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Sabotages électriques: la surveillance va être étendue “à tous les lieux critiques”, dit Bayrou 

Le gouvernement va “étendre la surveillance à tous les lieux critiques” après des sabotages électriques qui ont provoqué un black-out massif à Cannes samedi, dernier jour du festival de cinéma, et atteint dimanche Nice où doit se tenir début juin une conférence de l’ONU sur les océans, a annoncé mardi François Bayrou.Ces sabotages sont “une mise en cause de l’ordre public extrêmement grave, destinée à impressionner, terrifier ceux qui organisent de tels événements”, a ajouté le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.Il a confirmé que ces sabotages avaient été revendiqués par un groupuscule d’extrême gauche, comme venait de le dire le chef de file des députés UDR Eric Ciotti, allié du Rassemblement national, qui l’interrogeait et a parlé d’actes “revendiqués par un groupuscule d’extrême gauche, d’ultragauche”.François Bayrou a souligné que la situation restait “risquée en raison de la multiplication et de la connaissance que ces groupuscules ont visiblement de l’organisation du réseau”. Le gouvernement va mener “un travail de surveillance”, de “renseignement” et de “sécurisation”. “Je ne veux pas prétendre devant vous que le risque serait annihilé. Le risque est présent, il est de notre devoir de le prévenir”, a-t-il conclu.Les enquêtes se poursuivaient lundi, après ces sabotages électriques, selon les trois parquets en charge de ces dossiers.Samedi, la coupure a touché jusqu’à 160.000 foyers dans la région de Cannes, où le festival et sa cérémonie de clôture ont été préservés grâce à un système d’alimentation autonome. Le courant n’a été rétabli qu’aux alentours de 15h20.La coupure avait été provoquée par l’incendie d’un poste électrique du gestionnaire du réseau RTE à Tanneron (Var) et la chute d’un pylône de ligne à haute tension dont trois des quatre piliers avaient été sciés à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).Selon le parquet de Grasse, les enquêteurs doivent en particulier déterminer la validité d’une revendication publiée dimanche après-midi sur un site alternatif nantais et revendiquant l’attaque au nom de “deux bandes d’anarchistes”. Selon ce communiqué, l’attaque visait à perturber le festival de Cannes mais aussi le site cannois de Thales Alenia Space, qui produit des satellites à usage civil et militaire, plusieurs start-ups et l’aéroport de Nice.Cette supposée revendication ne visait en revanche pas les faits commis dimanche à Nice, a assuré le procureur de la ville, Damien Martinelli. Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie volontaire contre un transformateur électrique dans le quartier niçois des Moulins, un secteur gangréné par les trafics de stupéfiants, a privé d’électricité 45.000 foyers pendant quelques heures.

Anne-Sophie Lapix va quitter la présentation du 20H de France 2 mi-juillet, annonce France Télévisions

Anne-Sophie Lapix va quitter mi-juillet la présentation du journal télévisé de 20H00 sur France 2, qu’elle animait depuis septembre 2017, a annoncé mardi France Télévisions.A l’initiative de ce départ, la direction du groupe public “souhaite pouvoir compter à la rentrée sur le talent d’Anne-Sophie Lapix et travaille avec elle sur de nouveaux projets au sein de France Télévisions”, a-t-on précisé dans une déclaration. Le nom de la personne qui lui succèdera à la présentation du 20H00 n’a pas encore été dévoilé.La journaliste de 53 ans a annoncé elle-même son départ à son équipe mardi matin.La direction de France Télé “la remercie pour son engagement, son professionnalisme, pour ces huit dernières années au service de l’information du service public”. Sa présidente, Delphine Ernotte Cunci, l’a souvent défendue, alors que des rumeurs ont régulièrement circulé sur des pressions politiques pour que la présentatrice, au ton parfois jugé incisif, soit débarquée.En janvier dernier, interrogée sur Anne-Sophie Lapix et Laurent Delahousse, qui tient les rênes du 20H00 le week-end, Mme Ernotte Cunci avait dit souhaiter “la plus grande stabilité à l’antenne”. “Et ramener la question du 20 Heures à la personne qui l’incarne est très réducteur”, avait-elle ajouté.Depuis septembre, la durée du JT a été allongée à une heure, pour mieux “prendre le temps de l’information” et “attirer de nouveaux publics”. Mais le 20H00 de TF1, présenté par Gilles Bouleau en semaine, continue de faire la course en tête. Lundi par exemple, la première partie du JT de France 2 (entre 20H00 et 20H46), a rassemblé 3,4 millions de téléspectateurs en moyenne, contre 5,2 millions pour celui de TF1.  

Privé de voyage à Oslo, Pavel Durov critique à nouveau la France en visioconférence

Empêché par la justice française de se rendre à un forum à Oslo, en Norvège, le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a réitéré mardi ses critiques contre la France, l’accusant à nouveau d’ingérence dans l’élection présidentielle roumaine, lors d’une intervention en visioconférence.Pavel Durov, mis en examen en France pour complicité d’activités criminelles, avait déjà affirmé sur le réseau social X que Nicolas Lerner, chef du renseignement extérieur français, lui avait “demandé de bannir les voix conservatrices en Roumanie” avant le scrutin, remporté mi-mai par le candidat centriste pro-européen, Nicusor Dan.Les services secrets extérieurs français (DGSE) avaient rapidement réfuté ces allégations. “Ce qui est intéressant, c’est qu’après ce démenti, il y a eu d’autres faits qui sont venus confirmer ce que j’avais dit. Ce monsieur (Nicolas Lerner, NDLR) se trouvait être en Roumanie deux jours avant l’élection présidentielle”, a expliqué M. Durov lors de l’Oslo Freedom Forum, organisé par la Human Rights Foundation (HRF, Fondation pour les droits humains).”Il est très important d’être transparent à propos des requêtes que nous recevons”, a-t-il ajouté.Au cours de sa prise de parole, il a également assuré que les autorités françaises avaient demandé par le passé à Telegram de “fermer un canal public de militants et manifestants d’extrême gauche”. “Nous avons examiné ce canal et cette demande semblait complètement illégitime. Nous avons refusé de nous plier à cette demande”, a-t-il raconté, sans donner davantage de détails. Après une arrestation spectaculaire à sa descente d’avion, l’entrepreneur russe de 40 ans, naturalisé français en 2021, a été mis en examen en août 2024 pour une litanie d’infractions relevant de la criminalité organisée, la justice française lui reprochant globalement de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur sa messagerie.”Nous avons répondu à toutes les requêtes légales que nous avons reçues donc, jusqu’à ce jour, nous ne comprenons pas ce que nous avons fait de mal”, s’est-il défendu, ajoutant que l’enquête avançait “avec une lenteur frustrante”.Pavel Durov est soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdit de quitter la France sans autorisation des autorités. La justice a d’ailleurs récemment refusé d’accéder à sa demande de se rendre pour raisons professionnelles aux Etats-Unis, au motif que ce déplacement n’apparaissait “pas impérieux, ni justifié”. Elle l’avait auparavant autorisé en mars à se rendre à Dubaï, siège de sa société.

Aveux, nouvelles enquêtes: le procès hors norme de Le Scouarnec en 5 dates clés

Des aveux d'”abus sexuels” sur sa petite-fille à la reconnaissance totale des faits, le procès de l’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec a été marqué par cinq moments forts. A la veille du verdict, attendu mercredi, voici les principales dates de ce procès hors norme et long de trois mois.- Le 28 février: des “abus sexuels” sur sa propre petite-filleFin février, les premiers jours du procès sont marqués par le témoignage de plusieurs proches de Joël Le Scouarnec dont ses trois fils et celle qui fut son épouse pendant près de cinquante ans, Marie-France.Leurs auditions révèlent au grand jour une famille régie par l’inceste et les non-dits.Le 28 février, Joël Le Scouarnec avoue des “abus sexuels” sur la fille de son fils aîné, en présence de ce dernier. Des suites judiciaires seront données, annonce dans la foulée l’avocat général, Stéphane Kellenberger.- Le 20 mars: une enquête pour “victimes non identifiées” ouverteCollectionneur forcené, l’accusé répertoriait ses victimes dans des fichiers où il décrivait soigneusement les violences sexuelles qu’il leur faisait subir.Ce sont ces “carnets” qu’une enquêtrice a exploité selon une méthodologie qu’elle doit exposer à la cour. Mais, appelée en visio-conférence alors qu’elle est en arrêt maladie de longue durée depuis cette enquête, la gendarme s’effondre en larmes.Ce sera le directeur d’enquête qui sera interrogé sans répit, pendant cinq heures, par la cour le 28 février, notamment sur les erreurs ou lacunes des investigations. Avec en point de mire, la question d’éventuelles “victimes oubliées”.Le 20 mars, le parquet de Lorient annonce avoir ouvert une nouvelle enquête concernant “des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées” d'”agressions sexuelles et viols” perpétrés par l’ex-chirurgien viscéral.- Le 20 mars: la reconnaissance totale des faits”Dès le début du procès, un fléchissement véritable” de Joël Le Scouarnec vers un aveu complet est “perçu”, affirme lors de ses réquisitions le 23 mai Stéphane Kellenberger.Ce “fléchissement” est notable dès le 3 mars, quand l’accusé admet avoir violé sa voisine âgée de six ans, alors qu’il avait persisté à le nier tout au long d’un procès à Saintes, en 2020, au terme duquel il avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.Puis, le 7 mars, Joël Le Scouarnec est confronté à Amélie Lévêque. Dans ses carnets, il n’a consigné qu’un regard accompagné de pensées pédophiles – elle, pour sa part, se souvient d’un viol. “Ça ne peut pas être inventé (…) cela ne peut que correspondre à une réalité”, dit-il, admettant qu’il s’agissait d’un viol.Le 20 mars, Joël Le Scouarnec, accusé de violences sexuelles sur 299 victimes dont une majorité étaient des patients mineurs au moment des faits, annonce reconnaître sa culpabilité pour l’intégralité des faits.Il ira plus loin encore le 20 mai, disant se sentir “responsable” de la mort de deux victimes, l’une par overdose et l’autre par suicide.- Le 19 mai: des instances médicales aveuglesLe 19 mai, plusieurs anciens hauts cadres d’institutions médicales sont convoqués devant la cour pour répondre à une question: comment Joël Le Scouarnec, condamné dès 2005 pour détention d’images pédocriminelles, a-t-il pu continuer à être chirurgien et à faire impunément des victimes pendant plus d’une décennie?Mais la cour n’aura pas de réponse: les uns après les autres, les témoins se défaussent de toute responsabilité, blâmant le “mille-feuille administratif français” et ulcérant les parties civiles.”S’il y a un seul coupable ici, il n’y a pas un seul responsable”, résume Me Thibaut Kurzawa, un des avocats de Joël Le Scouarnec.- Le 23 mai: Le Scouarnec annonce ne vouloir “aucune mansuétude”Le 23 mai, au terme de deux jours et demi consacrés aux plaidoiries des parties civiles, l’avocat général requiert contre l’accusé 20 ans de réclusion criminelle assortie de toute une série de mesures de sûreté en raison “de risques très élevés de récidive”.Lundi, Joël Le Scouarnec a annoncé ne demander “aucune mansuétude” mais “simplement le droit de devenir meilleur”.La cour rendra son verdict mercredi.

EU investigates four porn platforms over risks to children

The EU launched an investigation on Tuesday into four pornographic platforms over suspicions they are failing to stop children accessing adult content in breach of the bloc’s strict digital content law.The European Commission said its investigations into Pornhub, Stripchat, XNXX and XVideos “focus on the risks for the protection of minors, including those linked to the …

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Mort à 90 ans de Jean Tiberi, dernier maire de droite de Paris

Les élus ont salué son engagement profond pour la ville lumière, malgré les affaires: l’ancien maire RPR de Paris Jean Tiberi, dernier édile de droite de la capitale de 1995 à 2001 et figure du 5e arrondissement, est décédé mardi à l’âge de 90 ans.”Paris, sa ville, lui rendra hommage. En sa mémoire, les drapeaux de tous les équipements municipaux seront mis en berne” le 3 juin, au premier jour du Conseil de Paris, a annoncé la maire Anne Hidalgo.L’édile socialiste a salué “la mémoire de cet homme qui a consacré une part immense de sa vie à Paris et au 5e arrondissement. Je garderai le souvenir d’un homme chaleureux, avec qui j’avais tissé des relations cordiales et respectueuses”, a-t-elle dit dans un message transmis à la presse.”Il a su porter haut les couleurs de la capitale”, a réagi sur le réseau X Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate potentielle aux municipales de 2026. “Son souci constant de préserver la beauté de Paris ou encore le lancement du premier plan vélo, resteront un héritage précieux pour tous les Parisiens”, a estimé l’actuelle maire du 7e arrondissement.Jean Tiberi a pris en 1995 les rênes de Paris, succédant au premier maire de capitale, le RPR Jacques Chirac élu président de la République. Son mentor, dont il avait été le premier adjoint pendant plus de dix ans.Candidat dissident de la droite lors des municipales de 2001 face à Philippe Séguin, Jean Tiberi fut battu par le candidat du Parti socialiste Bertrand Delanoë, qui a fait basculer la ville à gauche.Sa carrière politique a été éclaboussée par les affaires, que les élus, dans leurs hommages, n’ont pas mentionnées.- “A sa manière” -Il avait ainsi été condamné en 2013 en appel, comme en première instance, à dix mois de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour l’inscription de faux électeurs sur les listes de sa mairie du 5e arrondissement de Paris en vue des élections municipales de 1995 et législatives de 1997. Son épouse Xavière, décrite comme “omniprésente” à la mairie du 5e, avait elle été condamnée à neuf mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende.Né à Paris d’ascendance corse, Jean Tiberi était entré au conseil municipal de la capitale en 1965. Député de Paris pendant plus de quatre décennies, de 1968 à 2012, il fut également le maire du 5e arrondissement durant 25 ans, de 1983 à 1995, puis de 2001 à 2014.Arrondissement “qu’il arpentait du matin au soir, du lundi au dimanche” et dont “il connaissait les habitants, les commerçants, les rues et les quartiers”, se souvient Anne Hidalgo.”Un maire engagé”, selon l’actuelle maire Horizons du 5e, Florence Berthout, qui a annoncé mardi la disparition de Jean Tiberi. “Un grand amoureux de son arrondissement” pour Paul Hatte, conseiller LR de Paris.De son bilan, Anne Hidalgo retient “les premières mesures visant à restreindre la circulation sur les berges de la Seine”.Paris lui doit également la réalisation de la Coulée verte, promenade plantée de Bastille à Vincennes, la passerelle Solférino et la création des parcs André-Citroën et de Bercy, “qui font aujourd’hui partie du patrimoine des Parisiennes et des Parisiens”, selon la maire PS aux commandes de la ville depuis plus de dix ans.Tombeur de la droite et successeur de Jean Tiberi à Paris, Bertrand Delanoë a salué auprès de l’AFP l’ancien maire qui a, “à sa manière, montré qu’il aimait cette ville et en particulier le 5e arrondissement”.”A sa façon”, a aussi commenté sur X le candidat à l’investiture socialiste pour les municipales de 2026 Emmanuel Grégoire, cette “figure singulière de la droite et de notre vie politique” aura “marqué l’histoire de notre capitale”.Son rival PS Rémi Féraud a salué via le même canal la mémoire d’un “ancien maire fidèle à Paris et au 5e arrondissement”.

Les taxis toujours mobilisés, le gouvernement promet de “taper fort” sur les VTC

Le gouvernement va intensifier les contrôles des VTC contre la maraude et le “racolage” illégaux, a indiqué le ministère des Transports mardi à la suite d’une réunion avec les représentants des taxis, mobilisés depuis plus d’une semaine. Une autre réunion est prévue mardi soir au ministère de la Santé concernant le deuxième sujet explosif pour les chauffeurs: une nouvelle tarification pour le transport des malades.”Le dialogue a été très direct”, a déclaré Philippe Tabarot à l’AFP à l’issue de la première rencontre. “On va rappeler les règles et taper fort au niveau des contrôles”, a-t-il indiqué. Pour empêcher les VTC de faire de la maraude autour des gares et des aéroports, des amendes forfaitaires, “plus dissuasives et immédiates”, seront étendues dans les trois prochains mois à l’ensemble du territoire, a indiqué le ministère.Des contrôles “intensifs” seront menés “via des opérations ciblées dès cette semaine”, a précisé le ministère après cette réunion qui rassemblait aussi des représentants des  ministères de l’Économie, du Travail et de l’Intérieur.”C’est la première fois qu’on a un ministre qui est prêt à s’engager pour véritablement distinguer les deux activités taxi et VTC”, a réagi le président de l’Union nationale des taxis (UNT) Rachid Boudjema à la sortie de la réunion. “On a des engagements forts de la part du ministre des Transports, notamment sur les points qui sont très bloquants depuis dix ans”, a-t-il souligné.A quelques mètres du ministère, des centaines de taxis continuaient à occuper le boulevard Raspail, enchaînant les nuits sur place, les opérations escargot, les coups de pétards et l’utilisation de fumigènes.- Agrément -Le gouvernement compte “travailler” sur une “durée minimale” de réservation préalable pour les VTC, et “clarifier la définition de la voie publique”, réservée aux taxis.Il évalue aussi la possibilité de mettre en place un “agrément” pour autoriser les plateformes de VTC à exercer en France. L’agrément serait retiré “en cas de manquements fréquents au respect de la réglementation par les chauffeurs”, a précisé le ministère des Transports.Les représentants des VTC sont convoqués lundi 2 juin et leurs plateformes (Uber, Bolt) le 3 juin. Le gouvernement veut aussi réviser la voie d’accès par équivalence, qui permettait à des chauffeurs avec un an d’expérience dans le transport de personnes de devenir VTC.Le gouvernement veut aussi faire en sorte que “les sociétés de rattachement, qui sont des sociétés écrans localisées à l’étranger permettant de contourner les obligations sociales et fiscales, disparaissent”, a précisé le ministère.”Je vais clairement leur demander des explications” sur ce système, pour que les plateformes “ne puissent pas s’exonérer de certaines règles”, a souligné M. Tabarot.Les taxis sont désormais dans l’attente de la rencontre prévue dans la soirée sur la nouvelle convention de la Sécurité sociale, qui doit réformer la rémunération du transports des malades et avait initialement déclenché leur mouvement de grogne.Ce texte prévoit une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique, avec un système conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire. Celles-ci ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés, soit un bond de 45% depuis 2019.Le Premier ministre François Bayrou a assuré mardi matin que la réforme de la rémunération du transport de malades s’appliquerait bien début octobre.”Je pense qu’on peut faire plus d’économies que ce qui avait été prévu. Mais on va définir ces économies avec eux (les taxis)”, a déclaré le Premier ministre sur BFMTV/RMC, alors que la réforme vise 300 millions d’euros d’économies en trois ans. 

Nord: trois morts, dont deux enfants, dans l’incendie d’une maison

Un incendie dans une maison a fait trois morts, un homme et deux enfants, mardi matin à Attiches, un village du Nord au sud de Lille, selon un bilan final communiqué par la préfecture.L’incendie s’est déclaré dans une maison où vivait une famille avec quatre enfants âgés “entre trois et dix ans”, a précisé la préfecture, ajoutant qu’une enquête était “en cours pour déterminer la cause du sinistre”.Selon le maire d’Attiches, Luc Foutry, les deux enfants décédés sont des garçons d’environ six et huit ans. L’un d’eux était le neveu du couple, qui était placé chez sa tante, a-t-il précisé.”C’est un drame, d’abord parce qu’on est une petite commune de 2.300 habitants, où on se connait quasiment tous”, a commenté l’élu. “On est touché, en deuil, un peu abasourdi”.Une odeur de brûlé flottait toujours dans l’air mardi près de la façade noircie de cette petite maison en briques rouges, typique du Nord, jouxtant un café dans la rue principale d’Attiches, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.Après la découverte du corps d’un homme et d’un enfant dans un premier temps, le corps d’un deuxième enfant a été retrouvé dans les décombres, une fois l’incendie maîtrisé et les décombres fouillés par les pompiers.Deux autres enfants, une fillette de cinq ans et un garçon de dix ans selon M. Foutry, ainsi que leur mère, ont pu échapper au feu et ont été transportés à l’hôpital, sans pronostic vital engagé. – Sauvés par une voisine -Marie-Pierre Laurent, une voisine directe, a raconté à l’AFP avoir entendu la mère de famille crier “au feu” et tenter de s’échapper par le toit en plastique à l’arrière de la maison, qui commençait “à fondre”.”Ma réaction, ça a été de prendre une double échelle et de les faire descendre de mon côté, la mère, sa petite fille et un garçon”, tous en état de panique extrême, a ajouté Mme Laurent.”J’aurais préféré rentrer à l’intérieur” et sauver également les trois autres victimes, mais le feu avait déjà “bien pris” et les vitres avaient “explosé”, a regretté Mme Laurent. “J’ai fait du mieux que j’ai pu”.Gendarmes, Samu et pompiers s’activaient mardi matin à proximité de la maison incendiée. Un groupe de proches des victimes, composé d’adultes et de jeunes enfants, a quitté les lieux escorté par des membres d’une cellule psychologique du Samu.”Il y a beaucoup de voisins qui sont sortis, beaucoup de familles qui sont venues sur place très rapidement”, a déclaré à la presse Julie Fry, psychologue à la cellule d’urgence médico-psychologique du Samu du Nord, qui s’apprêtait à se rendre à l’école d’Attiches. “Les personnes ont dû être surprises dans leur sommeil”, a estimé M. Foutry, selon lequel le feu s’est déclaré vers 03H30-4H00 du matin et a pris “assez rapidement”. “Tout le voisinage a eu très peur” car les maisons sont mitoyennes dans cette rue, a encore relevé le maire.”On fait un transfert, en étant parents” d’enfants du même âge, a confié à l’AFP Barbara Villard, une habitante d’Attiches près de la zone du sinistre, barrée par les gendarmes et les pompiers.”On connaît les enfants (de cette famille, NDLR) de vue, la petite dernière est dans la classe de nos enfants”, a ajouté Mme Villard.

Budget: Bayrou demande un “effort à tous les Français” et ouvre la porte à une TVA sociale

François Bayrou a demandé mardi un “effort à tous les Français” pour redresser les finances publiques en ouvrant la porte à une “TVA sociale” tout en restant évasif sur ses choix budgétaires pour trouver 40 milliards d’euros d’économies.”Au début du mois de juillet, je proposerai aux Français un plan de retour à l’équilibre des finances publiques sur trois ou quatre années”, a rappelé le Premier ministre, interrogé pendant plus d’une heure sur BFMTV et RMC. Ce plan “va demander un effort à tous les Français”.Alors que le gouvernement cherche 40 milliards d’économies dans le prochain budget pour réduire le déficit et la dette, il n’a pas donné de pistes sur les orientations à venir. Il a juste promis qu’il ne “ciblerait pas une catégorie de Français à l’exclusion des autres” et n’a pas fermé la porte à une TVA sociale. Il a souhaité à ce sujet que les partenaires sociaux “puissent s’emparer” de cette question, car “le travail en France n’est pas récompensé comme il devrait l’être”.”Le pays est en situation de surendettement et, plus grave à mes yeux encore, (…) la France est un pays qui ne produit pas autant que ses voisins”, a ajouté le Premier ministre.- “Injuste” -François Bayrou répondait à une demande d’Emmanuel Macron qui avait souhaité le 13 mai sur TF1 la tenue “dans les prochaines semaines” d’une conférence sociale réunissant patronat et syndicats “sur le mode de financement de notre modèle social” qui “repose beaucoup trop sur le travail”. “Il faut aller chercher aussi de l’argent en dehors du seul travail. Donc, il y a la consommation, il y a d’autres choses”, avait dit le chef de l’Etat.La “TVA sociale” votée en 2012 et abrogée immédiatement ensuite par l’ex-président socialiste François Hollande consiste à compenser des baisses de cotisations pesant sur le travail par une augmentation de la TVA, pour en affecter une fraction à la Sécurité sociale.La Cour des comptes a averti lundi d’un risque de “crise de liquidité” de la Sécurité sociale en 2027, qui l’empêcherait de payer les prestations qu’elle doit aux assurés, en raison du dérapage “hors de contrôle” de ses dépenses.A gauche, le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a jugé “injuste” et “totalement inacceptable” l’idée d’une TVA sociale qui mettrait “à contribution davantage les plus pauvres parce que la consommation est une partie plus importante de leurs dépenses”.Les Français payent “déjà assez de taxes”, a abondé le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel, suggérant de “faire payer” les “milliardaires, les financiers, ces crapules (qui) ne servent à rien”.”François Bayrou a trahi la promesse de ne pas augmenter les impôts des Français”, a également dénoncé le député RN Thomas Ménagé. Même réticence côté syndical, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet jugeant que la TVA sociale était “le recyclage d’une vieille arnaque”.- “Surenchère” -Les efforts demandés par le Premier ministre ne manqueront pas d’alimenter la grogne, à commencer par celle des taxis, dont le gouvernement veut limiter les dépenses de transport sanitaire, qui contribuent à grever le budget de la Sécu. Celles-ci ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés, un bond de 45% depuis 2019.Alors qu’ils sont reçus à nouveau mardi au ministère des Transports, François Bayrou a assuré que la réforme les concernant s’appliquerait bien début octobre et générerait même “davantage d’économies que prévu”.Plusieurs centaines de taxis occupaient encore mardi matin le boulevard Raspail à Paris. Avec ses déclarations, le Premier ministre “essaie de nous casser le moral”, a lancé Jérôme Lassalle, de l’association Elite Taxis.A propos de son idée de référendum sur les finances publiques, accueillie avec circonspection par Emmanuel Macron, François Bayrou a dit qu’il y “croyait”, désireux d’une “prise de conscience des Français”.Le 13 mai, le chef de l’Etat avait répondu “pourquoi pas” à cette idée de référendum s’il porte sur un “plan” de réformes économiques et sociales, en précisant que “la fiscalité, le budget” relevaient de la compétence du Parlement.A ses ministres et autres responsables du camp présidentiel qui rivalisent de propositions contre l’islam radical, François Bayrou a affirmé qu’il refusait de faire de l’islam “un sujet de fixation” et de “surenchère” régalienne, ciblant en particulier le patron de Renaissance Gabriel Attal et sa proposition d’interdire le port du voile pour les moins de 15 ans.are-bpa-far-tsz/sde/ktr