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Le chantier de l’A69 reprendra à partir de mi-juin, colère des écologistes

La justice administrative a tranché: le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, fortement contesté depuis deux ans par les écologistes, va pouvoir reprendre à partir de mi-juin, après trois mois d’arrêt.La cour administrative d’appel de Toulouse a prononcé mercredi “un sursis à l’exécution des jugements rendus le 27 février annulant les autorisations environnementales délivrées par l’Etat”.Cette décision “constitue un véritable soulagement”, a réagi le ministre des Transports Philippe Tabarot. “Le juge a reconnu comme sérieux l’argument en faveur de l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur du projet.””Les travaux reprendront à partir de mi-juin de manière progressive”, a-t-il ajouté, tout en appelant à rester “vigilants”, “sur la prise en compte des enjeux de protection de l’environnement”.La cour se prononçait sur un recours en urgence déposé par l’Etat, visant à redémarrer ce chantier de 53 kilomètres. Elle doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.- “Honte” -Entre 100 et 150 opposants se sont rassemblés en fin de journée devant la gare toulousaine de Matabiau pour protester contre cette décision, et une quinzaine d’autres mobilisations étaient prévues à 18H30 un peu partout ailleurs en France, notamment à Paris, Lyon, Lille, Nantes et Bordeaux.”Le tribunal administratif avait pris une décision très courageuse et instruite dans un rapport de force un peu compliqué, puisque les travaux étaient déjà engagés (…) et là cette décision est piétinée”, a confié à l’AFP Rita Di Giovanni, retraitée de 65 ans. “Moi ça me heurte profondément.””Ils ont des enfants, ces politiques qui nous envoient droit dans le mur aujourd’hui? Ils arrivent à se regarder dans la glace? Moi, j’ai honte”, a dénoncé, également sur place, Thomas Brail, figure de la contestation qui s’était perché à plusieurs reprises dans des arbres pour éviter leur abattage.Le militant écologiste a annoncé qu’il entamerait une grève de la soif dès la reprise des travaux, “parce qu’à un moment donné, on n’est pas entendus, on n’est pas écoutés”.Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier.Julie Rover, une des avocates des opposants à l’A69, s’était dite “stupéfaite” juste après l’annonce de la décision de la cour administrative. “Le risque aujourd’hui c’est de reprendre le chantier et que dans huit ou dix mois, il y ait une annulation qui soit confirmée”, a averti l’avocate.Le porteur de projet et futur concessionnaire Atosca a quant à lui annoncé dans un communiqué travailler “d’ores et déjà sur un plan de reprise d’activité progressive sur les différentes zones du chantier”.- Loi de “validation” -“Cette reprise était très attendue par nos concitoyens”, a assuré le député du Tarn Philippe Bonnecarrère. “L’Assemblée nationale pourra ainsi débattre sereinement lundi de l’étape suivante”, lors de l’examen d’une proposition de loi dite de “validation” adoptée mi-mai au Sénat à une large majorité. Ce texte, contesté par les opposants qui le jugent contraire à la Constitution, prévoit d’autoriser la poursuite du chantier, sans attendre que la cour d’appel administrative se prononce sur le fond, dans plusieurs mois.Saluant la décision, le maire DVD de Castres Pascal Bugis a regretté “un gâchis sur un plan financier”. A l’avenir, “il faudra que les recours soient purgés quand on démarre (un chantier), afin qu’il n’y ait plus d’aléas par la suite”, a-t-il ajouté.Le 27 février, à la surprise générale, le tribunal administratif de Toulouse avait arrêté le chantier de cette autoroute entamé en 2023, faute de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) justifiant les atteintes à l’environnement.Depuis le début des travaux en mars 2023, des opposants ont occupé des arbres pour éviter leur abattage, tenté d’installer des zones à défendre sur le tracé et organisé des rassemblements de milliers de personnes, parfois émaillés d’incidents violents avec les forces de l’ordre.Ces derniers mois, les partisans de l’A69 se sont aussi fait entendre, notamment en manifestant en masse le 8 mars à Castres avec comme slogan: “A69, on finit!”. Ils voient dans l’autoroute une solution de désenclavement du bassin de population de Castres-Mazamet, qui compte environ 100.000 habitants.Or, pour les opposants, ce bassin n’est pas enclavé et, même s’il l’était, une autoroute ne serait certainement pas une garantie de désenclavement, fustigent-ils.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, une échéance qui ne pourra pas être respectée: Atosca doit maintenant rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins de chantier.ap-dmc-elr-vgr/dch   

Réseau de blanchiment du “Petit Bar”: prison ferme et près de 10 millions d’amendes

Au procès du tentaculaire dossier de blanchiment des fonds occultes de la bande criminelle corse du “Petit Bar”, si des peines sévères allant jusqu’à 13 ans de prison ont été prononcées, des pans du dossier se sont soldés par une relaxe, mercredi à Marseille.Des amendes pour un total de près de 10 millions d’euros ont également été infligées dans ce dossier baptisé “Email Diamant” par les enquêteurs, pour le pouvoir blanchisseur de cette pâte dentifrice.Pendant les trois mois d’audiences devant le tribunal correctionnel, deux visions se sont affrontées: d’un côté le parquet, qui a dénoncé “l’emprise mafieuse” de cette équipe sur l’économie et la politique de Corse-du-Sud, en réclamant des condamnations jusqu’à 14 ans de prison, peines rarissimes dans un dossier purement financier ; de l’autre, la défense, qui avait plaidé une relaxe quasi-générale.Mercredi, la présidente, Patricia Krummenacker, a commencé par rejeter la demande de disjonction déposée par Jacques Santoni, chef incontesté du “Petit Bar” selon l’accusation, assurant que son incapacité à comparaître n’avait pas été démontrée.Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, Jacques Santoni, qui ne s’est jamais présenté à ce procès, ouvert en février, a été condamné à 13 ans de prison avec mandat d’arrêt, 1,5 million d’amende.Il a par contre été relaxé pour le volet d’extorsion d’un marchand d’art afin de lui soutirer deux millions d’euros, tout comme les autres prévenus concernés, la présidente concédant que “la contrainte, les violences ou les menaces” n’ont “pas été démontrées”. Parmi les 24 prévenus, seuls François-Xavier Susini, riche commerçant de Courchevel, et Angelique Peretti, avocate et fille du marchand d’art Jean-Marc Peretti, ont bénéficié d’une relaxe complète.L’avocate de M. Susini, Me Margaux Durand-Poinclou a dit à l’AFP son “soulagement” que son client soit reconnu “totalement innocent”.- Train de vie dispendieux -La présidente a néanmoins reconnu coupable les prévenus pour blanchiment et association de malfaiteurs, pointant notamment le “train de vie dispendieux” du clan, “qui ne correspond aucunement à leurs revenus officiels”, prouvant qu’ils “dispos(ai)ent indiscutablement de revenus occultes”.Douze ans de prison ont été prononcés contre Michael Ettori, le “bras droit” du chef, en fuite, ainsi qu’une amende de 1,5 million d’euros. Pascal Porri, autre “pièce maîtresse” du clan, comparaissant détenu, a lui écopé de 10 ans de prison et d’un million d’euros d’amende.Décrit par l’accusation comme “le cheval de Troie du Petit Bar pour pénétrer l’économie réelle”, le chef d’entreprise Antony Perrino a été condamné à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis –contre neuf ans demandés par le parquet–, la peine ferme devant être exécutée sous bracelet électronique. Il a également été condamné à une interdiction de gérer pendant trois ans, avec exécution provisoire, et une amende de 750.000 euros.Son avocat, Me Julien Pinelli, a jugé auprès de l’AFP cette condamnation “adaptée à ces faits”, se félicitant de l’absence de nouvelle incarcération de son client et de la reconnaissance par le tribunal qu’il “n’est pas le membre d’une organisation criminelle”.Parmi les compagnes ou ex-compagnes du clan, Sonia Susini, ex-épouse de Jacques Santoni, “son égale au féminin” selon la procureure, a été condamnée à cinq ans de prison dont deux avec sursis, avec mandat d’arrêt, et 150.000 euros d’amende. Gérante notamment d’une société immobilière, elle est désormais définitivement interdite de gérer une entreprise.Saveria Lucchini, compagne de Michael Ettori et gérante d’un hôtel d’Ajaccio, a elle été condamnée à quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis, avec mandat d’arrêt, et une amende de 200.000 euros.Concernant “les financiers” du clan, selon l’accusation, Jean-Pierre Valentini, vivant entre Dubaï et la Suisse après avoir construit une fortune colossale dans le trading du pétrole en Afrique, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis et à 750.000 euros d’amende.Son avocat, Me Stéphane Ceccaldi s’est félicité auprès de l’AFP que le tribunal l’ait relaxé “pour l’ensemble de l’opération de Courchevel”, le volet du dossier concernant des accusations de juteuses opérations immobilières, notamment autour d’un luxueux chalet de cette très select station de ski savoyarde. En prononçant une relaxe, la présidente a en effet déclaré que les opérations sur ce volet ne mettaient “pas en lumière de blanchiment”. Le “marchand d’art” Jean-Marc Peretti, en fuite, a été condamné à cinq ans de prison avec mandat d’arrêt et 750.000 euros d’amende. A noter qu’une peine d’inéligibilité de cinq ans a été prononcée pour tous les prévenus condamnés, ainsi qu’une peine d’interdiction de gérer une entreprise, soit définitive soit de 3 ou 10 ans.

Des ONG colorent une fontaine en rouge à Paris pour dire “stop au bain de sang” à Gaza

Plusieurs ONG ont mené mercredi une action symbolique à Paris, où ils ont coloré en rouge l’eau d’une fontaine pour dire “stop au bain de sang” dans la bande de Gaza assiégée par Israël et dénoncer la “lenteur de la France” à agir.”Stop au bain de sang”, “Macron doit enfin agir”: une poignée de militants se sont donné rendez-vous en début de matinée à la fontaine des Innocents, à Paris, où ils ont déversé plusieurs litres de colorant alimentaire rouge sur les marches du bassin et brandi des pancartes appelant les autorités à l’action face au désastre humanitaire à Gaza.Cette opération organisée par Greenpeace France, Oxfam France, Amnesty International France, Médecins du Monde et Ekō vise à “dénoncer la lenteur d’action de la France face à l’urgence humanitaire absolue dans laquelle se trouve la population de Gaza”, selon un communiqué.”Les personnes à Gaza ont besoin de tout, c’est une question de survie”, a rappelé Clémence Lagouardat, qui a coordonné la réponse humanitaire d’Oxfam à Gaza pendant cinq mois, dénonçant la “prolongation du blocage avec rien qui n’entre dans la bande de Gaza depuis bientôt presque trois mois”.Israël a repris au compte-gouttes la semaine dernière la livraison d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, après plus de deux mois d’un blocus total de l’enclave de 2,4 millions d’habitants.”Il y a un génocide en cours et l’inaction politique devient une sorte de complicité de ce génocide. On ne peut pas dire qu’on ne savait pas, on ne peut pas dire qu’on ne voit pas ce qui se passe, on ne peut pas dire qu’on n’est pas au courant de l’ampleur des massacres (…), des risques engendrés par le blocus humanitaire face à des centaines de milliers de personnes qui peuvent mourir du jour au lendemain”, a dénoncé Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.Ces ONG réclament notamment aux États “ayant de l’influence sur Israël” de faire pression pour un “cessez-le-feu immédiat et durable”, un “embargo complet sur les armes”, un soutien aux procédures judiciaires en cours devant la Cour pénale internationale, la mise en œuvre des décisions de la Cour internationale de justice, et la “révision de l’accord d’association Union européenne-Israël”.En réponse à l’attaque sans précédent menée en Israël par des commandos du Hamas le 7 octobre 2023, l’armée israélienne mène depuis plus de 19 mois une offensive dans la bande de Gaza visant à détruire le mouvement islamiste.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Plus de 54.056 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Musk ‘disappointed’ by Trump bill, in rare break with US president

Billionaire Elon Musk has criticized Donald Trump’s signature spending bill, in his first major break with the US president since he stepped back from his role taking a chainsaw to government spending.The South African-born tech tycoon said Trump’s bill would increase the deficit and undermine the work of Musk’s Department of Government Efficiency (DOGE), which …

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“Chantage” sur Karine Le Marchand: un an de prison avec sursis requis contre Mimi Marchand

Un système “malhonnête” et “peu glorieux” pour se créer “des obligés” parmi les célèbres: l’accusation a requis mercredi une peine d’un an de prison avec sursis pour extorsion à l’encontre de la papesse de la presse people Mimi Marchand, accusée de chantage sur l’animatrice Karine Le Marchand.La procureure a aussi demandé 20.000 euros d’amende contre celle qui ne s’est pas “remise en cause” à l’audience devant le tribunal correctionnel de Paris, ne faisant que se “traiter d’idiote et d’abrutie” sans donner plus d’explication.En février 2020, Mimi Marchand, aujourd’hui 78 ans, avait alerté l’animatrice de “L’amour est dans le pré” qu’un “jeune” photographe inconnu avait tenté de lui vendre des photos de sa fille mineure sortant de garde à vue. Elle l’avait rassurée, disant avoir “bloqué” les photos en donnant 3.000 euros au photographe.A la barre la veille, Mimi Marchand a reconnu avoir “menti” – les images avaient été faites par l’un de ses habituels paparazzi, Sébastien Valiela. “Merci Mimi, je te le revaudrai”, avait répondu soulagée Karine Le Marchand, avant de “rembourser” une première partie de l’argent avancé, 1.600 euros.”Elle cherche à la mettre à son service en la +tenant+ avec les photos de sa fille”, accuse la procureure Marion Adam. Et Karine Le Marchand se retrouve “sous une contrainte morale insidieuse”, “obligée”, ajoute la magistrate, rappelant que Mimi Marchand avait après ce “service” multiplié les demandes auprès de l’animatrice, maintenant une “pression” constante. Dans son travail et avec un sentiment de “toute-puissance”, la patronne de la première agence photos de France Bestimage “a mis en place une stratégie pour se créer des obligés”, poursuit-elle. C’est “malhonnête, peu glorieux, absolument amoral et à mon sens un délit”, cingle-t-elle encore.Blazer bleu marine, courts cheveux cendrés, la reine de la presse people et communicante de l’ombre de puissants écoute courbée, sans ciller. Au sujet du “pouvoir de nuisance” qu’on lui prête, elle avait dit au tribunal: “le manteau est un peu large pour moi”. Sa défense plaidera lundi.- “Une morale” -Avant le parquet, l’avocat de Karine Le Marchand a dénoncé le fonctionnement de “mafia” de Mimi Marchand, tout sauf la “vieille dame pas maligne qui gagne pas beaucoup d’argent et qui regrette” qu’on a vue à la barre.Quand elle “rachète des photos” pour qu’elle ne soient pas publiées – ou fait semblant -, elle “va offrir sa protection” à des célèbres qui deviennent redevables, soutient  Me Jean Ennochi. Il lui réclame 10.000 euros en réparation du préjudice à l’animatrice, la même somme pour sa fille, ainsi que le remboursement des fameux 1.600 euros.La veille devant le tribunal, Karine Le Marchand avait poussé un coup de gueule contre le “système” de la presse people qu’elle “déteste”. Amère, elle a décrit les “boîtiers aimantés” posés sous sa voiture pour la traquer, les “sept paparazzis en bas” de chez elle “avec leur petites chaises” quand elle se sépare d’un ex-compagnon, les coups montés où on lui livre des ballons en forme de coeur à la sortie d’un restaurant le jour de la Saint-Valentin pour la photographier et titrer sur la “surprise de son amoureux”…Alors, a-t-elle grincé, entendre Mimi Marchand jurer devant les magistrats qu’elle a “une morale”, que “l’adultère sur papier glacé, moi je l’ai jamais fait”, Karine Le Marchand en “pleure de rire”.La procureure a aussi réclamé deux ans de prison avec sursis notamment pour violation du secret professionnel contre le policier qui avait donné l’information de la garde à vue au paparazzo Sébastien Valiela et un an avec sursis contre ce dernier pour recel.Ils étaient tous deux aussi jugés pour les mêmes infractions dans un dossier annexe, également en février 2020: le premier avait alerté le second de la possible arrestation de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux. A l’ouverture du procès lundi, Piotr Pavlenski s’était fait expulsé de la salle après avoir réclamé la relaxe de Mimi Marchand (qui a pourtant bénéficié d’un non-lieu sur ce volet), estimant que la diffusion des images de son interpellation participaient à son oeuvre de “pornopolitique”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Engrais: la Coordination rurale manifeste en tracteurs dans Lille

Une dizaine d’agriculteurs de la Coordination rurale (CR) du Nord et cinq tracteurs ont bloqué mercredi après-midi les alentours de la cité administrative à l’entrée de Lille, pour protester notamment contre une directive durcissant les restrictions sur les engrais.”CR59 on lâche rien”, peut-on lire écrit à la peinture fluo sur un tracteur installé devant la cité administrative, en présence d’un dispositif policier important. “On nous demande encore de nous justifier sur la façon d’utiliser les engrais”, a déploré Carlos Descamps, agriculteur à Vendeville (Nord) en polyculture, céréales et pommes de terre, assurant : “on fait déjà tout ce qu’on peut, on n’est pas là pour polluer.”La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a exhorté par courrier les agriculteurs à se conformer aux nouvelles mesures d’ici fin juin.La directive “Nitrates”, visant à réduire la pollution des eaux causée par les nitrates d’origine agricole, fixe notamment des calendriers d’épandage d’engrais azotés et d’effluents d’élevage, qui ont été modifiés mi-2024.”On nous fait des promesses dans un pays de promesses mais on ne voit rien venir”, a poursuivi l’agriculteur. Une allusion à la loi visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur”, portée par le sénateur LR Laurent Duplomb, repoussée lundi avant même son examen face à un “mur” d’amendements écologistes et des Insoumis.

Engrais: la Coordination rurale manifeste en tracteurs dans Lille

Une dizaine d’agriculteurs de la Coordination rurale (CR) du Nord et cinq tracteurs ont bloqué mercredi après-midi les alentours de la cité administrative à l’entrée de Lille, pour protester notamment contre une directive durcissant les restrictions sur les engrais.”CR59 on lâche rien”, peut-on lire écrit à la peinture fluo sur un tracteur installé devant la cité administrative, en présence d’un dispositif policier important. “On nous demande encore de nous justifier sur la façon d’utiliser les engrais”, a déploré Carlos Descamps, agriculteur à Vendeville (Nord) en polyculture, céréales et pommes de terre, assurant : “on fait déjà tout ce qu’on peut, on n’est pas là pour polluer.”La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a exhorté par courrier les agriculteurs à se conformer aux nouvelles mesures d’ici fin juin.La directive “Nitrates”, visant à réduire la pollution des eaux causée par les nitrates d’origine agricole, fixe notamment des calendriers d’épandage d’engrais azotés et d’effluents d’élevage, qui ont été modifiés mi-2024.”On nous fait des promesses dans un pays de promesses mais on ne voit rien venir”, a poursuivi l’agriculteur. Une allusion à la loi visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur”, portée par le sénateur LR Laurent Duplomb, repoussée lundi avant même son examen face à un “mur” d’amendements écologistes et des Insoumis.

Municipales 2026: l’inéligibilité d’Hubert Falco confirmée par la Cour de cassation

La Cour de cassation a confirmé mercredi la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée en appel en 2024 à l’encontre d’Hubert Falco, empêchant de fait l’ex-maire de Toulon de se présenter aux prochaines élections municipales, malgré l’annulation du caractère provisoire de la peine.La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, saisie par Hubert Falco, a annulé dans son arrêt “les seules dispositions ayant assorti de l’exécution provisoire la peine d’inéligibilité de cinq ans prononcée à l’encontre de M. Falco” mais a maintenu expressément les autres dispositions prévues par la condamnation, soit la peine d’inéligibilité. La Cour de cassation a estimé que la cour d’appel d’Aix-en-Provence aurait dû justifier sa décision d’assortir la peine d’inéligibilité de cinq ans d’une exécution provisoire, c’est-à-dire s’appliquant immédiatement. L’ancien maire de Toulon avait été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 30.000 euros. Mais surtout, il a vu sa peine de cinq ans d’inéligibilité confirmée.En cause: des repas et des frais de pressing payés par le conseil départemental du Var alors qu’il ne le dirigeait plus.Son inéligibilité ayant été assortie de l’exécution provisoire, Hubert Falco, ex-LR passé dans le camp macroniste, avait été démis de ses mandats de maire de Toulon et de président de sa métropole dans les jours qui avaient suivi le jugement de première instance en avril 2023.Dans son arrêt, la Cour de cassation justifie son annulation du caractère provisoire de la peine par une décision du Conseil constitutionnel de mars dernier selon laquelle il revient au juge “d’apprécier le caractère proportionné de l’atteinte que cette mesure est susceptible de porter à l’exercice d’un mandat en cours et à la préservation de la liberté de l’électeur”.Cette décision de la Cour, mettant en cause les motivations des juges, devrait inciter les magistrats à apporter des motifs propres pour justifier leur jugement. Cette décision pourrait par ailleurs avoir un impact dans l’affaire d’emplois fictifs concernant Marine Le Pen, condamnée elle aussi à une peine d’inéligibilité de cinq ans assortie d’une exécution provisoire.La cheffe de file du RN doit être jugée en appel au premier semestre 2026 et espère que la cour renoncera au caractère immédiat de sa peine, ce qui lui permettrait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.