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Ain: le suicide d’une voisine à l’origine de l’explosion qui a coûté la vie à deux enfants

L’explosion qui a provoqué la mort lundi de deux enfants de 3 et 5 ans dans un immeuble résidentiel de Trévoux, dans l’Ain, a été provoquée par une femme qui s’est suicidée en ouvrant le gaz dans un appartement voisin.Le corps de cette femme a été découvert dans les décombres 24 heures après la déflagration, qui a entièrement détruit son appartement et en partie celui d’une famille voisine, tuant les deux garçons et blessant leur grand-frère de 18 ans, leur mère et son mari.Ce n’est qu’après la découverte mardi soir du corps d’une “femme majeure décédée”, que l’enquête a permis de conclure qu’elle avait “volontairement mis fin à ses jours en ouvrant le gaz dans son domicile”, a expliqué la procureure de Bourg-en-Bresse, Karine Malara, dans un communiqué.Les familles des défunts ont été reçues mercredi après-midi par une association d’aide aux victimes et la gendarmerie, chargée par le parquet de l’enquête en recherche des causes de la mort, a précisé Mme Malara. Une cellule de soutien a été mise en place par la préfecture de l’Ain, le parquet et la mairie, pour apporter “une aide notamment psychologique, juridique ou matérielle” à toutes les victimes, a-t-elle ajouté.- Fouilles à la pelleteuse -L’explosion, extrêmement puissante, avait été entendue à des kilomètres à la ronde lundi vers 17H30. Elle avait en partie détruit l’immeuble résidentiel, rendant inhabitables ses appartements, et endommagé ou brisé les vitres de bâtiments du voisinage, notamment deux établissements scolaires et sept maisons individuelles, selon les secours.Treize personnes avaient dû être hospitalisées en urgence relative et 53 autres prises en charge pour des blessures légères ou en cellule psychologique.Les secouristes avaient pu rapidement localiser les garçonnets Mathieu, 3 ans, et Thomas, 5 ans, guidés par des messages envoyés par leur grand frère Mael, coincé lui aussi sous les décombres, selon les témoignages de voisins. Les pompiers n’avaient cependant pas réussi à réanimer les deux petits frères.Mael, sa mère, employée d’une cantine de la ville, et son mari avaient été transportés à l’hôpital et en sont ressortis mardi matin.Dès lundi soir, la préfecture avait annoncé qu’une femme était portée manquante, information confirmée le lendemain sur place par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, précisant qu’il s’agissait “probablement d’une occupante d’un des logements”.Le corps de cette femme a été découvert mardi soir vers 20H00 après des fouilles à la pelleteuse.L’immeuble détruit comptait 20 logements, dont 19 occupés par quelque 70 habitants, hébergés provisoirement dans des hôtels, un camping ou chez des proches, selon la mairie. “Le périmètre va être gelé pendant le temps nécessaire aux constatations”, avait dit mardi M. Nuñez.

Une gloire autoproclamée du surf condamnée à 15 ans de réclusion pour des viols et tortures

Karim Braire, une gloire autoproclamée du surf, a été condamné mercredi à Pau à 15 ans de réclusion criminelle, dont 10 ans de période de sûreté, pour des viols, tortures et actes de barbarie sur son ex-épouse, et des violences sur ses enfants.Les juges de la cour criminelle des Pyrénées-Atlantiques ont également assorti sa peine d’une injonction de soins pendant sept ans et d’un retrait total de l’autorité parentale sur ses enfants.L’avocat général, jugeant l’homme de 44 ans “éminemment dangereux”, avait requis une peine de 18 années de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 12 ans. L’ex-femme du mis en cause, âgée de 42 ans, a décrit à l’audience, ouverte lundi, des rapports sexuels imposés et une “emprise totale” de son conjoint sur elle et leurs enfants, qu’il a aussi violentés.Elle a raconté un épisode “ultime” de violences survenu fin 2022 au Maroc, avant qu’elle ne prenne la fuite par “instinct de survie”, après 14 ans de vie de couple. Séquestrée durant une semaine dans le sous-sol de la maison familiale, battue chaque nuit à coups de câble électrique, elle s’était alors “vue mourir”. M. Braire a contesté, ne reconnaissant qu’une seule “soirée” de violences, au motif qu’elle lui aurait avoué un prétendu adultère.”Ce n’est pas dans les victimes qu’il faut aller chercher le mensonge”, avait lancé l’avocat général à l’accusé, revenant sur son passé romancé de surfeur de l’extrême, signature d’un “menteur pathologique”.- “Regard biaisé” -En défense, Me Niels Capeyron avait fustigé cette image de “mythomane”, venue selon lui “polluer” le dossier en posant un “regard biaisé” sur son client. Si celui-ci reconnaît des violences conjugales et un mécanisme “évident” d’emprise, à en croire son conseil, “les sévices ne sont pas ceux qu’on vous présente”.”On a voulu s’assurer que Karim Braire reste longtemps en prison et il a fallu créer cette image de pervers sexuel”, avait lancé l’avocat en demandant la requalification des faits de tortures et actes de barbarie en violences avec arme. “On a le sentiment d’avoir été entendus et qu’une forme d’équilibre a été ramené dans ce dossier”, a-t-il réagi après la condamnation, sans se prononcer sur un éventuel appel.Pour l’accusation au contraire, cette personnalité “mythomane” et “violente”, dans la “négation de l’humanité de l’autre”, éclaire les faits dénoncés par l’ex-épouse, étayés par les témoignages d’anciennes compagnes esquissant “un schéma”, voire un “mode opératoire” de Karim Braire. Deux d’entre elles ont évoqué des “baffes”, des mots dégradants mais aussi des rapports sexuels imposés, voire “violents et douloureux”.L’accusé, visiblement agacé, a répondu être la cible d’accusations “mensongères” après une “concertation” entre ses accusatrices, alors que son ex-femme confiait ses craintes à la cour: “La prochaine, il va la tuer”.- Des enfants “cabossés” -Pour les experts psychiatre et psychologue, le “narcissisme” de Karim Braire empêche toute “remise en question” et le fait “exploser de colère” lorsque ses proches s’opposent à son “contrôle coercitif”. L’ex-épouse a relaté de longues années de dénigrement “insidieux” et d’insultes, un travail de sape qui lui donnait la sensation “de ne plus être elle-même”.”Je me sens vidée, mais soulagée et libérée. J’espère maintenant pouvoir me reconstruire”, a-t-elle glissé à la presse après l’annonce de la décision.L’accusé a reconnu des violences sur ses enfants, “pour des bêtises” ou “le quotidien de l’éducation”, alors que sa fille de 15 ans a évoqué sa “peur constante” des coups qui tombaient sur elle ou son petit frère pour le moindre incident.Des enfants “cabossés”, qui ont subi les violences de leur père et assisté à son “déferlement de haine” sur leur mère, a plaidé leur avocate, Me Maialen Cazeau.Karim Braire avait eu un certain écho médiatique en 2017 en publiant un livre, “Zarma Sunset”, qui raconte son parcours de gamin de la banlieue d’Orléans parvenu à surfer les plus grosses vagues de la planète. Une “supercherie”, selon les spécialistes de la discipline.

Toulouse: un ex-policier condamné à 12 ans de réclusion pour viols

Un ex-policier a été condamné mercredi à Toulouse à 12 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Haute-Garonne pour avoir violé trois femmes alors qu’elles étaient venues déposer plainte dans son commissariat en 2017 et 2018.Le condamné de 55 ans a nié tout au long de la procédure et du procès, assurant que les relations sexuelles étaient consenties. Il devra effectuer cinq ans de suivi socio-judiciaire et a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.Outre les viols, il a également été condamné pour avoir agressé sexuellement deux autres femmes.Il était déjà sous le coup d’une interdiction d’exercer mais s’est vu interdire à vie d’exercer les fonctions de policier.C’est l’audition de l’une des victimes dans une autre affaire qui lui a permis pour la première fois d’évoquer les faits, a expliqué à l’AFP Julien Aubry, avocat d’une partie civile.L’IGPN (inspection générale de la police nationale), ainsi saisie, a pu identifier les quatre autres victimes, trentenaires au moment des faits.Sa condamnation “est une première étape sur le chemin d’une éventuelle guérison, même si en toute franchise, je ne pense pas que ma cliente se remettra jamais de ce qu’elle a vécu”, a confié Aymeric Martin-Cazenave, qui représentait une des victimes de viol.”Ce sont des femmes qui ont perdu à jamais confiance dans l’institution policière, confiance dans la personne qui porte un uniforme”, a-t-il poursuivi.Dans la plupart des cas examinés pendant quatre jours par la cour criminelle départementale de Haute-Garonne, l’ex-policier a enlacé les femmes venues porter plainte, semblant vouloir les réconforter, avant de les agresser sexuelle0ment ou de leur imposer une relation sexuelle.”Ma cliente attendait que cette décision, en posant les rôles de chacun et en posant son rôle de victime, lui permette d’enlever ce sentiment de honte, de culpabilité, de peur de ne pas être crue parce qu’il s’agissait d’un fonctionnaire de police”, a déclaré Me Aubry à propos de sa cliente victime d’une agression sexuelle.L’ex-policier, qui n’avait effectué que 20 jours de détention provisoire après sa mise en examen en 2019, a été écroué après sa condamnation.Contactés par l’AFP, les avocats de la défense n’avaient pas répondu dans l’immédiat. 

Budget de l’Etat: Lecornu invite députés et sénateurs à se “parler davantage”

Sébastien Lecornu a invité les députés et les sénateurs qui se réuniront à partir de vendredi pour s’accorder sur le budget de l’Etat à se “parler davantage”, en évoquant une “désynchronisation très importante” entre l’Assemblée nationale et le Sénat.Pour avoir un budget avant le 31 décembre, “il va falloir plus de clarté” et il “va falloir aussi que les gens se parlent davantage”, a affirmé devant le Sénat le Premier ministre, qui s’est dit “frappé de voir à quel point nous en sommes à 48 heures” de la commission mixte paritaire (CMP), qui réunira sept députés et sept sénateurs à partir de vendredi, pour tenter de trouver un terrain d’entente sur le projet de loi de finances pour 2026.”Ca fait plusieurs jours que je demande à toutes les formations politiques qu’une commission mixte paritaire à blanc ait lieu pour permettre de commencer à faire ce travail”, et elle n’a toujours pas pu se tenir, a ajouté le chef du gouvernement, qui a renoncé à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, permettant de faire passer un texte sans vote.M. Lecornu a renvoyé les parlementaires à leur responsabilité et expliqué qu’il cherchait “à éviter le désordre” et à faire en sorte que les “services publics fonctionnent” alors que “le monde économique est inquiet” et que des élections municipales doivent se tenir en mars.- “Se plier en six” -En Conseil des ministres dans la matinée, il a demandé à son gouvernement “de se plier en six pour faciliter les convergences” entre députés et sénateurs qui ont encore “des approches très éloignées” sur le budget de l’Etat, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Le Conseil des ministres n’a pas évoqué l’hypothèse d’une “loi spéciale”, permettant à l’Etat de fonctionner sans budget voté après le 31 décembre, car “notre objectif reste de permettre à l’Assemblée nationale et au Sénat de converger” en CMP, a-t-elle ajouté lors de son point de presse à l’issue du Conseil des ministres.Elle a rappelé que le gouvernement ne siégeait pas au sein de la CMP et ne pouvait pas “servir d’intermédiaire” entre des groupes politiques qui doivent se parler “directement”.Sur le fond, “le Sénat ne peut pas faire comme si l’Assemblée n’existait pas”, a-t-elle répété à l’intention de la droite sénatoriale, majoritaire dans la chambre haute, peu encline à des concessions vers le Parti socialiste.Pour autant, “la fiscalité ne peut pas être la première des réponses à une réduction du déficit”, a-t-elle lancé à l’égard des socialistes qui réclament 10 milliards d’euros de recettes supplémentaires par rapport à la copie initiale comme condition d’une éventuelle abstention.Un déficit en 2026 à 5,3% du PIB, comme adopté par le Sénat qui a coupé dans les hausses de fiscalité en première lecture, “est inacceptable”, a-t-elle répété, rappelant que le gouvernement visait un déficit “inférieur à 5%”.”Il reste donc 48 heures pour qu’un dialogue sincère et sérieux puisse se nouer” avant le début de la CMP vendredi, a-t-elle conclu. 

Dermatose bovine: face à la mobilisation agricole qui enfle, le gouvernement appelle à “la responsabilité” et à “l’apaisement”

Une semaine après le début de la mobilisation contre la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le gouvernement a appelé les agriculteurs à “la responsabilité” et à “l’apaisement” alors que certains d’entre eux se trouvent à Bruxelles pour protester contre les abattages et le traité de libre-échange UE-Mercosur.”Des interdictions ont été contournées par un certain nombre d’acteurs et donc il ne s’agit pas de montrer les uns ou les autres du doigt, mais enfin, il faut quand même appeler tout le monde à la responsabilité”, a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu lors des questions au gouvernement au Sénat.Soulignant aussi qu’il faut “faire confiance à la science”, il a jugé “inacceptables” les menaces subies par les vétérinaires, qui procèdent aux abattages des cheptels lorsqu’un cas de dermatose bovine est détecté.Un peu plus tôt, la ministre de l’Agriculture Genevard a appelé à “l’apaisement à l’approche de Noël”, alors que les agriculteurs ont dit leur intention de continuer de manifester et bloquer des axes routiers au-delà des fêtes “s’il le faut”.La mobilisation partie il y a une semaine d’une ferme ariégeoise a encore enflé mercredi avec le blocage d’un nouvel axe majeur dans le Sud-Ouest.Le ministère de l’Intérieur avait relevé mardi 75 actions sur le territoire, contre 45 la veille et 27 dimancheDans l’Aude, plusieurs dizaines d’agriculteurs se sont rejoints à bord d’une soixantaine de tracteurs à hauteur de Carcassonne sur l’autoroute A61, après avoir convergé depuis Narbonne et Castelnaudary sous escorte de gendarmerie. Vers 13H, ils ont bloqué cet axe reliant Toulouse à la Méditerranée et à l’Espagne, a constaté une équipe de l’AFP.Equipés de drapeaux de la Coordination rurale, de la Confédération paysanne et des Jeunes agriculteurs, les engins agricoles empêchent toute circulation dans les deux sens. Les agriculteurs ont également lancé des actions devant des bâtiments de l’Etat, promettant de bloquer l’autoroute “pour plusieurs jours si on peut”, a annoncé Alexandre Garcia, membre des JA de l’Aude.”Tant qu’on n’a pas une réponse de l’État, une réponse concrète, on ne bougera pas”, a poursuivi Alexandre Garcia, avant qu’un manifestant ne scande “stop à l’abattage et non au Mercosur”.L’A61 était déjà bloquée dans un sens depuis mardi par les JA au niveau de Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne), où ils empêchent également, au même endroit, la circulation des trains entre Toulouse et Narbonne. – “Avec souplesse et tact” -Une centaine d’agriculteurs se sont également rassemblés mercredi devant le siège du Parlement européen à Strasbourg pour protester contre les abattages et le traité de libre-échange UE-Mercosur dont l’adoption est prévue samedi. “Imaginez-vous l’état d’esprit de ces gens-là, à qui on a abattu le troupeau, fruit de générations de sélection”, a déclaré le président de la Coordination rurale du Bas-Rhin, Paul Fritsch.Sur le Mercosur, le gouvernement a redit son opposition: si la Commission européenne “souhaite passer en force en cette fin de semaine” pour signer le traité commercial entre l’Union européenne et des pays du Mercosur “et aller au vote, la France votera contre” cet accord, a mis en garde le Premier ministre Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale.Depuis l’apparition de la maladie en juin en Savoie, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination dans la zone concernée et la restriction de mouvements des bovins.Mais l’annonce d’Annie Genevard mardi que 750.000 bovins seraient vaccinés “dans les semaines qui viennent” dans le Sud-Ouest n’a pas convaincu.”J’ai demandé aux préfets de gérer ce mouvement avec souplesse et tact. On encadre et on évite les dégradations”, a souligné le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur France Info.Mardi, Annie Genevard a annoncé une extension de la zone vaccinale, qui concernait jusqu’ici huit départements du Sud-Ouest, à l’Hérault et au Tarn. Elle a également promis la création d’un fonds de soutien de plus de 10 millions d’euros destiné aux petits éleveurs.Au total, 114 foyers de DNC ont été recensés en France depuis juin, dont 26 en Occitanie. Plus de 3.300 bêtes ont été euthanasiées sur un cheptel de quelque 16 millions de bovins.bur-kal-mdz-bdu-nal/uh/nth

Dermatose: dans le Sud-Ouest, “mobilisation générale” pour “accélérer” la vaccination

La campagne de vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) va prendre une “accélération majeure” dans le Sud-Ouest grâce à la “mobilisation générale” des vétérinaires, ont promis mercredi les autorités, sans convaincre les agriculteurs protestataires.Le gouvernement a annoncé pour ces prochaines semaines un objectif de 750.000 bovins à vacciner dans dix départements du quart Sud-Ouest du pays.”Si nous voulons arriver au début du mois de février avec un début d’immunité collective, il nous faut agir rapidement”, a déclaré Jean-Marie Girier, préfet des Pyrénées-Atlantiques, dans une ferme du village béarnais de Riupeyrous où cette campagne de vaccination élargie a démarré mercredi après-midi.”C’est une course contre-la-montre. Une mobilisation générale des vétérinaires”, a estimé le représentant de l’État, promettant “des renforts de vétérinaires retraités, d’étudiants et des vétérinaires des armées” pour permettre “l’accélération majeure” annoncée par le gouvernement.Dans ce département, les 205.000 doses nécessaires à la vaccination de l’ensemble du cheptel bovin seront reçues “d’ici vendredi”, ont assuré les services de l’État.Mais ces promesses logistiques peinent à convaincre les agriculteurs qui protestent contre la stratégie – maintenue – d’abattage systématique des troupeaux dès la détection d’un cas de DNC.”Si la France avait les doses nécessaires, en l’occurrence une dizaine de millions de doses pour vacciner l’ensemble du troupeau national, on n’en serait pas à devoir abattre des troupeaux entiers”, a estimé sur la radio Ici Poitou Stéphane Pelletier, vice-président de la Coordination Rurale (CR) dans la Vienne.Pour Olivier de Ginestet, membre de la CR des Landes présent mercredi matin sur un rond-point occupé depuis plusieurs jours par des agriculteurs à Mont-de-Marsan, “la vaccination, c’est le seul parapluie qui protège, ça permet de vivre avec le virus”.”L’abattage systématique des bêtes, c’est une illusion totale, ça ne marche pas. On l’a bien vu pour le canard, on a abattu des canards et le virus (de la grippe aviaire, NDLR) est toujours là”, estime cet éleveur de volailles.Selon le ministère de l’Agriculture, un stock de 500.000 vaccins est en cours d’acheminement vers le Sud-Ouest et une commande de 400.000 doses, effectuée la semaine dernière auprès des Pays-Bas, sera livrée prochainement.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Polluants éternels: le TFA sera aussi contrôlé dans l’eau du robinet, selon Rist

La liste des PFAS – les “polluants éternels” – qui seront contrôlés en France à partir du 1er janvier dans l’eau du robinet sera étendue notamment au TFA, compte tenu de l’omniprésence de ce composé chimique, a annoncé mercredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist.Cette décision s’appuie sur de récentes recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).”Au regard des résultats de l’Anses, j’ai décidé d’ajouter le TFA ainsi que le 6:2 FTSA au décret à paraître. Celui-ci mettra à jour la liste des PFAS recherchés dans l’eau potable” dans le cadre des contrôles sanitaires, a notamment répondu la ministre au député Cyrille Isaac-Sibille (Les Démocrates), lors des questions au gouvernement.L’Anses, qui a formulé en octobre des recommandations pour mieux contrôler les PFAS, a notamment prôné d’étendre la liste de 20 PFAS qui seront contrôlés dans l’eau du robinet à partir du 1er janvier 2026, avec l’ajout de cinq PFAS supplémentaires, dont l’acide trifluoroacétique ou TFA.Les PFAS, utilisés par l’industrie dans de nombreux objets pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, sont extrêmement persistants dans l’environnement et ont pour certains des effets délétères sur la santé.La toxicité du TFA, utilisé dans les gaz réfrigérants, la productions de produits phytosanitaires ou pharmaceutiques (antidiabétiques, antiviraux, anti-VIH, thérapies anticancéreuses…) et non réglementé jusqu’ici, est en cours d’évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).L’un des PFAS les plus petits et les plus mobiles, il suscite des inquiétudes pour son caractère reprotoxique. Il n’est pas considéré comme le plus toxique des PFAS, mais son omniprésence et les fortes concentrations relevées lors des contrôles inquiètent les scientifiques.Disant mener “une action coordonnée” avec sa collègue de l’Écologie, la ministre de la Santé a précisé que “s’agissant du TFA (…) nous avons effectivement retenu transitoirement la valeur sanitaire indicative allemande de 60 microgrammes par litre dans l’attente des travaux européens, avec un objectif plus protecteur à dix microgrammes par litre”.”Le TFA fait actuellement l’objet d’une expertise européenne (…), dont les conclusions sont attendues le 31 juillet 2026″, a ainsi souligné Mme Rist. “La France s’alignera sur les standards les plus exigeants et est pleinement engagée dans les travaux susceptibles de faire évoluer la directive sur l’eau potable”, a-t-elle aussi affirmé.”Ce seuil de 60 microgrammes est assez élevé, vous le baissez à dix microgrammes, bravo. Et j’espère que les agences européennes et nos agences puissent donner des solutions”, a ensuite réagi l’élu du Rhône. 

La députée RN Marie-France Lorho et le maire d’Orange Yann Bompard jugés pour emploi présumé fictif

La député RN du Vaucluse Marie-France Lorho a tenté de défendre mercredi devant le tribunal judiciaire de Marseille la réalité du travail de son ancien assitant parlementaire Yann Bompard, aujourd’hui maire d’Orange, malgré des écoutes qui fragilisent sa position.Elu maire en novembre 2021 après la condamnation de son père Jacques pour prise illégale d’intérêt, Yann Bompard est poursuivi pour recel de détournement de fonds publics au préjudice de l’Assemblée nationale, à hauteur de 43.000 euros, soit son salaire net sur la période de novembre 2021 à février 2023. Le montant du préjudice pour l’Assemblée, partie civile, serait de 75.000 euros.Il est soupçonné d’avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire de Mme Lorho, élue députée en 2017, d’abord sous l’étiquette Ligue du Sud, micro-parti d’extrême droite créé par Jacques Bompard. Elle est réélue en 2022, puis en 2024 après la dissolution, cette fois sous l’étiquette RN.Les faits reprochés portent sur la période où M. Bompard prend l’écharpe de maire.Poursuivie, pour détournement de fonds publics, mais aussi pour subornation de témoin, Mme Lorho a assuré à la barre que M. Bompard “a fait des articles” sur sa page Facebook, a “fait des discours, écrit des courriers aux administrés” et a contribué au travail “de veille médiatique”. Sans parler de “tout le relationnel” qu’il assurait pour son compte à Orange.Adversaire déclaré aujourd’hui de son ancien collaborateur au prochaines municipales de mars dans cette ville de 30.000 habitants, où elle sera numéro 2 de la liste RN, Mme Lorho a bien reconnu que “ses deux premières années ont été plus productives que les deux dernières”, lorsqu’il est devenu maire. Au point de ne pas lui accorder de prime, à la différence de ses trois autres collaborateurs.Les législatives de 2022 viennent ensuite tendre un peu plus leur relation, car Mme Lorho comprend qu’elle n’aura pas le soutien de Bompard père et envisage de se séparer du fils: “ça devenait impossible politiquement”.Après l’avoir passé à mi-temps, une rupture conventionnelle est finalement signée en février 2023. “J’aurais dû être plus insistante, mais ma tête était à la législative”.Des écoutes accablantes du 5 septembre 2023 produites à l’audience montrent néanmoins comment Mme Lorho, qui a reconnu à plusieurs reprises ête “redevable” à Bompard père, a tenté de couvrir Yann Bompard, incitant un autre collaborateur parlementaire à “mentir”, tout en lui affirmant, “et moi aussi je vais mentir”. 

Plan d’action sur la vie affective des personnes handicapées “début 2026”

Le gouvernement a annoncé mercredi la présentation “début 2026” d’un plan visant à permettre aux personnes en situation de handicap de pouvoir avoir une vie affective et sexuelle et à lutter contre les violences sexuelles dont elles sont victimes. Ce plan sera notamment “nourri” de la proposition de feuille de route d’un groupe de travail mis en place sur cette question et qui a remis ses conclusions mercredi au gouvernement, a indiqué la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées Charlotte Parmentier-Lecocq. Il s’agit de “promouvoir le respect de la vie intime, affective et sexuelle” et d'”assurer un égal accès à la santé sexuelle, reproductive et à la vie affective des personnes en situation de handicap”, a-t-elle détaillé sur son compte X. Parmi les autres axes de la feuille de route, figurent la prévention et le repérage des violences et la garantie “d’un accompagnement adapté aux personnes en situation de handicap, qu’elles soient victimes ou auteurs de ces violences”.Il s’agit également de “faire évoluer les pratiques professionnelles et institutionnelles pour permettre l’intimité, la vie affective et sexuelle et lutter contre les violences sexuelles”, a-t-elle ajouté. Dans une note publiée début 2025, la Haute autorité de santé (HAS) a fait état “d’importantes difficultés” s’agissant de l’accompagnement de la vie intime, active et sexuelle (VIAS) des personnes en situation de handicap.Elle a notamment pointé le fait que cette dimension est “souvent niée, perçue comme inexistante” ou menant “à des conséquences non souhaitables (grossesses inopinées, violences sexistes et sexuelles, infections sexuellement transmissibles (IST), maltraitances, etc).”Avoir une vie comme tout le monde, c’est aussi avoir une vie affective, amoureuse, intime, et sexuelle”, avait déclaré de son côté Emmanuel Macron en avril 2023. “Ce n’est pas un tabou, c’est un enjeu de bien-être, de santé”, avait ajouté le chef de l’Etat, promettant alors la finalisation d’un plan d’action sur ce sujet d’ici l’été de la même année.Objet de débat depuis des décennies, la question de l’assistance sexuelle des personnes en situation de handicap n’a toujours pas été tranchée. En 2023, le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) avait plaidé pour son autorisation à titre dérogatoire et expérimental, un appel resté jusqu’à présent lettre morte.