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Israel’s plan for Gaza draws international criticism

Israel drew international condemnation on Tuesday over its plans for an expanded Gaza offensive, as the country’s far-right finance minister called for the Palestinian territory to be “destroyed”.Israel’s military had called up tens of thousands of reservists for its planned expanded offensive in the Gaza Strip, which an official said would entail the “conquest” of …

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Meeting de protestation contre la dissolution de la Jeune Garde et d’Urgence Palestine

“Ni la Jeune Garde, ni Urgence Palestine ne méritent d’être dissous, mais le gouvernement, lui, mérite de l’être”, a lancé mardi Jean-Luc Mélenchon lors d’un meeting à Paris pour protester contre la volonté du ministre de l’Intérieur de supprimer ces deux groupes. Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs autres villes de France.”Dans un pays libre, des opinions libres ne sont pas un crime, il faut le rappeler et le dire sans cesse”, a dénoncé le leader de La France insoumise, selon qui “il n’y a pas de reproche” contre les deux organisations visées.”La fronde du gouvernement est illégitime, les décisions sont excessives, brutales, sans aucun rapport avec la menace éventuelle qu’elles représenteraient”, a-t-il ajouté.Le triple candidat malheureux à la présidentielle s’est exprimé après le député Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune Garde devenu député LFI en juillet 2024.”Que Bruno Retailleau et autres gesticulateurs d’extrême droite le mettent bien dans leur petite caboche, notre jeunesse est prête et sera au rendez-vous pour ce combat”, a mis en garde le parlementaire, devant plusieurs centaines de personnes réunies place de la Bataille-de-Stalingrad, dans le XIXe arrondissement.Olivier Besancenot (NPA), Elsa Faucillon (PCF), l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, Youlie Yamamoto (Attac), Les Soulèvements de la Terre – mouvement lui-même dissout avant que le Conseil d’Etat n’annule cette décision -, ainsi que plusieurs responsables écologistes ont également participé au rassemblement.A Lyon, où la Jeune Garde a été fondée en 2018, quelque 400 personnes se sont réunies pour protester contre sa dissolution.”Quand notre mouvement s’est créé, c’étaient huit locaux d’extrême droite implantés dans la ville. C’était plusieurs agressions racistes par semaine. Aujourd’hui, qu’est-ce qui reste ? Rien du tout. Voilà notre vrai bilan”, a défendu l’un de ses membres Zine-Eddine Messaoudi.”Ces militants font un vrai travail de terrain, ont aidé à faire reculer des agressions”, a abondé François Jandaud, secrétaire départemental du Rhône de la FSU.Pour Raphaël Arnault, cette procédure de dissolution annoncée par Bruno Retailleau a été décidée “sous ordre direct du Rassemblement national”.Le député RN Julien Odoul s’était en effet félicité de la décision du locataire de la place Beauvau, y voyant “le fruit de la pression constante exercée par le Rassemblement national” depuis décembre 2022.M. Retailleau a annoncé le 30 avril engager une procédure de dissolution du groupe Urgence Palestine, ainsi que de Lyon Populaire, qui appartient à l’ultradroite, après avoir lancé la veille celle du groupe “antifa” la Jeune Garde.Mardi après-midi, à M. Arnault qui l’interpellait lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre a rétorqué que la “Jeune Garde” était “un mouvement qui légitime le recours à la violence”.”Aucun élu ne devrait justifier la violence”, a-t-il ajouté, en promettant qu'”à chaque fois que les conditions seront réunies pour dissoudre les groupes violents, (il) le (fera)”.”On ne lutte pas contre le fascisme avec des méthodes de fascistes”, a encore appuyé le locataire de la place Beauvau.- “Référé-liberté” -Le collectif Urgence Palestine a pour sa part déploré “la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien” alors que “le génocide s’intensifie à Gaza, que la faim tue, et à la veille d’un nouveau massacre annoncé de l’armée israélienne”. Son avocat, Me Elsa Marcel, a assuré qu’elle allait saisir le tribunal administratif d’une procédure d’urgence de “référé-liberté dès publication” du décret de dissolution, qui pourrait être pris lors du Conseil des ministres du 13 mai.Le collectif, créé au lendemain du 7 octobre 2023, dit rassembler “des citoyens, des organisations et mouvements associatifs, syndicaux et politiques mobilisés pour l’auto-détermination du peuple palestinien”.Urgence Palestine appelle à manifester le 17 mai, jour de commémoration de la Nakba, qui veut dire “catastrophe” en arabe et désigne l’exode massif qui a suivi la création de l’Etat d’Israël en 1948. Lundi, le gouvernement israélien a annoncé une nouvelle campagne militaire qui prévoit la “conquête” de la bande de Gaza et un déplacement massif de sa population à l’intérieur du territoire. Le ministre des Finances israélien, Bezalel Smotrich, a affirmé mardi que la bande de Gaza serait “totalement détruite” après la guerre en cours.ldf-sl-sm-dfa-pab/sde/cbn

Un texte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur examiné à l’Assemblée

Une proposition de loi pour lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, adoptée à l’unanimité au Sénat, a commencé à être examinée mardi à l’Assemblée nationale, les députés affichant d’emblée leurs désaccords sur la question du mécanisme de sanctions envisagé.”Pas un seul étudiant ne doit hésiter à se rendre en cours parce qu’il craint d’être exposé à l’antisémitisme”, a martelé en ouverture des débats le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste.”Depuis le 7 octobre 2023, nous avons assisté à une augmentation alarmante des actes antisémites dans notre société et l’enseignement supérieur, malheureusement, n’a pas été épargné”, a-t-il ajouté.Le texte, porté par Pierre Henriet (Horizons) et Constance Le Grip (groupe macroniste Ensemble pour la République), entend notamment renforcer les dispositifs de prévention et de signalement, en rendant obligatoire au sein de chaque établissements des “référents” dédiés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.Le texte d’origine prévoyait aussi dans son article 3, supprimé lors de son examen en commission, la création d’une “section disciplinaire commune” aux établissements d’une même région académique, présidée par un membre de la juridiction administrative. Le co-rapporteur Pierre Henriet entend défendre mardi la réintroduction par amendement de cette disposition, et affirme que cela permettrait aux chefs d’établissements d’externaliser le processus disciplinaire sur les dossiers les plus sensibles.Il a rappelé que neuf étudiants juifs sur dix disent avoir subi des actes ou remarques antisémites à l’université, selon un sondage de l’Union des étudiants juifs de France.- Procédure disciplinaire -“Le renforcement de la procédure disciplinaire est nécessaire”, ces démarches étant souvent “trop longues”, et “les actes antisémites, trop rarement sanctionnés”, a estimé la députée MoDem Géraldine Bannier. Mais la gauche est elle opposé à cet article 3. “La volonté de professionnaliser la justice disciplinaire par le recours à un juge administratif rompt avec la tradition des universités autonomes”, a fustigé le député écologiste Steevy Gustave.Le communiste Jean-Paul Lecoq a lui critiqué la liste des faits passibles d’une sanction disciplinaire ajoutée au code de l’éducation par le même article, comportant notamment “les faits susceptibles de porter atteinte à l’ordre, au bon fonctionnement de l’établissement”. Des dispositions qui risquent selon lui “de porter atteinte aux droits et à la liberté de manifestation des étudiants”. Marie Mesmeur, députée LFI et membre de la commission dans laquelle le texte a été étudié, a dénoncé auprès de l’AFP des mesures “liberticides” de “la droite et de l’extrême droite”.Mardi, plusieurs députés de droite ont en retour accusé la gauche de “détourner le regard” face à l’antisémitisme, selon les mots du député LR Alexandre Portier.Le texte inscrit par ailleurs une “sensibilisation obligatoire” à la lutte contre l’antisémitisme et le racisme au sein des missions de formation des établissements.Le gouvernement a reçu il y a une semaine un rapport comportant des mesures contre l’antisémitisme, “déclinable” face aux autres formes de racisme, et qui insistait notamment sur la formation des personnels enseignants et des fonctionnaires.

L’armée français expérimente les robots pour le combat terrestre

A pattes, à roues ou à chenilles, bardés d’antennes et de caméras, les robots doivent franchir les obstacles et déjouer des pièges: dans un camp de région parisienne, l’armée de Terre française expérimente les systèmes robotisés dont elle veut se doter d’ici 2040.Pendant quelques semaines, elle organise son challenge CoHoMa, pour collaboration homme-machine, mettant en compétition dix équipes regroupant industriels, laboratoires de recherche et écoles d’ingénieurs avec une mission: démontrer la capacité de robots à aider à tenir une position face à l’ennemi.Du drone d’observation à l’engin de déminage, les robots sont déjà “très utiles pour protéger nos unités, mais il faut désormais prouver qu’ils peuvent accroître leur efficacité au contact d’un adversaire”, explique le général Tony Maffeis, directeur de la section technique de l’armée de Terre (Stat).Toute la difficulté est que “le robot doit faciliter l’action de combat et non pas la contraindre”.Entre progresser sur un terrain accidenté et conserver la communication avec le robot malgré le brouillage, les écueils sont nombreux.Une herbe un peu trop haute sera perçue comme un obstacle infranchissable, des nénuphars sur une mare comme un passage possible.”La robotique, une fois qu’on enlève le GPS, ça devient très compliqué”, opine Baptiste Lepelletier, de l’équipe regroupant les écoles Enac et Isae-Supaero et l’Onera, le centre français de recherche aérospatiale.Ils disposent de deux drones dotés de six rotors, pour aller lire les QR codes apposés à de gros cubes rouges figurant les pièges ou actions à effectuer pour ce défi, et de trois petits drones roulants pour aller les désactiver.- Premières capacités dans trois ans -Cette compétition “nous permet de sortir du cadre du labo, de nous confronter à une mission réaliste”, se félicite-t-il.A côté, l’équipe emmenée par le géant Thales dispose d’un buggy robotisé ou encore d’un autre robot à roues plus longiligne pour pénétrer dans les sous-bois. Sur son capot, un petit drone peut décoller pour aller repérer un obstacle et indiquer le chemin à emprunter, avant de revenir se poser.Les robots terrestres ne peuvent en effet se passer des drones volants. L’évolution de leur emploi a été “énorme” à la faveur de la guerre en Ukraine, observe le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill.”La robotique terrestre est aussi en pleine explosion en Ukraine, mais c’est plus compliqué, moins mûr, donc il est important d’explorer ce qu’il va être possible d’en tirer comme application”, estime-t-il.L’armée de Terre s’y penche depuis 2021 avec son projet Vulcain et sa section robotique expérimentale, qui fait une démonstration d’assaut appuyé par une plateforme robotisée équipée d’une mitrailleuse de 12,7 mm.Sans attendre l’objectif de 2040, certains acquis des deux éditions précédentes du challenge CoHoMa ont déjà été intégrés dans des équipements.”On en a injectés dans le système de combat Scorpion”, qui connecte entre eux les blindés de nouvelle génération, avance sans plus de précisions Marc Dehondt, responsable du département innovation des systèmes terrestres chez Thales.Et “on a l’espoir d’ici trois ans d’avoir quelque chose d’assez abouti, des premières capacités” de robots terrestres pour équiper les forces, affirme le général Bruno Baratz, commandant du combat futur au sein de l’armée de Terre.Mais avant le combat, les premières applications relèveront de la logistique. Avec des convois dronisés ou des robots-mules, qui pourront porter des charges à la place du combattant.

Iran: trois ans de détention “destructrice” pour les Français Cécile Kohler et Jacques Paris

Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, accusés d'”espionnage” par l’Iran, franchissent mercredi le cap des trois ans de détention, emprisonnés dans des conditions extrêmement dures et désormais gagnés par le désespoir, selon leurs familles.Cette professeure de lettres de 40 ans, originaire de l’est de la France, et son compagnon septuagénaire ont été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Ils sont incarcérés dans la sinistre section 209, réservée aux prisonniers politiques, de la prison d’Evin de Téhéran.Accusés d'”espionnage” par les autorités iraniennes, considérés comme des “otages d’Etat” par Paris, ils sont officiellement les deux derniers Français emprisonnés en Iran, qui détient plusieurs autres Européens.”C’est très, très dur. On est fatigués, on ne se serait jamais imaginé que ça pourrait durer aussi longtemps”, dit à l’AFP Noémie Kohler, la soeur de Cécile, à la veille de la date anniversaire, à l’occasion de laquelle seront organisés une quarantaine de rassemblements de solidarité dans toute la France.”Cécile et Jacques sont de plus en plus désespérés et y croient de moins en moins”, dit la jeune femme, qui alerte sans relâche sur le sort des prisonniers et leurs conditions d’incarcération “absolument destructrices”.Mardi soir, les proches de Cécile Kohler et d’anciens détenus français en Iran, Benjamin Brière, Bernard Phelan et Olivier Grondeau, ont organisé un rassemblement devant l’ambassade d’Iran à Paris pour réclamer la libération des deux détenus.Ce dossier reste “une priorité absolue” de la France, a assuré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. “La méthode est de mettre la pression maximale sur les Iraniens”, a dit Christophe Lemoine, dénonçant “les conditions abominables” de leur détention.Contraints à des “aveux forcés” diffusés sur la télévision d’Etat iranienne quelques mois après leur arrestation, n’ayant eu que quatre visites consulaires en trois ans, les deux Français sont soumis, selon la diplomatie française, à des dispositions “assimilables en droit international à de la torture”.Lumière allumée 24 heures sur 24, 30 minutes de sortie deux ou trois fois par semaine, rares et courts appels sous haute surveillance à leurs proches, le dernier date du 14 avril. Les familles décrivent des conditions d’incarcération corroborées par les témoignages d’anciens détenus français en Iran.Ils sont également soumis à une pression psychologique intense. “Cela fait plusieurs mois qu’on leur dit qu’un verdict est imminent, qu’il sera extrêmement sévère, on leur annonce à chaque fois des échéances et il ne se passe jamais rien”, raconte Noémie Kohler.- “Diplomatie des otages” -Entre 2023 et 2025, au moins cinq Français ont été libérés, après plusieurs mois voire plusieurs années de détention, mais Cécile Kohler et Jacques Paris détiennent le triste record de trois années complètes d’incarcération, dont trois mois à l’isolement total.Aucune explication n’a jamais été officiellement livrée sur les conditions de libération des autres prisonniers qui, assurent les autorités françaises, n’ont donné lieu à aucune contrepartie.Paris et les autres chancelleries européennes dont des ressortissants sont détenus en Iran accusent Téhéran de pratiquer la “diplomatie des otages”, pour obtenir l’élargissement de certains de ses propres ressortissants ou pour peser dans les très sensibles discussions sur le nucléaire iranien, dans l’impasse depuis des années, et obtenir une levée des sanctions.Les relations entre la France et l’Iran se sont encore tendues ces dernières semaines avec les menaces de Paris d’imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran, l’arrestation en France fin février d’une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, pour apologie du terrorisme, et le jugement prochain d’un influenceur franco-iranien pour le même chef.La France est également en passe de déposer une plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour violation des droits de Cécile Kohler et Jacques Paris, une décision saluée comme un “tournant majeur” par les familles, mais sans effet à court terme.”Malheureusement, il n’y a pas vraiment de signaux d’espoir”, reconnaît Noémie Kohler. “Notre seul levier, c’est la mobilisation, faire un maximum de bruit en espérant que cela arrivera en Iran.”La jeune femme est en contact avec les anciens “otages” français. “Il y a une grande solidarité, cela nous aide énormément car cela nous permet d’avoir une fenêtre ouverte sur ce qui se passe là-bas, et aussi des clés de compréhension pour préparer le retour”, raconte Mme Kohler.Elle est également en contact avec les familles de certains autres prisonniers européens, dont la femme d’Ahmadreza Djalali, un universitaire irano-suédois condamné à mort et détenu à Téhéran depuis maintenant neuf ans.

Sudan cuts ties with UAE after paramilitary drone strikes on Port Sudan

Sudan’s army-aligned government on Tuesday severed diplomatic ties with the United Arab Emirates, accusing the Gulf state of supplying weapons used by the rival paramilitaries to strike its de facto capital.A series of drones struck positions across Port Sudan Tuesday — including the war-torn country’s main port and only functioning international civilian airport — official …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Ourse tuée dans les Pyrénées: le chasseur fait appel de sa condamnation à de la prison avec sursis

Le chasseur qui avait accidentellement tué l’ourse Caramelles lors d’une battue illicite dans les Pyrénées en 2021 a été condamné mardi à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Foix, et a aussitôt annoncé faire appel de la décision.Contre les quinze autres chasseurs ayant participé à la battue dans la réserve du Mont-Vallier, située au-dessus du village de Seix, en Ariège, le tribunal a prononcé des peines d’amendes de quelques centaines d’euros et, pour deux d’entre eux, une suspension temporaire du permis de chasse.Les seize chasseurs devront collectivement verser près de 90.000 euros aux associations défendant la présence de l’ours dans les Pyrénées, constituées partie civile, au titre du préjudice moral et écologique.”L’appel a été relevé instantanément”, a annoncé Charles Lagier, l’avocat de l’auteur du tir. “Le combat judiciaire doit continuer, car le tribunal de Foix n’a pas pris en compte l’existence non régulière de la réserve de chasse du Mont Vallier. (…) Mon client s’est simplement défendu, c’était lui ou l’ours. Il a évoqué l’état de nécessité”, a-t-il dit à l’AFP.- Sanctions “déraisonnables” -Et puis, regrette Me Lagier, “les dommages et intérêts accordés aux parties civiles sont déraisonnables concernant des chasseurs aux revenus modestes, souvent retraités”.L’avocate de quatorze des chasseurs, Fanny Campagne, a mis aussi en doute “la légalité de la constitution de la réserve” où est survenu l’accident de chasse et dénonce “l’absence de signalisation de l’interdiction de chasse”.Elle ne s’est pas prononcée sur un éventuel appel.Après le prononcé du jugement, les chasseurs, qui espéraient la relaxe, ont quitté le tribunal de Foix sans faire de déclaration.Pour l’association Pays de l’ours, qui participe avec l’Office français de la biodiversité (OFB) au suivi de l’ours, le délibéré est “justifié”.”Tous les chasseurs ont été reconnus coupables, c’est le plus important pour nous. Le tribunal a établi des manquements”, a réagi Sabine Matraire, la présidente de l’association, qui réclame de nouveaux lâchers d’ours, estimant que la population ursine n’est pas encore viable.- “Prise de conscience” -“On espère que ce jugement sera suivi d’une prise de conscience dans le milieu de la chasse”, a-t-elle dit en sortant du tribunal. Lors du procès, les 18 et 19 mars, le chasseur de 81 ans avait admis avoir ouvert le feu sur l’ourse de 150 kg, accompagnée de deux oursons, en état de “légitime défense”.”Elle m’a attrapé la cuisse gauche, j’ai paniqué et j’ai tiré un coup de carabine. Elle a reculé en grognant, elle m’a contourné et m’a mordu le mollet droit, je suis tombé, elle me bouffait la jambe, j’ai réarmé ma carabine et j’ai tiré. Elle est morte cinq mètres plus bas”, a-t-il relaté.Outre la peine de quatre mois de prison avec sursis, le tribunal l’a également condamné à 750 euros d’amende, à la confiscation de son fusil de chasse et au retrait du permis de chasse.En 2008, un autre chasseur avait été jugé pour avoir abattu une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques quatre ans plus tôt. Relaxé en première instance, il avait été condamné en appel à indemniser diverses associations de protection de la nature à hauteur de 10.000 euros.L’association de chasse à laquelle il appartenait avait été condamnée à 53.000 euros de dommages et intérêts pour la mort de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne.Caramelles et Cannelle ont été naturalisées et sont aujourd’hui visibles au muséum d’Histoire naturelle de Toulouse.Menacée d’extinction au début des années 1990, la population d’ours bruns s’est ensuite considérablement développée dans les Pyrénées grâce à un programme de restauration de l’espèce, incluant des lâchers d’ours venus de Slovénie.D’après l’OFB, qui a formellement identifié 96 ours sur la base d’empreintes génétiques au cours de l’année 2024, le massif montagneux compte désormais entre 97 et 127 individus.Si les divergences de vue sont nombreuses entre chasseurs et écologistes, les parties civiles reconnaissaient le caractère accidentel du tir mortel, tout comme l’accusation.Mais, a souligné le procureur au procès, le chasseur octogénaire “a pris sciemment le risque d’une confrontation avec l’ourse dans la réserve, qui est une zone de quiétude” pour cet animal.

Au procès Kardashian, une bague de la taille d’un “carré de chocolat”

Une bague de fiançailles grosse comme une phalange, des prothèses dentaires d’or et de diamants, un collier à 230.000 euros… La cour d’assises de Paris s’intéresse désormais à l’extravagant butin dérobé à Kim Kardashian, bien loin des quelques dizaines de milliers d’euros saisis chez les voleurs présumés.Trois mois après le braquage de la reine des influenceuses, gros coup de filet le 9 janvier 2017: la police interpelle la plupart de ceux qui sont désormais assis sur le banc des accusés. Et fouille leurs maisons. Dans leurs tiroirs, ni colliers, ni diamants, encore moins de “ring” -comme avaient réclamé à Kim Kardashian de leur fort accent français les malfrats venus pour la bague à 3,5 millions d’euros-, mais un peu d’argent en coupures de 50 euros.Quelques 17.000 euros chez Aomar Ait Khedache, le cerveau présumé du braquage. Environ 141.000 euros sous des piles de linge du barman Florus Heroui. Derrière les DVD sur l’étagère du revendeur de bijoux présumé Marceau Baum-Gertner (décédé avant le procès), 5.000 euros. Chez le fils de Yunice Abbas, qui a reconnu avoir été l’un des guetteurs, ce sont 65.000 euros qui ont été retrouvés, en grande partie dans un sac plastique.”C’est pas un montant dérisoire ?”, s’étonne le président David De Pas. Le butin total a été estimé à neuf millions d’euros, le plus gros vol d’un particulier depuis 20 ans. “On est sur des bijoux de marque ayant tous des singularités… la bague c’est 19 carats, c’est un carré de chocolat”, s’exclame l’enquêteur à la barre. “C’est difficile à refourguer”, certifie-t-il, expliquant que les receleurs arrivent généralement “à tirer 10 à 15%” du prix réel des bijoux, pas plus.- “Ça fait beaucoup de risque pour peu d’argent …”, dit le président- “Un coup par an à 70.000 euros, ça fait un bon train de vie”, répond l’enquêteur.Et pourtant, avance encore le magistrat, les policiers étaient persuadés que les malfrats préparaient au moment de leur arrestation un “autre coup”.- “Ah bah oui, mais c’est leur métier, monsieur le président”.- “Dauphins” -Les accusés, qui contestent pour la plupart leur implication, ne seront interrogés que la semaine prochaine, après l’audition mardi de Kim Kardashian.En attendant, les enquêteurs se succèdent à la barre pour répondre aux questions. Chaque avocat choisit son angle d’attaque pour défendre son client. Quitte, parfois, à perdre le reste de la salle: “Le problème là, c’est qu’il n’y a que vous deux qui vous comprenez, un peu comme les dauphins qui communiquent”, avait interrompu le président la veille au soir. Les enquêteurs ont la certitude que les bijoux ont été revendus à Anvers, plaque tournante du diamant. Le policier à la barre évoque les allers-retours de certains accusés en Belgique, notamment un rendez-vous de “quatre heures” dans une bijouterie, avec un curieux “manège” de diamantaires défilant dans la boutique. La police estime que, vu le montant, plusieurs bijoutiers se sont regroupés à plusieurs pour racheter le butin.La veille, le président avait fait défiler à l’écran les photos des 24 bijoux déclarés volés. Entre selfies moue boudeuse avec une copine ou à l’opéra, couverture de magazine et photos de mariage avec Kanye West (ils sont depuis séparés), on y voit Kim Kardashian portant ses “boucles d’oreille en or blanc” -“là on est à 351.000 euros”-, ou son bracelet panthère Cartier “à 95.000 euros”. Ici encore, Kim Kardashian mangeant une barbe à papa munie de bracelets Hermès – “55.000, 94.000, 100.000 je crois” poursuit le magistrat au ton désabusé-, une montre Rolex en or, “trois prothèses dentaires décoratives en or et diamant”. Et enfin “la fameuse bague évaluée à quatre millions de dollars”.”Qu’on comprenne bien quel a été le butin”, dit le président.Pendant l’enquête, Aomar Ait Khedache a uniquement reconnu la revente de 800 grammes d’or fondu (afin d’éviter que les bijoux ne soient reconnus), pour un montant de 25 à 28.000 euros, et de “petits éclats de diamants”. Il a soutenu que l’équipe avait eu “trop peur” de revendre la bague trop facilement repérable et que l’un d’entre eux l’avait conservée, sans vouloir dire qui.