AFP Top News

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Canada: les feux de forêt progressent, la fumée s’étend aux Etats-Unis et à l’Europe

Les dizaines de mégafeux dans le centre du Canada, qui ont déjà provoqué l’évacuation de 26.000 personnes, continuent de se propager mardi et leurs fumées, visibles jusqu’en Europe, affectent des millions de Canadiens et d’Américains.Chaque été, le Canada est confronté à des incendies de forêt mais ce début de saison inquiète par sa précocité et sa virulence: 2 millions d’hectares ont déjà brûlé, soit la superficie de la Slovénie.Avec le réchauffement climatique, le Canada est de plus en plus souvent touché par des événements météorologiques extrêmes. Et le pays reste traumatisé par l’été 2023 qui fut apocalyptique avec 15 millions d’hectares brûlés.La Saskatchewan et le Manitoba, deux provinces du centre du Canada touchées par le pire début de saison des feux depuis des années en raison de la sécheresse, ont déclaré l’état d’urgence il y a quelques jours. Et dans l’Alberta (ouest), des sites pétroliers ont dû être mis à l’arrêt. Dans certains secteurs du centre du pays, l’armée a été appelée au secours ces derniers jours pour évacuer des habitants de zones très reculées, où certaines réserves autochtones ont été rayées de la carte.”C’est une période très difficile pour de nombreux Canadiens”, a déclaré mardi Eleanor Olszewski, la ministre de la gestion des urgences, lors d’une conférence de presse.Au total, plus de 200 feux sont actifs au Canada, principalement dans le centre et l’ouest, et la moitié d’entre eux sont considérés hors de contrôle, selon le Centre interservices des feux de forêts du Canada (Ciffc).”Cette saison des incendies a commencé plus rapidement, et elle est plus forte, plus intense” que la moyenne, a ajouté la ministre.- “Mauvaise qualité de l’air” -Et alors que les évacuations se poursuivent, la fumée de feux envahit une partie du continent.Des millions d’habitants sont donc invités à limiter leur temps passé en plein air car la fumée “provoque une très mauvaise qualité de l’air et une visibilité réduite”, selon Environnement Canada.La situation est la même au sud de la frontière, aux Etats-Unis: le Michigan, le Wisconsin, le Minnesota et le Nebraska ont émis des alertes car la qualité de l’air s’est détériorée et de grandes quantités de particules, telles que la suie, les cendres et la poussière, sont piégées dans l’air et transportées sur des milliers de kilomètres.Ces fumées ont même atteint l’Europe et cela devrait se poursuivre dans les prochains jours, a indiqué mardi l’observatoire européen Copernicus. Toutefois, comme elles circulent à très haute altitude, elles sont sans danger pour la santé même si elles provoquent parfois des crépuscules orangés.”Nos données montrent que les régions centrales du Canada ont connu quelques semaines très intenses en termes d’émissions de gaz à effet de serre”, a par ailleurs déclaré Mark Parrington, directeur scientifique au service Copernicus pour la surveillance de la qualité de l’air (CAMS).Selon les prévisions des autorités canadiennes, la saison des feux pourrait être “au-dessus de la normale” dans le centre et l’ouest du Canada en juin et juillet, et “bien au-dessus de la moyenne” en août, notamment en raison de la sécheresse grave ou extrême qui sévit dans plusieurs endroits.- “Amplificateur” -En Saskatchewan, le Premier ministre Scott Moe a expliqué mardi que les prochains jours seraient “difficiles”. “Nous ne sommes pas au bout de nos peines et la météo ne semble pas vouloir changer dans un avenir proche”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.Selon les données des autorités, la plupart des incendies sont déclenchés par les activités humaines, le plus souvent de façon accidentelle dans un environnement très sec. “La diminution importante du manteau neigeux au printemps a entraîné l’exposition précoce du sol et de la végétation, accélérant ainsi l’assèchement de surface”, explique Hossein Bonakdari, professeur à l’Université d’Ottawa.Cela a agi comme “un amplificateur qui a préparé le terrain pour des feux extrêmes bien avant que la première flamme ne s’allume”, poursuit cet expert en changement climatique et en génie de l’environnement.

Swiatek and Sabalenka set up French Open semi-final clash as Alcaraz sweeps through

Three-time defending champion Iga Swiatek set up a blockbuster French Open semi-final clash with world number one Aryna Sabalenka on Tuesday, as reigning men’s holder Carlos Alcaraz powered his way into the last four.Alcaraz blew away American 12th seed Tommy Paul for the loss of just five games in the night session on Court Philippe …

Swiatek and Sabalenka set up French Open semi-final clash as Alcaraz sweeps through Read More »

Villeurbanne: l’homme soupçonné d’avoir brulé un Coran interpellé

Un homme soupçonné d’avoir brûlé un Coran dans une mosquée de Villeurbanne, près de Lyon, dans la nuit de dimanche à lundi, a été interpellé mardi soir et placé en garde à vue.Le suspect, un majeur dont l’âge n’a pas été précisé, a été interpellé peu avant 21H00 à Villeurbanne, ont indiqué à l’AFP le parquet de Lyon et une source policière. Il est décrit comme “psychologiquement fragile”, selon les mêmes sources. L’incendie du Coran dans cette mosquée a été qualifié d’acte “islamophobe” par des responsables musulmans et des élus locaux.Dans la nuit de dimanche à lundi, peu avant la première prière du matin, “un individu à visage découvert s’est introduit dans la salle de prière, s’est emparé d’un exemplaire du Coran, l’a incendié puis l’a déposé à l’extérieur de l’édifice avant de prendre la fuite”, avait annoncé mardi le Conseil des mosquées du Rhône (CMR) dans un communiqué.Cet homme est entré dans la mosquée vers 03H45 et a eu un échange avec un fidèle qui lui a demandé d’enlever ses chaussures, a précisé à l’AFP une source policière. Il n’y a pas eu de violence mais en ressortant, il s’est emparé d’un Coran mis à disposition des fidèles et “l’aurait brûlé dans la rue”, a-t-elle ajouté.Il n’y a pas eu d’appel à la police, qui a découvert les faits parce que le trésorier de la mosquée a porté plainte mardi, selon cette source.Le fidèle témoin de l’incendie avait éteint les flammes sans donner l’alerte parce qu’il n’avait pas réalisé ce qui s’était passé, a expliqué Kamel Kabtane, le recteur de la Grande mosquée de Lyon. Il en a finalement parlé aux responsables qui ont consulté ce mardi les images de vidéosurveillance et porté plainte, a-t-il précisé.L’enquête a été confiée à la police pour “dégradation ou détérioration par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion”, a indiqué le parquet de Lyon à l’AFP.En fin d’après-midi mardi, deux policiers en civil sont sortis de la mosquée Errahma (La Miséricorde, en arabe), un grand bâtiment moderne aux murs beige clair ornés de fenêtres à moucharabieh, ont constaté des journalistes de l’AFP.- “Acte islamophobe”-Il s’agit d’un “acte islamophobe d’une extrême gravité (…) dans un contexte déjà marqué par les violences à l’encontre de notre communauté”, ont dénoncé les responsables de la mosquée Errahma sur son site internet.Les députés LFI du Rhône Idir Boumertit et Gabriel Amard, comme le maire socialiste de Villeurbanne Cédric Van Styvendael, ont également condamné “un acte islamophobe”. “Nous assurons nos concitoyens musulmans dans le Rhône de toute l’attention de l’Etat et de son soutien face aux actes haineux dont ils sont la cible”, a déclaré dans un communiqué la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Buccio, en assurant être en contact “avec les représentants de la communauté pour prendre les mesures de sécurité nécessaires”.Invoquant une “profanation odieuse” et une “atteinte grave à la dignité des fidèles et aux principes fondamentaux de notre république”, le CMR, instance fédérative qui regroupe les lieux de culte musulmans du département du Rhône, appelle les autorités à “tout mettre en oeuvre pour identifier l’auteur de cet acte et engager des poursuites exemplaires”.Le CMR évoque “une série d’agressions haineuses” et un “climat de plus en plus hostile aux citoyens de confession musulmane”, en faisant référence au meurtre du jeune Malien Aboubakar Cissé, tué de 57 coups de couteau le 25 avril dans la mosquée Khadidja de la Grande-Combe, dans le Gard, et celui samedi d’un Tunisien tué par balles à Puget-sur-Argens, dans le Var.Un crime “prémédité”, “clairement raciste” et “probablement antimusulman”, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Le Parquet national antiterroriste (Pnat)  s’est d’ailleurs saisi de l’enquête, menant pour la première fois des investigations sur un homicide raciste lié à l’ultradroite.Les trois premiers mois de 2025 ont enregistré une augmentation des actes antimusulmans de 72% par rapport à la même période en 2024, avec 79 cas recensés, selon un décompte du ministère de l’Intérieur.cob-gir-epe/vk

27 killed as Israeli army opens fire near Gaza aid point

Twenty-seven people were killed in southern Gaza on Tuesday as Israeli troops opened fire near a US-backed aid centre, with the military saying the incident was under investigation.United Nations Secretary-General Antonio Guterres decried the deaths of Palestinians seeking food aid as “unacceptable”, and the world body’s rights chief condemned attacks on civilians as “a war …

27 killed as Israeli army opens fire near Gaza aid point Read More »

Un Coran brûlé dans une mosquée près de Lyon, l’auteur recherché

Un Coran a été brûlé dans une mosquée de Villeurbanne, près de Lyon, et la police a ouvert mardi une enquête pour identifier “au plus vite” l’auteur de cet acte qualifié “d’islamophobe” par des responsables musulmans et des élus locaux.Dans la nuit de dimanche à lundi, peu avant la première prière du matin, “un individu à visage découvert s’est introduit dans la salle de prière, s’est emparé d’un exemplaire du Coran, l’a incendié puis l’a déposé à l’extérieur de l’édifice avant de prendre la fuite”, a annoncé le Conseil des mosquées du Rhône (CMR) dans un communiqué.Cet homme est entré dans la mosquée vers 03H45 et a eu un échange avec un fidèle qui lui a demandé d’enlever ses chaussures, a précisé à l’AFP une source policière. Il n’y a pas eu de violence mais en ressortant, il s’est emparé d’un Coran mis à disposition des fidèles et “l’aurait brûlé dans la rue”, a-t-elle ajouté.Il n’y a pas eu d’appel à la police, qui a découvert les faits parce que le trésorier de la mosquée a porté plainte mardi, selon cette source.Le fidèle témoin de l’incendie avait éteint les flammes sans donner l’alerte parce qu’il n’avait pas réalisé ce qui s’était passé, a expliqué Kamel Kabtane, le recteur de la Grande mosquée de Lyon. Il en a finalement parlé aux responsables qui ont consulté ce mardi les images de vidéosurveillance et porté plainte, a-t-il précisé.Une enquête a été confiée à la police pour identifier l’auteur et pour “dégradation ou détérioration par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion”, a indiqué le parquet de Lyon à l’AFP.En fin d’après-midi mardi, deux policiers en civil sont sortis de la mosquée Errahma (La Miséricorde, en arabe), un grand bâtiment moderne aux murs beige clair ornés de fenêtres à moucharabieh, ont constaté des journalistes de l’AFP. A l’intérieur, la salle des prières, d’un blanc immaculé, était vide à moins d’une heure de la prière du coucher du soleil.- “Acte islamophobe”-Il s’agit d’un “acte islamophobe d’une extrême gravité (…) dans un contexte déjà marqué par les violences à l’encontre de notre communauté”, ont dénoncé les responsables de la mosquée Errahma sur son site internet.Les députés LFI du Rhône Idir Boumertit et Gabriel Amard, comme le maire socialiste de Villeurbanne Cédric Van Styvendael, ont également condamné “un acte islamophobe”. “Nous assurons nos concitoyens musulmans dans le Rhône de toute l’attention de l’Etat et de son soutien face aux actes haineux dont ils sont la cible”, a déclaré dans un communiqué la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Buccio, en assurant être en contact “avec les représentants de la communauté pour prendre les mesures de sécurité nécessaires”.Invoquant une “profanation odieuse” et une “atteinte grave à la dignité des fidèles et aux principes fondamentaux de notre république”, le CMR, instance fédérative qui regroupe les lieux de culte musulmans du département du Rhône, appelle les autorités à “tout mettre en oeuvre pour identifier l’auteur de cet acte et engager des poursuites exemplaires”.Le CMR évoque “une série d’agressions haineuses” et un “climat de plus en plus hostile aux citoyens de confession musulmane”, en faisant référence au meurtre du jeune Malien Aboubakar Cissé, tué de 57 coups de couteau le 25 avril dans la mosquée Khadidja de la Grande-Combe, dans le Gard, et celui samedi d’un Tunisien tué par balles à Puget-sur-Argens, dans le Var.Un crime “prémédité”, “clairement raciste” et “probablement antimusulman”, selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Le Parquet national antiterroriste (Pnat)  s’est d’ailleurs saisi de l’enquête, menant pour la première fois des investigations sur un homicide raciste lié à l’ultradroite.Les trois premiers mois de 2025 ont enregistré une augmentation des actes antimusulmans de 72% par rapport à la même période en 2024, avec 79 cas recensés, selon un décompte du ministère de l’Intérieur.cob-gir/chp/vk

Colère des syndicats pénitentiaires face à l’extraction prochaine de prison de Mohamed Amra

Le détenu Mohamed Amra, dont l’évasion a coûté la vie à deux agents pénitentiaires en mai 2024, doit être extrait la semaine prochaine de sa prison ultrasécurisée pour être interrogé par des magistrats, suscitant l’indignation de syndicats pénitentiaires.L’interrogatoire du narcotrafiquant, 31 ans et poursuivi notamment pour meurtres en bande organisée en récidive, doit se tenir dans le bureau des juges d’instruction de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco), au tribunal de Paris.L’un de ses conseils, Me Lucas Montagnier, a confirmé mardi cette information du Parisien à l’AFP, mais a refusé de préciser le jour ou de commenter cette extraction, qui a provoqué la colère de syndicats pénitentiaires.Car c’est lors d’une précédente extraction de Mohamed Amra, multirécidiviste déjà détenu pour d’autres affaires judiciaires, que deux agents pénitentiaires ont perdu la vie, le 14 mai 2024 et que trois autres ont été grièvement blessés.Mohamed Amra, originaire de Seine-Maritime et surnommé “La Mouche”, se trouvait dans un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville (Eure) quand un commando l’a libéré dans une attaque ultraviolente.Mohamed Amra était ensuite parti en cavale pendant neuf mois, mais a été arrêté le 22 février à Bucarest en Roumanie, puis remis à la France.Au moins trente-huit personnes, dont Mohamed Amra, sont mises en examen dans ce dossier tentaculaire portant sur la préparation, l’évasion et la cavale.- “La mesure du danger” – “Nous sommes outrés et scandalisés de cette extraction judiciaire”, a réagi auprès de l’AFP Wilfried Fonck, secrétaire national Ufap Unsa Justice, déplorant que le “principe du recours à la visioconférence” soit “bafoué”.”Si l’on peut comprendre les nécessités de l’instruction et de la présence physique de l’individu, le magistrat aurait très bien pu se déplacer sur son lieu d’incarcération” à Condé-sur-Sarthe (Orne), a-t-il estimé. “C’est incompréhensible et inadmissible envers nos collègues morts et blessés à Incarville”, a-t-il insisté.Emmanuel Baudin, secrétaire général du syndicat FO-Justice, s’est dit lui “malheureusement peu étonné” de cette extraction: la nouvelle loi sur la lutte contre le narcotrafic, adoptée fin avril et qui doit donner plus de moyens, “ne va pas assez loin car elle ne permet pas d’imposer la visioconférence”.”Aujourd’hui, le magistrat décide si on doit lui présenter le détenu ou non”, a-t-il déploré, considérant que les magistrats ne prenaient pas “la mesure du danger des extractions de ce type de détenus”.- “Il ne se passera rien” -Sur TF1, le ministre de la Justice Gérald Darmanin s’est dit certain “qu’il ne se passera rien”. Le ministère de l’Intérieur, “qui aura la responsabilité de ce transfert, le fait dans magnifiques conditions que ce soit le GIGN ou le Raid”, a-t-il martelé.Il a dit attendre “la décision du Conseil constitutionnel qui permettra demain de faire (les interrogatoires, ndlr) en visio et empêchera peut-être (…) ces efforts d’argent déployés pour ce monsieur qui ne mérite pas”.Mi-mai, une source judiciaire avait pourtant exprimé auprès de l’AFP sa “préoccupation” face à des demandes accrues de l’administration pénitentiaire, depuis l’évasion de Mohamed Amra, de réaliser les interrogatoires en visioconférence. “On doit négocier pour qu’ils nous présentent les mis en examen, au lieu de travailler sur nos dossiers”, avait-elle témoigné.Pourtant, un interrogatoire physique bénéficie à l’enquête, avait-elle assuré: “Quelque chose de plus se passe. Et le détenu est plus libre de parler de ses conditions de détention par exemple, que s’il reste en prison”. Le présentiel garantit une plus grande “confidentialité”, estime aussi cette source judiciaire. “Si on fait par visioconférence, il faut envoyer le procès-verbal d’audition, cela passe par trop de mains”, a-t-elle regretté.

Procès des viols de Mazan: un seul des 51 condamnés fait finalement appel

Un seul des 51 hommes condamnés à Avignon lors du procès des viols de Mazan sera finalement jugé en appel, à Nîmes, les 16 autres qui avaient interjeté appel s’étant désistés les uns après les autres, a-t-on appris mardi de source judiciaire.Husamettin D., 44 ans, condamné à neuf ans de réclusion en décembre par la cour criminelle du Vaucluse, à l’issue d’un procès au retentissement mondial, devrait donc comparaître seul cet automne devant la cour d’assises du Gard, où il contestera “seulement le quantum” de sa peine et non sa culpabilité, a précisé à l’AFP cette source ayant requis l’anonymat.Il était déjà acquis que le “chef d’orchestre” de cette décennie de viols sur Gisèle Pelicot, son ex-mari Dominique, condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’une mesure de sûreté des deux tiers (environ 14 ans), ne serait pas rejugé, puisqu’il avait immédiatement indiqué ne pas vouloir faire appel.Un choix inverse effectué initialement par 17 de ses 50 coaccusés, ces hommes qu’il avait recrutés sur internet pour venir violer son épouse, droguée aux anxiolytiques, à leur domicile de Mazan (Vaucluse) entre 2011 et 2020.Mais, depuis le début de l’année, 16 d’entre-eux se sont désistés par vagues. Les trois derniers l’ont fait mardi, à l’issue d’un interrogatoire préalable par le président de la cour d’assises du Gard, Christian Pasta.- Procès très écourté -Le procès, prévu initialement du 6 octobre au 21 novembre devant la cour d’assises à Nîmes, devrait donc être nettement plus court, si toutefois il a bien lieu, Husamettin D. ayant le droit de se désister jusqu’à l’ouverture de l’audience.Reconnus pour la plupart coupables de viols sur Gisèle Pelicot, les 50 coaccusés de Dominique Pelicot, âgés de 27 à 74 ans, avaient été condamnés à des peines allant de trois ans de prison dont deux avec sursis, pour un retraité seulement jugé pour agression sexuelle, à 15 ans de réclusion criminelle pour un homme venu six fois violer Mme Pelicot. Premier appelé à la barre à Avignon, le 25 septembre, Husamettin D., travailleur dans le bâtiment, n’avait pas reconnu les faits qui lui étaient reprochés, expliquant, lors de son unique venue à Mazan, avoir cru avoir affaire à un “couple libertin” et à un scenario où la femme “ferait semblant de dormir”.”On me dit que je suis un violeur, c’est un truc de fou. Je ne suis pas un violeur, c’est un truc trop lourd à porter pour moi. C’est son mari, j’ai jamais pensé que ce type-là, il pouvait faire ça à sa femme”, avait-il expliqué à la barre.Quand une magistrate de la cour lui avait rappelé la définition du viol par le code pénal, à savoir toute pénétration sexuelle ou acte bucco-génital commis “par violence, contrainte, menace ou surprise”, il avait fini par lâcher: “Maintenant, je reconnais que c’est un viol”.Le parquet avait requis à son encontre une peine de 12 ans de réclusion.- La colère de Gisèle Pelicot -Plaidant l’acquittement, son avocate, Me Sylvie Menvielle, avait avancé qu’on pouvait, sur la vidéo où Dominique Pelicot et Husamettin D. s’affairaient sur Gisèle Pelicot, voir cette dernière faire “un mouvement du bassin pour se positionner”.Généralement impassible tout au long de ce procès, qu’elle avait voulu ouvert au public, Gisèle Pelicot avait ce jour-là quitté la salle d’audience, visiblement en colère.Le procès de première instance de cette affaire avait provoqué une véritable onde de choc, en France comme à l’étranger, devenant emblématique des questions de violences sexistes et sexuelles et plus largement des rapports hommes-femmes.Le combat de Gisèle Pelicot “nous oblige tous et doit être poursuivi”, avait ainsi commenté le Premier ministre François Bayrou. “Merci Gisèle”, avaient réagi sur X les chefs des gouvernements espagnol et allemand Pedro Sanchez et Olaf Scholz.Même si Dominique Pelicot ne comparaîtra donc qu’en tant que témoin à cet hypothétique procès en appel, il n’en aura pas pour autant fini avec la justice. Mis en examen par le pôle “cold cases” de Nanterre, il pourrait encore être jugé pour une tentative de viol en 1999 en Seine-et-Marne, mais surtout un viol suivi de meurtre en 1991 à Paris, celui de Sophie Narme, une jeune agente immobilière de 23 ans.

Après les violences en marge du sacre du PSG, le gouvernement plaide pour des “peines minimales”

Après les violences en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement a défendu mardi l’instauration dans la loi de “peines minimales” pour répondre à “l’exaspération” des Français devant ces scènes, une proposition qui laisse dubitatifs les magistrats.Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a ouvert le bal mardi matin, au lendemain des premières condamnations à Paris, estimant qu’elles n’étaient “plus à la hauteur”.”À la suite des graves incidents d’ordre public et des désordres répétés de ce weekend, une partie des condamnations pour violences, notamment commises à l’encontre des forces de l’ordre et pour destructions de biens, ne sont plus à la hauteur de la violence que connaît notre pays”, a écrit le ministre sur X.Alors que la grande fête après la victoire du PSG face à l’Inter Milan samedi à Munich a été assombrie par de nombreux incidents et dégradations à Paris et en régions, quatre personnes ont déjà été condamnées lundi soir dans la capitale à des peines de deux à huit mois d’emprisonnement avec sursis, assorties de 500 euros d’amende, selon le parquet de Paris.Mardi, huit ont été condamné à des peines de prison, dont des fermes, allant de cinq mois avec sursis à 15 mois ferme avec mandat de dépôt. “Il faut que les magistrats (…) puissent juger ces faits en disposant d’une échelle de peines ferme, simple et réellement adaptée à la délinquance d’aujourd’hui”, estime M. Darmanin.”Comme je l’ai proposé publiquement, il faut faire évoluer radicalement la loi: supprimer les aménagements de peine obligatoires, supprimer le sursis et mettre en place par la loi une condamnation minimum systématique une fois la culpabilité reconnue”, a-t-il détaillé. “Par exemple, trois mois de prison ferme (réellement exécutés) minimum pour toute agression envers un représentant de l’État ou encore amende très élevée pour toute destruction”.Sur le plateau de TF1 dans la soirée, il a appelé à changer “très vite” le code pénal.Le Premier ministre François Bayrou a soutenu la proposition d’une peine minimale devant les députés, lors de la séance de questions au gouvernement.”La première de ces réponses c’est peut-être, le garde des Sceaux l’a proposé, là où, dans la loi, sont inscrites des peines maximales, on puisse inscrire aussi des peines minimales”, a-t-il affirmé. Et “il faut que l’aggravation des peines liées à des violences en réunion et à des violences préméditées, (…) soit plus nette”, a-t-il ajouté.- Peine “graduée” -“Clairement, les Français veulent des sanctions exemplaires et la fin des aménagements de peine contre les casseurs qui ont gâché la fête samedi. Seul espoir que ces violences, ces saccages, NE SE REPRODUIRONT PLUS à l’avenir”, avait écrit plus tôt sur X la présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.”La justice a vocation à regarder chaque dossier et non pas (à) gérer en fonction de l’émotion collective”, a commenté de son côté le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, plaidant pour une justice “juste” et qui “cherche à comprendre les circonstances”.”S’il s’agit du retour des peines plancher, on sait que ça n’a pas fonctionné”, commente auprès de l’AFP Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).Instaurées en 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les peines plancher ont été supprimées en 2014 par François Hollande. Les partis de droite et d’extrême droite appellent régulièrement à revenir à ce dispositif, qui selon plusieurs études s’est révélé inefficace.”Il faut afficher clairement les objectifs: si c’est de mettre plus de monde en prison, matériellement ça n’est pas possible”, observe M. Martini, évoquant le problème endémique de la surpopulation carcérale.Au 1er mai, la France comptait en effet 83.681 personnes incarcérées, un chiffre inégalé, pour seulement 62.570 places opérationnelles.Même avis du côté du Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche), pour qui “la justice a, avant toute chose, besoin de remèdes crédibles à la surpopulation carcérale et de moyens supplémentaires pour remplir sa mission de prévention de la récidive par la réinsertion”.”Une peine est efficace si elle est graduée et adaptée”, souligne de son côté Céline Bertetto, présidente de l’Association nationale des juges de l’application des peines, rappelant que les magistrats doivent individualiser les peines en tenant compte des faits, de la personnalité des auteurs et de leurs antécédents.edy-sdu-gd-al/mat/

Lee Jae-myung’s rise from poverty to the South Korean presidency

Lawsuits, scandals, armed troops and a knife-wielding attacker all failed to deter Lee Jae-myung’s ascendancy from sweatshop worker to the South Korean presidency.After losing by a razor-thin margin in 2022, the left-leaning Democratic Party candidate is now set to take office Wednesday after winning a landslide victory.Opponents decry Lee, 60, for his populist style.But his …

Lee Jae-myung’s rise from poverty to the South Korean presidency Read More »