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En Nouvelle-Calédonie, Marine Le Pen veut imposer sa “méthode” pour relancer les discussions

Marine Le Pen veut proposer aux forces politiques de Nouvelle-Calédonie, où elle a entamé une visite mercredi, une nouvelle “méthode” de pourparlers mettant l’accent sur le développement économique et social de l’archipel plutôt que sur une réforme institutionnelle.”L’obsession institutionnelle, qui est celle du gouvernement, a un énorme trou dans la raquette qui est le développement économique de l’île”, a estimé devant la presse la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale.”La bonne méthode, c’est que l’ensemble des acteurs – que ce soient les acteurs économiques, les chefs d’entreprises, les différents partis politiques – se mettent autour d’une table en se disant +qu’est-ce qu’on fait pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ?+”, a-t-elle expliqué.Prix de l’énergie, diversification agricole, avenir de la filière nickel ou encore développement d’une base maritime: réfléchir “à ce que sera la Nouvelle-Calédonie dans 30 ans” est ce qui permettra aux parties prenante de “cheminer ensemble”, veut croire Marine Le Pen.Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a mené en vain début mai trois jours de négociations pour mettre indépendantistes et non-indépendantistes d’accord sur un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie. “La méthode n’est pas la bonne, c’est la même qui est utilisée depuis 30 ans”, a critiqué la cheffe de file du Rassemblement national.”S’il n’y a pas de développement économique et social de la Nouvelle-Calédonie, s’il n’y a pas un vrai rééquilibrage en Nouvelle-Calédonie, il n’y aura pas de stabilité institutionnelle”, a-t-elle encore martelé.Mardi, l’Élysée a annoncé qu’Emmanuel Macron réunirait indépendantistes et loyalistes à partir de la mi-juin pour relancer un dialogue bloqué après l’échec des récentes négociations sur l’avenir institutionnel de l’archipel, frappé en 2024 par des violences insurrectionnelles.Marine Le Pen et la délégation du RN, composée notamment du vice-président du parti Louis Aliot, ont prévu de rencontrer l’ensemble des forces politiques. Leur déplacement en Nouvelle-Calédonie s’achèvera vendredi par une réunion publique.

Décès de Michel Cassez, dernier des Compagnons de la chanson

Le chanteur et musicien Michel Cassez, surnommé Gaston, dernier des Compagnons de la chanson, est décédé dimanche à l’âge de 93 ans, à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) où il résidait, a indiqué mercredi son beau-fils François Maillan à l’AFP.Après avoir été le chef d’orchestre de Claude François dans les années 1960, Michel Cassez avait rejoint les Compagnons en 1973 jusqu’à leur tournée d’adieu en 1985, après un dernier concert à l’Olympia, leur scène fétiche, deux ans plus tôt.Ténor et soliste de ce groupe vocal très populaire depuis les années 1950, Fred Mella est décédé à 95 ans en 2019. Premier directeur musical du groupe, Marc Herrand est mort à l’âge de 98 ans en 2023.Les autres “Compagnons” étaient Jean Broussolle (1920-1984), Guy Bourguignon (1920-1969), Jean-Louis Jaubert (1920-2013), Hubert Lancelot (1923-1995), Jean-Pierre Calvet (1925-1989), Gérard Sabbat (1926-2013) et Jo Frachon (1919-1992).Fondé en 1941 d’abord sous le nom des Compagnons de France, puis Compagnons de la Musique, le groupe des Compagnons de la chanson a pris son envol à la Libération, avec comme parrains Yves Montand et Charles Aznavour.”Révélé lors d’un gala au profit des cheminots, l’ensemble vocal collabore avec Edith Piaf, notamment pour leur plus grand succès +Les Trois cloches+ puis lors d’une première tournée américaine. Les Compagnons fonctionnaient comme une véritable coopérative artisanale, régie par un contrat exclusivement moral, où chacun est payé à l’ancienneté. En 1948, ils apparaissent à l’écran avec Edith Piaf dans le film de Georges Friedland +Neuf garçons, un coeur+”, selon Universal, leur dernière maison de disques.Groupe de chanson française traditionnelle, Les Compagnons de la chanson avaient dès leurs débuts adopté un uniforme qui ne les a jamais quittés: chemise blanche et pantalon bleu.En 2018, en leur hommage, 9 jeunes chanteurs dont Julien Dassin, fils cadet de Joe Dassin, ont créé le groupe “Les Nouveaux Compagnons”, reprenant les grands succès de leurs aînés.En 2002, la ville de Lyon a inauguré une Place des Compagnons de la Chanson, non loin de l’endroit où la chorale avait vu le jour. 

US suspends student visa processing in fresh swipe at foreign applicants

The US State Department has ordered the suspension of student visa processing in the latest escalation of a Trump administration crackdown on foreign students criticized Wednesday by China.President Donald Trump’s administration is seeking unprecedented control over leading US universities, including revoking foreign student visas and deporting some of those involved in protests against the war in …

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Valls discutera “sans tabou” du projet d’autonomie de la Guyane sur place en juin

Le ministre des Outre-mer Manuel Valls a affirmé mercredi qu’il comptait discuter “sans tabou” du projet d’autonomie de la Guyane au cours d’une visite sur place en juin.”Lors de mon prochain déplacement en Guyane, je l’espère dans un peu plus de 15 jours, la question institutionnelle sera évidemment au programme de mes échanges avec les élus”, a-t-il dit lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. “Il ne m’appartient pas d’engager d’emblée des discussions en vue d’une révision constitutionnelle”, a prévenu le ministre. “En revanche, les élus de Guyane auront toute mon écoute en vue d’approfondir toutes les options avancées et sans tabou”.Les élus du département ultramarin d’Amérique du Sud demandent la création d’un statut particulier, à l’image de celui de la Nouvelle-Calédonie, décliné ensuite par une loi organique sur laquelle la population guyanaise serait consultée.La future collectivité serait dotée d’un pouvoir normatif afin d’édicter des lois adaptées aux réalités de ce territoire de 300.000 habitants, situé à près de 7.000 km de Paris.Plusieurs compétences pourraient lui être transférées, parmi lesquelles l’aménagement du territoire, les transports, l’agriculture et la pêche ou l’exploitation des ressources naturelles.”J’entends mettre en place un dialogue selon des modalités concertées, respectueuses des élus, mais respectueuses aussi de l’histoire et de la culture de la Guyane”, a souligné Manuel Valls. “Ces échanges se tiendront dans le cadre défini par le président de la République en mars 2024 (…), avec le maintien des compétences régaliennes pour l’Etat, la nécessité de consulter la population et l’unanimité des forces politiques guyanaises”, a-t-il précisé.

Le chirurgien pédocriminel Le Scouarnec condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec a été condamné à la peine maximale de 20 ans de prison, dont deux tiers de période de sûreté, pour viols et agressions sexuelles sur près de 300 victimes, la plupart des patients mineurs au moment des faits.”Il a été tenu compte que les faits commis sont d’une particulière gravité en raison à la fois du nombre de victimes, de leur jeune âge et du caractère compulsif” des actes de l’ancien chirurgien de 74 ans, a déclaré la présidente de la cour criminelle, Aude Buresi, à l’issue de ce procès hors norme qui a duré trois mois.Le Scouarnec échappe en revanche à la rétention de sûreté, mesure qui permet de placer dans un centre un criminel présentant un risque élevé de récidive après la fin de sa peine, compte tenu notamment de sa “volonté de réparer” et de son âge.Cet homme aujourd’hui âgé de 74 ans, qualifié de “diable” par l’avocat général, vêtu d’une veste noire, a écouté le verdict sans ciller dans le box.Purgeant déjà une peine prononcée à Saintes en 2020 de 15 ans de réclusion pour des violences sexuelles sur quatre enfants, l’ex-chirurgien viscéral est  condamné pour avoir commis des viols et agressions sexuelles sur près de 300 personnes de 1989 à 2014. Sa peine a été assortie d’un suivi socio-judiciaire de 15 ans comprenant notamment une injonction de soins, une interdiction définitive d’exercer une profession médicale ou une activité en contact avec des mineurs.Le septuagénaire a reconnu l’ensemble des faits, endossant également la responsabilité pour la mort de deux victimes, l’une par overdose et l’autre par suicide.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé, invité lundi une dernière fois à prendre la parole au terme de ce procès débuté le 24 février.L’avocat général Stéphane Kellenberger avait requis contre lui la peine maximale de 20 ans de réclusion assortie d’une série de mesures de sûreté en raison de sa “dangerosité”.Il avait notamment requis une “rétention de sûreté”, une mesure rare qui concerne essentiellement des délinquants sexuels et qui permet de placer dans un centre unique en France un criminel présentant un risque élevé de récidive après la fin de sa peine.”Archi-coupable”, il “ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, a affirmé l’un des avocats de la défense, Me Maxime Tessier, estimant que son client est allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle”. Il a “le droit à la repentance”, a-t-il rappelé.- “Bombe atomique” -Tout au long du procès, Joël Le Scouarnec a voulu “avancer et réparer”, une “démarche volontaire”, a plaidé lundi Me Thibaut Kurzawa, l’un de ses conseils.Certains avocats des parties civiles y ont vu eux un simple tour de passe-passe: “reconnaître tout, c’est ne rien reconnaître”, a ainsi remarqué Me Giovanni Bertho-Briand.”Il nous a été martelé votre grande repentance, la grande sérénade de +j’ai changé+”, s’est agacé Me Delphine Caro. “Mais à qui ferez-vous croire que vous avez changé?””Vous êtes le pire pédophile de masse qui ait jamais existé (…) la bombe atomique de la pédophilie”, a lancé Me Thomas Delaby.Les victimes “ne vous pardonneront jamais. Jamais”, a asséné à l’accusé Me Delaby.- “Plus jamais ça” -Ce procès ne sera vraisemblablement pas le dernier de l’ex-chirurgien pédocriminel: “il y aura probablement une autre procédure”, notamment sur les victimes encore non identifiées, a lancé l’avocat général lors de ses réquisitions.Un collectif de victimes a déployé une banderole à 13H30 devant le tribunal judiciaire représentant 355 victimes afin de prendre en compte aussi les victimes oubliées et celles pour lesquelles les faits sont prescrits. “Derrière ce chiffre (…), c’est avant tout des individus”, a expliqué Gabriel Trouvé, 34 ans, une victime de l’ex-chirurgien.Une rencontre aura lieu le 11 juin avec le ministre de la Santé Yannick Neuder, a annoncé à l’AFP Manon Lemoine, membre de ce collectif qui dénonce le “silence politique” entourant le procès.”Je vais agir avec le ministre de la Justice (Gérald Darmanin, NDLR) pour que plus jamais (…) on ne puisse se retrouver à avoir exposé des patients, des enfants vulnérables” à des “prédateurs sexuels”, a déclaré M. Neuder sur France Info, qui se propose au cours de cette rencontre de “les écouter”.”Ce qu’on a envie de dire, c’est plus jamais ça. Comment on a-t-on pu en arriver à une situation comme celle-ci?”, s’est-il interrogé.

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Kazakhstan: autorisation de la chasse aux antilopes saïgas, un temps menacées

Le Kazakhstan va autoriser la chasse aux antilopes saïgas, sujet sensible dans cet immense pays d’Asie centrale où vit cette espèce qui a été un temps en danger de disparition, mais qui menace désormais l’agriculture.Cité par les médias étatiques, le vice-ministre de l’Ecologie a assuré mardi que cette décision de réguler les saïgas était “nécessaire en raison de la croissance rapide de leur population” et des “plaintes d’agriculteurs”. Mercredi, une porte-parole du ministère de l’Ecologie a indiqué à l’AFP que “selon des recherches scientifiques, il est possible d’éliminer jusqu’à 20% de la population totale sans nuire à l’espèce”.Le nombre précis d’animaux à abattre et la date d’ouverture de la chasse sont encore à définir, a-t-elle précisé.D’après les agriculteurs, les saïgas ont déjà causé des dégâts sur des milliers de kilomètres carrés d’exploitations, où les récoltes sont par ailleurs menacées par le changement climatique.Selon les dernières estimations, il y a 4,1 millions de saïgas au Kazakhstan, soit la quasi totalité de la population mondiale, un nombre qui pourrait grimper à 5 millions d’ici la fin de l’année.Cet animal, l’un des symboles du Kazakhstan, est reconnaissable à son long museau arrondi semblable à une petite trompe.La chasse aux saïgas, “animaux sacrés pour le peuple kazakh” selon le président Kassym-Jomart Tokaïev, fait l’objet de débats.A l’automne 2023, la levée de l’interdiction avait provoqué l’opposition d’une partie de la société, fait rare au Kazakhstan où la liberté d’expression est limitée. Les autorités étaient revenues sur cette décision quelques mois plus tard. Le braconnage de cette antilope a explosé après la dislocation de l’URSS, notamment pour ses cornes utilisées en médecine traditionnelle.Le manque d’eau et des maladies avaient également mis l’espèce en danger d’extinction, avant la mise en place d’une politique de protection par les autorités kazakhes.

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Climat: jugement “historique” en Allemagne contre les énergéticiens

La justice allemande a reconnu mercredi le principe d’une responsabilité mondiale des entreprises productrices d’électricité dans les dommages liés aux émissions de gaz à effet de serre, quel que soit l’endroit où ils se produisent.Il s’agit, selon les ONG environnementales, d’un précédent potentiellement très important pour les litiges liés au réchauffement climatique.”S’il y a menace de préjudice, le responsable des émissions de CO2 pourrait être tenu de prendre des mesures pour les empêcher”, même si les dommages surviennent très loin de l’endroit où le producteur d’énergie se trouve, a tranché la cour d’appel de Hamm, saisie par un paysan péruvien s’estimant menacé par la fonte d’un glacier dans les Andes.C’est une “décision de principe historique” qui soutiendra les actions en justice, déjà nombreuses, contre les entreprises productrices d’énergie fossile, s’est félicitée l’ONG German Watch dans un communiqué.A l’inverse, le géant allemand de l’énergie RWE, qui était visé par la plainte, a jugé “inadmissible” l’idée qu’on puisse tenir les émetteurs de CO2 pour responsable de dégâts climatiques partout dans le monde, s’inquiétant de “conséquences imprévisibles pour l’économie allemande et son industrie” déjà en crise.- Risque d’inondation? -Avec cette décision, la cour d’appel de Hamm a statué sur la plainte déposée par Saul Luciano Lliuya contre l’énergéticien RWE.Cet agriculteur péruvien de 44 ans affirmait que le producteur d’électricité allemand devait être tenu en partie responsable de risques d’inondation de sa maison liés, à ses yeux, à la fonte d’un glacier dans la cordillère des Andes.RWE n’a certes pas de centrales au Pérou, ni de lien direct avec les effets locaux du réchauffement climatique à Huataz, son village. Mais selon une étude commandée par M. Lliuya et Germanwatch, l’ONG qui le soutient, RWE est responsable de 0,38% des émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis le début de l’ère industrielle. Et il devrait à ce titre payer les dégâts à hauteur de sa responsabilité.La cour a rejeté la plainte car “la collecte de preuves a montré qu’il n’y avait pas de danger concret pour [le] terrain” de M. Lliuya, avec un risque réel estimé “nettement inférieur à 1%”, selon un communiqué du tribunal.Mais, de manière générale, les juges se sont appuyés sur le code civil allemand pour donner raison au plaignant sur le principe d’une indemnisation de préjudice climatique, si celui-ci devait être démontré.Si un risque est établi, “l’émetteur de CO2 peut être tenu de prendre des mesures” pour empêcher qu’il ne se concrétise, a indiqué le tribunal dans son communiqué. Et si cet émetteur refuse d’agir, “il est possible d’établir des coûts avant la réalisation” du risque, que le producteur d’énergie “doit compenser à hauteur de sa part dans les émissions”, a-t-il ajouté, donnant raison au plaignant sur ce point.”Ce verdict vient renforcer le nombre croissant de litiges liés au climat”, avec plus de 60 affaires similaires déjà en cours dans le monde, a estimé Joana Setzer, professeure du Grantham Research Institute de la London School of Economics.- “Un cap important franchi” -RWE veut toutefois croire que la justice au final bloquera de telles procédures en dédommagement.”Des plaintes climatiques similaires – par exemple contre Volkswagen, Mercedes-Benz ou BMW – ont également été rejetées en première et deuxième instance en Allemagne”, selon RWE.Selon Germanwatch, le principe juridique de la responsabilité globale des entreprise face au réchauffement climatique, existe déjà au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, aux États-Unis ou au Japon.Depuis la première action en justice de M. Lliuya en 2015, les militants de l’environnement comptaient sur cette affaire pour atteindre un principe de dédommagement des pays du Sud victimes de la pollution du Nord.Mercredi, le paysan péruvien s’est dit “déçu” que le tribunal n’ait pas reconnu le besoin de protection de sa maison, puisqu’il repart sans indemnisation.Mais “même si mon dossier n’ira pas plus loin, il a permis de franchir un cap important et cela me remplit de fierté”, a-t-il ajouté, “ce jugement montre que les grands pollueurs qui influencent le climat peuvent au bout du compte être tenus pour responsables des dégâts qu’ils causent”.

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Le chantier de l’A69 reprend à partir de mi-juin, colère des écologistes

La justice administrative a tranché: le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, fortement contesté depuis deux ans par les écologistes, va pouvoir reprendre à partir de mi-juin, après trois mois d’arrêt.La cour administrative d’appel de Toulouse a prononcé mercredi “un sursis à l’exécution des jugements rendus le 27 février annulant les autorisations environnementales délivrées par l’Etat”.Cette décision “constitue un véritable soulagement”, a réagi le ministre des Transports Philippe Tabarot. “Le juge a reconnu comme sérieux l’argument en faveur de l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur du projet”.”Les travaux reprendront à partir de mi-juin de manière progressive.”, a-t-il ajouté, tout en appelant à rester “vigilants”, “sur la prise en compte des enjeux de protection de l’environnement”.La cour se prononçait sur un recours en urgence déposé par l’Etat, visant à redémarrer ce chantier de 53 kilomètres. Elle doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.- “Tirer des leçons” -Cette décision intervient avant l’examen, lundi à l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi dite de “validation” adoptée au Sénat à une large majorité le 15 mai. “Cette reprise était très attendue par nos concitoyens, assure le député du Tarn Philippe Bonnecarrère. L’Assemblée nationale pourra ainsi débattre sereinement lundi de l’étape suivante: la proposition de loi de validation. Aucune obstruction ne peut maintenant se justifier”.Ce texte, contesté par les opposants qui le jugent contraire à la constitution, prévoit d’autoriser la poursuite du chantier, sans attendre que la cour d’appel administrative se prononce sur le fond, dans plusieurs mois.Saluant la décision, le maire DVD de Castres Pascal Bugis a regretté “un gâchis sur un plan financier”, l’arrêt des travaux ayant “augmenté le coût du chantier” et réitéré que l’A69 est “importante pour le développement du territoire”. A l’avenir, “il faudra que les recours soient purgés quand on démarre (un chantier), afin qu’il n’y ait plus d’aléas par la suite. Il faudra tirer des leçons”, a ajouté le maire de Castres.- “Premières ripostes” -Julie Rover, une des avocates des opposants à l’A69, s’est dite “stupéfaite” par la décision de la cour administrative. “Le risque aujourd’hui c’est de reprendre le chantier et que dans huit ou dix mois, il y ait une annulation qui soit confirmée”, avertit l’avocate.La Voie est libre a dénoncé une décision “vide d’arguments”. Les juges “ne pouvaient pas faire pire pour faire naître une suspicion de décision hautement politique”, regrette le collectif écologiste dans un communiqué.Le 27 février, à la surprise générale, le tribunal administratif de Toulouse avait arrêté le chantier de cette autoroute entamé en 2023, faute de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) justifiant les atteintes à l’environnement.Depuis le début des travaux en mars 2023, ces militants écologistes ont occupé des arbres pour éviter leur abattage, tenté d’installer des ZAD (zones à défendre) sur le tracé ou organisé des rassemblements de milliers de personnes, parfois émaillés d’incidents violents avec les forces de l’ordre.Mercredi, les militants anti-A69 ont exprimé leur “sidération”, dénoncé une “mainmise du pouvoir sur la justice” et lancé aussitôt des appels à la mobilisation, notamment vers 18h30, devant la gare Matabiau à Toulouse. “L’69 ne passera pas! Premières ripostes à la reprise des travaux” ou “Nous n’allons pas les laisser faire”, annoncent-ils sur les réseaux sociaux.Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier. Thomas Brail, figure de la contestation, perché à plusieurs reprises dans des arbres pour éviter leur abattage, s’est dit “atterré” et a annoncé qu’il entamerait une grève de la soif, dès la reprise des travaux.Ces derniers mois, les partisans de l’A69 se sont aussi fait entendre, notamment en manifestant en masse le 8 mars à Castres avec comme slogan: “A69, on finit!”. Ils voient dans l’autoroute une solution de désenclavement du bassin de population de Castres-Mazamet, qui compte environ 100.000 habitants.Or, pour les opposants, ce bassin n’est pas enclavé et, même s’il l’était, une autoroute ne serait certainement pas une garantie de désenclavement, fustigent-ils.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, une échéance qui ne pourra pas être respectée.Pour finaliser le chantier, Atosca doit maintenant rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins de chantier.

Le chantier de l’A69 reprend à partir de mi-juin, colère des écologistes

La justice administrative a tranché: le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, fortement contesté depuis deux ans par les écologistes, va pouvoir reprendre à partir de mi-juin, après trois mois d’arrêt.La cour administrative d’appel de Toulouse a prononcé mercredi “un sursis à l’exécution des jugements rendus le 27 février annulant les autorisations environnementales délivrées par l’Etat”.Cette décision “constitue un véritable soulagement”, a réagi le ministre des Transports Philippe Tabarot. “Le juge a reconnu comme sérieux l’argument en faveur de l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur du projet”.”Les travaux reprendront à partir de mi-juin de manière progressive.”, a-t-il ajouté, tout en appelant à rester “vigilants”, “sur la prise en compte des enjeux de protection de l’environnement”.La cour se prononçait sur un recours en urgence déposé par l’Etat, visant à redémarrer ce chantier de 53 kilomètres. Elle doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.- “Tirer des leçons” -Cette décision intervient avant l’examen, lundi à l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi dite de “validation” adoptée au Sénat à une large majorité le 15 mai. “Cette reprise était très attendue par nos concitoyens, assure le député du Tarn Philippe Bonnecarrère. L’Assemblée nationale pourra ainsi débattre sereinement lundi de l’étape suivante: la proposition de loi de validation. Aucune obstruction ne peut maintenant se justifier”.Ce texte, contesté par les opposants qui le jugent contraire à la constitution, prévoit d’autoriser la poursuite du chantier, sans attendre que la cour d’appel administrative se prononce sur le fond, dans plusieurs mois.Saluant la décision, le maire DVD de Castres Pascal Bugis a regretté “un gâchis sur un plan financier”, l’arrêt des travaux ayant “augmenté le coût du chantier” et réitéré que l’A69 est “importante pour le développement du territoire”. A l’avenir, “il faudra que les recours soient purgés quand on démarre (un chantier), afin qu’il n’y ait plus d’aléas par la suite. Il faudra tirer des leçons”, a ajouté le maire de Castres.- “Premières ripostes” -Julie Rover, une des avocates des opposants à l’A69, s’est dite “stupéfaite” par la décision de la cour administrative. “Le risque aujourd’hui c’est de reprendre le chantier et que dans huit ou dix mois, il y ait une annulation qui soit confirmée”, avertit l’avocate.La Voie est libre a dénoncé une décision “vide d’arguments”. Les juges “ne pouvaient pas faire pire pour faire naître une suspicion de décision hautement politique”, regrette le collectif écologiste dans un communiqué.Le 27 février, à la surprise générale, le tribunal administratif de Toulouse avait arrêté le chantier de cette autoroute entamé en 2023, faute de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) justifiant les atteintes à l’environnement.Depuis le début des travaux en mars 2023, ces militants écologistes ont occupé des arbres pour éviter leur abattage, tenté d’installer des ZAD (zones à défendre) sur le tracé ou organisé des rassemblements de milliers de personnes, parfois émaillés d’incidents violents avec les forces de l’ordre.Mercredi, les militants anti-A69 ont exprimé leur “sidération”, dénoncé une “mainmise du pouvoir sur la justice” et lancé aussitôt des appels à la mobilisation, notamment vers 18h30, devant la gare Matabiau à Toulouse. “L’69 ne passera pas! Premières ripostes à la reprise des travaux” ou “Nous n’allons pas les laisser faire”, annoncent-ils sur les réseaux sociaux.Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier. Thomas Brail, figure de la contestation, perché à plusieurs reprises dans des arbres pour éviter leur abattage, s’est dit “atterré” et a annoncé qu’il entamerait une grève de la soif, dès la reprise des travaux.Ces derniers mois, les partisans de l’A69 se sont aussi fait entendre, notamment en manifestant en masse le 8 mars à Castres avec comme slogan: “A69, on finit!”. Ils voient dans l’autoroute une solution de désenclavement du bassin de population de Castres-Mazamet, qui compte environ 100.000 habitants.Or, pour les opposants, ce bassin n’est pas enclavé et, même s’il l’était, une autoroute ne serait certainement pas une garantie de désenclavement, fustigent-ils.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, une échéance qui ne pourra pas être respectée.Pour finaliser le chantier, Atosca doit maintenant rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins de chantier.

A l’assemblée générale de Carrefour, Alexandre Bompard met en avant la “résilience” du groupe en 2024

Le PDG de Carrefour Alexandre Bompard a salué mercredi la “résilience” du groupe, malgré une année 2024 “qui n’a pas été sans épreuves” dans son discours d’introduction lors de l’assemblée générale des actionnaires, depuis le siège mondial du distributeur à Massy. Au moment d’ouvrir une assemblée générale annoncée animée, entre conflit juridique à propos de ses franchisés, surveillance des marchés et pression concurrentielle, le tout à un an de la fin de son mandat de PDG, Alexandre Bompard a insisté sur l’acquisition des magasins Cora et Match, des “résultats très satisfaisants dans (les) pays coeurs en France, en Espagne et au Brésil”, ou encore l’atteinte du “meilleur positionnement prix” du groupe “depuis 2020”. Contrairement aux deux éditions précédentes, c’est au siège du groupe à Massy, en région parisienne, et non sur les docks d’Aubervilliers que se tient cette réunion annuelle des actionnaires.Pour la bonne organisation de l’événement, Carrefour a fermé son siège à ses salariés, les invitant à télétravailler pour l’occasion. Le groupe a également choisi de séparer le conseil d’administration et les principaux actionnaires du reste des petits porteurs, notamment des syndicalistes, qui se trouvent dans deux salles différentes.La police et la gendarmerie filtraient les rues qui jouxtent les alentours du siège de l’entreprise. Peu avant le début de l’assemblée générale, quelques dizaines de personnes étaient réunies non loin du siège, au-dessus desquelles flottait un grand drapeau de la Palestine. La présence de Carrefour via un franchisé en Israël dans le contexte de guerre avec le Hamas et la crise humanitaire que celle-ci a déclenchée dans la bande de Gaza fait partie des sujets qui pourraient faire irruption durant l’assemblée générale, mais ce n’est pas le seul. Le géant de la distribution est vivement critiqué, par la CFDT notamment, pour s’appuyer de plus en plus sur l’exploitation de magasins en franchise et en location-gérance, une variante dans laquelle le distributeur reste propriétaire du fonds de commerce.Dans son discours d’introduction, Alexandre Bompard a réaffirmé que son groupe comptait poursuivre le développement de ce modèle, qu’il qualifie de “moyen d’expansion de l’empreinte internationale” de Carrefour, et de “solution pour les magasins en difficulté structurelle”. La CFDT a assigné le groupe de distribution en justice, estimant qu’il s’agit d’un plan social déguisé concernant plus de 27.000 salariés depuis 2018.A la fronde de la CFDT s’ajoute celle d’une partie des franchisés, réunis sous l’égide de l’association des franchisés de Carrefour (AFC), qui revendique 260 magasins. Soutenue par le ministère de l’Economie, elle a également assigné Carrefour en justice.Sujette à des polémiques ces dernières années, la rémunération du PDG, à nouveau au menu mercredi, sera en baisse par rapport à l’année dernière.Si les actionnaires de Carrefour lui donnent le feu vert, le dirigeant touchera 3,4 millions d’euros pour 2024, soit 1 million d’euros de moins que l’année précédente. A cela s’ajouteront plus tard, sous critères de performances, des actions valorisées au maximum 5,6 millions d’euros.