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Sanofi se renforce en immunologie avec le rachat de la biotech américaine Blueprint Medicines

Le géant pharmaceutique français Sanofi se renforce dans les maladies immunologiques rares avec l’acquisition de la biotech américaine Blueprint Medicines, une opération qui s’inscrit dans sa stratégie actuelle visant à devenir un leader mondial en immunologie.Pour cette acquisition d’envergure annoncée lundi,Sanofi, qui fait régulièrement son marché aux États-Unis, versera 129 dollars par action, soit une valeur d’environ 9,1 milliards de dollars (plus de 7,9 milliards d’euros). “Sous réserve de la réalisation” de plusieurs étapes de développement clinique et de réglementation, la valorisation totale pourra grimper à 9,5 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros), selon le groupe français. Cette annonce survient quelques jours après que le groupe pharmaceutique a annoncé l’échec de l’une des deux études de phase 3 — dernière étape avant une éventuelle commercialisation — concernant son traitement expérimental, l’itépekimag, contre la bronchite du fumeur (BPCO).A la Bourse de Paris, l’action reculait de 1,65% dans un marché en baisse de 0,46% à 15H20. L’acquisition de Blueprint est la plus importante depuis celle de Bioverativ rachetée en 2018 pour 11,6 milliards de dollars.Elle “renforce significativement notre position dans les maladies rares, notamment la mastocytose systémique”, a résumé le directeur financier François Roger au cours d’une conférence téléphonique.Le portefeuille acquis auprès de Blueprint comprend principalement la molécule avapritinib, le seul médicament approuvé pour traiter la mastocytose systémique avancée et indolente aux États-Unis où il est commercialisé sous le nom d’Ayvakit.Le médicament est également approuvé dans l’Union européenne sous le nom d’Ayvakyt pour le traitement des adultes atteints de mastocytose systémique indolente, la forme la plus fréquente de la maladie et qui progresse lentement.La mastocytose systémique est une maladie rare du système immunitaire où les cellules mastocytes, qui jouent un rôle clé dans la défense de l’organisme, s’accumulent de manière anormale dans plusieurs organes du corps.On les trouve surtout dans les zones comme la peau, les poumons ou le tube digestif.- “Acquisitions pertinentes” -Cette opération permettra en outre à Sanofi d’ajouter deux autres médicaments en développement à son portefeuille, l’un en stade avancé dans la mastocytose systémique (l’élénéstinib) et l’autre en phase précoce, le BLU-808 présenté comme ayant “le potentiel de traiter un large éventail de maladies en immunologie”.”L’objectif n’est pas de faire des acquisitions pour le simple plaisir d’en faire, mais de nous assurer de trouver des acquisitions pertinentes d’un point de vue stratégique, scientifique, avec des actifs différenciés et qui offrent un rendement adéquat à nos actionnaires”, a souligné le directeur financier François Roger.”Au cours des dix dernières années, Sanofi a investi 40 milliards d’euros en fusions-acquisitions et en développement commercial”, a-t-il détaillé.”Nous avons perdu seulement 10%, soit 4 milliards d’euros, ce qui n’est pas énorme en réalité, et presque entièrement dans le domaine de l’oncologie” et “les décisions récemment prises concernant l’oncologie et les 36 milliards restants ont généré beaucoup de valeur”, a-t-il complété.En 2019, Sanofi a pris un virage en recentrant ses activités de recherche et développement sur l’immunologie et les maladies rares, une réorientation qui s’est traduite par un désengagement progressif de la recherche en oncologie.Le rachat de Blueprint s’accompagnera d'”une augmentation immédiate de notre marge brute et des impacts positifs attendus sur le résultat opérationnel et le bénéfice par action après 2026″, a affirmé M. Roger.Sanofi avait fait son entrée dans les maladies rares en achetant la biotech américaine biotech Genzyme en 2011 pour environ 20 milliards de dollars.Après Genzyme, il a acquis Bioverativ en 2018 qui lui a ouvert les portes du marché des traitements de l’hémophilie ou encore Principia Biopharma dans les maladies auto-immunes en 2020 pour 3,7 milliards de dollars.”Si l’on considère la valeur de cette acquisition (Principia Biopharma), elle a probablement été multipliée par trois ou quatre aujourd’hui”, a cité en exemple le directeur financier.Toujours dans le domaine des maladies auto-immunes, Sanofi a également décidé lundi d’étendre sa collaboration lancée en 2019 avec la société américaine Nurix Therapeutics en prenant une licence exclusive sur sa plateforme de développement de thérapies ciblées contre des maladies inflammatoires dont la dermatite atopique et l’asthme.

“Pic de stress” avant les résultats de Parcoursup pour les lycéens de terminale

“L’ambiance générale est au stress”, résume Serena, 17 ans. Deux mois après avoir bouclé leurs dossiers, les lycéens de terminale attendent lundi les premiers résultats de la plateforme d’inscription post-bac, qui tomberont à partir de 19H00.”Je suppose que je vais me connecter en boucle toute la soirée pour voir s’il y a des nouvelles”, dit cette élève de terminale générale dans l’Yonne, qui veut aller en classe préparatoire littéraire à Paris.”Parcoursup, c’est un peu le non-dit d’aujourd’hui. Dès que quelqu’un en parle, tout le monde lui lance un regard noir pour dire que c’est le sujet interdit”, ajoute-t-elle.Dans la procédure, “il y a des pics de stress: le moment où on doit rendre les lettres de motivation, celui où on doit rentrer tous les voeux et aujourd’hui”, dit-elle. “Ils nous maintiennent en haleine”.Chloé, 17 ans, lycéenne à Vincennes (Val-de-Marne), qui se destine aussi à des études littéraires, ne se met “pas tant la pression par rapport à ça”. “Ça ne me fait vraiment ni chaud ni froid”, assure-t-elle. “Je suis pratiquement sûre d’être acceptée dans la prépa que je veux, et sinon, je serai acceptée à la fac, et je me dis que c’est pas si mal que ça non plus”, tempère-t-elle.Parcoursup n’est “qu’une étape” qu’il faut “dédramatiser”, a déclaré lundi le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste. La question cruciale est celle de l’orientation, sur laquelle le gouvernement fera des annonces “dans quelques jours”, a-t-il ajouté sur franceinfo.Cette année, les lycéens avaient jusqu’à mi-mars pour inscrire leurs voeux sur la plateforme, puis jusqu’au 2 avril pour compléter leur dossier et confirmer leurs vœux. Parcoursup, qui a succédé en 2018 à APB, a recueilli les voeux de 980.000 candidats dans l’enseignement supérieur, contre 945.500 l’an dernier. Parmi eux, les plus nombreux sont des lycéens: ils sont 650.000, contre 183.000 étudiants souhaitant changer de voie.Plusieurs réponses sont possibles pour chaque formation: être accepté (oui), être accepté sous condition (oui si, pour des filières universitaires qui demandent à l’étudiant de suivre un parcours d’accompagnement pédagogique ou personnalisé), être sur liste d’attente ou encore être refusé (uniquement pour les filières sélectives).- Le bac comme condition -Elsa, 18 ans, lycéenne à Strasbourg, qui espère être prise en licence intensive de sciences sociales, dit être “dans le flou”. “Avec Parcoursup, j’ai l’impression qu’on sait pas trop trop à quoi s’attendre”.Comme chaque année, dans les premières heures, il sera possible seulement de consulter les résultats. C’est plus tard dans la soirée que les candidats pourront commencer à répondre aux propositions.La phase principale d’admission durera jusqu’au 10 juillet, période pendant laquelle les candidats continueront de recevoir des réponses. Ils sont souvent sur des listes d’attente, qui peuvent évoluer vite: il faut donc consulter régulièrement Parcoursup. Cette année, pour accélérer la procédure, il sera demandé aux candidats ayant des voeux en attente de classer par ordre de préférence ceux qu’ils souhaitent conserver entre le 6 et le 10 juin.Du 11 juin au 11 septembre, de nouveaux vœux seront possibles dans les formations qui disposent encore de places.Tout ce processus reste conditionné à l’obtention du bac, dont les résultats seront communiqués le 4 juillet. Parallèlement à leurs démarches pour Parcoursup, les lycéens passeront la philo le 16 juin puis les épreuves de spécialité entre le 17 et le 19 juin et le Grand oral du 23 juin au 2 juillet.Un site de mise en situation est proposé par le ministère de l’Enseignement supérieur pour aider les candidats à répondre aux propositions des formations. Un numéro vert est aussi disponible pour les guider: 0.800.400.070. L’an dernier, 94% des lycéens inscrits sur Parcoursup ont reçu au moins une proposition d’admission, selon le ministère.Pour les étudiants titulaires d’un diplôme bac+3 qui ont postulé sur la plateforme Mon master, c’est aussi l’heure du verdict ce lundi: ils ont commencé à recevoir à 9H00 les premières réponses à leurs candidatures pour des masters.

Moins de 3.200 morts sur les routes de France métropolitaine en 2024

Moins de 3.200 personnes ont été tuées sur les routes de France métropolitaine en 2024, selon le bilan définitif communiqué lundi par la Sécurité routière, quasiment stable par rapport à 2023.L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a relevé l’an passé 3.193 décès dans l’Hexagone, soit une hausse de 0,8%, ainsi que 236.000 blessés.Le bilan de l’accidentalité routière s’élève au total à 3.432 morts en incluant l’outre-mer, ce qui confirme les premiers chiffres présentés en janvier.”Pour la seconde année consécutive, le nombre de personnes tuées sur les routes reste sous la barre des 3.200 morts”, a commenté dans un communiqué François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’Intérieur.”Ces résultats sont à porter au crédit de tous les usagers de la route qui respectent les règles, et de tous les professionnels engagés pour garantir leur sécurité et entretenir les routes, parfois au péril de leur vie”, a-t-il ajouté.Plus de trois quarts des tués et des blessés graves sont des hommes, pointe la Sécurité routière, qui rappelle que la vitesse et l’alcool sont les deux premiers facteurs d’accidents mortels.Les autorités appellent les usagers de la route à “la plus grande prudence” à l’approche des départs en vacances d’été.

A69: nouveau bras de fer en vue à l’Assemblée

Alors que la justice a autorisé la reprise du controversé chantier de l’A69, ses partisans défendent lundi à l’Assemblée un texte pour valider rétroactivement des autorisations environnementales et empêcher un éventuel nouvel arrêt des travaux, accusant d'”obstruction” les écologistes et LFI qui ont déposé des centaines d’amendements.Nouvel épisode dans la bataille entre partisans et opposants à l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse: après que la cour administrative d’appel a autorisé la reprise des travaux, “mi-juin”, des députés souhaitent enfoncer un clou avec un texte déjà adopté au Sénat.Profitant d’une demi-journée réservée à son groupe macroniste Ensemble pour la République, Jean Terlier (Tarn) a fait inscrire une atypique “loi de validation” rétroactive des autorisations environnementales, invalidées en février par le tribunal administratif de Toulouse.Pourquoi si les travaux peuvent reprendre? Car la cour d’appel ne s’est prononcée que sur un recours en urgence de l’État, et doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.En réponse, les députés écologistes et insoumis ont déposé la quasi-totalité des quelque 700 amendements déposés, dont l’examen aurait selon toute vraisemblance fait obstacle à un vote avant minuit, l’Assemblée poursuivant ses travaux mardi sur d’autres textes.”Un procédé d’obstruction assumé pour éviter la discussion et le vote de la loi, largement adoptée en commission”, critique Jean Terlier, qui a défendu à plusieurs reprises la “constitutionnalité” du texte, au cœur des débats. Selon lui, il répond notamment à “un motif impérieux d’intérêt général”, ce que contestent ses opposants.Mais plus de 460 amendements avaient été déclarés irrecevables lundi en début d’après-midi, laissant augurer une bataille parlementaire plus disputée que prévue.Pour les défenseurs du texte, qui vise à conférer aux chantiers une “raison impérative d’intérêt public majeur” ouvrant la voie à des dérogations à la protection des espèces, au nom du désenclavement du territoire, il apporterait une sécurité juridique avant la décision sur le fond.A contrario, les députés écologistes et Insoumis, à l’instar d’Anne Stambach-Terrenoir (LFI), y voient “un énième passage en force pour ce projet absurde d’autoroute qui longe littéralement une route nationale que l’on aurait pu réaménager”, et une volonté “d’écraser une décision judiciaire” qui avait invalidé les autorisations environnementales.”On s’attaque à l’État de droit dans ce pays ni plus ni moins”, alerte l’élue, rejetant les accusations d’obstruction.- Mobilisation dans et en-dehors de l’Assemblée -La France insoumise a également déposé une motion de rejet préalable au texte qui doit être étudiée avant les amendements, à moins que le groupe ne la retire. M. Terlier avait envisagé d’en déposer une, une tactique visant à accélérer le parcours parlementaire du texte, mais “ce ne sera pas le cas”, a-t-il dit à l’AFP lundi. “Et à ce stade on ne votera pas la motion LFI”, a-t-il assuré.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, mais l’échéance ne pourra pas être respectée. Pour finaliser le chantier, la société doit rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins.De leur côté, les opposants s’organisent.Dans la nuit de dimanche à lundi, des militants du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) ont pris place en face de l’Assemblée nationale, sur le boulevard Saint-Germain. Avant l’arrivée des forces de l’ordre, un opposant a réussi à grimper dans un arbre et a déployé des banderoles, telles que “Non à la loi de validation” ou “Stop à l’A69″. Il en est descendu en fin de matinée, selon un membre de l’ONG.”On est là pour dénoncer un déni de démocratie et du droit”, a dénoncé un autre militant. Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier. 

A69: nouveau bras de fer en vue à l’Assemblée

Alors que la justice a autorisé la reprise du controversé chantier de l’A69, ses partisans défendent lundi à l’Assemblée un texte pour valider rétroactivement des autorisations environnementales et empêcher un éventuel nouvel arrêt des travaux, accusant d'”obstruction” les écologistes et LFI qui ont déposé des centaines d’amendements.Nouvel épisode dans la bataille entre partisans et opposants à l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse: après que la cour administrative d’appel a autorisé la reprise des travaux, “mi-juin”, des députés souhaitent enfoncer un clou avec un texte déjà adopté au Sénat.Profitant d’une demi-journée réservée à son groupe macroniste Ensemble pour la République, Jean Terlier (Tarn) a fait inscrire une atypique “loi de validation” rétroactive des autorisations environnementales, invalidées en février par le tribunal administratif de Toulouse.Pourquoi si les travaux peuvent reprendre? Car la cour d’appel ne s’est prononcée que sur un recours en urgence de l’État, et doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.En réponse, les députés écologistes et insoumis ont déposé la quasi-totalité des quelque 700 amendements déposés, dont l’examen aurait selon toute vraisemblance fait obstacle à un vote avant minuit, l’Assemblée poursuivant ses travaux mardi sur d’autres textes.”Un procédé d’obstruction assumé pour éviter la discussion et le vote de la loi, largement adoptée en commission”, critique Jean Terlier, qui a défendu à plusieurs reprises la “constitutionnalité” du texte, au cœur des débats. Selon lui, il répond notamment à “un motif impérieux d’intérêt général”, ce que contestent ses opposants.Mais plus de 460 amendements avaient été déclarés irrecevables lundi en début d’après-midi, laissant augurer une bataille parlementaire plus disputée que prévue.Pour les défenseurs du texte, qui vise à conférer aux chantiers une “raison impérative d’intérêt public majeur” ouvrant la voie à des dérogations à la protection des espèces, au nom du désenclavement du territoire, il apporterait une sécurité juridique avant la décision sur le fond.A contrario, les députés écologistes et Insoumis, à l’instar d’Anne Stambach-Terrenoir (LFI), y voient “un énième passage en force pour ce projet absurde d’autoroute qui longe littéralement une route nationale que l’on aurait pu réaménager”, et une volonté “d’écraser une décision judiciaire” qui avait invalidé les autorisations environnementales.”On s’attaque à l’État de droit dans ce pays ni plus ni moins”, alerte l’élue, rejetant les accusations d’obstruction.- Mobilisation dans et en-dehors de l’Assemblée -La France insoumise a également déposé une motion de rejet préalable au texte qui doit être étudiée avant les amendements, à moins que le groupe ne la retire. M. Terlier avait envisagé d’en déposer une, une tactique visant à accélérer le parcours parlementaire du texte, mais “ce ne sera pas le cas”, a-t-il dit à l’AFP lundi. “Et à ce stade on ne votera pas la motion LFI”, a-t-il assuré.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, mais l’échéance ne pourra pas être respectée. Pour finaliser le chantier, la société doit rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins.De leur côté, les opposants s’organisent.Dans la nuit de dimanche à lundi, des militants du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) ont pris place en face de l’Assemblée nationale, sur le boulevard Saint-Germain. Avant l’arrivée des forces de l’ordre, un opposant a réussi à grimper dans un arbre et a déployé des banderoles, telles que “Non à la loi de validation” ou “Stop à l’A69″. Il en est descendu en fin de matinée, selon un membre de l’ONG.”On est là pour dénoncer un déni de démocratie et du droit”, a dénoncé un autre militant. Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier. 

Chikungunya: Mayotte est passée en phase d’épidémie, selon Santé publique France

Mayotte est passée en phase d’épidémie pour le chikungunya, avec une “transmission intense et généralisée” sur tout le territoire de cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques infectés, ont indiqué lundi les autorités sanitaires, insistant sur une intensification des mesures de riposte. “Depuis le 26 mai, Mayotte est passée en phase épidémique (phase 3 du plan Orsec Arboviroses, correspondant à une épidémie de faible intensité). Cette évolution du niveau d’alerte fait suite à une accélération marquée de la transmission du virus chikungunya sur l’ensemble du territoire, avec un nombre de cas confirmés en constante augmentation depuis plusieurs semaines”, a indiqué Santé publique France dans son nouveau bulletin.Depuis le début de l’année 2025, 560 cas confirmés de chikungunya ont été signalés à Mayotte, dont 204 sur la seule semaine du 19 au 25 mai, soit une augmentation de 42% en sept jours, selon des données provisoires. Mais “la situation réelle pourrait être largement sous-estimée”, a rappelé Santé publique France. Non seulement les tests de confirmation biologique restent suspendus aux urgences, sous une “pression persistante (…) préoccupante”, mais “le recours aux soins demeure partiel pour une partie de la population, notamment dans les zones les plus isolées ou précaires”, selon son diagnostic.Depuis la détection du premier cas confirmé, 15 personnes ont été hospitalisées, dont huit femmes enceintes pour surveillance et cinq bébés de moins d’un an, mais il n’y a eu aucune admission en réanimation et aucun décès.  Si le virus du chikungunya circule sur la totalité du territoire de Mayotte, l’agence sanitaire publique a noté une concentration persistante des cas dans les communes de Mamoudzou, la plus touchée jusqu’ici, Pamandzi, Dzaoudzi.Devant la “probabilité élevée” d’une épidémie susceptible de saturer un système de santé fragilisé, le ministère de la Santé a prévu l’organisation d’une campagne de vaccination pour certains adultes à risque, gravée dans un arrêté publié mercredi dernier au Journal officiel.Cette campagne, avec le seul produit autorisé pour l’instant, Ixchiq (Valneva), sera ciblée sur les personnes âgées de 18 à 64 ans présentant au moins une comorbidité et tiendra compte des spécificités de santé mahoraises, notamment des comorbidités à des stades avancés en nombre important.Mayotte a déjà subi plusieurs crises de santé publique en 2024, dont une épidémie de choléra, puis les conséquences du passage du cyclone Chido. Et la population du département, le plus pauvre de France, est souvent en mauvaise santé.Une épidémie frappe depuis plusieurs mois un autre département d’outre-mer, La Réunion, située à quelque 1.500 kilomètres de Mayotte. Plusieurs dizaines de milliers de cas et douze décès y ont été recensés.

L’Assemblée veut élever Alfred Dreyfus au rang de général de brigade

L’Assemblée nationale devrait approuver lundi en fin d’après-midi une proposition de loi de Gabriel Attal “élevant Alfred Dreyfus au rang de général de brigade”, un “acte de réparation” visant à parachever sa réhabilitation, 130 ans après sa condamnation.Le texte devrait être adopté en première lecture à l’unanimité, avant de poursuivre son parcours au Sénat, à une date indéterminée.”Promouvoir aujourd’hui Alfred Dreyfus au rang de général de brigade constituerait un acte de réparation, une reconnaissance de ses mérites et un hommage rendu à son engagement républicain”, souligne le député des Hauts-de-Seine et président de Renaissance dans l’exposé des motifs du texte.Et ce dans un contexte où “l’antisémitisme qui frappa Alfred Dreyfus n’appartient pas à un passé révolu”, et où la “République doit sans cesse réaffirmer sa vigilance, sa fermeté, son engagement absolu contre toutes les formes de discrimination”, relève-t-il.En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est condamné pour trahison et contraint à l’exil sur l’île du Diable en Guyane, sur la base de fausses accusations alimentées par un antisémitisme très ancré dans la société française de la fin du XIXe siècle.En 1906, un arrêt de la Cour de cassation l’innocente, entraînant ipso facto sa réintégration dans l’armée. Dans la foulée, une loi le nomme chef d’escadron (commandant, NDLR), avec effet le jour de la promulgation de la loi.Une “injustice” car “la réintroduction du capitaine Dreyfus au grade de chef d’escadron ne correspond pas à une reconstitution de carrière complète”, souligne le rapporteur de la proposition de loi, le député du Bas-Rhin Charles Sitzenstuhl (Renaissance).Alfred Dreyfus demandera lui-même à voir sa carrière revalorisée, sans obtenir gain de cause, et quittera l’armée en 1907 – avant de servir à nouveau pendant la Première guerre mondiale. La question de la réhabilitation pleine et entière d’Alfred Dreyfus “a été longtemps occultée et ignorée, en dehors de sa famille et des spécialistes de l’affaire”, note M. Sitzenstuhl.Un pas est franchi en 2006, lors d’un hommage de la Nation en son honneur: le président de la République Jacques Chirac reconnaît alors que “justice (ne lui) a pas complètement été rendue”, et qu’il n’a pu “bénéficie(r) de la reconstitution de carrière à laquelle il avait pourtant droit”.La ministre des Armées Florence Parly l’évoque à son tour en 2019. Deux ans plus tard, le président de la République Emmanuel Macron estime qu’il revient “sans doute à l’institution militaire, dans un dialogue avec les représentants du peuple français” de nommer Dreyfus général à titre posthume.- “Valeurs du dreyfusisme” -Plusieurs initiatives parlementaires ont également été prises ces dernières années, par la droite à l’Assemblée et au Sénat, et plus récemment par le sénateur PS Patrick Kanner, en écho à une tribune mi-avril du premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, de l’ancien secrétaire général de l’Élysée, Frédéric Salat-Baroux, et du président de la maison Zola-Musée Dreyfus, Louis Gauthier.Mercredi en commission, tous les orateurs des groupes ont joint leur voix pour soutenir la mesure.”Dans un contexte de montée de l’antisémitisme, cette réparation posthume rappelle à toute la nation l’urgence de la défense de ses principes et l’importance de son unité”, a plaidé le député RN Thierry Tesson, dont le parti n’a de cesse de donner des gages de son engagement contre l’antisémitisme.Le député LFI Gabriel Amard a de son côté fustigé le “double discours du RN”, où “les propos et comportements antisémites foisonnent encore” selon lui. “C’est dans ma famille que l’on descend des dreyfusards, pas dans la vôtre”, a-t-il lancé, en invitant à ne pas utiliser la lutte contre l’antisémitisme comme un “outil de disqualification” politique.Seule dissonance: absent des débats en commission, le groupe MoDem a fait savoir qu’il ne participerait pas à la séance lundi, n’entendant pas “permettre à certains d’acheter à peu de frais, et sur la mémoire d’Alfred Dreyfus (…), un brevet d’honorabilité”.En conclusion des débats, M. Sitzenstuhl s’est déclaré favorable à titre personnel à l’entrée au Panthéon d’Alfred Dreyfus, estimant que le vote de la proposition de loi “renforcer(ait) la dynamique” en ce sens.Interrogé sur cette hypothèse, l’entourage du président de la République a affirmé dimanche à l’AFP que sa “préoccupation” était “à ce stade, de faire vivre les valeurs du Dreyfusisme, combat toujours d’actualité pour la vérité et la justice, contre l’antisémitisme et l’arbitraire”.

Sacre du PSG à Paris: 79 interpellations dans la nuit de dimanche à lundi

Soixante-dix-neuf personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi en marge des célébrations à Paris de la victoire du PSG en Ligue des champions, a indiqué lundi le préfet de police de Paris Laurent Nuñez.”Après 01H00 du matin, on a vu des résurgences d’individus qui étaient animés de malveillance, qui n’étaient pas vraiment des supporters du Paris Saint-Germain (…): ils ont pris des barrières et ils ont bloqué le périphérique pendant un bon quart d’heure et puis on a eu aussi un retour sur les Champs-Elysées de groupes qui montaient, descendaient, tiraient des mortiers et essayaient de dégrader des commerces”, a expliqué le préfet de police sur RTL.Une cinquantaine de personnes a brièvement monté des barricades sur le périphèrique intérieur, avec des barrières et des Vélib’, a ensuite précisé une source policière à l’AFP. Un véhicule a également été incendié au niveau de la porte de Saint-Cloud et 46 interpellations dans cette zone ont eu lieu.”On a procédé à 79 interpellations dont une partie dans la nuit (…) le calme est revenu vers 03h30 du matin”, a-t-il encore détaillé, évoquant un nombre d’interpellations “totalement inédit” pendant le week-end.Dans la nuit de samedi à dimanche, il y a eu 563 interpellations dont 491 à Paris, qui ont conduit à 307 gardes à vue.Au total, plus de 5.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pendant le week-end dans la capitale et en petite couronne.La victoire historique du PSG face à l’Inter Milan (5-0) en finale de la Ligue des Champions, samedi à Munich, a été endeuillée en France par la mort d’un mineur de 17 ans, tués à coups de couteau à Dax, et celle d’un jeune homme d’une vingtaine d’années à Paris, où la soirée a été émaillée de nombreux incidents.Rentrés en France dans l’après-midi, les joueurs parisiens ont défilé dimanche sur les Champs-Elysées devant plus de 100.000 personnes avant de présenter la Coupe d’Europe à leurs supporters au Parc des Princes.

Parcoursup: l’heure du verdict approche pour les lycéens de terminale

“Ça me stresse beaucoup plus que le bac”. Pour Gabriel, 17 ans, comme pour tous les élèves de terminale, c’est le moment tant attendu: les premiers résultats de la plateforme d’inscription post-bac Parcoursup tombent lundi soir pour les lycéens.”J’attends de voir où je vais être accepté”, poursuit ce lycéen d’Auxerre. Il a fait quatre voeux en licence de sciences politiques, et cinq en licence de cinéma à Paris, et n’a pas encore vraiment choisi entre ces deux voies différentes.”Je ne sais pas si c’est Parcoursup qui va décider à ma place”, poursuit-il même si les pouvoirs publics s’évertuent à rappeler que ce n’est pas l’algorithme de la plateforme qui sélectionne mais les responsables pédagogiques des formations visées.Parcoursup n’est “qu’une étape” qu’il faut “dédramatiser”, a déclaré lundi sur franceinfo le ministre chargé de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, ajoutant que la question cruciale est celle de l’orientation, sur laquelle le gouvernement fera des annonces “dans quelques jours”.Pour les candidats, les premières réponses tomberont officiellement à 19H00.Cette année, les lycéens avaient jusqu’à mi-mars pour inscrire leurs voeux sur la plateforme, puis jusqu’au 2 avril pour compléter leur dossier et confirmer leurs vœux.Après deux mois et demi d’attente, Elsa, 18 ans, lycéenne à Strasbourg, n’a fait que trois choix sur Parcoursup et espère être prise en licence intensive de sciences sociales. “Je serai très déçue si je ne suis pas acceptée”, dit-elle. “Je suis dans le flou, parce qu’avec Parcoursup, j’ai l’impression qu’on sait pas trop trop à quoi s’attendre”, ajoute-t-elle.Parcoursup, qui a succédé en 2018 à APB, a recueilli cette année les voeux de 980.000 candidats dans l’enseignement supérieur, contre 945.500 l’an dernier.Parmi eux, les plus nombreux sont des lycéens: ils sont 650.000, contre 183.000 étudiants souhaitant changer de voie.Plusieurs réponses sont possibles pour chaque formation: être accepté (“oui”), être accepté sous condition (“oui si”, pour des filières universitaires qui demandent à l’étudiant de suivre un parcours d’accompagnement pédagogique ou personnalisé), être sur liste d’attente ou encore être refusé (uniquement pour les filières sélectives).Comme chaque année, dans les premières heures, il sera possible seulement de consulter les résultats. C’est plus tard dans la soirée que les candidats pourront commencer à répondre aux propositions.- “faire un choix” -La phase principale d’admission durera jusqu’au au 10 juillet, période pendant laquelle les candidats continueront de recevoir des réponses. Les candidats sont souvent sur des listes d’attente, qui peuvent évoluer vite: il faut donc consulter régulièrement Parcoursup. “Ce qui me fait peur, c’est d’être accepté le 2 juin dans plusieurs licences de cinéma, mais pas encore en sciences politiques, et de devoir déjà faire un choix”, explique Gabriel.Cette année, pour accélérer la procédure, il sera demandé aux candidats ayant des voeux en attente de classer par ordre de préférence ceux qu’ils souhaitent conserver entre le 6 et le 10 juin.Du 11 juin au 11 septembre, de nouveaux vœux seront possibles dans les formations qui disposent encore de places.Chaque matin, jusqu’au 10 juillet, les dossiers des candidats seront mis à jour en fonction de l’évolution des listes d’attente. Ils seront alertés par mail et SMS, ainsi que leurs parents, dès qu’ils recevront une ou plusieurs propositions d’admission, auxquelles ils doivent répondre avant une date limite.Tout ce processus reste conditionné à l’obtention du bac, dont les résultats seront communiqués le 4 juillet.Parallèlement à leurs démarches pour Parcoursup, les lycéens passeront la philo le 16 juin puis les épreuves de spécialité entre le 17 et le 19 juin et le Grand oral du 23 juin au 2 juillet.Face au stress généré par Parcoursup, un site de mise en situation est proposé par le ministère de l’Enseignement supérieur pour aider les candidats.Un numéro vert est aussi disponible pour répondre aux questions: 0.800.400.070. L’an dernier, 94% des lycéens inscrits sur Parcoursup ont reçu au moins une proposition d’admission, selon le ministère.Pour les étudiants titulaires d’un diplôme bac+3 qui ont postulé sur la plateforme Mon master, c’est aussi l’heure du verdict ce lundi: ils ont commencé à recevoir à 9H00 les premières réponses à leurs candidatures pour des masters.

Irak: enquête sur des grandes quantités de poissons morts dans un marais

Des quantités importantes de poissons morts ont été retrouvées dans un marais du sud de l’Irak, poussant les autorités locales à promettre une inspection lundi pour déterminer les causes du phénomène, recensé dans le pays à plusieurs reprises ces dernières années.La mort des poissons pourrait être due à une pénurie d’oxygène dans l’eau ou le recours par des pêcheurs à des “poisons” pour doper leurs prises, ont indiqué à l’AFP responsables locaux et militants.Des images de l’AFP montrent des poissons argentés flottant sur les eaux du marais d’Ibn Najm, près de Najaf. Parfois des buffles se rafraichissent au beau milieu des poissons morts.”Nous avons reçu plusieurs plaintes de citoyens (…) nous avons formé une équipe d’inspection technique” qui doit se rendre lundi sur place “pour déterminer les causes” de l’incident, selon Jamal Abd Zeid, responsable de la Direction environnementale à Najaf.Parmi les “hypothèses” envisagées, il penche surtout pour “le manque d’eau”, sans exclure le recours à “la pêche électrique” voire “le recours à certains poisons” par des pêcheurs.Frappé de plein fouet par le changement climatique, l’Irak enchaîne des épisodes de sécheresse depuis au moins cinq ans.Le manque de précipitations et les températures en hausse sont mis en avant, tout comme les barrages construits en amont par les voisins turc et iranien, qui ont entraîné une chute drastique du débit des fleuves sur le territoire irakien.Dans un pays ravagé par des décennies de conflits et aux politiques publiques défaillantes, s’y ajoute l’absence d’une stricte application des lois.Militant environnementaliste, Jassim al-Assadi évoque lui aussi plusieurs hypothèses. “Il faut des analyses en laboratoire pour déterminer les causes exactes”, dit-il.Outre “le manque d’oxygène” causé par un faible débit d’eau, “la chaleur, une évaporation élevée et peu de vent”, il pourrait aussi s’agir d’une contamination par les eaux chargées de “pesticides agricoles” ou d’engrais qui se déversent dans les marais.Lors de précédents incidents, “dans la plupart des cas” il s’agissait “d’un recours à des poisons pour la pêche, afin d’augmenter” les rendements, souligne-t-il, auprès de l’AFP.”C’est dangereux pour la santé publique et la chaîne alimentaire”, avertit-il. “Utiliser du poison aujourd’hui, puis dans un mois ou deux, et continuer ainsi, ça va être cumulatif”, note-t-il.