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Irak: les réserves d’eau au plus bas depuis 80 ans, selon le gouvernement

Les réserves d’eau d’Irak sont au plus bas depuis 80 ans, en raison d’une médiocre saison des pluies et d’une chute du débit des mythiques fleuves Tigre et Euphrate, a indiqué dimanche à l’AFP le ministère des Ressources hydriques.La pénurie d’eau, pire qu’en 2024, va contraindre les autorités à limiter la superficie des champs cultivés cet été, a détaillé pour l’AFP le porte-parole du ministère, Khaled Chamal.Frappé de plein fouet par le changement climatique, l’Irak souffre de températures en hausse et d’épisodes de sécheresse qui s’enchaînent depuis au moins cinq ans. Mais Bagdad fustige aussi régulièrement les barrages construits en amont chez ses voisins turcs et iraniens, qui réduisent drastiquement le niveau des deux grands fleuves traversant l’Irak.”Actuellement l’Irak reçoit moins de 40% des quantités d’eau qui devraient lui parvenir, c’est très clair, on peut le voir avec les débits du Tigre et de l’Euphrate”, affirme M. Chamal. “L’année dernière nos réserves stratégiques (en eau) étaient meilleures, le double de ce que nous avons actuellement”, souligne-t-il. “En début de saison estivale nous devrions avoir pas moins de 18 milliards de mètres cubes, maintenant nous en sommes à environ 10 milliards”. “En 80 ans nous n’avons jamais eu de réserves aussi basses”, reconnaît ce responsable, mettant en cause des pluies hivernales moins importantes cette année.Comme la sécheresse nécessite d’arbitrer les usages pour garantir de l’eau potable à 46 millions d’Irakiens, les autorités ont dû réduire ces dernières années les surfaces agricoles cultivées.Cet été le pays disposera des quantités nécessaires pour garantir l’eau potable. Mais les autorités seront contraintes de réduire encore un peu plus les cultures. Selon M. Chamal, le plan agricole estival prévoit l’irrigation de “plus de 1,5 million de donums”, une unité de mesure utilisée en Irak, soit l’équivalent de 375.000 hectares. A l’été 2024, les agriculteurs avaient pu irriguer environ 2,5 millions de donums de champs de maïs, vergers et rizières, selon le site du ministère.Pour se dédouaner, la Turquie appelle régulièrement l’Irak à une meilleure gestion de son eau, pointant du doigt le gaspillage provoqué par les méthodes d’irrigation traditionnelles.Bagdad a signé en 2024 avec Ankara un “accord-cadre sur la question de l’eau”, prévoyant notamment des projets conjoints pour une meilleure gestion de la ressource.

Sur les friches industrielles, faire grandir la ville sans rogner les champs

Des skateurs qui s’entraînent, des habitants qui sirotent un café au milieu d’enfants joueurs: la vie a repris à Fives Cail, ancienne usine monumentale au coeur d’un quartier populaire de Lille, emblématique de la reconversion des friches du Nord.Parfois abandonnés depuis des décennies, ces anciens sites industriels attirent de nouveau les municipalités, car ils permettent de densifier la ville sans empiéter sur les terres agricoles.Fermée en 1998, l’ancienne usine de Fives Cail Babcock (FCB) en impose toujours avec ses façades de briques rouges, ses toits en dents de scie, ses verrières métalliques et sa cheminée de 45 mètres.Des locomotives, des wagons et de grands ouvrages, comme les ascenseurs de la tour Eiffel, ont été autrefois assemblés dans ces halles baignées de lumière.Mobilier moderne et nouveaux usages ont investi les lieux depuis 2021 sans effacer ce riche passé industriel: lycée hôtelier, “food court”, brasserie artisanale, ferme urbaine… Bientôt suivront les ateliers de fabrication des gaufres Méert et une piscine.A terme, 1.030 logements doivent aussi voir le jour sur ce site de 25 hectares, dont un tiers de logements sociaux.Les collectivités du Nord misent sur ces terrains déjà artificialisés pour répondre à la pression foncière, dans un contexte où la loi “zéro artificialisation nette” (ZAN) impose une gestion plus sobre du foncier.”C’est une double exigence: préserver les sols naturels et densifier les villes existantes”, souligne la députée du Finistère Sandrine Le Feur, rapporteure d’une mission parlementaire sur le sujet. “On ne peut plus s’étendre indéfiniment au détriment des écosystèmes.”- 375.000 euros par hectare -La reconversion des friches permet “d’être plus sobre en foncier et de préserver les sols (…), dans un triple contexte de dérèglement climatique, d’effondrement de la biodiversité et de souveraineté alimentaire”, note le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema).Acquis par la Métropole européenne de Lille (Mel) en 2007, Fives Cail a fait l’objet d’un important chantier d’aménagement, dont le désamiantage. Coût total: 162 millions d’euros, financé essentiellement par la Mel et la mairie de Lille.Mais reconvertir une friche reste un défi, rappelle Catherine Bardy, directrice de l’Etablissement public foncier des Hauts-de-France. “Une friche ne peut pas répondre à un besoin immédiat.”Premier obstacle: l’acquisition du terrain, parfois complexe juridiquement. Ensuite, étude technique et historique du site, puis dépollution. Une remise en état coûte en moyenne 375.000 euros par hectare sans pollution, jusqu’à 800.000 avec contamination, selon le Cerema.Au-delà des aspects techniques et financiers, ces friches sont souvent devenues avec le temps des refuges pour la biodiversité. “Il faut les réinvestir en la respectant au maximum, voire la compenser si nécessaire”, souligne Mme Bardy.- “Verrues” -Dans les Hauts-de-France marqués par la désindustrialisation, plus de 3.000 sites ont été recensés par la plateforme nationale Cartofriches. Ces friches pourraient représenter dans la région “plus de dix ans d’artificialisation”, affirme la Chambre régionale des comptes.Longtemps considérées comme des “verrues du tissu urbain” elles sont désormais au coeur de la lutte contre son étalement, ajoute cette juridiction dans un rapport de 2023. Car ce sont souvent des terrains bien situés, dans des zones à fort besoin foncier.Pour Lille, ces réhabilitations ont aussi un objectif politique: “Garder les catégories populaires dans la ville, éviter qu’elles soient chassées à la périphérie”, résume Stanislas Dendievel, adjoint lillois à l’urbanisme. “A partir de la friche, on refait de la ville sur la ville, on reconstitue une offre d’habitat abordable en coeur de ville et des corridors de nature.”L’une des halles monumentales de Fives Cail, haute de 32 mètres, deviendra ainsi un exosquelette architectural marquant l’entrée d’un nouveau parc de cinq hectares.”Ça va plus vite de manger un peu plus les terrains agricoles et de construire un projet urbain sans âme, sans odeur, sans saveur, que vous pouvez transplanter n’importe où en France”, déplore Fabienne Duwez, directrice générale de Soreli, chargée du projet d’aménagement. Mais “on ne peut plus grignoter les terres agricoles. Toutes les collectivités doivent se saisir de cette question”, insiste-t-elle, à quelques pas des anciens rails de l’usine encore visibles au sol.

L’Oréal et le festival, un partenariat qui le vaut bien

Maquillage, coiffure, égéries, tapis rouge: derrière le glamour des marques partenaires du Festival de Cannes se cache un business bien rodé qui peut rapporter gros en termes d’image et de ventes comme pour L’Oréal Paris, partenaire depuis 28 ans.L’Oréal Paris s’affiche partout sur la Croisette, à commencer au Martinez où la marque occupe un étage entier. Y sont installées des salles où une trentaine de maquilleurs et une quinzaine de coiffeurs auront en 15 jours réalisé 2.000 “mises en beauté” dont celles des ambassadrices de la marque telles Viola Davis, Jane Fonda ou encore Elle Fanning. “On n’a pas encore les batteries pour sèche-cheveux… Tant pis, on fera des chignons”, s’amuse samedi un coiffeur alors que règne un calme inhabituel, la faute à la coupure d’électricité qui touche la région. Pour le joaillier Chopard, également partenaire du festival, “c’est le luxe, la palme d’or” mais “pour L’Oréal Paris qui est une marque de grand public, s’associer à Cannes, c’est lui donner cette image de luxe, alors qu’elle n’est pas une marque de luxe”, explique à l’AFP Julie El Gouzzi, auteure de “Manuel du luxe”. Le Festival de Cannes, “est très riche en termes d’image”, abonde Laurence Lim, dirigeante de l’agence Cherry Blossoms Intercultural Branding, “c’est le glamour associé à la culture que n’ont pas du tout le Met Gala, les Oscars, etc.”. “Une féministe peut aussi être belle !”, déclare Jane Fonda à l’AFP. “Je me sens très à l’aise à Cannes avec L’Oréal Paris. C’est une marque que je respecte vraiment. L’année prochaine cela fera 20 ans que je suis avec eux”, a-t-elle ditMais surtout, le Festival de Cannes, “pour toutes les marques qui sont présentes, c’est un moment pour créer du contenu pour les réseaux sociaux”, selon Julie El Ghouzzi. “Ces 15 dernières années ce qui a changé, c’est la digitalisation de notre métier”, confirme à l’AFP Delphine Viguier-Hovasse, la patronne de L’Oréal Paris. – 5 milliards de vues -“Cannes, c’est 5 milliards d’occasions de voir L’Oréal Paris sur les réseaux sociaux”, dit-elle. Si une dizaine de personnes gèrent les réseaux sociaux pendant le festival, le travail a aussi été fait en amont.”Au moment où Alia Bhatt (actrice indienne égérie de L’Oréal, NDLR) a posé le pied sur le tapis rouge, le look, le rouge à lèvres, le fond de teint, la laque” utilisés pour la maquiller, “étaient mis en ligne sur le site indien de vente Nykaa”, explique la patronne de la marque. Une stratégie payante puisque “sur la journée d’Alia Bhatt, on a une progression de 80% des ventes de maquillage en Inde sur Nykaa”, selon elle. L’actrice a plus de 86 millions d’abonnés sur Instagram. En termes de Media Impact Value (MIV), un indicateur de Launchmetrics, qui attribue une valeur monétaire réelle aux stratégies marketing, le joaillier Chopard arrivait en tête lors du festival de Cannes en 2024 avec 32,3 millions de dollars de MIV, suivi de L’Oréal Paris (28,7 millions de dollars) et de Dior (26,8 milions de dollars). “Le risque”, pour les marques, dont L’Oréal Paris, “c’est l’importance de la croissance de la fierté nationale” notamment dans des pays comme la Chine et l’Inde, selon Laurence Kim, or “les célébrités sous les feux de la rampe au Festival de Cannes sont surtout américaines”. Et gare au faux pas comme lors du Met Gala de New York cette année qui a été “énormément critiqué en Inde parce que les célébrités de Bollywood qui étaient présentes ont été ignorées”.”Ce qui est important ce n’est pas ce qui se passe à Cannes, c’est la résonance de l’événement”, selon Alexis Perakis-Valat, directeur général de la division produits grand public.Le groupe L’Oréal, “a fait 50% de croissance l’année dernière sur les pays émergents (Amérique Latine, Moyen-Orient, Inde…)”, rappelle-t-il. En 2024, L’Oréal Paris a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 7 milliards d’euros, en hausse de 9,2%. Le groupe L’Oréal a réalisé plus de 43 milliards d’euros de ventes.

Transport des malades: les taxis n’excluent pas de nouvelles actions d’ici mardi

Les chauffeurs de taxis ont décidé de prolonger leur mobilisation et n’excluent pas de nouvelles actions d’ici mardi, date du début du réexamen du projet de réforme de la tarification des transports de patients annoncé par le Premier ministre.”Attendant des mesures concrètes, les taxis ont décidé le prolongement de leur mobilisation. Déterminée, la profession maintient les pôles de mobilisation et poursuit l’organisation d’actions et d’opérations escargot”, a déclaré l’intersyndicale dans un communiqué diffusé dans la nuit de samedi à dimanche.A l’issue d’une rencontre avec les représentants des chauffeurs, François Bayrou a annoncé samedi soir le réexamen à partir de mardi de la convention qui prévoit une unification des tarifs pour le transport des malades, ainsi qu’un travail sur le respect des règles par les plateformes de VTC, deux revendications majeures des taxis.Dès samedi soir, certains, notamment parmi les taxis indépendants, avaient annoncé leur intention de rester dans la rue jusqu’à lundi, notamment Boulevard Raspail à Paris, près du ministère des Transports.”Les fédérations ont reçu un véritable accueil du Premier ministre. Il y a des choses qui vont être remises sur la table. Mais en attendant, les chauffeurs veulent maintenir la pression et se méfient. Ils attendent de voir le suivi des annonces”, a déclaré à l’AFP Dominique Buisson, de la Fédération nationale du taxi (FNDT).”Pour l’instant, il n’y a pas de blocage prévu ce dimanche à Roland-Garros ou ailleurs (gares, aéroports), mais cela peut changer. Ca se décide sur le terrain”, a-t-il ajouté.Les chauffeurs de taxis sont mobilisés depuis une semaine contre une convention qui va modifier leur rémunération pour le transport de malades. Le nouveau système entend reposer sur une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (un bond de 45% depuis 2019).Le réexamen prévu dans les prochaines semaines devra toutefois se faire “sans changer la date d’application” du texte et la cible en matière d’économies, a précisé François Bayrou.

La ministre de la Transition écologique redit son opposition aux néonicotinoïdes, dénonce l’obstruction parlementaire

La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré dimanche qu’elle n’était “pas favorable à la réintroduction” d’un insecticide néonicotinoïde en France, tout en dénonçant l’obstruction parlementaire contre un texte attendu lundi à l’Assemblée et qui permettrait ce retour.”Dans un pays qui a interdit les néonicotinoïdes, je trouve que c’est dommage de rouvrir cette possibilité, parce qu’on perd tout l’élan qu’on a fait d’investissement dans des alternatives. Et qu’on va se reposer la question dans quelques années parce qu’immanquablement une interdiction arrivera” au niveau européen, a déclaré la ministre à franceinfo.La proposition de loi portée par le sénateur LR Laurent Duplomb visant à “lever les contraintes” du métier d’agriculteur, prévoit notamment de réintroduire par dérogation l’acétamipride, un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018 mais autorisé ailleurs en Europe jusqu’en 2033.Cette disposition, réclamée par les producteurs de betteraves et de noisettes, est décriée par les apiculteurs et les défenseurs de l’environnement, et a profondément divisé les parlementaires. Le texte fera lundi l’objet d’une motion de rejet par ses partisans, qui espèrent ainsi contourner les quelque 3.500 amendements déposés, notamment par les écologistes et la gauche.Agnès Pannier-Runacher a dénoncé une tentative “inacceptable” de confisquer le débat parlementaire.”Par rapport au texte qui initialement prévoyait une réouverture sans limite de l’utilisation (de l’acétamipride, NDLR), le Sénat a verrouillé fortement cette utilisation, elle est sous fortes conditions. Et on peut encore progresser au niveau de l’Assemblée nationale. Donc vous voyez, moi ce que je trouve choquant, c’est justement que le débat politique ne se fasse pas”, a-t-elle déclaré.”Aujourd’hui, la question qui s’est posée, c’est quel est le niveau de risque que nous sommes d’accord pour accepter, et quelles sont les limites que nous apportons à l’utilisation d’un ensemble de produits qui nous permettent de produire notre nourriture en quantité et en qualité acceptable”, a-t-elle relevé.Soulignant que la France faisait “partie des pays qui sont les plus restrictifs en matière de phytosanitaires”, elle a souligné que “face aux ravageurs, face à un certain nombre de dangers qui menacent les cultures, on a besoin d’avoir une pharmacopée”, insistant d’une manière générale sur la question du “dosage”.

La ministre de la Transition écologique redit son opposition aux néonicotinoïdes, dénonce l’obstruction parlementaire

La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré dimanche qu’elle n’était “pas favorable à la réintroduction” d’un insecticide néonicotinoïde en France, tout en dénonçant l’obstruction parlementaire contre un texte attendu lundi à l’Assemblée et qui permettrait ce retour.”Dans un pays qui a interdit les néonicotinoïdes, je trouve que c’est dommage de rouvrir cette possibilité, parce qu’on perd tout l’élan qu’on a fait d’investissement dans des alternatives. Et qu’on va se reposer la question dans quelques années parce qu’immanquablement une interdiction arrivera” au niveau européen, a déclaré la ministre à franceinfo.La proposition de loi portée par le sénateur LR Laurent Duplomb visant à “lever les contraintes” du métier d’agriculteur, prévoit notamment de réintroduire par dérogation l’acétamipride, un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018 mais autorisé ailleurs en Europe jusqu’en 2033.Cette disposition, réclamée par les producteurs de betteraves et de noisettes, est décriée par les apiculteurs et les défenseurs de l’environnement, et a profondément divisé les parlementaires. Le texte fera lundi l’objet d’une motion de rejet par ses partisans, qui espèrent ainsi contourner les quelque 3.500 amendements déposés, notamment par les écologistes et la gauche.Agnès Pannier-Runacher a dénoncé une tentative “inacceptable” de confisquer le débat parlementaire.”Par rapport au texte qui initialement prévoyait une réouverture sans limite de l’utilisation (de l’acétamipride, NDLR), le Sénat a verrouillé fortement cette utilisation, elle est sous fortes conditions. Et on peut encore progresser au niveau de l’Assemblée nationale. Donc vous voyez, moi ce que je trouve choquant, c’est justement que le débat politique ne se fasse pas”, a-t-elle déclaré.”Aujourd’hui, la question qui s’est posée, c’est quel est le niveau de risque que nous sommes d’accord pour accepter, et quelles sont les limites que nous apportons à l’utilisation d’un ensemble de produits qui nous permettent de produire notre nourriture en quantité et en qualité acceptable”, a-t-elle relevé.Soulignant que la France faisait “partie des pays qui sont les plus restrictifs en matière de phytosanitaires”, elle a souligné que “face aux ravageurs, face à un certain nombre de dangers qui menacent les cultures, on a besoin d’avoir une pharmacopée”, insistant d’une manière générale sur la question du “dosage”.

Un porte-conteneurs transportant des “marchandises dangereuses” coule au large de l’Inde

Un porte-conteneurs battant pavillon libérien et transportant des “marchandises dangereuses” a coulé au large de l’Inde, ont annoncé dimanche les autorités indiennes, précisant que les 24 membres d’équipage avaient été secourus.Le MSC ELSA 3, un cargo de 184 m de long, qui reliait les ports de Vizhinjam à celui de Kochi, dans l’Etat de Kerala (sud de l’Inde), a lancé un appel de détresse samedi. Des avions de la marine indienne ont ensuite décollé et repéré deux radeaux de sauvetage, tandis que le porte-conteneurs gîtait à environ 70 km de Kochi.”Les 24 membres d’équipage à bord ont été secourus”, a déclaré le ministère indien de la Défense dans un communiqué publié dimanche. Les marins étaient originaires de Géorgie, de Russie, d’Ukraine et des Philippines.”Le navire a coulé avec 640 conteneurs, dont 13 contenant des marchandises dangereuses et 12 du carbure de calcium”, ajoute le communiqué.Le ministère de la Défense n’a pas précisé quelles étaient les marchandises dangereuses. Le carbure de calcium est en revanche utilisé dans l’industrie chimique, notamment pour la production d’engrais et la fabrication d’acier.Le porte-conteneurs transportait également quelque 370 tonnes de carburant et d’huile, mais “aucune fuite d’huile n’a été signalée dans l’immédiat”, selon le communiqué.

Après Cannes, Nice visée à son tour par un sabotage électrique

Au lendemain du sabotage de deux installations électriques avec un black-out massif autour de Cannes en plein festival, un incendie volontaire a visé un transformateur électrique à Nice, dans la nuit de samedi à dimanche, touchant 45.000 foyers. Une enquête en flagrance a été ouverte pour “destruction par incendie en bande organisée” et confiée à la police judiciaire, a indiqué le procureur de Nice Damien Martinelli dans un communiqué.”Des constatations et examens techniques sont en cours notamment pour préciser les dégâts et les modalités de passage à l’acte”, a-t-il ajouté.Aucun lien entre ces divers incidents, qui n’ont pas été revendiqués, n’a pour l’instant été établi.A Nice, le feu s’est déclaré vers 02H00 sur un poste électrique situé dans le quartier des Moulins, un secteur gangréné par les trafics de stupéfiants dans l’ouest de la ville.Selon une source policière, des “traces de pneus” ont été découverte et une source proche du dossier a évoqué “une porte fracturée” pour le local du transformateur.Quelque 45.000 foyers ont été momentanément privés d’électricité, à Nice et sur les communes voisines de Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer, a précisé Enedis à l’AFP. A 06h00 le courant avait été rétabli.Le réseau de tramway de Nice a été brièvement impacté, avec une reprise retardée en début de matinée, et l’aéroport, un temps privé d’électricité, “a été rapidement réalimenté”, a précisé à l’AFP l’adjoint au maire Gaël Nofri.Cet incendie survient au lendemain de dégradations volontaires sur deux installations électriques, un poste haute tension incendié dans le Var et un pylône scié dans les Alpes-Maritimes, qui ont provoqué une coupure massive dans la région, affectant 160.000 foyers, notamment à Cannes, en plein festival de cinéma, préservé grâce à son système d’alimentation autonome. – “Actes malveillants” -“Je dénonce avec force ces actes malveillants qui touchent notre pays”, a réagi sur X Christian Estrosi, qui a annoncé le dépôt d’une plainte par la ville et la mise à disposition des enquêteurs des images de vidéosurveillance.Le maire Horizons de Nice a également annoncé le renforcement “dès les prochains jours” de la surveillance des “sites électriques stratégiques” de la ville. Il a demandé aux services de la police municipale de se “mobiliser” face à ces actes “qui peuvent avoir des conséquences considérables, notamment sur les établissements de santé”. ” Tant que les auteurs de ces faits n’auront pas été interpellés nous ne relâcherons aucune attention où que ce soit”, a-t-il assuré lors d’un point presse.Samedi, la coupure électrique avait impacté “toutes les communes du littoral entre Antibes et le Var ainsi que des communes situées davantage dans les terres”, selon le préfet Laurent Hottiaux, qui avait dénoncé des “actes graves de dégradations portant atteinte à l’intégrité des infrastructures électriques”.Dans la nuit, un incendie sur un poste électrique de très haute tension à Tanneron (Var) avait provoqué une première coupure dans le Var et les Alpes-Maritimes. Puis, à 10H00, c’est un pylône électrique situé à Villeneuve-Loubet (Alpes-maritimes) qui avait subi des “dégradations majeures”, selon le préfet.Trois des quatre piliers de ce pylône de la ligne à haute tension alimentant la ville de Cannes “ont été sciés”, dans le cadre d'”un acte malveillant”, avait précisé le procureur de Grasse Damien Savarzeix à l’AFP. L’opérateur RTE avait alors été contraint de mettre la ligne hors tension pour pouvoir intervenir.Les sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes ont recensé samedi une centaine d’interventions mineures dans le département, principalement sur des pannes d’ascenseur. Les réseaux de télécommunication ont également été impactés par intermittence, et la circulation de certains trains régionaux perturbéeL’électricité avait été rétablie vers 17H00 pour l’ensemble des 160.000 foyers privés de courant, selon RTE.

Transport des malades: les taxis rencontrent Bayrou, le projet retravaillé dès mardi

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé samedi soir un réexamen du projet de réforme de la tarification du transports de patients par les taxis, à l’issue d’une rencontre avec les représentants des chauffeurs mobilisés depuis près d’une semaine contre la nouvelle convention.”Nous allons retravailler dans les semaines qui viennent le détail des décisions, des mesures et orientations qu’il faut prendre”, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse à l’issue d’une réunion de trois heures au ministère des Transports, destinée à trouver une issue au conflit provoqué par ce projet.”Ce travail va être entrepris dès mardi”, tant sur la convention que sur le respect des règles par les plateformes de VTC, a indiqué M. Bayrou, précisant que les taxis participeraient “eux-mêmes à la mise au point” de ces règles dans des groupes de travail. Les réflexions à venir devront toutefois se faire “sans changer la date d’application” du texte et la cible en matière d’économies, a précisé M. Bayrou.Si les fédérations de taxis semblaient globalement satisfaites à la sortie, soulignant l’engagement à “revoir tous les points” litigieux de la convention et “des réunions avec des ministres” décisionnaires en plus des techniciens, la base s’est montrée beaucoup plus réservée, de nombreux manifestants se montrant même frustrés et pour certains déterminés à rester, lors d’une assemblée générale très tendue.”Je parle au nom des fédérations, on reste ! Mardi, on a rendez-vous, on ira au rendez-vous !”, a déclaré à la foule Abdel Grine, de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI), après avoir consulté la base, dans un concert de pétards et une foule scandant “Taxis en colère !” ou “Tout ou rien !”.”0n peut comprendre la colère des chauffeurs. Pour l’instant, il va y avoir encore des échanges pour voir comment le mouvement évolue et sous quelle forme”, a déclaré Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis (UNT) à quelques journalistes à l’issue de l’AG, avant d’être pris à partie par un manifestant très remonté.”Cette réunion n’a abouti à rien du tout”, a déclaré Mohamed, taxi parisien de 52 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, “très déçu”, mais pas prêt à “se taper une sixième nuit” sur place, compte tenu du coût de la grève.A l’inverse, Badr, 32 ans, qui a préféré aussi rester anonyme, s’est dit prêt à rester Boulevard Raspail, épicentre de la contestation parisienne, “jusqu’à ce que le gouvernement bouge”. “On avait un mot d’ordre très clair dès le départ, c’est tout ou rien et on n’a rien”, a-t-il conclu.- “Jusqu’au bout !” -Les chauffeurs de taxis avaient auparavant menacé de nouvelles actions de blocage notamment des aéroports parisiens et du premier tour dimanche du tournoi de tennis de Roland Garros. Dans la capitale, à 16H30, une demi-heure avant le début prévu de la rencontre, 1.200 véhicules taxis étaient stationnés boulevard Raspail, près du ministère, selon la police.Leur intersyndicale avait lancé une mobilisation lundi pour protester contre cette convention, qui prévoit une unification des tarifs, aujourd’hui hétérogènes selon les départements. Le nouveau système entend reposer sur une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (un bond de 45% depuis 2019). Le remboursement des transports de patients sur prescription est une activité essentielle dans le chiffre d’affaires de certains artisans-taxis. Parmi les manifestants, certains ont expliqué que la nouvelle grille tarifaire allait leur faire perdre une part substantielle de leur chiffre d’affaires. Yves Rubicondo, taxi à Pithiviers (Loiret) avec trois salariés, qui réalise 95% de son chiffre d’affaires avec l’Assurance maladie, pense perdre 25 à 30% de celui-ci.Tout au long de la semaine, des milliers de taxis ont manifesté, participé à des opérations escargot ou mis en place des blocages près des gares et aéroports pour se faire entendre. Les organisations de taxis ont aussi pris pour cible les chauffeurs de VTC, qui travaillent avec des plateformes comme Uber ou Bolt, accusés de concurrence déloyale et de pratiques irrégulières.Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a dans ses missions la régulation des taxis, a d’ailleurs demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles des véhicules avec chauffeur (VTC).