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Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans: la proposition de loi réécrite

La proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, portée par le groupe de Gabriel Attal à l’Assemblée nationale, a commencé a être étudiée en commission mardi, où elle a été profondément réécrite après un avis critique du Conseil d’Etat.La rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, a elle-même proposé une refonte totale de l’article premier du texte, central, qui a été adoptée par les députés de la commission des Affaires culturelles.La suite du texte continuera à être examinée en commission mercredi. Il doit ensuite arriver dans l’hémicycle le 26 janvier. Le texte initial indiquait que les plateformes devaient “refuse(r) l’inscription à leurs services des mineurs de quinze ans”.Mais le Conseil d’Etat a estimé, dans un avis consulté par l’AFP, que cette formulation pourrait soulever “des difficultés au regard du règlement sur les services numériques” (DSA), c’est-à-dire du droit européen. Celui-ci ne permet pas aux États membres “d’imposer de nouvelles obligations aux plateformes”, a expliqué Mme Miller. Mais par “un artifice de rédaction, en changeant la formulation, on arrive quand même finalement à leur imposer cette contrainte”. Le nouveau texte indique donc, comme suggéré par le Conseil d’Etat, qu'”il est interdit au mineur” de quinze ans et moins “d’accéder à un service” de réseaux sociaux. Par ricochet, en vertu du réglement européen, les plateformes “ne respectant pas l’interdiction d’accès aux mineurs de moins de quinze ans seraient donc sanctionnées”, a expliqué Mme Miller. Le Conseil d’Etat s’est par ailleurs inquiété qu’une interdiction générale s’applique également à des réseaux sociaux ne présentant “aucun risque sur la santé et la sécurité des mineurs”, comme des services “d’entraide” ou à “dimension éducative”.Le dispositif finalement adopté propose donc une solution à deux étages. D’une part l’interdiction serait totale pour les réseaux sociaux susceptibles de nuire à l'”épanouissement physique, mental ou moral” des mineurs. Ceux-ci seraient listés par décret, après avis de l’Arcom. Il pourrait s’agir notamment des réseaux comme TikTok, Snapchat, Instagram et X, selon Laure Miller. D’autre part, les autres réseaux sociaux seraient eux soumis à une autorisation parentale. Le député socialiste Arthur Delaporte a salué cette réécriture: “Ce n’est plus, stricto sensu une interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, mais une interdiction des réseaux sociaux dangereux”, a-t-il souligné, émettant malgré tout des doutes sur l’applicabilité du dispositif.Par ailleurs, le texte ne comporte plus de couvrefeu numérique entre 22H00 et 08H00 pour les 15-18 ans, une mesure jugée sans “justification suffisante” par le Conseil d’Etat.Ce texte est l’une des nombreuses initiatives sur le sujet: en plus d’un texte sénatorial, un projet de loi concurrent a été présenté par le gouvernement.

Possible monnaie d’échange contre Kohler et Paris, l’Iranienne Esfandiari cautionne les massacres du 7-Octobre

Jugée à Paris pour apologie du terrorisme, l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, a cautionné mardi les publications en ligne sur les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël pour lesquels elle est poursuivie. Née en Iran et arrivée en France en 2018 où elle a fait un master avant de monter une entreprise de traduction et interprétariat, cette femme aujourd’hui âgée de 39 ans est poursuivie, avec quatre autres coprévenus, pour des publications en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation de l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.Au premier jour du procès, juste avant le début de l’audience, la prévenue, vêtue d’une longue robe sur un jean et d’un foulard, a assuré vouloir dissiper les “mensonges” à son sujet.Le 30 octobre 2023, le parquet de Paris avait reçu un signalement du ministre de l’Intérieur sur un compte Telegram @Axe_de_la_Résistance, faisant l’apologie de l’attaque menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Selon les juges d’instruction qui l’ont renvoyée en procès, Mahdieh Esfandiari a occupé une “place centrale dans l’organisation Axe de la Résistance” et “secondé” Maurizio Busson, un ancien étudiant de l’université Al-Mustafa de Qom en Iran qui en était le principal organisateur. Il est jugé à ses côtés.Alors qu’elle a effectué près de huit mois de détention provisoire, elle comparaît notamment pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne et provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende.Parmi les nombreux propos qui lui sont reprochés: avoir publié la phrase “Une attaque qui fait le bonheur de milliards de gens dans le monde…” en référence aux massacres du 7-Octobre; avoir remercié “ceux qui ont soutenu la Résistance (…) Et à leur tête la République islamique d’#Iran” ou, un an plus tard, avoir célébré notamment avec des émoticônes l’anniversaire de l’attaque perpétrée par le Hamas.- Admiratrice des gardiens de la Révolution -A la barre, cette admiratrice des gardiens de la Révolution, qui a traduit en français des ouvrages publiés par une maison d’édition rattachée au régime iranien, reconnaît avoir été à l’origine de la chaîne Axe de la Résistance, mais conteste être l’autrice des publications. Ce qui ne l’empêche pas de défendre les massacres.”Notre vision de l’impérialisme est un peu différente de votre vision”, affirme-t-elle dans un français quasi-parfait, évoquant la “colonisation” et “la guerre menée par les Etats-Unis ou son allié Israël”. “Notre chaîne avait pour mission d’éclairer les gens sur les enjeux politiques dans cette région”.Au fil de l’audience et des questions, elle devient de plus en plus virulente.”Il y a eu des enfants tués, des femmes tuées, des prises d’otage du côté palestinien et le 7-Octobre, c’était une réponse logique”, estime-t-elle encore. “Ce n’est pas un acte de terrorisme, c’est un acte de résistance”, poursuit-elle, n’hésitant pas à affirmer qu’aucune enquête internationale n’avait fait la lumière sur l’attaque.Le procès, qui intervient en plein mouvement de protestation en Iran durement réprimé, doit durer quatre jours et est scruté de près.Les autorités iraniennes souhaitent échanger Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025, contre Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage pour Israël, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le pays. Ils restent pour l’heure bloqués à l’ambassade de France à Téhéran.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.La diplomatie française a pour sa part refusé de commenter une procédure judiciaire “en cours” et n’a rien voulu dire sur l’impact potentiel sur leur libération du mouvement actuel.Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a néanmoins justifié mardi la prudence de la France sur la contestation en Iran, critiquée par le fils de l’ancien chah et d’une partie de la classe politique française, par la situation “plus que fragile et préoccupante” des deux Français.La soeur de Cécile Kohler, Noémie, a toutefois indiqué qu’ils allaient “bien”. “Ils se remettent peu à peu de leur détention mais sont impatients de rentrer”, a déclaré Anne-Laure Paris, fille de Jacques Paris.

Un budget à portée de main ? Le gouvernement appelle à un dernier effort

Le gouvernement a appelé mardi les députés à un “dernier effort” en vue d’un compromis autour du budget de l’Etat, de retour à l’Assemblée où une majorité semble toujours inatteignable et un recours au 49.3 difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, fragilisé par une crise agricole, et qui joue sa crédibilité.”Le budget est à portée de main. L’urgence est de s’accorder sur le fond. Un dernier effort est nécessaire”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure aux députés, à l’ouverture de la nouvelle lecture du projet de loi de finances.Pour fournir un “cap aux entreprises”, “préserver la confiance des investisseurs” et face à “la situation internationale préoccupante”, le ministre a redit la volonté du gouvernement d’aller vite. Et l’objectif de ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.Après “les centaines d’heures de débats” et l’examen de “plusieurs milliers d’amendements”, il est “l’heure” de “faire aboutir” les discussions, a souligné à sa suite la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Elle a listé “trois grands sujets” sur lesquels l’Assemblée doit encore “rapprocher ses positions”. D’abord, sur le financement des collectivités, dont l’examen des articles devrait commencer dans la soirée. Puis sur “les dépenses d’avenir”, l’enseignement, la recherche, la transition écologique ou encore le logement. Et enfin sur le pouvoir d’achat, “pour mieux protéger les plus modestes”.Trois priorités détaillées par le groupe socialiste dans ses négociations avec le gouvernement dont la clémence est cruciale pour la survie du gouvernement. “Je crois que le gouvernement a entendu nos points”, affirmait plus tôt le député socialiste Arthur Delaporte.- Vers le 49.3 ? -Mais si l’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord, un vote dans l’hémicycle semble toujours aussi improbable. Le Rassemblement national d’un côté, la France insoumise, les écologistes et les communistes, de l’autre, ont redit leur opposition au texte.L’hémicycle a toutefois balayé la motion de rejet préalable défendue par le groupe LFI, permettant à l’examen de se poursuivre.Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution ou aux ordonnances semblent quasi inéluctables pour doter la France d’un budget. Une partie de la classe politique presse le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à l’article constitutionnel qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Le rejet du texte la semaine dernière en commission a renforcé les interrogations. Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? Il faut y avoir recours “le plus tôt possible”, et éviter de “s’abîmer dans des discussions dont on sait hélas qu’elles n’aboutiront pas”, a appelé le député MoDem Jean-Paul Mattei en conférence de groupe.L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.- Tracteurs -Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Car pour Sébastien Lecornu, c’est non seulement prendre le risque d’être renversé, mais aussi de se dédire. Le Premier ministre s’était en effet engagé à ne pas utiliser ce 49.3, dans un Parlement sans majorité. “Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l’image qu’il renvoie”, affirme à l’AFP une ministre.Le Premier ministre a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.Mais sur le budget, il devra composer avec leurs demandes sans braquer la droite, qui a réaffirmé son refus d’augmenter les impôts et son attachement à réduire les dépenses.Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du “climat” ambiant, plutôt que sur le fond du compromis, alors que la colère agricole persiste.Des centaines d’agriculteurs avec leur tracteurs étaient encore mobilisés mardi en début de soirée devant le Palais Bourbon, où les klaxons résonnaient jusque dans l’hémicycle. Face à cette pression, Sébastien Lecornu a annoncé “une loi d’urgence agricole” examinée avant l’été.bur-are-sl-od-cma/gbh/spi

Au premier jour de son procès en appel, Marine Le Pen soutient n’avoir “rien dissimulé”

Pour sa première prise de parole à l’ouverture de son procès en appel à Paris, décisif pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen a soutenu mardi n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN.Au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, la cheffe de file de l’extrême droite, 57 ans, a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l’a condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.”Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants”, a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.”Si tant est qu’une faute ait été commise”, a-t-elle insisté, le Parlement européen n’a selon elle “pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats”.”Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés”, a poursuivi Marine Le Pen.L’audience, qui se tient sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris sur l’île de la Cité, a été suspendue vers 17H40. Elle reprendra mercredi matin et doit durer jusqu’au 11 février.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a condamnée, outre à sa peine d’inéligibilité, à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d’amende. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle. – “Un peu étonné” -En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch se trouvent eux aussi de nouveau sur le banc des prévenus.Appelés à la barre à leur tour, tous ont soutenu à l’instar de leur cheffe n’avoir eu aucunement l’intention de commettre un délit. “J’ai le sentiment d’avoir été ni compris ni totalement entendu dans les explications”, a déclaré Louis Aliot aux magistrats de la cour d’appel.L’avocat du Parlement européen, qui s’est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit “constater” l'”évolution” de la stratégie de Marine Le Pen et de ses co-prévenus, se disant “un peu étonné de cette progression, lorsque l’on a vécu, notamment (l’instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l’accusation de détournement de fonds publics”.Si Marine Le Pen assure publiquement ne pas avoir abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminerait son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation, bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la “plus probable”, selon plusieurs sondages.pab-amd-gbh-mby/cal/bfi

“Un coup dur”: le Salon de l’agriculture bousculé par l’absence inédite de vaches

“Un coup dur”: le Salon de l’agriculture devra se passer de vaches, les éleveurs refusant d’amener leurs animaux par “crainte” et par “solidarité” avec ceux touchés par la dermatose nodulaire. Les organisateurs appellent à présent à une édition “sans tensions”, malgré les manifestations.C’est une première dans l’histoire du salon parisien créé en 1964: les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas présenter de bovins au concours général agricole et refusé la présence, même symbolique, de quelques vaches, dont Biguine, l’égérie brahman venue de Martinique.C’est “un coup dur pour le salon”, qui laisse ses organisateurs “profondément attristés”, a déclaré mardi à la presse son président, Jérôme Despey, ajoutant respecter le choix des éleveurs.Cette décision intervient alors même que “85% des bovins” parmi les 500 à 600 qui devaient concourir venaient de zones indemnes de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Mais le protocole sanitaire pourtant strict du salon – qui s’ouvre cette année le 21 février – n’a pas convaincu: “quand on élève pendant plusieurs années des bêtes de concours, on peut comprendre la peur des éleveurs” qui ont choisi de ne pas transporter leurs meilleurs animaux, a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, organisateur du salon.C’est aussi une première en 132 éditions du Concours général agricole qui ne récompense pas que les bovins mais aussi d’autres productions animales ainsi que des centaines de produits du terroir.Une médaille au concours général assure souvent aux producteurs de vins, saucissons et viandes récompensés “20% de revenus”.Les autres animaux (cochons, ovins, chiens, chats, chevaux et ânes) seront bien présents ainsi que les milliers d’exposants de produits de différentes régions.- Des débats, “pas des combats” – Arnaud Lemoine a aussi souligné la “solidarité” des organismes de sélection avec les éleveurs des zones touchées par la maladie, dont les animaux sont bloqués en attendant la levée des restrictions le temps que l’immunité vaccinale se construise.La gestion par l’Etat de l’épizootie de DNC a relancé le mouvement de contestation agricole, nourri par l’accord de libre-échange UE-Mercosur mais aussi par le ras-le-bol général de la profession. Les manifestations ont pris une nouvelle dimension depuis jeudi dernier avec des défilés de tracteurs dans Paris de tous les syndicats, avec la FNSEA à la manoeuvre mardi.La période avant le Salon de l’agriculture est traditionnellement celle où les agriculteurs font pression sur les politiques, qui viennent ensuite défiler parmi les stands pour montrer leur proximité avec le monde rural. Ils seront cette année en campagne pour les élections municipales de mars.En 2024, le premier jour du salon avait été fortement perturbé par des agriculteurs prêts à en découdre avec le président Emmanuel Macron. L’événement avait ouvert au public plus tardivement, dans une atmosphère tendue.Des manifestations avaient fait peser des craintes sur l’édition 2025, qui s’est finalement tenue dans le calme.”On ne peut pas mettre la pression sur le salon (…) chaque année pour des raisons différentes aussi importantes soient-elles (…) On n’a pas de problème avec les débats” mais “pas de combats”, a lancé Arnaud Lemoine, appelant au “respect des visiteurs”, qui sont en moyenne 600.000 à venir chaque année.Les organisateurs souhaitent un salon de la “solidarité” mais “pas un salon des tensions”. Jérôme Despey a d’ailleurs lancé le nouveau slogan de l’événement “venir c’est soutenir” l’agriculture française.”Il n’y aura pas de vaches mais il y aura tout le reste et même un peu plus, il nous reste un mois et demi pour être à la hauteur”, a ajouté Arnaud Lemoine, refusant de donner le nombre de visiteurs nécessaire pour maintenir la rentabilité de l’événement.L’absence de vaches et de l’égérie, qui sera même retirée de l’affiche au grand désespoir des éleveurs d’outremer pour la première fois mis à l’honneur, risque en effet d’avoir un impact sur la fréquentation de ce salon grand public.Une conférence de presse aura lieu début février pour annoncer le programme remodelé de l’événement.

La vie “bouleversée” de la directrice des Baumettes menacée d’un “contrat” par la DZ Mafia

“Ce que vous avez publié a bouleversé ma vie”, lance l’ancienne directrice de la prison des Baumettes, exfiltrée de son poste après avoir été menacée par un “contrat” de la DZ Mafia, relayé sur les réseaux sociaux par deux détenus jugés mardi à Marseille.Fin 2024, une “offre d’emploi” rémunérée 120.000 euros est affichée en ligne “pour tuer un représentant de l’État” et revendiquée par le groupe criminel DZ Mafia, nébuleuse majeure du narcotrafic marseillais, expose mardi la présidente du tribunal correctionnel de Marseille.Cette annonce visant notamment la directrice de la prison des Baumettes, l’un des plus grands établissements pénitentiaires de France, est repostée par deux trentenaires, Othmane B. et Sabrina M., sur leurs comptes Snapchat respectifs depuis leurs cellules en mars 2025.”J’ai demandé à mon administration de me protéger. Je suis partie de Marseille en 15 jours pour un poste que je n’ai pas choisi, je suis partie toute seule à Paris pour sauver ma vie”, a poursuivi la fonctionnaire, en uniforme à la barre des témoins, où elle s’exprime pour la première fois publiquement dans cette affaire toujours en cours d’instruction.Sous escorte policière depuis un an, l’ancienne directrice vit “à l’isolement”. “Vous avez brisé ma vie. Je ne vais pas bien du tout”, poursuit-elle à l’attention d’Othmane B., qui comparait en visioconférence depuis la prison de l’ouest de la France où il purge une lourde peine.- “J’ai fait le con” -Propriétaire du compte Snapchat +cellule frappe+, il reconnaît avoir republié le “contrat” mais assure ne “pas avoir lu” le contenu. “J’ai fait le con, je suis désolé d’avoir participé à 1% de toute cette bêtise.”Dans ses explications laborieuses, il indique avoir réutilisé la publication car l’en-tête comportait le mot “DZ”, référence à ses “origines algériennes” DZ étant le code internet de l’Algérie. Et ajoute avoir voulu “gagner de nouveaux abonnés” sur ses réseaux.Pour la procureure, les deux prévenus “ne sont pas au cœur de la DZ mafia mais dans ses marges”. “Les réseaux sociaux diffusent leurs idées, leurs messages, promettent des montagnes de cash. C’est par les réseaux sociaux qu’ils recrutent. La republication, ce n’est pas anodin. On ne peut pas se déresponsabiliser”, estime la magistrate.Originaire de Marseille, la deuxième mise en cause a refusé de comparaître depuis sa prison. Lors de sa garde à vue, la jeune femme avait déclaré n’avoir “aucune animosité” contre la directrice des Baumettes, qu’elle a connue lors de sa détention. Elle a posté la “story” du contrat pour montrer qu’à Marseille “les gens sont fous”.La procureure a requis deux ans de prison dont six mois avec sursis probatoire et mandat de dépôt a l’encontre des deux prévenus pour “apologie publique de crime” et “menace, violence ou acte d’intimidation envers un dépositaire de l’autorité publique pour qu’il s’abstienne d’un acte de sa fonction”.Le jugement a été mis en délibéré au 28 janvier.Concernant l’enquête sur les menaces de mort contre la direction des Baumettes, dont le chef de la détention était également visé, deux suspects ont été mis en examen pour “tentative d’homicide volontaire avec préméditation” après avoir été interpellés en décembre 2024 aux abords de la maison d’arrêt lors d’une course-poursuite au cours de laquelle ils se sont débarrassés d’un sac contenant une arme.Au moment de quitter le tribunal, l’ancienne directrice de la prison a remis son gilet pare-balles, rappelant la menace qui pèse toujours sur elle.

Attentat près de la tour Eiffel en 2023: le juge antiterroriste a terminé ses investigations

Le juge d’instruction antiterroriste saisi de l’attaque au couteau ayant coûté la vie à un touriste germano-philippin près de la tour Eiffel en décembre 2023 a terminé ses investigations lundi, le suspect revendiquant toujours, deux ans plus tard, son allégeance au groupe Etat islamique.Le 6 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab, un ressortissant franco-iranien, a été mis en examen et placé en détention provisoire à l’isolement dans la foulée de cette attaque, au cours de laquelle il a aussi blessé deux personnes à coups de marteau. Il a ensuite été déchu de sa nationalité française.Lundi, le magistrat instructeur antiterroriste en charge de son dossier a terminé ses investigations, a indiqué mardi à l’AFP une source judiciaire. “C’est quelqu’un qui revendique encore aujourd’hui son allégeance et la nature terroriste de son acte”, a ajouté par ailleurs une source proche du dossier.Contactée, son avocate Clémentine Perros n’a pas souhaité commenter.En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue.Il avait affirmé avoir répondu à un “appel fin octobre de l’Etat islamique, demandant à tuer des juifs”, avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi “en réponse aux exactions, selon lui, de l’Etat d’Israël sur la bande de Gaza”.Il avait également indiqué, d’après une source proche de l’enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée “aux couleurs d’Israël” après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.- “Plusieurs cibles” -Il avait précisé avoir envisagé “plusieurs cibles”, et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d’Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942 pendant la Shoah. “Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que”, avait ajouté la source judiciaire.Plus précisément, sa mise en examen a été prononcée pour assassinat et tentative d’assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et en état de récidive légale, et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.Au moment de l’attaque, les parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, “très attachés à la France”, avaient été vite remis en liberté, d’après la source proche de l’enquête.La proche, une femme de la “sphère jihadiste”, avait reçu une proposition de mariage d’Armand Rajabpour-Miyandoab et l’avait vu “la veille” de son passage à l’acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites.Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche.Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs terroriste, après un projet d’action violente à La Défense, le quartier des affaires à l’ouest de Paris, en 2016. Il était sorti en mars 2020 de prison, avec une injonction de soins “impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur” jusqu’à la fin de la mise à l’épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat.L’attentat avait mis sous pression le gouvernement, deux mois à peine après celui d’Arras (Pas-de-Calais), qui a coûté la vie à l’enseignant Dominique Bernard.

Agriculture: Lecornu promet un projet de “loi d’urgence” pour mars

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi aux agriculteurs qu’il présenterait en mars un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”, qui sera examiné par le Parlement “avant l’été”.Ce texte était réclamé depuis plusieurs semaines par la FNSEA, premier syndicat agricole, qui manifeste mardi à Paris avec ses tracteurs et ses alliés des Jeunes agriculteurs (JA), tout comme les autres mesures déroulées par le Premier ministre sur X.”J’ai demandé à la ministre Annie Genevard de préparer pour le Salon de l’agriculture une loi d’urgence agricole autour de plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production”, a indiqué le Premier ministre. Le projet devra “associer en amont toutes les forces politiques parlementaires” et “d’autres simplifications peuvent être prises dans les prochaines semaines”, a-t-il ajouté. La période précédant le Salon de l’agriculture, qui se tiendra du 21 février au 1er mars, a été propice aux annonces politiques en faveur des agriculteurs au cours des trois derniers hivers de contestation agricole.En attendant le texte de loi, le Premier ministre a ajouté qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait par ailleurs “fixé d’ici le salon”. Cette question concentrait les demandes de la FNSEA, qui réclame depuis des années des “moyens pour produire” (eau, pesticides, etc.).Sébastien Lecornu a aussi demandé, d’ici la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question de l’eau et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables jusqu’à septembre”.”Je demande aux préfets de me remonter directement les projets hydrauliques agricoles bloqués sur les territoires: je veux en libérer un maximum”, a-t-il ajouté.La question des retenues d’eau destinées à l’irrigation, et surtout des bassines, a fait l’objet de tensions ces derniers mois.Sébastien Lecornu se dit aussi “prêt à demander à la Commission européenne de faire évoluer le cadre existant” de la directive nitrates, qui encadre notamment les plans d’épandages d’engrais par les agriculteurs sur leurs champs, un texte en “totale déconnexion du terrain”, selon la FNSEA.”En attendant, avant le salon de l’agriculture, les préfets concernés et leurs services seront réunis” pour étudier “les possibilités de dérogation” à cette directive européenne, a-t-il précisé, demandant du “discernement” lors des contrôles par l’Etat d’exploitations agricoles.Cela s’ajoute à un paquet de “300 millions d’euros” annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d’autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.

Face aux tracteurs de la FNSEA à Paris, Lecornu annonce une “loi d’urgence agricole”

“Une loi d’urgence agricole” examinée au Parlement “avant l’été”: le Premier ministre Sébastien Lecornu a répondu mardi à la demande principale de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, venus à leur tour en tracteurs à Paris pour clamer leur “révolte”.”J’ai demandé à la ministre Annie Genevard de préparer pour le Salon de l’agriculture une loi d’urgence agricole autour de plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production”, a indiqué le Premier ministre sur X. “Ce texte sera inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l’été”, a-t-il promis. Il a ajouté qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait par ailleurs “fixé d’ici le salon” qui se tiendra du 21 février au 1er mars.Il a aussi demandé, avant la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question de l’eau et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables (…) jusqu’à septembre”. Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier “les possibilités de dérogation” à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d’engrais par les agriculteurs. Cela s’ajoute à un paquet de “300 millions d’euros” annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d’autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.- Réponse à la FNSEA -Les annonces de mardi répondent quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole et dont les sections locales du grand bassin parisien — qui va jusqu’au Pas-de-Calais — ont lancé leurs tracteurs sur Paris.La FNSEA demandait depuis plusieurs semaines “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”, la suspension de la directive nitrates et un moratoire sur “l’ensemble des sujets eau”.Entrés à l’aube dans Paris, les tracteurs ont descendu les Champs-Elysées avant de s’établir devant l’Assemblée nationale, avec duvets et matelas, conditionnant leur départ à un rendez-vous à Matignon qui a eu lieu dans l’après-midi. Après les annonces de Sébastien Lecornu, les responsables de la FNSEA reçus plus tôt se concertaient devant l’Assemblée sur les réponses à donner.Mardi, plus de 350 tracteurs selon les autorités, 500 selon les manifestants ont stationné aux abords de l’Assemblée nationale, et les agriculteurs présents ont aussi déversé plusieurs tonnes de pommes de terre sur le pont de la Concorde: cadeau aux Parisiens.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X “la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations”, en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.- “Au bout du bout” -“On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, déclarait mardi matin devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi au Paraguay de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs dans Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.En fin de matinée, les manifestants ont échangé avec la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, qui a annoncé une séance le 10 février consacrée à l’application notamment de la loi Duplomb, réclamée par l’alliance FNSEA-JA.À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France, notamment au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais) sur l’A1, ou au Havre. Sur l’A64, près de Toulouse, les manifestants ont accepté de lever le barrage.bur-sb-mdz-cho-are/ved/yk

Sobriété et recueillement aux funérailles d’Evelyne Leclercq

Près de 200 admirateurs ont accompagné les proches d’Evelyne Leclercq mardi pour rendre hommage à l’ancienne animatrice de télévision lors de funérailles célébrées dans la simplicité à la cathédrale Sainte-Réparate à Nice.Restée très proche, Fabienne Egal, son ancienne complice sur le plateau de “Tournez manège”, jeu matrimonial emblématique des années 1980-1990 sur TF1, a longuement embrassé, en larmes, la fille et les petits-enfants de l’animatrice à l’issue de la cérémonie.Jean-Pierre Foucault, pilier de TF1, a fait le déplacement, à titre professionnel et personnel puisque son épouse était amie d’enfance d’Evelyne Leclercq.”Elle va nous manquer parce que c’est vrai qu’elle faisait partie de notre vie. Elle était dans tous les foyers”, a rappelé l’animateur à l’AFPTV. “A midi, il y avait son couvert. Elle pouvait entrer via la télévision, s’asseoir à table et tout le monde la regardait et l’écoutait”.Conformément aux voeux de l’animatrice, décédée le 31 décembre à Grasse (Alpes-Maritimes) à l’âge de 74 ans, beaucoup de proches et d’admirateurs sont venus vêtus de blanc, et seul un brin de mimosa ornait son cercueil. Elle avait demandé des dons à la recherche contre le cancer plutôt que des fleurs.Elle avait démarré comme speakerine pour l’ORTF Nice en 1969, avant même ses 18 ans, en direct et sans prompteur. Un choix par défaut, son père ayant refusé qu’elle devienne hôtesse de l’air.Elle a rejoint TF1 à la création de la chaîne en 1975, d’abord comme speakerine puis comme animatrice, rendue populaire par l’émission “Tournez manège”, diffusée le midi de 1985 à 1993, où des hommes et des femmes assis dans un manège et séparés par une cloison se questionnaient sans se voir et pouvaient se découvrir à la fin.En 1990, la parodie “Tournez ménages” des Inconnus avait donné un nouvel écho à l’émission.Evelyne Leclercq a aussi co-animé “Intervilles” sur TF1 et participait régulièrement aux “Grosses Têtes” sur RTL. Elle avait sorti plusieurs disques, joué dans des comédies et des vaudevilles, renoué avec la télévision dans les années 2000 sur Cash TV puis IDF1, et lancé un site de rencontres sur internet.