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Autour de Toulouse, les agriculteurs érigent des barrages, malgré l’interdiction

A l’appel des syndicats agricoles, des dizaines d’agriculteurs ont érigé des barrages de tracteurs mercredi matin sur des axes autour de Toulouse, malgré un déploiement important des forces de l’ordre, dans le but de “paralyser” la Ville rose pour défendre leur métier en pleine crise, ont constaté des journalistes de l’AFP.”C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a déclaré Pierre Solana, 37 ans, éleveur du Gers sur un cortège d’une centaine de véhicules, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, explique l’agriculteur parti vers minuit d’Auch dans le Gers dans un cortège de la Coordination rurale, “bloqué à plusieurs reprises dans son avancée” en raison d’arrêtés préfectoraux d’interdiction de circulation. Au nord-est de l’agglomération toulousaine, l’A68 a été coupée dans le Tarn, provoquant d’importants bouchons vers Toulouse, a constaté une journaliste de l’AFP. Des barrages ont également été érigés sur l’A64 au sud ainsi que sur le périphérique de Toulouse, pararalysant la circulation sur l’A61 au sud-est.”L’idée, c’est de converger vers Toulouse et d’être dans une action de perturbation, qu’on déplore”, a déclaré à l’AFP, Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne.”On ne voulait pas en arriver là, mais c’est la responsabilité du gouvernement et on voit que les choses n’avancent pas”, a-t-il ajouté.Dans le département, son organisation, tout comme les Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne appellent à “une mobilisation massive et déterminée” à Toulouse.”Le but, c’est de prendre d’assaut la ville, de la bloquer entièrement et tant qu’on n’a pas de réponse, de paralyser toute la ville de Toulouse”, a précisé à l’AFP Lionel Candelon, membre de la direction nationale de la CR et président de la chambre d’agriculture du Gers, qui doit être rejoint par des membres de la CR du Tarn-et-Garonne, pour se diriger ensuite vers la Ville rose.Le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a pris plusieurs arrêtés d’interdiction, en réponse aux projets de mobilisation, en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, des “potentielles perturbations de la circulation des services de secours ainsi que de la vie économique régionale”.Le préfet a d’abord interdit jusqu’à jeudi la circulation des engins agricoles et des poids lourds pouvant les transporter “sur les axes structurants du réseau routier de l’ensemble des départements de la zone de défense et sécurité Sud”, qui comprend l’Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Corse, selon un arrêté pris lundi.Il a étendu mardi cette interdiction à “l’ensemble du réseau routier” de Haute-Garonne, “hors motif légitime lié à des travaux agricoles”, une mesure également prise par les préfets du Tarn-à-Garonne et du Gers, dans leurs départements, tandis que le préfet des Hautes-Pyrénées a interdit aux engins agricoles de circuler sur les axes menant à la Haute-Garonne et au Gers.Enfin, le représentant de l’Etat a également interdit “la manifestation revendicative” prévue mercredi à Toulouse, au motif qu’elle a été déclarée trop tardivement.

Nouvel épisode de neige et verglas sur le nord et l’ouest de la France

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l’ouest de la France, un phénomène d’une “ampleur rare dans le climat actuel” selon Météo-France et qui entraîne d’importantes perturbations sur les routes et dans le transport aérien.”Des chutes de neige ont débuté des Hauts-de-France à la Normandie et progressent vers l’est, tandis que des pluies verglaçantes touchent les Pays-de-Loire”, a annoncé le prévisionniste dans son bulletin de 06H00, qui prévoit “un redoux” en milieu de journée, “mettant fin à l’épisode”. Trente-huit départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas par Météo-France. La vigilance orange est le deuxième niveau le plus élevé d’alerte. Elle appelle la population à être très attentive, des phénomènes dangereux étant prévus.Quelque 3 à 7 cm de neige devraient être “souvent” constatés dans les départements concernés, “très localement 10 cm, et jusqu’à 15 cm sur les Ardennes”, précisent les météorologues.- “Grande prudence” -Selon Météo-France, les chutes de neige observées mardi – jusqu’à 30 cm localement en Charente-Maritime – et attendues mercredi sont “d’une ampleur rare dans le climat actuel”, et les autorités ont appelé à la “prudence” dans les déplacements.”Il n’y a pas eu d’intervention significative des services de secours” tôt mercredi matin à cause de ces chutes de neige, a indiqué le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion, sur RTL. Températures négatives et chutes de neige affectent la circulation et le trafic aérien.Une centaine de vols ont été annulés mercredi matin à Roissy-Charles-de-Gaulle, le premier aéroport français, et environ 40 vols à Orly, le deuxième, à cause des opérations de déneigement des pistes et de dégivrage des avions, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot. A Paris et dans sa banlieue, le niveau 3 du Plan neige et verglas a été activé, avec notamment la limitation de la vitesse à 70 km/h et la suppression des transports scolaires en grande couronne.Plus de 600 km de bouchons étaient enregistrés sur les routes d’Ile-de-France peu avant 09H00, selon le site Sytadin, et la RN 118, au sud de Paris, a été partiellement fermée à la circulation.A 06H00, la RATP a invité les usagers à “privilégier le télétravail” si possible et à “réduire les déplacements”. L’ensemble des lignes de métro et de tramway fonctionnent ainsi que les RER A et B. Ile de France Mobilités (IDFM) a signalé des suppressions sur la ligne E.Mais tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service vers 07H00, ont annoncé IDFM et la RATP. L’interruption devrait durer au moins jusqu’à 12h00.”La neige ne m’inquiète pas aujourd’hui. Ce matin, j’ai pu déposer mes enfants à l’école maternelle, puis prendre les RER A et E sans problème”, a raconté Jihane Nait, vendeuse de 26 ans, une habitante de Seine-Saint-Denis interrogée à Vincennes (Val-de-Marne) peu avant 07H00.Dans l’ouest de la France, des restrictions similaires sont mises en place, de même que la suppression des transports scolaires dans une dizaine de départements. Dans l’Allier également, les transports scolaires sont suspendus. En Nouvelle-Aquitaine, la circulation des poids lourds est interdite.A Guéret dans la Creuse, une pellicule de neige recouvre mercredi matin les véhicules et la chaussée.”Avoir autant de jours de neige depuis début décembre, c’est devenu assez rare. On n’aurait presque plus l’habitude mais, heureusement, on a toujours les bons réflexes”, témoigne Robert Jenart, retraité de 76 ans, allusion aux raclettes pour pare-brise et aux pneus neige dont sont équipés nombre d’habitants du département.A l’université de Lille, les étudiants ont, eux, été informés du report des examens prévus mercredi.- Inédit depuis 14 ans -Les intempéries ont fait, mardi, au moins cinq morts sur les routes de France.Météo-France rappelle que sous l’influence du réchauffement de la planète en raison des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, les périodes de froid sont plus rares et moins intenses que par le passé.Les températures enregistrées lundi, jusqu’à -22°C à Mouthe dans le Doubs, et mardi matin (-13,4°C à Jaméricourt dans l’Oise, -13,2°C à Forges en Seine-Maritime) sont “inférieures aux normales de saison de 10 à 15 degrés”. Dimanche et lundi, les minimales en moyenne sur le pays étaient de -4°C, “ce qui n’était pas arrivé depuis fin février 2012”, souligne Météo-France.Bien que l’épisode de froid traversé par le pays soit “remarquable par son intensité”, il ne constitue pas pour autant une “vague de froid” en raison, entre autres, de sa brièveté, nuance le prévisionniste.

Chantage à la sextape: le maire de Saint-Etienne incarcéré

L’ancien maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a annoncé mercredi le début de son incarcération à la suite de sa condamnation à quatre ans de prison ferme dans l’affaire de chantage à la vidéo intime contre son premier adjoint.Maire de Saint-Etienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, Gaël Perdriau (ex-LR) indique sur son compte Facebook qu’il va “entrer en prison, conformément à la décision de justice qui a été rendue, dans le respect des institutions de notre pays”.L’élu a fait appel de son jugement du 1er décembre à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.”Cette décision, je la vis comme une terrible injustice. C’est ainsi qu’elle résonne douloureusement dans mon esprit et dans mon cœur. C’est aussi pour cette raison que j’ai fait appel, avec l’espoir profond que la justice saura entendre ma voix”, écrit-il mercredi.Parmi les trois autres condamnés dans cette affaire, l’ancien adjoint à l’Éducation Samy Kefi-Jérôme et l’ex-compagnon de ce dernier Gilles Rossary Langlet, condamnés à trois ans de prison ferme, ont eux-aussi fait appel.Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a reçu une peine de deux ans ferme, n’a pas interjeté appel.Le tribunal correctionnel de Lyon a jugé les quatre hommes coupables d’avoir comploté pour filmer un rival du maire à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour le museler, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics.Il a prononcé à l’encontre de chacun une incarcération avec mandat de dépôt à effet différé, c’est à dire applicable même en cas d’appel.

La géographie des mégots de cigarettes reflet des flux humains, selon une étude

Les mégots de cigarettes jetés se concentrent dans les lieux les plus fréquentés et la propreté d’une ville ne passe pas seulement par des solutions techniques mais aussi par une meilleure sensibilisation des habitants, selon une étude publiée mercredi.Objet banal mais invisibilisé, le mégot est un véritable fléau pour les communes, avec 23,5 milliards jetés chaque année. “Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé”, souligne l’enquête réalisée par l’essayiste Jean-Laurent Cassely pour l’institut Terram. C’est le cas des espaces d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses de cafés et restaurants), ainsi que des seuils d’établissements recevant du public (écoles, bureaux, hôpitaux) et des lieux de fête.Trois villes de différentes tailles ont été étudiées et plusieurs experts interrogés dont des membres de l’éco-organisme Alcome, qui finance la collecte et l’élimination des mégots.”On s’est rendu compte à travers l’exemple de Grenoble qu’il y a un paradoxe entre la transformation d’un espace public devenu plus agréable pour les citadins, notamment pour les piétons, et une plus grande utilisation et consommation de cet espace public”, a expliqué à l’AFP M. Cassely. Un espace public plus attractif est plus intensément utilisé, ce qui accroît mécaniquement la pression sur les services de propreté et le sentiment de saleté.L’acte de jeter relève par ailleurs d’une “combinaison complexe de facteurs”, selon l’étude, qui évoque des “contextes précis” plus favorables comme “l’attente, le stress, le relâchement festif et la consommation d’alcool”. Le geste du fumeur qui jette son mégot est par ailleurs “très automatisé et n’est pas conscientisé”, souligne Stéphanie Foucard, experte en changement de comportement, pour qui l’approche “moralisatrice et individuelle fondée sur l’idée que tous nos gestes sont rationnels” n’est pas la bonne.Au-delà des seuls mégots, la propreté dans l’espace public, l’un des enjeux des municipales, apparaît comme un “révélateur direct du lien civique et du degré d’appropriation du commun”.De fait, la propreté ne se réduit “ni à un problème technique de nettoyage”, ni à “une simple question de discipline individuelle” mais traduit un “rapport collectif à l’espace partagé”.Selon les auteurs, là où l’espace public est perçu comme “à soi”, les comportements vertueux “se diffusent plus facilement”. A l’inverse, “l’anonymat, la surfréquentation, la dilution des responsabilités”, ou “le relâchement festif” favorisent les incivilités et installent “des dynamiques de dégradation auto-entretenues”.”Le niveau de propreté est un révélateur du degré d’appropriation territorial et du lien civique, de l’attachement qu’on peut avoir ou pas à un territoire”, analyse M. Cassely.

Ruptures conventionnelles: nouveau départ pour la négociation, en présence du Medef

Après un faux départ en décembre, lié à l’absence du Medef, les partenaires sociaux tentent à nouveau mercredi de lancer les négociations de l’assurance chômage sur les contrats courts et les ruptures conventionnelles, sur fond de désaccords profonds.Organisations syndicales et patronales ont rendez-vous en début d’après-midi au siège de l’Unédic. Toutes devraient cette fois être présentes, après une première réunion le 3 décembre marquée par l’absence de l’organisation des artisans et commerçants U2P, mais surtout du Medef, première organisation patronale, accusé par certains participants de “bouder” en raison de divergences budgétaires avec le gouvernement.Au menu du jour: définir le calendrier des négociations, mais aussi son périmètre, car la question des contrats courts peut dépasser le cadre de l’assurance chômage.Le gouvernement avait initialement fixé fin janvier comme échéance pour conclure cette négociation, jugeant “souhaitable” qu’elle permette de “générer une économie d’au moins 400 millions par an”. “Si cette négociation ne devait pas aboutir dans ces délais, au regard du contexte dégradé des finances publiques, le gouvernement serait conduit à prendre à nouveau ses responsabilités”, avertissait fin novembre Jean-Pierre Farandou.Début janvier, le ministère du Travail a toutefois laissé entendre que ce calendrier pourrait être assoupli.Le régime de l’assurance chômage est piloté par l’Unédic, un organisme paritaire, mais depuis 2018 le gouvernement adresse aux partenaires sociaux une “lettre de cadrage” fixant des objectifs à la négociation et, faute accord, l’État fixe les règles par décret.Ces dernières années, les règles d’indemnisation de l’assurance chômage ont été durcies à plusieurs reprises.- “Terra incognita” -Les syndicats désirent négocier sur les contrats courts, une négociation décidée au printemps dernier, se fondant sur le constat des limites du système du bonus-malus.Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, ce système créé en 2019 entraîne une modulation, limitée à certains secteurs, de la cotisation patronale à l’assurance chômage en fonction du nombre de fins de contrats de travail dans une entreprise. Il est critiqué à la fois par le patronat et les syndicats. En mars, une évaluation de l’Unédic montrait qu’il ne jouait qu’un “rôle limité” dans le recours aux contrats courts.C’est en revanche le gouvernement qui a mis les ruptures conventionnelles à l’agenda, dénonçant ces derniers mois les “abus” auquel le dispositif — qui permet à un salarié et un employeur de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage — donnerait lieu.”La rupture conventionnelle n’avait jamais était évoquée par les organisations patronales et syndicales”, souligne Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, “mais le gouvernement nous demande d’étudier les dépenses, nous les étudierons”.D’après l’Unédic, en 2024, les dépenses d’allocations chômage liées à ces ruptures ont atteint 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total.Parmi les pistes d’économies possibles, imposer un délai de carence avant de toucher des allocations chômage non seulement aux salariés qui ont touché des indemnités supérieures au minimum légal lors de leur rupture conventionnelle, comme c’est le cas aujourd’hui, mais à tous ceux qui en ont conclu une. Face aux 400 millions d’économies demandés par gouvernement pour cette négociation, le patronat a surenchéri en disant souhaiter monter à un milliard.”On est en terra incognita, personne ne sait sur quoi ça peut déboucher”, s’agace Jean-François Foucard, négociateur du syndicat des cadres CFE-CGC. Le secrétaire confédéral de la CGT Denis Gravouil estime que le Medef va “essayer de chercher des économies pour que, par ricochet, sur le PLF (budget de l’État), les aides aux entreprises soient moins touchées”.Côté patronal, le Medef a indiqué, par la voix de son négociateur Hubert Mongon, ne pas souhaiter s’exprimer avant la réunion.

Saint-Trop’ dit adieu à BB

Personnalités et fans se pressent à Saint-Tropez pour un dernier hommage mercredi voulu “sans chichi” et en grande partie privé à Brigitte Bardot, sex-symbol mondial du cinéma puis passionaria de la cause animale au discours parfois controversé.”C’était un amour platonique évidemment, mais c’était de l’amour que je ressentais, une admiration sur ce parcours de vie assez extraordinaire. C’était important et j’ai fait 1.200 kilomètres pour ça,” explique à l’AFPTV Sébastien Ulens, 35 ans, venu spécialement de Bruxelles où il dirige une salle de sport.La messe pour BB, décédée le 28 décembre à 91 ans, débute à 11H00 dans ce petit port méditerranéen qu’elle a propulsé, à son grand dam, au premier rang de la jet-set internationale. La cérémonie est réservée aux invités de la famille et de la Fondation Brigitte Bardot, acheminés par navette maritime pour accéder à une vaste zone interdite au public.Aucune liste d’invités n’a filtré, le défenseur des baleines Paul Watson a été aperçu venant de Paris. Le fils de la star, Nicolas Charrier, délaissé par celle qui disait ne pas avoir d’instinct maternel, viendra-t-il de Norvège où il vit? Côté politiques, la personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes, divise. Le gouvernement sera représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont chacun annoncé leur venue à titre “amical”.- Fleurs simples et “sans chichi”-Dans la petite église Notre-Dame de l’Assomption au clocher emblématique et aux murs peints de couleurs chaudes, des chaises blanches ont été rajoutées et des bouquets de fleurs simples et champêtres ornent les bancs. Des couronnes ont déjà été déposées selon un photographe de l’AFP: un cœur de la part de Mireille Mathieu ou une gerbe avec du mimosa de la part de Michel Drucker et sa femme.La fondation a annoncé une cérémonie “sans chichi”, à l’image de BB, retirée du cinéma en pleine gloire en 1973 pour une vie “de fermière” au service des animaux.La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre mais les chaînes de télé, présentes en masse, devront se débrouiller sans signal.Tous les hôtels affichent complet et la mairie redoute une saturation des accès.Après l’église, la procession passera à proximité des différents lieux de diffusion et “le public est invité à accompagner le convoi par un hommage respectueux”, selon la mairie, avant l’inhumation strictement privée au cimetière marin, face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers sont venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celles d’Eddie Barclay, figure du Saint-Trop’ jet-set ou de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.- Anti-drones -Pour tenter de garantir l’intimité du dernier voyage de celle qui a tant été traquée par les paparazzis, la mairie a prohibé toute prise d’images à des fins journalistiques dans le cimetière et le préfet pris un arrêté anti-avions et drones.Vers 14H00, “un moment de partage, d’amitié et d’hommage public” est organisé par la mairie sur un pan de colline verdoyant situé entre le village et le cimetière.Si elle a grandement participé à la renommée internationale du “si joli petit village de pêcheurs” dans les années 1950, BB a entretenu des relations parfois tendues avec Saint-Tropez, fustigeant l’explosion du luxe et du tourisme de masse qui en ont fait “une ville de milliardaires”, écrivait-elle dans son “BBcédaire” paru en septembre.”Brigitte Bardot c’était la figure mythique du village”, estime Clélie Leveugle, Tropézienne de 48 ans. “Les gens ont peur que le village soit un petit peu débordé (mais) tout le monde est prêt à recevoir à bras ouverts, tous les gens, tous les fans pour lui rendre hommage”.Ensuite, le bourg sera rendu à son silence hivernal, commerces de luxe fermés, comme la plupart des bars et restaurants. Une arrière saison qu’avait chantée BB dans “La madrague”, “sur la plage abandonnée”.

Nouvel épisode de neige et verglas attendu sur le nord et l’ouest de la France

Neige et verglas vont de nouveau toucher le nord et l’ouest de la France mercredi matin, un phénomène d’une “ampleur rare dans le climat actuel” selon Météo-France, qui va entraîner d’importantes perturbations sur les routes et dans le transport aérien.De nouvelles chutes de neige sont attendues mercredi “dès la fin de la nuit”, selon le prévisionniste, qui prévoit 3 à 7 cm “des Hauts-de-France au nord de la région Centre en passant par la région parisienne”. Trente-huit départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont annoncées sur l’ouest et de fortes chutes de neige sur l’Ile-de-France et le nord-est. La vigilance orange est le deuxième niveau le plus élevé d’alerte. Elle appelle la population à être très attentive, des phénomènes dangereux étant prévus.- “Grande prudence” -Selon Météo-France, les chutes de neige observées mardi – avec notamment jusqu’à 30 cm localement en Charente-Maritime – et attendues mercredi sont “d’une ampleur rare dans le climat actuel”. “La plus grande prudence est recommandée à ceux qui sont dans l’obligation de se déplacer tout comme suivre les informations données par les préfectures”, a rappelé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur son compte X.Mercredi, températures négatives et chutes de neige vont affecter la circulation et le trafic aérien: les compagnies aériennes vont devoir renoncer à une partie de leurs vols prévus mercredi matin dans les aéroports parisiens.Ces annulations, rendues nécessaires par les opérations de déneigement des pistes et de dégivrage des avions, concerneront environ 40% des mouvements prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle, le premier aéroport français, et 25% entre 06H00 et 13H00 à Orly, le deuxième, a indiqué le ministre des Transports Philippe Tabarot.Il a aussi “fortement conseillé” aux automobilistes et aux usagers des transports en commun d’éviter tout déplacement en Ile-de-France et de privilégier le télétravail.A Paris et dans sa banlieue, le niveau 3 du Plan neige et verglas a été activé, avec notamment la limitation de la vitesse à 70 km/h.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, selon M. Tabarot.Dans l’ouest de la France, des restrictions similaires sont mises en place, de même que la suppression des transports scolaires dans une dizaine de départements. Dans l’Allier également, les transports scolaires seront suspendus. En Nouvelle-Aquitaine, la circulation des poids lourds est interdite.A l’université de Lille, les étudiants ont, eux, été informés du report des examens prévus mercredi.- Inédit depuis 14 ans -Les intempéries ont fait, mardi, au moins cinq morts sur les routes de France.Météo-France rappelle que sous l’influence du réchauffement de la planète en raison des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, les périodes de froid sont plus rares et moins intenses que par le passé.Les températures enregistrées lundi, jusqu’à -22°C à Mouthe dans le Doubs, et mardi matin (-13,4°C à Jaméricourt dans l’Oise, -13,2°C à Forges en Seine-Maritime) sont “inférieures aux normales de saison de dix à quinze degrés”. Les 4 et 5 janvier, les minimales en moyenne sur le pays étaient de -4°C, “ce qui n’était pas arrivé depuis fin février 2012”, souligne Météo-France.Bien que l’épisode de froid traversé par le pays soit “remarquable par son intensité”, il ne constitue pas pour autant une “vague de froid” en raison, entre autres, de sa brièveté, nuance le prévisionniste national.

L’Ukraine et les Américains poursuivent leurs discussions à Paris

Kiev va poursuivre ses discussions avec les envoyés américains à Paris mercredi en vue d’un cessez-le-feu encore lointain avec la Russie, après être convenus la veille, aux côtés des Européens, d’un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine.Dans une “Déclaration de Paris”, les 35 pays membres de la “Coalition des Volontaires”, essentiellement européens, se sont accordés mardi pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance de ce potentiel cessez-le-feu sous “leadership” américain, une fois un accord de paix, toujours très hypothétique, trouvé avec la Russie.Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre la Coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes” pour éviter une “reddition ukrainienne” et une “menace nouvelle” pour le pays, a salué le président français Emmanuel Macron.Il a annoncé dans la foulée sur la chaîne France 2 que “plusieurs milliers” de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine, après la signature d’un cessez-le-feu.S’ils ont affiché leur volonté d’être en “soutien”, les Etats-Unis ne sont pas signataires de la déclaration et les contours de leur engagement militaire demeurent flous.Le président Donald Trump “soutient fortement ces protocoles de sécurité”, qui visent à “dissuader toute attaque” future en Ukraine, a en tout cas affirmé l’envoyé spécial Steve Witkoff.M. Witkoff et Volodymyr Zelensky ont annoncé rester à Paris pour poursuivre leurs discussions mercredi.- “Pas seulement des paroles” -La force multinationale, à l’étude depuis des mois, sera formée par les pays volontaires de la Coalition, menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.La contribution des Etats-Unis en matière “de renseignement et de logistique” et surtout leur engagement à apporter un “soutien” à la force en “cas d’attaque”, qui figuraient dans le projet de déclaration consulté par l’AFP, ne sont pas mentionnés dans le texte final.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, s’est néanmoins félicité le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.La balle est désormais dans le camp de la Russie, ont insisté les Européens. Tout cela “requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait souligné, un peu plus tôt mardi, le Premier ministre polonais Donald Tusk, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Moscou continue aussi de marteler ses exigences sur la totalité de la région minière et industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, y compris les territoires encore contrôlés par l’armée de Kiev.Le président ukrainien a rappelé que certaines “idées” – dont une démilitarisation de territoires contestés – étaient sur la table, et suggéré d’en discuter “au niveau des dirigeants”.Espérant de futurs “compromis”, Steve Witkoff a fait état de “progrès significatifs”.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Les contours opérationnels de la force multinationale restent eux aussi imprécis, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution.L’Italie a réitéré son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, quand le chancelier allemand Friedrich Merz a expliqué que des troupes de Berlin pourraient participer, mais seulement dans un pays membre de l’Otan voisin de l’Ukraine.Même si les Etats-Unis ne font pas partie de la Coalition, leur soutien à Kiev est crucial, notamment pour convaincre les autres alliés de s’engager.Car tout cessez-le-feu demeure hypothétique: une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une mainmise de Washington sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu mardi, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires des Etats-Unis.Plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, ont cependant publié une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark.”Il n’y a pas pour moi de scénario où les Etats-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise” au Groenland, a assuré Emmanuel Macron sur France 2.Plus tard dans la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a pourtant indiqué à l’AFP que Donald Trump étudiait “plusieurs options” pour acquérir le Groenland, y compris “utiliser l’armée”.

US Capitol riot anniversary exposes a country still divided

Washington on Tuesday marked five years since a mob overran the US Capitol, with rioters pardoned by Donald Trump retracing their steps even as Democrats revive hearings to hold the president accountable.The anniversary highlighted a nation divided between irreconcilable accounts of an attack that reshaped American politics — one supported by official findings of a …

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