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Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

A Paris, des nuits en “mode survie” pour les jeunes migrants transis de froid

Frigorifié, Boubacar, 16 ans dit-il, extirpe son corps engourdi de sa tente installée comme plusieurs dizaines d’autres dans le cœur historique de Paris enneigé. Le Guinéen vient de passer une fois de plus une nuit “très compliquée” en “mode survie”. Les quais pavés couverts de neige en bordure de l’île Saint-Louis offrent un paysage de carte postale que touristes et Parisiens emmitouflés s’empressent d’immortaliser avec leur appareil photo. En contrechamp, plusieurs dizaines de tentes posées sur le froid bitume devant un magasin de canapés convertibles. Quelques 300 jeunes migrants africains, pour la plupart en recours pour faire reconnaître leur minorité, viennent d’y passer une rude nuit.Passé l’euphorie de découvrir la neige pour la première fois de leur vie, l’amertume a envahi le camp installé depuis plusieurs mois.Les multiples épaisseurs de couvertures et le fin sac de couchage n’ont pas réussi à réchauffer Boubacar, qui en milieu de matinée s’asperge le visage d’une bouteille d’eau froide pour se donner un peu d’entrain.”Je ne suis pas arrivé à dormir avant 4 heures du matin. Ma tente est déchirée j’avais l’impression qu’il neigeait sur moi”, raconte le jeune homme qui présente des symptômes grippaux et a mal aux dents.- “Tenir” -Les couvertures et les plats chauds déposés par des passants anonymes devant sa tente igloo, lui apporte un peu de réconfort. Mais le Guinéen, arrivé seul en France il y a neuf mois, s’impatiente. “Combien de temps ça va encore durer?”, s’interroge Boubacar, qui répète comme un mantra “qu’il faut tenir pour ne pas mourir”.Dans un vide administratif, le jeune homme ne bénéficie d’aucun revenu. Il n’a pas été reconnu mineur, ce qui lui aurait permis d’être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, et attend la décision en appel qui peut prendre jusqu’à un an. C’est le cas également de son compatriote Abbou.Traits tirés, le garçon essaye de bouger ses doigts douloureux et montre une boîte d’antalgiques qui l’aide à passer la nuit. Arrivé en France il y a trois semaines, Abbou est l’un des derniers encore sur le camp, ses compagnons d’infortune ont pour la plupart rejoint les accueils de jour, laissant sur place un fatras de couvertures, protégés par des bâches, qu’ils retrouveront le soir.- Un peu de répit -“C’est dur toute l’année, mais avec le froid leurs corps sont encore plus abîmés, ils sont sous tension et en permanence en mode survie”, observe Helena Tellio, coordinatrice pour l’Armée du Salut de l’un de ces centres d’accueil de la Ville de Paris. Crème pour lutter contre les démangeaisons provoquées par le froid, thé et café fumants, douches, prises électriques pour recharger les batteries des téléphones: dans ce lieu chauffé, les jeunes migrants bénéficient d’un peu de répit. Ils peuvent aussi y rencontrer des médecins et des psychologues. Il sont nombreux à souffrir de symptômes de dépression, selon les employés de l’association.Des activités leur sont proposées, mais rares sont ceux qui se distraient avec les jeux de société proposés. Affalés dans des divans, couverture sur le dos pour se réchauffer et bonnet encore vissé sur la tête, beaucoup récupèrent de leur nuit agitée en attendant de braver à nouveau le froid. Mustapha, Ivoirien qui affirme avoir 15 ans, redoute cette énième nuit dehors. “La neige quand ont est dans une maison au chaud c’est beau à regarder, mais dans ces conditions, c’est un stress”, confie le garçon.Contactée par l’AFP, la ville de Paris indique qu’elle “continue à demander la mise à l’abri de l’ensemble des personnes vivant sur les campements dans les différents sites ouverts par l’Etat, avec le concours de la Ville”, “compte tenu de la persistance des températures très basses”  prévues mercredi.

L’Américaine Freida McFadden écrase les ventes de livres en France en 2025

La romancière américaine Freida McFadden est arrivée en tête du classement des ventes de livres en France en 2025, en plaçant huit de ses romans dans les 15 premiers de la liste publiée mardi par Livres Hebdo.La discrète autrice a confirmé la première place qu’elle avait prise en 2024 avec son roman phénomène “La femme de ménage”, un “thriller psychologique” dont le premier tome est sorti en 2022 en anglais et un an plus tard en 45 langues dont le français.Selon le classement du site de référence Livres Hebdo, réalisé par NielsenIQ BookData – GFK, les romans de Freida McFadden, dont les quatre tomes de “La femme de ménage”, prennent toutes les premières places en grand format (éditions City) et en poche (J’ai lu), à l’exception de la deuxième, occupée par le nouvel album d’Astérix, “Astérix en Lusitanie” (édition Albert René) et de la sixième, que prend “La maison vide” (Minuit) de Laurent Mauvignier, prix Goncourt.Le classement des essais est dominé par Salomé Saqué avec “Résister” (Payot), “L’heure des prédateurs” (Gallimard) de Giuliano Da Empoli et “Le journal d’un prisonnier” (Fayard) de Nicolas Sarkozy, sorti en décembre.Livres Hebdo souligne que Fayard, la maison du groupe Hachette, sous le contrôle du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, place cinq titres politiques dans le classement de 50 livres, dont ceux de Jordan Bardella (“Ce que veulent les Français”), Éric Zemmour (“La messe n’est pas dite”) et deux titres de Philippe de Villiers (“Populicide” et “Mémoricide”).”L’ensemble dessine un marché de l’essai en 2025 structurellement polarisé, où le débat politique hexagonal et les faits divers judiciaires captent l’essentiel de l’attention éditoriale”, indique Livres Hebdo.Derrière Astérix, le classement des BD et mangas est dominé par le youtubeur Inoxtag, avec deux tomes de son manga “Instinct” (Michel Lafon), le tome 110 du manga japonais “One Piece” (Glénat), tandis que la dernière aventure de Blake et Mortimer, “La menace Atlante”, occupe la 5e place. La série jeunesse à succès “Mortelle Adèle” (Mr Tan & Co) place six volumes dans le top 20, selon Livres Hebdo.

Charles Alloncle, le député qui cuisine l’audiovisuel public

Pugnace pour les uns, “inquisiteur” pour les autres, le député ciottiste Charles Alloncle et ses méthodes musclées font débat au sein de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui reprendra ses travaux dans une dizaine de jours sur de bonnes résolutions.”Pas de communication en temps réel sur les réseaux sociaux” ou de “déformation des propos des personnes auditionnées”, et “sobriété” dans les médias: le bureau de cette commission, qui rassemble des parlementaires de tous bords, a acté ces principes mardi.Les auditions reprendront la semaine du 19 janvier, avec celles de représentants des salariés de France Télévisions et de Radio France, a indiqué le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), qui ne veut pas d’un “tribunal politique”.En cause: l’attitude du rapporteur Charles Alloncle, 32 ans, dont le groupe UDR est allié au RN. Les incidents se sont multipliés depuis le démarrage fin novembre de la commission.”Je tâche de poser des questions que des millions de Français se posent”, dit l’élu de l’Hérault à l’AFP, admettant être “insistant”.Mi-décembre, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a “rappelé à l’ordre” Charles Alloncle, craignant que la commission soit “dévoyée”.Les soutiens du rapporteur ont volé à son secours: c’est “une pression intolérable” selon Marine Le Pen (RN) alors que son travail est “remarquable” d’après le président du parti Jordan Bardella. Sur les réseaux sociaux, d’importants influenceurs d’extrême droite ont loué M. Alloncle.Ce dernier poursuivra sa mission avec “talent” et “courage”, a fait valoir Eric Ciotti. Le jeune député, ancien président des Jeunes avec Nicolas Sarkozy et partisan de l’union des droites, a rallié l’ex-patron de LR lorsqu’il s’est rapproché du RN.Air austère et look soigné, le trentenaire blond a déjà mis sur le gril le président du régulateur, l’Arcom, et les dirigeantes de France Télévisions et Radio France.Cette dernière, Sibyle Veil, a déploré les “déformations publiques” de ses propos par le rapporteur sur le réseau social X.Lundi, sur Instagram, l’animateur-producteur Nagui a menacé M. Alloncle de poursuites pour avoir déclaré qu’il pourrait être “la personne, sur les dix dernières années en France, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public”.- “des fins idéologiques” -Dans une tribune au Monde, le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand a estimé mardi que la commission était “instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques pour disqualifier, intimider, soupçonner”.Lors des auditions en fin d’année des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche ont réclamé d'”arrêter (le) spectacle”, dénonçant une “tentative d’humiliation” de la part de l’extrême droite.La commission a été créée après la révélation d’une vidéo de ces deux journalistes qui a nourri les accusations de partialité en faveur de la gauche dans l’audiovisuel public.Au sein du bloc central macroniste, la députée Céline Calvez est déçue que l'”on passe à côté du sujet”.La commission porte sur “la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public”, comme souhaité par Eric Ciotti, dont l’allié RN prône la privatisation du secteur.Charles Alloncle ne se prononce pas sur ce point. “Envoyé Spécial, Secrets d’histoire… J’ai été biberonné à la télé et la radio publiques”, assure ce fidèle auditeur de Fip, fils d’un préfet et d’une juriste devenue enseignante.”C’est pour sauver l’audiovisuel public qu’il faut purger les soupçons, cesser les entorses au principe de neutralité”, selon le néodéputé élu en juillet 2024, ancien entrepreneur passé par Sciences Po, HEC et l’université américaine de Berkeley.A l’inverse, Erwan Balanant (MoDem) voit dans l’attitude de M. Alloncle “une attaque frontale de notre modèle démocratique et d’information”.Aux yeux de l’insoumis Aurélien Saintoul, le rapporteur “s’affranchit des faits et transpose les méthodes de CNews”. “Qui lui souffle les questions?”, demande un autre.L’intéressé récuse toute proximité avec Vincent Bolloré, qu’il n’a “jamais rencontré”, ainsi qu’avec les médias de sa galaxie comme CNews, dont il fréquente peu les plateaux.Charles Alloncle “affronte tout seul le système” et “a tout le monde contre lui, sauf l’opinion publique”, a lancé fin décembre un Pascal Praud louangeur, sur la première chaîne info de France.

Somalia calls Israeli FM visit to Somaliland an ‘incursion’

The Israeli foreign minister arrived in Somaliland on Tuesday in a high-profile visit, condemned by Somalia as an “unauthorised incursion”, after Israel recognised the breakaway region in the Horn of Africa.Israel announced last month it was officially recognising Somaliland, a first for the self-proclaimed republic since it declared independence from Somalia in 1991.Somaliland enjoys a …

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Venezuela: Lecornu dénonce une opération militaire américaine “illégale”

Sébastien Lecornu a jugé mardi “illégale” l’opération militaire américaine au Venezuela, en appelant à une “transition démocratique” après la capture de Nicolas Maduro.”Tout est illégal dans cette affaire. Le régime de Nicolas Maduro, le cycle électoral de 2024, l’opération militaire américaine qui contrevient à la Charte des Nations unies”, a affirmé Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question de la cheffe de file des députés écologistes Cyrielle Chatelain.Il a appelé à une “transition démocratique” autour d’Edmundo Gonzalez Urrutia, l’opposant que la France considère comme avoir été élu président du Venezuela en 2024.Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment par la gauche, sur sa première réaction samedi après l’opération américaine. Il s’était borné à appeler à une “transition pacifique” et “démocratique” au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se “réjouir” d’être “débarrassé” de la “dictature Maduro”.Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait estimé que l’opération américaine “contrevient” au droit international.Lundi, le président français a cette fois affirmé en Conseil des ministres que la “méthode utilisée” pour capturer le président vénézuélien n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France.Sébastien Lecornu a en outre promis aux groupes Insoumis et communiste qui le réclamaient qu’un débat “aurait lieu” au Parlement sur l’opération américaine. “Si vous nous saisissez de ces sujets et si vous le confirmer, oui, un débat aura lieu, (…) je m’y engage”, a affirmé le chef du gouvernement, en réponse au chef de file des députés communistes Stéphane Peu.Interpellé également par la cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot, qui demandait que la France parle “d’une voix forte pour s’opposer à cet impérialisme forcené”, M. Lecornu a dit “avoir été clair sur l’agression et (…) l’opération militaire menée par les États-Unis”. Il a toutefois rappelé la “nature même” du régime de Nicolas Maduro “pratiquant la torture” et “la détention sans raison”, sans “aucune séparation des pouvoirs”.L’entourage du Premier ministre a souhaité préciser que M. Lecornu s’était repris sur le terme “agression”, préférant parler d'”opération militaire”.Mme Panot, dont le parti appelle au retour au Venezuela de Nicolas Maduro, a refusé de répondre à une question de BFMTV mardi matin pour savoir si le régime Maduro était une dictature.Le Premier ministre a appelé les députés à s'”unir” sur les “valeurs” de la France, qui est “du côté de la Charte des Nations unies”, “plutôt que de nous diviser sur une incompréhension”, en redisant que la position de M. Barrot était complémentaire de celle d’Emmanuel Macron. 

Neige et verglas perturbent les transports, cinq morts sur les routes

De grosses chutes de neige et du verglas transformant la chaussée en “patinoire” ont provoqué au moins cinq morts sur les routes et continuent à perturber fortement la circulation mardi, selon le ministre des Transports qui déplore la sous-évaluation de l’événement par les services météorologiques.Trois personnes sont décédées dans deux accidents liés au verglas mardi matin dans les Landes, dont deux dans une collision qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture des Landes qui fait état de quatre blessés (deux en urgence absolue et deux en urgence relative).Un autocar blanc, éventré par le milieu, est collé à un Flixbus encastré dans une glissière de sécurité à hauteur de Saint-Geours-de-Maremne, dans le sud du département, a constaté vers midi une journaliste de l’AFP. Plus loin, un camion est également couché sur le flanc en travers de la chaussée à la suite de cet accident survenu à 7h10 selon la gendarmerie. “C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.- Transports scolaires suspendus -Une troisième personne est morte dans un accident survenu sur la RD824 à hauteur de Saint-Paul-lès-Dax, au nord de Dax, selon la préfecture des Landes. Il s’agirait d’un chauffeur de poids lourd fauché accidentellement par un véhicule alors qu’il venait porter secours à un autre camion accidenté, selon la mairie.En Île-de-France, un conducteur d’un VTC est mort dans la nuit en chutant dans la Marne et un conducteur d’un fourgon avait péri lundi dans une collision avec un poids lourd en Seine-et-Marne.En Ille-et-Vilaine, un motard, victime d’un AVC, est décédé lundi après-midi en chutant alors qu’il roulait à faible vitesse, sans qu’un lien avec le verglas ne soit clairement établi.”L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur BFMTV. “Il a fallu revoir le dispositif”, a-t-il ajouté, évoquant notamment le sablage anticipé des routes pour permettre aux gens de retourner chez eux et éviter d’avoir des “naufragés” comme en 2018.Jusqu’à 30 centimètres de neige sont tombés au cours de la nuit sur la Charente-Maritime, où des jeunes se lançaient des boules de neige mardi matin sur le vieux port de La Rochelle, “du jamais vu depuis quarante ans” selon Anthony, 57 ans.”J’ai déjà vu les forêts du Jura et des Pyrénées sous la neige, aujourd’hui je vois des forêts de mâts !”, s’amuse Jean-Christophe, 55 ans, qui a chaussé ses skis de randonnée pour aller se promener dans l’agglomération.Les écoles sont restées ouvertes dans le département mais le transport scolaire est suspendu, comme en Bretagne et dans d’autres régions. Sur les rails, comme sur la route, les principales difficultés persistent dans l’ouest du pays, entre les Pays de la Loire et le nord de la Nouvelle-Aquitaine, selon le ministère des Transports, qui a annoncé aussi la fermeture de six aéroports dans l’Ouest et le Nord.À Lille, Erin Foufelle, jeune étudiante de 19 ans habitant à Cambrai, a raté son partiel à cause des retards de train liés au verglas. Le sien “est arrivé à 10h au lieu de 8h et mon partiel était à 8h30″, regrette-t-elle.À Paris, la situation était en voie d’amélioration mardi matin. Une trentaine de lignes du réseau de bus de la RATP ont été rétablies après avoir été interrompues lundi. Des perturbations persistaient sur le trafic RER et Transilien.- Nouvel épisode neigeux mercredi -Au total, 26 départements de l’ouest de la France avaient été placés en vigilance orange pour neige et verglas par Météo-France. Ils ne le sont plus depuis 10H00.”Les températures sont très froides, comprises souvent entre -3 et -8°C, localement en-dessous de -10°C”, ce qui a provoqué du verglas, a indiqué le service de prévision.Pour mercredi, une nouvelle perturbation devrait apporter “de la neige et localement des pluies verglaçantes, sur une grande partie nord du pays”, selon Météo-France, qui prévient qu’une nouvelle montée du niveau de vigilance est envisagée pour mercredi.En raison des chutes de neige, 8.000 foyers étaient privés de courant mardi matin dans les Pays-de-la-Loire et 5.000 en Charente-Maritime, selon le gestionnaire de la distribution d’électricité, Enedis.cas-mas-ldf-gag-kal/gf/ppy/sla

Ukraine: Zelensky à l’Elysée, Européens et Américains veulent afficher leur “convergence”

Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à l’Elysée, à Paris, pour un sommet au cours duquel les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains veulent afficher leur “convergence” sur les garanties de sécurité à fournir à Kiev en cas d’accord avec Moscou.”Ces discussions doivent fournir plus de protection et de force pour l’Ukraine”, a dit le président ukrainien sur le réseau X à son arrivée à la mi-journée. Il a réitéré sa demande de “mesures qui puissent garantir une vraie sécurité pour notre peuple”.L’entourage du président français Emmanuel Macron présente cette nouvelle réunion de la “Coalition des volontaires” comme l’aboutissement des efforts engagés il y a environ un an, après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, pour éviter que les Etats-Unis ne “lâchent l’Ukraine”.”Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l’Ukraine, l’Europe et l’Amérique”, a dit à la presse un de ses conseillers.Les Européens ont ostensiblement choisi de ne pas condamner fermement le coup de force du président américain au Venezuela, soucieux de le ménager au moment où les tractations politiques se sont à nouveau intensifiés depuis novembre, sous l’impulsion de Washington, en vue d’un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.En parallèle, nouvelle manifestation du jeu d’équilibrisme diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.Emmanuel Macron a reçu son homologue ukrainien dans un palais présidentiel enneigé pour un tête-à-tête, suivi d’un déjeuner élargi à l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.Dans la foulée, le sommet réunira 35 pays, dont 27 représentés par des chefs d’Etat ou de gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’Otan et de l’Union européenne.Une conférence de presse des présidents Macron et Zelensky, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz est prévue en fin de journée.Les Etats-Unis ne sont pas membres de cette coalition créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.C’est sur ce point que porte la “convergence” vantée par Paris.- “Secret militaire” -Mardi, les dirigeants prendront “des engagements concrets”, a promis Emmanuel Macron.Ils doivent définir leur vision commune des “modalités d’un cessez-le-feu” entre l’Ukraine et la Russie, sur la manière dont il pourra être “vérifié” par drone ou satellite plutôt que par un déploiement militaire terrestre, mais aussi sur leur riposte en cas de violation, a expliqué la présidence française.Autre point à l’ordre du jour, selon la même source: les “modalités opérationnelles” du “déploiement d’une force multinationale” promise par les Européens pour “réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre” face au risque d’une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.Si les dirigeants pourraient acter les contributions des différents pays de la coalition à cette mission militaire, ils n’en dévoileront que “ce que le secret militaire permet de dire”, a prévenu le conseiller d’Emmanuel Macron. Il ne faut donc pas s’attendre à connaître les effectifs de cette force ou les contributions des Etats prêts à y participer, comme la France et le Royaume-Uni.Côté français, le chef de l’Etat pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La convergence semble moins complète s’agissant des négociations de paix menées par les Etats-Unis parallèlement, avec l’Ukraine et la Russie.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur le principal noeud, les concessions territoriales exigées par Moscou.Le sujet sera à nouveau évoqué à Paris avec les émissaires américains.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.Des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kiev, tuant deux personnes.