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En Seine-Saint-Denis, des milliers de manifestants à la “marche des fiertés des banlieues”

Une vague de drapeaux arc-en-ciel a déferlé samedi après-midi dans les rues de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, où plusieurs milliers de personnes ont défilé pour la cinquième “marche des fiertés des banlieues”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Au son de fanfares improvisées et de slogans comme “A bas le patriarcat, le capitalisme et le racisme d’Etat”, les participants de cette manifestation partie de La Courneuve étaient réunis pour défendre les droits des personnes LGBT+ résidant dans les quartiers populaires.”J’ai besoin de me sentir représentée, de sentir qu’il y a d’autres personnes qui sont queer et racisées, qui vivent en même temps de l’homophobie et en même temps du racisme, et de marcher pour ces questions-là”, explique à l’AFP Saffiya (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), 27 ans.”D’autant avec le contexte du fascisme qui monte, je pense qu’on a besoin de saisir de ce genre d’évènement, et d’y trouver de la solidarité”, ajoute cette comédienne qui habite à Saint-Ouen.Pour Yanis Khames, l’un des cofondateurs de la marche, la “Pride des banlieues” est l’occasion d’affirmer que les quartiers populaires ne sont pas des “enfers pour les gays” où les habitants des quartiers populaires “agresseraient les personnes LGBT”.”Le vrai problème quand on est LGBT dans les quartiers populaires”, c’est “plutôt la précarité et les manquements de l’Etat, et c’est pour ça qu’on pose la question de la santé qui est un enjeu majeur”, précise-t-il. Le slogan “Des milliards pour la santé, pas pour l’armement” était le mot d’ordre de cette cinquième édition.”C’est ma première fois à cette pride-là. J’y vais pour représenter la communauté, apporter du soutien aux personnes qui en ont besoin et pour qu’on soit visible au niveau des médias”, justifie de son côté Charlie Mougenot, 27 ans, enseignante d’anglais dans le Val-de-Marne.Insultes dans la rue, cyberharcèlement ou violences physiques: les infractions anti-LGBT+ ont augmenté de 5% en France l’an dernier selon des chiffres officiels, dans un contexte “délétère” marqué par une multiplication des discours discriminants, déplorent des associations.Au total, 4.800 infractions ont été enregistrées, dont 3.100 crimes ou délits (+7% en un an) et 1.800 contraventions (+1%), a indiqué mi-mai le ministère de l’Intérieur. 

Macron entame une visite d’Etat à Monaco sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron a entamé samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies sur l’océan qui s’ouvrira lundi à Nice.Le président français et son épouse Brigitte ont été accueillis peu avant 17H30 (15H30 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène, accompagnés de leurs enfants Jacques et Gabriella, âgés de 10 ans, dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Madame Macron, à qui Gabriella a remis un bouquet, était vêtue d’un tailleur pantalon beige et Charlène d’un haut vert d’eau et d’un pantalon banc.Une soixantaine de carabiniers du prince en tenue d’apparat – uniforme blanc à parements rouges et casque orné d’un plumet rouge – et 16 sapeurs pompiers ont rendu les honneurs tandis que retentissaient les hymnes nationaux. Les ministres français de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, des Transports Philippe Tabarot et de l’Europe Benjamin Haddad ainsi que l’animateur Stéphane Bern, proche du président et son épouse, étaient présents.   Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront dans une entreprise qui produit de l’énergie grâce à de l’eau de mer ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.La précédente remonte au général de Gaulle en 1960. Les relations franco-monégasques allaient ensuite connaître une crise grave, résolue par un accord trois ans plus tard. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont aussi effectué des visites en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.La principauté a été inscrite en juillet 2024 sur la “liste grise” du Groupe d’action financière (Gafi), organisme international chargé d’évaluer l’action des États en matière de lutte contre le blanchiment. La Commission européenne pourrait aussi la mettre sur sa liste noire. – “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Macron entame une visite d’Etat à Monaco sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron a entamé samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies sur l’océan qui s’ouvrira lundi à Nice.Le président français et son épouse Brigitte ont été accueillis peu avant 17H30 (15H30 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène, accompagnés de leurs enfants Jacques et Gabriella, âgés de 10 ans, dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Madame Macron, à qui Gabriella a remis un bouquet, était vêtue d’un tailleur pantalon beige et Charlène d’un haut vert d’eau et d’un pantalon banc.Une soixantaine de carabiniers du prince en tenue d’apparat – uniforme blanc à parements rouges et casque orné d’un plumet rouge – et 16 sapeurs pompiers ont rendu les honneurs tandis que retentissaient les hymnes nationaux. Les ministres français de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, des Transports Philippe Tabarot et de l’Europe Benjamin Haddad ainsi que l’animateur Stéphane Bern, proche du président et son épouse, étaient présents.   Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront dans une entreprise qui produit de l’énergie grâce à de l’eau de mer ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.La précédente remonte au général de Gaulle en 1960. Les relations franco-monégasques allaient ensuite connaître une crise grave, résolue par un accord trois ans plus tard. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont aussi effectué des visites en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.La principauté a été inscrite en juillet 2024 sur la “liste grise” du Groupe d’action financière (Gafi), organisme international chargé d’évaluer l’action des États en matière de lutte contre le blanchiment. La Commission européenne pourrait aussi la mettre sur sa liste noire. – “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.

Une trottinette électrique à l’origine de l’incendie mortel à Reims

L’incendie ayant fait quatre morts dans la nuit de jeudi à vendredi dans un immeuble HLM à Reims a été causé par une trottinette électrique, qui a pris feu dans un appartement, a annoncé samedi le procureur de Reims François Schneider.”Les incendies qui sont provoqués par ce type de batteries (…) sont extrêmement difficiles à éteindre, puisque les cellules ont tendance à s’auto-entretenir lorsqu’elles brûlent, ce qui explique la violence et la rapidité de propagation de l’incendie”, a expliqué M. Schneider lors d’un point de presse.”C’est manifestement strictement accidentel”, a-t-il insisté.Le feu s’est déclenché dans un appartement au quatrième étage de cet immeuble de dix étages, situé dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Cet appartement était occupé cette nuit-là par un homme de 34 ans et deux adolescents de 13 et 15 ans, dont il était le beau-père.”Le jeune homme de 13 ans aurait appelé sa mère”, qui était partie pour quelques jours en Guyane, “pour lui dire qu’il y avait un incendie dans l’appartement et qu’il avait demandé à sa voisine d’appeler les pompiers”, ce que cette voisine a confirmé par la suite aux enquêteurs, selon le procureur.Le même adolescent avait aussi dit à cette voisine que la trottinette électrique avait pris feu, “ce que l’expertise a confirmé”.Ce garçon de 13 ans est mort après s’être défenestré du 4e étage pour échapper aux flammes. Un corps calciné retrouvé dans l’appartement est “vraisemblablement” celui de son frère aîné, tandis que leur beau-père, grièvement brûlé, a survécu.”On a fini par comprendre que le beau-père avait également sauté” du 4e étage, sans se blesser gravement dans sa chute. Il serait alors “remonté dans l’appartement et c’est à ce moment-là qu’il aurait été brûlé essentiellement au visage”, a poursuivi M. Schneider.- “Une scène de guerre” -Les deux autres victimes du sinistre sont une femme de 87 ans et son fils de 59 ans, qui résidaient dans des étages supérieurs et qui sont décédés par asphyxie.Une autre personne a été gravement blessée, “retrouvée brûlée et intoxiquée”, et il y a au total 26 blessés légers à cause essentiellement des émanations de fumée, a dénombré le procureur.Le feu qui s’est déclenché après minuit a été d’une “extrême violence”, n’ayant pu être éteint qu’aux alentours de 3H45, a souligné M. Schneider.”Les premiers intervenants ont décrit littéralement une scène de guerre, puisque les habitants de l’immeuble fuyaient en désordre les lieux”, ce qui était compréhensible mais “ce qui a rendu aussi extrêmement complexe la détermination précise du nombre de victimes et la compréhension même du déroulement des faits”, a ajouté le procureur.Les secours ont ainsi cru pendant plusieurs heures à la présence d’un “nombre encore plus grand” de victimes et notamment “à la disparition d’un enfant”, a-t-il rappelé.En réalité, cet enfant, une fille de la famille d’origine guyanaise qui vivait dans l’appartement d’où le feu est parti, se trouvait à ce moment-là avec sa mère en Guyane. “Ce qui explique qu’on ait pensé, au vu de la composition de la fratrie, qu’il pouvait y avoir une jeune fille qui avait également disparu”, a expliqué M. Schneider.- “Ça m’inquiète beaucoup” -Interrogé par les journalistes sur la salubrité et les normes de sécurité dans cette tour HLM, le procureur a répondu qu’il s’agissait “a priori” d’un immeuble “bien tenu” et “qui ne posait pas de difficultés”.Alors que certains témoins ont dit avoir entendu des explosions durant l’incendie, le magistrat a estimé qu’il pouvait s’agir d’explosions de vitres. “Ça peut être beaucoup de choses, je n’ai pas d’éléments là-dessus”.A Croix-Rouge, quelques bouquets de fleurs en hommage aux victimes reposaient discrètement entre des barrières et grilles bloquant l’accès à l’immeuble sinistré, a constaté samedi l’AFP sur place.Des habitants du quartier craignent désormais que d’autres accidents similaires ne se produisent.”Les jeunes trafiquent les trottinettes, ils essayent de les réparer entre eux” avec des pièces usagées, “ça peut être aussi une cause pour le feu”, pense ainsi Alisea Fontenil, une témoin de l’incendie.”Ça m’inquiète beaucoup parce que les enfants ils ne savent rien, ils savent brancher et c’est tout”, estime aussi Naceur Benadela, 69 ans, une figure associative du quartier.

Repousser encore l’âge de la retraite? L’option qui ulcère les syndicats

Repousser de nouveau l’âge de départ à la retraite pour rééquilibrer les comptes: suggérée dans un rapport encore non adopté, cette option suscitait samedi une levée de boucliers des syndicats qui bataillent toujours pour revenir sur les 64 ans imposés par la dernière et très contestée réforme de 2023. S’il ne doit être formellement adopté que jeudi prochain par les membres du Conseil d’orientation des retraites (COR), le rapport annuel de cet organisme rattaché à Matignon ne passe déjà pas inaperçu – accusé d’être “orienté” selon la CGT voire de tenter de “biaiser les travaux” du “conclave” sur les retraites prévus jusqu’au 17 juin. Dans ce rapport, consulté vendredi par l’AFP, le COR, présidé par l’économiste Gilbert Cette, revoit à la baisse le déficit escompté pour 2030 (6,6 milliards d’euros) mais à la hausse celui à long terme (2070). Il évalue surtout quatre pistes pour rééquilibrer le système.Le document qualifie les trois premières mesures  – modération de la progression des pensions nettes de prélèvements, hausse des contributions retraites des salariés, hausse des contributions retraites des employeurs – de “récessives” et semble encourager la quatrième option: un “recul de l’âge de départ à la retraite qui permet un accroissement des taux d’emploi”. “Pour équilibrer structurellement le système de retraite chaque année jusqu’en 2070 via le seul levier de l’âge de départ à la retraite, il serait nécessaire de porter cet âge à 64,3 ans en 2030, 65,9 ans en 2045 et 66,5 ans en 2070”, écrit-il. Et donc aller au-delà des 64 ans instaurés par la réforme de 2023, adoptée au forceps par le gouvernement d’Elisabeth Borne malgré une contestation massive dans les rues. – “Mission commandée” -Pour la CGT, Gilbert Cette, est “sorti de son rôle”. “Il y a un scandale dans le fait de ne flécher qu’une seule préconisation. Jusqu’à présent, le COR émettait des hypothèses et aux politiques de trancher. Là, c’est totalement orienté”, a fustigé auprès de l’AFP son représentant Denis Gravouil, chargé de la protection sociale et des retraites.”Gilbert Cette est en mission commandée par Emmanuel Macron”, critique le syndicaliste, notant que ce “pré-rapport” a fuité au lendemain du vote symbolique par les députés d’une résolution pour l’abrogation de la réforme de 2023.”Le COR n’existe qu’à travers les avis de son conseil, il se réunit jeudi. Donc il n’y a aucune orientation sur les retraites qui existe pour l’heure au niveau du COR… sauf à vouloir électriser ou biaiser les travaux du conclave en cours. Ce qui est inadmissible”, a grincé Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.”C’est du Gilbert Cette, avec sa grille de lecture néolibérale et son obsession du déficit public”, a réagi Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO, dans Le Monde. – “Hypothèse unilatérale” -Gilbert Cette, soutien de M. Macron lors de la présidentielle de 2017, a été nommé en octobre 2023, prenant la suite de Pierre-Louis Bras. Ce dernier avait été vivement critiqué par l’exécutif en déclarant que “les dépenses de retraites ne dérapent pas”. Son remplacement avait été dénoncé par les syndicats.Un récent rapport de la Cour des comptes a démontré que reculer l’âge légal “était efficace financièrement à très court terme, sur les deux-trois premières années, mais que l’effet était assez faible sur du moyen-long terme”, a de son côté rappelé vendredi sur FranceInfo, Cyril Chabanier, pour la CFTC, évoquant “d’autres leviers” à “actionner”.”Pour la première fois, on a un rapport qui ne retient qu’une hypothèse unilatérale, qui est celle de Gilbert Cette. Les autres hypothèses ne sont pas présentées”, a renchéri Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances à l’Assemblée, sur la même radio.Le rapport sort alors que les négociations entre les cinq partenaires sociaux restant pour rediscuter la réforme de 2023, le “conclave” voulu par le Premier ministre, entrent dans le dur.L’un des principaux points de crispation tient précisément à la question de l’âge, sur lequel les syndicats veulent un retour. FO et la CGT avaient claqué la porte au début du processus, tout comme l’U2P côté patronal. Deux réunions plénières sont prévues mercredi et jeudi avant une réunion finale le 17 juin.

De Johnny à Verdi: le stade de Metz passe à l’opéra

Quelques jours après l’euphorie de la remontée en Ligue 1 du FC Metz, le stade de la cité mosellane a “enchanté” 8.000 spectateurs avec la représentation de l’opéra “Aïda” de Verdi, sur une gigantesque scène à ciel ouvert.Exit, pour une soirée, passes décisives et pénaltys sur la pelouse du FC Metz: les spectateurs de la tribune sud, entièrement refaite il y a cinq ans, se sont retrouvés plongés vendredi dans l’Egypte antique pendant trois heures.Ce lieu, “tout à fait hétéroclite, qui ne reçoit pas d’habitude d’opéra” mais qui a toutefois un air “d’amphithéâtre romain”, permet de toucher un public différent, plus large que celui qui fréquente habituellement l’opéra, relève auprès de l’AFP Paul-Émile Fourny, directeur de l’Opéra-théâtre de l’Eurométropole de Metz et metteur en scène d’Aïda. “C’est pour nous indispensable, et même galvanisant”, poursuit-il, estimant qu’allier “sport et culture est peut-être aussi une bonne mission d’avenir”.Il faudrait une dizaine de représentations à l’Opéra-théâtre pour réunir autant de spectateurs.Sur une scène montée de toutes pièces, avec des décors imposants, et les paroles du célèbre opéra défilant en français à l’écran, solistes, comédiens et figurants narrent l’histoire d’un général égyptien qui dédaigne l’amour de la fille du roi, Amneris, en faveur d’Aïda, une jeune esclave qui est également la fille du roi d’Ethiopie, ennemi mortel de l’Égypte. “Aïda” est un opéra “extrêmement intéressant parce que très initiatique”, se réjouit un figurant, Vladimir Hugot, confiant en l’intérêt du public dans ce lieu “populaire”, comme l’opéra a été un art populaire par le passé.- “Emotion” -“Aïda”, de Giuseppe Verdi (1813-1901), joué pour la toute première fois le 24 décembre 1871, a été l’un des premiers opéras à être présenté en plein air.”C’est magnifique” de se produire dans un stade, s’enthousiasme Emanuela Pascu, la soliste interprétant le rôle d’Amneris. Les artistes lyriques sont “tous, bien sûr, habitués à chanter dans un théâtre où, même si la scène est grande, même si la capacité du public est grande, on ne peut pas comparer avec l’émotion et la capacité d’un stade”.Ressentant une sensation de “grandeur” au stade Saint-Symphorien, le comédien Wadih Cormier, figurant dans cette représentation, espérait avant le spectacle que le public “ressemble davantage à un public de foot qu’à un public d’opéra. Parce qu’un public de foot, c’est quand même plus vivant, c’est quand même plus dynamique”.La représentation, qui a mobilisé 440 personnes, dont 200 sur scène, est une co-création entre l’Opéra-théâtre et le FC Metz Stadium, la société qui exploite le stade 365 jours par an, mais pas que pour des matchs.”Le dernier gros concert (ici) était celui de Johnny Hallyday en 2009″, rappelle Margot Schmidt, chargée de projet.- Calendrier serré -Véritable défi technique, l’installation de la scène de 60 mètres sur 25 a nécessité des travaux, tout en respectant le calendrier sportif.”Il faut scalper la pelouse, en enlever une première couche pour venir poser des plaques de protection, puis poser la scène” sans abîmer le terrain, explique Mme Schmidt. Après la représentation, il faudra “presque sept semaines pour que le nouveau gazon puisse pousser et accueillir de nouveau, mi-août, le championnat de football”.Les répétitions générales, mercredi et jeudi, n’ont pas pu se tenir dans les conditions du jour J, pour cause de trombes d’eau. “Il faut faire un petit plus attention parce qu’il fait un peu plus froid” que dans une salle classique, reconnaît Emanuela Pascu, qui doit veiller au mal de gorge. L’opéra-théâtre de Metz, inauguré en 1752, ferme ses portes pour travaux pendant deux ans et demi, donnant ses représentations dans des endroits plus ou moins inhabituels. De grands spectacles comme celui-ci sont “vraiment, pour nous, une manière de montrer notre savoir-faire”, se réjouit M. Fourny.

Jewish groups in US line up to oppose Trump anti-Semitism strategy

US Jewish groups are unified over the need to fight mounting anti-Semitic incidents across the country, but many are bitterly opposed to how President Donald Trump is seeking to counter the scourge.A string of incidents has targeted Jews in the United States in recent weeks. Two Israeli embassy workers were murdered in Washington, Molotov cocktails …

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Le scénariste de BD Xavier Dorison, star méconnue du 9e art

Scénariste de bande dessinée, un métier ingrat? L’une des vedettes de la profession, Xavier Dorison, est un exemple de grand nom du 9e art qui reste méconnu du grand public.”Undertaker”, western dont le tome 8 sortira en septembre, “1629 ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta”, récit d’épouvante maritime inspiré de faits réels, “Le Château des animaux”, saga d’une révolution menée par des bêtes… Autant de grands succès critiques et en librairie.En 30 ans de carrière, il en est à plus de quatre millions d’exemplaires. Et si réclamé qu’il s’en amuse. “Je pense que je donnerais le Bottin en BD à un éditeur, il me dirait: +C’est vachement bien, il y a une vraie idée, un projet, on va le faire+”.”Mais je ne suis pas fou. Je lui dirais que non, c’est nul, on ne va pas le faire”, plaisante-t-il auprès de l’AFP.Plus prometteuse est la série dans laquelle il vient de se lancer, aux Éditions Casterman: “Les Gorilles du Général”, qui évoque la présidence de Charles de Gaulle du point de vue de ses quatre gardes du corps.Le dessinateur est Julien Telo, 38 ans, qui avait fait auparavant quelques essais avec Xavier Dorison, 52 ans, sans être retenu.- “Pas de livres” -Le tome 1 s’intitule “Septembre 59”, moment de tension où de Gaulle proclame que “le sort des Algériens appartient aux Algériens” et se met à dos une bonne partie de l’opinion, pro-Algérie française.Pour les gardes du corps, le contrecoup est immédiat: de lourdes menaces pèsent sur la vie du chef de l’État, qui vont se répercuter sur leur vie personnelle.”J’ai dû écrire une soixantaine d’albums et, sur les 60, il y en a bien, allez, une moitié qui est un mélange de la grande Histoire et de petites histoires”, explique le scénariste.Son nouveau synopsis pourrait être utilisé pour un film ou un roman. Alors pourquoi avoir privilégié la bande dessinée ?”Même s’il faut un budget pour faire une BD, par rapport à celui d’un épisode de série télé ou d’un film, ce n’est rien du tout. Et là où il n’y a pas d’argent, il y a de la liberté. On peut être exigeant, c’est-à-dire passer du temps”, explique Xavier Dorison.Ce choix du 9e art n’est pas le fruit d’une stratégie très réfléchie.”Je venais d’un milieu où il n’y avait pas de livres, pas de BD”, raconte l’auteur. “Quand j’ai fait mes études en école de commerce, j’ai participé à la création d’une association qui montait le Festival de bande dessinée des grandes écoles. Et, là, j’ai eu l’occasion de rencontrer quelqu’un qui est devenu depuis un très grand dessinateur, Alex Alice”.- Attelage léger -Il lui propose de passer à l’action: “Je lui dis: écoute, j’écris déjà des histoires, comme ça pour le plaisir… Je vois ton dessin, ça te dirait qu’on fasse une BD ensemble?”Ce fut “Le Troisième Testament”, série fantastique médiévale qui atteignit un million d’exemplaires, en neuf tomes entre 1997 et 2018.Xavier Dorison ne s’est pas limité à la BD. Il est aussi, entre autres, coscénariste du film “Les Brigades du Tigre” (2006).Mais, d’après lui, le livre offre un autre avantage indéniable: il se contente d’attelages plus légers qui arrivent plus aisément à destination. “Il m’est arrivé plusieurs fois d’être payé pendant un an pour écrire des films qui n’existeront pas pour des raisons complètement indépendantes de ma volonté”, rembobine-t-il.Pour “Les Gorilles du Général”, la confiance de l’éditeur est là, quelles que soient les ventes. Des tomes 2 (“Colombey”) et 3 (“L’Ami américain”) paraîtront. Des synopsis pour six ou sept albums sont déjà prêts.

Un trafic de cocaïne impliquant des bagagistes de l’aéroport de Roissy démantelé

Un trafic de cocaïne opérant pendant plusieurs mois entre la France et le Brésil et impliquant des bagagistes de l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle a été démantelé et sept personnes ont été mises en examen, a-t-on appris samedi de sources concordantes.L’opération “illustre la capacité des organisations criminelles à soudoyer des agents aéroportuaires, en ciblant notamment des cadres intermédiaires non connus de la justice”, précise la gendarmerie.Huit interpellations ont eu lieu le 3 juin dans l’Oise, le Pas-de-Calais, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis dans le cadre d’une opération qui a mobilisé 105 gendarmes et plusieurs services spécialisés, selon cette source.Les arrestations sont intervenues dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 22 janvier par le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris notamment pour trafic de stupéfiants en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment de trafic de stupéfiants, selon une source judiciaire.Sept des personnes interpellées ont été mises en examen vendredi, selon cette source. Deux d’entre elles ont été placées en détention provisoire, quatre sous contrôle judiciaire et la dernière a sollicité un débat différé devant le juge des libertés et de la détention.Fin 2024, deux cartons contenant 45 pains de cocaïne, soit un total de 50 kg, ont été découverts lors d’un contrôle de sûreté aéroportuaire par la Section de recherches des transports aériens (SRTA), a précisé la gendarmerie, confirmant une information du quotidien Le Parisien.Après avoir identifié ce transport de drogue du Brésil jusqu’à l’aéroport Charles-de-Gaulle, une enquête a été confiée à la SRTA pour déterminer l’origine du trafic. La mise en place de techniques spéciales d’enquête a permis de cerner l’ampleur du réseau, actif notamment en Seine-Saint-Denis et s’appuyant sur plusieurs employés et cadres d’une société aéroportuaire pour sortir 20 à 50 kg de cocaïne par mois, selon la gendarmerie.”L’actualité nous a souvent habitués au sujet des mules mais assez peu aux complicités aéroportuaires qui pourtant sont très recherchées par les organisations criminelles”, a souligné auprès de l’AFP un responsable de la SRTA.”C’est ça qui est extrêmement intéressant dans ce dossier, c’est qu’on arrive à impliquer des cadres et des manutentionnaires. D’habitude, ce sont les manutentionnaires qui sont interpellés et on a du mal à remonter aux cadres qui bénéficient de la protection de l’écosystème aéroportuaire”, ajoute l’officier supérieur.Près de 500.000 euros en avoirs criminels et un peu plus de 100.000 euros en numéraire ont été saisis lors de l’opération menée le 3 juin ainsi que cinq véhicules, une maison, des articles de luxe (vêtements, parfums, bijoux…) et une arme de poing.