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Macron commémore l’attaque sanglante du péage d’Incarville, un an après

Un an après la sanglante attaque du fourgon transportant Mohamed Amra au péage d’Incarville (Eure), Emmanuel Macron a inauguré mercredi un état-major de lutte contre la criminalité organisée, avant de déposer une gerbe à Caen en mémoire des deux agents tués.Cette attaque ultraviolente, commise le 14 mai 2024 par un commando lourdement armé qui avait aussi blessé trois autres agents, a profondément choqué les communautés pénitentiaire et judiciaire.Quelques centaines de personnes, parmi lesquelles figuraient les trois agents blessés, se sont réunies mercredi à la mi-journée devant le bâtiment du pôle de rattachement des extractions judiciaires (Prej) du centre pénitentaire de Caen, pour l’hommage rendu par le président de la République Emmanuel Macron aux deux fonctionnaires disparus.Après un moment de recueillement, le président a déposé une gerbe avant de s’entretenir en privé avec les familles des victimes, présentes à la cérémonie. Celles-ci ont demandé à ne pas être photographiées ou filmées durant l’hommage.”Aujourd’hui, la présence du président montre que, au sommet de l’État, on n’a pas oublié le drame”, s’est félicité Emmanuel Baudin, secrétaire général FO Justice, appelant les magistrats à “davantage” recourir à la visioconférence qu’à l’extraction judiciaire. “C’est aujourd’hui le gros point noir”, selon lui.Cette attaque a marqué un tournant dans la lutte contre les narcotrafiquants, érigée en priorité. Fin avril, la loi narcotrafic, portée par deux sénateurs de bords politiques opposés, Etienne Blanc (Les Républicains) et Jérôme Durain (Parti socialiste), a été définitivement approuvée, un succès rare pour le gouvernement. La mesure phare du texte est la création en 2026 d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste (Pnat). Un “état-major interministériel de lutte contre la criminalité organisée” (EMCO), sur lequel pourra s’adosser ce nouveau parquet, est créé, composé de 15 personnes issues de 12 services différents, judiciaires et de renseignement, selon l’Élysée.Emmanuel Macron a entamé mercredi ses déplacements par l’inauguration de ce nouvel état-major, installé dans les locaux de la Direction nationale de la Police judiciaire (DNPJ) à Nanterre.Devant le chef de l’Etat, le patron de la DNPJ Christian Sainte a présenté l’EMCO comme un “outil à la hauteur des organisations criminelles”, notant chez ces dernières “l’usage d’une violence décomplexée”.Présents à l’inauguration, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a évoqué une “massification” des quantités de stupéfiants en circulation, notamment via “des dizaines de mules dans chaque avion”. Sa collègue chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin a renchéri en évoquant une “submersion”.- Plaque à Incarville -Mercredi matin, une plaque noire saluant la mémoire des deux agents “victimes de leur devoir” a été dévoilée au péage d’Incarville, a constaté l’AFP. “Notre devoir, à toutes et à tous, est de faire vivre la mémoire de ces héros, de ne jamais oublier ce qu’ils représentaient, de dire haut et fort que la République ne cède ni à la peur ni à la violence”, y a déclamé Pascal Vion, directeur interrégional des services pénitentiaires de Rennes, lisant un texte du garde des Sceaux Gérald Darmanin. Les familles des agents tués avaient fait savoir qu’elles ne souhaitaient pas se rendre sur les lieux de l’attaque, avait indiqué lundi M. Darmanin.Après Caen, le chef de l’Etat se rendra à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, choisie par le garde des Sceaux pour accueillir les 100 narcotrafiquants les plus dangereux.L’établissement a été vidé il y a quelques semaines de la quasi-totalité de ses occupants et est actuellement en travaux pour renforcer encore plus sa sécurité. Il devrait entrer en service au 31 juillet prochain.Une autre prison de haute sécurité, celle de Condé-sur-Sarthe (Orne), suivra d’ici mi-octobre pour accueillir également 100 autres figures du narcobanditisme. M. Darmanin a indiqué vouloir  créer par la suite d’autres quartiers de haute sécurité dans d’autres établissements.L’objectif est de placer ces détenus totalement à l’isolement, selon un régime de détention très strict inspiré de la lutte anti-mafia en Italie, qui comprend des mesures telles que des fouilles intégrales après tout contact avec l’extérieur, des parloirs équipés d’hygiaphone, un accès limité au téléphone ou encore des auditions par visioconférence, pour éviter au maximum les extractions judiciaires, moment particulièrement sensible pour l’administration pénitentiaire.Des dispositions dénoncées par certains observateurs et des avocats comme attentatoires aux droits fondamentaux.Avec ces mesures, “la République désormais met tous ses moyens” pour qu’une évasion comme celle de Mohamed Amra “n’arrive plus”, a déclaré mardi M. Darmanin sur France 2.Le narcotrafiquant multirécidiviste a été interpellé à Bucarest le 22 février après neuf mois de cavale et remis à la France les jours suivants. A ce jour, les investigations menées par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), ont permis de mettre en examen 38 personnes, dont Amra, et d’en écrouer une trentaine. edy-mby-cor-pim-adr-abo-mac/mb/gvy

Des boîtes aux lettres pour “briser le silence” des violences faites aux enfants

“Je me fais harceler”, “ma mère me tape”, mon frère “m’a forcé à faire l’amour avec lui” : depuis plus de cinq ans, l’association Les Papillons recueille des mots d’enfants griffonnés dans des petites boîtes aux lettres installées dans des écoles, centres de loisirs et clubs de sport.”L’idée c’est de briser le silence” sur les violences faites aux enfants, explique à l’AFP le fondateur de l’association Laurent Boyet, à l’heure où ce type de violences est au coeur de l’affaire Bétharram. “Quand ça devient trop lourd, parfois le dire et s’entendre dire ce qu’on subit, ce n’est pas évident. L’écrire peut être plus facile”, poursuit-il. Violé par son frère entre ses 6 et 9 ans, lui-même n’est jamais “parvenu à parler” au moment des faits mais arrivait à “mettre par écrit” son calvaire dans son journal intime. “On est face à des agresseurs qui passent leur temps à nous interdire de parler, mais cela ne nous empêche pas d’écrire”, souligne Laurent Boyet, qui en veut pour preuve les 15.000 mots glissés depuis 2019 dans les boîtes aux lettres – 500 à l’heure actuelle – réparties sur le territoire.Hautes de quelques centimètres, ces boîtes siglées “si tu ne peux pas le dire, écris-le” délivrent des récits de disputes, de harcèlement scolaire, de violences physiques, de violences sexuelles, que ce soit dans la sphère familiale, sportive ou éducative.Sur une petite feuille, les enfants sont invités à laisser leur prénom, leur âge, le nom de l’école ou du club de sport et de préciser s’ils ont besoin d’aide pour eux ou pour un de leurs amis. Le nom de l’agresseur est également demandé avant d’écrire ce qu’ils ont sur le coeur dans un grand carré blanc.  “Dès que je fait mes devoir et que je me trompe il me frape fore et je pleur” (sic), “Il m’a embrasser et quand on joué à un jeu il m’a touché les partie intime, et puis ma mère me frape”, “Il ma forcer à faire l’amour avec lui (mon frère)”, “mes parent me tape si je me trompe, sa me fé peur et a prè je fé des cauchemar”, peut-on lire sur certains messages.Les mots sont ramassés au moins deux fois par semaine par “une personne de confiance” désignée par la mairie, la plupart du temps des policiers municipaux, qui ensuite les remettent à l’association via une plateforme sécurisée. Les psychologues de l’équipe prennent alors le relai, font le tri parmi les messages, orientent l’équipe de l’école et font des signalements sur les cas les plus graves. – “Souffrance” – Pour Géraldine Gythiel, directrice de l’école élémentaire Blanche à Paris qui accueille depuis fin janvier une boîte aux lettres de l’association, difficile de ne pas “adhérer” à cette initiative.”Cela complète bien ce qu’on fait dans les écoles” dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux enfants, dit-elle à l’AFP. “C’est une façon autre de recueillir la parole de l’enfant parce que certains enfants n’arrivent pas à parler.”Au moment de l’installation de la petite boîte en métal blanc dans le hall d’entrée de l’école, les questions des enfants, sensibilisés au préalable par une courte vidéo, ont fusé : “on peut parler de toutes les violences?” “est-ce qu’on peut écrire pour un camarade?”, “est-ce qu’on est obligés de passer par la boîte pour parler?”La première semaine, “il y a eu une dizaine de mots concernant exclusivement la malveillance entre enfants, dont on avait déjà connaissance et qu’on avait déjà traité”, se souvient la directrice. “Cela montrait que ce n’était pas réglé et qu’il fallait qu’on continue à accompagner ces enfants”. Depuis, “c’est un mot de temps en temps” qui “montre la souffrance d’un enfant”. Si certains mots sortent du cadre initial, d’autres permettent des condamnations. En septembre 2024, un grand-père a ainsi été condamné dans l’Ain à 12 ans de prison pour inceste sur trois de ses petites-filles, dont une avait dénoncé les faits via une boîte aux lettres “Papillons”.En France, un enfant est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes, 700.000 élèves sont victimes de harcèlement à l’école et plus d’un million de mineurs sont victimes de maltraitances, selon les chiffres officiels. 

Les paysages cézaniens sur la Sainte-Victoire menacés par un projet immobilier ?

Entre les herbes hautes parsemées de pissenlits et les arbres de Judée en fleurs d’un terrain vallonné en friche, des papillons butinent sous les chants d’oiseaux. A l’horizon se dresse fièrement la montagne Sainte-Victoire, rendue mondialement célèbre par les peintures de Paul Cézanne.Mais les vues depuis cette parcelle longtemps oubliée située au sud-ouest d’Aix-en-Provence, où l’artiste impressionniste posait régulièrement son chevalet, ne seront-elles bientôt plus qu’un souvenir, visible dans ses seuls tableaux ? C’est ce que redoutent plusieurs collectifs, pour qui un projet immobilier pourrait entraver la vue sur ces célèbres paysages, immortalisés par le peintre né et mort à Aix (1839-1906).Associations environnementales, d’architectes ou encore de défense du patrimoine cézannien sont vent debout contre un aménagement urbain porté par la municipalité.D’ici 2040, 3.600 logements (dont 25% sociaux), 6.000 mètres carrés de commerces et services, 70.000 mètres carrés de bureaux doivent voir le jour sur ce terrain de 40 hectares, enclavé entre deux autoroutes, à 30 minutes à pied du centre-ville.A terme, jusqu’à 12.000 habitants devraient vivre sur cette parcelle, dont les constructions obstrueraient selon les opposants considérablement la vue, restée relativement dégagée en dépit d’une ligne haute tension et de quelques habitats lointain, se fondant dans la végétation. “Détruire les motifs cézanniens, c’est quelque chose de choquant: c’est un patrimoine très important pour Aix-en-Provence, qui attire beaucoup de touristes”, proteste Didier Bonfort de l’association “Sauvegarde des paysages de Cezanne”.Selon lui, 52 tableaux ont été élaborés par le peintre provençal depuis ce point de vue. Le collectif s’insurge également “de la négation de ce lieu”, exclu de l’exposition-événement consacré au “maître d’Aix” et ses sites fétiches, par la mairie qui se serait volontiers passé de cette polémique à quelques semaines de l’inauguration de son “année Cezanne” dont les affiches tapissent la ville. Sa maire de droite, Sophie Joissains (UDI), avait demandé “qu’il n’y ait pas d’expropriation et la protection totale des propriétés privées; la protection totale des massifs boisés et la valorisation patrimoniale de tous les éléments ayant une valeur patrimoniale, dont les sites cézanniens”, explique à l’AFP Isabelle Loriant-Guyot, responsable communication de la ville.”Ces points ont été respectés. La municipalité n’a eu de cesse de rendre compatible l’héritage de Cezanne avec la nécessaire extension de la ville”, défend-t-elle.- “Projet obsolète” -Pour justifier son projet, la ville s’est appuyée en amont sur l’expertise de Denis Coutagne, historien de l’art et spécialiste internationalement reconnu de Cezanne, chargé d’identifier les lieux et perspectives utilisées par le peintre pour les préserver. “Ces préconisations ont été respectées en tous points”, assure la municipalité.Selon l’expert, longtemps directeur du musée Granet d’Aix-en-Provence, qui héberge 10 oeuvres de l’artiste, “pour l’essentiel, les sites cézanniens de la Constance (du nom de ce quartier, NDLR) ne seront pas en péril mais enfin mis en valeur”. Au contraire, le projet “va chercher à rendre accessible ces sites” actuellement oubliés du public car “situés en bordure d’autoroute ou sur des terrains privés”.Regrettant une “polémique dommageable”, il estime “qu’aucune ville au monde ne fait autant pour mettre en valeur un peintre de son cru”.Outre l’aspect culturel, plusieurs collectifs alertent sur les potentiels dommages environnementaux du projet, envisagé depuis 1997 et qui a reçu en mars l’aval de la préfecture des Bouches-du-Rhône, assorti de nombreuses dérogations à l’interdiction de destruction “d’espèces animales et végétales protégées” (tulipe sauvage, orvet fragile, rainette méridionale, hirondelle de fenêtre, chouette hulotte…).”L’urbanisation sur une zone humide bloquant l’écoulement des eaux pose problème: le site est certes laissé à l’état de nature aujourd’hui mais cet état volontaire est nécessaire”, avance Stéphane Salord, co-président de l’association Arc fleuve vivant.”C’est un projet très obsolète comme on n’en fait plus. Artificialiser 40 hectares, ça n’a plus de sens aujourd’hui”, abonde Pascal Clément de l’association d’architectes “Devenir” qui dénonce une “opportunité foncière”. 

Violences à Bétharram: Bayrou face à ses contradicteurs

“C’est un moment périlleux” aux dires d’une ministre. Accusé de mensonges, François Bayrou s’explique mercredi devant une commission d’enquête de l’Assemblée sur ce qu’il savait et son éventuel rôle auprès de la justice dans l’affaire des violences physiques et sexuelles au collège-lycée Notre-Dame de Bétharram.L’audition, qui démarre à 17H00, “va me permettre d’apporter un certain nombre d’éléments dans des campagnes (…) dont le seul but est la destruction. Pas la recherche de la vérité, mais la destruction”, a grondé samedi le Premier ministre, désireux, a-t-il dit à l’AFP de “prouver que tout cela était faux”.Emmanuel Macron a assuré néanmoins avoir “confiance” en lui pour répondre “à toutes les questions” posées. Le président a dit avoir “beaucoup parlé” de cette affaire avec lui, et l’a trouvé “bouleversé” notamment par les révélations de sa fille Hélène sur son agression physique par un prêtre dans un camp d’été. Des proches de ce prêtre assurent dans Libération mercredi que M. Bayrou avait été informé à l’époque d’une “gifle” donnée à sa fille.Le scandale touche intimement François Bayrou, ancien ministre de l’Education et ancien député, qui a scolarisé plusieurs de ses enfants dans cet établissement catholique réputé des Pyrénées-Atlantiques, situé près de Pau, la ville dont il est resté maire, et où son épouse a enseigné le catéchisme.- “Procès politique” -Le parquet de Pau mène l’enquête depuis un an sur environ 200 plaintes visant des faits présumés de violences et de viols dans l’établissement entre les années 1970 et 1990.Le Premier ministre répondra à un duo improbable de rapporteurs: les députés Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance), qui rendront leurs conclusions fin juin, après avoir entendu témoins, victimes et anciens ministres.François Bayrou a plongé dans les sondages en raison notamment de ce scandale qui lui colle à la peau depuis trois mois.Ses proches soulignent qu’il n’est pas l’objet de la commission d’enquête, laquelle porte sur “les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires”.”Si c’est pour faire un procès politique du Premier ministre, ça ne servira à rien”, prévient le député MoDem Erwan Balanant, pour qui “le vrai sujet” est le silence qui a entouré ces violences à Bétharram, dont les révélations ont libéré la parole dans d’autres institutions.Le chef du gouvernement espère lui que l’attention se portera davantage sur les victimes, en faveur desquelles il pourrait annoncer des mesures.Interrogé par le député Vannier après des révélations de Mediapart, François Bayrou avait assuré n’avoir “jamais été informé de quoi que ce soit”. Il avait ensuite multiplié les dénégations, pourtant contredit par un ancien juge, un ex-gendarme et une professeure à la retraite, et même par sa fille aînée Hélène.- “Une douleur” -Va-t-il concéder qu’il s’est trompé ? “S’il commence à dire +oui je savais un peu+, il est mort”, estime une ministre.François Bayrou a “menti” parce que “ça le gênait dans son ascension politique”, s’est emporté lundi le père d’une victime.L’ex-juge Christian Mirande estime dans Sud Ouest mercredi que François Bayrou “a fait gonfler le soufflé” de l’affaire en niant initialement être venu le voir en 1998 pour évoquer un dossier de viol impliquant un religieux de l’établissement, le père Carricart. Mais il assure que ni lui ni M. Bayrou n’ont violé le secret de l’instruction puisqu’ils ont échangé sur ce que relatait déjà la presse à l’époque.Peu dans son camp imaginent pourtant une censure contre lui sur cette affaire. “Le mensonge en politique, ça ne passe pas, mais c’est balancé par la vraie détresse du Premier ministre quand il a appris les violences contre sa fille” ou rencontré des victimes à Pau, estime une autre ministre. “S’il avait lui-même couvert l’institution pour la protéger au détriment des élèves, effectivement, il devrait partir”, a jugé le Premier secrétaire du PS Olivier Faure sur TF1. François Bayrou est “sûrement affaibli” mais la commission ne doit pas “transformer ce qui est quand même une douleur (…) en une opération politique”, a modéré sur franceinfo l’ancien président socialiste François Hollande. A l’autre bout de l’échiquier politique, le RN se montre clément, et le patron de la droite Laurent Wauquiez a souhaité sur France2 que l’affaire ne soit pas “instrumentalisée” car “c’est une tragédie”.

Stop holding opponents incommunicado, UN experts tell Venezuela

UN experts on Wednesday called on Venezuela’s government to stop holding opponents and activists incommunicado, saying the practice often amounted to “enforced disappearances”.The UN’s Independent International Fact-Finding Mission on Venezuela highlighted the case of lawyer and rights campaigner Eduardo Torres. He disappeared for five days before prosecutors announced Tuesday he was being held on suspicion …

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Manifestations agricoles: des membres de la Coordination rurale devant le tribunal

Une vingtaine de militants et responsables de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne comparaissent mercredi et jeudi devant le tribunal correctionnel d’Agen, pour des dégradations de bâtiments et des entraves à la circulation lors de manifestations agricoles en 2024.Parmi les prévenus figurent le président de la Chambre d’agriculture du département, Patrick Franken, et les co-présidents de la CR47, José Pérez et Karine Duc.La justice leur reproche notamment d’avoir empêché la circulation d’un train près d’Agen en janvier 2024 en déversant des déchets sur la voie ferrée, ainsi que diverses dégradations de bâtiments au détriment de services de l’État (Office français de la biodiversité, direction des impôts, Urssaf, etc.), d’une mairie et d’une communauté de communes, de sociétés d’autoroutes ou encore d’une enseigne de jardinerie.Les faits jugés ont été commis en janvier, avril et novembre 2024.”Ce n’est pas grand-chose, au final, par rapport au contexte agricole dans lequel on est aujourd’hui. Quand un agriculteur se jette sous un train, quand un agriculteur se suicide dans ses vignes, là, personne n’en parle de ça. C’est des pacotilles qu’on nous reproche”, a jugé José Pérez avant le début de l’audience.”C’est tout à fait un procès politique mais le procès politique, c’est pas nous qui le menons, c’est l’État qui le mène contre nous”, a renchéri Karine Duc.”Nous, on en fait une tribune au bénéfice des agriculteurs. On est là aussi pour parler de l’ensemble de la ruralité parce que toute la ruralité se meurt et tous ont des difficultés qu’il faut dénoncer aujourd’hui”, a-t-elle ajouté. Quelque 300 agriculteurs accompagnés d’une soixantaine de tracteurs et des élus étaient présents mercredi matin devant le tribunal d’Agen pour les soutenir, selon la police.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Réchauffement climatique: des grossesses de plus en plus risquées

Les fortes chaleurs, de plus en plus fréquentes à cause du réchauffement climatique, ne menacent pas que les personnes âgées. Elles augmentent aussi les risques pour les femmes enceintes et leurs bébés, un phénomène de mieux en mieux décrypté par les scientifiques.”Le changement climatique accroît les risques liés à la grossesse dans le monde entier en raison de la chaleur extrême”, résume mercredi le rapport d’une ONG de référence basée aux Etats-Unis, Climate Central, relayé en France par l’association Conséquences.Ses auteurs ont cherché à mesurer à quel point l’exposition des femmes enceintes à une chaleur excessive avait augmenté à travers le monde depuis les années 2020, et dans quelle mesure cette progression est liée au réchauffement climatique.Au final, “dans la plupart des pays – 221 -, le changement climatique a au moins doublé le nombre moyen de jours d’extrême chaleur à risque pour la grossesse chaque année”, conclut cette analyse.Et la progression est particulièrement marquée dans des régions où “l’accès aux soins est limité – notamment dans les Caraïbes, ainsi que dans certaines parties d’Amérique centrale et du Sud, les îles du Pacifique, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique subsaharienne”.Ce travail a ses limites. Ses auteurs n’ont pas regardé à quel point les femmes enceintes avaient réellement été plus affectées dans les pays concernés, ne se prononçant que sur l’augmentation des températures à risque.Il fournit avant tout “des preuves claires de l’augmentation des risques liées à l’exposition aux chaleurs extrêmes”, juge auprès de l’AFP la chercheuse Ana Bonell, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, soulignant que ses conclusions pourraient autant s’appliquer aux personnes âgées.Mais, en se concentrant sur les femmes enceintes, ce rapport met en avant des risques relativement peu évoqués par les médias et les autorités sanitaires, par contraste avec les dangers chez les plus âgés.Or les risques de la chaleur – et par extension du réchauffement climatique – pour la grossesse sont de mieux en mieux documentés, même si l’on se pose encore beaucoup de questions sur les mécanismes physiologiques qui les expliquent.”Il y a beaucoup de travaux récents dans ce domaine”, souligne Mme Bonell, qui a notamment montré, en Gambie, les effets négatifs de la chaleur extrême sur le développement du foetus et du nourrisson.- Manque d’information -Une étude plus large, publiée en 2024 dans la revue Nature Medicine, donne une idée générale de l’état des connaissances: les fortes températures accroissent de multiples risques, qui vont des naissances prématurées au décès du nouveau-né en passant par des malformations congénitales.”L’exposition croissante à la chaleur constitue une menace majeure à la santé des mères et des nouveaux-nés”, préviennent les auteurs de ce travail réalisé en compilant près de 200 études.Il faut toutefois relativiser l’ampleur de cette menace au niveau individuel. Selon cette étude, une vague de chaleur multiplie par 1,25 le risque de connaître des troubles de grossesse, ce qui fait peu de différence pour une femme enceinte prise isolément.Mais sur l’ensemble de la population, un tel niveau représente des conséquences importantes en matière de santé publique. Les experts s’accordent donc largement sur la nécessité d’y répondre par différentes mesures d’adaptation, sans parler de la lutte contre le réchauffement lui-même.Certaines mesures ne bénéficieraient pas seulement aux femmes enceintes: “végétaliser les quartiers, limiter la pollution, créer des îlots de fraîcheur”, énumère Lucie Adélaïde, épidémiologiste en France à l’Inserm, citée dans le rapport de Conséquences.Mais elle insiste aussi sur la nécessité de mieux informer les personnes concernées afin qu’elles se protègent mieux, alors qu’en France, les femmes enceintes sont assez peu évoquées lors des campagnes annuelles de prévention contre les canicules.”Certains sites publics donnent déjà des recommandations très utiles, mais elles sont encore trop peu connues”, conclut Mme Adélaïde.

A Paris, l’histoire du Mur de Berlin ou le prix de la liberté

Un fragment du Mur de Berlin trône aux abords du Trocadéro et de la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, qui accueille à partir de mercredi une exposition sur l’histoire de ce “symbole” de la Guerre froide et de l’oppression, détruit en 1989.Déjà présentée en début d’année à Madrid, elle retrace à travers quelque 200 objets, photographies, films, témoignages, l’histoire de ce mur emblématique du monde bipolaire issu de la Seconde Guerre Mondiale, de sa construction en 1961 à sa destruction le 9 novembre 1989, “qui a fait naître l’espoir vite déçu d’un monde libre et réconcilié”, dit à l’AFP Axel Klausmeier, président de la Fondation du Mur de Berlin.Intitulée “Le Mur de Berlin. Un monde divisé”, elle concerne “une ville, un pays et toute l’Europe et il est très important de la présenter à un moment de très fortes tensions sur le continent européen”, estime Julien Bargeton, président de la Cité de l’architecture et du patrimoine. – tentations autoritaires -“Le message que nous voulons faire passer c’est l’aspiration à la liberté des peuples (…) face à des tentations parfois autoritaires”, ajoute-t-il.L’expo vise aussi à “montrer que la liberté et la démocratie ne vont pas de soi”, ajoute M. Klausmeier, l’un de ses concepteurs, avec un panel d’historiens. Car, ajoute-t-il, “le mur de Berlin est devenu le symbole en béton du fait qu’un régime autocratique, non légitimé par des élections libres, finit toujours par s’enfermer lui-même en dernier recours, un symbole de l’oppression”.”Que le mur (construit en 1961) soit tombé au bout de 28 ans, montre aussi qu’on ne peut pas réprimer la liberté à long terme”, souligne encore ce spécialiste en évoquant la montée actuelle des “populismes” en Europe.L’exposition débute par des images de Berlinois de l’Est et de l’Ouest en liesse défonçant le 9 novembre 1989 le “mur de la honte”, dont la chute a ouvert la voie à l’effondrement du communisme en Europe de l’Est et à la réunification de l’Allemagne un an plus tard.- “Histoire globale” -Chronologique, le parcours retrace rapidement le rôle des Etats-Unis et de l’Union soviétique, passés d’alliés à ennemis après la Seconde Guerre Mondiale. Il s’agit de “raconter cette histoire à un public international et de montrer qu’elle fait partie d’une histoire globale, pas seulement allemande”, explique à l’AFP Christian Ostermann, qui dirige le programme d’histoire et de politique publique au Woodrow Wilson Center de Washington (Etats-Unis).”Nous voulions aussi montrer que de simples personnes peuvent beaucoup”, ajoute-t-il, en évoquant la résistance des Allemands de l’Est.Tout au long d’un parcours chronologique parfois complexe pour un public non averti, la vie quotidienne dans Berlin occupé est très documentée, notamment la montée des tensions idéologiques culminant avec le blocus de la ville par les Soviétiques, en 1948-1949 dans une ville divisée en quatre secteurs sous le contrôle partagé des puissances victorieuses (URSS, Etats-Unis, Royaume-Uni, France).Le 13 août 1961, des barrières de fil barbelés sont érigées et la plupart des postes frontaliers fermés, le trafic des trains régionaux et du métro est interrompu, devant des citadins incrédules dont certains tentent de fuir à l’Ouest. Le mur commence à être érigé sur 155 km autour de Berlin-Ouest afin de mettre un terme à l’exode des habitants de la République démocratique allemande (RDA), dont au moins 140 meurent en essayant de le franchir, selon les sources officielles.Nombre de témoignages filmés de Berlinois, de l’Est comme de l’Ouest, évoquent les restrictions, dangers mais aussi les combines qui existaient après 1961 pour continuer à communiquer de part et d’autre du Mur.

Latin America mourns world’s ‘poorest president’ Mujica, dead at 89

Tributes poured in from across Latin America on Tuesday following the death of Uruguay’s former president Jose “Pepe” Mujica, an ex-guerrilla fighter revered by the left for his humility and progressive politics.The 89-year-old — who spent a dozen years behind bars for revolutionary activity — lost his battle against cancer after announcing in January that …

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Retailleau va réunir les entrepreneurs dans les cryptomonnaies après plusieurs affaires d’enlèvement

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau va réunir place Beauvau les entrepreneurs du secteur des cryptomonnaies, a-t-il annoncé mercredi, au lendemain d’une violente tentative d’enlèvement en pleine rue à Paris et après plusieurs kidnappings suivis de séquestrations.”Je réunirai à Beauvau les entrepreneurs, il y en a quelques-uns en France, qui sont dans ces cryptomonnaies, pour que, avec eux, on travaille à leur sécurité” et “pour qu’ils soient conscients aussi des risques”, a assuré Bruno Retailleau sur Europe 1/CNews. “Il faut qu’on prenne ensemble des mesures pour les protéger. Mais les commanditaires, où qu’ils soient – peut-être même à l’étranger – on les retrouvera”, a-t-il encore promis.La réunion aura lieu vendredi matin place Beauvau, a ensuite précisé le ministère.Ces derniers mois, plusieurs dirigeants de sociétés spécialisées dans les cryptomonnaies, ainsi que leurs proches, ont été ciblés. La dernière tentative d’enlèvement, avortée mais spectaculaire, mardi en pleine rue à Paris, a visé la fille et le petit-fils du PDG de la plateforme d’échange Paymium.Fin janvier, le cofondateur de Ledger David Balland et sa compagne avaient été kidnappés à leur domicile dans le Cher. L’alerte avait été donnée par Eric Larchevêque, l’autre cofondateur du spécialiste de portefeuilles crypto, qui avait reçu une vidéo d’un doigt coupé de David Balland, accompagnée d’une importante demande de rançon en cryptomonnaies. Séquestré à Châteauroux, David Balland avait été libéré le 22 janvier. Sa compagne avait été retrouvée ligotée dans le coffre d’un véhicule dans l’Essonne le lendemain.Au moins neuf personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont le commanditaire présumé de cet enlèvement.Début janvier, un homme de 56 ans avait été retrouvé dans le coffre d’une voiture près du Mans, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé dans l’Ain. Selon plusieurs médias, il s’agissait du père d’un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains. Une rançon “très élevée” avait été réclamée.Le 1er mai, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies avait lui été enlevé par quatre hommes encagoulés, déjà en plein Paris, et libéré deux jours plus tard. Cinq personnes ont été mises en examen dans cette affaire.