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Russia claims key Ukraine advance as peace talks stall

Russia said Sunday that it was advancing into Ukraine’s eastern Dnipropetrovsk region for the first time in its three-year invasion, a significant territorial escalation amid stalled peace talks.Ukraine’s top political and military leaders did not immediately respond to the claim of the advance, which would be a symbolic and strategic blow after months of battlefield …

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Boue et bonne humeur aux 24 heures d’endurance tondeuses

Gants, combinaison, maillot rose et casque: dans le vrombissement assourdissant des moteurs et l’odeur des pots d’échappement, Marie Oleniacz, 33 ans, s’apprête à rejoindre une course pas comme les autres, les 24 heures d’endurance tondeuses.”Là je vais partir pour une heure et demie si tout va bien”, dit cette professeure d’EPS dans la vie courante, en veillant attentivement sur le circuit.Marie et les neuf membres de son équipe féminine, les “Co’Pinks”, doivent tenir 24 heures en se relayant, juchées sur un tracteur-tondeuse. Le but est de boucler le plus de tours sur l’ensemble de l’épreuve.Un défi à la fois physique et mécanique pour 120 équipes françaises et étrangères participant depuis samedi à la 10e édition de la course d’endurance aux Petites-Armoises, minuscule village ardennais de 59 habitants qui, le temps d’un week-end, devient le pendant décalé des 24 heures du Mans.C’est la plus longue course d’endurance de tracteurs-tondeuses au monde, font valoir ses organisateurs. Elle se déroule sur un circuit accidenté de 3,7 km, transformé en bain de boue cette année à cause de la pluie.L’esprit est à la fois joyeusement amateur et très pro, surtout dans le dédale du paddock, où les mécaniciens s’activent pour préparer et régler les engins.”J’ai un contrôle visuel sur les machines”, explique au bord de la piste Olivier Dias, 65 ans. Ce retraité grisonnant a l’habitude du défi et de la gagne, ayant déjà été vainqueur de la course en tant que pilote à sept reprises sur les dix dernières années. “Je peux suivre les machines sur le portable et voir le temps qu’elles font, s’il faut faire un ravitaillement, si le pilote est fatigué et qu’il faut en faire rentrer un autre”, énumère-t-il.Pour augmenter les chances de victoire de son équipe, Olivier Dias s’est pris au jeu de modifier lui-même les tondeuses pour les rendre capables de rouler jusqu’à 90 km/h.- le plaisir de “se casser le dos” -C’est à la tombée du jour que le défi est le plus grand. Dans l’équipe familiale des Mendes, contrairement à d’autres concurrents, on continue de rouler la nuit, malgré la fatigue. “La nuit, il y a beaucoup de gens qui s’arrêtent, donc c’est là où on gagne beaucoup de tours”, dit Olivier Sarrazin, 47 ans, chargé d’affaires dans une entreprise de plomberie-chauffage et pilote-mécanicien dans l’équipe des Mendes.La nuit et les averses ont donné du fil à retordre aux Co’Pinks. Marie Oleniacz, dont le bas de la combinaison a changé de couleur, s’affale sur une chaise de camping dans le stand de son écurie, épuisée.”Vers 6H00 (du matin), c’était que de la gadoue, ça glissait de partout. Tous les tracteurs partaient sur les côtés… J’ai essayé de prendre le volant mais je mettais une demi-heure à faire un tour, donc on a préféré faire une pause”, souffle-t-elle.Dimanche au petit matin, plusieurs tondeuses devaient encore être remorquées, enlisées dans les virages du parcours. “Mais l’excitation est toujours là et on continue de se faire plaisir en mettant les gaz!”, s’amuse Marie, reprenant soudain du poil de la bête.Car au-delà de la compétition sportive, c’est aussi l’ambiance qui plaît aux Petites-Armoises et particulièrement pour cette édition anniversaire, pour laquelle les organisateurs espéraient un record de 35.000 visiteurs.”C’est familial, convivial. On est là pour s’amuser, pas de pression”, sourit Marielle Percebois, une soignante de 26 ans venue encourager son père et son frère, membres d’une équipe en compétition. Pour Antoine De Mandat Grancey, 32 ans, président de l’association Armoises Tracteurs Tondeuses qui organise l’événement, cette ambiance “hyper bon enfant” est la clé du succès. “Y a pas d’enjeu, pas d’argent, juste une coupe à gagner et le plaisir de se retrouver à se casser le dos sur des machines invraisemblables!”, résume-t-il.

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En Alsace, distribution gratuite de poules anti-gaspi

“Cooot! Cooot!…” Sur un parking de Colmar, 800 poules rousses caquètent dans un enclos, attendant d’être adoptées gratuitement par des familles, un moyen mis en avant par l’agglomération pour réduire ses déchets.En ce samedi de juin, il est 8 heures du matin et des gens viennent déjà, carton à la main, récupérer un petit sac de grain et deux poules âgées de 4 mois, qui seront bientôt en âge de pondre.Les équipes de l’agglomération de Colmar, qui organise cette distribution chaque année depuis 2015, leur distribuent un “livret de l’adoptant”, qui leur prodigue des conseils pour apprivoiser leurs poules, bien les nourrir et les protéger.Louise et Charline, 12 et 10 ans, venues avec leurs parents, ont déjà trouvé un nom pour les leurs : Pensée et Lys. Elles viendront rejoindre une première cocotte, prénommée Fleur, dans leur jardin tout près de là.La famille a dû remplir un formulaire afin de s’assurer qu’elle était bien en capacité d’accueillir les volatiles dans de bonnes conditions : elle a un jardin, un poulailler déjà installé avec une surface suffisante, désigné une personne de confiance pour s’en occuper en cas d’absence…”Je viens de la campagne, mes parents ont des poules, des oies et autres. Donc j’ai aussi grandi avec des bons oeufs frais. C’est ça qui nous a donné envie”, confie à l’AFP sa mère, Laetitia Vocelle.”L’évènement déclencheur, c’est aussi le Covid où on a un peu galéré pour avoir des oeufs”, ajoute cette travailleuse sociale de 47 ans.”Au départ, je voulais un chien ou un animal de compagnie”, reconnaît Louise, sa fille aînée. “Et après, on nous a proposé d’avoir des poules, et moi, j’ai accepté, parce que c’est aussi un animal de compagnie, c’est mignon et c’est cool”, dit-elle.Avec sa soeur, elles adorent jouer avec les volailles. “On leur apprend à faire des tours, en mode marcher sur les escaliers, des fois voler un peu, monter sur des buttes de terre et tout ça”, s’enthousiasme-t-elle.- “Franc succès” -Les poules leur permettent aussi de se débarrasser de leurs restes de nourriture. “Des restes de pâtes, de riz, des croûtes de fromage, de crustacés… les crevettes, elles adorent !”, s’amuse Laetitia Vocelle.Ailleurs à Colmar, une autre heureuse propriétaire de huit poules, Raphaëlle Bieglé, 57 ans, aime “le fait d’avoir des oeufs, et de s’en occuper, et elles vous le rendent !””Et après, vous récupérez les oeufs, et vous en faites des omelettes, de la pâtisserie, des quiches, etc.”Au total, depuis le lancement du programme en 2015, plus de 5.200 poules ont été distribuées, selon l’agglomération.”Ça rencontre un franc succès”, se félicite son président (Les Républicains), Eric Straumann.”On sent bien qu’il y a une volonté de retour à la nature, de choses simples, et de techniques simples aussi, pour traiter des déchets, et notamment les déchets verts”, ajoute l’élu.L’opération, qui permet selon l’agglomération d’éviter une centaine de kilos de déchets par an par paire de poules, coûte 15 à 20.000 euros chaque année à la collectivité, qui se fournit auprès d’un élevage du sud de l’Alsace.”Là où les poules sont installées, dans un foyer, elles vont consommer la quasi-totalité des biodéchets produits puisqu’elles sont omnivores”, explique Laurent Ott, directeur du service gestion des déchets à Colmar Agglomération. “Ce ne sont jamais des déchets, c’est toujours une ressource pour d’autres, et en l’occurrence pour les poules.”Mais ce n’est pas suffisant, prévient-il, pour réduire les biodéchets -issus de l’alimentation ou des végétaux-, puisque la collectivité continue d’en collecter “36 à 37 kilos par an par habitant, ce qui est quand même important”.L’initiative a fait des émules en Alsace : l’agglomération de Mulhouse, tout comme la commune de Schiltigheim, voisine de Strasbourg, proposent aussi à leurs administrés d’adopter des poules.

En Alsace, distribution gratuite de poules anti-gaspi

“Cooot! Cooot!…” Sur un parking de Colmar, 800 poules rousses caquètent dans un enclos, attendant d’être adoptées gratuitement par des familles, un moyen mis en avant par l’agglomération pour réduire ses déchets.En ce samedi de juin, il est 8 heures du matin et des gens viennent déjà, carton à la main, récupérer un petit sac de grain et deux poules âgées de 4 mois, qui seront bientôt en âge de pondre.Les équipes de l’agglomération de Colmar, qui organise cette distribution chaque année depuis 2015, leur distribuent un “livret de l’adoptant”, qui leur prodigue des conseils pour apprivoiser leurs poules, bien les nourrir et les protéger.Louise et Charline, 12 et 10 ans, venues avec leurs parents, ont déjà trouvé un nom pour les leurs : Pensée et Lys. Elles viendront rejoindre une première cocotte, prénommée Fleur, dans leur jardin tout près de là.La famille a dû remplir un formulaire afin de s’assurer qu’elle était bien en capacité d’accueillir les volatiles dans de bonnes conditions : elle a un jardin, un poulailler déjà installé avec une surface suffisante, désigné une personne de confiance pour s’en occuper en cas d’absence…”Je viens de la campagne, mes parents ont des poules, des oies et autres. Donc j’ai aussi grandi avec des bons oeufs frais. C’est ça qui nous a donné envie”, confie à l’AFP sa mère, Laetitia Vocelle.”L’évènement déclencheur, c’est aussi le Covid où on a un peu galéré pour avoir des oeufs”, ajoute cette travailleuse sociale de 47 ans.”Au départ, je voulais un chien ou un animal de compagnie”, reconnaît Louise, sa fille aînée. “Et après, on nous a proposé d’avoir des poules, et moi, j’ai accepté, parce que c’est aussi un animal de compagnie, c’est mignon et c’est cool”, dit-elle.Avec sa soeur, elles adorent jouer avec les volailles. “On leur apprend à faire des tours, en mode marcher sur les escaliers, des fois voler un peu, monter sur des buttes de terre et tout ça”, s’enthousiasme-t-elle.- “Franc succès” -Les poules leur permettent aussi de se débarrasser de leurs restes de nourriture. “Des restes de pâtes, de riz, des croûtes de fromage, de crustacés… les crevettes, elles adorent !”, s’amuse Laetitia Vocelle.Ailleurs à Colmar, une autre heureuse propriétaire de huit poules, Raphaëlle Bieglé, 57 ans, aime “le fait d’avoir des oeufs, et de s’en occuper, et elles vous le rendent !””Et après, vous récupérez les oeufs, et vous en faites des omelettes, de la pâtisserie, des quiches, etc.”Au total, depuis le lancement du programme en 2015, plus de 5.200 poules ont été distribuées, selon l’agglomération.”Ça rencontre un franc succès”, se félicite son président (Les Républicains), Eric Straumann.”On sent bien qu’il y a une volonté de retour à la nature, de choses simples, et de techniques simples aussi, pour traiter des déchets, et notamment les déchets verts”, ajoute l’élu.L’opération, qui permet selon l’agglomération d’éviter une centaine de kilos de déchets par an par paire de poules, coûte 15 à 20.000 euros chaque année à la collectivité, qui se fournit auprès d’un élevage du sud de l’Alsace.”Là où les poules sont installées, dans un foyer, elles vont consommer la quasi-totalité des biodéchets produits puisqu’elles sont omnivores”, explique Laurent Ott, directeur du service gestion des déchets à Colmar Agglomération. “Ce ne sont jamais des déchets, c’est toujours une ressource pour d’autres, et en l’occurrence pour les poules.”Mais ce n’est pas suffisant, prévient-il, pour réduire les biodéchets -issus de l’alimentation ou des végétaux-, puisque la collectivité continue d’en collecter “36 à 37 kilos par an par habitant, ce qui est quand même important”.L’initiative a fait des émules en Alsace : l’agglomération de Mulhouse, tout comme la commune de Schiltigheim, voisine de Strasbourg, proposent aussi à leurs administrés d’adopter des poules.

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Macron attend les dirigeants du monde à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Arrivé dimanche après-midi en bateau depuis Monaco, Emmanuel Macron attend les dirigeants de la planète à Nice pour un dîner d’Etat à la veille d’une conférence de l’Onu sur les océans qu’il entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré le président français à la mi-journée à Monaco, en clôture d’un forum de deux jours sur l’économie bleue.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté.En début d’après-midi, plusieurs dizaines de navires scientifiques ou de prestige ont célébré la Journée mondiale des océans en défilant dans la baie des Anges, sous un vent fort et un ciel rendu laiteux — selon l’institut Copernicus — par les fumées des incendies qui font rage au Canada.Après avoir échangé à bord du Thalassa avec des chercheurs américains qui souhaitent poursuivre leur travail en France compte tenu de la politique du président américain Donald Trump, M. Macron est arrivé vers 17H15 au port de Nice.C’est là qu’il accueillera lundi matin une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement pour la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte du sommet, M. Macron va recevoir en fin d’après-midi les recommandations des plus de 2.000 chercheurs, qui ont demandé cette semaine à Nice à être écoutés et soutenus.Il entendra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan, et de la coalition des villes côtières lancée samedi sous l’égide de l’Onu.- Chalutage de fond -La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement au Negresco, l’hôtel à la coupole rose emblématique de la promenade des Anglais, mettant à l’honneur légumes de saison et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a même provoqué de vives inquiétudes en décidant unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique.Pour mieux sauvegarder les écosystèmes, un effort est attendu sur les aires marines protégées (AMP). Des annonces de plusieurs pays lundi devraient leur faire dépasser les 10% de la surface des mers, contre actuellement 8,4% mais encore loin de l’objectif de 30% en 2030.Le niveau de protection fait aussi débat. Mis sous pression par les ONG, M. Macron a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines AMP. Et le Royaume-Uni doit annoncer lundi son intention d’étendre l’interdiction du chalutage de fond à plus de la moitié des aires marines protégées d’Angleterre.Dans de nombreux domaines, “l’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale de la conférence, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Ainsi, la barre des 60 ratifications nécessaires pour l’entrée en vigueur du traité de la haute mer de 2023 ne sera pas atteinte à Nice.Les échanges devraient également porter sur un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins — actuellement soutenu par 33 pays–, sur le futur traité contre la pollution plastique et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.np-aag-fcc-fff/abb/swi

Macron attend les dirigeants du monde à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Arrivé dimanche après-midi en bateau depuis Monaco, Emmanuel Macron attend les dirigeants de la planète à Nice pour un dîner d’Etat à la veille d’une conférence de l’Onu sur les océans qu’il entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré le président français à la mi-journée à Monaco, en clôture d’un forum de deux jours sur l’économie bleue.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté.En début d’après-midi, plusieurs dizaines de navires scientifiques ou de prestige ont célébré la Journée mondiale des océans en défilant dans la baie des Anges, sous un vent fort et un ciel rendu laiteux — selon l’institut Copernicus — par les fumées des incendies qui font rage au Canada.Après avoir échangé à bord du Thalassa avec des chercheurs américains qui souhaitent poursuivre leur travail en France compte tenu de la politique du président américain Donald Trump, M. Macron est arrivé vers 17H15 au port de Nice.C’est là qu’il accueillera lundi matin une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement pour la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte du sommet, M. Macron va recevoir en fin d’après-midi les recommandations des plus de 2.000 chercheurs, qui ont demandé cette semaine à Nice à être écoutés et soutenus.Il entendra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan, et de la coalition des villes côtières lancée samedi sous l’égide de l’Onu.- Chalutage de fond -La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement au Negresco, l’hôtel à la coupole rose emblématique de la promenade des Anglais, mettant à l’honneur légumes de saison et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a même provoqué de vives inquiétudes en décidant unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique.Pour mieux sauvegarder les écosystèmes, un effort est attendu sur les aires marines protégées (AMP). Des annonces de plusieurs pays lundi devraient leur faire dépasser les 10% de la surface des mers, contre actuellement 8,4% mais encore loin de l’objectif de 30% en 2030.Le niveau de protection fait aussi débat. Mis sous pression par les ONG, M. Macron a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines AMP. Et le Royaume-Uni doit annoncer lundi son intention d’étendre l’interdiction du chalutage de fond à plus de la moitié des aires marines protégées d’Angleterre.Dans de nombreux domaines, “l’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale de la conférence, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Ainsi, la barre des 60 ratifications nécessaires pour l’entrée en vigueur du traité de la haute mer de 2023 ne sera pas atteinte à Nice.Les échanges devraient également porter sur un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins — actuellement soutenu par 33 pays–, sur le futur traité contre la pollution plastique et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.np-aag-fcc-fff/abb/swi

Marches blanches dans le Var et à Marseille pour Hichem Miraoui, tué parce qu’étranger

Quelque 2.000 personnes ont participé dimanche à deux “marches blanches” à Puget-sur-Argens (Var) et Marseille en hommage à Hichem Miraoui, quadragénaire tunisien tué dans le Var le 31 mai par un voisin français, un crime qualifié de terroriste et raciste par la justice.A Puget-sur-Argens, là où s’est produit le crime, 1.600 personnes, selon la police, ont marché du salon de coiffure où travaillait la victime jusqu’à la mairie, derrière une banderole blanche où était écrit en vert “Repose en paix Hichem, un enfant au grand coeur adopté par le village”.”C’est une marche apolitique, un moment de recueillement”, a souligné Majid Ellili, employé municipal de cette commune de 1.000 habitants, proche de la victime à l’origine de l’hommage. “Il est hors de question qu’un tel crime raciste se reproduise sur le territoire français. Arrêtez de parler de l’immigration maghrébine, revenez sur vos bases, arrêtez de vous éparpiller sur les musulmans ou les Juifs, qu’on arrête tout ça et qu’on remette l’église au milieu du village”, a-t-il exhorté.”C’est un acte raciste et aujourd’hui on a de plus en plus de personnes qui pensent ça, les politiques doivent prendre leurs responsabilités”, pointait Laïd Bouzetit, président d’une association de Cannes La Bocca.”On n’a jamais eu un problème comme ça ici, je ne voudrais pas qu’on pense que Puget est un village raciste. C’est un acte raciste, oui, mais c’est un acte isolé. Ce n’est pas parce que tu votes RN que tu souhaites la mort de quelqu’un”, s’indignait le docteur Lionel Courouge, médecin généraliste à la retraite après 40 années d’exercice dans la localité.Julie Lechanteux, député RN de la circonscription, qui a obtenu près de 60% des voix dans la commune, avait fait le déplacement, ainsi que Dominique Sopo, président de SOS Racisme, ou encore les députés LFI de Marseille Manuel Bompard et Sébastien Delogu, et d’Avignon Raphaël Arnault.Ces trois derniers avait déjà participé à une première marche blanche dans la matinée à Marseille, où 450 personnes, selon la police, ont défilé derrière une banderole “le racisme a de nouveau tué. Justice pour Hichem”.Parmi les marcheurs, un voisin de Hichem Miraoui, de nationalité turque, blessé par balles par l’assaillant à Puget-sur-Argens (Var) et qui portait un bandage à la main droite, ou encore Mouna Miraoui, cousine de la victime.”C’est ignoble ce qu’ils ont fait, ce qu’il a commis. On demande justice”, a-t-elle dit, retenant difficilement ses larmes.”Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la même nationalité ou la même religion qu’on doit détester quelqu’un ou se permettre de le tuer. C’est un être humain qu’on a tué. Qui était en plus très bien intégré là-bas”, a-t-elle poursuivi.”Nous mènerons le combat jusqu’au bout pour que toutes les responsabilités soient tirées, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, parce que ce racisme d’atmosphère, ce qui a visé Hichem, c’est un racisme, c’est une islamophobie, c’est une xénophobie”, a dénoncéun avocat de membres de la famille d’Hichem Miraoui, Sefen Guez Guez.Le 31 mai, vers 22H00, le suspect de nationalité française, Christophe B., 53 ans, a, selon le parquet antiterroriste (Pnat), “tiré à plusieurs reprises” sur son voisin, Hichem Miraoui, depuis sa voiture. Il avait publié avant et après son acte plusieurs vidéos sur Facebook à caractère raciste.Incarcéré, il a reconnu son crime tout en contestant son caractère raciste et a été mis en examen jeudi pour assassinat terroriste en raison de l’origine.

Mineur tué à Dax: le suspect mis en examen pour assassinat

Un adolescent de 16 ans, soupçonné d’avoir tué un jeune de 17 ans la semaine dernière à Dax (Landes), a été mis en examen dimanche pour assassinat et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet de Mont-de-Marsan.Ce jeune “activement recherché depuis la commission des faits” s’est livré la veille au commissariat de Bordeaux, a souligné dans un communiqué la procureure Alexa Dubourg.”Présenté au magistrat instructeur (…), et après avoir gardé le silence lors de son interrogatoire de première comparution, il a été mis en examen du chef d’assassinat et placé en détention provisoire”, a-t-elle ajouté.Selon le parquet de Dax, d’abord saisi de l’affaire avant le pôle d’instruction de Mont-de-Marsan, “l’antériorité d’un conflit entre l’auteur et la victime” peut “laisser penser à un geste prémédité”.La victime a succombé à plusieurs coups de couteau portés au thorax le 31 mai au soir, en marge des célébrations du sacre européen du club de football Paris SG. Il avait un “contentieux préexistant” avec le suspect, lui reprochant notamment le vol de sa casquette plusieurs jours auparavant, d’après la même source. Le mis en examen “est défavorablement connu des services de police et de la justice, notamment pour des faits de port d’arme”, a précisé Mme Dubourg. Il faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol, selon une source proche de l’enquête.Vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Dax pour rendre hommage à l’adolescent mortellement poignardé.

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Aux Etats-Unis, des volontaires élèvent des huîtres pour nettoyer les mers

Appréciée par les gastronomes, l’huître pourrait aussi être l’un des soldats dont le monde a besoin pour lutter contre la dégradation de l’environnement. Kimberly Price en est convaincue, elle qui, avec d’autres volontaires, tente de regonfler les populations de ces nettoyeurs des mers.Cette habitante du Maryland, dans l’est des Etats-Unis, élève des milliers d’huîtres dans sa maison située au bord de l’eau. Lorsqu’ils sont suffisamment matures, les mollusques sont introduits dans la baie de Chesapeake, près de Washington, où ils nettoient l’eau.Les huîtres sont des filtres naturels extrêmement efficaces, chacune pouvant traiter jusqu’à 190 litres d’eau par jour.L’habitat s’en trouve assaini, la flore et la faune marine s’en portent mieux, ce qui, selon les experts, peut aussi aider les eaux à capturer davantage de dioxyde de carbone responsable du réchauffement climatique.Aujourd’hui, il reste seulement 1% des huîtres natives de la baie de Chesapeake qu’on trouvait par milliards avant les années 1880, assez pour filtrer toute l’eau de la baie, selon les historiens. Elles ont été victimes de pollution, de surpêche et de maladies.Les environnementalistes font face à un défi colossal et les volontaires comme Kimberly Price jouent un rôle crucial dans le repeuplement de la baie.Pendant neuf mois, les huîtres juvéniles sont élevées dans des cages suspendues par des cordes à la jetée privée de Mme Price, consultante en immobilier de 53 ans, afin de leur donner le plus de chances possibles de grandir.Ensuite, les mollusques sont mis au travail pour aider à préserver la planète. “Nous, les humains, détruisons tout, n’est-ce pas? Donc, on voit comment faire pour rectifier la situation”, explique Kimberly Price à l’AFP tandis que des balbuzards pêcheurs planent au-dessus de sa tête.Dans la cage frappée de l’inscription “Interdit à la vente et à la consommation humaine”, des vieilles coquilles d’huîtres servent de lit à une demi douzaine de petits mollusques de la taille d’un ongle.- “Direction positive”-En arrivant chez Mme Price l’été dernier, ils n’étaient guère plus gros que des têtes d’épingle, venus d’un éclosoir spécialisé. Lors de la visite de l’AFP fin mai, Kimberly Price lavait les jeunes huîtres avant de les donner à la Fondation de la baie de Chesapeake (CBF) qui les introduit dans des récifs sanctuaires dans la baie, où la pêche aux mollusques est interdite.En 2018, l’organisation à but non lucratif et ses partenaires se sont fixé comme objectif d’implanter 10 milliards de nouvelles huîtres dans la baie — le plus grand estuaire des Etats-Unis — d’ici fin 2025.Environ 6,7 milliards ont déjà été introduites, selon Kellie Fiala, experte du CBF. La population “évolue dans une direction positive”, ajoute-t-elle.”Quand on pense au nombre d’huîtres qu’il y avait dans la baie, il nous reste encore du chemin à parcourir”, souligne-t-elle cependant. L’une des principales difficultés est le manque de substrat, de matériel dur dont les huîtres ont besoin pour croître car pendant des années, les coquilles étaient ramassées pour servir à la construction d’allées.”Les gens ne comprenaient pas l’importance de remettre les coquilles à l’eau pour servir de maison à d’autres huîtres”, souligne Kellie Fiala.Pour résoudre le problème, la CBF encourage les bénévoles à fabriquer des sortes d’igloos en béton pour servir d’habitats artificiels sous-marins. Toutes ces initiatives favorisent l’implication des habitants du coin, des écoliers aux retraités. Avec d’autres volontaires, Kimberly Price se rend au siège de la CBF près de la baie pour lui laisser des seaux de mollusques, 7.500 selon un décompte.Puis, les huîtres sont chargées sur un petit bateau que le capitaine, Dan Johannes, 61 ans, pilote jusqu’à atteindre un récif sanctuaire. Là, deux stagiaires vident sans cérémonie une vingtaine de seaux par-dessus bord. Le processus ne dure qu’une minute et la baie contient 75.000 huîtres de plus.