des amendes.Les avocats de la défense ont demandé la relaxe des chasseurs. “Je suis dans l’attente sereine du jugement à venir”, a dit à l’AFP Charles Lagier, avocat du chasseur auteur du tir mortel, avant le délibéré.- “Légitime défense” -A la barre du tribunal, le principal prévenu a admis avoir ouvert le feu sur l’ourse, en état de “légitime défense”.”Elle m’a attrapé la cuisse gauche, j’ai paniqué et j’ai tiré un coup de carabine. Elle a reculé en grognant, elle m’a contourné et m’a mordu le mollet droit, je suis tombé, elle me bouffait la jambe, j’ai réarmé ma carabine et j’ai tiré. Elle est morte cinq mètres plus bas”, a-t-il relaté.En 2008, un autre chasseur avait été jugé pour avoir abattu une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques quatre ans plus tôt. Relaxé en première instance, il avait été condamné en appel à indemniser diverses associations de protection de la nature à hauteur de 10.000 euros.L’association communale de chasse (ACCA) à laquelle il appartenait a été condamnée à 53.000 euros de dommages et intérêts pour la mort de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne. Caramelles et Canelle ont été naturalisées et sont aujourd’hui visibles au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse.Menacée d’extinction au début des années 1990, la population d’ours bruns s’est considérablement développée dans les Pyrénées grâce à un programme de restauration de l’espèce lancé dans les années 1990, incluant des lâchers d’ours venus de Slovénie. – Indemnisations -D’après l’Office français de la biodiversité (OFB) qui a formellement identifié 96 ours grâce à leur empreinte génétique, le massif montagneux compte désormais entre 97 et 127 individus.Les 16 chasseurs d’Ariège espèrent échapper à une condamnation, ainsi qu’aux lourdes indemnisations exigées par les associations défendant la présence de l’ours dans les Pyrénées, qui ont réclamé 100.000 à 175.000 euros, l’équivalent selon elles du coût du remplacement de l’ourse abattue.L’un des participants à la battue qui a conduit à la mort de Caramelles estime que l’Office national des forêts (ONF) a sa part de responsabilité: “L’ONF, affirme-t-il, a laissé les battues se dérouler pendant 40 ans dans cette réserve”.Si les divergences de vue sont nombreuses entre chasseurs et écologistes, les parties civiles reconnaissent le caractère accidentel du tir mortel, tout comme l’accusation. Mais, souligne le procureur, le chasseur octogénaire “a pris sciemment le risque d’une confrontation avec l’ourse dans la réserve, qui est une zone de quiétude” pour cet animal.Au-delà de la condamnation, Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’Ours, souhaite “que ce procès (fasse) avancer la réflexion sur la cohabitation entre chasse et ours”.

Ourse tuée dans les Pyrénées: l’heure du délibéré pour les chasseurs

Relaxe ou condamnation, les 16 chasseurs jugés pour une battue illégale qui a abouti à la mort d’un ours, espèce protégée, en 2021 dans les Pyrénées, connaitront mardi la décision du tribunal correctionnel de Foix.Lors du procès le 19 mars, le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis contre le chasseur de 81 ans, auteur du tir mortel après avoir été blessé par Caramelles, une femelle de 150 kg, accompagnée de deux oursons.Il a également requis deux ans d’interdiction de port d’arme, deux ans de suspension du permis de chasse et 1.800 euros d’amende à son encontre.Contre les 15 autres chasseurs ayant participé à la battue illicite dans une réserve naturelle d’Ariège, le procureur Olivier Mouysset a demandé des suspensions du permis de chasse et des amendes.Les avocats de la défense ont demandé la relaxe des chasseurs. “Je suis dans l’attente sereine du jugement à venir”, a dit à l’AFP Charles Lagier, avocat du chasseur auteur du tir mortel, avant le délibéré.- “Légitime défense” -A la barre du tribunal, le principal prévenu a admis avoir ouvert le feu sur l’ourse, en état de “légitime défense”.”Elle m’a attrapé la cuisse gauche, j’ai paniqué et j’ai tiré un coup de carabine. Elle a reculé en grognant, elle m’a contourné et m’a mordu le mollet droit, je suis tombé, elle me bouffait la jambe, j’ai réarmé ma carabine et j’ai tiré. Elle est morte cinq mètres plus bas”, a-t-il relaté.En 2008, un autre chasseur avait été jugé pour avoir abattu une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques quatre ans plus tôt. Relaxé en première instance, il avait été condamné en appel à indemniser diverses associations de protection de la nature à hauteur de 10.000 euros.L’association communale de chasse (ACCA) à laquelle il appartenait a été condamnée à 53.000 euros de dommages et intérêts pour la mort de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne. Caramelles et Canelle ont été naturalisées et sont aujourd’hui visibles au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse.Menacée d’extinction au début des années 1990, la population d’ours bruns s’est considérablement développée dans les Pyrénées grâce à un programme de restauration de l’espèce lancé dans les années 1990, incluant des lâchers d’ours venus de Slovénie. – Indemnisations -D’après l’Office français de la biodiversité (OFB) qui a formellement identifié 96 ours grâce à leur empreinte génétique, le massif montagneux compte désormais entre 97 et 127 individus.Les 16 chasseurs d’Ariège espèrent échapper à une condamnation, ainsi qu’aux lourdes indemnisations exigées par les associations défendant la présence de l’ours dans les Pyrénées, qui ont réclamé 100.000 à 175.000 euros, l’équivalent selon elles du coût du remplacement de l’ourse abattue.L’un des participants à la battue qui a conduit à la mort de Caramelles estime que l’Office national des forêts (ONF) a sa part de responsabilité: “L’ONF, affirme-t-il, a laissé les battues se dérouler pendant 40 ans dans cette réserve”.Si les divergences de vue sont nombreuses entre chasseurs et écologistes, les parties civiles reconnaissent le caractère accidentel du tir mortel, tout comme l’accusation. Mais, souligne le procureur, le chasseur octogénaire “a pris sciemment le risque d’une confrontation avec l’ourse dans la réserve, qui est une zone de quiétude” pour cet animal.Au-delà de la condamnation, Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’Ours, souhaite “que ce procès (fasse) avancer la réflexion sur la cohabitation entre chasse et ours”.

Israel says ‘most’ Gazans to be displaced in expanded operation

Israel’s military said on Monday that expanded operations in Gaza approved by the government would include displacing “most” residents of the Palestinian territory, with the UN chief expressing alarm at the plan.The Israeli security cabinet approved overnight the plan, which an Israeli official said will entail “the conquest of the Gaza Strip and the holding …

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A Biarritz, la mairie renomme la rue de “La Négresse” en rue “de l’Allégresse”

La ville de Biarritz, contrainte par la justice, a officialisé par un vote lundi soir le changement de nom de la rue de “La Négresse” en “rue de l’Allégresse”, mais sans débaptiser un quartier éponyme. Dans un scrutin tenu à bulletin secret à la demande d’une partie des élus, le conseil municipal a voté l’abrogation de deux délibérations, l’une datée de 1986 qui avait baptisé la rue de “La Négresse”, et l’autre de 1861, supposée avoir introduit ce nom pour un quartier.Le 6 février, la cour administrative d’appel (CAA) de Bordeaux avait fait droit à une demande de l’association bordelaise Mémoires et Partages, en donnant trois mois à la municipalité biarrote pour abroger ces deux délibérations. L’appellation “La Négresse”, “raciste et sexiste” selon les requérants, est “de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine”, avaient conclu les juges. “En dépit d’un désaccord sur le fond et la forme, nous devons exécuter cette décision”, a introduit Maider Arosteguy, maire (LR) de Biarritz, au début du conseil municipal dédié. Avant le vote, plusieurs élus d’opposition ont fustigé une “capitulation” face à “l’ingérence inédite” de “juges étrangers à notre réalité locale”, qui demandent à “effacer l’histoire sans l’expliquer”. Lundi, le conseil, après avoir abrogé les deux délibérations visées, s’est toutefois borné à renommer uniquement la rue, invoquant le Code général des collectivités territoriales qui oblige une commune à dénommer ses rues, mais pas un quartier.La maire fait d’ailleurs valoir un “nom d’usage, qui n’a pas de qualification administrative”.En conséquence, le panneau de la rue de “La Négresse” sera bien enlevé et changé d’ici le 16 juin, mais “aucune décision n’oblige à enlever les mots +La Négresse+ sur le reste de l’espace public”, a insisté Maider Arosteguy à l’issue du conseil.L’édile “espère” maintenant que “le conseil d’Etat va rétablir la décision de la première instance” rendue à Pau, à savoir le rejet de la demande formulée par l’association Mémoires et Partages.L’association Mémoires et Partages, avant le conseil, revendiquait de son côté une “victoire totale” face à un terme qui “banalisait un archétype raciste”, tout en regrettant un “énième pied de nez” avec le choix du nom l’Allégresse, choisie après une consultation citoyenne.

Fin de vie: Macron évoque le choix du “moindre mal”

Emmanuel Macron a estimé lundi, une semaine avant l’arrivée devant l’hémicycle de l’Assemblée nationale du texte créant un “droit à l’aide à mourir”, que le débat ne pouvait “être réduit” à pour ou contre la vie, mais devait poser la question du “moindre mal”.Les députés ont approuvé en commission vendredi la proposition de loi, après des débats respectueux mais sans concession sur ce sujet sensible, issue d’un projet de loi voulu par le chef de l’Etat mais qui n’avait pu être mené à son terme en raison de la dissolution, en juin, de l’Assemblée.Interrogé par le Journal du Dimanche ce week-end, le Premier ministre François Bayrou a dit être “spontanément du côté du soin et de la défense de la vie”. “Mais je ne suis pas aveugle. Il existe des situations extrêmes, des cas de souffrance et de désespoir que nul ne peut ignorer”, a-t-il ajouté.”C’est un vertige qui touche chacune et chacun d’entre nous”, a dit lundi le chef de l’Etat lors d’un discours devant les francs-maçons de la Grande Loge de France. “Mais le débat, résolument, ne peut être réduit à la question de savoir si on est pour la vie ou contre la vie, ou si d’un côté, il y aurait un humanisme qui vaudrait le traitement et de l’autre l’abandon à la mort simplement, non”, a-t-il affirmé. “J’ai peur que parfois, dans nos débats, des choses se précipitent qui oublient l’épaisseur et la grande difficulté parfois, aussi, de simplement penser le moindre mal. Car face à certaines situations, il n’y a plus le bien d’un côté, le mal de l’autre, mais simplement à choisir dans des situations concrètes, dans la solitude de celui qui a à mourir, de sa famille, de son médecin, le chemin singulier qui respecte à chaque instant la dignité de chacun”, a-t-il ajouté.Il a félicité les francs-maçons de porter “cette ambition de faire de l’homme la mesure du monde, le libre acteur de sa vie, de la naissance à la mort”.