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Les dirigeants du monde attendus à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Entre parade maritime et menu de saison, les dirigeants de la planète sont attendus dimanche à Nice pour une conférence de l’Onu sur les océans qu’Emmanuel Macron entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré dimanche le président français, en visite à Monaco, à la clôture d’un forum sur l’économie et la finance bleues.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté. “Soit nous agissons, soit la planète est en danger”.En début d’après-midi, M. Macron doit prendre un bateau pour rejoindre Nice, où une parade maritime est organisée dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l’océan.Au total, une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement doivent converger vers la baie des Anges, à la veille de la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Dans l’après-midi, M. Macron visitera le palais des expositions de Nice transformé en énorme ventre de baleine. Puis des chercheurs lui présenteront les recommandations du congrès scientifique qui a précédé le sommet de Nice, ainsi que le nouveau baromètre Starfish mesurant l’état d’un océan surexploité et en surchauffe. Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte de l’Unoc3, il recevra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan.- Chalutage de fond -“Il y a la possibilité d’avoir une pêche durable. Il y a la possibilité d’avoir un transport maritime durable. Il y a la possibilité d’avoir un tourisme durable”, a martelé M. Macron à Monaco.La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement à l’hôtel Le Negresco, mettant à l’honneur légumes de saisons et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a décidé unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique, contournant l’Autorité internationale des fonds marins dont les Etats-Unis ne font pas partie.Mis sous pression par les ONG, le président français a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines aires marines protégées (AMP) pour mieux sauvegarder les écosystèmes.Les ONG ont reçu cette annonce avec scepticisme, certaines saluant “un bon premier pas” tandis que d’autres critiquaient le “peu d’ambition” et le flou des mesures annoncées.La conférence débutera officiellement lundi pour faire le point sur les efforts entrepris par les Nations pour développer durablement les océans.  “L’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Jusqu’au 13 juin, exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Les 60 ratifications, attendues à Nice, pour permettre l’entrée en vigueur rapide du traité de 2023 pour protéger la haute mer ne devraient pas être obtenues avant la fin de l’année.La France espère aussi élargir la coalition de 33 pays en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins.Les échanges entre délégations devraient également porter sur les négociations pour un traité contre la pollution plastique, qui reprendront en août à Genève, et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica, pays coorganisateur de la conférence, a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.

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Les dirigeants du monde attendus à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Entre parade maritime et menu de saison, les dirigeants de la planète sont attendus dimanche à Nice pour une conférence de l’Onu sur les océans qu’Emmanuel Macron entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré dimanche le président français, en visite à Monaco, à la clôture d’un forum sur l’économie et la finance bleues.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté. “Soit nous agissons, soit la planète est en danger”.En début d’après-midi, M. Macron doit prendre un bateau pour rejoindre Nice, où une parade maritime est organisée dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l’océan.Au total, une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement doivent converger vers la baie des Anges, à la veille de la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Dans l’après-midi, M. Macron visitera le palais des expositions de Nice transformé en énorme ventre de baleine. Puis des chercheurs lui présenteront les recommandations du congrès scientifique qui a précédé le sommet de Nice, ainsi que le nouveau baromètre Starfish mesurant l’état d’un océan surexploité et en surchauffe. Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte de l’Unoc3, il recevra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan.- Chalutage de fond -“Il y a la possibilité d’avoir une pêche durable. Il y a la possibilité d’avoir un transport maritime durable. Il y a la possibilité d’avoir un tourisme durable”, a martelé M. Macron à Monaco.La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement à l’hôtel Le Negresco, mettant à l’honneur légumes de saisons et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a décidé unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique, contournant l’Autorité internationale des fonds marins dont les Etats-Unis ne font pas partie.Mis sous pression par les ONG, le président français a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines aires marines protégées (AMP) pour mieux sauvegarder les écosystèmes.Les ONG ont reçu cette annonce avec scepticisme, certaines saluant “un bon premier pas” tandis que d’autres critiquaient le “peu d’ambition” et le flou des mesures annoncées.La conférence débutera officiellement lundi pour faire le point sur les efforts entrepris par les Nations pour développer durablement les océans.  “L’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Jusqu’au 13 juin, exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Les 60 ratifications, attendues à Nice, pour permettre l’entrée en vigueur rapide du traité de 2023 pour protéger la haute mer ne devraient pas être obtenues avant la fin de l’année.La France espère aussi élargir la coalition de 33 pays en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins.Les échanges entre délégations devraient également porter sur les négociations pour un traité contre la pollution plastique, qui reprendront en août à Genève, et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica, pays coorganisateur de la conférence, a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.

Marche blanche à Marseille en hommage à Hichem Miraoui, tué parce qu’étranger

Quelque 450 personnes ont participé silencieusement à une marche blanche organisée dimanche matin à Marseille en hommage à Hichem Miraoui, quadragénaire tunisien tué dans le Var le 31 mai par un voisin français, un crime qualifié de terroriste et raciste par la justice.Des proches de la victime, tout comme l’un de ses voisins, de nationalité turque, blessé par balles par l’assaillant à Puget-sur-Argens (Var) et qui portait un bandage à la main droite, ont défilé derrière une banderole “le racisme a de nouveau tué. Justice pour Hichem”.Après une minute de silence, les participants à la marche ont observé une minute de silence avant de scander: “Justice pour Hichem!”.”C’est ignoble ce qu’ils ont fait, ce qu’il a commis. On demande justice”, a expliqué, Mouna Miraoui, cousine de la victime, retenant difficilement ses larmes.”Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la même nationalité ou la même religion qu’on doit détester quelqu’un ou se permettre de le tuer. C’est un être humain qu’on a tué. Qui était en plus très bien intégré là-bas”, a-t-elle poursuivi.”Il était généreux, il aidait tout le monde, il avait la joie de vivre. Le soir du crime, il était avec sa mère au téléphone. Ses derniers mots, c’était +aïe+”, a-t-elle déploré.L’avocat de la famille d’Hichem Miraoui, Sefen Guez Guez, a expliqué que cette marche était “un appel au sursaut républicain, un appel au sursaut pour tous”.”Nous mènerons le combat jusqu’au bout pour que toutes les responsabilités soient tirées, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, parce que ce racisme d’atmosphère, ce qui a visé Hichem, c’est un racisme, c’est une islamophobie, c’est une xénophobie”, a-t-il dénoncé.Selon lui, “le meurtrier s’est nécessairement nourri des discours des politiques: lorsqu’on dit +à bas le voile+, on dit +abattre+. Lorsqu’on parle de submersion migratoire, on désigne l’étranger comme un ennemi. Lorsqu’on parle d’ensauvagement, on place l’étranger comme n’étant pas l’égal du Français”.Cette marche blanche, à laquelle ont participé plusieurs députés LFI de la région tels Manuel Bompard, Sébastien Delogu ou Raphaël Arnault, se voulait non-politique. Une autre marche est prévue dans l’après-midi à Puget-sur-Argens.Le 31 mai, vers 22H00, le suspect de nationalité française, Christophe B., 53 ans, a, selon le parquet antiterroriste (Pnat), “tiré à plusieurs reprises” sur son voisin, Hichem Miraoui, depuis sa voiture. Il avait publié avant et après son acte plusieurs vidéos sur Facebook à caractère raciste.Incarcéré, il a reconnu son crime tout en contestant son caractère raciste et a été mis en examen jeudi pour assassinat terroriste en raison de l’origine.

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Argent, grands fonds et parcs marins: les enjeux du sommet de Nice

Les dirigeants de la planète se retrouvent à Nice à partir de dimanche pour discuter de “l’urgence” mondiale qui menace les océans. Que faut-il attendre de significatif de cette conférence onusienne?Les ONG et les petits Etats insulaires espèrent que ce sommet, qui s’ouvre lundi sur la Côte d’Azur, ira au-delà des simples discours sur une série d’enjeux à l’actualité brûlante. – Aires marines (peu) protégées -La création de nouvelles aires marines protégées (AMP) devrait être annoncée à Nice par plusieurs gouvernements, ce qui pourrait permettre d’atteindre 10% de protection au niveau mondial (contre 8,36% aujourd’hui), selon le cabinet de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.La communauté internationale s’est fixée un objectif de 30% de protection en 2030 (objectif “30X30”). Mais au rythme actuel, cet objectif ne sera pas atteint avant 2107, selon .Au-delà de la quantité, la protection doit également être de meilleure qualité, estiment les ONG, car de nombreux pays n’imposent pratiquement aucune règle au sein de leurs parcs marins, autorisant par exemple le chalutage de fond, une pratique de pêche jugée destructrice.Au niveau mondial, seulement 2,7% de l’océan bénéficie des plus hauts niveaux de protection, un chiffre qui tombe à 0,1% pour les eaux de France métropolitaine.- Haute Mer -Un des points-clés pour atteindre l’objectif 30X30 est la ratification du traité sur la Haute Mer, signé par 110 Etats en 2023, qui doit permettre de mieux protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 km – des côtes).A ce jour, 32 pays et l’Union européenne l’ont ratifié et d’autres pourraient le faire la semaine prochaine, alors que la France espérait réunir 60 ratifications à Nice pour permettre une entrée en vigueur du traité dès 2026. Paris entend désormais atteindre ce chiffre avant la fin de l’année 2025.- Exploitation des abysses -La France devrait profiter du sommet pour tenter de convaincre plus de pays de rejoindre la coalition en faveur d’un moratoire sur l’exploitation des grands fonds marins, qui rassemble actuellement 33 pays seulement. Un élargissement de cette alliance enverrait un signal au président américain Donald Trump, qui a décidé unilatéralement d’autoriser cette pratique dans les eaux internationales du Pacifique.Toute annonce sera également surveillée de près à l’approche de la prochaine réunion, en juillet, de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui travaille depuis des années sur l’élaboration d’un code minier. Ce texte doit établir les règles d’extraction commerciale de minéraux convoités pour la transition énergétique tout en préservant les fonds marins, classés “biens commun de l’humanité”. – Des actions, pas des mots -A la clôture du sommet, les nations adopteront la déclaration de Nice, un texte de huit pages négocié depuis des mois, qui appelle à une “action urgente” pour l’océan, mais qui n’est pas juridiquement contraignant. “Belles paroles”, “coquille vide”, a critiqué Greenpeace, tandis que l’ambassadeur français pour les océans Olivier Poivre d’Arvor a vanté une déclaration “beaucoup plus ambitieuse” que lors de la dernière conférence sur les océans de Lisbonne (2022).”La déclaration finale n’est pas vraiment le seul résultat. Il est beaucoup plus important, en fait, que les gouvernements s’engagent et qu’ils viennent ici pour dire ce qu’ils pensent individuellement”, tempère Peter Haugan, directeur politique de l’Institut de recherche marine en Norvège. – L’argent compte -La protection de l’océan est le “moins bien financé” des 17 objectifs de développement durable de l’Organisation des nations unies (Onu), selon le projet de déclaration de Nice.Pour combler ce retard, les Etats devront mettre de l’argent sur la table, estime Selon Pauli Merriman, du WWF. “Ce qui nous manque encore, c’est l’ambition, le financement et la mise en œuvre nécessaires pour combler le fossé… Il ne suffit pas que les gouvernements se présentent à Nice avec de bonnes intentions”, a-t-elle déclaré aux journalistes. Quelque 175 milliards de dollars (153 milliards d’euros) par an sont nécessaires pour atteindre l’objectif de développement durable de l’océan d’ici 2030, selon un rapport du Forum économique mondial de 2022, qui précisait que seulement un peu moins de 10 milliards de dollars au total avaient été investis entre 2015 et 2019.

A Grasse, la Centifolia, l’or rose des parfums de luxe

“La plante que nous produisons ici est une matière première haute couture”: à Grasse, au Domaine de la Rose de Lancôme, la récolte de la Centifolia, rose privilégiée des parfums de luxe, se termine.Lancôme, marque de luxe de L’Oréal, qui fête ses 90 ans et dépasse les 4 milliards d’euros de ventes annuelles, n’est pas la seule à récolter ces fleurs à Grasse – dont le savoir-faire en matière de parfums a été classé au patrimoine immatériel de l’Unesco. Dior, Chanel, Louis Vuitton, sont aussi de la partie.Avec sa bâtisse rose à la porte ronde et aux grandes baies vitrées, le Domaine de la Rose, ouvert au public une fois par mois, n’est pas qu’une belle vitrine pour Lancôme. La marque y cultive aussi des fleurs telles la rose Centifolia, le jasmin, la verveine ou encore l’iris qui serviront ses parfums.Dans cette propriété de 7 hectares, achetée par Lancôme en 2020, les “quelques tonnes” de roses Centifolia récoltées seront utilisées dans 14 parfums en édition limitée, vendus au-delà de 200 euros le flacon.Ici, la Centifolia pousse entourée de murets en pierres sèches sur un terrain riche en calcaire et argile, traversé par plusieurs sources d’eau. La récolte, traditionnellement au mois de mai, commence seulement quand la rose a décidé de s’ouvrir. “Si vous ne cueillez pas le jour même… c’est perdu”, souligne Antoine Leclef, responsable des cultures, qui surveille les 40.000 rosiers agricoles du domaine. Entre la récolte et la transformation en absolu (extrait servant à fabriquer les parfums) par l’entreprise Firmenich, “il n’y a pas plus d’une heure et demie”. Il faut 800 kilos de roses pour réaliser un kilo d’absolu. Un orage, le passage d’un sanglier… et la récolte s’effondre. “C’est la règle du luxe, quand il n’y en a plus, il n’y en a plus”, selon la directrice du domaine Lucie Careri, et dans ce cas “il y aura moins de bouteilles” de parfum.- Broderie -“C’est une expertise, comme la broderie à la main, qui peut se perdre”, explique à l’AFP Sabrya Meflah, présidente de Fine Fragrance de International Flavors and Fragrances (IFF), un des plus gros fabricants mondiaux de parfums pour de grandes marques, qui a créé son “Atelier du parfumeur”, une “Villa Médicis” de la profession.”On ne peut pas rivaliser avec des pays comme la Bulgarie ou la Roumanie qui ont des centaines d’hectares de roses, mais la rose que nous avons ici est exceptionnelle. Les volumes étant ce qu’ils sont, il n’y a que des grandes maisons de luxe qui ont une chance de pouvoir se servir”, explique à l’AFP Diane Saurat, experte en parfums du Domaine de la Rose.Grasse attire depuis longtemps les parfums de luxe. Chanel y a un partenariat exclusif avec la famille Mul pour son célèbre Chanel N°5 et est la seule à posséder, depuis 1987, une usine d’extraction en plein champs, évitant les intermédiaires.Dior (LVMH) a également passé des accords d’exclusivité avec plusieurs producteurs grassois. La marque, comme Louis Vuitton et Lancôme, est membre de l’association “Les fleurs d’exception du pays de Grasse” qui promeut l’agriculture biologique locale.”A Grasse, historiquement, le rapport (entre) agriculteur et industriel était plutôt dominant-dominé”, selon Laetitia Lycke, directrice de l’association. Aujourd’hui, des contrats passés entre les grandes entreprises et des jeunes agriculteurs permettent à ces derniers de se lancer. Elle reconnaît aussi d’autres avancées ces dernières années comme celle “d’avoir mis autour de la table dix industriels qui habituellement sont dans la compétition, pour s’accorder sur un cahier des charges pour l’indication géographique” Absolue de Grasse.”On attend aussi que ces grandes maisons nous permettent de réintroduire des plantes oubliées”, ajoute Laeticia Lycke, “cela offrirait des nouveaux débouchés à nos agriculteurs”. “On n’arrivera jamais aux 5.000 producteurs des années 50, parce qu’il n’y a plus la même superficie de terres même si 70 hectares ont été sanctuarisés par le maire” mais “on a encore une belle marge de progression”, ajoute-t-elle. 

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Chalutage: les annonces de Macron reçues avec scepticisme par les ONG

“Manque d’ambition”, “imposture”: l’annonce par Emmanuel Macron d’une limitation du chalutage de fond dans les aires marines protégées (AMP) françaises suscite un fort scepticisme parmi les ONG environnementales, même si certaines saluent “un bon premier pas”.”Le président a mis en scène l’annonce… du statu quo !”, a vilipendé l’association Bloom dans un communiqué diffusé dimanche, estimant qu’Emmanuel Macron avait “confirmé que l’imposture de la politique de protection maritime de la France se poursuivrait, à savoir qu’il n’existerait jamais de cadre contraignant pour protéger véritablement les aires marines dites protégées.”Dans un entretien à la presse régionale donné à la veille du sommet de Nice sur les océans, M. Macron a annoncé une limitation du chalutage de fond dans certaines zones des AMP françaises. Il a admis que cette technique de pêche, qui râcle le fond de la mer, “vient perturber la biodiversité et des écosystèmes qu’il faut apprendre à protéger”.”Il y a un tout petit peu de progrès sur la formulation: le chalutage de fond a pris la place qu’il mérite” dans la communication gouvernementale, a souligné auprès de l’AFP François Chartier de Greenpeace.Cependant, “on a l’impression qu’il annonce qu’il ne va rien annoncer”, a-t-il ajouté, déplorant le “peu d’ambition” des déclarations du président.Greenpeace plaide pour une interdiction du chalutage de fond dans 30% des eaux françaises classées en aires marines protégées.  L’ONG Oceana a salué “un bon premier pas”, selon les mots de son porte-parole Nicolas Fournier, car “jusqu’à présent, c’était tabou de parler de ces questions-là.”Le chalutage de fond a été pratiqué pendant 17.000 heures dans les aires marines protégées françaises en 2024, selon un rapport publié en mai par Oceana, qui appelle à bannir la pratique.M. Fournier remarque que M. Macron a cité dans son interview l’AMP de Port-Cros (Var), “où il n’y a déjà pas de chalutage”. “Si on décide de l’interdire, l’impact sera minimal pour la biodiversité”, a-t-il pointé auprès de l’AFP.”Interdire le chalutage de fond dans une aire marine protégée ne la rend pas en +protection stricte+ car il faudrait pour cela y interdire toutes les activités extractives y compris la pêche”, ajoute-t-il.A ce jour, 33% des eaux françaises sont couvertes par au moins une AMP, mais la plupart d’entre elles autorisent toutes les pratiques de pêche. M. Macron a annoncé un renforcement de la protection de ces AMP pour atteindre l’objectif européen de placer sous protection forte 10% de son domaine maritime “dès le 1er janvier 2026”, avec quatre ans d’avance sur le délai fixé.Par cette communication, le président français s’attribue les annonces du président de la Polynésie français qui doit annoncer à Nice “la création d’une vaste aire marine protégée de 5,5 millions de kilomètres carrés, dont 1,1 million de kilomètres carrés sous protection stricte”, accuse l’ONG Bloom.Les zones sous protection haute ou intégrale, le niveau le plus strict de protection, plafonnent actuellement à du domaine maritime français, et sont presque exclusivement situées outre-mer.

A Port-Cros, la plus vieille aire marine protégée d’Europe “montre le futur”

“Des dauphins, des puffins, des mérous… C’est une bulle de nature et pourtant on est entre Saint-Tropez et Marseille. Les gens disent que c’est un miracle”, s’enthousiasme Sophie-Dorothée Duron, directrice du parc national de Port-Cros.Ici, navigation, pêche et autres activités humaines sont soit interdites soit strictement réglementées. Un modèle que de nombreux experts, à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’océan à Nice du 9 au 13 juin, aimeraient voir étendu à toutes les aires marines protégées (AMP), souvent fustigées comme étant seulement “de papier”.Créée en 1963 au large de Hyères en Méditerranée, Port-Cros est la plus ancienne AMP de France et d’Europe. D’abord centrée sur l’île éponyme, elle englobe depuis 2012 sa voisine Porquerolles et s’étend sur 1.700 hectares terrestres et 2.900 hectares marins. “C’est un petit joyau, un hotspot de biodiversité. On retrouve ici quasiment toutes les espèces de Méditerranée”, se réjouit Vincent Bardinal, garde-moniteur sur l’île, montrant du doigt les nuées de poissons qui fraient dans les herbiers marins.Girelles, crénilabres, castagnoles ou daurades: dans les eaux cristallines du coeur du parc, où la pêche est strictement interdite, “on a une très bonne image de ce que pouvait être la côte il y a peut-être 100 ans, avec une pression humaine presque inexistante”. Un mérou, prédateur emblématique de l’archipel, apparaît. “On peut les approcher à quelques centimètres alors que sur le continent ils fuient”, sourit Vincent Bardinal.- “Patchwork” -Pour assurer une cohabitation fluide, les règles de fonctionnement du parc sont établies en concertation avec les acteurs économiques de la région, avec l’avis d’un conseil scientifique.Les restrictions concernent aussi bien la vitesse de navigation que la pratique de la plongée et de la pêche ou encore l’interdiction d’approcher certaines espèces animales.”La particularité c’est d’être dans une zone très fréquentée, très anthropisée (transformée par l’activité humaine). Le pari a été de conserver la nature tout en permettant à une population de continuer à y vivre et à des touristes d’en profiter, il n’y a pas de mise sous cloche”, souligne Mme Duron.Si les deux îles n’ont que 350 habitants permanents, elles voient défiler jusqu’à 2 millions de visiteurs par an!”L’idée c’est de travailler sur un patchwork de zones en fonction des sensibilités de l’écosystème. Il y a des zones ultra sensibles où on réglemente voire interdit la présence humaine. Et il y a d’autres zones qui peuvent tolérer les visiteurs”, explique la directrice. Une charte encadre depuis 1999 le travail des 24 pêcheurs professionnels autorisés à pratiquer au cœur du parc. 350 pêcheurs de loisir peuvent aussi opérer, à condition d’afficher sur leur bateau l’autorisation renouvelable chaque année.”L’objectif n’est pas d’exclure la pêche mais d’encadrer une pratique traditionnelle”, explique Thomas Abiven, garde-moniteur du Parc, en pleine opération de contrôle à l’aurore, l’heure préférée des resquilleurs.”Au début, le parc s’est monté sans vraiment l’aval des pêcheurs”, reconnaît-il, “mais au fur et à mesure les discussions se sont mises en place. En contrepartie de pouvoir pêcher, ils ont l’obligation de déclarer leurs prises. Cela offre des données que l’on croise avec les scientifiques pour voir si les populations de poissons se portent bien. Puis ont peut durcir ou alléger la réglementation en fonction”.- “Capital-poisson” -La population de mérous est par exemple passée de 40 à près de 1.000 individus. Les herbiers de posidonie sont également en pleine expansion.”On observe clairement +l’effet réserve+, c’est-à-dire que la nature se porte mieux qu’en dehors du parc. Ça se voit sur le nombre de poissons mais aussi l’augmentation de leur taille moyenne”, détaille Sandrine Ruitton, enseignante chercheuse à Aix-Marseille Université, rattachée à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie. “C’est comme un coffre-fort où on fait fructifier le capital-poisson”, poursuit-elle. “Les intérêts vont déborder à l’extérieur et cela va permettre aux autres écosystèmes et à la population humaine d’en profiter, c’est vertueux pour tout le monde”.La France compte aujourd’hui 565 AMP en métropole et Outre-Mer, couvrant 33% de l’espace maritime national. Mais les règles très strictes qui font le succès de Port-Cros font figure d’exception. “L’appellation d’AMP ne veut rien dire, il y en a dans lesquelles on peut chaluter”, s’insurge François Sarano, océanologue et ancien collaborateur du commandant Cousteau. “La définition comprend diverses petites réglementations mais c’est totalement insuffisant”.Et d’espérer des “règles beaucoup plus strictes” à l’occasion du sommet onusien de Nice: “Port-Cros n’est pas un conservatoire du passé, c’est un endroit qui nous montre le futur en intégrant la question de la pollution et du réchauffement climatique.”

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A Port-Cros, la plus vieille aire marine protégée d’Europe “montre le futur”

“Des dauphins, des puffins, des mérous… C’est une bulle de nature et pourtant on est entre Saint-Tropez et Marseille. Les gens disent que c’est un miracle”, s’enthousiasme Sophie-Dorothée Duron, directrice du parc national de Port-Cros.Ici, navigation, pêche et autres activités humaines sont soit interdites soit strictement réglementées. Un modèle que de nombreux experts, à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’océan à Nice du 9 au 13 juin, aimeraient voir étendu à toutes les aires marines protégées (AMP), souvent fustigées comme étant seulement “de papier”.Créée en 1963 au large de Hyères en Méditerranée, Port-Cros est la plus ancienne AMP de France et d’Europe. D’abord centrée sur l’île éponyme, elle englobe depuis 2012 sa voisine Porquerolles et s’étend sur 1.700 hectares terrestres et 2.900 hectares marins. “C’est un petit joyau, un hotspot de biodiversité. On retrouve ici quasiment toutes les espèces de Méditerranée”, se réjouit Vincent Bardinal, garde-moniteur sur l’île, montrant du doigt les nuées de poissons qui fraient dans les herbiers marins.Girelles, crénilabres, castagnoles ou daurades: dans les eaux cristallines du coeur du parc, où la pêche est strictement interdite, “on a une très bonne image de ce que pouvait être la côte il y a peut-être 100 ans, avec une pression humaine presque inexistante”. Un mérou, prédateur emblématique de l’archipel, apparaît. “On peut les approcher à quelques centimètres alors que sur le continent ils fuient”, sourit Vincent Bardinal.- “Patchwork” -Pour assurer une cohabitation fluide, les règles de fonctionnement du parc sont établies en concertation avec les acteurs économiques de la région, avec l’avis d’un conseil scientifique.Les restrictions concernent aussi bien la vitesse de navigation que la pratique de la plongée et de la pêche ou encore l’interdiction d’approcher certaines espèces animales.”La particularité c’est d’être dans une zone très fréquentée, très anthropisée (transformée par l’activité humaine). Le pari a été de conserver la nature tout en permettant à une population de continuer à y vivre et à des touristes d’en profiter, il n’y a pas de mise sous cloche”, souligne Mme Duron.Si les deux îles n’ont que 350 habitants permanents, elles voient défiler jusqu’à 2 millions de visiteurs par an!”L’idée c’est de travailler sur un patchwork de zones en fonction des sensibilités de l’écosystème. Il y a des zones ultra sensibles où on réglemente voire interdit la présence humaine. Et il y a d’autres zones qui peuvent tolérer les visiteurs”, explique la directrice. Une charte encadre depuis 1999 le travail des 24 pêcheurs professionnels autorisés à pratiquer au cœur du parc. 350 pêcheurs de loisir peuvent aussi opérer, à condition d’afficher sur leur bateau l’autorisation renouvelable chaque année.”L’objectif n’est pas d’exclure la pêche mais d’encadrer une pratique traditionnelle”, explique Thomas Abiven, garde-moniteur du Parc, en pleine opération de contrôle à l’aurore, l’heure préférée des resquilleurs.”Au début, le parc s’est monté sans vraiment l’aval des pêcheurs”, reconnaît-il, “mais au fur et à mesure les discussions se sont mises en place. En contrepartie de pouvoir pêcher, ils ont l’obligation de déclarer leurs prises. Cela offre des données que l’on croise avec les scientifiques pour voir si les populations de poissons se portent bien. Puis ont peut durcir ou alléger la réglementation en fonction”.- “Capital-poisson” -La population de mérous est par exemple passée de 40 à près de 1.000 individus. Les herbiers de posidonie sont également en pleine expansion.”On observe clairement +l’effet réserve+, c’est-à-dire que la nature se porte mieux qu’en dehors du parc. Ça se voit sur le nombre de poissons mais aussi l’augmentation de leur taille moyenne”, détaille Sandrine Ruitton, enseignante chercheuse à Aix-Marseille Université, rattachée à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie. “C’est comme un coffre-fort où on fait fructifier le capital-poisson”, poursuit-elle. “Les intérêts vont déborder à l’extérieur et cela va permettre aux autres écosystèmes et à la population humaine d’en profiter, c’est vertueux pour tout le monde”.La France compte aujourd’hui 565 AMP en métropole et Outre-Mer, couvrant 33% de l’espace maritime national. Mais les règles très strictes qui font le succès de Port-Cros font figure d’exception. “L’appellation d’AMP ne veut rien dire, il y en a dans lesquelles on peut chaluter”, s’insurge François Sarano, océanologue et ancien collaborateur du commandant Cousteau. “La définition comprend diverses petites réglementations mais c’est totalement insuffisant”.Et d’espérer des “règles beaucoup plus strictes” à l’occasion du sommet onusien de Nice: “Port-Cros n’est pas un conservatoire du passé, c’est un endroit qui nous montre le futur en intégrant la question de la pollution et du réchauffement climatique.”

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Déplacer un rhinocéros, mode d’emploi

A peine touchée par une seringue anesthésiante, la femelle rhinocéros, affolée, court se réfugier dans un bois, fuyant l’hélicoptère volant en rase-motte qui tentait de l’en empêcher. L’animal, qui devait être transféré d’un parc à un autre au Kenya, a gagné face aux humains.Quelques minutes plus tard, plusieurs 4X4 de rangers sondent des bosquets touffus pour la retrouver – une végétation si dense qu’elle rend impossible le passage du camion-grue censé la transporter. Décision est alors prise de lui délivrer l’antidote à l’anesthésiant, pour éviter qu’elle ne s’effondre et peut-être s’étouffe.La jeune femelle restera bien là où elle est née.”Le rhinocéros est l’animal le plus difficile à relocaliser”, affirme Taru Sheldrick, qui pilotait l’hélicoptère mobilisé samedi dans le parc national de Nakuru (nord-ouest), oasis de verdure entourant un lac d’un bleu profond. “Même si vous les piquez dans une plaine ouverte, ils courent se réfugier dans des buissons”.”Quand vous devez anesthésier un rhinocéros, vous ressentez un peu de peur. Parce que c’est une espèce en danger. Chaque animal est tellement important!”, poursuit-il.Le mammifère, qui peut peser jusqu’à deux tonnes, proliférait autrefois en Afrique subsaharienne. Mais il a d’abord souffert de la chasse par les colons européens, puis du braconnage à grande échelle, qui l’a porté aux bord de l’extinction.Selon la Fondation internationale du rhinocéros (IRF), il en reste environ 28.000 dans le monde, dont près de 24.000 en Afrique. Plus de 2.000 d’entre eux vivent au Kenya.- Mortel -Mais l’animal se reproduit moins si trop de ses congénères vivent au même endroit, selon le Kenya wildlife service (KWS), l’agence qui gère la faune et les parcs nationaux du pays. D’où la nécessité de déplacer certains individus, et pour ce faire de leur administrer des tranquillisants.Or les rhinocéros “sont vulnérables aux anesthésiants”, car ils ralentissent leur respiration, font augmenter leur température corporelle, et modifient leur rythme cardiaque, ce qui peut les tuer, explique à l’AFP le Dr Dominic Mijele, du KWS.Une course contre la montre s’enclenche donc dès qu’un vétérinaire, à bord d’un hélicoptère, leur administre ce produit à l’aide d’un fusil hypodermique. Cinq à sept minutes après l’injection, le rhinocéros commence à en ressentir les effets. Puis il s’effondre, comme l’a constaté l’AFP samedi à Nakuru: après la fuite de la première femelle rhinocéros, trois rhinocéros noirs ont pu être anesthésiés.Une équipe de secours arrive sur place dans les deux minutes suivantes, dans un ballet impeccablement maîtrisé. Une douzaine de soignants entourent les animaux, qui sont aspergés d’eau – pour refroidir leur température -, retournés – pour que leur respiration ne se bloque pas -, placés sous oxygène, tandis que leurs paramètres vitaux sont contrôlés.Au même moment, de nombreux autres rangers les sanglent à une corde, qui, traversant la cage de transport, est accrochée au pare-buffle d’une jeep.Quinze minutes après l’arrivée des secours, l’antidote est administré. L’animal se relève alors d’un bloc, pour être poussé instantanément dans la cage, qu’une grue dépose quelques minutes plus tard sur le plateau d’un camion.- “espèce iconique” -Le Dr Mijele vante un savoir kényan inégalé. “Nous sommes les numéros 1 au monde” pour les relocalisations de rhinocéros, affirme-t-il.Jochen Zeitz, le propriétaire du parc privé de Segera (nord), où une vingtaine d’entre eux ont été transportés ces deux dernières semaines, ne cache pas son soulagement après chaque nouvelle opération réussie.Sur ses 200 km2 de terres vivaient jusqu’alors éléphants, buffles, lions, léopards, guépards, servals…, énumère cet ancien PDG de Puma et actuel PDG de Harley-Davidson.Mais il manquait “cette espèce iconique”, pourtant présente il y a encore soixante ans à Segera, avant de s’y éteindre. Accueillir enfin des rhinocéros constitue “l’aboutissement de 22 ans de travail”, depuis qu’il a acheté ses terres, affirme-t-il.Des années de préparation auront été nécessaires pour cela. Car du fait du fort risque de braconnage lié au rhinocéros, dont la corne est très recherchée sur le marché noir, la sécurité a dû être lourdement renforcée.Cent à 150 agents ont été embauchés: rangers, personnels de sécurité, réserve de la police nationale, unité d’intervention rapide, unité cynophile, souligne-t-il. “C’est ce qu’il faut si l’on veut à protéger les rhinocéros”.Samedi, après six heures de route, les trois rhinocéros sont arrivés à Segera. Dans la nuit épaisse, un puissant piétinement, accompagné de grognements rauques. Les rhinocéros étaient enfin arrivés à leur nouveau domicile. 

Mineur tué à Dax: le suspect s’est rendu à la police

Le jeune homme soupçonné de l’assassinat d’un jeune de 17 ans la semaine dernière à Dax (Landes), lui aussi mineur, s’est rendu samedi à la police, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Mont-de-Marsan.Ce jeune Français âgé de 16 ans s’est rendu au commissariat de Bordeaux et sera présenté à un juge d’instruction, a précisé la procureure Alexa Dubourg, confirmant une information de BFMTV.Recherché depuis les faits, il faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol, selon une source proche de l’enquête.La victime a succombé à plusieurs coups de couteau portés au thorax le 31 mai au soir, en marge des célébrations du sacre européen du club de football Paris SG. Il avait un “contentieux préexistant” avec le suspect, lui reprochant notamment le vol de sa casquette plusieurs jours auparavant, selon le parquet de Dax, d’abord saisi de l’affaire avant le pôle d’instruction de Mont-de-Marsan. L’enquête est menée sous la qualification d’assassinat, “l’antériorité d’un conflit entre l’auteur et la victime pouvant laisser penser à un geste prémédité”, selon le parquet.Les faits s’étaient produits vers 23H00 dans le centre de Dax, où se trouvaient plusieurs centaines de personnes venues suivre la finale de la Ligue des champions PSG-Inter Milan dans plusieurs bars, sans fan zone officielle.Vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Dax pour rendre hommage à l’adolescent mortellement poignardé.