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Perrier peut continuer à vendre de “l’eau minérale naturelle”

Au coeur d’un scandale depuis plusieurs mois sur la qualité de ses eaux, le géant agroalimentaire suisse Nestlé va finalement pouvoir continuer à utiliser l’appellation haut de gamme “eau minérale naturelle” pour sa marque phare Perrier.Les autorités françaises avaient jusqu’à fin mars pour se prononcer mais c’est finalement juste avant le début des vacances de fin d’année qu’elles ont publié leur décision: Nestlé Waters pourra bien continuer à produire du Perrier avec l’appellation “eau minérale naturelle” sur son site de Vergèze (Gard), mais seulement sur deux de ses forages.Selon un arrêté du préfet du Gard, Jérôme Bonet, publié vendredi et révélé par Radio France et Le Monde, l’entreprise “est autorisée à exploiter (…) après traitement et renforcement au gaz carbonique, l’eau minérale naturelle source Perrier issue du mélange des eaux des captages Romaine VI et Romaine VII” sur le site gardois.Fin novembre, un hydrogéologue, désigné par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie, s’était “prononcé favorablement sous réserves”, émettant des recommandations.L’arrêté impose que les contrôles sanitaires soient renforcés, avec par exemple sur les forages un suivi des paramètres microbiologiques chaque semaine. Et d’ici deux ans, la transmission d’un bilan pour “attester que la stabilité de la composition minérale de l’eau, la pureté originelle et la protection suffisante de la nappe exploitée sont vérifiées”.Et en cas de dépassement des valeurs limites réglementaires, les forages doivent être arrêtés.- “Incompréhensible” -Les trois autres forages du site, pour lesquels Nestlé n’avait pas demandé d’autorisation, “ne sont plus autorisés à l’exploitation” et leur canalisations devront être démantelées.Nestlé Waters est au coeur d’un scandale après avoir admis en 2024 avoir utilisé par le passé des traitements interdits pour ses eaux. Ils ont été remplacés par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a elle aussi été contestée, l’eau minérale naturelle ne pouvant faire l’objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques. Nestlé Waters est ensuite passé à une microfiltration à 0,45 micron, ce qui l’a contraint à déposer en juillet de nouvelles demandes d’autorisation préfectorale pour pouvoir continuer à utiliser l’appellation “eau minérale naturelle”.Dans un communiqué, l’entreprise salue cette décision pour cette marque “emblématique du patrimoine français”.Elle “a été accueillie avec beaucoup de soulagement par toutes les équipes (…) qui ont travaillé sans relâche ces dernières années pour la réussite de cette transformation. C’est aussi une nouvelle importante pour le territoire gardois”, souligne Laure Goutagneux, directrice générale de Nestlé Waters France, citée dans le communiqué.En revanche pour Foodwatch, “cette décision est incompréhensible car Nestlé +n’a démontré que partiellement que les traitements de microfiltration à 0,45 µm n’avaient pas d’impact sur le microbisme naturel de l’eau+, selon l’Autorité régionale de la santé d’Occitanie citée par Le Monde”. L’association estime que “la fraude, qui consiste à filtrer les eaux en bouteille, demeure caractérisée”.En décembre, Radio France avait révélé de nouveaux épisodes de contaminations depuis le retrait progressif des filtres interdits avec des milliers de palettes de bouteilles vertes bloquées après la détection “d’écarts bactériologiques”.En novembre, le tribunal judiciaire de Nanterre avait autorisé la poursuite de la commercialisation des eaux Perrier sous l’appellation “eau minérale naturelle”, après un recours introduit en référé par l’UFC-Que Choisir.

Mobilisation agricole: les appels à la “trêve de Noël” se multiplient

Les appels à une “trêve de Noël” se multiplient après l’annonce du report de l’accord UE-Mercosur mais la colère des agriculteurs persiste sur le terrain face à la gestion de la dermatose bovine par le gouvernement, dont le chef Sébastien Lecornu reçoit vendredi les syndicats agricoles.Le gouvernement “ne tolérera plus de nouveaux blocages” des agriculteurs pendant les fêtes de Noël, même si les forces de l’ordre agiront “avec discernement”, a prévenu la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur RTL. L’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a précisé à l’AFP que cette volonté d’éviter tout nouveau blocage était en place depuis 48 heures. Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a semblé d’accord sur le principe d’une “trêve” pour Noël, qu’il a toutefois conditionnée après son rendez-vous avec le Premier ministre à un “courrier” promis “d’ici ce soir” par Sébastien Lecornu avec “l’ensemble des intentions” de Matignon, afin de rassurer les adhérents FNSEA.Un nouveau rendez-vous est prévu autour du 8 janvier pour un travail sur “la vision” du Premier ministre sur l’agriculture, et pour obtenir des “réponses d’ici le Salon de l’agriculture” sur la “crise viticole”, la “production” (donc l’accès aux pesticides et à l’eau), mais aussi les engrais dont le coût pourrait gonfler avec la taxe carbone européenne.”Vision” que la FNSEA attend du président Emmanuel Macron depuis les crises – Ukraine, inflation, crises sanitaires – qui ont suivi son discours fondateur sur l’agriculture à Rungis en 2017.A la sortie de leur rendez-vous avec le Premier ministre, leurs alliés des Jeunes agriculteurs ont rejoint l’appel à la trêve. “Mais croyez-moi, à la rentrée on va se revoir (…) parce que le compte n’y est pas”, a prévenu leur président Pierrick Horel.L’enjeu sera de voir si cet appel tient sur le terrain puisque la puissante alliance FNSEA-JA, qui a perdu du terrain aux dernières élections syndicales dans le Sud-Ouest, n’est pas à la barre des principaux blocages dans la région.Coordination rurale (CR) et Confédération paysanne, reçues après la FNSEA, ont amplifié leurs blocages ces derniers jours, la colère ayant été ravivée par la gestion de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ces deux syndicats ont été rejoints localement par des Jeunes agriculteurs (JA) et parfois des adhérents de la FNSEA.”Puisqu’on nous demande de faire la trêve pour les manifestations (…), on attend une trêve de l’abattage complet des troupeaux”, a déclaré sur Ici Occitanie Lionel Candelon, président de la chambre d’agriculture du Gers issu de la CR, depuis un blocage de l’A64 près de Carbonne.Il répondait à la ministre Annie Genevard, aussi interrogée sur l’antenne locale, qui a éludé la question de l’abattage systématique en cas de détection d’un cas de dermatose, en renvoyant à la cellule de dialogue scientifique mise en place pour étudier des protocoles alternatifs.- Empêcher les nouveaux blocages -Jeudi, le ministère de l’Intérieur dénombrait 110 actions en cours mobilisant 5.000 personnes, contre 80 actions mercredi, 75 mardi, 45 lundi et 27 dimanche.Les principaux blocages du Sud-Ouest étaient encore en cours vendredi matin.A Agen, des dizaines de mannequins en combinaison et bottes ont été pendus aux arbres pour symboliser le suicide des agriculteurs devant la préfecture du Lot-et-Garonne, où 300 personnes se sont rassemblées à l’appel de la Coordination rurale.Le préfet de la Vienne a annoncé déposer plainte après des incidents dans la nuit avec un “groupe de manifestants de la Coordination rurale”.Au Touquet (Pas-de-Calais), quelques dizaines de manifestants accompagnés de tracteurs se sont rassemblés devant la villa d’Emmanuel Macron.Le mouvement “vise la politique européenne menée aujourd’hui, car nous sommes en train de refaire marche arrière. Nous manifestons contre l’accord Mercosur, la baisse de la PAC, la taxe sur les engrais, la concurrence déloyale”, explique Benoît Hédin, vice-président de la FDSEA de Montreuil-sur-Mer, à l’origine de l’action.Jeudi, quelque 10.000 agriculteurs européens ont manifesté à Bruxelles contre la signature de l’accord entre l’UE et des pays du Mercosur.La Commission semblait déterminée à arracher d’ici vendredi un feu vert des Vingt-Sept mais le soutien de l’Italie à la France, opposée à la signature, a finalement conduit jeudi soir la présidente de la commission Ursula von der Leyen à le reporter à janvier. Un report insuffisant pour les agriculteurs français.bur-im-llb-mdz/abb/de/ale

Violences sexuelles dans le sport: “un enfant n’invente jamais une agression”

Victime de viols répétés par son entraîneur durant son adolescence, l’ex-joueuse de tennis Angélique Cauchy a transformé son traumatisme en combat contre les violences faites aux enfants dans le sport, à travers l’association Rebond qui mène des sessions de formation sur tout le territoire.”Quand je parle de parole, c’est celle des victimes, mais surtout celle des témoins qui n’ont jamais signalé, pensant que ce n’était pas à eux de le faire ou ne sachant pas à qui s’adresser”, explique l’ancien espoir du tennis à l’AFP.La session du soir se déroule sans la trentenaire, dans un centre social associatif de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Son histoire est bien connue des participants, venus pour apprendre à repérer et signaler les violences sexistes et sexuelles (VSS) au sein de leurs clubs.Dans ce territoire marqué par plusieurs affaires judiciaires, les structures sportives percevant des subventions devront, à partir du 1er janvier, signer une charte leur imposant plusieurs mesures, dont l’obligation de désigner un binôme “VSS” au sein du conseil d’administration.Les chiffres nationaux donnent la mesure d’une banalité longtemps tue: un enfant sur sept est victime de violences dans le sport, selon le gouvernement, et environ 66% des signalements reçus en 2024 concernaient des violences à caractère sexuel.Sur sa chaise pliante, Nadine Cornillot-Clément, vice-présidente du club de tennis de Villiers-le-Bel, assiste “bouleversée” aux échanges.L’éducatrice bénévole faisait partie du même club qu’Angélique Cauchy à Sarcelles. Des agressions “étaient soupçonnées, mais personne n’a voulu m’écouter lorsque j’ai demandé que son entraîneur soit convoqué”, chuchote-t-elle. “Heureusement, le monde a changé. Plus il y aura d’adultes formés, plus les enfants seront protégés.”- “Péter les plombs” -Aucune fédération n’est épargnée, mais “les sports individuels comme la natation, la gymnastique ou encore le tennis sont particulièrement concernés”, explique Tiphaine Guy Desbordes, formatrice à Rebond, sur une estrade face à une trentaine de dirigeants associatifs.La relation “entraîneur–entraîné(e)” a une particularité, celle d’induire une dépendance affective et psychologique chez l’athlète. Projeté pendant les deux heures de formation, le témoignage d’Angélique Cauchy décrypte ces mécanismes d’emprise.”Je suis un diamant brut qu’il veut polir. (…) Comme j’étais sa préférée, les autres m’aimaient moins, j’étais la +fayote+, il m’isole”, raconte-t-elle. “Sans lui, je ne peux plus tenir une raquette de tennis”.”Que faut-il retenir?”, interroge Tiphaine Guy Desbordes devant une assistance glacée. “L’agresseur a répondu à ses attentes. Il a profité des failles de l’enfant, qui cherche de la reconnaissance”, résume-t-elle. “La mère d’Angélique n’avait pas le permis. L’entraîneur devient taxi, accompagnateur, et finit par se rendre indispensable”.”Un enfant n’invente jamais une agression”, martèle encore la formatrice, qui a travaillé à l’Office des mineurs avant de rejoindre l’association Rebond, qui recueille également la parole des victimes.La professionnelle apprend aux encadrants à repérer les signaux chez l’enfant et conseille, en cas d’agression, de multiplier les signalements auprès de la cellule nationale Signal-Sports, mais aussi du procureur de la République.”Ça paraît aberrant de ne pas d’abord prévenir les parents”, réagit le responsable d’une fédération de football dans la salle.”C’est contre-intuitif, mais ils peuvent +péter les plombs+ et chercher à se faire justice eux-mêmes. Mieux vaut laisser passer un court laps de temps”, tempère Tiphaine Guy Desbordes.- 532 signalements -“Que faire avec les douches?”, s’interroge Christophe Masson, président du Garges Hockey Club. “Certains parents n’en veulent pas, mais on fait des déplacements de 300 kilomètres, c’est aussi une question d’hygiène”.”L’idéal reste les douches individuelles”, réfléchit à voix haute la formatrice, ajoutant que le “port du maillot du bain” est également une solution. L’affichage indiquant le contact de Signal-Sports, devenu obligatoire depuis novembre dans près de 330.000 établissements d’activités physiques et sportives, doit prévenir les comportements déviants.Près de 1.200 mesures administratives d’interdiction d’exercer ont été prises depuis 2019 à l’encontre d’encadrants sportifs. Et la cellule nationale a recueilli 532 signalements en 2024 contre 363 en 2023, selon le ministère des Sports. “Les victimes existaient, mais elles n’étaient pas connues”, détaille Angélique Cauchy. “Tant que la courbe continuera de monter, cela signifiera qu’il y a une prise de conscience de ce phénomène”.

Mercosur: fort d’un bref répit, Macron reste prudent pour la suite

Sous pression en France, Emmanuel Macron a remporté à Bruxelles une bataille avec le report à janvier d’un vote sur l’accord commercial avec le Mercosur, grâce au soutien-clé de l’Italie. Un répit fragile qui l’expose dans un mois à une nouvelle flambée de colère agricole.Ce report représente “une avancée mais pas une victoire”, a estimé vendredi la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard. C’était “la seule décision raisonnable”, a-t-elle ajouté sur X.Le président français était arrivé jeudi sur la défensive comme rarement, lui qui s’affiche volontiers à l’initiative lors des sommets européens.”Je n’aime pas qu’on balade les gens, donc je ne vais pas balader nos agriculteurs”, avait-il haussé la voix devant la presse, invoquant un “bon sens un peu paysan”.L’heure était grave: la Commission européenne semblait déterminée à arracher d’ici vendredi un feu vert des Vingt-Sept, à la majorité qualifiée, à cet accord de libre échange avec le bloc latino-américain, pour le signer samedi au Brésil. Quitte à passer outre l’opposition française.Avec un allié de poids, l’Allemagne. Le bras de fer entre Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz s’étalait ainsi sur la place publique alors qu’ils avaient mis en scène depuis le printemps l’image d’un couple réconcilié et à nouveau moteur en Europe.Le président français demandait lui le “report” de toute décision, sous la pression des agriculteurs qui manifestent en France et dans la capitale belge, conjuguée à celle d’une classe politique française quasi-unanimement opposée à ce texte.”Si aujourd’hui il y a une volonté de passage en force”, “je vous le dis très clairement, la France s’opposera”, “on doit être respectés”, a-t-il martelé jeudi matin.Au bout d’une journée de conciliabules dans les coulisses du sommet bruxellois, il a gagné son pari.- “Opération d’enfumage” -Mais dans la chorégraphie de cette journée cruciale, c’est la Première ministre italienne Giorgia Meloni, souvent présentée comme une rivale d’Emmanuel Macron sur la scène européenne, qui est apparue comme la clé du dénouement.Le président brésilien Lula, pourtant proche de son homologue français, a publiquement déclaré avoir accepté de transmettre à ses partenaires du Mercosur la demande de report d’un mois formulée par la dirigeante italienne lors d’un appel.Cette ouverture a rebattu les cartes.Et dans la soirée, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a annoncé que la signature du traité était reportée à janvier.”Meloni joue très finement, c’est un grand sommet pour elle”, glisse un diplomate européen. Un autre se montre encore plus cinglant: “Macron ne lui dira jamais publiquement merci, et elle ne dira jamais l’avoir fait comme une faveur à son endroit”.En France, la position d’Emmanuel Macron alimente en tout cas les commentaires de ses opposants sur une supposée perte d’influence à seize mois de la fin de son mandat.”Nouvelle opération d’enfumage avec le report de la signature”, a protesté Manon Aubry, eurodéputée du parti de gauche radicale La France insoumise.Les mêmes problèmes risquent d’ailleurs de se poser à nouveau en janvier pour le chef de l’Etat. Comme l’a résumé la FNSEA, premier syndicat agricole français, “le Mercosur, c’est toujours non” pour le monde paysan comme pour la plupart des partis politiques hexagonaux.Emmanuel Macron a jugé à l’issue du sommet, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu’il était “trop tôt” pour dire s’il pourra accepter l’accord en janvier, sans toutefois l’exclure.”Je l’espère, parce que ça veut dire qu’on aura obtenu des avancées (…) historiques”, a-t-il expliqué.Pour cela, il demande la concrétisation de ses trois exigences auxquelles Bruxelles a déjà commencé à répondre: une “clause de sauvegarde” en cas de déstabilisation des marchés agricoles, des “clauses miroirs” en matière de normes sanitaires et environnementales, et des contrôles sanitaires accrus à l’importation.Emmanuel Macron, qui sur le fond considère l’accord commercial comme bon pour plusieurs filières, notamment viticole et industrielle, a reconnu jeudi que la réponse européenne à ces “conditions” avançait “dans la bonne direction”.Mais “nous avons besoin d’avoir ces avancées, que le texte change de nature, qu’on parle d’un autre accord”, qui “permette de protéger nos agriculteurs”, a-t-il prévenu dans la nuit.Surtout, il a ouvert un autre front, dans l’espoir de calmer la colère des campagnes: la “bataille” pour maintenir les revenus des agriculteurs dans la future politique agricole commune (PAC), face à de premières propositions européennes jugées insatisfaisantes à Paris.

Fin de la grève au Louvre, le musée rouvre normalement

Le musée du Louvre a rouvert normalement vendredi après la fin de la grève votée par les agents mobilisés depuis lundi pour de meilleures conditions de travail, a appris l’AFP auprès des syndicats et de la direction.Réunis en assemblée générale dans la matinée, les agents n’ont pas reconduit la grève mais ont maintenu leur préavis faute d'”avancées suffisantes” dans les négociations, ont indiqué la CGT et la CFDT. Entièrement fermé lundi en raison de la mobilisation, le Louvre n’avait ouvert que partiellement depuis et peut désormais accueillir les visiteurs, nombreux en cette période de fin d’année, dans l’ensemble de ses espaces. “Le musée est ouvert normalement”, a indiqué vendredi matin à l’AFP une porte-parole de l’établissement dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre.”On n’a pas voté la grève parce qu’on veut donner du souffle aux négociations”, a expliqué à l’AFP Valérie Baud déléguée CFDT, quand son collègue de la CGT Christian Galani assure qu’il reste encore “une marge de manœuvre” dans les discussions avec le ministère de la Culture.En première ligne dans ce dossier, le ministère a notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements et revalorisations indemnitaires jugés encore insuffisants.Après une nouvelle réunion au ministère jeudi, la cinquième depuis le dépôt du préavis de grève le 8 décembre, les syndicats relevaient des progrès mais pas d'”avancées suffisantes” pour mettre fin à la mobilisation. “On veut maintenir la pression parce qu’on considère qu’ils sont en dessous de ce qu’on demande sur les rémunérations”, indique M. Galani. “Ce n’est pas un mouvement de colère, c’est un mouvement réfléchi et on va continuer”, assure Mme Baud, satisfaite que les négociations soient menées avec le ministère et pas avec la présidente du musée Laurence des Cars.”On n’est plus face à un mur de silence”, estime la déléguée CFDT.Critiquée par les syndicats, Mme des Cars doit également défendre son action à la tête du musée après la mise au jour de dysfonctionnements au Louvre dans le sillage du cambriolage.”Je ne vais pas vous dire que tout va bien”, a-t-elle déclaré mercredi au Sénat. “Nous sommes dans une situation de crise et nous devons rebondir et remettre les choses dans le bon ordre”.

Upstart gangsters shake Japan’s yakuza

When Takanori Kuzuoka began climbing the criminal career ladder, he didn’t fancy joining Japan’s old-school yakuza, with their tattoos, rigid hierarchy and codes of honour. Instead he was drawn to the newer, tech-savvy “tokuryu” underworld, where shadowy criminal kingpins use social media and encrypted messages to recruit often naive foot soldiers to do their dirty work.This …

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