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Israel vows to bring hostages home as new truce deal proposed

Israeli Prime Minister Benjamin Netanayahu on Monday vowed to bring back all hostages, “living and dead”, as rescuers in Gaza said Israeli strikes killed at least 52 people.Netanyahu’s remarks came after a Palestinian source said that mediators proposed a 70-day ceasefire and the release of 10 Israeli hostages alongside some Palestinian prisoners, though US envoy …

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Narcotrafic: 30 ans de réclusion pour “un Everest de folie meurtrière” à Marseille en 2016

Neuf ans après “l’Everest de folie meurtrière” qu’avait connu la cité marseillaise de Bassens, en avril 2016, avec la mort de trois hommes, abattus alors qu’ils regardaient un match dans l’épicerie du quartier, la justice a rendu son verdict lundi, avec 30 ans de réclusion pour les trois auteurs. Pour ces trois membres présumés du narcobanditisme marseillais dont un, en fuite, ne s’est jamais présenté au procès, entamé le 12 mai devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, cette peine a été assortie d’une période de sûreté des deux tiers.L’avocat général, Pierre Cortes, avait lui requis la perpétuité pour les trois hommes, tous jugés en état de récidive légale. Les avocats des trois accusés avaient, eux, plaidé l’acquittement. Le 2 avril  2016, un commando avait fait irruption dans la petite épicerie-alimentation de la cité Bassens, dans les quartiers populaires du nord de la cité phocéenne, où une quinzaine de personnes regardaient un match de foot  à la télévision. Visiblement recherchés par les agresseurs, deux hommes âgés de 30 ans avaient été criblés de balles, tandis qu’un troisième, un chauffeur routier de 21 ans, était mortellement atteint par une balle perdue.Ce dernier était rapidement apparu comme une victime collatérale, dans une fusillade qui avait aussi fait trois blessés.Le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, avait alors dénoncé “un Everest de folie meurtrière, (…) une folie meurtrière inadmissible qui interpelle sur l’état d’inhumanité de ses auteurs”.Pour l’accusation, ce triple assassinat s’inscrivait dans le cycle de violences opposant alors deux clans adverses, les “blacks” et les “gitans”, sur fond de guerre de territoires pour le contrôle des points de vente de stupéfiants. La tuerie de l’épicerie apparaissait également aux yeux des enquêteurs comme une riposte à un triple assassinat perpétré en décembre 2011, ayant coûté la vie à des proches des accusés et pour lequel les patrons du “plan stups” de Bassens avaient été condamnés.- “Donneur de +go+” -Durant l’audience, Lenny Albarello, 28 ans, alias “Bobotte”, et Mehdi Lekhetari, 39 ans, se sont opposés d’arrache-pied à un dossier basé sur des éléments de téléphonie occulte, des reconnaissances de témoins et des renseignements parvenus anonymement aux policiers. Driss Allouche, l’accusé absent lors des débats et contre lequel la cour a décerné un mandat d’arrêt, avait lui contesté être l’agresseur accidentellement blessé par le tir d’un de ses deux complices, qui avait abandonné sur place un fusil à pompe. Durant l’enquête, il avait nié avoir fait partie de ce commando, affirmant avoir été blessé alors qu’il venait acheter du cannabis à Bassens.Un individu désigné par des renseignements anonymes comme le “donneur de +go+”, celui qui aurait confirmé au commando la présence des futures victimes ce soir-là à la cité Bassens, avait été assassiné deux mois plus tard, après avoir échappé à une première tentative d’assassinat peu de temps après la fusillade de l’alimentation.Initialement programmé en février 2024, ce procès avait dû être reporté en raison de la violente agression subie par Lenny Albarello lors d’une promenade à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes.

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Dans l’Arctique finlandais, les éleveurs de rennes cohabitent difficilement avec l’armée

La présence militaire croissante dans l’Arctique devient un casse-tête pour certains éleveurs de rennes du nord de la Finlande, perturbant les animaux et fragilisant les revenus de leurs propriétaires. Un avion de chasse traverse le ciel gris, son vrombissement rompant la tranquillité de la forêt boréale près de Kemijarvi, dans le nord de la Finlande, où la présence de soldats est devenue aussi courante que celle de rennes en pâture. “L’activité militaire a considérablement augmenté ici depuis que la Finlande a rejoint l’Otan”, souligne l’éleveur de rennes Kyösti Uutela en montrant à l’AFP Rovajärvi, le plus grand champ d’entraînement d’artillerie d’Europe occidentale, situé à une centaine de kilomètres de la frontière russe. D’une superficie de 1.070 km2, le champ de tir, créé en 1949, est situé sur des terres qui font également partie de la zone d’élevage de rennes que dirige M. Uutela. La Finlande, qui partage une frontière de 1.340 kilomètres avec la Russie, a mis fin à des décennies de non-alignement militaire en rejoignant l’Otan en 2023. En 2024, le pays a également mis en oeuvre un accord de coopération de défense (DCA) avec les États-Unis. “Les activités de formation et les exercices ont augmenté depuis le début de la guerre en Ukraine”, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, a confirmé l’armée finlandaise à l’AFP dans un courriel. “Cela se reflète naturellement à Rovajärvi”, ajoute-t-elle, relevant que le champ de tir offrait des possibilités d’entraînement militaire uniques en raison de sa taille, de son terrain et de la variété des conditions climatiques. En 2024, le pays nordique a participé à 103 exercices militaires en Finlande et à l’étranger, contre 89 en 2023. – Pâturages détruits -Depuis le sommet d’une petite colline où la forêt a été coupée à blanc et des tranchées creusées pour permettre aux soldats de s’entraîner, M. Uutela relève que la colline “est perdue” pour le pâturage. “Les rennes ne pourront plus vivre ici”.”L’utilisation de chars lourds et la présence de milliers de soldats dans la forêt détruisent les pâturages de lichen”, principale source d’alimentation des rennes, alerte M. Uutela. La Finlande compte 4.305 propriétaires de rennes et 183.832 rennes vivant dans 57 districts d’élevage couvrant 36% de la superficie totale du pays. La viande et les produits dérivés constituent leur principale source de revenus.Depuis des générations, l’élevage de rennes fait partie intégrante de la culture autochtone sami, pratiqué comme moyen de subsistance traditionnel semi-nomade dans leur région natale de Sapmi, qui chevauche les parties septentrionales de la Finlande, de la Suède, de la Norvège et de la Russie. En Finlande, des non-samis pratiquent également l’élevage de rennes, par exemple près du champ de tir de Rovajärvi. Selon Riikka Poropudas, éleveuse de rennes de ce district, la présence militaire accrue dans la région oblige les éleveurs à nourrir leurs rennes dans des zones clôturées plus souvent qu’auparavant. Elle craint qu’un vaste exercice de tir réel et de combat auquel participent environ 6.500 soldats finlandais, suédois et britanniques en mai ne perturbe ses rennes, la saison de mise bas étant la plus active à la mi-mai. “Les activités stressent les rennes femelles et les nouveau-nés, et les éloignent de leurs pâturages naturels”, dit-elle. Selon l’armée, les besoins des éleveurs de rennes sont “pris en compte dans la planification des exercices, par exemple en ce qui concerne les horaires et les lieux” et les forces armées disent être en contact quotidien avec eux.- Planifier les exercices -Le réchauffement climatique et les modifications de l’utilisation des terres – dont la militarisation – posent des défis à la culture indigène et à l’élevage de rennes en tant que moyen de subsistance pour environ 1.200 Sami, insiste Tuomas Aslak Juuso, président en exercice du Parlement sami en Finlande.”Notre mode d’élevage des rennes dépend entièrement de la possibilité pour les rennes de paître librement sur les pâturages naturels”, a-t-il déclaré. Un exercice militaire international de grande envergure mené dans la région finlandaise de Sapmi en 2023 a été “une expérience négative”, raconte-t-il. “Les éleveurs de rennes locaux n’avaient pas été informés à l’avance, les conditions de pâturage ont été dégradées et les tracteurs ont endommagé la couverture de lichen qui risque de ne jamais repousser”, ajoute-t-il. Les populations indigènes ont droit à un “consentement préalable et éclairé” pour toute activité ayant un impact sur leurs territoires ou leurs droits humains, y compris les exercices militaires, rappelle le représentant sami. 

Nouvelles fouilles dans le “cimetière” d’Emile Louis

Plus de 400 gendarmes mobilisés pour ratisser le “cimetière” d’Emile Louis: de nouvelles opérations de fouilles ont démarré lundi à Rouvray dans l’Yonne pour retrouver, 50 ans après leur disparition, d’éventuelles traces des victimes du tueur en série.”La zone est dense mais pas insurmontable”, relève le colonel Nicolas Nanni, en décrivant à l’AFP le dispositif mis en place dans une zone boisée de Rouvray, à dix kilomètres au nord-est d’Auxerre.Lundi matin, ils n’étaient qu’une cinquantaine de militaires dans le secteur, bouclé pour cette journée consacrée aux préparatifs de balisage et repérage. Mais au total, “448 militaires de la gendarmerie seront engagés”, pour mener des “recherches terrestres mais aussi subaquatiques”, précise le colonel Nanni. Ils seront appuyés par des moyens spécialisés de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie ou d’anthropologie judiciaire. “On a besoin de moyens spéciaux pour faire en sorte d’avancer vite et bien”, ajoute-t-il.Les opérations dureront “au moins une semaine, probablement quinze jours, peut-être trois semaines”, estime le procureur d’Auxerre Hugues de Phily qui espère en “savoir un petit plus” sur ce dossier à la fin de cette période.Les recherches sont “extrêmement lourdes et coûteuses”, avec un budget de 100.000 euros financés par la cour d’appel de Paris, mais “nous le devons aux familles des victimes”, estime-t-il. Il s’agit de la deuxième opération de fouilles en quelques mois dans cette affaire vieille d’un demi-siècle. Une campagne réalisée en septembre a mis au jour des morceaux de vêtements, mais n’a pas permis de retrouver de nouvelles dépouilles.- “Donner une sépulture” -Emile Louis a été condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols et assassinats de sept jeunes filles handicapées de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass), disparues dans l’Yonne entre 1975 et 1979. L’ancien chauffeur de car, qui transportait ses victimes de leur famille d’accueil à leur institut médico-pédagogique, a reconnu avoir dissimulé les corps sur la commune de Rouvray, mais seuls deux ont été retrouvés. Emile Louis est décédé en 2013 à 79 ans.Fin 2018, un crâne a été retrouvé dans son “cimetière” et identifié comme étant celui de Marie Coussin, une enfant de l’assistance disparue en 1975 qui ne figure pas sur la liste des victimes connues du tueur.Les recherches visent donc à la fois à retrouver les cinq corps des victimes identifiées d’Emile Louis et de cette potentielle huitième victime.”On attend de voir ce que cela donnera”, a réagi Jacques Ponce, le fils de cette dernière, auprès de l’AFP. “Je souhaite pouvoir donner une sépulture à ma mère. On a un peu le sentiment que c’est en raison de l’attention médiatique sur cette affaire qu’ils continuent les recherches”.Le secteur choisi cette fois est différent de celui des précédentes recherches. Un périmètre “parfaitement pertinent” pour Didier Seban, l’avocat de l’Association de défense des handicapées de l’Yonne, qui réunit des familles de victimes. “On est sur les rives du Serein (…) Les fouilles sont compliquées parce que les lieux ne sont pas du tout entretenus”, explique-t-il.”Amener des réponses aux familles, retrouver le corps d’une personne disparue, rien que ça a un sens”, estime de son côté Me Corinne Herrmann, qui a beaucoup travaillé sur le dossier des disparues de l’Yonne.

Journée mondiale sans tabac: à quand la généralisation des espaces sans tabac prévue en France ?

Priorité du gouvernement l’an dernier, la lutte contre le tabagisme, qui fait 75.000 morts et coûte 156 milliards d’euros par an, prévoyait de généraliser les espaces publics sans tabac… mais faute de décrets d’application, ils ne voient le jour que localement au gré de la volonté des maires.Actuellement, les espaces sans tabac réglementaires, tels que les lieux de travail, ceux fermés et couverts accueillant du public, les transports collectifs, les écoles, les aires de jeux pour enfants (depuis 2015) et les espaces affectés au transport (2019), “sont à peu près bien respectés”, déclare à l’AFP Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer.Mais il existe encore des “zones grises”: parvis des écoles, abribus non fermés, abords des hôpitaux… Selon un sondage réalisé pour la Ligue contre le cancer, six Français sur dix (62%) interrogés se disent favorables à une plus large interdiction de la cigarette dans l’espace public.En novembre 2023, Aurélien Rousseau, alors ministre de la Santé, avait présenté le Programme national de lutte contre le tabac (PNLT) 2023-2027, avec pour ambition de “relever le défi d’une génération débarrassée du tabac dès 2032″.Parmi les mesures prévues: la généralisation des espaces sans tabac aux plages, parcs publics, forêts et aux abords extérieurs de lieux publics, en particulier les établissements scolaires. Des amendes financières en cas de non-respect de cette interdiction étaient prévues.”Nous attendions beaucoup de ce PNLT, mais les décrets d’application prévus pour 2024 sont toujours dans les bagages”, regrette M. Bergerot. “Nous disons régulièrement au ministère: +ça n’est pas très coûteux, les Français y sont favorables+… on ne comprend pas pourquoi ça bloque”.- “Emmerder les Français” -“Les espaces sans tabac ont pour objectif principal de protéger les non-fumeurs du tabagisme passif qui tue lui aussi. Ensuite, cela dénormalise la consommation de tabac et amène les fumeurs à progressivement envisager d’arrêter de fumer. C’est efficace, ça a été démontré”, explique à l’AFP Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT).En France, l’exposition passive à la fumée du tabac fait 3.000 à 5.000 morts par an, selon les chiffres officiels. Très sensibles, les enfants voient augmenter leurs risques d’infections respiratoires, otites, asthme… Pour les nourrissons, le risque de mort subite est multiplié par deux.Le 20 février, le CNCT avait dénoncé des propos “indignes d’un cardiologue, et, a fortiori, d’un ministre de la Santé” après les déclarations de Yannick Neuder. Interrogé sur Sud Radio sur la nécessité d’interdire de fumer sur les terrasses, celui-ci avait déclaré n’être “ni pour, ni contre”, ajoutant que “ça fait partie des discussions. Il faut des mesures qui soient acceptables, compatibles avec tout le monde”, avant de conclure: “Arrêtons d’emmerder les Français”.Les espaces santé sont “pourtant l’une des mesures de prévention les plus simples, les moins chères, qui répond à une demande des citoyens”, assure à l’AFP M. Rousseau. “Le tabac, ça tue massivement et ça coûte extrêmement cher: c’est le négatif, au sens photographique du terme, de la prévention, qui consiste à sauver des gens et sauver financièrement le système de santé”.Désireuses d’agir, 1.600 communes volontaires ont élargi l’interdiction de fumer dans les lieux publics à des parcs, plages, pistes de ski, abords d’écoles… soit 7.000 espaces sans tabac, des expérimentations locales accompagnées par la Ligue.Celle-ci souhaite que la cigarette électronique soit aussi bannie, car elle provoque une dépendance à la nicotine similaire à celle des cigarettes et constitue une “dangereuse porte d’entrée vers le tabac”.Egalement prévue par le PNLT 2023-2027, la hausse des prix du tabac – l’une des mesures les plus efficaces pour réduire la consommation, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – ne s’est pas concrétisée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025.Le tabac coûte 156 milliards d’euros par an à la société française (vies, qualité de vie et productivité perdues, dépenses publiques de prévention, répression, soins…) et l’alcool 102 milliards, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).”La Cour des comptes dit que la trajectoire des dépenses sociales est hors de contrôle, mais ce n’est pas le cas: ce sont des choix politiques qui ne sont pas faits”, glisse M. Rousseau.La ministre Catherine Vautrin (Travail, Santé, Solidarité et Familles) devrait “s’exprimer sur le sujet du tabac dans les jours à venir”, selon un porte-parole.

Attentat de Magnanville: l’accusé “conteste tous les faits”

“Je conteste tous les faits qui me sont reprochés!”. Lundi, au premier jour de son procès en appel pour “complicité” dans l’assassinat d’un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines) en juin 2016, Mohamed Lamine Aberouz, a farouchement nié être impliqué dans ce double crime commis au nom du groupe Etat islamique.Invité par la présidente de la cour d’assises spéciale de Paris, Frédérique Aline, à s’exprimer sur les faits qu’elle venait de rappeler en détail, l’accusé lui a répondu d’une voix forte qu’il contestait tous les faits qu’elle avait évoqués.Auparavant, l’homme âgé de 31 ans, en T-shirt blanc, les cheveux retenus par une queue de cheval, fines lunettes et barbe fournie, avait réaffirmé son “innocence”, comme il n’avait eu de cesse de le proclamer durant son procès en première instance.L’assassin des deux policiers, Larossi Abballa, abattu par des policiers du RAID intervenus pour libérer l’enfant du couple retenu en otage, a agi seul et sans aucune aide, a-t-il répété.En première instance, la cour n’avait pas été convaincue par son argumentaire et l’avait condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans.Elle avait retenu que l’accusé était “acquis aux thèses favorables au jihad armé” et qu’il avait participé à “l’endoctrinement idéologique” de son ami Larossi Abballa.Le soir du 13 juin 2016, Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire de police au commissariat de Mantes-la-Jolie, a été égorgée sous les yeux de son fils de trois ans à son domicile. Un peu plus tard, son compagnon, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, a été poignardé de neuf coups de couteau alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Il a eu le temps de donner l’alerte avant de succomber.Comme en première instance, la famille des deux victimes était sur le banc des parties civiles, juste en face du box des accusés, pour assister à l’audience. A aucun moment Mohamed Lamine Aberouz n’a cherché à croiser leur regard.- “Aucune action de ma part” -Alors qu’il a toujours affirmé ne pas avoir été présent au domicile des policiers le soir du double crime, une trace de son ADN a été découverte sur l’ordinateur du couple, utilisé pour la revendication.Selon l’accusation, il s’agit d’un élément suffisant pour prouver la culpabilité de l’accusé.Les avocats de Mohamed Lamine Aberouz, Vincent Brengarth et Nino Arnaud, ont demandé l’audition de nouveaux experts pour creuser cette question au coeur du procès.Selon la défense, la présence d’une trace ADN de leur client au domicile des victimes s’expliquerait par un “transfert” d’ADN entre la voiture de Larossi Abballa, où ont aussi été isolées des traces génétiques appartenant à l’accusé, et l’ordinateur du couple de policiers.En première instance, la thèse du transfert d’ADN avait été jugée “peu probable” par les experts mais n’avait pas été complètement écartée.Outre de nouveaux experts, Mes Brengarth et Arnaud ont également demandé à la cour l’accès à l’intégralité des échanges de leur client sur une plateforme numérique avec un groupe où figurait Larossi Abballa.Ces échanges portaient uniquement sur des jeux vidéo, a soutenu Mohamed Lamine Aberouz et pas sur des préparatifs d’assassinat. D’ailleurs, a relevé l’accusé, Larossi Abballa “ne participait pas aux échanges”.”Aucune action de ma part n’a pu contribuer au passage à l’acte de Larossi Abballa”, a insisté Mohamed Lamine Aberouz.L’interrogatoire sur le fond de l’accusé est prévu le 17 juin, les réquisitions du ministère public le 19.Le verdict est attendu le 20 juin.

Le procès de la reine des paparazzi Mimi Marchand s’est ouvert, avec un coup d’éclat de Piotr Pavlenski

Le procès de la papesse de la presse people Michèle (dite Mimi) Marchand, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, s’est ouvert lundi devant le tribunal de Paris avec un coup d’éclat de l’artiste russe Piotr Pavlenski, aussitôt expulsé de la salle d’audience.Piotr Pavlenski, concerné par un autre volet du dossier, était arrivé en short et imperméable noirs, claquettes en plastique, bracelet électronique bien apparent à la cheville.Quand la présidente déclare l’audience ouverte, il se lève, au milieu du public.”Mesdames et Monsieur, je dois vous dire une chose”, lance d’une voix forte l’homme au crâne rasé et visage émacié. “Mimi Marchand doit être complétement relaxée il n’y a pas de préjudice, pas d’infraction dans cette affaire qui concerne du porno politique”, poursuit-il pendant que le tribunal ainsi que plusieurs policiers lui intiment l’ordre de se taire.En vain: ils finissent par l’attraper par les bras et le traînent hors de de la salle. A l’extérieur, il est selon des journalistes de l’AFP plaqué au sol par quatre policiers, puis embarqué. Aucune procédure n’a été ouverte à son encontre, a précisé le parquet, sollicité par l’AFP.Une scène qui ressemble étrangement à celle qui vaut sa venue ici: dans ce volet annexe à celui qui concerne Karine Le Marchand, des policiers sont jugés notamment pour violation du secret professionnel pour avoir donné “l’info” de la présence du “Russe” à Paris au célèbre paparazzi Sébastien Valiela. Cela avait permis à ce dernier de photographier l’arrestation de Piotr Pavlenski, plaqué au sol, menotté dans le dos, en pleine rue en 2020. Les photos avaient été vendues 15.000 euros à Paris Match via Mimi Marchand et son agence Bestimage, et s’étaient retrouvées en Une du magazine.Dans ce volet, contrairement à ce que semble penser Piotr Pavlenski, Mimi Marchand avait finalement bénéficié d’un non lieu.L’artiste et activiste de 41 ans est connu pour des performances extrêmes en Russie et est réfugié en France depuis 2017. Il avait été arrêté en février 2020, deux jours après la diffusion sur son site “Pornopolitique” de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, alors candidat LREM à la mairie de Paris, précipitant son retrait de la bataille des municipales.- Interpellation coordonnée -Piotr Pavlenski avait été condamné à six mois de prison aménagés sous bracelet électronique dans cette affaire et n’avait pas fait appel, expliquant que son “oeuvre d’art +Pornopolitique+ se terminait avec la condamnation du juge” – pas tout à fait visiblement, vu la séquence du jour. Il a ensuite été condamné à une peine d’un an de prison aménagée pour des violences en 2024, celle qui lui vaut a priori son actuel bracelet à la cheville.Dans le volet Paris Match, Piotr Pavlenski n’avait pas souhaité porter plainte pour la diffusion des images de lui menotté – pourtant interdites en France -, se disant “content” que “Mimi Marchand ait organisé et coordonné les journalistes et policiers” pour filmer son interpellation.La journée de lundi est uniquement consacrée à ce volet, dans lequel le paparazzo est jugé aux côtés des policiers, lui pour recel de violation du secret professionnel.Mardi, le tribunal se penchera sur les faits d’extorsion reprochés à Michèle Marchand. Veste noire, courts cheveux cendrés, la redoutée papesse de la presse people, 78 ans, a quitté la salle en début d’après-midi, après y avoir été autorisée par la présidente. Karine Le Marchand, en blazer bleu marine, a fait de même un peu plus tard.En février 2020, l’animatrice de “L’amour est dans le pré” avait été avertie par Mimi Marchand, communicante de l’ombre pour des stars et des politiques, que des photos de sa fille mineure sortant de garde à vue avaient été prises par un “jeune” photographe. La papesse de la presse people avait assuré avoir “bloqué” les photos en payant 3.000 euros, remboursés en partie par Karine Le Marchand. Les photos venaient en fait du paparazzo Sébastien Valiela et avaient été réclamées selon ce dernier par Mimi Marchand, qui s’était ainsi procuré un “moyen de contrainte”, selon les juges d’instruction.Mimi Marchand est par ailleurs mise en examen dans le dossier sur la rétractation, possiblement monnayée, de l’intermédiaire Ziad Takieddine concernant ses accusations de financement libyen contre Nicolas Sarkozy.

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Décarbonation, sargasses, souveraineté: Bayrou à Saint-Nazaire met le cap sur la défense des océans

Nouveau plan contre les sargasses, 90 millions d’euros pour décarboner le secteur maritime: François Bayrou a annoncé une série de mesures lundi pour tenter de répondre aux multiples défis qui se posent aux mers et aux océans français.”Aujourd’hui comme hier, notre avenir (…) se joue au large”, a affirmé le Premier ministre sur le pont du pétrolier ravitailleur de la Marine nationale Jacques Stosskopf, à l’issue d’un comité interministériel de la mer (CIMer) à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).La France, métropolitaine et ultramarine, dispose de la deuxième plus grande surface maritime du monde avec 11 millions de kilomètres carrés de mers et d’océans et 20.000 km de côtes.Face à la menace économique, “avec une concurrence internationale accrue qui fragilise le modèle économique de nos filières maritimes”, à la menace environnementale, “avec une aggravation de la pollution qui met en péril la biodiversité marine” et la menace géopolitique, “avec l’apparition de nouveaux risques”, “nous devons apporter une réponse qui soit claire, efficace et durable”, a relevé le chef du gouvernement.Ce rendez-vous a lieu quelques semaines avant l’accueil par la France, le 9 juin à Nice, de la troisième conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc 3), autour de laquelle le gouvernement a lancé une “Année de la mer”.François Bayrou a annoncé à cette occasion l’affectation de 90 millions d’euros, issus du marché européen des émissions polluantes, à la décarbonation du secteur maritime, qui pourront être mobilisés en 2026 et financeront la modernisation des navires, les infrastructures portuaires et la production de carburants alternatifs.”Réussir la décarbonation de notre flotte, c’est nous assurer de disposer d’une économie maritime compétitive”, a-t-il fait valoir.- Eolien à la Réunion -François Bayrou a auparavant visité des ateliers des Chantiers de l’Atlantique, où le groupe suisse MSC Croisières a récemment confirmé la commande de deux nouveaux navires, ainsi que le chantier du plus grand yacht de luxe à voile, l’Orient Express Corinthian.Il était accompagné par quatre ministres: Agnès Pannier-Runacher (Transition écologique, Biodiversité, Forêt, Mer et Pêche), Amélie de Montchalin (Comptes publics), Marc Ferracci (Industrie et Énergie) et Philippe Tabarot (Transports).Le gouvernement entend aussi “mobiliser à court terme” les retombées financières des parcs éoliens en mer pour renouveler une flotte de pêche vieillissante. En 2023, Emmanuel Macron avait évoqué une enveloppe de 700 millions d’euros fondée sur la future fiscalité de ces projets.Des “études préalables” vont être lancées pour un éventuel projet d’éolien en mer sur l’île de la Réunion.Toujours pour l’Outremer, le gouvernement va lancer un troisième plan national de lutte contre la prolifération des sargasses, ces algues brunes aux émanations toxiques qui envahissent le littoral des Antilles. Il sera “lancé dans les mois qui viennent” a précisé le Premier ministre et axé notamment sur “le soutien à la collecte et à la destruction de ces algues”, avec le recours accru à des navires appelés “sargator”, capables de collecter seize tonnes d’algues par heure.Afin de prévenir et s’adapter au recul du trait de côte lié au changement climatique, l’exécutif va étudier dans le prochain budget l’idée d’une “contribution ciblée sur les usages liés à l’agrément du littoral”, selon le principe que le “littoral doit financer le littoral”.- Sauveteurs en mer -Contre la pêche illégale, il entend modifier le code rural et de la pêche pour faciliter la destruction par immersion des navires de pêche sans pavillon ni propriétaire, et renforcer le recours à des drones aériens.Pour lutter contre la pollution des plastiques, il va réviser la feuille de route pour la période 2026-2030. Sur le régalien, le gouvernement va lancer une mission parlementaire pour faire évoluer le régime de responsabilité juridique des sauveteurs en mer, parfois mis en cause dans leurs actions bénévoles, et étudier son élargissement à d’autres sauveteurs comme les garde-côtes.Face aux nouvelles menaces géopolitiques et pour garantir la “souveraineté maritime” du pays, le CIMer a validé l’étude d’une “force maritime de complément” à la Marine nationale, et le projet d’améliorer la réquisition des navires de commerce “en temps de crise”. L’interdiction du chalutage dans les aires marines protégées n’était pas au menu du CIMer mais pourrait être abordée lors de la conférence de Nice.A l’occasion de ce déplacement, le cabinet du Premier ministre a rencontré une délégation intersyndicale d’ArcelorMittal, inquiète des suppressions d’emplois envisagées à Basse-Indre, près de Nantes.

Décarbonation, sargasses, souveraineté: Bayrou à Saint-Nazaire met le cap sur la défense des océans

Nouveau plan contre les sargasses, 90 millions d’euros pour décarboner le secteur maritime: François Bayrou a annoncé une série de mesures lundi pour tenter de répondre aux multiples défis qui se posent aux mers et aux océans français.”Aujourd’hui comme hier, notre avenir (…) se joue au large”, a affirmé le Premier ministre sur le pont du pétrolier ravitailleur de la Marine nationale Jacques Stosskopf, à l’issue d’un comité interministériel de la mer (CIMer) à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).La France, métropolitaine et ultramarine, dispose de la deuxième plus grande surface maritime du monde avec 11 millions de kilomètres carrés de mers et d’océans et 20.000 km de côtes.Face à la menace économique, “avec une concurrence internationale accrue qui fragilise le modèle économique de nos filières maritimes”, à la menace environnementale, “avec une aggravation de la pollution qui met en péril la biodiversité marine” et la menace géopolitique, “avec l’apparition de nouveaux risques”, “nous devons apporter une réponse qui soit claire, efficace et durable”, a relevé le chef du gouvernement.Ce rendez-vous a lieu quelques semaines avant l’accueil par la France, le 9 juin à Nice, de la troisième conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc 3), autour de laquelle le gouvernement a lancé une “Année de la mer”.François Bayrou a annoncé à cette occasion l’affectation de 90 millions d’euros, issus du marché européen des émissions polluantes, à la décarbonation du secteur maritime, qui pourront être mobilisés en 2026 et financeront la modernisation des navires, les infrastructures portuaires et la production de carburants alternatifs.”Réussir la décarbonation de notre flotte, c’est nous assurer de disposer d’une économie maritime compétitive”, a-t-il fait valoir.- Eolien à la Réunion -François Bayrou a auparavant visité des ateliers des Chantiers de l’Atlantique, où le groupe suisse MSC Croisières a récemment confirmé la commande de deux nouveaux navires, ainsi que le chantier du plus grand yacht de luxe à voile, l’Orient Express Corinthian.Il était accompagné par quatre ministres: Agnès Pannier-Runacher (Transition écologique, Biodiversité, Forêt, Mer et Pêche), Amélie de Montchalin (Comptes publics), Marc Ferracci (Industrie et Énergie) et Philippe Tabarot (Transports).Le gouvernement entend aussi “mobiliser à court terme” les retombées financières des parcs éoliens en mer pour renouveler une flotte de pêche vieillissante. En 2023, Emmanuel Macron avait évoqué une enveloppe de 700 millions d’euros fondée sur la future fiscalité de ces projets.Des “études préalables” vont être lancées pour un éventuel projet d’éolien en mer sur l’île de la Réunion.Toujours pour l’Outremer, le gouvernement va lancer un troisième plan national de lutte contre la prolifération des sargasses, ces algues brunes aux émanations toxiques qui envahissent le littoral des Antilles. Il sera “lancé dans les mois qui viennent” a précisé le Premier ministre et axé notamment sur “le soutien à la collecte et à la destruction de ces algues”, avec le recours accru à des navires appelés “sargator”, capables de collecter seize tonnes d’algues par heure.Afin de prévenir et s’adapter au recul du trait de côte lié au changement climatique, l’exécutif va étudier dans le prochain budget l’idée d’une “contribution ciblée sur les usages liés à l’agrément du littoral”, selon le principe que le “littoral doit financer le littoral”.- Sauveteurs en mer -Contre la pêche illégale, il entend modifier le code rural et de la pêche pour faciliter la destruction par immersion des navires de pêche sans pavillon ni propriétaire, et renforcer le recours à des drones aériens.Pour lutter contre la pollution des plastiques, il va réviser la feuille de route pour la période 2026-2030. Sur le régalien, le gouvernement va lancer une mission parlementaire pour faire évoluer le régime de responsabilité juridique des sauveteurs en mer, parfois mis en cause dans leurs actions bénévoles, et étudier son élargissement à d’autres sauveteurs comme les garde-côtes.Face aux nouvelles menaces géopolitiques et pour garantir la “souveraineté maritime” du pays, le CIMer a validé l’étude d’une “force maritime de complément” à la Marine nationale, et le projet d’améliorer la réquisition des navires de commerce “en temps de crise”. L’interdiction du chalutage dans les aires marines protégées n’était pas au menu du CIMer mais pourrait être abordée lors de la conférence de Nice.A l’occasion de ce déplacement, le cabinet du Premier ministre a rencontré une délégation intersyndicale d’ArcelorMittal, inquiète des suppressions d’emplois envisagées à Basse-Indre, près de Nantes.