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Le projet de loi “refondation” de Mayotte en passe d’adoption au Sénat

Le Sénat s’apprête à adopter mardi le projet de loi-programme pour “refonder” Mayotte, un texte qui décline près de quatre milliards d’euros d’engagements financiers de l’Etat pour l’archipel dévasté et entend répondre aux crises multiples qui le touchent, avec des mesures parfois contestées.Plus de cinq mois après le passage ravageur du cyclone Chido sur ce territoire de l’océan Indien, situé entre les Comores et Madagascar, le gouvernement entend franchir avec ce texte “une étape historique” dans son engagement pour Mayotte. La chambre haute, dominée par une alliance droite-centristes qui soutient le gouvernement, devrait l’adopter très largement en première lecture lors d’un vote solennel prévu à 18h30. La gauche fera néanmoins part de son hostilité à de nombreux dispositifs de lutte contre l’insécurité, l’immigration et l’habitat insalubre, les principaux “fléaux” identifiés à Mayotte par le ministre des Outre-mer Manuel Valls.Le projet de loi sera ensuite examiné à l’Assemblée nationale en juin, pour une promulgation espérée dès le début de l’été.”Nous n’avons pas laissé tomber Mayotte”, a martelé le ministre durant les débats sur ce projet de loi, la semaine passée au Palais du Luxembourg. Satisfait de voir les sénateurs soutenir l’essentiel des propositions gouvernementales, il estime que cette initiative législative permettra de “construire un avenir à la hauteur de l’attachement des Mahorais à la France”. – “Tout s’écroule” -Mais il a aussi fait face à de nombreuses critiques de parlementaires qui craignent des promesses en l’air ou en trompe-l’oeil.”Le compte n’y est pas”, s’alarme le sénateur de Mayotte Saïd Omar Oili, pour qui le gouvernement se cache derrière “un catalogue de promesses plus qu’une vraie feuille de route”. “L’aide promise doit devenir réalité car tout s’écroule à Mayotte”, a exhorté celui qui siège au groupe socialiste et a recommandé à ses collègues de s’abstenir sur le vote du texte.Eau, éducation, santé, infrastructures, sécurité, immigration, habitat informel… Le projet de loi s’attaque à tous les grands enjeux du 101e département français, le plus pauvre du pays. Il a la particularité de contenir non seulement des dispositions législatives, mais également tout un volet programmatique, sans valeur normative, dans lequel l’Etat liste ses priorités et ses objectifs sur la période 2025-2031. Avec une promesse d’ordre financier: débloquer “près de quatre milliards d’euros” sur sept ans pour relever un archipel meurtri. Le fléchage et le calendrier de ces investissements ont été quelque peu précisés par le gouvernement par voie d’amendement, sans toutefois répondre totalement aux exigences des élus du territoire, qui continuent d’appeler à plus de transparence et de moyens.Le projet contient aussi des dispositifs économiques et sociaux, avec la création d’une zone franche globale – avec des abattements fiscaux à 100% -, et la perspective, d’ici 2031, d’une “convergence sociale” entre l’Hexagone et l’archipel. Le texte facilite par ailleurs les expropriations en vue de reconstruire les infrastructures “essentielles” au territoire.Mais c’est le volet migratoire et sécuritaire qui a suscité le plus de débats dans l’hémicycle de la Haute assemblée. La lutte contre l’immigration clandestine a en effet été érigée comme priorité par le gouvernement, face à l’afflux massif d’étrangers en situation irrégulière sur l’archipel, venus notamment des Comores voisines.- “Croisade contre l’immigration” -Conditions d’accès au séjour et de regroupement familial durcies, expulsions rendues possibles de parents défaillants dans l’éducation de leurs enfants lorsque ceux-ci sont jugés dangereux, nouveaux lieux de rétention des familles avec mineurs, augmentation des peines pour reconnaissance frauduleuse de paternité… Droite sénatoriale et gouvernement, de concert, ont multiplié les dispositifs, souvent dérogatoires au droit commun, pour “réduire l’attractivité” de Mayotte.Un choix vivement dénoncé à gauche.”Aveuglé par la question migratoire et emporté dans une croisade contre l’immigration, le gouvernement s’attache à faire de Mayotte une terre où l’on piétine les droits de l’homme”, s’indigne la sénatrice de La Réunion Evelyne Corbière Naminzo (groupe communiste).”La réalité, c’est que l’immigration vient hypothéquer toute perspective de développement de Mayotte”, rétorque le corapporteur Horizons Olivier Bitz, pour qui “il n’y aura pas de refondation sans maîtrise des flux migratoires”.

Diffusion d’images pornographiques de mineurs: l’auteur de BD Bastien Vivès face à la justice

Dessins potaches ou pédopornographiques ? L’auteur de bande dessinée Bastien Vivès est jugé à partir de mardi par le tribunal de Nanterre, accusé par plusieurs associations d’avoir réalisé et diffusé des dessins à caractère pornographique de mineurs dans deux de ses albums. Le dessinateur de 41 ans comparaît jusqu’à mercredi pour “fixation et transmission en vue de la diffusion d’images à caractère pédopornographique”, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.Les éditions Les Requins Marteaux et Glénat, qui ont publié les deux albums incriminés, comparaissent elles pour diffusion de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Sollicité par l’AFP, Bastien Vivès, qui sera présent à l’audience, n’a pas souhaité s’exprimer avant le début de son procès.En janvier 2023, une enquête avait été ouverte à la suite d’une plainte de plusieurs associations de protection de l’enfance. Elle visait trois ouvrages du dessinateur: “Les Melons de la colère” (paru en 2011), “La Décharge mentale” (2018) et “Petit Paul” (2018). Ce sont ces deux derniers albums qui seront au cœur des débats. “Petit Paul”, qui avait déjà fait l’objet de deux signalements en 2018 et 2020, classés sans suite par le parquet de Nanterre, met en scène un enfant au pénis démesuré ayant des relations sexuelles avec des femmes majeures.”La Décharge mentale” évoque un homme ayant des relations sexuelles avec de jeunes filles mineures. Dans sa plainte, l’association Fondation pour l’enfance dénonçait des “représentations de mineurs dans des situations sexuellement explicites, présentant indubitablement un caractère pornographique”, ce que la défense dément.”Il n’y a jamais eu aucune incitation et aucune apologie de la pédophilie par Bastien Vivès dans ses œuvres”, a assuré à l’AFP Me Richard Malka, avocat du dessinateur. – “Stricte application de la loi” -Pour Me Cécile Astolfe, qui défend la Fondation pour l’enfance, ce procès est pourtant la résultante d’une “stricte application de la loi”. “La représentation d’un mineur de moins de 15 ans présentant un caractère pornographique est interdite”, a-t-elle insisté. Trois autres associations, L’enfant bleu, Innocence en danger et Face à l’inceste, sont également parties civiles dans l’affaire.  Une dizaine de témoins sont également attendus parmi lesquels, côté défense, l’ancienne ministre de la Culture Françoise Nyssen (2017-2018) et le directeur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, Riss.  En 2018, après la parution de “Petit Paul”, les éditions Glénat avaient affirmé que cet album n’avait “jamais” eu “pour vocation de dédramatiser, favoriser ou légitimer l’abus de mineur de quelque manière que ce soit”.Dans un entretien avec l’AFP, la directrice de la maison d’édition, Marion Glénat-Corveler, a assuré qu’elle défendrait la liberté d’expression à l’audience, “une des valeurs fondamentales de (son) métier d’éditeur”.Plusieurs autres œuvres du dessinateur, à l’instar des “Melons de la colère”, vague parodie des “Raisins de la colère” où plusieurs hommes violent une adolescente paysanne, avaient suscité l’indignation d’associations et de militants.Le Festival international de la BD d’Angoulême avait d’ailleurs déprogrammé une exposition consacrée à Bastien Vivès prévue lors de son édition 2023, en raison de “menaces physiques” proférées contre lui.En juin 2024, cinq personnes ont été condamnées à Paris à des peines de prison avec sursis pour menaces de mort ou violence sur l’auteur.

Car ramming leaves injured as Liverpool fans mark football triumph

Several people were injured on Monday when a car ploughed into football fans celebrating Liverpool’s Premier League title victory while police said a 53-year-old British man had been arrested.An AFP journalist in Liverpool saw at least four people taken away on stretchers, after witnesses reported seeing people hit by a dark-coloured vehicle swerving through the …

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Alcaraz, Sinner win Roland Garros openers, Swiatek makes strong start

Carlos Alcaraz powered into the French Open second round on Monday with a resounding win to start his title defence, while world number one Jannik Sinner and three-time defending women’s champion Iga Swiatek also progressed at Roland Garros.Four-time Grand Slam champion Alcaraz struck 31 winners in a 6-3, 6-4, 6-2 victory over Italian qualifier Giulio …

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Au procès Mimi Marchand, coup d’éclat de Piotr Pavlenski et décryptage de la presse people

Le procès de la papesse de la presse people Mimi Marchand, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, s’est ouvert lundi devant le tribunal de Paris sur un volet annexe, avec un coup d’éclat de l’artiste russe Piotr Pavlenski aussitôt expulsé de la salle d’audience.Piotr Pavlenski, concerné par cet autre volet, était arrivé en short et imperméable noirs, claquettes en plastique, bracelet électronique bien apparent à la cheville.Quand la présidente déclare l’audience ouverte, il se lève, au milieu du public.”Mesdames et Monsieur, je dois vous dire une chose”, lance d’une voix forte l’homme au crâne rasé et visage émacié. “Mimi Marchand doit être complétement relaxée, il n’y a pas de préjudice, pas d’infraction dans cette affaire qui concerne du porno politique”, poursuit-il pendant que le tribunal et plusieurs policiers lui ordonnent de se taire.En vain: ils finissent par l’attraper par les bras et le traînent hors de la salle. A l’extérieur, il est plaqué au sol par quatre policiers, puis embarqué. Aucune procédure n’a été ouverte à son encontre, a précisé le parquet sollicité par l’AFP.Une scène qui ressemble étrangement à celle qui vaut sa venue ici: dans le volet annexe du procès, des policiers sont jugés notamment pour violation du secret professionnel pour avoir donné en 2020 “l’info” de la possible interpellation “du Russe” au célèbre paparazzo Sébastien Valiela. Les photos de Piotr Pavlenski, plaqué au sol en pleine rue, menotté dans le dos, avaient été vendues 15.000 euros à Paris Match via Michèle – dite Mimi – Marchand et son agence Bestimage, et s’étaient retrouvées en Une du magazine.Dans ce volet, contrairement à ce que semble penser Piotr Pavlenski, Mimi Marchand a bénéficié d’un non-lieu. Pas concernées, Mimi Marchand et Karine Le Marchand ont rapidement quitté le tribunal et reviendront mardi.Piotr Pavlenski, 41 ans, connu pour des performances extrêmes en Russie et réfugié en France depuis 2017, avait été arrêté par les policiers deux jours après la diffusion sur son site “Pornopolitique” de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, qui avaient précipité la chute du candidat LREM à la mairie de Paris.- “Rien de mal” -L’artiste et activiste avait été condamné à six mois de prison sous bracelet électronique et n’avait pas fait appel, expliquant que son “oeuvre d’art +Pornopolitique+ se terminait avec la condamnation du juge” – pas tout à fait visiblement, vu la séquence du jour.Il n’avait pas souhaité porter plainte pour la diffusion des images de lui menotté – pourtant interdites en France -, se disant “content” que “Mimi Marchand ait organisé et coordonné les journalistes et policiers” pour filmer son interpellation.Le paparazzo Sébastien Valiela, 54 ans, comparait pour recel de violation du secret professionnel. La présidente s’indigne qu’il ne soit pas “choqué” qu’un policier donne des informations sur une affaire en cours à des journalistes – une pratique courante dans les faits. “Je fais rien de mal, je fais mon travail”, se défend-t-il. “J’ai Mimi Marchand qui me dit être dans le bureau de Laurent Nunez” (à l’époque bras droit du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, aujourd’hui préfet de police de Paris, ndlr), et “on m’explique qu’au ministère ils trouvent ça très bien”.La présidente veut connaître l’organisation de son travail, à l’époque principalement pour la presse people via Bestimage.”C’est familial, Mimi est un peu la mère de tout le monde”, décrit le paparazzo connu pour avoir photographié Mazarine Pingeot avec François Mitterrand en 1994 et qui a réalisé les clichés volés de François Hollande et Julie Gayet en 2014. Il détaille les “commandes” des magazines ou les “trucs arrangeants” pour les nombreux amis célèbres de Mimi Marchand : “il y en a qui ont besoin pour une raison X ou Y d’être dans la presse, de passer un message ou de faire croire quelque chose, et on fait des photos qui ont l’air volées”, explique-t-il. Des “fausses paparazzades” qu'”on appelle dans le jargon l’actualité heureuse”.”Et les tromperies ?”, demande la présidente en référence à la “fameuse photo” de M. Hollande. “Votre fait d’armes… c’est pas une commande rassurez-moi ?”. “Le scooter ? Ah non, c’est pas eux qui m’ont appelé”.  

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Pesticides: l’Assemblée rejette la loi Duplomb, et renvoie le débat à une réunion entre députés et sénateurs

Dans une ambiance crispée, l’Assemblée nationale a rejeté lundi la proposition de loi agricole dite Duplomb, par une manoeuvre tactique du bloc central afin de passer outre le “mur” d’amendements écologistes et insoumis, LFI dénonçant un contournement du Parlement et promettant une “motion de censure”.La loi a été rejetée par 274 voix, et seulement 121 pour, lors d’un vote sans ambiguïté. Mais dans un scénario baroque, ce sont les partisans du texte qui ont approuvé cette “motion de rejet”.”C’est une motion qui rejette l’obstruction” des opposants au texte, a souligné la ministre de l’Agriculture lundi soir sur France 2. La gauche dénonce en retour un “49.3 déguisé”.Par cette tactique, les députés ont renvoyé directement le texte, y compris sa mesure phare sur la réintroduction à titre dérogatoire de certains pesticides néonicotinoïdes, devant une commission mixte paritaire (CMP). Cette instance réunissant à huis clos sept députés et sept sénateurs devra s’accorder sur une version commune, en partant de la version déjà adoptée au Sénat.Dans l’hémicycle, à quelques dizaines de mètres de tracteurs réunis devant l’Assemblée à l’appel des Jeunes Agriculteurs et de la FNSEA, chaque camp a tenu l’autre pour responsable de la situation.”J’aurais aimé un débat constructif”, a assuré le député LR Julien Dive, coiffé de la double casquette singulière de rapporteur du texte et avocat de son rejet. Il a dénoncé “une stratégie d’obstruction massive, assumée, méthodique” pour “asphyxier le texte”, visant les quelque 1.500 amendements écologistes et 800 insoumis (sur près de 3.500 au total).”Vous inventez une nouvelle forme de 49.3, on est en train de marcher sur la tête”, a dénoncé la présidente du groupe LFI Mathilde Panot. Des députés de son groupe ont brandi des feuilles mentionnant des noms et des pathologies attribuées aux pesticides, telles que “Michel, cadre entreprise de semence, lymphome”.Mme Panot a aussi annoncé le dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou, sans garantie à ce stade que le reste de la gauche suive.Pour les écologistes, Delphine Batho a fustigé “un texte obscurantiste”, “visage du trumpisme à la française”. Le chef du groupe PS Boris Vallaud a lui fulminé contre “un déni de démocratie grave”.- Quel texte post-CMP ? -Ce texte suscite “de sérieuses inquiétudes et il ne doit pas servir de cheval de Troie pour affaiblir nos exigences environnementales”, a toutefois souligné à la tribune Sandrine Le Feur, présidente Renaissance de la commission du développement durable.Dans son viseur notamment, la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018. Ses effets chez l’humain font l’objet d’inquiétudes, même si ces risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune autre solution contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.”Je suis très attachée aux pollinisateurs. On en a infiniment besoin”, a souligné la ministre Annie Genevard. “Mais est-ce que vous croyez que toutes les abeilles européennes sont mortes, sauf en France?” (où l’acétamipride était interdit), a lancé la ministre sur France 2.Après le vote, Greenpeace France a dénoncé dans un communiqué “un coup de force anti-démocratique et anti-écologique”.La FNSEA a salué, elle, “la responsabilité des députés”. “Le texte doit désormais être adopté au plus vite”, selon le syndicat agricole, qui a appelé “le gouvernement à annoncer immédiatement la date de la commission mixte paritaire”.En CMP, les parlementaires repartiront de la version du Sénat, donnant un avantage dans la négociation aux membres de la chambre haute. En cas d’accord, la mouture fera cependant encore l’objet d’un vote dans chaque chambre, et son équilibre sera particulièrement scruté à l’Assemblée.Car la version adoptée au Sénat, à l’initiative du LR Laurent Duplomb, contient des sujets clivants, comme le degré d’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides.sac-parl-tsz/jbo/ab

Pesticides: l’Assemblée rejette la loi Duplomb, et renvoie le débat à une réunion entre députés et sénateurs

Dans une ambiance crispée, l’Assemblée nationale a rejeté lundi la proposition de loi agricole dite Duplomb, par une manoeuvre tactique du bloc central afin de passer outre le “mur” d’amendements écologistes et insoumis, LFI dénonçant un contournement du Parlement et promettant une “motion de censure”.La loi a été rejetée par 274 voix, et seulement 121 pour, lors d’un vote sans ambiguïté. Mais dans un scénario baroque, ce sont les partisans du texte qui ont approuvé cette “motion de rejet”.”C’est une motion qui rejette l’obstruction” des opposants au texte, a souligné la ministre de l’Agriculture lundi soir sur France 2. La gauche dénonce en retour un “49.3 déguisé”.Par cette tactique, les députés ont renvoyé directement le texte, y compris sa mesure phare sur la réintroduction à titre dérogatoire de certains pesticides néonicotinoïdes, devant une commission mixte paritaire (CMP). Cette instance réunissant à huis clos sept députés et sept sénateurs devra s’accorder sur une version commune, en partant de la version déjà adoptée au Sénat.Dans l’hémicycle, à quelques dizaines de mètres de tracteurs réunis devant l’Assemblée à l’appel des Jeunes Agriculteurs et de la FNSEA, chaque camp a tenu l’autre pour responsable de la situation.”J’aurais aimé un débat constructif”, a assuré le député LR Julien Dive, coiffé de la double casquette singulière de rapporteur du texte et avocat de son rejet. Il a dénoncé “une stratégie d’obstruction massive, assumée, méthodique” pour “asphyxier le texte”, visant les quelque 1.500 amendements écologistes et 800 insoumis (sur près de 3.500 au total).”Vous inventez une nouvelle forme de 49.3, on est en train de marcher sur la tête”, a dénoncé la présidente du groupe LFI Mathilde Panot. Des députés de son groupe ont brandi des feuilles mentionnant des noms et des pathologies attribuées aux pesticides, telles que “Michel, cadre entreprise de semence, lymphome”.Mme Panot a aussi annoncé le dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou, sans garantie à ce stade que le reste de la gauche suive.Pour les écologistes, Delphine Batho a fustigé “un texte obscurantiste”, “visage du trumpisme à la française”. Le chef du groupe PS Boris Vallaud a lui fulminé contre “un déni de démocratie grave”.- Quel texte post-CMP ? -Ce texte suscite “de sérieuses inquiétudes et il ne doit pas servir de cheval de Troie pour affaiblir nos exigences environnementales”, a toutefois souligné à la tribune Sandrine Le Feur, présidente Renaissance de la commission du développement durable.Dans son viseur notamment, la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018. Ses effets chez l’humain font l’objet d’inquiétudes, même si ces risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune autre solution contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.”Je suis très attachée aux pollinisateurs. On en a infiniment besoin”, a souligné la ministre Annie Genevard. “Mais est-ce que vous croyez que toutes les abeilles européennes sont mortes, sauf en France?” (où l’acétamipride était interdit), a lancé la ministre sur France 2.Après le vote, Greenpeace France a dénoncé dans un communiqué “un coup de force anti-démocratique et anti-écologique”.La FNSEA a salué, elle, “la responsabilité des députés”. “Le texte doit désormais être adopté au plus vite”, selon le syndicat agricole, qui a appelé “le gouvernement à annoncer immédiatement la date de la commission mixte paritaire”.En CMP, les parlementaires repartiront de la version du Sénat, donnant un avantage dans la négociation aux membres de la chambre haute. En cas d’accord, la mouture fera cependant encore l’objet d’un vote dans chaque chambre, et son équilibre sera particulièrement scruté à l’Assemblée.Car la version adoptée au Sénat, à l’initiative du LR Laurent Duplomb, contient des sujets clivants, comme le degré d’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides.sac-parl-tsz/jbo/ab

Ukraine says hit by record drone salvo after Trump rebukes Putin

Russia fired its biggest ever drone barrage on Ukraine, authorities said Monday, just hours after Donald Trump called Vladimir Putin “CRAZY” and warned Moscow risked new sanctions if it kept up its deadly bombardment.The US president’s efforts to halt the three-year war have failed to extract major concessions from the Kremlin, despite repeated negotiations between …

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