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Carrefour: pour Alexandre Bompard, bientôt l’heure de faire les comptes

Arrivé en 2017 à la tête de Carrefour, Alexandre Bompard a redressé ses comptes et imprimé sa marque mais le cours de Bourse n’a pas suivi, pour un groupe devancé par Leclerc et confronté à de nombreux défis à l’approche de sa fin de mandat, mi-2026.Le grand fan de sport, notamment du tennis de Roger Federer, disait à son arrivée en 2017 aimer les défis, et redresser Carrefour en était un de taille. Auréolé par une fusion opérée juste avant entre Fnac et Darty, après un passage en cabinet ministériel (celui de François Fillon aux affaires sociales et au travail) et des expériences dans l’audiovisuel (Canal Plus et Europe 1), le dirigeant semblait en mesure de relever le gant.A l’époque, le géant vacille dans son pays d’origine sous la pression d’enseignes au modèle moins coûteux, E.Leclerc en tête, pendant qu’il a l’esprit occupé par une croissance internationale tous azimuts.En huit ans, les deux mandats du dirigeant de 52 ans n’ont pas été un long fleuve tranquille.L’énarque (promotion Cyrano-de-Bergerac) et inspecteur des finances, qui expliquait en 2018 vouloir positionner Carrefour sur le segment du “mieux consommer”, a dû manoeuvrer son paquebot entre épidémie de Covid-19, puis poussée inédite de l’inflation.Résultat, les consommateurs ont donné la priorité au prix, ce qui a profité aux enseignes jugées mieux-disantes en la matière, E.Leclerc au premier chef. – Esprit olympique -“Cultivez vos forces plutôt que d’essayer de corriger vos faiblesses”, répondait Alexandre Bompard au magazine Le Point en 2024 à la question de savoir quel conseil il donnerait à un débutant.Huit ans après son arrivée, sa stratégie de tout axer sur un développement des magasins en franchise, mode d’exploitation plus rentable pour le distributeur, a permis de dégager des bénéfices confortables, et de rémunérer les actionnaires.Carrefour a aussi réussi plusieurs acquisitions qui lui ont permis de devenir leader au Brésil (rachat de Grupo Big) ou de rester numéro 2 en France (rachat de Cora, Match ou Bio C’Bon), et rationalisé ses implantations en sortant d’Asie notamment.Longtemps présenté comme le Emmanuel Macron de son secteur, le dirigeant est parvenu à faire de Carrefour un sponsor enthousiaste des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Mais côté face, le cours en Bourse du groupe reste sévèrement déprimé, autour de 14,50 euros, quand il évoluait à l’arrivée de M. Bompard autour des 20 euros.Et les tentatives de fusion, avec le concurrent Auchan ou le Canadien Couche-Tard, ont vite achoppé, privant le dirigeant d’un des dossiers de “fusacq” (fusion-acquisition, NDLR) dont il raffole.- Franchise contestée -Un syndicaliste de la CFDT, qui a assigné Carrefour en justice, le décrit comme un homme “sympathique et agréable”, mais un dirigeant “soupe au lait”, avec une tendance “à tout prendre un peu pour lui” et convaincu “d’avoir toujours raison”.Au point, selon le même syndicaliste, de cultiver une forme de “déni” sur la situation du groupe: “tous les problèmes que rencontrent Carrefour aujourd’hui ont été mis à un moment donné sur la table, il a refusé de les traiter”.Ces dernières années, les procédures judiciaires se sont accumulées contre son recours à la franchise, jugé abusif par les syndicats qui y voient des restructurations à bas bruit et bas coût.Certains de ses franchisés lui reprochent aussi devant la justice des relations trop déséquilibrées. Ils ont enregistré le soutien du ministère de l’Economie, qui a préconisé d’infliger à Carrefour une amende de 200 millions d’euros.Ce contexte incertain rend certains analystes financiers très critiques, d’autant que, dans le même temps, le leader français E.Leclerc caracole en tête du marché et que le numéro trois Intermarché, fort du rachat de nombreux points de vente anciennement Casino, ne cache pas ses ambitions.Père de trois filles et marié à l’ancienne ministre Charlotte Caubel, M. Bompard n’a pas encore fait connaître officiellement sa volonté de poursuivre l’aventure chez Carrefour.Son nom est régulièrement avancé pour diriger d’autres grandes entreprises françaises, même s’il est récemment devenu patron de la fédération patronale de la grande distribution, la FCD, où ses homologues sont plutôt laudateurs sur son action.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Jugement crucial en Allemagne autour du changement climatique

Une bataille à la David contre Goliath: un tribunal allemand doit dire mercredi si un paysan péruvien peut ou non poursuivre une procédure visant le géant de l’énergie RWE, susceptible de créer un précédent en matière de justice climatique mondiale.Saul Luciano Lliuya, 44 ans, veut convaincre la justice que sa maison, nichée dans la cordillère des Andes, risque d’être inondée, et que le producteur d’électricité allemand, à cause de ses émissions de CO2 au niveau mondial, doit l’aider financièrement à se protéger.Deux audiences au civil en mars ont permis d’entendre les arguments des différentes parties sur la question de savoir si les biens du plaignant étaient exposés à un risque majeur.Si ce risque est reconnu mercredi par la cour d’appel de Hamm (ouest), celle-ci se penchera alors sur la question de la responsabilité de RWE.- Combat d’experts -La procédure contient en germe une dimension juridique cruciale car RWE n’a pas de centrales au Pérou et donc pas de lien direct avec le village du plaignant ou les effets locaux du réchauffement climatique.Le paysan et les organisations qui le soutiennent veulent faire plus largement, avec RWE, un exemple de la responsabilité juridique globale à leurs yeux des énergéticiens dans le changement climatique.M. Lliuya et Germanwatch, l’ONG qui le soutient, exigent que RWE verse des dédommagements à hauteur de sa part dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis le début de l’ère industrielle, qu’ils ont évaluée à 0,38% dans une étude.La ville natale du paysan, Huaraz, serait menacée par le lac glaciaire Palcacocha, qui risquerait de déborder à cause de la fonte des neiges et des glaces accélérée par le changement climatique.Selon Rolf Katzenbach, expert scientifique convoqué par le tribunal, ce risque au cours des 30 prochaines années est d’environ 1%, après une première estimation à 3%.Mais son étude sous-estimerait les effets futurs du changement climatique, a réfuté Lukas Arenson, autre expert appelé par le plaignant.Par ailleurs, l’équipe juridique du Péruvien a demandé, sans succès, d’annuler le témoignage de M. Katzenbach, biaisé selon eux car l’homme aurait eu des liens avec une filiale de RWE.”Nous allons de l’avant”, a déclaré Roda Verheyen, l’avocate de Lliuya, après cet échec.La première action en justice de M. Lliuya remonte à 2015 auprès du tribunal d’Essen, le siège de RWE, pour réclamer 17.000 euros de l’entreprise afin de protéger sa communauté des inondations.La demande avait été rejetée, avant que le tribunal supérieur de Hamm n’accepte un pourvoi en appel.- “On ne peut pas perdre” -Cette décision avait suscité l’espoir des militants de l’environnement d’en faire un cas précurseur de “justice climatique mondiale”, concept politique selon lequel le Nord pollueur doit dédommager les pays du Sud victimes de la pollution.Que le procès ait lieu ou non, Mme Verheyen s’attend à ce que le tribunal confirme un principe inédit: qu’une entreprise soit tenue responsable des conséquences de ses émissions de gaz à effet de serre.”Cela enverrait un message très important aux tribunaux du monde entier”, selon Noah Walker-Crawford, un chercheur qui conseille l’équipe juridique de M. Lliuya. Ce serait “un énorme pas en avant”.”À mon avis, on ne peut pas perdre”, a assuré de son côté Mme Verheyen, car le jugement devrait expliquer “pourquoi, en vertu du droit allemand, une telle affaire est possible même en l’absence de preuve suffisantes”.A l’inverse, RWE affirme que les effets du changement climatique ne peuvent pas être juridiquement attribués à des émetteurs précis.”Sinon, n’importe qui pourrait poursuivre n’importe qui à cause du changement climatique”, a estimé auprès de l’AFP un porte-parole de l’énergéticien.Il a ajouté que l’entreprise “a respecté toutes les réglementations légales relatives aux émissions de CO2 à tout moment dans le cadre de ses activités commerciales”.

Congrès: Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol opposés au second tour, Vallaud en arbitre

Le premier secrétaire sortant du PS Olivier Faure sera opposé au maire de Rouen  Nicolas Mayer-Rossignol au second tour du vote des adhérents socialistes pour se choisir un nouveau chef, et Boris Vallaud, éliminé, se retrouve en position de faiseur de roi.Les deux candidats, qui s’étaient déjà affrontés lors du précédents congrès en 2023, seront départagés lors d’un deuxième tour le 5 juin avant un Congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy.Selon les résultats provisoires communiqués dans la nuit de mardi à mercredi par les entourages des trois candidats, Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour. Son entourage annonce un score d’environ 42% contre 40% pour Nicolas Mayer-Rossignol (et un écart d’environ 500 voix), et 18% pour Boris Vallaud. L’équipe du maire de Rouen évoque un score plus serré de 41%-41%, avec seulement quelques voix de plus pour le premier secrétaire sortant. Les proches de Boris Vallaud donnent eux un score d’environ 20% au député des Landes.   Les résultats définitifs seront communiqués mercredi à l’issue d’une commission de récollement, qui pourrait être tendue.      Les adhérents, – quelque 40.000 comptabilisés, et environ 23.000 votants au final – étaient invités à voter dans les sections de 17h à 22H, pour ce premier tour destiné à choisir le prochain texte d’orientation du parti, avec pour principal enjeu la stratégie pour la présidentielle de 2027.Olivier Faure, à la tête du PS depuis 2018, défend l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, avec une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Dans une vidéo sur X mardi, il a appelé les militants à “prolonger le travail accompli ces dernières années”, affirmant que “nous sommes redevenus centraux dans le débat politique”.Mais Nicolas Mayer-Rossignol, qui n’a jamais accepté sa défaite sur le fil en 2023, taxe celui qui a été l’un des artisans des accords de gauche Nupes (en 2022) et Nouveau Front populaire (en 2024) d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, avec qui il a pourtant pris ses distances depuis plusieurs mois.Le maire de Rouen défend “l’affirmation socialiste” et prône la création d’un grand parti socialiste (un “GPS”) agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergera un candidat social-démocrate en vue de 2027, estime-t-il, jugeant prématuré de parler primaire avant les municipales. – Faiseur de roi -Dans une vidéo mardi, l’édile rouennais dit vouloir faire revenir au PS “toutes celles et ceux qui n’attendent que ça”, et ont quitté le parti ces dernières années, pour atteindre “100.000 militants”.  Surtout, il accuse Olivier Faure d'”une gestion clanique” et d’un manque de travail dans le parti.Les partisans du premier secrétaire sortant répondent que Nicolas Mayer-Rossignol a rassemblé autour de lui une coalition disparate de tous les “anti-Faure”, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.  Et ils prédisent une candidature de l’ex-président François Hollande en 2027, si le maire de Rouen gagne le congrès. Le troisième homme du congrès, Boris Vallaud se veut le candidat de “la réconciliation” et de “la doctrine”. Il a notamment développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation et un média interne.Sur France 2, il a expliqué mardi être “le seul à faire une vraie proposition de rassemblement”, et appelé les militants à choisir “la perspective du meilleur” contre l’extrême droite. Le reste de la gauche scrute ce congrès. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, favorable à l’union de la gauche en 2027, souhaite la victoire d’Olivier Faure. A l’inverse, Raphaël Glucksmann, qui refuse toute idée de primaire, penche plus pour une victoire de M. Mayer-Rossignol. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui trace son chemin vers la présidentielle et entend bien se présenter comme “la vraie gauche”.   

King Charles says Canada ‘strong and free’ as Trump looms

King Charles III hailed Canada as “strong and free” as he delivered a major speech to open parliament in Ottawa against the backdrop of US President Donald Trump’s threats to take over the country.”Democracy, pluralism, the rule of law, self-determination, and freedom are values which Canadians hold dear, and ones which the government is determined …

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Taxis en grève: l’exécutif compte “taper fort” sur les VTC, nouvelle réunion le 11 juin sur le transport de patients

Une intensification des contrôles des VTC contre la maraude et le “racolage” illégaux et une série de réunions techniques et locales avant un nouveau point d’étape le 11 juin sur l’épineux dossier du transport sanitaire: le gouvernement continue de vouloir déminer face à la fronde des chauffeurs de taxi mobilisés depuis plus d’une semaine. Epilogue d’une journée où les fédérations de taxi ont navigué entre les ministères, leurs représentants et des membres du gouvernement se sont retrouvés mardi soir pour une réunion d’environ trois heures au ministère de la Santé sur la nouvelle tarification pour le transport des malades.Elle a débouché sur la promesse d’une série de réunions techniques et de réunions au niveau des départements entre préfectures, caisses d’assurance maladie et les fédérations avant un nouveau rendez-vous prévu le 11 juin. “Il est hors de question d’avoir une convention qui mettrait à mal notamment le milieu rural, puisqu’il n’y a pas d’alternative sur des transports en commun ou autres”, a notamment déclaré le ministre de la Santé Yannick Neuder.Ce texte qui a servi de déclencheur à la fronde des taxis prévoit une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique, avec un système conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Objectif: limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire.Dans la soirée, à Paris, trois représentants de fédérations de taxis ont fait le compte rendu de la réunion devant une assemblée houleuse de quelque 200 chauffeurs de taxis rassemblés boulevard Raspail, point de fixation de la mobilisation. Au milieu de cris “c’est tout ou rien!”, Abdelatif Grine, vice-président de la Fédération nationale des taxis indépendants a appelé à poursuivre la grève, mais les deux autres représentants, Bernard Crebassa (Fnat) et Bilal Bouammar (FTI 69) n’ont pas donné de consignes claires.Le Premier ministre a assuré mardi matin que la réforme de la rémunération du transport de malades s’appliquerait bien début octobre.”Mais on va définir ces économies avec eux (les taxis)”, a déclaré François Bayrou sur BFMTV/RMC, alors que la réforme vise 300 millions d’euros d’économies en trois ans.”On ne cherche pas de coupable, on ne cible personne”, a assuré la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- Opérations escargot -Mardi matin une réunion au ministère des Transports avait débouché sur la promesse du ministre Philippe Tabarot “de rappeler les règles et taper fort au niveau des contrôles” à l’encontre des VTC. Pour empêcher les VTC de faire de la maraude autour des gares et des aéroports, des amendes forfaitaires, “plus dissuasives et immédiates”, seront étendues dans les trois prochains mois à l’ensemble du territoire, a indiqué le ministère après cette réunion qui rassemblait aussi des représentants des ministères de l’Économie, du Travail et de l’Intérieur.”C’est la première fois qu’on a un ministre qui est prêt à s’engager pour véritablement distinguer les deux activités, taxi et VTC”, a réagi le président de l’Union nationale des taxis Rachid Boudjema. Depuis huit jours, les taxis enchaînent les nuits boulevard Raspail et les opérations escargot, ponctuées de mises à feu de pétards et de fumigènes.A Pau, devenu un des centres de la mobilisation parce qu’elle a pour maire François Bayrou, environ 200 taxis ont organisé une opération escargot mardi après-midi, selon la police. “C’est facile de mettre des milliers de policiers à contrôler les pauvres petits chauffeurs” de VTC, a lancé Marc, 52 ans, taxi de Seine-et-Marne. Le gouvernement compte également “travailler” sur une “durée minimale” de réservation préalable pour les VTC. La plateforme Uber l’a aussitôt accusé de “céder aux intérêts corporatistes des taxis”. Une telle mesure “nuirait gravement à la liberté de se déplacer de millions de passagers” et “impacterait significativement les revenus des chauffeurs”, a déploré une porte-parole de l’entreprise américaine Uber.Le gouvernement évalue aussi la possibilité d’un “agrément” pour autoriser les plateformes à exercer en France. Les représentants des VTC sont convoqués lundi 2 juin et les plateformes qui les font travailler (Uber, Bolt…) le 3 juin. “Il ne faudrait pas que les VTC soient les dommages collatéraux d’un conflit qui oppose gouvernement et taxis”, a prévenu Fabian Tosolini, délégué du syndicat de VTC Union-Indépendants. “On a déjà alerté le ministère pour dire qu’il y avait beaucoup trop de VTC. Ce déséquilibre, orchestré par les plateformes, a fait exploser les temps d’attente entre deux courses. Pour survivre, un certain nombre de VTC ont été tentés de se mettre sur des positions stratégiques, pas réglementaires”, comme près des aéroports, a expliqué Fabian Tosolini. bur-tsz-pbo-agu-lby-grd-nal/cbn

Nouvelle-Calédonie: Macron reprend la main dans l’espoir d’un accord

Une invitation à Paris pour relancer un dialogue bloqué en Nouvelle-Calédonie: Emmanuel Macron va réunir indépendantistes et loyalistes à partir de la mi-juin, après l’échec des récentes négociations sur l’avenir institutionnel de l’archipel, frappé en 2024 par des violences insurrectionnelles.”Le président de la République invitera, avec le gouvernement, les parties prenantes de la Nouvelle-Calédonie à venir travailler à Paris à partir de la mi-juin, afin de clarifier les sujets économiques, politiques et institutionnels en vue de parvenir à un accord partagé sur l’avenir de l’archipel”, a annoncé l’Elysée mardi soir.Le ministre des Outre-mer Manuel Valls avait mené en vain début mai trois jours de négociations dans un hôtel de Deva, à Bourail (centre), pour mettre indépendantistes et non-indépendantistes d’accord sur un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie, frappée à partir de la mi-mai 2024 par des émeutes qui ont fait 14 morts et des milliards d’euros de dégâts, sur fond de crise économique et sociale aiguë.L’ancien Premier ministre s’est rendu trois fois sur le “Caillou” depuis son retour au gouvernement en décembre dernier. Les pourparlers de Deva, des négociations à huis clos et non plus seulement des discussions, étaient les premiers du genre depuis 2019, associant toutes les parties en présence, selon l’entourage de Manuel Valls.Figure du camp non-indépendantiste dans l’archipel du Pacifique sud, le député Renaissance Nicolas Metzdorf reçu vendredi dernier à l’Elysée, avait annoncé à l’issue de la réunion qu’Emmanuel Macron allait prendre “une initiative afin de relancer les discussions” sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.Le parlementaire avait évoqué avec le chef de l’Etat “le blocage politique à l’issue des négociations de Deva”.Ce conclave s’était conclu sur un échec. La frange dure des non-indépendantistes, dont font partie Nicolas Metzdorf et l’ancienne secrétaire d’Etat chargée de la Citoyenneté Sonia Backès, avait estimé que le projet de “souveraineté avec la France” présenté par Manuel Valls, qui prévoyait une “double nationalité, française de droit et calédonienne”, ainsi qu’un “transfert et une délégation immédiate des compétences régaliennes”, équivalait à “l’indépendance” du territoire océanien.- Situation politique figée -Dimanche, Manuel Valls avait réaffirmé être toujours chargé des discussions. “Celui qui s’occupe, à la demande du chef du gouvernement, du dossier de la Nouvelle-Calédonie, c’est le ministre des Outre-mer. C’est moi. Il n’y en a pas d’autre”, avait-il martelé sur LCI.Le ministre avait en outre réfuté être “désavoué par quiconque”.Pour Sonia Backès, présidente de la province Sud de Nouvelle-Calédonie, “c’est dans la logique des choses que le président de la République prenne cette initiative” de relance du dialogue. “Il n’était pas sain que la Nouvelle-Calédonie reste sur l’échec des négociations menées par Manuel Valls. Il a fait une erreur de fond: remettre en cause l’intégrité du territoire national sans l’accord du président, et une erreur de forme en proposant l’indépendance alors que les Calédoniens l’ont rejetée par trois fois. Cela donne raison à ceux qui ont organisé les actes violents de l’année dernière”, a-t-elle fait valoir à l’AFP.Les émeutes, les plus violentes depuis les années 1980, étaient survenues le 13 mai 2024 sur fond de mobilisation contre un projet d’élargissement du corps électoral au scrutin provincial calédonien, contesté par les indépendantistes qui accusaient l’exécutif français de vouloir minorer la population autochtone kanak.Depuis 2007, le gel du corps électoral exclut des élections provinciales la plupart des personnes arrivées en Nouvelle-Calédonie après novembre 1998, date de la ratification des accords de Nouméa.Depuis le dernier référendum d’autodétermination de 2021, boycotté par les indépendantistes, la situation politique est figée dans l’archipel.Les négociations sur le futur statut de la Nouvelle-Calédonie avaient été relancées début 2025. Plusieurs cycles de discussions ont eu lieu et Manuel Valls est parvenu à remettre autour de la table deux camps aux positions difficilement conciliables, sans pour autant arriver à un accord.Pour le ministre, il y a eu “un échec des discussions et des négociations” mais “le fil du dialogue n’est pas rompu”.fff-arz-mby-md/bfa/cbn

Djokovic powers through Roland Garros opener, Gauff, Andreeva win

Novak Djokovic made a clinical start to his latest pursuit of a record-breaking 25th Grand Slam title at the French Open on Tuesday, while women’s contenders Coco Gauff and Mirra Andreeva successfully got their campaigns under way at a windy Roland Garros.The 38-year-old Djokovic had little trouble in seeing off 98th-ranked American Mackenzie McDonald 6-3, …

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Au tribunal, la redoutable Mimi Marchand qui a agi comme “une idiote”

Elle est arrivée au tribunal précédée de sa réputation de papesse redoutée de la presse people, communicante de l’ombre des puissants… Mais à la barre, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, Mimi Marchand ne fait que se désoler d’avoir agi “comme une idiote”.”Malgré le métier que je fais, j’ai une morale”, assure Mimi Marchand de sa voix rauque à peine audible, sans sembler convaincre ni émouvoir quiconque dans la salle d’audience. Ça fait une petite heure qu’elle s’explique et Karine Le Marchand a déjà soufflé une dizaine de fois, incrédule, consternée ou furieuse.Quant à la présidente, elle dit directement: “Franchement Mme Marchand, j’ai du mal à vous suivre”.Les faits: en février 2020, la fille mineure de Karine Le Marchand se retrouve en garde à vue pour acquisition de cannabis. L’un des paparazzi habituels de Mimi Marchand planque devant le commissariat en espérant que sa célèbre mère vienne la chercher. Quand il se rend compte que l’animatrice de “L’amour est dans le pré” est dans une campagne suisse, le plan perd de son intérêt: les photos d’une mineure seule, “c’est invendable”. “Envoie”, avait tout de même intimé Mimi Marchand. “J’étais très contrariée”, à l’époque “Karine est une amie”, justifie Mimi Marchand, petite femme blonde de 78 ans vêtue d’un ensemble bleu en velours satiné. Derrière elle, l’animatrice fait vigoureusement non de la tête. Mimi Marchand avait alerté et rassuré Karine Le Marchand: les photos ne sortiraient pas, elle les avait bloquées en donnant “3.000 euros” au photographe, un “jeune” qu’elle ne connaît pas, avait-elle prétendu alors qu’il s’agit du célèbre paparazzo Sébastien Valiela qu’elle connaît depuis 25 ans.”J’ai menti”, “je suis une idiote”, bafouille Mimi Marchand. Et les 1.600 euros que lui “rembourse” Karine Le Marchand ? “Je les prends, comme une abrutie”, se flagelle encore la patronne de l’agence Bestimage. Son avocate Caroline Toby vient à sa rescousse. “C’est pour vous faire mousser, pour alimenter l’image de Mimi la grande puissante qui peut retenir des photos ?”. La reine des people acquiesce d’un air penaud. Elle sait Karine Le Marchand “très en colère”, n’ose pas se “retourner pour la regarder”. L’animatrice se met doucement à rire.- “Dette” -Quant vient son tour de parler – et elle en avait “très envie”, note la présidente – Karine Le Marchand, 56 ans, abat en quelques phrases l’image de la “grand-mère” confuse. Les fragilités des célèbres ? Mimi Marchand “en fait son beurre, c’est son business”, cingle l’animatrice.”Moi j’ai pas un mec caché, je me drogue pas, j’ai pas un compte en Suisse. Elle peut chercher, y’a rien et ça me donne une force monstrueuse. Mais c’est vrai qu’il y a plein de gens qui ont peur de cette femme parce qu’elle a un pouvoir énorme. Sur moi, désolée, non ça marche pas. Au pire j’aurai un contrôle fiscal, je m’en fous”.Pour illustrer le “pouvoir de nuisance” de Mimi Marchand, elle rappelle ses puissantes connexions, notamment Emmanuel et Brigitte Macron qu’elle s’est vantée d’avoir porté jusqu’à l’Elysée à coup de “fausses paparazzades” en maillot de bain sur la plage. Elle avait aussi été très proche de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avant leurs ennuis judiciaires communs.Elle a le pouvoir d'”intercepter” une photo même si elle vient d’une autre agence, et se présente en “sauveuse”, assure l’ancien paparazzo Sébastien Valiela, lui-même jugé.Une “dette morale” car elle m’a “un peu sauvé la vie”, confirme Karine Le Marchand. La reine des people lui fait alors “des demandes qu’elle s’était jamais permises avant”, comme des séances de fausses photos volées. “Toi, toujours très belle, à la plage, seule mais bien gaulée”, avait écrit Mimi Marchand.Alors que l’animatrice a depuis “30 ans de télévision” “systématiquement” poursuivi toutes les photos d’elle – ce que Mimi Marchand est bien placée pour savoir -, assène Karine Le Marchand.”Peut-être que je considère que c’est bien qu’elle pense qu’elle a une dette”, admet juste Mimi Marchand. Elle avait multiplié les messages pour voir Karine Le Marchand. Puis, de nouveau éconduite, écrit à l’animatrice: “Ce sera trop tard… c’est dommage pour la petite”.

Au tribunal, la redoutable Mimi Marchand qui a agi “comme une idiote”

Elle est arrivée au tribunal précédée de sa réputation de papesse redoutée de la presse people, communicante de l’ombre des puissants… Mais à la barre, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, Mimi Marchand ne fait que de se désoler d’avoir agi “comme une idiote”.”Malgré le métier que je fais, j’ai une morale”, assure Mimi Marchand de sa petite voix rauque à peine audible, sans sembler convaincre ni émouvoir quiconque dans la salle d’audience. Ça fait une petite heure qu’elle s’explique et Karine Le Marchand a déjà soufflé une dizaine de fois, incrédule, consternée ou furieuse de ce qu’elle entend.Quant à la présidente, elle dit directement: “Franchement Mme Marchand, j’ai du mal à vous suivre”.Les faits: en février 2020, la fille mineure de Karine Le Marchand se retrouve en garde à vue pour acquisition de cannabis. L’un des paparazzi habituels de Mimi Marchand planque devant le commissariat en espérant que sa célèbre mère vienne la chercher. Quand il se rend compte que l’animatrice de “L’amour est dans le pré” est dans une campagne suisse, le plan perd de son intérêt: les photos d’une mineure seule, “c’est invendable”. A la barre Mimi Marchand assure qu’elle n’a jamais réclamé ces photos, au contraire: “j’étais très contrariée car elle était mineure et Karine, à l’époque, est une amie”. Derrière elle, l’animatrice nie vigoureusement de la tête.”Je lui dis +tu m’envoies ça tout de suite, il faut pas que ça fuite+”, soutient encore devant le tribunal la petite femme blonde de 78 ans, vêtue d’un ensemble bleu marine en velours satiné.Mimi Marchand avait ensuite alerté Karine Le Marchand, la rassurant en disant qu’elle avait tout “bloqué” en donnant “3.000 euros” au photographe.Pourquoi faire ça puisque les photos sont invendables ? Et n’a-t-elle pas toute confiance en ce photographe – le célèbre paparazzo Sébastien Valiela – avec qui elle travaille depuis 25 ans ?”Je préfère les récupérer”, bafouille Mimi Marchand. “Je suis une idiote”, lâche-t-elle, à plusieurs reprises. – “Sauveuse” -Une assertion difficile à croire, vu le profil de la puissante patronne de l’agence Bestimage, celle qui connaît tout le monde, a longtemps été proche de Nicolas Sarkozy, puis de Brigitte et Emmanuel Macron dont elle a organisé nombre de “fausses paparazzades” notamment en “maillot de bain sur la plage” comme le décrit Sébastien Valiela, également jugé. “C’est pas secret”.Il est catégorique: elle “voit passer une série de photos” pas à l’avantage d’un de ses célèbres amis, “elle peut intercepter et empêcher que ça sorte”.Elle “arrive en sauveuse”, “attire la sympathie de la personne”, ce qui peut lui être utile ensuite, explique-t-il.La présidente feint de s’interroger: pourquoi faire ça avec Karine Le Marchand puisque personne n’achèterait la photo d’une mineure ?”Peut-être que Karine Le Marchand ne sait pas que cette photo n’est pas vendable. Et elle pense +merci+”, imagine le photographe.”Merci Mimi, je te le revaudrai”, avait effectivement écrit Karine Le Marchand, avant de lui donner 1.600 euros (le maximum qu’elle avait pu retirer au distributeur), promettant de compléter rapidement.A la barre, Mimi Marchand concède avoir voulu faire sa “maligne” devant Karine Le Marchand. Se traite à nouveau d'”idiote” d’avoir accepté cet argent. “Vous ne refusez pas quand elle vous les donne, et vous ne refusez pas non plus quand elle vous propose un complément”, quelques mois plus tard, fait remarquer la présidente. “Peut-être que je considère que c’est bien qu’elle pense qu’elle a une dette”, admet Mimi Marchand. – “Pour une paparazzade arrangée ?”, s’étonne la présidente.  – “Qu’elle n’acceptait jamais”, se reprend Mimi Marchand. Ça ne l’avait pas empêchée de tenter: “On peut pas faire des photos de toi, toujours très belle à la plage, seule mais bien gaulée ?”, avait-elle écrit. Karine Le Marchand avait refusé. Et finit par signaler à la police qu’elle se sentait “harcelée” par Mimi Marchand qui n’arrêtait pas de lui demander de la rappeler alors qu’elle manquait de temps. “Ce sera trop tard”, avait envoyé Mimi Marchand. “C’est dommage pour la petite”.