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Chlordécone aux Antilles: pourvoi de l’Etat contre sa condamnation

L’Etat a formé un pourvoi contre la décision de la cour administrative d’appel de Paris qui avait reconnu sa responsabilité dans le scandale du chlordécone aux Antilles, un recours qui ulcère les élus de Guadeloupe et de Martinique. Un recours a été déposé devant le Conseil d’Etat, a confirmé une source proche du dossier vendredi à l’AFP.La cour administrative d’appel, saisie par près de 1.300 plaignants, avait dans un arrêt rendu le 11 mars jugé que l’Etat avait “commis des fautes en accordant des autorisations de vente d’insecticides à base de chlordécone” et devait par conséquent indemniser les victimes démontrant un préjudice d’anxiété avéré. Elle était allée plus loin que le tribunal administratif de Paris qui avait reconnu en 2022 les “négligences fautives” des autorités, mais rejeté les demandes d’indemnisation pour préjudice d’anxiété, faute d’éléments suffisamment circonstanciés à ses yeux.La cour administrative d’appel a elle estimé que “pour une dizaine de personnes” l’ayant saisie, les éléments apportés (analyses sanguines et études environnementales) permettaient d’établir une “exposition effective à la pollution des sols, des eaux ou de la chaîne alimentaire” et un risque élevé de développer une pathologie grave.”Le recours de l’Etat est un refus d’assumer sa responsabilité, un déni de la réalité”, ont écrit dans un communiqué commun les députés de Guadeloupe et de Martinique, qui “s’indignent” de ce “manque total de considération” pour la santé des citoyens ultramarins. “En contestant cette décision de justice qui constituait, pour la première fois en France, une source d’espoir pour les plaignants et plus largement pour les peuples victimes de cette pollution (au chlordécone, NDLR), l’État persiste dans son aveuglement, dans son irresponsabilité et commet là une faute morale et humaine majeure d’une injustice flagrante”, a également réagi le sénateur PS de Guadeloupe Victorin Lurel.”Ce pourvoi est une claque portée à la dignité des Guadeloupéens et des Martiniquais. Une gifle infligée à la mémoire des victimes présentes et futures”, s’est aussi ému le sénateur (RDPI) guadeloupéen Dominique Théophile.Le chlordécone, pesticide répandu dans les bananeraies, est responsable d’une pollution massive et persistante des sols et de l’eau aux Antilles françaises.Il avait été autorisé en France jusqu’en 1990 et bénéficié d’une dérogation jusqu’en 1993 aux Antilles, malgré les alertes de l’Organisation mondiale de la santé qui l’avait classé dès 1979 comme “cancérogène possible”.Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a conclu en juillet 2021 à une relation causale probable entre chlordécone et risque de cancer de la prostate.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Chlordécone aux Antilles: pourvoi de l’Etat contre sa condamnation

L’Etat a formé un pourvoi contre la décision de la cour administrative d’appel de Paris qui avait reconnu sa responsabilité dans le scandale du chlordécone aux Antilles, un recours qui ulcère les élus de Guadeloupe et de Martinique. Un recours a été déposé devant le Conseil d’Etat, a confirmé une source proche du dossier vendredi à l’AFP.La cour administrative d’appel, saisie par près de 1.300 plaignants, avait dans un arrêt rendu le 11 mars jugé que l’Etat avait “commis des fautes en accordant des autorisations de vente d’insecticides à base de chlordécone” et devait par conséquent indemniser les victimes démontrant un préjudice d’anxiété avéré. Elle était allée plus loin que le tribunal administratif de Paris qui avait reconnu en 2022 les “négligences fautives” des autorités, mais rejeté les demandes d’indemnisation pour préjudice d’anxiété, faute d’éléments suffisamment circonstanciés à ses yeux.La cour administrative d’appel a elle estimé que “pour une dizaine de personnes” l’ayant saisie, les éléments apportés (analyses sanguines et études environnementales) permettaient d’établir une “exposition effective à la pollution des sols, des eaux ou de la chaîne alimentaire” et un risque élevé de développer une pathologie grave.”Le recours de l’Etat est un refus d’assumer sa responsabilité, un déni de la réalité”, ont écrit dans un communiqué commun les députés de Guadeloupe et de Martinique, qui “s’indignent” de ce “manque total de considération” pour la santé des citoyens ultramarins. “En contestant cette décision de justice qui constituait, pour la première fois en France, une source d’espoir pour les plaignants et plus largement pour les peuples victimes de cette pollution (au chlordécone, NDLR), l’État persiste dans son aveuglement, dans son irresponsabilité et commet là une faute morale et humaine majeure d’une injustice flagrante”, a également réagi le sénateur PS de Guadeloupe Victorin Lurel.”Ce pourvoi est une claque portée à la dignité des Guadeloupéens et des Martiniquais. Une gifle infligée à la mémoire des victimes présentes et futures”, s’est aussi ému le sénateur (RDPI) guadeloupéen Dominique Théophile.Le chlordécone, pesticide répandu dans les bananeraies, est responsable d’une pollution massive et persistante des sols et de l’eau aux Antilles françaises.Il avait été autorisé en France jusqu’en 1990 et bénéficié d’une dérogation jusqu’en 1993 aux Antilles, malgré les alertes de l’Organisation mondiale de la santé qui l’avait classé dès 1979 comme “cancérogène possible”.Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a conclu en juillet 2021 à une relation causale probable entre chlordécone et risque de cancer de la prostate.

L’ex-maire de Toulon Hubert Falco jugé pour injures contre un journaliste

L’ex-maire de Toulon Hubert Falco, démis de ses fonctions par la justice, était jugé vendredi en son absence pour avoir insulté et traité de “chien galeux” un journaliste collaborant pour Mediapart. La décision du tribunal correctionnel de Toulon sera rendue le 23 mai.Quelques jours plus tard, le 28 mai, une autre échéance judiciaire cruciale attend l’ex-baron de la politique varoise, qui conteste auprès de la Cour de cassation la peine d’inéligibilité immédiate prononcée en 2023 contre lui dans un dossier de détournements de fonds public. De cette décision dépend son avenir politique, à moins d’un an des municipales.Dans le dossier du jour, Hubert Falco, qui n’avait pas fait le déplacement – et c’est “fort dommage” a souligné la présidente – est accusé par un journaliste de l’avoir insulté, enregistrement à l’appui.”Je suis journaliste indépendant” et à ce titre “vulnérable”, a expliqué à la barre Simon Fontvieille, journaliste de 34 ans, revenant sur ce qu’il estime être des tentatives d'”intimidation” répétées de la part d’Hubert Falco, à qui il a consacré plusieurs enquêtes.Ainsi, en avril 2023, au moment de sa première condamnation à Marseille, pour recel de détournement de fonds publics, l’élu lui lance, devant d’autres journalistes: “dégage ordure!”Les faits jugés vendredi se sont produits quelques mois plus tard, en août 2023, en marge d’une cérémonie publique célébrant les 79 ans de la libération de Toulon.Hubert Falco, qui n’a alors plus de mandat, est présent et le journaliste le prend en photo, comme d’autres personnalités. L’ex-élu, aujourd’hui âgé de 78 ans, lui lance alors: “ça te gêne que je sois là ?”, le traitant d'”espèce de chien”, “chien galeux”.”Enfin M. Falco, +chien galeux+, pourquoi vous êtes aussi grossier ?”, lui répond le journaliste.Hubert Falco le traite alors de “connard”, ajoutant: “Oui, je te le dis ! Ecris-le à Mediapart que je t’ai dit que tu étais un connard”.Comme l’affaire est partie d’une plainte avec constitution de partie civile, la procureure n’a pas formulé de réquisition, s’en remettant à la décision du tribunal.”C’est une affaire d’injures publiques désagréables”, avec “des propos qui sont regrettés”, selon l’avocat d’Hubert Falco, Me Thierry Fradet: “Il n’est plus élu, n’a plus rien”, il n’est “plus le même homme et ça n’arrivera plus”.”Pourquoi il lui en veut ? La réponse est dans ses articles (…) et c’est dramatique”, a estimé l’avocate du journaliste, Me Olivia Levy, du cabinet parisien Seattle Avocats qui défend Médiapart.Et pour elle, c’est un procès de “David contre Goliath”, comme en témoigne la grande difficulté que son cabinet a eu pour trouver un avocat acceptant de faire le relais localement. Du “jamais vu”, selon l’avocate, qui a demandé notamment 10.000 euros de dommages et intérêts pour son client.Le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui s’était aussi constitué partie civile, a lui réclamé 5.000 euros. Le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes avaient apporté leur soutien au journaliste, soulignant dans un communiqué son “courage” d’avoir porté plainte.

Trump caps Gulf tour in Abu Dhabi with dizzying investment pledges

US President Donald Trump on Friday concluded his Gulf tour in Abu Dhabi after overseeing the signing of another raft of multi-billion-dollar deals, while also securing a $1.4 trillion investment pledge from the UAE. The eye-watering amounts of money in investments were accompanied also by the lifting of decades-long sanctions on Syria and renewed optimism over …

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Rassemblements en France pour demander plus de moyens pour la Protection de l’enfance

Placements d’enfants en danger reportés, jeunes majeurs livrés à eux-mêmes: plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi en France, pour demander plus de moyens pour la Protection de l’enfance.”18 ans et pas d’ailes pour voler, c’est la chute assurée”, “sortir un enfant du danger, c’est sans délai”, “éducateurs au rabais, enfants en danger”, “produire des lois c’est bien, les appliquer c’est mieux”, pouvait-on lire sur les pancartes à Paris, Toulouse ou Lille.Le collectif “Les 400.000” (en référence au nombre estimé d’enfants éligibles à la protection des pouvoirs publics en France), avait appelé à des rassemblements dans sept villes.A Paris et Toulouse, travailleurs sociaux, salariés d’associations, jeunes passés par la Protection de l’enfance ont déposé symboliquement jouets et peluches en tas entre deux immenses ours en peluche. “C’est un cri d’alarme pour sauver la Protection de l’enfance”, explique à Toulouse Jean-Louis Losson, directeur de l’association Sauvegarde de l’enfance Haute-Occitanie à l’AFP.”On sent un désengagement de l’Etat alors qu’on attend un engagement”, poursuit-il, soulignant que les restrictions budgétaires touchant les départements, qui financent cette politique sociale, “ont aggravé et vont aggraver la situation”.”Les 400.000″ réclame la mise en oeuvre des mesures de protection ordonnées par la justice. “On estime à 3.300 le nombre de mesures de placement pas appliquées en 2024”, indique Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Cnape, une fédération de 180 associations, à la tête de ce collectif.Il demande de renforcer le soutien aux familles en difficulté, dans le sillage d’un rapport parlementaire sorti en avril détaillant les carences de la Protection de l’Enfance.Les problèmes ne sont pas pris assez en amont, conduisant à des interventions plus tardives, à un stade où les maltraitances subies sont plus lourdes, explique à Toulouse Jean-Paul, éducateur près de Béziers  (Hérault).Le collectif demande aussi de “remédier au déclassement des travailleurs sociaux” dont les conditions de travail se détériorent à mesure que leur nombre diminue.”On a de plus en plus de mal à recruter et à mettre des professionnels devant les enfants”, regrette à Lille Clémence Tristram, directrice d’un service de protection de l’enfance au sein de l’association la Sauvegarde du Nord. Enfin le collectif réclame un “accompagnement des jeunes majeurs sortant de l’Aide sociale à l’enfance”.”Nous venons d’apprendre que tous les contrats jeunes majeurs s’arrêteront à 19 ans dans notre département”, regrette Valérie Noirault, présente au rassemblement parisien avec quelques centaines de personnes, qui accompagne des jeunes étrangers isolés (MNA, mineurs non accompagnés) en Eure-et-Loir.

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Nucléaire: pourparlers à Istanbul entre l’Iran et trois pays européens

L’Iran tient vendredi en Turquie des pourparlers sur le nucléaire avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, parallèlement à des négociations sur ce dossier avec Washington.Le trio européen – connu sous le nom de E3 – faisait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec l’Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale des Etats-Unis de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.Le président américain, qui depuis son retour à la Maison Blanche presse la République islamique de négocier un nouvel accord, a indiqué jeudi que son pays et l’Iran se rapprochaient de cet objectif. Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, les discussions vendredi à Istanbul doivent se dérouler au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères. Une source diplomatique française a confirmé la réunion de vendredi.- “Stratégie de confrontation” -Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par le programme nucléaire iranien.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité de réenclencher le “snapback”, ce mécanisme dans l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.”Cette stratégie de confrontation risque de provoquer une crise mondiale de prolifération nucléaire qui affecterait au premier chef les Européens eux-mêmes”, a prévenu le chef de la diplomatie iranienne.Il a indiqué toutefois que son pays était “prêt à tourner la page” dans ses relations avec l’Europe. La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran et exhorté l’Iran à négocier un nouvel accord tout en menaçant de bombarder ce pays en cas d’échec de la diplomatie.Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire lors du dernier cycle de négociations.- “Rameau d’olivier” -Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les pourparlers, la Chine, qui a récemment tenu des discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire, a déclaré qu’elle restait “engagée à promouvoir un règlement politique et diplomatique de la question iranienne.”Elle a également “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”, selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Ses stocks de matière fissile inquiètent les puissances occidentales.Un an après le retrait des Etats-Unis de l’accord, l’Iran avait commencé à revenir sur les engagements qu’il avait pris en 2015. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

France: le taux de chômage stable malgré la hausse des licenciements économiques

Le taux de chômage n’a que légèrement progressé à 7,4% au premier trimestre 2025 en France tandis que le taux d’emploi a atteint son plus haut niveau historique, a rapporté vendredi l’Insee, malgré la hausse des licenciements économiques.Le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT) a ainsi augmenté de 0,1 point de pourcentage, soit 64.000 personnes, pour atteindre près de 2,4 millions de chômeurs.Sur un an, ce taux diminue de 0,1 point de pourcentage et reste “légèrement supérieur” à son point bas de fin 2022 – début 2023 qui était de 7,1%, tout en étant toujours très inférieur à son pic de 10,5% de la mi-2015.Le halo autour du chômage, constitué de 1,9 million de personnes qui ne sont pas considérées au chômage au sens du BIT parce qu’elles ne recherchent pas d’emploi activement ou ne sont pas disponibles, “diminue nettement” lui aussi, de 0,3 point sur le trimestre, à 4,3%.”Ca veut dire qu’il y a des personnes qui ne recherchaient pas de l’emploi et qui se mettent à rechercher de l’emploi”, a estimé sur franceinfo la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.Elle s’est réjouie qu’il y ait “toujours un rythme d’embauche qui reste soutenu”, constatant qu’il y a encore “430.000 emplois non pourvus” et “un employeur sur deux qui dit que les recrutements sont difficiles”.Mais elle relève aussi “une augmentation de 18 % des inscriptions à France Travail suite à des licenciements économiques. Donc la réalité, elle est nuancée. Ce qui veut dire qu’il faut être extrêmement vigilant”.”Le problème, c’est que ça va augmenter”, a encore prédit sur BFMTV/RMC la numéro un de la CGT Sophie Binet, parlant d’une “accélération” des “plans de licenciement en cours” et dénonçant un gouvernement “dans le déni” et qui “refuse d’agir”.- taux d’emploi au zénith -Pour l’économiste Mathieu Plane, de l’OFCE, “la légère remontée du taux de chômage est cohérente avec les ajustements qu’on voit s’opérer du côté de l’emploi”.L’Insee avait rapporté la semaine dernière une stabilité de l’emploi salarié privé au premier trimestre, après 68.000 destructions d’emplois au trimestre précédent.L’OFCE prévoit “une remontée du taux de chômage à 7,9% d’ici la fin de l’année et à 8,5% d’ici fin 2026 et près de 200.000 pertes d’emplois sur ces deux années”, rappelle M. Plane.Selon Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING, “le fait de partir d’un point plus haut que prévu” en terme d’emplois “est une bonne nouvelle” et “la dégradation du marché sera probablement limitée”.La bonne résistance du marché du travail est aussi “une bonne nouvelle pour les prévisions de croissance et la consommation dans les prochaines trimestres car cela limitera la dégradation du pouvoir d’achat des ménages”, selon elle.Au premier trimestre, le taux d’emploi comme le taux d’activité ont atteint des sommets historiques, avec 69,5% des 15-64 ans en emploi, un chiffre en hausse de 0,4 point sur le trimestre et de 0,6% sur un an.Le taux d’activité, qui inclut les chômeurs, et s’élève désormais à 75,1%, en progression de 0,5 point sur le trimestre.Le “rythme assez fort de hausse du taux d’emploi est très lié aux différentes réformes sur les retraites, et notamment la dernière de 2023″, a expliqué Vladimir Passeron, chef du département de l’Emploi de l’Insee, lors d’un point presse.La ministre du Travail s’est félicitée de l’augmentation de ce taux chez les 55-64 ans, qui a atteint 61,5% (à +0,5 point sur le trimestre), tout en soulignant l’écart persistant avec l’Allemagne.Selon l’Insee, le taux d’emploi atteignait outre-Rhin 77,2% en 2022 chez les 15-64 ans et 73,6% chez les 55-64 ans.”Il faut poursuivre résolument l’accompagnement des demandeurs d’emploi vers l’emploi, c’est tout ce qu’on a fait, tout ce qu’on est en train de faire maintenant avec les bénéficiaires du RSA”, a déclaré Mme Panosyan-Bouvet.L’Insee a pour sa part examiné les effets de l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA à France Travail depuis le 1er janvier et a calculé qu’il a pour l’instant été “négligeable sur l’évolution des trois indicateurs de l’ensemble de la population (taux de chômage, d’emploi et d’activité)”. 

Umerov: ‘Wonder’ dealmaker from Crimea leading Ukraine peace talks

Rustem Umerov, who heads Ukraine’s delegation at peace talks with Russia on Friday, is a skilled and pragmatic negotiator, hailed by his colleagues as a worker of diplomatic “wonders”.The 43-year-old former businessman became defence minister in 2023, a year and half into Russia’s invasion, and has spearheaded some of Kyiv’s most sensitive wartime diplomacy — …

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Ressortissants détenus: la France dépose plainte contre l’Iran devant la CIJ, annonce Barrot

La France dépose plainte vendredi contre l’Iran devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour “violation de son obligation de donner droit à la protection consulaire” concernant ses deux ressortissants français encore détenus dans ce pays, a annoncé le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot.Cécile Kohler et Jacques Paris “sont retenus otages depuis trois ans en Iran, détenus dans des conditions indignes qui sont assimilables à de la torture et qui sont privés de ce qu’on appelle les visites consulaires”, a dénoncé M. Barrot sur la chaîne de télévision France 2.Le ministre des Affaires étrangères français avait déjà indiqué début avril que Paris s’apprêtait à saisir la CIJ faute d’avancée. Cette annonce avait été saluée comme un “tournant majeur” par la soeur de Cécile Kohler.La plainte devant la CIJ intervient alors que des négociateurs iraniens rencontrent vendredi en Turquie retrouvent leurs homologues du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne pour des pourparlers sur le nucléaire iranien.Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, que Paris qualifie d'”otages d’Etat”, ont été arrêtés en mai 2022 pour “espionnage” et sont emprisonnés depuis dans des conditions extrêmement dures, à l’isolement, dans la prison d’Evine de Téhéran.Ils sont officiellement les deux derniers Français détenus en Iran. Olivier Grondeau, qui était détenu depuis octobre 2022, a été libéré en mars.Une vingtaine d’Occidentaux sont détenus en Iran, le pays étant accusé par les chancelleries européennes et des ONG de pratiquer une “diplomatie des otages”.

Au procès Le Scouarnec, le “tabou dans le tabou” du viol des garçons

“J’avais tout pris sur moi, tout intériorisé”. Pendant des années, Nicolas Gourlet, n’a pas dit un mot de son agression à l’âge de 13 ans, par le chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, s’enfonçant dans la colère et le mal-être.”J’avais honte… Honte de m’être fait agresser”, confie l’homme de 31 ans, qui a tenu à témoigner publiquement lors de son audition devant la cour criminelle du Morbihan.Nicolas refusait d’apparaître dans les médias au début du procès avant de se résoudre à en devenir un des “visages” masculins, inspiré par le procès des viols de Mazan.”Il y a vraiment un côté libération de la parole, raconte Nicolas, une fois qu’on se résout à aborder le sujet, on entend +ah, moi aussi j’ai vécu ça+… mais personne n’en avait parlé.”Gabriel Trouvé, 34 ans, autre partie civile, a quant à lui renoncé au huis clos, qu’il estimait au départ “plus sécurisant”, et devait lui éviter “d’être réduit à ce statut de victime”. C’est en voyant les autres témoigner qu’il change d’avis.”Je me suis dit que je devrais être là, m’associer à toutes ces personnes qui ont le courage de venir avec ce qu’elles sont, ce qu’elles vivent, et de le déposer à la barre”, confie-t-il, dans l’espoir “qu’il y aura quelqu’un, quelque part, qui va se reconnaître dans ce qui est dit et qui va parler, à son tour”. Sur les 299 victimes du chirurgien, pour la plupart mineures au moment des faits, plus de la moitié sont des garçons.En France, ils représenteraient 5 à 6,5% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance, selon les sources, des chiffres probablement très sous-estimés : car plus encore que les filles, ceux-ci tendraient à taire les sévices qu’ils ont vécus.- “fort mais sensible” -Agressé par Le Scouarnec à 5 ans lors d’un passage à l’hôpital de Vannes, Gabriel résume le poids de ce silence : “le tabou dans le tabou”.”On pense tout de suite aux femmes quand on parle de viol car elles sont plus souvent victimes et sont souvent sexualisées”, estime le jeune homme de 34 ans, qui a longtemps travaillé dans la formation pédagogique, “alors qu’à l’inverse il y a cet imaginaire collectif de l’homme puissant, à qui il n’arrive rien, qui subvient aux besoins de sa famille…”Pour Joanna Smith, psychothérapeute spécialisée dans la prise en charge des traumatismes complexes, “le viol, l’agression est particulièrement taboue chez les garçons et les hommes (…) car ils sont confrontés à des stéréotypes qui les empêchent de dévoiler ce qu’ils ont subi.”Cette crainte “d’être perçu comme quelqu’un qui n’est pas à la hauteur, qui n’a pas su se défendre” s’ajoute à une éducation qui “n’aide pas les hommes à se connecter à leur détresse”, ou à verbaliser leur souffrance, ajoute-t-elle.Il n’existe pas, en France, de structures spécifiquement dédiées à la prise en charge des hommes victimes de sévices sexuels comme il en existe par exemple depuis quelques années au Québec, où le sujet a bénéficié plus tôt d’une prise de conscience.” Il y a une vraie difficulté en termes d’offres de soins et de réseaux de soutien, d’aide aux victimes”, estime la psychothérapeute: “Un certain nombre d’associations font ce qu’elles peuvent, mais ne proposent pas par exemple de groupes de parole spécifiques” aux victimes masculines.Malgré des parcours de vie irrémédiablement marqués par l’affaire Le Scouarnec, les deux jeunes hommes gardent espoir que leur récit contribue à changer le regard porté sur les victimes masculines de violences sexuelles.Des témoignages pour montrer “qu’on n’est pas seulement ce qui nous est arrivé”, résume Gabriel, “qu’on peut être un homme fort mais sensible, qui sait bien communiquer et exprimer ses émotions.”