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Après le recul du ZAN, l’Assemblée approuve la suppression des “zones à faibles émissions”

Saisie du projet de loi de “simplification”,l’Assemblée nationale a approuvé mercredi coup sur coup un recul du principe de “zéro artificialisation nette”, et surtout la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants.Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes.Écologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. Le gouvernement était opposé à la suppression, proposant sans succès, un compromis.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, excluant de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.”La pollution de l’air cause plus de 8.000 décès prématurés chaque année en Ile-de-France”, les ZFE sont “un outil indispensable pour protéger la santé publique et répondre à l’urgence climatique”, a souligné la ville de Paris dans un communiqué, appelant “à rétablir cette mesure essentielle”.Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a dénoncé “un vote contre la santé des Français” et celui de Montpellier Michaël Delafosse (PS) “une erreur funeste pour les générations à venir”.Mais les ZFE sont critiquées, jusque dans les rangs du gouvernement, par de nombreux responsables politiques, notamment à droite, qui considèrent qu’elles excluent des catégories de la population ne pouvant acheter des véhicules moins polluants.”Je ne vais pas vous dire que je pleure”, a réagi sur CNews et Europe 1 le ministre (LR) des Transports, Philippe Tabarot.”Le texte tel qu’il a été défini aujourd’hui est dépassé”, a-t-il ajouté, appelant à améliorer le dispositif par “des mesures de bon sens”, mais “certainement pas en montant les Français contre les Français”.Leur suppression “n’est pas une défaite pour l’écologie” mais “pour l’écologie punitive et pour tous ceux qui veulent systématiquement taper sur les Français”, a abondé sur X la patronne des députés RN Marine Le Pen.Le groupe LFI a également salué une “victoire” contre “un dispositif injuste”. Les Insoumis ont proposé “dès 2022 un moratoire sur les ZFE (…) Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun”, ont-ils commenté dans un communiqué.- “Démagogie” -La ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a tenté, en vain, de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place.”Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent”, a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.L’ancien ministre macroniste des Transports Clément Beaune, désormais Haut-commissaire au Plan, a déploré sur X une “triste semaine de démagogie anti-écolo”, citant également une loi agricole visant entre autres à réintroduire certains néonicotinoïdes, et qui poursuit sa route au Parlement grâce à un coup tactique du bloc central.Concernant la loi simplification, les députés ont aussi adopté mercredi un article pour faciliter l’implantation de vastes centres de données numériques. Mais après son passage en commission, il comporte surtout une révision significative du “zéro artificialisation nette” (ZAN), dispositif de lutte contre la bétonisation d’espaces naturels et agricoles.L’article permet de “dépasser jusqu’à 30%” la limite de surfaces naturelles aménageables, “sans justification”, et prévoit d’exclure du décompte du ZAN les constructions reconnues par décret comme “projet d’intérêt national majeur”.L’Assemblée a aussi adopté un amendement visant à sécuriser la conformité de projets comme celui de l’autoroute A69 – une limitation du “droit aux recours” selon la gauche -, ou un article ambitionnant de simplifier l’implantation d’antenne-relais.Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial).Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.sac-gbh-bl-juc-sde/vk

Après le recul du ZAN, l’Assemblée approuve la suppression des “zones à faibles émissions”

Saisie du projet de loi de “simplification”,l’Assemblée nationale a approuvé mercredi coup sur coup un recul du principe de “zéro artificialisation nette”, et surtout la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants.Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes.Écologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. Le gouvernement était opposé à la suppression, proposant sans succès, un compromis.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, excluant de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.”La pollution de l’air cause plus de 8.000 décès prématurés chaque année en Ile-de-France”, les ZFE sont “un outil indispensable pour protéger la santé publique et répondre à l’urgence climatique”, a souligné la ville de Paris dans un communiqué, appelant “à rétablir cette mesure essentielle”.Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a dénoncé “un vote contre la santé des Français” et celui de Montpellier Michaël Delafosse (PS) “une erreur funeste pour les générations à venir”.Mais les ZFE sont critiquées, jusque dans les rangs du gouvernement, par de nombreux responsables politiques, notamment à droite, qui considèrent qu’elles excluent des catégories de la population ne pouvant acheter des véhicules moins polluants.”Je ne vais pas vous dire que je pleure”, a réagi sur CNews et Europe 1 le ministre (LR) des Transports, Philippe Tabarot.”Le texte tel qu’il a été défini aujourd’hui est dépassé”, a-t-il ajouté, appelant à améliorer le dispositif par “des mesures de bon sens”, mais “certainement pas en montant les Français contre les Français”.Leur suppression “n’est pas une défaite pour l’écologie” mais “pour l’écologie punitive et pour tous ceux qui veulent systématiquement taper sur les Français”, a abondé sur X la patronne des députés RN Marine Le Pen.Le groupe LFI a également salué une “victoire” contre “un dispositif injuste”. Les Insoumis ont proposé “dès 2022 un moratoire sur les ZFE (…) Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun”, ont-ils commenté dans un communiqué.- “Démagogie” -La ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a tenté, en vain, de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place.”Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent”, a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.L’ancien ministre macroniste des Transports Clément Beaune, désormais Haut-commissaire au Plan, a déploré sur X une “triste semaine de démagogie anti-écolo”, citant également une loi agricole visant entre autres à réintroduire certains néonicotinoïdes, et qui poursuit sa route au Parlement grâce à un coup tactique du bloc central.Concernant la loi simplification, les députés ont aussi adopté mercredi un article pour faciliter l’implantation de vastes centres de données numériques. Mais après son passage en commission, il comporte surtout une révision significative du “zéro artificialisation nette” (ZAN), dispositif de lutte contre la bétonisation d’espaces naturels et agricoles.L’article permet de “dépasser jusqu’à 30%” la limite de surfaces naturelles aménageables, “sans justification”, et prévoit d’exclure du décompte du ZAN les constructions reconnues par décret comme “projet d’intérêt national majeur”.L’Assemblée a aussi adopté un amendement visant à sécuriser la conformité de projets comme celui de l’autoroute A69 – une limitation du “droit aux recours” selon la gauche -, ou un article ambitionnant de simplifier l’implantation d’antenne-relais.Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial).Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.sac-gbh-bl-juc-sde/vk

Suisse: inquiétudes sur la formation d’un lac après un gigantesque éboulement

Les millions de tonnes de glace et de roche qui ont détruit en un instant le petit village de Blatten dans les Alpes suisses mercredi ont donné naissance à un lac artificiel qui ne cesse de gonfler et qui risque d’inonder une partie de la vallée en contrebas, selon les autorités locales.Elles sont inquiètes et surveillent comme le lait sur le feu ce lac, qui est en train de noyer peu à peu ce qui reste debout du village. Les conditions très instables de la montagne et le risque de nouveaux éboulements et coulées de boue les empêchent d’intervenir sur le site.Les recherches pour la seule personne portée disparue -un homme de la région âgé de 64 ans- dans cet événement aux proportions hors du commun ont été suspendues jeudi pour les mêmes raisons de sécurité, a indiqué la police du canton du Valais dans un communiqué.  Les 300 habitants du village sont sains et saufs même s’ils ont perdu leur maison: ils avaient été évacués préventivement dès le 19 mai.En aval du sinistre, les autorités ont aussi décidé d’évacuer préventivement 16 personnes dans deux autres villages de la vallée du Lötschental, Wiler et Kippel.La rivière Lonza qui y coule est bloquée sur 2 kilomètres par les trois millions de m3 de roche et de glace.- “Intervention impossible” -Une quantité tellement énorme qu’elle fait paraître plus petites les cimes qui surplombent la vallée. A la place du glacier, entraîné par les soudaines chutes des roches qui le surplombaient, on voit un trou béant sur le flanc de la montagne.”Le dépôt, composé de roche, de glace et d’eau, situé en fond de vallée, est peu stable et des laves torrentielles sont possibles dans le dépôt lui-même. Ce qui rend pour l’heure toute intervention impossible sur la zone sinistrée”, écrivent les autorités cantonales dans un communiqué de presse jeudi.Selon le quotidien Le Temps, le niveau du lac augmente de 80 cm chaque heure.Un barrage artificiel a été préventivement vidé pour contenir l’eau refoulée par le mur de glace, de terre et de gravats.Si l’eau devait déborder de ce barrage artificiel, il faudrait alors songer à évacuer la vallée.Le Lötschental, qui s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants, est connu pour ses paysages très scéniques et ses petits villages traditionnels.Les autorités feront un point à 16H00 GMT dans le bourg de Ferden, non loin des lieux de la catastrophe.Le canton a déclaré une situation d’urgence pour avoir plus rapidement accès à plus de moyens.”L’armée a effectué une reconnaissance sur place afin de préciser les besoins”, selon le communiqué du canton.- L’armée est “prête” -Pour pouvoir intervenir rapidement, l’armée prépare depuis mercredi à Turtmann -une ville qui se trouve à quelque 23 km de Blatten – des pompes à eau, des excavatrices et d’autres engins de déblaiement lourds ainsi que du matériel d’éclairage. Des hélicoptères sont également prêts à transporter du matériel et des personnes, selon un communiqué de l’armée.”L’armée se tient prête à engager rapidement ses forces selon les directives des autorités civiles, dès que la situation le permettra et que des tâches lui auront été assignées”, souligne-t-elle.L’effondrement du glacier était attendu depuis plusieurs jours, de nombreux éboulements de roche s’étant déjà produits dans la partie montagneuse qui le surplombe.Des images diffusées mercredi sur YouTube montrent un immense nuage de glace et de gravats dévalant la montagne mercredi aux alentours de 15H30 (13H30 GMT).  La force et la vitesse du nuage étaient telles qu’il a poursuivi sa course sur la pente opposée de la vallée.Et le phénomène a été enregistré par toutes les stations sismiques du pays.Un événement quasiment sans précédent dans le pays alpin.Fin août 2017, environ 3,1 millions de mètres cubes de roche s’étaient abattus depuis le Pizzo Cengalo, une montagne des Alpes dans le canton des Grisons, non loin de la frontière italienne. L’éboulement avait coûté la vie à huit randonneurs. Les laves torrentielles qui avaient suivi avaient transporté environ 500.000 mètres cubes roche et de boue vers la localité de Bondo, faisant d’importants dégâts matériels, mais pas d’autre victime.

Au nom de l’inox et des batteries, la plus grande mine de nickel au monde déloge une tribu

Bokum, membre d’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs d’Indonésie, presque totalement isolée du monde moderne, se désespère: sa forêt vierge, stupéfiante de beauté sur une île des Moluques, est riche en nickel. Et abrite depuis six ans la plus grande mine de ce métal au monde, exploitée par des groupes chinois et français.Pour le voir de ses yeux, il faut s’enfoncer profondément dans la jungle de l’île de Halmahera, 2.400 km à l’est de Jakarta. Ici vit la tribu des Hongana Manyawa (“Peuple de la forêt”), dont 500 membres mènent encore une vie nomade et sans aucun contact avec la civilisation moderne.Bokum, lui, fait partie des 3.000 autres membres de la tribu acceptant des contacts limités. C’est donc lui qui montre à une équipe de l’AFP comment la vaste concession minière de Weda Bay Nickel défigure ses terres tribales.Au milieu d’une nature à couper le souffle, les machines abattent et creusent, et la mine s’étend pour répondre à la demande phénoménale de nickel, principalement pour fabriquer de l’acier inoxydable, et indispensable à la plupart des batteries des véhicules électriques. Pas moins de 17% du nickel mondial vient de cette seule mine, selon son site en 2023. L’Indonésie en est de très loin le premier producteur.”J’ai peur qu’ils continuent à détruire la forêt”, confie Bokum, qui dit ne plus trouver les cochons sauvage et poissons dont il se nourrissait. “Nous ne savons pas comment survivre sans notre terre, sans notre nourriture”.L’homme vit à 45 minutes de marche, un peu plus au coeur de la forêt. Il a accepté de témoigner en compagnie de son épouse Nawate qui, elle, garde le silence. Mais il ne s’attardera pas, car avant de se mettre en route, il a aperçu des ouvriers près de chez lui.”Les ouvriers de la mine ont essayé de cartographier notre territoire”, explique-t-il, une machette à portée de main. “C’est notre maison et nous ne la leur donnerons pas”.Le sort des Hongana Manyawa a suscité une certaine émotion ces derniers mois, après la diffusion de vidéos virales montrant des membres de la tribu amaigris et sortis de leur forêt pour mendier de la nourriture. Mais l’avenir de cette région, si loin de la capitale Jakarta, n’est pas une priorité.Trois jours de périple, sur 36 km à travers les 45.000 hectares de la concession minière, permettent pourtant de voir ce que coûtent, pour les humains comme pour la nature, les technologies modernes.Des explosions à répétition pour exposer le minerai font fuir des volées d’oiseaux. Des hélicoptères partagent le ciel avec des perroquets verts, des hiboux des Moluques, des calaos et des abeilles géantes.Des souches d’arbres, le long de la route, sont d’autres indices de l’invasion des machines. Et au loin, on aperçoit des gardiens de la mine tirant sur des oiseaux tropicaux avec leurs fusils à air comprimé.Toute la nuit, le vacarme des excavatrices arrachant la terre pénètre l’épaisse végétation, rivalisant avec les croassements des grenouilles et le bourdonnement des insectes.Le fond des rivières est tapissé d’une lourde boue recrachée par l’exploitation minière. Les poissons ont quasiment disparu de cette eau qui, quand on la traverse à gué, irrite la peau tant elle est souillée.- “Protocoles de contact” -La constitution indonésienne consacre les droits fonciers des autochtones. En 2013, la Cour constitutionnelle a même donné aux communautés locales le contrôle des forêts coutumières, plutôt qu’à l’Etat.Mais dépourvus de titres fonciers et faute de législation spécifique, les Hongana Manyawa ont peu de chances de faire valoir leurs droits sur les terres qui chevauchent la concession, selon les ONG.A fortiori face au géant qui leur fait face. La concession appartient à Weda Bay Nickel (WBN) qui a, via une coentreprise, pour actionnaire majoritaire le géant chinois de l’acier Tsingshan et minoritaire le groupe minier français Eramet, dont le nouveau patron accompagne le président Emmanuel Macron en visite en Indonésie. La mine demande à augmenter son droit d’extraction.WBN a indiqué à l’AFP être “engagée dans une exploitation minière responsable et la protection de l’environnement” et qu’elle formait ses employés au “respect des coutumes et traditions locales”. Il n’existe “aucune preuve que des groupes isolés ou non-contactés soient impactés par les activités de WBN”, selon l’entreprise.Eramet déclare à l’AFP avoir demandé aux actionnaires majoritaires de WBN l’autorisation de procéder cette année à un audit indépendant des “protocoles de contact” avec les Hongana Manyawa.Un examen plus approfondi de la manière dont la tribu utilise les forêts et les rivières de la région est également en cours, ajoute Eramet, qui affirme toutefois qu’il n’y a “aucune preuve” que des membres de la tribu vivent isolés dans sa concession.Mais le gouvernement indonésien a admis le contraire, dans une déclaration à l’AFP. Il existe “des preuves de l’existence de tribus isolées autour de Weda Bay”, a déclaré la direction générale du charbon et des minéraux du ministère indonésien de l’Energie et des Ressources minérales.La même direction dit s’engager à “protéger les droits des peuples autochtones et à garantir que les activités minières ne nuisent pas à leur vie et à leur environnement”.C’est la première reconnaissance officielle par Jakarta de la présence de Hongana Manyawa isolés dans la zone, selon l’ONG de défense des droits des autochtones Survival International.Pour l’ONG, qui évoque un “coup dur” pour les revendications d’Eramet, une zone interdite pour protéger la tribu est “le seul moyen d’empêcher son anéantissement”.Eramet indique sur son site former ses employés à la façon de se comporter s’ils rencontrent des Hongana Manyawa. Elle conseille aux employés de WBN d’éviter d’interagir avec des personnes non contactées si leur présence “est démontrée”.Tsingshan n’a pas répondu aux questions de l’AFP.Eramet, qui nie polluer l’eau de la région, affirme que l’exploitation minière a “créé de nombreuses nouvelles opportunités économiques”.Mais Bokum constate l’inverse: “depuis que l’entreprise a détruit notre maison, notre forêt, nous avons du mal à chasser, à trouver de l’eau propre”, affirme-t-il dans la langue indigène Tobelo. – Racket, prostitution -Depuis le début de l’exploitation du sol en 2019, la zone s’est rapidement transformée en une sorte de Far West.A un checkpoint près de l’immense parc industriel de Weda Bay, le véhicule des journalistes de l’AFP a été stoppé par plusieurs hommes exigeant de l’argent, avant qu’un responsable local n’intervienne.Non loin des villes limitrophes, à savoir Lelilef Sawai, Gemaf et Sagea, on croise des employés avec casques de chantier sur des routes boueuses et encombrées.Des boutiques rudimentaires bordent la route où des prostituées racolent les clients devant des hôtels infestés de punaises de lit.Au loin, les tours de fusion du nickel crachent un nuage artificiel qui flotte dans le ciel.La main-d’œuvre de la mine a plus que doublé depuis 2020 pour atteindre près de 30.000 personnes. Pour la plupart, il s’agit d’étrangers dont l’arrivée a créé des tensions et coïncidé avec une hausse des cas de maladies respiratoires et de VIH.”Les entreprises minières n’ont pas de bonnes pratiques, violent les droits de l’homme et font rarement de contrôles”, accuse Adlun Fiqri, porte-parole de l’association Save Sagea.”Bien avant l’exploitation minière, tout était vraiment calme et c’était agréable de vivre dans la forêt,” confie plus loin Ngigoro, qui a quitté le groupe isolé des Hongana Manyawa avec sa mère lorsqu’il était enfant. A l’époque, ils n’avaient “peur de rien”.”Cette terre appartient aux Hongana Manyawa,” ajoute cet homme de 62 ans, qui marque son chemin dans la forêt par des entailles sur les troncs d’arbre à l’aide de sa machette. Le sentiment est partagé dans l’est de l’île. Au moins 11 manifestants autochtones contre les activités minières y ont été interpelés, selon Amnesty International lundi.- Tesla s’en mêle -Bokum affirme avoir déménagé au moins six fois pour échapper aux mineurs qui empiétaient sur le territoire de son peuple.Les ONG craignent que la mine ne fasse tout simplement disparaître la tribu.”Ils dépendent entièrement de ce que la nature leur fournit et alors que leur forêt tropicale est dévastée, il en va de même pour eux,” s’alarme Callum Russell, de Survival International.Le gouvernement affirme avoir “réalisé une documentation” pour comprendre ces tribus isolées et assure les avoir impliquées “dans le processus de décision.”Mais pour les défenseurs des indigènes, ceci est impossible car la plupart d’entre eux n’utilisent pas la technologie moderne et évitent tout contact avec les étrangers.Récemment, quelques voix se sont élevées, notamment de grandes entreprises. Le constructeur automobile américain Tesla, propriété de Elon Musk, qui a signé des accords d’investissement dans le nickel indonésien, a proposé des zones interdites pour protéger les peuples autochtones.L’entreprise suédoise de véhicules électriques Polestar a déclaré l’an passé qu’elle chercherait à éviter de mettre en péril des “communautés non contactées” dans sa chaîne d’approvisionnement.Mais pour Bokum, le danger est déjà là: un site d’exploitation à ciel ouvert de 2,5 kilomètres de long s’étend juste derrière la colline où il cultive ananas et manioc.La mine a bien essayé de communiquer avec Bokum et son épouse, en leur fournissant des téléphones portables. Mais pour capter un signal, Bokum doit se rapprocher de la mine et quand des ouvriers s’approchent de chez lui, il réitère sa promesse, machette à la main: “C’est notre terre. Nous ne consentirons pas à sa destruction.”

Macron à Borobudur lance “un nouveau partenariat culturel” avec l’Indonésie

Emmanuel Macron a conclu jeudi son déplacement en Indonésie par une visite au temple bouddhiste de Borobudur où il a annoncé “un nouveau partenariat culturel” entre la France et l’Indonésie après avoir élevé son homologue Prabowo Subianto à la plus haute distinction française.”Devant ce temple nous franchissons une étape importante en lançant un nouveau partenariat culturel”, a déclaré le président français au pied de l’imposante construction bouddhiste de Borobudur, édifiée aux VIIIe et IXe siècles. Le premier pilier “c’est la coopération patrimoniale et muséale”, a indiqué M. Macron, annonçant des “études communes sur des sites patrimoniaux” et l’accueil “prochain de jeunes professionnels dans nos musées”.”Le deuxième pilier, ce sont les industries culturelles et créatives (…) La France et l’Indonésie partagent une même ambition : faire de la culture une force économique (…) et un terrain d’émancipation”, a ajouté M. Macron, arrivé le matin à Yogyakarta, berceau de la culture javanaise, depuis Jakarta.L’accent sera mis notamment sur le cinéma “grâce à de nouvelles coopérations avec le Centre national de la cinématographie (CNC), pour la formation, la diffusion et la coproduction”.Pays de 280 millions d’habitants, l’Indonésie possède un marché du cinéma très dynamique, avec pas moins de 126 millions d’entrées en salle en 2024 et 285 films produits en 2024, soit autant qu’en France.Les films d’horreur représentent la moitié de la production et des entrées, tandis que le cinéma d’auteur reste modeste. Jakarta souhaite néanmoins l’encourager, avec l’appui de la France et du Centre national du CNC.M. Macron qui avait déjà mis en avant à Jakarta “une nouvelle vague franco-indonésienne”, a également cité la mode, les métiers d’art, les jeux vidéo, le design, l’art visuel ou encore la gastronomie.”J’ai bon espoir que notre partenariat se poursuivra et pourra servir de pont entre les experts culturels, les artistes et les travailleurs de l’industrie créative”, a déclaré de son côté le président indonésien.Après des discussions la veille au palais présidentiel, les deux dirigeants s’étaient rendus jeudi matin par hélicoptère à l’académie militaire Magelang, depuis l’aéroport de Yogyakarta.M. Macron y a élevé M. Subianto, ancien général, ex-ministre de la Défense et président indonésien depuis octobre dernier, au rang de grand-croix de la Légion d’honneur.M. Prabowo a été accusé de violations des droits de l’Homme sous le régime du dictateur Suharto à la fin des années 1990. Il a été renvoyé de l’armée pour son rôle présumé dans les enlèvements de militants pro-démocratie mais a toujours nié ces accusations et n’a jamais été inculpé.Le président français a quitté jeudi peu après 17h30 locales (10h30 GMT) l’Indonésie pour Singapour où il achèvera sa tournée en Asie du Sud-Est.Vendredi, il y prononcera le discours d’ouverture du Shangri-La Dialogue, plus grand forum asiatique sur la sécurité et la défense.

Loi simplification: après le recul du ZAN, l’Assemblée approuve la suppression des “zones à faibles émissions”

Saisie du projet de loi de “simplification”, l’Assemblée nationale a approuvé mercredi coup sur coup un recul du principe de “zéro artificialisation nette”, et surtout la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation de certains véhicules.Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes.Ecologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. Le gouvernement était opposé à la suppression, proposant, sans succès, un compromis.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, excluant de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.Mais leur application est critiquée par de nombreux responsables politiques qui considèrent qu’elles excluent des catégories de la population ne pouvant acheter des véhicules moins polluants.”Je ne vais pas vous dire aujourd’hui que je pleure”, a réagi jeudi sur CNews Europe 1 le ministre (LR) des Transports, Philippe Tabarot.”Le texte tel qu’il a été défini aujourd’hui est dépassé”, a-t-il ajouté, appelant à améliorer le dispositif par “des mesures de bon sens (…) qui puissent nous permettre de garder des objectifs nationaux et européens au niveau de la pollution de l’air, mais certainement pas de cette manière et certainement pas en montant les Français contre les Français”.Leur suppression “n’est pas une défaite pour l’écologie, c’est une défaite pour l’écologie punitive et pour tous ceux qui veulent systématiquement taper sur les Français”, a abondé sur X la patronne des députés RN Marine Le Pen.Le groupe LFI a salué une “victoire” contre “un dispositif injuste”. “LFI a proposé dès 2022 un moratoire sur les ZFE (…) Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun”, a-t-il poursuivi dans un communiqué.”La pollution de l’air est à l’origine de près de 40.000 décès prématurés par an (…) Et les zones à faibles émissions ont contribué à baisser ces décès précoces”, avait défendu dans l’hémicycle la ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.- “Démagogie” -Elle a tenté de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place.”Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent”, a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.L’ancien ministre macroniste des Transports Clément Beaune, désormais Haut-commissaire au Plan, a déploré sur X une “triste semaine de démagogie anti-écolo”, citant également une loi agricole visant entre autres à réintroduire certains néonicotinoïdes, et qui poursuit sa route au Parlement grâce à un coup tactique du bloc central lundi.Concernant la loi simplification, les députés ont aussi adopté mercredi un article pour faciliter l’implantation de vastes centres de données numériques. Mais après son passage en commission, il comporte surtout une révision significative du “zéro artificialisation nette” (ZAN), dispositif de lutte contre la bétonisation d’espaces naturels et agricoles.L’article permet de “dépasser jusqu’à 30%” la limite de surfaces naturelles aménageables, “sans justification”, et prévoit d’exclure du décompte du ZAN les constructions reconnues par décret comme “projet d’intérêt national majeur”.L’Assemblée a aussi adopté un amendement visant à sécuriser la conformité de projets comme celui de l’autoroute A69 – une limitation du “droit aux recours” selon la gauche -, ou un article ambitionnant de simplifier l’implantation d’antenne-relais.Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial).Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.

Loi simplification: après le recul du ZAN, l’Assemblée approuve la suppression des “zones à faibles émissions”

Saisie du projet de loi de “simplification”, l’Assemblée nationale a approuvé mercredi coup sur coup un recul du principe de “zéro artificialisation nette”, et surtout la suppression des zones à faibles émissions, qui restreignent la circulation de certains véhicules.Introduite en commission à l’initiative de LR et du RN, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) a été adoptée par 98 voix contre 51, avec celles de l’alliance RN-UDR, de la droite, de LFI et quelques macronistes.Ecologistes et socialistes ont largement voté contre, comme certains députés MoDem et Horizons. Le gouvernement était opposé à la suppression, proposant, sans succès, un compromis.Initiées en 2019 pour limiter les émissions de particules fines, les ZFE sont une mesure emblématique de la loi Climat et résilience du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, excluant de leur périmètre certains véhicules très anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air 3 ou plus selon les villes.Mais leur application est critiquée par de nombreux responsables politiques qui considèrent qu’elles excluent des catégories de la population ne pouvant acheter des véhicules moins polluants.”Je ne vais pas vous dire aujourd’hui que je pleure”, a réagi jeudi sur CNews Europe 1 le ministre (LR) des Transports, Philippe Tabarot.”Le texte tel qu’il a été défini aujourd’hui est dépassé”, a-t-il ajouté, appelant à améliorer le dispositif par “des mesures de bon sens (…) qui puissent nous permettre de garder des objectifs nationaux et européens au niveau de la pollution de l’air, mais certainement pas de cette manière et certainement pas en montant les Français contre les Français”.Leur suppression “n’est pas une défaite pour l’écologie, c’est une défaite pour l’écologie punitive et pour tous ceux qui veulent systématiquement taper sur les Français”, a abondé sur X la patronne des députés RN Marine Le Pen.Le groupe LFI a salué une “victoire” contre “un dispositif injuste”. “LFI a proposé dès 2022 un moratoire sur les ZFE (…) Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun”, a-t-il poursuivi dans un communiqué.”La pollution de l’air est à l’origine de près de 40.000 décès prématurés par an (…) Et les zones à faibles émissions ont contribué à baisser ces décès précoces”, avait défendu dans l’hémicycle la ministre macroniste de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.- “Démagogie” -Elle a tenté de faire adopter un compromis, pour sanctuariser le fait que les ZFE ne seraient obligatoires qu’autour de Paris et Lyon, et instaurer toute une batterie d’exceptions à la main des collectivités qui veulent les mettre en place.”Ce ne sera pas possible de le faire même pour ceux qui le souhaitent”, a déploré le ministère dans un communiqué, après le vote de l’Assemblée.L’ancien ministre macroniste des Transports Clément Beaune, désormais Haut-commissaire au Plan, a déploré sur X une “triste semaine de démagogie anti-écolo”, citant également une loi agricole visant entre autres à réintroduire certains néonicotinoïdes, et qui poursuit sa route au Parlement grâce à un coup tactique du bloc central lundi.Concernant la loi simplification, les députés ont aussi adopté mercredi un article pour faciliter l’implantation de vastes centres de données numériques. Mais après son passage en commission, il comporte surtout une révision significative du “zéro artificialisation nette” (ZAN), dispositif de lutte contre la bétonisation d’espaces naturels et agricoles.L’article permet de “dépasser jusqu’à 30%” la limite de surfaces naturelles aménageables, “sans justification”, et prévoit d’exclure du décompte du ZAN les constructions reconnues par décret comme “projet d’intérêt national majeur”.L’Assemblée a aussi adopté un amendement visant à sécuriser la conformité de projets comme celui de l’autoroute A69 – une limitation du “droit aux recours” selon la gauche -, ou un article ambitionnant de simplifier l’implantation d’antenne-relais.Des députés estiment toutefois que certaines dispositions, comme l’abrogation des ZFE, encourent un risque de censure au Conseil constitutionnel, comme cavaliers législatifs (trop éloignés du texte initial).Les votes sur les articles devront être confirmés par celui sur le projet de loi, alors que les débats sur ce texte, morcelés depuis début avril, doivent reprendre mi-juin, avec 623 amendements à étudier.

Suisse: inquiétudes sur la formation d’un lac après un gigantesque éboulement

Les autorités suisses s’inquiètent jeudi de la formation d’un lac artificiel, et d’une possible inondation, après l’éboulement de millions de mètre cubes de glace et de roches qui ont détruit la quasi totalité d’un village dans le sud du pays.Le lac artificiel qui s’est créé après la destruction du glacier du Birch tend à grossir heure par heure et le blocage de la rivière Lonza qui passe au fond de la vallée du Lötschental fait craindre des inondations en aval. “Nous allons essayer, aujourd’hui, de nous rendre compte de ses dimensions”, explique Antoine Jacquod, un responsable de la sécurité civile et militaire du Canton du Valais, à l’agence de presse Keystone-ATS.”Un gros risque d’embâcle existe qui pourrait inonder la vallée en contrebas”, selon le responsable, faisant allusion à l’accumulation de roches, de glace et de terre qui obstrue la rivière.Par précaution, seize personnes ont été évacuées dès mercredi soir dans deux villages situés en aval de la zone sinistrée. “L’embouteillage est d’environ 2 kilomètres de long sur la Lonza (…) et c’est comme une montagne, et bien sûr, cela crée un petit lac qui devient de plus en plus grand”, a expliqué mercredi soir le responsable cantonal en charge de la gestion des dangers naturels, Raphaël Mayoraz.Un barrage artificiel a été préventivement vidé pour contenir l’eau refoulée par le mur de glace, de terre et de gravats.Si l’eau devait déborder de ce barrage artificiel il faudrait alors songer à évacuer la vallée. Le gouvernement cantonal du Valais a demandé à l’armée de fournir des pompes pour sécuriser le lit de la rivière et des appareils de déblaiement. “Savoir quand on pourra concrètement intervenir demeure actuellement une grande inconnue”, admet Antoine Jacquod.L’éboulement du glacier du Birch a détruit en grande partie le petit village de Blatten et fait un disparu, ont indiqué les autorités.L’effondrement du glacier était attendu depuis plusieurs jours, de nombreux éboulements de roche s’étant déjà produits dans la partie montagneuse qui le surplombe.La personne portée disparue est un habitant de la région, âgé de 64 ans, qui, selon les informations de la police cantonale du Valais, se trouvait dans la zone concernée au moment de l’événement. Des images diffusées sur YouTube montrent un immense nuage de glace et de gravats dévalant la pente de la montagne surplombant la vallée.  La force et la vitesse du nuage étaient telles qu’il a poursuivi sa course sur la pente opposée de la vallée.Et le phénomène a été enregistré par toutes les stations sismiques du pays.Selon Raphaël Mayoraz, ce sont “3 millions de mètres cubes de roches qui sont tombés d’un coup sur le glacier, l’emportant avec eux” dans la vallée.