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A69: au Sénat, une loi de validation pour relancer un chantier contesté

Suspendu par la justice administrative, le chantier de l’autoroute A69 Toulouse-Castres voit son sort examiné jeudi matin par le Sénat, qui devrait adopter une loi de “validation” pour tenter d’obtenir la reprise des travaux malgré des interrogations juridiques et l’opposition résolue des écologistes.Les parlementaires parviendront-ils à court-circuiter la suite de la procédure judiciaire entourant le projet? C’est tout l’objet de cette initiative atypique lancée à la chambre haute par les deux sénateurs du Tarn, Marie-Lise Housseau et Philippe Folliot.”Nous faisons notre travail de parlementaire en essayant de proposer une porte de sortie pour faire en sorte d’arrêter cette situation ubuesque et stopper cette gabegie”, a lancé M. Folliot dans la matinée, en ouverture des débats. Le vote est attendu à la mi-journée.Sa démarche, portée à l’identique l’Assemblée nationale par les députés du Tarn Jean Terlier (Renaissance) et Philippe Bonnecarrère (non-inscrit), entend permettre aux parlementaires de “reprendre la main”, après l’annulation par le tribunal administratif de Toulouse de l’autorisation de construire cette portion d’autoroute de 53 km, entraînant la suspension du chantier entamé en 2023.Concrètement, il s’agit de faire reconnaître par la loi que ce chantier répond à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), nécessaire pour justifier aux yeux de la justice les atteintes portées à l’environnement par un tel chantier.Le texte de loi tient donc en quelques lignes seulement… Mais il promet des débats très animés, tant sur le fond que sur la forme, avec de sérieuses interrogations sur sa conformité à la Constitution, dénoncée par les oppositions au projet qui y voient une tentative de passage en force, voire de “contournement” de la séparation des pouvoirs.- “Désenclavement” -Les défenseurs du texte, qui défendent le nécessaire “désenclavement” d’un bassin d’environ 100.000 personnes (Castres-Mazamet) et veulent donner des perspectives aux acteurs économiques locaux, peuvent se targuer d’un soutien politique très large.Si le gouvernement ne pourrait “qu’accueillir positivement un vote favorable” du Sénat, selon le ministre des Transports Philippe Tabarot, l’exécutif a préféré ne pas “prendre position” officiellement sur ce texte, pour “n’interférer ni dans la procédure juridictionnelle en cours, ni dans le travail parlementaire”, a-t-il ajouté. Mais “la position du gouvernement n’est plus à prouver sur la nécessité de cette autoroute”, a-t-il pris soin de rappeler, alors que la cour administrative d’appel de Toulouse doit examiner le 21 mai un premier recours contre l’arrêt des travaux.Après l’adoption très probable du texte au Sénat, les députés ont déjà prévu de l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 2 juin, lors d’un espace réservé au groupe macroniste Ensemble pour la République (EPR).Ils peuvent ainsi légitimement envisager une adoption définitive dès cette date, tant le rapport de force leur semble favorable. En effet, seule une partie de la gauche – La France insoumise et Les Ecologistes notamment – s’opposent au texte au Parlement.Ces groupes y sont minoritaires, mais leurs troupes sont en nombre suffisant pour saisir le Conseil constitutionnel en vue d’obtenir la censure du texte.- “Précédent très grave” -“Le Conseil sera évidemment saisi”, a confirmé à l’AFP le sénateur écologiste Ronan Dantec, qui dénonce “une loi de posture qui instaurerait un précédent très grave” pour les futurs projets.Les pro-A69 estiment à l’opposé que leur démarche ne “remet pas à en cause les principes constitutionnels”: elle répond simplement “à une situation d’urgence qui sert à éviter les conséquences dramatiques d’un arrêt du projet”, martèle le sénateur Horizons Franck Dhersin, rapporteur du texte.De nombreux élus suivent avec grande attention l’avenir de cette autoroute, dont la construction devait se terminer fin 2025. Elle conditionne selon eux de nombreux projets d’infrastructures.C’est pourquoi plusieurs élus socialistes d’Occitanie devraient voter pour le texte, à rebours de la position majoritaire du groupe, qui préfère ne pas participer au vote.

En France, un mémorial pour les victimes homosexuelles de la déportation

Un mémorial national en hommage aux victimes homosexuelles de la déportation va être inauguré samedi à Paris, nouvelle étape dans la reconnaissance des Triangles roses, grands oubliés de l’histoire de l’Holocauste pendant des décennies.”Le message c’est: on n’oublie pas et on reste vigilants”, déclare à l’AFP Jean-Luc Romero, adjoint à la mairie de Paris chargé notamment de la lutte contre les discriminations.Conçu par l’artiste Jean-Luc Verna, le mémorial a été installé dans les jardins du port de l’Arsenal à Bastille. L’oeuvre sera dévoilée samedi matin en présence notamment de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.Contrairement à Sydney, Barcelone ou Amsterdam, le choix d’un monument en forme de triangle rose – symbole cousu par les nazis sur les uniformes des détenus homosexuels dans les camps – n’a pas été retenu pour ce mémorial qui rend également hommage à “toutes les personnes LGBTQIA+ persécutées à travers l’Histoire”.”L’idée c’est de penser aux victimes oublié.e.s de la déportation mais également aux victimes LGBT+ d’aujourd’hui pour qui le combat est loin d’être terminé”, souligne le président de l’association “Les Oublié.es de la mémoire”, Jean-Baptiste Trieu. Selon les estimations, entre 5.000 et 15.000 personnes ont été déportées à l’échelle européenne par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de leur homosexualité. Pour la France, les chiffres des associations et des historiens varient entre une soixantaine et 200 personnes homosexuelles déportées.Pendant des décennies, le drame des Triangles roses reste méconnu en France comme à l’étranger. Il faudra attendre les années 1980 pour qu’une pièce de théâtre, des livres et des films commencent à évoquer la question. Le témoignage de Pierre Seel (1923-2005), qui fut interné en 1941 au “camp de redressement” de Schirmeck, en Alsace alors annexée par le IIIe Reich, fera également beaucoup pour que ce dossier sorte de l’oubli.Côté politiques, le discours du 26 avril 2001 de Lionel Jospin, alors Premier ministre, qui estime que “nul ne doit rester à l’écart de cette entreprise de mémoire” marque un tournant. “Il est important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l’Occupation contre certaines minorités – les réfugiés espagnols, les tziganes ou les homosexuels”, dit-il. Quatre ans plus tard, le président Jacques Chirac abordera à son tour le sujet. “Nous sommes là pour nous souvenir que la folie nazie voulait éliminer les plus faibles, les plus fragiles, les personnes frappées par le handicap dont l’existence même faisait affront à leur conception de l’homme et de la société”, déclare-t-il alors en avril 2005.”En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés.”- Nouvelles générations -En 2010, une plaque mémorielle est inaugurée à Mulhouse en “mémoire de Pierre Seel et des autres Mulhousiens anonymes arrêtés et déportés pour motif d’homosexualité”. La même année, une autre est posée au camp de concentration du Struthof (Bas-Rhin), où ont été déportés plus de 200 homosexuels.En 2022, une exposition “Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie” est organisée au Mémorial de la Shoah à Paris, une première. “Un succès”, se rappelle Sophie Nagiscarde, directrice des affaires culturelles du Mémorial, qui y voit le signe d'”un fort intérêt” pour ce pan méconnu de l’Histoire.”Il faut que des chercheurs continuent à travailler sur cette question parce qu’il y a encore beaucoup de choses à chercher et à trouver”, ajoute-t-elle.Une reconnaissance par l’Etat, un mémorial – et après? Pour les associations, il est crucial de continuer à parler de cette question aux nouvelles générations.”Notre objectif, à court terme, c’est que des modules de formation soient mis en place dans les établissements scolaires pour que cette question soit abordée en cours”, indique Jean-Baptiste Trieu.”C’est d’autant plus important de continuer à parler et à témoigner qu’on voit que les débats sont encore compliqués aujourd’hui”, ajoute Matthieu Chaimbault, de l’association Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH), citant le refus du Sénat, début mai, d’ajouter un volet indemnitaire à la réhabilitation des personnes condamnées pour homosexualité en France.Sans compter “ce qui se passe à l’international”, abonde Jean-Luc Romero, “avec des pays qui continuent de pénaliser l’homosexualité et le retour en arrière observé actuellement aux Etats-Unis”.

Décès de Daniel Bilalian, ex-présentateur des JT de France Télévisions, à 78 ans

Daniel Bilalian, ex-présentateur des journaux télévisés d’Antenne 2 puis France 2, est décédé mercredi à 78 ans des suites d’une maladie, a annoncé jeudi sa famille à l’AFP.Figure de l’audiovisuel bien connue des téléspectateurs pendant plus de 40 ans, il avait aussi été patron du service des sports de France Télévisions. Il avait pris sa retraite à l’automne 2016, à presque 70 ans, et avait depuis disparu des écrans.Le journaliste a été successivement grand reporter, présentateur et rédacteur en chef des journaux de 13h00 et de 20h00, et a également produit les magazines “Star à la barre” et “Mardi soir”. Né le 10 avril 1947 à Paris d’un père arménien et d’une mère originaire du Pas-de-Calais, Daniel Bilalian avait débuté sa carrière au quotidien l’Union de Reims en 1968. Il était entré à l’ORTF au bureau régional d’information de Reims en 1971, puis de Lille en 1972.Daniel Bilalian avait ensuite rejoint la direction nationale d’Antenne 2 au service de politique intérieure, une “maison” qu’il ne quittera pas jusqu’à sa retraite.

Saint-Germain-des-Prés, village tarnais fracturé par le chantier de l’A69

Comme dans l’album d’Astérix, un “grand fossé” coupe en deux la commune rurale de Saint-Germain-des-Prés (Tarn), où le chantier de l’A69 divise aussi les esprits avant l’examen au Sénat d’une demande de reprise des travaux de l’autoroute contestée.Sur la carte affichée dans le bureau du maire, un large trait rouge coupe le territoire communal. Et à quelques centaines de mètres de la petite mairie accolée à l’église du village, le trait devient un gouffre de plusieurs dizaines de mètres de large, avec en son cœur deux piles d’un pont inachevé qui en attend une troisième.”Très impactés”: c’est par ces deux mots que Raymond Frede, le maire de Saint-Germain-des-Prés depuis 18 ans, résume la situation de ses quelque 950 administrés face au chantier de l’A69.”Le va-et-vient des camions, beaucoup de poussière, oui c’est une grosse contrainte mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs”, rappelle le maire sans étiquette, favorable à l’autoroute même s’il aurait préféré un aménagement de la nationale actuelle en 2X2 voies, un projet abandonné il y a plusieurs années.Depuis le 27 février, date d’un jugement ayant interrompu les travaux de l’autoroute Castres-Toulouse, le ballet des semi-remorques s’est certes interrompu mais le chantier continue de chambouler la vie du village. “Tant qu’on n’aura pas le pont, on a une partie de Saint-Germain qui est isolée”, explique M. Frede, l’ouvrage devant permettre de rétablir la route actuellement coupée par le chantier. Les habitants de “45 maisons” de petits hameaux situés d’un côté du chantier ne peuvent plus traverser. “Moi, c’était surtout l’autre côté qui me faisait le plus travailler. Du coup, perte de clientèle d’environ 80%”, abonde Nadège, qui tient la seule épicerie-café du village.- “Usine à bitume” -“Les gars qui travaillaient (sur le chantier, ndlr) ont compensé cette perte parce qu’ils sont venus manger”, ajoute-t-elle, “mais là c’est double peine puisqu’ils ne sont plus là et que je n’ai toujours pas de route”.”C’est compliqué”, dit également Céline Maurel à bord de sa voiture, alors qu’elle vient chercher son fils, lycéen à Castres, à l’arrêt de bus coincé entre la nationale et le chantier. “On ne peut pas se garer, il y a de la boue, le croisement est dangereux”.L’arrêt du chantier est loin d’avoir apaisé les esprits dans la petite commune où le projet a creusé un “grand fossé”, métaphore volontiers reprise par les habitants, de l’album éponyme d’Astérix.”Il y a les pour, les contre; on ne veut pas en parler justement parce que ça crée des tensions”, confie Mme Maurel, qui s’occupe du secrétariat de l’association locale de pétanque.”J’ai senti clairement des voisins prendre du recul”, raconte Marie-Claude Amand, retraitée engagée contre l’autoroute et son “usine à bitume”, la centrale de production d’enrobé à chaud qui devait s’installer en surplomb du village pour produire la moitié des 500.000 tonnes de revêtement de l’autoroute.- “Chantier pharaonique” -Alexandre Lafon, un autre opposant, parle d'”une logique vieux monde et nouveau monde” entre “ceux qui voient qu’il y a un tournant à prendre (à cause de la) crise climatique, qu’il est nécessaire peut-être d’avoir une politique de limitation des déplacements carbonés, et ceux qui sont habitués à l’agriculture intensive, attachés à un mode de vie et ne comprennent pas pourquoi on les empêche d’aller plus vite à Toulouse”, détaille ce professeur d’histoire qui se partage entre le lycée de Castres et l’université de Toulouse.Les opposants et partisans se retrouvent sur le fait que le statu quo actuel n’est pas possible mais leurs visions de l’avenir continuent de diverger.”On ne peut pas rester avec un chantier ouvert, des ponts pas finis, ça ressemble à quoi, on ne va pas tout casser, ce serait une aberration”, estime le maire qui souhaite la reprise des travaux, tandis que Marie-Line Lattuca, opposante, espère un projet alternatif.”Il y a eu des grands esprits pour concevoir cette espèce de chantier pharaonique, on a sans doute des grands esprits qui vont pouvoir refaire tout ça, refaire pousser des choses”, espère cette retraitée.Dans son commerce, Nadège l’épicière aimerait en tout cas que les gens “arrêtent de se déchirer”. “Mon souhait? Qu’il y ait des solutions et pas dans dix ans”. 

Sean Combs’s ex Cassie alleges pattern of abuse ahead of defense grilling

Sean “Diddy” Combs’s former partner Casandra Ventura testified Wednesday that the music mogul raped her near the end of their decade-plus relationship that included routine physical abuse and left her with post-traumatic stress and suicidal thoughts.Ventura, the singer widely known as “Cassie,” returned to the witness stand in the sex trafficking trial against her ex …

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Daredevil Tom Cruise and his ‘Mission: Impossible’ wow Cannes

Tom Cruise’s “Mission: Impossible – The Final Reckoning” made its big grandstand premiere at the Cannes film festival Wednesday, with the first reviews saying it more than lives up to its steamroller hype.”What a rush!” The Guardian declared in its five-star love letter to Cruise’s $400-million behemoth, calling him a modern “superhuman action hero Harold …

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Bétharram: Bayrou rejette avec virulence les accusations

François Bayrou a rejeté avec virulence mercredi à l’Assemblée nationale les accusations de mensonge ou d’intervention auprès de la justice dans l’affaire des violences physiques et sexuelles du collège-lycée Notre-Dame de Bétharram, face à son principal contradicteur de la France insoumise Paul Vannier qui l’a accusé “d’éluder” ses responsabilités.”Il s’agissait de me coincer pour m’obliger à démissionner”, a attaqué le Premier ministre devant la commission d’enquête qui l’a entendu pendant 5h30, en dédiant son audition aux “victimes”, auxquelles il a promis la participation à une “autorité indépendante” consacrée aux violences contre les enfants.”Vous ne m’avez interrogé que sur moi, sur ma responsabilité (…) Toute l’audition a tourné autour de ça”, a regretté le Premier ministre. Or “j’aurais préféré qu’on parle des victimes”.”Je n’ai pas couvert des pratiques quelles qu’elles soient. Je n’ai pas eu d’informations privilégiées. Je ne suis pas resté sans rien faire quand j’ai découvert les affaires et je ne suis jamais intervenu dans une affaire”, a affirmé le Premier ministre, pourtant contredit par un ancien juge, un ex-gendarme et une professeure à la retraite, et même à certains égards par sa fille aînée Hélène. “Mais pour le reste, on a tous une part de responsabilité”, a-t-il admis, alors que les révélations sur Bétharram ont libéré la parole dans d’autres institutions catholiques.Le représentant des victimes de Bétharram Alain Esquerre a dénoncé depuis Bordères, près de Pau, une “responsabilité collective” dans le scandale: François Bayrou “fait partie des responsables” mais il n’est pas “la cause unique”.Le chef du gouvernement s’est cependant attiré les critiques de plusieurs députés. La socialiste de son département Colette Capdevielle l’a accusé de “renverser la situation” en se plaçant en “victime” de ses contradicteurs.- Duel -Usant parfois d’un ton de défi, François Bayrou avait dénoncé d’emblée “l’instrumentalisation” politique de l’affaire pour “abattre” le gouvernement après avoir juré à son arrivée à 17H00 de dire la vérité sur une affaire qui empoisonne son action à Matignon.Le chef du gouvernement avait posé près de lui le livre enquête “La Meute”, paru la semaine dernière, portant sur le fonctionnement très décrié de La France insoumise, dont le corapporteur de la commission Paul Vannier est un des députés les plus en vue.Dans une forme de duel souvent tendu avec l’élu insoumis, parfois à fronts renversés, il l’a accusé d’avoir “menti”, dénonçant sa “malhonnêteté”. Paul Vannier l’a appelé à “un peu plus de respect et de dignité”. Le scandale touche intimement François Bayrou, ancien ministre et ancien député, qui a scolarisé plusieurs de ses enfants dans cet établissement catholique réputé, situé près de Pau, la ville dont il est resté maire, et où son épouse a enseigné le catéchisme.Se sont ajoutées les révélations de sa fille Hélène sur une agression physique par un prêtre dans un camp d’été. Des proches de ce religieux assurent dans Libération mercredi que ce dernier avait informé M. Bayrou d’une “gifle” donnée à sa fille.Le parquet de Pau mène l’enquête depuis un an sur environ 200 plaintes visant des faits présumés de violences et de viols dans l’établissement entre les années 1970 et 1990.”Je n’ai pas eu le sentiment que la commission était totalement objective”, a-t-il encore attaqué, après avoir semé la confusion en demandant la diffusion non autorisée de vidéos.- Bayrou “fait une erreur” -Le Premier ministre s’est lancé ensuite dans un long récit détaillé de l’audition d’une ancienne professeur de mathématiques de Bétharram, Françoise Gullung, qui dit l’avoir alerté à plusieurs reprises, en la qualifiant “d’affabulation”. François Bayrou “fait erreur”, lui a répondu Mme Gullung, dans un message à l’AFP, tandis que des députés l’accusaient de “calomnier” l’enseignante.Il s’est aussi attardé sur les détails du rapport d’inspection qu’il avait commandé en 1996 après une plainte et qui s’était montré favorable à l’établissement.Paul Vannier a aussi voulu confronter François Bayrou au célèbre épisode de la gifle qu’il avait donnée à un jeune garçon qui avait essayé de lui faire les poches, lors d’un déplacement en 2002. L’élu insoumis a semblé s’interroger sur une culture d’acceptation de la violence, alors que le Premier ministre a parlé d’une “tape de père de famille” qui n’est pas “du tout une claque violente”.Ce scandale Bétharram pèse sur la cote de popularité de François Bayrou, qui a plongé ces derniers mois.En soutien de M. Bayrou, la députée MoDem Perrine Goulet a dénoncé une audition “lunaire relevant du procès politique”.Après avoir entendu témoins, victimes et anciens ministres, M. Vannier et la macroniste Violette Spillebout rendront leurs conclusions fin juin.Interrogé pour la première fois en février par le député Vannier après des révélations de Mediapart -“Je ne lis pas Mediapart, c’est une hygiène personnelle”, a dit mercredi M. Bayrou-, le Premier ministre avait assuré n’avoir “jamais été informé de quoi que ce soit”.Parmi les interrogations détaillées, François Bayrou a dû s’expliquer sur sa relation avec un ancien juge d’instruction, Christian Mirande, qui était aussi son voisin. Le magistrat était chargé du dossier de viol impliquant un religieux de l’établissement, le père Carricart, et il avait reçu en 1998 la visite de François Bayrou pour évoquer cette affaire.Des faits qui remontent à près de 30 ans pour une audition que François Bayrou a qualifié de “moment libérateur” en quittant l’Assemblée nationale.

Trump admin axes safeguards against ‘forever chemicals’ in drinking water

President Donald Trump’s administration on Wednesday moved to scrap limits on several toxic “forever chemicals” in drinking water, reversing what had been hailed as a landmark public health victory.The Environmental Protection Agency said it would retain maximum contaminant levels for just two of the most notorious compounds from the so-called PFAS class of chemicals, while …

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