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New Venezuela leader says ‘no foreign power’ running country

Venezuela’s interim president Delcy Rodriguez insisted Tuesday no foreign power was governing her country, after US President Donald Trump said Washington would “run” it during a transition after ousting her predecessor.Rodriguez, who was vice president under toppled leader Nicolas Maduro, has given mixed signals about how much she is prepared to cooperate with Trump, at …

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Budget: les écologistes absents des discussions à Bercy, la perspective d’un vote s’amenuise encore

Les écologistes ont choisi mardi de ne pas se rendre à Bercy pour de nouvelles discussions sur le budget, se disant sans illusions sur l’issue des débats. Une décision qui éloigne encore la perspective d’une adoption du texte à l’Assemblée, et conforte l’hypothèse d’un recours au 49.3.Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) réunissant députés et sénateurs le 19 décembre, le projet de loi de finances est de retour à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. La commission des Finances en débattra jeudi et vendredi, avant que le texte n’arrive dans l’hémicycle à partir du 13 janvier, théoriquement jusqu’au 23 janvier.Bercy avait annoncé lundi avoir invité les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée, hors LFI et RN, pour une réunion de travail destinée à tenter de lever les “points de blocage” sur lesquels ont achoppé les discussions.Mais les communistes puis les écologistes ont fait savoir mardi qu’ils n’y participeraient pas, laissant à gauche seul le PS participer aux discussions, aux côtés des représentants de LR et des groupes macronistes. Mardi soir, la réunion “très constructive”, s’est terminée après “plus de quatre heures d’échanges” qui ont porté “sur les principaux points de friction identifiés lors de la commission mixte paritaire”, selon Bercy. “La volonté de tous les présents de réduire à 5% le déficit” a été réaffirmée, a ajouté Bercy.Avant la tenue de la réunion le président du groupe GDR (communistes et ultra-marins), Stéphane Peu avait souligné ne pas souhaiter “créer l’illusion qu’il y aurait dans notre groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de nous voir nous abstenir ou encore moins voter pour (ce) budget”.Les écologistes ont regretté de leur côté dans un communiqué que le gouvernement n’ait pas fait le choix de “présenter un nouveau budget”, après l’échec de la CMP.”On ne va pas faire du théâtre, aller mettre en scène une discussion dont on sait très bien qu’elle ne peut pas aboutir à un compromis”, a affirmé à l’AFP un porte-parole du groupe, Benjamin Lucas-Lundy, évoquant “deux visions incompatibles” du budget, entre le gouvernement et les écologistes.- “Pacte de non censure” -La position des écologistes dans le débat est particulièrement scrutée, alors qu’ils se sont majoritairement abstenus sur le budget de la Sécurité sociale en décembre, permettant son adoption.Leur abstention est d’autant plus nécessaire sur le budget de l’Etat que les socialistes, après avoir voté pour le budget de la Sécu, promettent cette fois-ci au mieux de s’abstenir.Mais un vote contre des Verts est “plus que probable”, a souligné auprès de l’AFP une autre députée du groupe écologiste, Danielle Simonnet.Dans ces conditions, le recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution revient de façon entêtante dans les discussions.Il permettrait à Sébastien Lecornu de faire adopter sans vote le budget, en échange de l’engagement du seul PS à ne pas le censurer.Le Premier ministre avait renoncé en octobre à faire usage de cette arme constitutionnelle décriée dans l’opinion, à la demande des socialistes.Le PS peut-il revenir sur cette exigence ?On n’a “pas de position de principe sur le 49.3″, a assuré mardi un des porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, Romain Eskenazi.”S’il y a un 49.3 (…) il faut qu’il y ait (…) une forme de pacte de non censure” comme cela avait été négocié début 2025 entre le PS et le prédécesseur de M. Lecornu, François Bayrou, a-t-il précisé.Cet outil “ne peut pas être écarté définitivement même si nous ne le demandons pas”, a de son côté estimé sur France 24 le patron des sénateurs PS, Patrick Kanner.Quant à l’ancien président de la République et désormais député PS, François Hollande, il a de nouveau invité sur franceinfo le gouvernement à se saisir de cet outil, disant ne pas voir “d’autre issue”.Devant la presse, M. Eskenazi a listé les exigences du PS, en matière de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et de transition écologique.Interrogé sur l’utilisation éventuelle par le Premier ministre de l’article 47 de la Constitution, qui permet de faire passer le budget par ordonnance, M. Eskenazi a estimé que ce serait “la pire des solutions”.

Nine dead in clashes between Syria govt, Kurdish forces in Aleppo

Clashes between government troops and Kurdish-led forces in northern Syria’s Aleppo killed at least nine people on Tuesday, mostly civilians, in one of the worst flare-ups between the sides in months. The implementation of a March deal to merge the Kurds’ semi-autonomous administration and military into Syria’s new Islamist government has largely stalled.Tensions have occasionally erupted …

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Western allies agree Ukraine guarantees after Paris ‘progress’

Ukraine’s Western allies on Tuesday agreed key security guarantees for Kyiv including a US-led monitoring mechanism and a European multinational force that would be deployed after a ceasefire in Russia’s war against its neighbour.Following the largest yet meeting of the so-called Coalition of the Willing in Paris, both European leaders and US envoys hailed progress …

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Les Européens serrent les rangs derrière l’Ukraine, les Américains en soutien

Européens et Américains ont convenu mardi à Paris d’un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, les Etats-Unis restant toutefois flous sur la nature de leur engagement.Dans une “Déclaration de Paris”, les 35 pays membres de la “Coalition des Volontaires”, essentiellement européens, se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance du cessez-le-feu, sous “leadership” américain, une fois un accord de paix trouvé avec la Russie, une perspective encore très hypothétique.Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre la Coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”, a salué le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion à l’Elysée. Ces garanties de sécurité sont “la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine”, a-t-il martelé.Emmanuel Macron a annoncé dans la foulée sur la chaîne France 2 que “plusieurs milliers” de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine, après la signature d’un cessez-le-feu avec la Russie.S’ils ont affiché leur volonté d’être en “soutien”, les Etats-Unis ne sont toutefois pas signataires de la déclaration et les contours précis de leur engagement militaire restent encore flous.Donald Trump “soutient fortement ces protocoles de sécurité”, qui visent à “dissuader toute attaque” future en Ukraine, a relevé l’envoyé spécial Steve Witkoff.- “Pas seulement des paroles” -“Si l’Ukraine conclut un accord final (de paix), elle doit savoir qu’ensuite elle aura, de toute évidence, une dissuasion solide et de réels +filets de sécurité+ pour être sûre que tout cela ne se reproduise pas”, a renchéri le gendre du président américain, Jared Kushner.La force multinationale, à l’étude depuis des mois, sera formée par les pays volontaires de la Coalition, menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.La contribution américaine en matière “de renseignement et de logistique” et surtout l’engagement des Etats-Unis à apporter un “soutien” à la force en “cas d’attaque”, qui figuraient dans le projet de déclaration consulté par l’AFP, ne sont toutefois pas mentionnés dans le texte final.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.La balle est désormais dans le camp de la Russie, ont martelé les Européens. Tout cela “requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait souligné, un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre polonais Donald Tusk, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Moscou continue aussi de marteler ces exigences territoriales sur la totalité de la région minière et industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, y compris les territoires encore contrôlés par l’armée de Kiev.”Espérons que nous serons en mesure d’arriver à certains compromis”, a relevé Steve Witkoff qui s’est félicité de “progrès significatifs”. Le président ukrainien a rappelé que certaines “idées” – dont une démilitarisation de territoires contestés – étaient sur la table et a suggéré d’en discuter désormais “au niveau des dirigeants”.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Les contours opérationnels de la force multinationale restent par ailleurs encore imprécis, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain. “Il n’y a pas pour moi de scénario où les Etats-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise” au Groenland, a assuré Emmanuel Macron sur France 2.Plus tard dans la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a indiqué à l’AFP que Donald Trump étudiait “plusieurs options” pour acquérir le Groenland, y compris “utiliser l’armée”.Concernant l’Ukraine, les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager. Car la perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique: une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.

Trump considering military options to acquire Greenland

President Donald Trump is exploring how to take control of Greenland and using the US military is “always an option,” the White House said Tuesday, further upping tensions with NATO ally Denmark.Washington’s stark warning came despite Greenland and Denmark both calling for a speedy meeting with the United States to clear up “misunderstandings.”The US military …

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Les agriculteurs accentuent la pression sur le gouvernement et sur Bruxelles

Départ de convois pour Paris ou rassemblements locaux: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux ont été reçus à Matignon après une ultime concession budgétaire de Bruxelles pour essayer de faire passer la pilule de l’accord UE-Mercosur.La première organisation du secteur, la FNSEA, est repartie de sa rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu avec selon elle la promesse d’annonces d’ici à vendredi sur “les mesures qu’il entend très concrètement mettre en place” pour répondre aux revendications de la profession.”Nous lui avons rappelé ce qui compte aujourd’hui, ce ne sont plus les mots, mais les actes”, a asséné le président de la FNSEA Arnaud Rousseau face aux journalistes, en disant espérer voir “clarifier” d’ici à la fin de la semaine les détails de ces “mesures d’urgence attendues qui sont rappelées depuis très longtemps” par son syndicat.Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…Mardi soir, M. Rousseau a répété que l’accord UE-Mercosur, qui semble devoir franchir des étapes décisives dans les prochains jours, représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.Plus tôt mardi, l’UE a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros dès 2028 dans la future politique agricole commune (PAC), à la veille d’une réunion spéciale des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, visant à répondre aux “préoccupations” du secteur.Cette annonce ressemble à une ultime concession avant la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, envisagée le 12 janvier.- Accord Mercosur “mal né” -Le président Emmanuel Macron s’est réjoui de cette rallonge, estimant que la France pourrait “ainsi garantir le maintien du niveau actuel de ces aides jusqu’en 2034″, dans un message sur X (ex-Twitter).Sur le Mercosur, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a besoin au préalable du feu vert des Etats membres, lors d’un vote attendu dès vendredi.Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. En sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.”Nous avons redit clairement au Premier ministre que pour nous il n’était pas question qu’on puisse accepter quoi que ce soit sur cet accord qui est encore une fois un accord mal né”, a martelé M. Rousseau mardi soir.”Nous allons attendre de voir ce week-end ce qui se passe, et si le Mercosur devait être signé, évidemment nous appellerions à de nouvelles mobilisations”, a mis en garde le président de la FNSEA.Un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles notamment sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne doit être publié mercredi.La Commission européenne aura dix jours pour s’y opposer éventuellement mais elle pourrait aussi l’étendre à toute l’Union, a indiqué mardi le ministère de l’Agriculture.Pour la Confédération paysanne, ces mesures “ne sont pas structurelles (…) pour nous, il faut que la France reste sur un +non+ ferme et définitif” à l’accord UE-Mercosur, a déclaré à l’AFP une porte-parole du syndicat, Fanny Métrat, à sa sortie de Matignon. Le syndicat a répété à M. Lecornu son rejet de l’abattage total des troupeaux de vaches touchés par la DNC, sans obtenir gain de cause, a-t-elle concédé, en prévenant que la colère du monde agricole restait “immense” et que la mobilisation se poursuivrait, notamment lors du salon de l’Agriculture prévu fin février.- Pression sur Bruxelles -Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la PAC. Si la FNSEA et leurs alliés des Jeunes agriculteurs promettent des actions fortes après une éventuelle signature, la Coordination rurale a haussé le ton dès lundi, à sa sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris et maintenu son appel à “monter” sur la capitale. Des cortèges sont partis de plusieurs départements, Corse comprise, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour “assiéger” la ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté.

Procès du RN: le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle “ingérence” américaine

Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mis en garde mardi contre une éventuelle “ingérence inacceptable et intolérable” après des menaces de sanctions américaines contre des magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN, telles que rapportées par la presse.Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier.”Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics”, a prévenu le président du tribunal judiciaire de Paris lors d’un discours à l’occasion de l’installation de nouveaux magistrats.La cheffe de file de l’extrême droite française, ainsi que le Rassemblement national en tant que personne morale et onze autre prévenus doivent être jugés par la cour d’appel de Paris à partir de mardi, soupçonnés d’avoir détourné l’argent du Parlement européen au seul profit du parti.En évoquant le cas du magistrat français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou, visé depuis août par des sanctions américaines, Peimane Ghaleh-Marzban a appelé à “nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé”.Nicolas Guillou est notamment chargé à la CPI du dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation en première instance de Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à ses propres déboires judiciaires.

Européens et Américains serrent les rangs derrière l’Ukraine face à la Russie

Les Européens ont affiché un front uni mardi à Paris, s’engageant à fournir des garanties de sécurité “robustes” à l’Ukraine, dont le déploiement dans le pays d’une “force multinationale” soutenue par les Etats-Unis, dans l’hypothèse encore lointaine d’un cessez-le-feu conclu avec la Russie.La “Coalition des volontaires”, qui regroupe les dirigeants de la quasi-totalité des pays européens, du Canada, de l’Otan et de l’UE, s’est réunie dans la capitale française en présence des deux émissaires de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner.Cette trentaine de dirigeants a abouti à la signature d’une déclaration d’intention conjointe sur “le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu” en Ukraine. Cette force, formée par les pays volontaires de la coalition, sera menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.Ce déploiement devra apporter “une forme de réassurance, le jour d’après le cessez-le-feu”, a détaillé Emmanuel Macron, saluant une “avancée considérable”. Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre cette coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”.Cette déclaration commune, signée près de quatre ans après le début de l’invasion russe en février 2022, intègre notamment des “mécanismes de surveillance” du cessez-le-feu placés sous “leadership américain”, a détaillé M. Macron. Des dispositifs “de solidarité et d’intervention” en cas de nouvelle attaque russe sont également prévus, sans que l’on sache précisément à quel niveau les Américains s’impliqueraient dans cette hypothèse.Les garanties de sécurité sont “en grande partie finalisées” et permettent aux Ukrainiens de savoir que lorsque ce conflit prendra fin, “ce sera définitivement”, a pour sa part salué Steve Witkoff.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Avant son départ pour Paris, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait néanmoins relevé les limites de cette déclaration d’intention, évidemment suspendue à la fin des hostilités via un accord de paix ou un cessez-le-feu.”Nous voudrions tous des mesures beaucoup plus concrètes (…), mais cela requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait-il souligné, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Les contours opérationnels de la “force multinationale” restent d’ailleurs encore flous, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.Les ministres des Affaires étrangères du G7 devaient par ailleurs tenir une réunion téléphonique à 20h00 (19h00 GMT).L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.Les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.- “Compromis” -“Nous devrons sûrement faire des compromis” pour atteindre la paix en Ukraine, a déclaré Friedrich Merz mardi.Côté français, Emmanuel Macron pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir visé avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.