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Photos, miss météo, réseaux sociaux: les stratégies pour parler de l’océan

La beauté des images, la formation des présentateurs météo ou des relais sur les réseaux sociaux: à Nice, tous les moyens sont bons pour faire passer au grand public le message d’alerte sur l’océan qui animera le sommet de l’ONU la semaine prochaine.Depuis lundi, le palais des expositions est devenu une immense baleine, conçue comme “un miroir pour le grand public de ce qui va se passer sur le port”, explique Ashok Adicéam, responsable du projet.Le visiteur entre à travers une vague bleue et déambule parmi une quinzaine de pavillons qui alternent entre présentations de savoirs et évocations poétiques: une plongée dans les grands fonds marins, une visite des banquises, une immersion à 360 degrés parmi les pêches traditionnelles de Palau…Le jumeau numérique de l’océan généré par l’organisation Mercator, avec un panel d’écrans de contrôle reproduisant une foule de données sur les mers du monde, rencontre un succès particulier.Vendredi, une centaine de présentateurs météo du monde entier, depuis la Suède jusqu’aux Maldives, ont justement suivi une journée de formation sur les richesses de ce jumeau numérique, en particulier pour la compréhension des cyclones. Réunis chaque année depuis 1994 au sein du Forum international de la météo et du climat, ils ont conscience de leur position stratégique auprès du grand public.Même si la manière de présenter la météo varie beaucoup selon les pays et selon les chaînes, les présentateurs météo ont tous une connexion particulière avec le public. “On est proche gens”, explique Myriam Seurat, qui présente la météo sur France Télévision depuis 20 ans. Elle a pourtant vu son métier évoluer: “Avant, les phénomènes extrêmes étaient rares, maintenant ils sont récurrents, et toujours plus intenses. On ne peut plus échapper au climat dans les bulletins” même si c’est “un sujet clivant”. – “Des outils de compréhension” -Le clivage est particulièrement fort aux États-Unis, raconte Paul Gross, venu de Detroit, en évoquant ses confrères qui n’osent pas parler de climat sur certaines chaînes, ou celui qui a changé de métier après avoir reçu des menaces de mort.Lui a une stratégie: jamais le moindre commentaire politique. “Je ne cherche pas à défendre une cause, je ne donne pas d’opinion. Je présente des faits”, insiste-t-il.Myriam Seurat cherche aussi à rester “toujours très neutre. La science n’est pas une opinion. Je me mets à la hauteur des gens et j’essaie de leur apporter des outils de compréhension de la météo et du climat”.Depuis deux ans, son bulletin météo est d’ailleurs devenu un “journal météo climat”, tandis que Paul Gross, récemment parti à la retraite, reste très actif auprès de sa petite communauté ses réseaux sociaux.Pour avoir de l’écho sur ce nouveau front, les organisateurs du congrès scientifique, qui a réuni plus de 2.000 chercheurs des océans cette semaine à Nice, ont associé des jeunes experts et des étudiants en journalisme.Neuf binômes publient chaque jour textes et vidéos dans les neuf langues les plus parlées au monde (français, anglais, espagnol, portugais, russe, allemand, hindi, mandarin et arabe), sur les réseaux pertinents dans leurs pays.Noémie Coulon, 27 ans, en postdoctorat d’écologie marine à Montpellier, travaille depuis mi-avril avec Alexandre Simoes, 24 ans, étudiant au Celsa (École des hautes études en sciences de l’information et de la communication), pour repérer les interlocuteurs intéressants.Et ils en ont rendu compte à leurs abonnés respectifs sur LinkedIn et sur Instagram, touchant des publics très différents, essentiellement dans la tranche d’âge 18-34 ans.”Mon métier de scientifique ne s’arrête pas à mes recherches, à mon labo, à mon bureau”, explique Noémie Coulon. “Il faut agir sur la médiation auprès du grand public, parce que finalement, ce sont les citoyens et les citoyennes qui prendront les décisions pour faire changer les choses”.

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La beauté des images, la formation des présentateurs météo ou des relais sur les réseaux sociaux: à Nice, tous les moyens sont bons pour faire passer au grand public le message d’alerte sur l’océan qui animera le sommet de l’ONU la semaine prochaine.Depuis lundi, le palais des expositions est devenu une immense baleine, conçue comme “un miroir pour le grand public de ce qui va se passer sur le port”, explique Ashok Adicéam, responsable du projet.Le visiteur entre à travers une vague bleue et déambule parmi une quinzaine de pavillons qui alternent entre présentations de savoirs et évocations poétiques: une plongée dans les grands fonds marins, une visite des banquises, une immersion à 360 degrés parmi les pêches traditionnelles de Palau…Le jumeau numérique de l’océan généré par l’organisation Mercator, avec un panel d’écrans de contrôle reproduisant une foule de données sur les mers du monde, rencontre un succès particulier.Vendredi, une centaine de présentateurs météo du monde entier, depuis la Suède jusqu’aux Maldives, ont justement suivi une journée de formation sur les richesses de ce jumeau numérique, en particulier pour la compréhension des cyclones. Réunis chaque année depuis 1994 au sein du Forum international de la météo et du climat, ils ont conscience de leur position stratégique auprès du grand public.Même si la manière de présenter la météo varie beaucoup selon les pays et selon les chaînes, les présentateurs météo ont tous une connexion particulière avec le public. “On est proche gens”, explique Myriam Seurat, qui présente la météo sur France Télévision depuis 20 ans. Elle a pourtant vu son métier évoluer: “Avant, les phénomènes extrêmes étaient rares, maintenant ils sont récurrents, et toujours plus intenses. On ne peut plus échapper au climat dans les bulletins” même si c’est “un sujet clivant”. – “Des outils de compréhension” -Le clivage est particulièrement fort aux États-Unis, raconte Paul Gross, venu de Detroit, en évoquant ses confrères qui n’osent pas parler de climat sur certaines chaînes, ou celui qui a changé de métier après avoir reçu des menaces de mort.Lui a une stratégie: jamais le moindre commentaire politique. “Je ne cherche pas à défendre une cause, je ne donne pas d’opinion. Je présente des faits”, insiste-t-il.Myriam Seurat cherche aussi à rester “toujours très neutre. La science n’est pas une opinion. Je me mets à la hauteur des gens et j’essaie de leur apporter des outils de compréhension de la météo et du climat”.Depuis deux ans, son bulletin météo est d’ailleurs devenu un “journal météo climat”, tandis que Paul Gross, récemment parti à la retraite, reste très actif auprès de sa petite communauté ses réseaux sociaux.Pour avoir de l’écho sur ce nouveau front, les organisateurs du congrès scientifique, qui a réuni plus de 2.000 chercheurs des océans cette semaine à Nice, ont associé des jeunes experts et des étudiants en journalisme.Neuf binômes publient chaque jour textes et vidéos dans les neuf langues les plus parlées au monde (français, anglais, espagnol, portugais, russe, allemand, hindi, mandarin et arabe), sur les réseaux pertinents dans leurs pays.Noémie Coulon, 27 ans, en postdoctorat d’écologie marine à Montpellier, travaille depuis mi-avril avec Alexandre Simoes, 24 ans, étudiant au Celsa (École des hautes études en sciences de l’information et de la communication), pour repérer les interlocuteurs intéressants.Et ils en ont rendu compte à leurs abonnés respectifs sur LinkedIn et sur Instagram, touchant des publics très différents, essentiellement dans la tranche d’âge 18-34 ans.”Mon métier de scientifique ne s’arrête pas à mes recherches, à mon labo, à mon bureau”, explique Noémie Coulon. “Il faut agir sur la médiation auprès du grand public, parce que finalement, ce sont les citoyens et les citoyennes qui prendront les décisions pour faire changer les choses”.

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Sur la côte kényane, la petite ONG qui sauve les tortues par milliers

Portée par quatre hommes, la grosse tortue, tout juste hameçonnée par des pêcheurs, ne sait pas encore qu’elle sera soignée, pesée, baguée, puis relâchée en mer, un peu plus gaillarde. Comme l’ont été avant elle des milliers de ses congénères, protégées par l’ONG kényane Local Ocean Conservation.Avec plus de 24.000 sauvetages de tortues – certaines ayant été secourues à plusieurs reprises – recensés en 28 ans d’existence, la petite organisation et sa vingtaine d’employés basés à Watamu, sur la côte Est du Kenya, se bat à son échelle pour la préservation d’une espèce malmenée par l’être humain. Et obtient d’impressionnants résultats.”On doit en sauver le plus possible car elles dépendent de nous pour leur survie”, s’exclame Fikiri Kiponda, 47 ans, dont 16 passés à Local Ocean Conservation (LOC). “Chaque fois que je relâche une tortue, cela me procure une grande joie. Ma motivation ne fait que grandir.”L’ONG kényane vient de loin. A sa création en 1997, elle n’est qu’un agrégat de bénévoles souhaitant protéger la vie marine. Dans sa ligne de mire, les majestueuses tortues mourant dans les filets des pêcheurs, quand elles ne sont pas simplement capturées pour être mangées, se souvient M. Kiponda.Près de trois décennies de sensibilisation, dans les écoles et villages environnants, ont toutefois largement porté leurs fruits. A Watamu comme à Diani, plus au sud, où LOC dispose d’une antenne, “la perception a vraiment beaucoup changé sur le fait de tuer une tortue”, se réjouit-il.- Amputée -LOC, dont les finances reposent surtout sur des donations individuelles, indemnise les pêcheurs s’ils prennent une tortue, afin qu’ils la lui apportent. Plus d’un millier d’entre eux participent au programme et le font avant tout au nom de la préservation de l’espèce, souligne l’organisation: la gratification qu’ils obtiennent ne compense pas les heures de travail perdues.Une fois à terre, les reptiles à carapaces sont pesés, bagués, et éventuellement soignés en clinique s’ils ont bataillé pour se libérer d’un hameçon ou d’un filet, leur peau et leurs muscles pouvant être “gravement déchirés”, observe Lameck Maitha, le coordinateur sanitaire de l’ONG.En témoigne “Safari”, la “reine du centre”, selon M. Maitha. Trouvée 150 kilomètres plus au nord, près de Lamu, cette jeune femelle de 12 à 15 ans – les tortues sont facilement centenaires – a été transportée par avion puis en voiture jusqu’au LOC, où elle est arrivée moribonde.Malingre, amorphe, avec une nageoire dont l’os se détachait, Safari a finalement dû être amputée. Mais elle s’est requinquée et pourrait être relâchée, espère le coordinateur sanitaire.Des tumeurs sont aussi parfois retirées aux tortues, ainsi que des crustacés s’étant incrustés à la faveur de la pollution des eaux sur leurs carapaces ou leurs nageoires, les affaiblissant.”Quand une tortue consomme quelque chose qu’elle ne digère pas, comme du plastique, cela peut provoquer un blocage de son système digestif, qui lui-même crée du gaz, ce qui la fait flotter”, explique Lameck Maitha.”On en retrouve de plus en plus qui flottent, car il y a de plus en plus de plastique dans l’océan”, soupire-t-il. Au centre, les tortues ballonnées se voient prescrire du laxatif pour évacuer les corps étrangers.- “Survivantes” -Autre tâche de Local Ocean Conservation, protéger de la montée des eaux – en les déplaçant éventuellement – les œufs que les tortues viennent enterrer dans le sable de Watamu. Car les femelles, très voyageuses, ne pondent que sur les plages où elles sont nées. Tous les trois ou quatre ans, elles produisent des centaines d’œufs, déposés en plusieurs pontes, sur une période de plusieurs mois.Au bout d’à peu près 60 jours, une première tortue sort du sable. “Ce sera un petit gars, que j’appelle toujours Kevin”, sourit Joey Ngunu. Et une fois que Kevin sort, le reste suit”, dans une procession lente et malhabile jusqu’aux premières vagues, de préférence de nuit pour éviter au maximum les prédateurs.Selon le directeur technique de l’ONG, seule une tortue sur 1.000 atteint l’âge adulte (20-25 ans). “Vivre dans la mer en tant que tortue doit être fou, parce que tu dois faire face à tellement de dangers”, commente-t-il : “les poissons, les braconniers, la pression humaine avec le plastique, la pêche, la pêche industrielle… Les tortues sont sans aucun doute des survivantes.”Grâce au travail de LOC, cette survie est un peu plus aisée au large de Watamu, où l'”on observe plus de tortues qu’avant”, se félicite Joey Ngunu, qui, comme ses deux collègues, se dit “fier” de son œuvre.

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Macron attendu à Monaco pour une visite d’Etat sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron entame samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies de Nice sur l’océan.Le président français et son épouse Brigitte seront accueillis à 16H45 (14H45 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront ensemble dans une entreprise de thalassothermie, qui produit donc de l’énergie thermique grâce à la mer, ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ont aussi effectué des visites présidentielles en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.- “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera aussi au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Intégré au programme onusien, ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.Conscient de l’engagement de la principauté en matière de préservation des océans, M. Macron a tenu à l’associer à l’Unoc3. “Le choix de Nice a été pensé pour Monaco, dans une discussion entre le prince Albert et le président de la République”, a expliqué Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur français pour les pôles et les enjeux maritimes.

Macron attendu à Monaco pour une visite d’Etat sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron entame samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies de Nice sur l’océan.Le président français et son épouse Brigitte seront accueillis à 16H45 (14H45 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront ensemble dans une entreprise de thalassothermie, qui produit donc de l’énergie thermique grâce à la mer, ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ont aussi effectué des visites présidentielles en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.- “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera aussi au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Intégré au programme onusien, ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.Conscient de l’engagement de la principauté en matière de préservation des océans, M. Macron a tenu à l’associer à l’Unoc3. “Le choix de Nice a été pensé pour Monaco, dans une discussion entre le prince Albert et le président de la République”, a expliqué Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur français pour les pôles et les enjeux maritimes.

Wrongly deported Salvadoran migrant arrested on return to US

The Salvadoran migrant at the heart of a row over President Donald Trump’s hardline deportation policies was returned to the United States on Friday and arrested on human smuggling charges.Kilmar Armando Abrego Garcia was brought back to the United States from El Salvador and charged with trafficking undocumented migrants, Attorney General Pam Bondi said.”Abrego Garcia …

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L’ex-directeur de Saint-Jean-de-Passy condamné à 5 ans avec sursis pour agression sexuelle

Daniel Chapellier, ex-directeur de Saint-Jean-de-Passy à Paris, a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur un élève de 14 ans dans cet établissement privé, et condamné à cinq ans de prison avec sursis vendredi soir par le tribunal de Nanterre.Au cœur des débats, un quasi huis-clos dans le bureau du directeur de cet établissement réputé de Paris.”Le tribunal a considéré que la version de (la victime) était plus vraisemblable que la vôtre”, a détaillé la présidente Céline Ballerini qui évoque des “faits particulièrement graves”.”On n’est pas sur une agression sexuelle simple, parce que vous êtes précisément un directeur d’établissement, et que (…) à partir du moment ou vous êtes un éducateur vous devez être exemplaire”, a encore poursuivi le tribunal.Cette condamnation et cette peine, dont son avocat Me Yassine Yakouti a annoncé immédiatement interjeter appel, vont au-delà des trois ans d’emprisonnement avec sursis requis par la procureure. Les parents de l’adolescent, qui avait 14 ans au moment des faits, l’association de l’établissement privé parisien et l’association Innocence en danger ont été reçues en tant que parties civiles.L’ex-directeur a également été condamné à une peine d’inéligibilité de cinq ans, une interdiction d’exercer une activité en lien avec les mineurs assortie de l’exécution provisoire et inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). La deuxième journée d’audience se tenait vendredi devant le tribunal judiciaire de Nanterre, après une première journée le 21 mai et une mise en continuation, douze témoins cités par la défense de l’ex-directeur devant encore être entendus.Ce sont ces témoins qui ont défilé à la barre vendredi, affirmant leur sidération face aux faits dénoncés, disant n’avoir jamais été témoins ni n’avoir entendu parler de propos ambigus du prévenu.Un seul témoin, une assistante de direction, a témoigné avoir vu l’adolescent, convoqué pour des problèmes scolaires, dans le bureau du directeur ce jour de février 2021, mais sans avoir rien constaté d’autre. L’adolescent accuse le responsable de l’avoir agressé sexuellement, alors que ce dernier assure que c’est l’élève qui s’est exhibé devant lui.Plusieurs autres témoins, tous cités à comparaître par la défense -père ou mère d’élève, encadrant, non présents lors des faits- ont en revanche jugé plausible que l’adolescent ait menti.D’autres encore, dont le fils du prévenu, sont venus réaffirmer à la barre leur confiance dans les qualités d'”éducateur” de M. Chapellier, réputé sévère voire autoritaire selon plusieurs témoignages.Daniel Chapellier, 75 ans, a fait carrière dans des établissements privés sous contrat et a notamment dirigé le collège Stanislas, établissement accusé de dérives homophobes et sexistes ayant fait l’objet d’une enquête administrative en 2023.Ce dossier prend une coloration symbolique alors que les révélations de violences sexuelles et physiques dans l’enseignement catholique se succèdent, déclenchées par l’affaire Bétharram.- Questions sur la sexualité -Vendredi en début de soirée, M. Chapellier a une dernière fois réaffirmé “son innocence absolue” à la barre avant que le tribunal ne parte délibérer.”Je n’ai pas d’éléments, pas de dénonciations, j’ai un gamin de 14 ans qui raconte une scène à sa maman et ça suffit à déclencher une garde à vue de Daniel Chapellier”, a tonné peu avant Yassine Yakouti, l’un de ses avocats.”Contrairement à ce qu’on va vous dire, ce n’est pas un dossier 50/50, (qui oppose) la vraisemblance d’un discours contre la vraisemblance d’un autre discours, (le plaignant) raconte dans le détail”, a de son côté plaidé Me Clotide Lepetit.Elle a souligné que, comme le plaignant, des anciens élèves d’établissements où a travaillé M. Chapellier ont également déclaré aux enquêteurs qu’il leur posait des questions liées à la sexualité lors d’entretiens dans le cadre scolaire.Durant l’enquête, des recherches sur des sites pornographiques de termes comme “teen boys” (“adolescents”) ont été retrouvées sur le matériel informatique de M. Chapellier, qui assure qu’il cherchait simplement à comprendre ce que ses élèves regardaient.

Le gouvernement dévoile sans convaincre ses propositions pour les quartiers populaires

Le gouvernement a dévoilé vendredi à Montpellier quarante-deux propositions visant à renforcer l’égalité des chances pour les enfants et adolescents des quartiers populaires, et à mieux les accompagner psychologiquement, mais sans annonce forte et sans parvenir à convaincre les élus. Plus de la moitié des annonces correspondent à des programmes existants, plébiscités par les élus.Près de deux ans après les émeutes qui ont en partie enflammé les quartiers populaires, le chef du gouvernement et huit de ses ministres ont détaillé leurs propositions à l’occasion d’un comité interministériel des villes (CIV) placé sous le signe de “l’enfant dans la ville”.”Tout le monde voit qu’il y a des difficultés qui sont énormes et en même temps ces difficultés, on peut arriver à les surmonter au moins en partie”, a déclaré François Bayrou devant la presse à l’issue du comité.Trois axes ont été retenus: le soutien à l’enfance et à l’émancipation de la jeunesse, l’amélioration du cadre de vie des habitants et le développement économique, notamment en faveur de l’entrepreneuriat féminin.Sur l’enfance, les objectifs de scolarisation des moins de trois ans seront ainsi “doublés dès la rentrée 2026” dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) — la France en compte 1.600, soit six millions d’habitants.Cela correspond à 100 nouvelles classes de très petite section de maternelle par an pour favoriser la socialisation précoce et lutter contre les inégalités scolaires “à la racine”.Cent nouvelles crèches seront également créées d’ici 2029.Pour renforcer la prise en charge psychologique des jeunes, un accueil psychologique sera mis en place là où existent déjà des programmes de lutte contre le décrochage scolaire, en mobilisant le dispositif Mon soutien psy. Rien n’a été précisé en revanche sur la façon dont seraient mobilisés ces spécialistes dans un contexte de forte pénurie dans les quartiers.- Dispositifs évaluables -D’autres programmes seront par ailleurs amplifiés, telles les cités éducatives, aujourd’hui au nombre de 250 dans 600 QPV. De source gouvernementale, 60% des mesures présentées sont “reconduites, parce qu’elles marchent”.Des formations de l’enseignement supérieur “d’excellence” seront également fléchées pour des lycéens, et les jeunes pourront être préparés dès le lycée à des concours de catégorie A et B de la fonction publique.”Nous nous sommes efforcés de constituer un socle de dispositifs crédibles (…) évaluables, avec des objectifs qui ont une échéance”, a précisé une source gouvernementale, ajoutant que les crédits votés en 2025 “seront exécutés” et les nouvelles actions “financées”.Environ 70% des mesures du dernier CIV sont “réalisées ou en cours de déploiement” et 30% ont été “retravaillées” ou abandonnées faute de budget. Deuxième grand axe: l’amélioration du cadre de vie des habitants, avec le doublement à près de 500 du nombre de “délégués à la cohésion police/population”, souvent d’anciens policiers ou gendarmes qui assurent une présence sur le terrain.Le gouvernement entend également résoudre, d’ici janvier 2026, “l’ensemble des difficultés d’entretien des parties communes” des immeubles sociaux, en privant certains bailleurs défaillants de l’abattement fiscal dont ils bénéficient aujourd’hui. Mesure innovante, mille offres de stage d’internat dans les QPV seront proposées aux jeunes médecins.Enfin une batterie de mesures pour favoriser le développement économique, notamment au bénéfice des femmes, prévoient la création d’un fonds d’investissement de 60 millions d’euros en 2025 et une enveloppe de 150 millions d’euros de microcrédit. Pour attirer les investisseurs privés et dynamiser l’économie des quartiers, des incitations fiscales remplaceront le dispositif des zones franches urbaines-territoire entrepreneur (ZFU-TE).”Nous allons cibler les entreprises et les secteurs sous-représentés”, a expliqué à l’AFP Juliette Méadel, qui souhaite notamment faire revenir dans les quartiers du “commerce artisanal de qualité comme un salon de thé, une librairie ou un marchand de légumes”. Ce rendez-vous se tient dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, alors que le gouvernement cherche 40 milliards d’économies pour 2026.”Les mesures ne sont pas au niveau des souffrances vécues par les habitants”, a taclé Gilles Leproust, président de l’association Ville et Banlieue, qui regrette l’absence de propositions “pour les associations, qui sont en train de crever”.”Des outils parfois intéressants, parfois insuffisants et certains insignifiants” a réagi Philippe Rio, maire PCF de Grigny (Essonne), alors que Driss Ettazaoui, vice-président de la communauté d’agglomération d’Évreux (MoDem), estime qu’il n’y a “rien de nouveau ou d’innovant”.”Le CIV a mis en avant l’enfance et l’éducation comme priorités. Pourtant, des centaines de fermetures de classes sont programmées pour la rentrée prochaine, y compris dans les quartiers populaires”, a relevé Mélody Tonolli, adjointe à la maire de Paris à la politique de la Ville.

Lecornu et son homologue américain Hegseth célèbrent les 81 ans du débarquement à Omaha Beach

Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu et le secrétaire à la Défense des Etats-Unis Pete Hegseth ont salué les “hommes ordinaires au courage extraordinaire” qui ont débarqué le 6 juin 1944 en Normandie lors de deux cérémonies vendredi sur les plages du Débarquement, a constaté l’AFP.M. Lecornu, qui a fait chevalier de la légion d’honneur un vétéran centenaire du Débarquement, a célébré à Utah Beach en fin de journée les soldats de la dizaine de pays qui ont participé à l’invasion amphibie, ainsi que “l’armée des ombres” de la résistance.Il a appelé les Etats-Unis, le Royaume-uni, l’Europe et le Canada à “oeuvrer pour la paix” et imiter ceux qui, il y a 81 ans, ont “vaincu l’idéologie de la haine”.La journée de commémorations, initiée avec les forces spéciales des bérets verts à Colleville-Montgomery tôt le matin, s’est poursuivie pour le ministre français des armées par une cérémonie au cimetière américain de Colleville-sur-mer (Calvados) en compagnie de son homologue Pete Hegseth.Elle s’est achevée par la cérémonie internationale regroupant tous les pays qui ont participé au Débarquement, au musée Utah Beach de Sainte-Marie-du-Mont (Manche).Le secrétaire d’Etat à la défense britannique John Healey s’est ému durant la cérémonie internationale en évoquant cette jeunesse qui s’est “battue pour un futur auquel elle n’aurait pas accès”, animée par “la foi en la démocratie et la liberté”.”Aujourd’hui nous ne devons rien oublier face aux dangers d’un monde marqué par le retour (…) des idéologies de haine”, avait déclaré M. Lecornu dans la matinée devant les plus de 9.000 tombes de soldats américains morts lors de la bataille de Normandie enterrés dans le cimetière surplombant la plage d’Omaha Beach.Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a lui salué “des hommes ordinaires au courage extraordinaire” qui se sont battus “pour que nos enfants et petits-enfants n’aient pas à le faire”.M. Hegseth a souligné “qu’aujourd’hui encore, la France et les Etats-Unis s’allient pour faire face à ces menaces” (sur la liberté, NDLR).Après des prises de paroles d’officiels polonais, danois, néerlandais ou encore norvégien, l’attaché de défense allemand en France Markus Reinhardt a parlé à Utah Beach du 6 juin comme d’un “tournant historique”.C’était selon lui “la libération du joug d’un régime totalitaire inhumain”, et il a exprimé sa gratitude pour ceux qui ont “choisi la réconciliation plutôt que la vengeance” après la guerre. Interrogé par l’AFP avant le début de la cérémonie américaine, Wilbur “Jack” Myers, un canonnier chasseur de chars vétéran de la bataille de Normandie, arrivé “quelques jours après le Débarquement”, s’est dit “très heureux” d’assister aux commémorations.Retourné vivre aux Etats-Unis, il s’est souvenu de combats “âpres”.Lui qui est venu combattre parce qu’en 1944 “les Européens ne pouvaient pas être ce qu’ils souhaitaient être”, libres, a tenu à adresser un message “d’amour et de fraternité”. “Nous aimons les Allemands, nous aimons tout le monde parce que Dieu nous l’a demandé”, a-t-il conclu, “nous sommes venus nous battre pour la liberté et ces soldats (morts au combat, NDLR) étaient très courageux”.